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La Fonction Puissance Et La Racine N-Ième: Table Des Matières

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DERNIÈRE IMPRESSION LE 11 novembre 2017 à 18:29

La fonction puissance et
la racine n-ième

Table des matières

1 Fonction puissance 2
1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Étude de la fonction puissance 3


2.1 Variation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Limite en l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Tableau de variation et courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.4 Étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.5 Étude d’une fonction classique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3 La racine n-ieme 7
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.2 Simplification et résolutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

4 Croissance comparée 7
4.1 Théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

5 Cosinus et sinus hyperboliques : ch et sh 10

PAUL MILAN 1 VERS LE SUPÉRIEUR


1. FONCTION PUISSANCE

1 Fonction puissance
1.1 Définition

Définition 1 : On appelle fonction puissance d’un réel a positif, la fonction f a


définie sur R par : a>0 f a ( x ) = a x = e x ln a

√ √ 1 1
Exemple : 3 2 =e 2 ln 3 et 5− 2 = e− 2 ln 5

Remarque : Il s’agit de la généralisation de la fonction puissance que l’on avait


définie avec les entiers relatifs aux nombres réels . Cette généralisation se fait
au détriment de l’ensemble de définition R ∗+ pour a. En effet, on peut définir
la puissance entière d’un réel négatif ou nul mais la puissance réelle n’est pas
définie pour toute valeur de a en raison de ln a qui est défini sur R ∗+ .

(−3)5 existe mais (−3) 2 n’existe pas !

Conséquence La fonction puissance est strictement positive en raison de sa no-


tation exponentielle.
∀ a ∈ R ∗+ , ∀ x ∈ R, a x > 0

1.2 Propriétés
On retrouve les mêmes propriétés de la fonction exponentielle :

Propriété 1 : Pour tous réels positifs a et b, on a les égalités suivantes pour x et


y réels :
• ln a x = x ln a
ax
• a x +y = a x × ay • a x −y = • ( a x )y = a xy bx
ay
• ( ab) x = ax ×

1.3 Applications
• Résoudre dans R : 2x = 32x+1
Par croissance de la fonction exp sur R :
e x ln 2 = e(2x+1) ln 3 ⇔ x ln 2 = (2x + 1) ln 3 ⇔ x (ln 2 − 2 ln 3) = ln 3
ln 3 ln 3
 
x= ⇔ S=
ln 2 − 2 ln 3 ln 2 − 2 ln 3
 x
1 3
• Résoudre dans R : =
3 2
Par croissance de la fonction exp sur R :

PAUL MILAN 2 VERS LE SUPÉRIEUR


2. ÉTUDE DE LA FONCTION PUISSANCE

ln 2 − ln 3 ln 2 − ln 3
 
1
x ln ln 23
e 3 =e ⇔ − x ln 3 = ln 3 − ln 2 ⇔ x = ⇔ S=
ln 3 ln 3

1 x
 
• Résoudre dans R : √ 63
3
Par croissance de la fonction exp sur R :
x ln √1 1 1
e 6 eln 3 ⇔ − x ln 3 6 ln 3 ⇔ − x 6 1 car ln 3 > 0 ⇔ x > −2 ⇔
3
2 2
S = [−2 ; +∞[

1 √
2
• Résoudre dans R ∗+ : x 6
2
Par croissance de la fonction exp sur R et de la fonction ln sur R ∗+ :
√ 1 √ ln 2 − ln
√2
e 2 ln x 6 eln 2 ⇔ 2 ln x 6 − ln 2 ⇔ ln x 6 − √ ⇔ x 6 e 2 ⇔
2
− ln
√2
S =]0 ; e 2 ]

2 Étude de la fonction puissance


2.1 Variation
Soit la fonction f a définie sur R par : f a ( x ) = a x = e x ln a .
Comme a x = e x ln a , f a est continue et dérivable sur R par composition de fonc-
tions continues et dérivables sur R. On a alors :

f a′ ( x ) = ln a × e x ln a = ln a × a x

Le signe f a′ dépend donc du signe de ln a. On a alors :


• Si a > 1, ∀ x ∈ R, f a′ ( x ) > 0. La fonction puissance est croissante.
• Si 0 < a < 1, ∀ x ∈ R, f a′ ( x ) < 0. La fonction puissance est décroissante.

