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Comprendre les Lois de Finances

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Chapitre 3:

Lois de Finances et Budget de l’Etat



















Lois de Finances
Budget et Nomenclature Budgétaire
Elaboration et Vote de la Loi de Finances et du Budget
Exécution du Budget
Exécution des Dépenses
1- lois de Finances

Ont le caract re de lois de finances (l’article 2 de la Loi


organique N°130-13 relative la loi de finances):
- La loi de finances de l’ann e
- les lois de finances rectificatives ;
- La loi de r glement




- La loi de finances de l’ann e

les lois de finances sont des actes juridiques qui


d terminent pour chaque ann e la nature, le
montant et l’application des ressources et des
charges de l’Etat compte tenu de la conjoncture
conomique et de l’ quilibre financier. (Selon l’article 1
de la Loi organique N°130-13 relative la loi de finances)






- La loi de finances de l’ann e

Selon l’article 3 de la Loi organique N°130-13


relative la loi de finances:  » La loi de finances de
l'ann e pr voit, value, nonce et autorise, pour
chaque ann e budg taire, l'ensemble des ressources-et
des charges de l'Etat, par r f rence la programmation
budg taire pr vue l'article 5 (de la loi organique).
L'ann e budg taire commence le 1er janvier et se
termine le 31 d cembre de la m me ann e »



















- La loi de finances de l’ann e

Selon l’article 5 de la Loi organique N°130-13 relative


la loi de finances: «  loi de finances de l'ann e est
labor e par r f rence une programmation budg taire
triennale actualis e chaque ann e en vue de l'adapter
l' volution de la conjoncture financi re, conomique et
sociale du pays .
Cette programmation vise notamment d finir, en
fonction d'hypoth ses conomiques et financi res
r alistes et justifi es, l' volution sur trois ans de
l'ensemble des ressources et des charges de l'Etat ».























Les lois de finances rectificatives

les lois de finances rectificatives interviennent


et sont vot es en cours d’ann e. Elles
permettent d’apporter des rectificatifs la loi de
finance initiale.



La loi de r glement de la loi de finances

La loi de r glement de la loi de finances constate et arr te


le montant définitif des recettes encaiss es, des d penses
dont les ordonnances sont vis es, se rapportant une m me
ann e budg taire, et arr te le compte de r sultat de l'ann e.

Elle approuve le compte de r sultat de l'exercice de l'ann e


concern e, tabli partir des recettes et d penses
constat es.
Elle affecte au bilan le r sultat comptable de l'exercice.





















La loi de r glement de la loi de finances

Le cas ch ant, la loi de r glement de la loi de finances:


- ratifie les cr dits suppl mentaires ouverts conform ment
aux dispositions de l’article 60 de la loi organique ;
- constate et autorise titre de r gularisation les
d passements des cr dits ouverts et ouvre les cr dits
n cessaires pour les r gulariser tout en donnant les
justificatifs n cessaires;
- et constate l'annulation des cr dits n'ayant pas t
consomm s



















La loi de r glement de la loi de finances

Conform ment l'article 76 de la Constitution, le projet


de loi de r glement de la loi de finances est d pos
annuellement, en priorit , sur le bureau de la Chambre
des repr sentants, au plus tard, la fin du premier
trimestre du deuxi me exercice qui suit celui de
l'ex cution de la loi de finances concern e.












La loi de r glement de la loi de finances

Le projet de loi de r glement de la loi de finances est accompagn :


1) du compte g n ral de l'Etat appuy du bilan et des autres tats
financiers;
2) d'une annexe relative aux cr dits suppl mentaires ouverts,
accompagn e de tous les justificatifs n cessaires, le cas ch ant;
3) du rapport annuel de performance labor par le minist re charg
des finances. Ce rapport constitue la synth se et la consolidation des
rapports de performance labor s par les d partements minist riels et
institutions;
4) du rapport sur les ressources affect es aux collectivit s
territoriales ;
5) et du rapport d'audit de performance.
























