L’essai de fatigue
Connaissances des matériaux
1051-1 – AUT B – 50p
Slides de cours
Grégoire Merlot
Plan
• Introduction
• Principe de l’essai
• Mécanismes de rupture par fatigue
Rappel :
Les 8 propriétés
des matériaux
Essai de fatigue - Introduction
Il est possible que des organes de machines se
brisent sans avoir atteint en aucun moment et
en aucun point la limite élastique du matériau.
Conditions de rupture par fatigue
• Cette rupture est possible lorsque l’organe de machine subit :
- soit des efforts alternés c-à-d qui changent continuellement de sens
• traction – compression
Exemple : bielle de moteur sollicitée alternativement à la traction et à la
compression plusieurs fois par seconde
• torsion alternée
• flexion alternée
Exemple : vilebrequin qui subit des flexions alternées étant donné les efforts
générés par les bielles
Conditions de rupture par fatigue (suite)
• Cette rupture est possible lorsque l’organe de machine subit :
- soit des efforts d’intensité rapidement variable, dits ondulés
Ex : ressort de rappel de soupape de moteur
Dans ces deux cas, on parlera alors d’une rupture par fatigue.
On estime que plus de 70 % des ruptures de pièces ou d'éléments d'une
structure ont pour origine, ou pour cause principale, la fatigue, même si d'autres
facteurs comme la corrosion peuvent intervenir.
Principe de l’essai
Principe :
L'essai est basé sur un cas de chargement
rencontré fréquemment dans le domaine
industriel : la flexion alternée subit par un
axe en rotation.
La flexion alternée
Cet axe subit effectivement une fatigue
car si on considère un point de la surface,
situé à une distance x du palier fixe, la
contrainte varie de façon sinusoïdale
entre des valeurs absolues égales en
traction et en compression ( σt = - σc).
En fonction du temps, la contrainte varie
de façon sinusoïdale, à une fréquence
égale à la fréquence de rotation de
l'arbre.
un axe traité thermiquement (trempe et revenu) dont la limite élastique vaut Re = 560
Exemple: N/mm2 est soumise à un essai de fatigue.
On obtient une courbe d'endurance ci-dessous appelée courbe de Wöhler.
Sous une contrainte
alternée de 500
N/mm2, la rupture se
produit au bout de
10 000 alternances.
Nombre d’alternances
10³ 10⁴ 10⁵ 10⁶ 10⁷ 10⁸
Échelle logarithmique
un axe traité thermiquement (trempe et revenu) dont la limite élastique vaut Re = 560
Exemple: N/mm2 est soumise à un essai de fatigue.
On obtient une courbe d'endurance ci-dessous appelée courbe de Wöhler.
Si la contrainte alternée
imposée à la barre
diminue, la rupture se
produit au bout d’un
nombre plus grand
d’alternances, 100 000
sous 450 N/mm2.
Nombre d’alternances
10³ 10⁴ 10⁵ 10⁶ 10⁷ 10⁸
Échelle logarithmique
un axe traité thermiquement (trempe et revenu) dont la limite élastique vaut Re = 560
Exemple: N/mm2 est soumise à un essai de fatigue.
On obtient une courbe d'endurance ci-dessous appelée courbe de Wöhler.
Si ondiminue encore la
valeur de la contrainte
alternée, la rupture ne
se produit plus, quelle
que soit la durée de
l’essai de fatigue c-à-d
quel que soit le nombre
d’alternances.
Nombre d’alternances
10³ 10⁴ 10⁵ 10⁶ 10⁷ 10⁸
Échelle logarithmique
Conclusion:
• On appelle durée de vie en fatigue le nombre total de cycles précédant la rupture.
• La limite de la valeur contrainte alternée est appelée limite de fatigue du matériau ou limite
d’endurance.
• Elle est déterminée en traçant l'asymptote horizontale à la courbe de Wöhler. Cette asymptote
n'existe toutefois pas toujours (c'est le cas par exemple des alliages d'aluminium et du cuivre).
Exemples :
Mécanismes de rupture par fatigue
Mécanismes de rupture par fatigue : 3 étapes
1.L'amorçage d'une fissure : une petite fissure se forme
en un point de forte concentration de contrainte.
Mécanismes de rupture par fatigue : 3 étapes
2. La propagation de la fissure : la fissure progresse avec
chaque alternance c-à-d avec chaque cycle de contraintes.
Mécanismes de rupture par fatigue : 3 étapes
3. La rupture finale : elle se produit très rapidement dès
que la fissure atteint une taille critique.
Mécanismes de rupture par fatigue : exemples
Mécanismes de rupture par fatigue : autres exemples
Les sites de formation
d'une fissure sont
nombreux : rayure de
surface, congé à flancs
vifs, rainure de clavette,
filet, etc.
Mécanismes de rupture par fatigue : autres exemples
Les sites de formation d'une
fissure : rainure de clavette
Remarque : on appelle ténacité
la propriété qu’a un matériau à
résister à la propagation d'un
défaut géométrique quelconque,
sous l'effet de contraintes
extérieures ou internes.
La rupture par fatigue : Mesures de précaution
Pour prévenir ce genre de rupture par fatigue, on peut effectuer certains
traitements de surface tels que le grenaillage, le microbillage (appliqué sur les
vilebrequins).
Exercices :
• Exercices (séances les jeudi 13 et 20 février)
FIN
Merci !