الجـمـهوريــــــــــة الجزائريــــــــة الديمقراطيـــــة الشعبيــــــــــــــة
وزارة الصنـــــــــاعــــــــــــــــــة الصيـــــــــدالنــــــــــية
GUIDE PRATIQUE
DES PROCEDURES D’EXPORTATION
Produits pharmaceutiques- Dispositifs médicaux
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Sommaire
I. DISPOSITIF JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE
a) Règles générales
b) Règles relatives aux exportations de biens et de services
I. DISPOSITIF D’APPUI A L’EXPORT
a) Les exonérations fiscales
b) Régime douanier suspensif à l’export
c) Facilitations douanières
d) Au titre des procédures de fixation des prix des médicaments et de
l’enregistrement des produits pharmaceutiques destinés à
l’exportation
e) Appui financier
III. CERTIFICATS D’ORIGINE
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DISPOSITIF JURIDIQUE ET
REGLEMENTAIRE
Règles générales applicables aux opérations d’exportation des
marchandises – Ordonnance 03-04 du19 juillet 2003.
Soutien financier à l’export et règles relatives aux exportations
de biens et de services - Règlement de la Banque d’Algérie
N°07-01 du 03 février 2007.
Acquisition des médicaments et dispositifs médicaux -Loi
n° 08-13 du 20 juillet 2008.
Enregistrement, homologation des produits pharmaceutiques
et des dispositifs médicaux-Loi n° 18-11 du 02 juillet 2018
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Ordonnance N°03-04 du 19 Juillet 2003, relative aux opérations d’importations et
d’exportation des marchandises :
• La présente ordonnance à pour objet de définir les règles générales applicables
Article 1 er:
aux opérations d’importations et d’exportations de marchandises, ci-après
dénommées « produits »
Art. 2. — Les opérations d’importation et d’exportation de Art. 3. — Les importations et les exportations de produits
produits se réalisent librement. touchant à la santé humaine et animale, à l’environnement, à la
Sont exclues du champ d’application de la présente ordonnance protection de la faune et de la flore, à la préservation des
les opérations d’importation et d’exportation des produits végétaux et au patrimoine culturel, peuvent être soumises à des
portant atteinte à la sécurité, à l’ordre public et à la morale. mesures particulières dont les conditions et les modalités de
mise en œuvre sont fixées par voie réglementaire
conformément aux textes législatifs qui leur sont spécifiques et
aux dispositions de la présente ordonnance.
Art. 4. — A l’exception des opérations à caractère non-
commercial et celles réalisées par les administrations,
organismes et institutions de l’Etat, les opérations d’importation
et d’exportation de produits ne peuvent être réalisées que par Art. 5. — Les opérations d’importation et d’exportation de
une personne physique ou morale exerçant une activité produits sont soumises au contrôle des changes, conformément
économique conformément à la législation et à la à la législation et à la réglementation en vigueur.
réglementation en vigueur.
Art. 6. — Des licences d’importation ou d’exportation de produits peuvent être
instituées pour administrer toute mesure prise en vertu des dispositions de la présente
ordonnance ou des accords internationaux auxquels l’Algérie est partie.
Les conditions et modalités de mise en œuvre du régime des licences d’importation ou
d’exportation sont fixées par voie réglementaire.
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Règlement n°07-01 du 03 Février 2007, relatif aux règles applicables aux transactions
courantes avec l'étranger et aux comptes devises. Ce règlement est scindé sur 8 titres et 87
articles.
• Le présent règlement a pour objet de définir le principe de la convertibilité de la
Article 1er monnaie nationale pour les transactions internationales courantes et les règles
applicables en matière de transfert vers l’étranger liées à ces transactions ainsi que les
droits et obligations des opérateurs du commerce extérieur et des intermédiaires
agrées en la matière
TITRE III - Des moyens de paiement étrangers
Article .18 _ Constituent des moyens de paiement au sens de l'article 17 ci-dessus :
- les billets de banque ;
- les chèques de voyage ;
- les chèques bancaires ou postaux ;
- les lettres de crédit ;
- les effets de commerce ;
- tout autre moyen ou instrument de paiement libellé en monnaie étrangère librement
convertible, quel que soit le support utilisé.