La loi de r glement de la loi de finances

Le rapport sur l'ex cution de la loi de finances et la


d claration g n rale de conformit entre les comptes
individuels des comptables et le compte g n ral du
Royaume sont communiqu s par la Cour des comptes au
Parlement. Copie en est transmise au Gouvernement









2- Budget et Nomenclature Budgétaire

Le budget

Le programme:
Un projet ou une action

Des services de l'Etat g r s de mani re autonome:


Des comptes sp ciaux du Tr sor:





définition du budget

Le budget est quant lui l’acte, le support mat riel,


la partie comptable de la loi de finance constitu e
par l’ensemble des comptes qui d crivent de fa on
exhaustive pour une ann e civile toutes les
charges et toutes les ressources permanentes de
l’Etat






Le budget:

Titre : d penses de fonctionnement ; d penses d’investissements.

Chapitre :d penses de personnel

Programmes: Protection de l’environnement,D fense,Sant ,Enseignement







Le budget:

Les d penses du budget g n ral sont pr sent es,


l'int rieur des titres, par chapitres, subdivis s en
programmes, r gions et projets ou actions.
Les d penses des services de l'Etat g r s de mani re
autonomes (SEGMA) et les comptes d'affectation
sp ciale sont pr sent es, l'int rieur de chaque
chapitre, dans un programme et, le cas ch ant, dans
des programmes subdivis s en r gions et projets ou
actions.






















Le budget:

Pour chaque d partement minist riel ou institution, il est


pr vu, en ce qui concerne les d penses de
fonctionnement, un chapitre pour le personnel et un
chapitre pour le mat riel et les d penses diverses. Il est
pr vu pour les d penses d'investissement un chapitre par
d partement minist riel ou institution










Le programme:

Un programme est un ensemble coh rent de projets ou


actions relevant d'un m me d partement minist riel ou
d'une m me institution et auquel sont associ s des
objectifs d finis en fonction des finalit s d'int r t
g n ral ainsi que des indicateurs chiffr s permettant de
mesurer les r sultats escompt s et faisant l'objet d'une
valuation qui vise s'assurer des conditions d'efficacit ,
d'efficience et de qualit li es aux r alisations.





















Le programme:

Les cr dits aff rents un programme sont r partis, selon le cas,


l'int rieur:
- des chapitres relatifs au budget du d partement minist riel ou
institution concern ;
- des chapitres relatifs aux services de l'Etat g r s de mani re
autonome rattach s au d partement minist riel ou institution
concern ;
- des comptes d'affectation sp ciale rattach s au d partement

minist riel ou institution concern























Un projet ou une action
Un projet ou une action est un ensemble d limit d'activit s et
d'op rations entreprises dans le but de r pondre un ensemble
de besoins d finis. Les cr dits aff rents un projet ou une
action d'un m me programme sont r partis, selon le cas,
l'int rieur:
- des chapitres relatifs au budget du d partement minist riel

ou institution concern ;
- des chapitres relatifs aux SEGMA
- des comptes d'affectation sp ciale rattach s au d partement

minist riel ou institution concern

























Le budget g n ral comporte deux parties: la premi re
partie concerne les ressources et la seconde est relative
aux charges.
Les ressources du budget g n ral comprennent les
ressources vis es l'article 11 de la loi organique.
Les charges du budget g n ral comprennent les d penses
de fonctionnement, les d penses d'investissement et les
d penses relatives au service de la dette publique.












Les charges de l'Etat comprennent:
- les d penses du budget g n ral;
- les d penses des budgets des services de l'Etat g r s de
mani re autonome;
- les d penses des comptes sp ciaux du Tr sor.










Les ressources de l'Etat comprennent (article 11):
- les imp ts et taxes;
- le produit des amendes;
- les r mun rations de services rendus et les redevances; - les dons ;
- les revenus du domaine de l'Etat;
- le produit de cession des biens meubles et immeubles;
- le produit des exploitations, les redevances et les parts de b n fices
ainsi que les ressources et les contributions financi res provenant des
tablissements et entreprises publics;
- les remboursements de pr ts et avances et les int r ts y aff rents;
- le produit des emprunts; -les produits divers.