2.2 Limite en l’infini

• a>1 • 0<a<1
 lim x ln a = +∞  lim x ln a = −∞
 
x →+∞ x →+∞
 lim e = +∞ x  lim e x = 0
x →+∞ x →−∞

Par composition, on a Par composition, on a

lim a x = +∞ lim a x = 0
x →+∞ x →+∞

De même, on montre que : De même, on montre que :

lim a x = 0 lim a x = +∞
x →−∞ x →−∞

PAUL MILAN 3 VERS LE SUPÉRIEUR


2. ÉTUDE DE LA FONCTION PUISSANCE

2.3 Tableau de variation et courbe

a>1 0<a<1

x −∞ 0 1 +∞ x −∞ 0 1 +∞
f a′ ( x ) + f a′ ( x ) −
+∞ +∞
f a (x)
a
f a (x) 1
1 a
0 0

a b

1 b b
1

a b

O 1 O 1

2.4 Étude d’une fonction


Soit la fonction f définie sur R par : f ( x ) = x × 2x
• Limite en +∞
lim 2x = +∞ Par produit

x →+∞
lim x × 2x = +∞
lim x = +∞ x→+
x →+∞ ∞

• Limite en −∞. forme indéterminée : «∞×0»


On change la forme : f ( x ) = xe x ln 2 et l’on pose X = x ln 2, on a alors :

Si x → −∞ on a : X → −∞
Xe X
La fonction devient alors :
ln 2
X
or on sait que : lim Xe = 0, donc on en déduit que :
X →−∞

lim x × 2x = 0
x →−∞

On en déduit une asymptote horizontale : l’axe des abscisses en −∞.


• Variation : f ′ ( x ) = e x ln 2 + x ln 2e x ln 2 = (1 + x ln 2)2x .

1
1) f ′ ( x ) = 0 ⇔ x = − (≈ −1, 44)
ln 2

PAUL MILAN 4 VERS LE SUPÉRIEUR


2. ÉTUDE DE LA FONCTION PUISSANCE

2) ∀ x ∈ R, 2x > 0 donc, signe f ′ ( x ) = signe(1 + x ln 2)

• Tableau de variation.
x −∞ − ln12 +∞
f ′ (x) − 0 +
0 +∞
f (x) 1

e ln 2

1 1 − 1 ln 2 1
 
f − =− e ln 2 =− (≃ −0, 53)
ln 2 ln 2 e ln 2
• La courbe
3

− ln12

−5 −4 −3 −2 −1 O 1 2
− e ln1 2
−1

2.5 Étude d’une fonction classique


(
f (x) = xx pour x > 0
Soit la fonction définie sur R + par :
f (0) = 1
• Étude de la continuité en 0 :
Pour x > 0, on a f ( x ) = e x ln x , on a alors les limites suivantes :

lim x ln x = 0 Par composition



x →0+
lim e x = 1  lim x x = 1
x →0+ x →0+

Comme lim x x = f (0), la fonction est continue en 0.


x →0+

Remarque : On dit que l’on a prolongé la fonction f par continuité en 0.


• Étude de la dérivabilité en 0 : il faut étudier le taux d’accroissement de f
en 0.
f ( h ) − f (0) eh ln h − 1
Pour h > 0, on a : =
h h
0
C’est une limite indéterminée du type « ».
0

PAUL MILAN 5 VERS LE SUPÉRIEUR


2. ÉTUDE DE LA FONCTION PUISSANCE

On pose : H = h ln h, si h → 0 alors H → 0.
f ( h ) − f (0) eH − 1 eH − 1
= = ln h ×
h H H
ln h
eH − 1 f ( h ) − f (0)
lim = 1 et lim ln h = −∞, d’où : lim = −∞.
H →0+ H h →0+ h →0+ h
f n’est pas dérivable en 0 mais C f possède une tangente verticale en 0.
• Limite en l’infini
On montre facilement par produit et composition que : lim x x = +∞
x →+∞
• Variation
x x est dérivable sur R ∗+ car composition de fonctions dérivables sur cet
intervalle. On a alors :

1
f ′ ( x ) = (ln x + x × ) e x ln x = (ln x + 1) x x
x
1
1) f ′ ( x ) = 0 ⇔ ln x = −1 ⇔ x= e (≃ 0, 37)

2) Comme x x est positive sur R ∗+ : signe f ′ ( x ) = signe(ln x + 1).