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1. Règles générales
TITRE V - Des règles applicables aux opérations de commerce extérieur sur
biens et services
Article 26 : Le contrat commercial ou tout autre document tenant lieu de justificatif du transfert de propriété et/ou de cession d'un
bien ou de prestation de service entre un opérateur résident et un opérateur non-résident, doit indiquer notamment :
- les noms et adresses des cocontractants ;
- le pays d'origine, de provenance et de destination des biens ou services ;
- la nature des biens et services ;
- la quantité, la qualité et les spécifications techniques ;
- le prix de cession des biens et des services dans la monnaie de facturation et de paiement du contrat ;
- les délais de livraison pour les biens et de réalisation pour les services ;
- les clauses du contrat pour la prise en charge des risques et autres frais accessoires ;
- les conditions de paiement.
Article 27 : Sauf dispositions législatives ou réglementaires contraires, l'ensemble des termes commerciaux (INCOTERM) repris dans
les Règles et Usances de la Chambre du Commerce International peut être inscrit dans les contrats commerciaux
Article 28 : Les modes de règlement sont ceux universellement admis. L'intermédiaire agréé doit s'assurer de la véracité des
documents fournis, de la licéité du contrat commercial et de sa réalisation.
Article 29 : A l'exception des opérations en transit et des opérations visées à l'article 33 ci-dessous, toute opération d'importation ou
d'exportation de biens ou de services est soumise à l'obligation de domiciliation auprès d'un intermédiaire agréé.
La domiciliation est préalable à tout transfert/rapatriement de fonds, engagement et/ou au dédouanement.
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Article 32 : Le document commercial servant de base à la domiciliation bancaire peut revêtir différentes
formes telles que, contrat, facture pro-forma, bon de commande ferme, confirmation définitive d'achat,
échange de correspondances où sont incluses toutes les indications nécessaires à l'identification des
parties, ainsi que la nature de l'opération commerciale
Article 33 : Sont dispensées de la domiciliation bancaire :
- les importations/exportations dites sans paiements réalisés par les voyageurs pour leur usage personnel,
conformément aux dispositions des lois de finances.
- Les importations / exportations d’une valeur inferieure à la contre-valeur de100.000 DA en valeur FOB.
- les importations/exportations d'échantillons, de dons et marchandises reçues dans le cas de la mise en
jeu de la garantie.
- les importations de marchandises réalisées sous le régime douanier suspensif.
Article 34 : Sans préjudice d'autres dispositions réglementaires, toute modification du contrat domicilié
doit faire l'objet d'un avenant qui sera domicilié dans les mêmes conditions que le contrat principal.
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2 - Règles relatives aux exportations de biens et de services
Article 56 : Les exportations de biens en vente ferme ou en
consignation ainsi que les exportations de services, à l'exception de Article 57 : Les règles de domiciliation des contrats d'exportations
celles prévues dans l'article 58 ci-dessous, sont soumises à de service, l'encaissement et le rapatriement de leur produit sont
l'obligation de domiciliation. les mêmes que celles applicables aux exportations de biens.
Article 58 : Outre les exemptions prévues à l'article 33 ci-dessus,
la domiciliation des contrats d'exportation n'est pas requise pour : Article 61 : Le contrat d'exportation peut être établi au comptant
- les exportations temporaires, sauf si elles donnent lieu à ou à crédit.
paiement de prestations par rapatriement de devises ; Lorsque l'exportation a lieu au comptant, l'exportateur doit
- les exportations contre remboursement d'une valeur inférieure rapatrier la recette provenant de l'exportation dans un délai
ou égale à la contre valeur de 100 000 DA, faites par l'entremise n'excédant pas cent quatre vingt (180) jours, à compter de la
d'Algérie Poste. date d'expédition pour les biens ou de la date de réalisation pour
les services.
Lorsque le paiement de l'exportation est exigible dans un délai
excédent cent quatre vingt (180) jours, l'exportation ne peut
Article 60 : La domiciliation des exportations de produits frais, avoir lieu qu'après autorisation des services compétents de la
périssables et/ou dangereux peut avoir lieu durant les cinq (5) Banque d'Algérie.
jours ouvrés qui suivent la date d'expédition et de déclaration en
douanes.
Article 63 : L'exportateur est tenu d'indiquer, sur la déclaration
douanière, les références de la domiciliation bancaire du contrat
Article 62 : L'exportateur demande l'ouverture d'un dossier de d'exportation, exception faite des exportations visées à l'article 58
domiciliation en présentant à l'intermédiaire agréé l'original et ci-dessus. Cette indication intervient au plus tard dans les cinq (5)
deux copies du contrat commercial ou de tout autre document y jours ouvrés qui suivent l'expédition.
tenant lieu, et tout autre document éventuellement exigé.