Les d penses de fonctionnement comprennent( article 14):


- les d penses de personnel et du mat riel aff rentes au fonctionnement des services
publics;
- les d penses diverses relatives l'intervention de l'Etat notamment en mati re
administrative, conomique, sociale et culturelle et environnementale ;
- les d penses relatives l'ex cution des arr ts et d cisions judiciaires prononc s
l'encontre de l'Etat;
-les d penses de la dette;
- les d penses relatives aux charges communes;
- les d penses relatives aux remboursements, d gr vements et restitutions, fiscaux;
- les d penses impr vues et les dotations provisionnelles

Les d penses de personnel comprennent (article 15):


- les traitements, salaires et indemnit s,
- et les cotisations de l'Etat au titre de la pr voyance sociale et de la retraite.

























Les cr dits ouverts au titre des d penses de fonctionnement sont
annuels (Article 16)
Les d penses de fonctionnement du budget g n ral ne peuvent faire l'objet
d'autorisations d'engagement par anticipation

Les d penses d'investissement ( Article 17 ): sont destin es


principalement la r alisation des plans de d veloppement strat giques et
des programmes pluriannuels en vue de la pr servation, la reconstitution ou
l’accroissement du patrimoine national.
Elles ne peuvent comprendre des d penses de personnel ou du mat riel
aff rentes au fonctionnement des services publics















Les d penses relatives la dette publique (Article 19 ):
comprennent les d penses en int r ts et commissions et les
d penses relatives aux amortissements de la dette moyen et long
termes.







Des services de l'Etat g r s de mani re autonome( SEGMA)

Constituent des services de l'Etat g r s de mani re


autonome, les services de l'Etat, non dot s de la
personnalit morale, dont certaines d penses, non
imput es sur les cr dits du budget g n ral, sont couvertes
par des ressources propres. L'activit de ces services doit
tendre essentiellement produire des biens ou rendre
des services donnant lieu r mun ration.



















Des services de l'Etat g r s de mani re autonome( SEGMA)

le nombre des SEGMA a enregistr une l g re augmentation


entre 2016 et 2017, en passant de 204 208 Services.

le domaine de la santé:89 SEGM


le domaine de l’enseignement: 60 SEGMA

Exemple de SEGMA
-Organisation de la vingt-deuxième Conférence des Nations Unies sur
les Changements climatiques (COP22) en 2016
-Complexe Sportif Mohammed V de Casablanca
-Institut National d’Hygi ne
- Centres R gionaux d’Investissement,



:


,


A



.



Des services de l'Etat g r s de mani re autonome:

Les services de l'Etat g r s de mani re autonome sont


créés par la loi des finances . Cette loi prévoit Les
recettes de ces services et fixe le montant maximum des
d penses qui peuvent tre imput es sur les budgets
desdits services.
La cr ation d'un service de l'Etat g r de mani re
autonome est conditionn e par la justification de
l'existence de ressources propres provenant de la
r mun ration de biens ou de services rendus.
















Des comptes sp ciaux du Tr sor:

Les comptes sp ciaux ne sont pas int gr s au budget


de l’Etat sous pr texte que toute entr e de fond ne
constitue n cessairement une recette de m me toute
sortie de fond ne constitue pas obligatoirement une
d pense. Ces mouvements de fond sont temporaires et
comptabilis part afin de donner plus de clart au
budget de l’Etat













Les comptes sp ciaux du Tr sor comprennent les cat gories
suivantes:( deux exemples)
a-les comptes d'affectation sp ciale qui retracent les recettes
affect es au financement d'une cat gorie d termin e de
d penses et l'emploi donn ces recettes.
Ces comptes sont aliment s par le produit de taxes, de
ressources affect es et, le cas ch ant, de versements du
budget g n ral.
Exemple :
-Fonds sp cial pour le soutien des juridictions.
- Fonds national de soutien des investissements.
- Fonds d’entraide familiale


















-Ies comptes d'adh sion aux organismes internationaux
qui d crivent les versements et les remboursements au
titre de la participation du Maroc aux organismes
internationaux . Seules peuvent tre port es ces
comptes les sommes dont le remboursement est pr vu en
cas de retrait






3-Elaboration et Vote de la Loi de Finances et du Budget

Préparation du Projet de la Loi de Finances et du Budget

Vote du Projet de la Loi de Finances et du Budget


Préparation du Projet de la Loi de Finances et du Budget

La pr paration du budget rel ve de la comp tence exclusive


du pouvoir ex cutif. En effet, le budget de l’ tat est le reflet
de la politique gouvernementale. seul le gouvernement
dispose des ressources techniques et humaines pour mettre au
point le budget.