1 1 1
 
• Tableau de variation : f 1e = e e ln e = e− e (≃ 0, 69)

Comme la fonction ln est croissante sur R∗+ , la fonction f ′ est négative puis
positive. On a alors le tableau de variation suivant :
1
x 0 e 1 +∞
f ′ (x) − 0 +
1 +∞
f (x) 1
e − 1e

• La courbe

2.0

1.5

1.0

1
e− e
0.5

O 1 0.5 1.0 1.5


e

PAUL MILAN 6 VERS LE SUPÉRIEUR


3. LA RACINE N-IEME

3 La racine n-ieme
3.1 Définition

Définition 2 : On appelle racine n-ieme d’un nombre réel positif x, le nombre



noté n x tel que :
√ 1
n > 2 et n x = x n


Remarque : Pour x = 0, on peut définir : n
0 = 0.
√ 1 √5 1
Exemple : 3 = 3 2 et 7 = 75

Conséquence Pour x et y positifs, si x n = y alors x = n y

3.2 Simplification et résolutions


√ √
√ √
4 x 4x
• Simplifier les expressions suivantes : 3 36 et √
3
x
√ √  1 √ √ 1 1
4 1
3 36 = 3 2 × 36
4 x 4x x2 × x4

3
= 1
x x3
1 3 1 3
= 32 × 32 = 32+2 1 1 1
= x 2 + 4 − 3 = x 12
5

= 32 = 9 √
12
= x5

• Résoudre l’inéquation suivante dans R + : 3
x>8

3
x>8 ⇔ x > 83
⇔ x > 512
√ 6
• Résoudre l’équation dans R ∗+ suivante : 3
x− √3
−1 = 0
x
√ √ 2 √
en multipliant l’équation par 3 x, on obtient : 3 x − 3 x − 6 = 0

On pose alors X = 3 x, avec X > 0, l’équation devient : X 2 − X − 6 = 0.
X1 = −2 racine évidente, de P = −6, on en déduit X2 = 3
Comme X ′ < 0, cette solution n’est pas retenue. On obtient alors :
X2 = 3 ⇔ x = 33 = 27

4 Croissance comparée
4.1 Théorèmes

Théorème 1 : Pour tout entier n > 1, on a les limites suivantes :

ln x ex
lim =0 et lim = +∞
x →+∞ x n x →+∞ xn

PAUL MILAN 7 VERS LE SUPÉRIEUR


4. CROISSANCE COMPARÉE

Remarque : La première limite a été vue dans le chapitre sur la fonction loga-
rithme. L’idée consiste à faire le changement de variable X = x n
Démonstration : Pour la deuxième limite. On utilise la notation exponentielle
pour x n . On a alors :
ex ex ln x
n
= n ln x
= e x−n ln x = e x(1−n x )
x e
ln x
Or on sait que lim =0 donc on a :
x →+∞ x

ln x

lim 1 − n = 1
 par composition
x →+∞ x ex
lim e x = +∞  lim n = +∞
x →+∞ x

x →+∞

Théorème 2 : Pour tout entier n > 1, on a les limites suivantes :

lim x n ln x = 0 et lim x n e x = 0
x →0+ x →−∞

1
Démonstration : Pour la première limite, le changement de variable X = ,
x
permet de revenir à une limite en +∞
Pour la seconde limite, le changement de variable X = − x, permet de revenir à
une limite en +∞.
Remarque : Je laisse au lecteur le soin de faire ces deux démonstrations

4.2 Application
 f ( x ) = 1 e− 1x

pour x>0

Soit f une fonction définie sur [0; +∞[ par : x2
 f (0) = 0

1) Démontrer que la fonction f est dérivable en 0.

2) Étudier les variations de f et sa limite en +∞.