Sous l'autorit du chef du Gouvernement, le ministre charg


des finances pr pare les projets de lois de finances
conform ment aux orientations g n rales ayant fait l'objet de
d lib rations au Conseil des ministres conform ment l'article
49 de la Constitution.















la programmation budg taire triennale

La programmation pluriannuelle, institu e par la LOF, est


une d marche de programmation triennale qui permet
de placer le pilotage des finances publiques dans une
perspective pluriannuelle en vue de:
- Garantir la soutenabilit budg taire,
- Accroitre la responsabilisation des gestionnaires et leur
offrir une meilleure pr visibilit ,
- Am liorer la transparence dans la gestion publique








Selon l’article 47 de la loi organique :Le ministre charg des
finances expose aux commissions des finances du Parlement,
avant le 31 juillet, le cadre g n ral de pr paration du projet de
loi de finances de l'ann e suivante. Cet expos comporte:
(a) l' volution de l’économie nationale;
(b) l' tat d'avancement de l'ex cution de la loi de finances en
cours la date du 30 juin ;
(c) les donn es relatives la politique conomique et
financi re;
(d) la programmation budg taire triennale globale. Ledit expos
donne lieu un d bat sans vote


















• 30 jours : Examen et vote par la Chambre des Représentant
• 22 jours : Examen et vote par la chambre des Conseiller
• 6 jours : Deuxième lecture par la chambre des Représentants
s

Selon l’article 50 de la loi organique : « Conform ment


l'article 75 de la Constitution, si au 31 d cembre, la loi
de finances de l'ann e n'est pas vot e ou n'est pas
promulgu e en raison de sa soumission la Cour
Constitutionnelle, le gouvernement ouvre, par d cret,
les cr dits n cessaires la marche des services publics et
l'exercice de leur mission, en fonction des propositions
budg taires soumises approbation »














Vote Du projet de loi de finances rectificative

Selon l’article 51 de la loi organique :  »Le projet de loi de finances


rectificative est vot par le Parlement dans un d lai n'exc dant pas
quinze (15) jours apr s son d p t par le Gouvernement sur le bureau
de la Chambre des repr sentants:

• 8 jours : Examen et vote par la Chambre des


Représentant
• 4 jours : Examen et vote par la chambre des
Conseiller
• 3 jours : Deuxième lecture par la chambre des
Représentant
s








Article 53: Les dispositions de la loi de finances sont vot es
article par article.
Toutefois, l'une des deux Chambres du Parlement peut
proc der au vote d'ensemble de la deuxi me partie la
demande du Gouvernement ou du bureau de la Chambre
concern e.

Article 54: Les valuations de recettes font l'objet d'un vote


d'ensemble pour le budget g n ral et les budgets des
services de l'Etat g r s de mani re autonome et d'un vote
par cat gorie pour les comptes sp ciaux du Tr sor.














4- Exécution du Budget

Cadre de l’Autorisation Budgétaire

Régularité des Opérations Budgétaire

Règles Comptables

Les principes g n raux de la comptabilit publique


Les agents d’ex cution du budget : Ordonnateurs et comptables




A- cadre de l’Autorisation Budgétaire

De la port e de l'autorisation parlementaire (article 58-63)

Les cr dits ouverts sont limitatifs. Les d penses ne peuvent


tre engag es, ordonnanc es et pay es que dans la limite des
cr dits ouverts.
Pour les d penses de personnel, elles ne peuvent tre engag es,
ordonnanc es et pay es que dans la limite des cr dits ouverts
au titre du chapitre.
Toutefois, les cr dits relatifs aux d penses se rapportant la
dette publique et aux remboursements, et restitutions, fiscaux,
ont un caract re valuatif. Ces d penses peuvent s'imputer
au-del des dotations inscrites aux rubriques qui les concernent.





















Les d passements ventuels des cr dits ouverts au titre des


d penses vis es, sont constat s et autoris s titre de
r gularisation par la loi de r glement de la loi de finances de
l’année concern e.

En cas de n cessit imp rieuse et impr vue d'int r t national,


des cr dits suppl mentaires peuvent tre ouverts par d cret en
cours d'ann e conform ment l'article 70 de la Constitution. Les
commissions parlementaires chargées des finances en sont
pr alablement inform es.
Les cr dits ouverts au budget g n ral au titre d'une ann e
budg taire donn e ne peuvent tre report s sur l'ann e suivante.



































B- Régularité des Opérations Budgétaire

La loi de finances de l'ann e comprend deux parties:


La premi re partie arr te les donn es g n rales de l' quilibre
financier et comporte:
- l'autorisation de perception des recettes publiques et d' mission des
emprunts;
- les dispositions relatives aux ressources publiques que la loi de finances
peut cr er, modifier ou supprimer;
- les dispositions relatives aux charges de l'Etat, aux services de l'Etat
g r s de mani re autonome et aux comptes sp ciaux du Tr sor;
- les dispositions relatives au recouvrement des cr ances publiques, au

contr le de l'emploi des fonds publics et la responsabilit p cuniaire


et personnelle des gestionnaires des services de l'Etat;



















Régularité des Opérations Budgétaire

- l' valuation globale des recettes du budget g n ral, des budgets des
services de l'Etat g r s de mani re autonome et des cat gories des
comptes sp ciaux du Tr sor;
- les plafonds des charges du budget g n ral, de l'ensemble des
SEGMA et des comptes sp ciaux du Tr sor,

La deuxi me partie arr te:


- par chapitre, les d penses du budget g n ral ;
- par service, les d penses des services de l'Etat g r s de mani re
autonome;
- et par compte, les d penses des comptes sp ciaux du Tr sor

























C-Règles Comptables

L' tat tient une comptabilit budg taire des recettes et des
d penses.
Il tient galement une comptabilit g n rale de l'ensemble de
ses op rations.
Il peut tenir une comptabilit destin e analyser les co ts des
diff rents projets engag s dans le cadre des programmes.
Les comptes de l' tat doivent tre r guliers, sincères et
donner une image fidèle de son patrimoine et de sa situation
financière.
La Cour des comptes certifie la r gularit et la sinc rit des
comptes de l'Etat






















Pour la comptabilit budg taire:
- les recettes sont prises en compte au titre de l'ann e
budg taire au cours de laquelle elles sont encaiss es par
un comptable public;
- les d penses sont prises en compte au titre de l'ann e
budg taire au cours de laquelle les ordonnances ou
mandats sont vis s par les comptables assignataires; elles
doivent tre pay es sur les cr dits de ladite ann e,
quelle que soit la date de la cr ance.














La comptabilit g n rale de l' tat est fond e sur le principe de la
constatation des droits et obligations. Les op rations sont prises en
compte au titre de l'exercice auquel elles se rattachent, ind pendamment
de leur date d'encaissement ou de paiement.

Les comptables publics sont charg s de la tenue et de l' laboration des


comptes de l'Etat en s'assurant notamment du respect de la sinc rit des
enregistrements comptables, du respect des proc dures et de la qualit
des comptes publics.













D- Les principes g n raux de la comptabilit publique
a- Le principe de la s paration des ordonnateurs et des comptables:

Pour justifier le principe de la s paration des ordonnateurs,


trois raisons peuvent tre avanc es : le contr le mutuel, la
division du travail et l’unit d’action financi re.
S’agissant de la gestion des deniers publics, la s paration des
fonctions entre ordonnateur et comptable a t le r sultat de
la m fiance du pouvoir l gislatif l’ gard de tous ceux qui
taient appel s g rer ces fonds.






