3) On note T la tangente à la courbe C représentative de f au point d’abscisse x0 .


a) Écrire une équation de la tangente T en x0 à C .
b) Déterminer x0 pour que T passe par l’origine du repère orthonormal choisi.

4) Pour la valeur x0 trouvée, tracer T puis C (unité graphique 6 cm)

✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏

1) Pour montrer que f est dérivable en 0, il faut montrer que le taux d’accroisse-
ment en 0+ admet une limite finie.
1 −1
f ( h ) − f (0) 2
e h −0 1
e− h
= h = 3
h h h

PAUL MILAN 8 VERS LE SUPÉRIEUR


4. CROISSANCE COMPARÉE

1
On pose : H = − , on a si h → 0+ alors H → −∞
h
1
e− h eH 3 H
La quantité devient : 3 =   = −H e
h 1 3

H
f ( h ) − f (0)
Or on sait que lim H 3 e H = 0, donc on a : lim =0
H →−∞ x →0+ h
Conclusion : f est dérivable (donc continue) en 0 et sa courbe admet une
tangente horizontale en 0.

2) Variation : La fonction f est continue et dérivable sur ]0; +∞[.

2 −1 1 1 −1 1 −1
f ′ (x) = −
e x + × e x = e x (−2x + 1)
x3 x2 x2 x4
1
• f ′ ( x ) = 0 ⇔ −2x + 1 = 0 ⇔ x =
2
1 1
• On sait que : ∀ x ∈ ]0; +∞[, 4 e− x > 0
x
On en déduit que : signe de f ′ ( x ) = signe de (−2x + 1)
1
Limite en +∞ : on pose X = − , donc si x → +∞ alors X→0
x
1 −1
lim e x = lim X 2 e X = 0 par produit des limites.
x →+∞ x2 X →0

Conclusion : lim f ( x ) = 0
x →+∞
1
1 1 −1 4
 
Tableau de variation : f = 1 e 2 = 2 ≈ 0, 54
2 4
e

x −∞ 1 +∞
2

f ′ (x) 0 + 0 −
4
f (x) e2
0 0

3) a) Tangente T en x0 :

− x1
e 0 1 − x1
y = f ′ ( x0 )( x − x0 ) + f ( x0 ) ⇔ y = (−2x0 + 1)( x − x0 ) + e 0
x04 x02

b) Si T passe par l’origine, on doit avoir si x = 0 dans l’équation de T, y = 0.

− x1 − 1
e 0 1 −1 e x0
(−2x0 + 1) x0 + 2 e x0 = 0 ⇔ (−2x0 − 1 + x0 ) = 0
x04 x0 x03

PAUL MILAN 9 VERS LE SUPÉRIEUR


5. COSINUS ET SINUS HYPERBOLIQUES : CH ET SH

− x1
e 0 1
Comme ne s’annule pas, on a : 3x0 − 1 = 0 ⇔ x0 =
x03 3
2 27
 
L’équation de T est alors : y = 34 e−3 − +1 x ⇔ y = 3 x
3 e
1
 
4) Courbe et tangente : f ≈ 0, 44
3

1
T

4
e2
f ( 13 ) b

Cf

O 1 0.5 1.0 1.5 2.0


3

5 Cosinus et sinus hyperboliques : ch et sh

Théorème 3 : On appelle ch, cosi- 4

nus hyperbolique, et sh, sinus hyperbo- 3


lique, les fonctions définies sur R par :
2
Cch
e x + e− x e x − e− x 1 Csh
ch( x ) = , sh( x ) =
2 2
• Les fonctions ch et sh sont res- −3 −2 −1 O 1 2 3
−1
pectivement paire et impaire.
• Les fonctions ch et sh sont dé- −2

rivables sur R et ch′ = sh et


−3
sh′ = ch
• ∀ x ∈ R, ch2 x − sh2 x = 1

Remarque : Ces fonctions doivent leur nom à leurs propriétés qui rappellent
celles des fonctions trigonométriques.
2  x 2
e2x + 2 + e−2x − e2x + 2 − e−2x
 x
2 2 e + e− x e − e− x
ch x − sh x = − = =
2 2 4
1

PAUL MILAN 10 VERS LE SUPÉRIEUR

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