Dans la mesure o cette gestion est confi e deux cat gories


distinctes de fonctionnaires ou m me d’ lus locaux, soumis des
hi rarchies distinctes, un contr le mutuel est institu :
- les ordonnateurs ordonnancent les recettes et les d penses ;
- les comptables ex cutent ces ordres tout en contr lant leur
r gularit dans le cadre du contr le de l galit externe.

la s paration des fonctions entre ordonnateur et comptable r pond


la division du travail : chaque cat gorie d’agents se sp cialise
d’apr s ses aptitudes.
























Pratiquement tous les comptables publics d pendent du
minist re de l’ conomie et des finances. Cela correspond
la volont d’assurer une unit d’action financi re. Par
cons quent, la r affirmation du principe vise maintenir la
coh rence de l’ tat en d pit de la diversit de ses actions














Le principe de la s paration des ordonnateurs et des
comptables souffre d’assez nombreuses exceptions ou
att nuations aussi bien en mati re de recettes que dans le
domaine des d penses : r gies de recettes et r gies
d’avances, encaissement avant mission de titres,
paiement avant ordonnancement ou mandatement
pr alable, fonds sp ciaux .









b- Le principe de l’unit de tr sorerie

Tant au niveau national qu’au niveau local, le r seau du Tr sor public g re


tous les fonds publics.
Le principe de l’unit de tr sorerie signifie que :
– le Tr sor public est le seul banquier possible pour toutes les personnes
publiques ;
– ce banquier officiel ne peut accorder un d couvert comme le ferait un
banquier ordinaire vis- -vis de ses clients ;
– les collectivit s publiques ne peuvent pas placer leurs disponibilit s
exc dentaires.
Chez le comptable public, le principe de l’unit de tr sorerie se concr tise
par la r gle de l’unit de caisse.

Chaque comptable public ne peut avoir qu’une seule caisse dans laquelle sont
r unis tous les fonds appartenant ses divers services.




















E- Les agents d’ex cution du budget : Ordonnateurs et comptables

Ordonnateurs:
l’ordonnateur est l’autorit administrative qui d cide des d penses ou des
recettes et qui ordonne au comptable de payer ou d’encaisser.

Au niveau de l’ tat :
– les ministres ont la qualit d’ordonnateurs principaux.
- pour certaines op rations, des ordonnateurs d l gu s sont comp tents.
Au niveau national, membres d’un cabinet minist riel ou hauts
fonctionnaires, ils b n ficient d’une d l gation de signature de la part
du ministre.
- les ordonnateurs suppl ants interviennent titre exceptionnel pour
remplacer l’ordonnateur normalement comp tent lorsqu’il est emp ch
ou absent. Chaque suppl ant doit faire l’objet d’une nomination crite.
























Au niveau du secteur public local, les ordonnateurs
principaux des collectivit s territoriales sont :
– pour la r gion, le pr sident du conseil r gional.
- pour les communes, le président ;
– pour les tablissements publics locaux, le pr sident du
conseil d’administration, ou le directeur de
l’ tablissement pour les tablissements publics.








- la responsabilité des ordonnateurs

La responsabilit qu’encourent les ordonnateurs peut avoir plusieurs


formes : politique, disciplinaire, civile et p cuniaire, p nale
Politique. On pr voit que les ministres encourent raison de l’exercice
de leurs attributions les responsabilit s que pr voit la Constitution. C’est
celle d’un ministre devant le Parlement
Disciplinaire. C’est pour tout fonctionnaire, et l’ gard de son
sup rieur hi rarchique, l’ quivalent de la responsabilit politique du
ministre
P nale. Certaines infractions nanci res constituent aussi des infractions
p nales



.





fi



.








.

les comptables:

« Les comptables publics sont principaux ou secondaires. »


Les comptables principaux rendent directement leurs comptes
au juge des comptes, la Cour des comptes lorsqu’il s’agit des
tr soriers-payeurs g n raux, comptables principaux de l’ tat,
les chambres r gionales des comptes quand les comptables sont
charg s de la gestion comptable et financi re des collectivit s et
tablissements publics locaux.
Les comptables secondaires, les receveurs des finances par
exemple, voient leurs op rations centralis es par le comptable
principal.











- La responsabilité du comptabl
Outre les responsabilit s civile, disciplinaire ou p nale qu’encourent les
comptables publics, la responsabilit personnelle et p cuniaire qui p se
sur eux est un trait original des nances publiques.
La responsabilit personnelle et p cuniaire des comptables publics est le
corollaire du principe de la s paration des ordonnateurs et des comptables

Dans les conditions x es par les lois de nances, les comptables


publics sont personnellement et p cuniairement responsables des
op rations dont ils sont charg s, ainsi que de l’exercice r gulier des
contr les



fi





e

fi


fi



.


les comptables sont personnellement et p cuniairement responsables

- du recouvrement des recettes ;


- du paiement des d penses
- de la garde et de la conservation des fonds et valeurs appartenant ou
con s l’ tat, aux collectivit s locales et aux tablissements publics
- de la gestion des fonds et des mouvements de comptes de disponibilit s
- de la conservation des pi ces justi catives des op rations et documents de
comptabilit
- de la tenue de la comptabilit du poste qu’ils dirigent
fi




;



;



fi



;


;

5- Exécution des Dépenses

La p riode d’ex cution du budget:


Le respect de la r gle de l’annualit imposerait le rattachement
des d penses et des recettes l’exercice budg taire qui les a
autoris es, quelle que soit la date du paiement effectif. C’est le
syst me dit de l’exercice.

Les op rations de d penses se d composent en quatre phases :


l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le
paiement.












- l’engagement
L’engagement juridique est l’acte par lequel l’ tat cr e ou constate
son encontre une obligation de laquelle r sultera une charge, par
exemple la nomination d’un fonctionnaire ou la signature d’un
march
L’engagement comptable est l’affectation d’une partie des cr dits
budg taires n cessaires la r alisation d’une d pense donn e qui
r sulte de l’engagement juridique
L’engagement comptable pr c de l’engagement juridique . Les
contr les de l’engagement sont exerc s par les contr leurs
nanciers

fi




.






.









- La liquidation

la liquidation de la d pense a pour objet de v ri er la r alit de la


dette et d’arr ter le montant de la d pense. Elle comporte deux
aspects
– la constatation et la certi cation du service fait
– la liquidation proprement dite qui consiste contr ler la facture
ou le m moire
Contrairement l’engagement, l’objet premier de la liquidation
est d’ordre purement nancier : l’ valuation du montant de la
d pense occasionn e par la d cision dont l’engagement a t
l’expression comptable


:


.




fi
fi





fi
;






- L’ordonnancement

L’ordonnancement pour les d penses de l’ tat, s’analyse en deux


op rations
– l’ordre de payer donn au comptable, conform ment aux
r sultats de la liquidation
– l’ tablissement d’un titre de paiement, ordonnance pour les
d penses de l’ tat
L’ordonnancement met n la phase administrative de la
d pense





:


.


fi
;





- Le paiement

le paiement est « l’acte par lequel l’organisme public se lib re


de sa dette ». C’est donc l’acte qui r alise le transfert de cr dits
des comptes de l’ tat vers ceux des cr anciers de l’ tat. Un tel
transfert a lieu le plus souvent par un simple jeu d’ critures
comptables







Les cons quences de la LOLF
Le comptable public est d sormais responsable de la sinc rit des
enregistrements comptables et du respect des proc dures. C’est pourquoi
l’ volution de la fonction comptable de l’ tat n cessite non seulement le
rapprochement des comptables publics et des ordonnateurs, mais aussi une
nouvelle approche du contr le de la d pense

S’agissant du contr le partenarial, les d cisions de contr le et leur


r alisation sont communes l’ordonnateur, au gestionnaire et au
comptable
Le contr le hi rarchis de la d pense rel ve exclusivement des comptables
publics et consiste en des contr les dimensionn s en fonction d’une analyse
des risques




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