Après vérification de la concordance entre l'original et les copies,
une de ces dernières, revêtue du numéro du dossier de Article 64 : L'exemplaire " banque " de la déclaration en douanes
domiciliation et du cachet de l'intermédiaire agréé, est restituée est adressé par les services des douanes à l'intermédiaire agréé
à l'exportateur. domiciliataire de l'exportation.
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Article 65 : Les recettes provenant des exportations hors Article 66 : L'obligation de rapatriement porte sur le montant facturé
hydrocarbures et hors produits miniers ne peuvent être ainsi que sur le montant des frais accessoires contractuels lorsque ces
derniers ne sont pas incorporés dans le prix de vente. Le montant,
encaissées qu'auprès de l'intermédiaire agréé domiciliataire
objet de l'obligation de rapatriement, inclut toute indemnité ou
du contrat. pénalité contractuelle éventuelle.
L'exportateur est tenu de rapatrier le produit de
l'exportation dans les délais fixés par la réglementation en
vigueur. Tout retard de paiement et de rapatriement doit Article 67 : Dés le rapatriement des recettes d'exportation, hors
être justifié. hydrocarbures et produits miniers, de biens et de services,
l'intermédiaire agréé met à la disposition de l'exportateur :
Le respect de l'obligation de rapatriement des recettes
provenant des exportations incombe à l'exportateur. Tout - la partie en devises qui lui revient, conformément à la
retard de paiement et de rapatriement doit être déclaré par réglementation en vigueur, et qui est logée dans son compte
l'intermédiaire agréé à la Banque d'Algérie. devises ;
- la contre-valeur en dinars du solde des recettes provenant de
l'exportation soumise à l'obligation de cession.
Article 68 : Le paiement des exportations en consignation est Les recettes des exportations non domiciliées et celles
exigible au fur et à mesure des ventes réalisées par le dépositaire rapatriées hors délais n'ouvrent pas droit au bénéfice de la
ou le commissionnaire. rétrocession en devises.
L'exportateur est tenu de fournir à l'intermédiaire agréé
domiciliataire de l'opération un relevé mensuel des comptes des
ventes accompagné des duplicatas des factures tirées sur les
acheteurs étrangers. Article 69 : Le contrôle du rapatriement des exportations
Les rapatriements doivent intervenir dans les délais réglementaires s'effectue par l'intermédiaire agréé domiciliataire sur la base
décomptés à partir de la date de vente. des documents transmis par l'exportateur et les services des
douanes.
Article 70 : Les services des douanes transmettent au guichet de l'intermédiaire agréé domiciliataire du dossier d'exportation,
tout document utile au contrôle de l'opération d'exportation, notamment :
- la déclaration en douanes "exemplaire banque " ou le document admis comme équivalent ;
- les documents rectificatifs attestant de toute modification dans le dossier d'exportation ;
- les documents se rapportant à la réimportation des marchandises, s'il y a lieu.
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Article 71 : L'apurement du dossier d'exportation est effectué par l'intermédiaire agréé domiciliataire sur la base :
- de l'exemplaire banque de la déclaration en douanes, pour les biens transmis par les services des douanes ;
- des justificatifs de rapatriements reçus ;
- de la formule statistique transmise à la Banque d'Algérie.
Article 72 : L'intermédiaire agréé est tenu d'apurer les dossiers d'exportation domiciliés durant le trimestre
suivant le délai réglementaire de rapatriement. A cet effet, il doit veiller au respect des échéances de
paiement et de rapatriement des opérations prévues au contrat commercial
Article 73 : Au terme de la période prévue à l'article 72 ci-dessus, l'intermédiaire agréé domiciliataire :
a) apure le dossier s'il est régulier et conforme aux dispositions réglementaires ;
b) adresse les observations nécessaires à l'exportateur pour l'amener à compléter le dossier ou à le régulariser s'il présente des
insuffisances de rapatriement ;
c) transmet aux services compétents de la Banque d'Algérie une copie du dossier, après un délai supplémentaire de 30 jours,
en cas de non régularisation.
Article 74 : Les intermédiaires agréés sont tenus d'adresser à la Banque d'Algérie, un compte rendu des
résultats d'apurement des dossiers d'exportation dans le mois qui suit le trimestre considéré.
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Loi n° 08-13 du 20 juillet 2008 modifiant et complétant la loi n° 85-05
du 16 février 1985
Art. 16. Les dispositions de l'article 184 de la loi n° 85-05 du 16 février 1985,sont modifiées et
complétées comme suit :
« Art. 184. La fabrication, l'importation et l'exportation des produits pharmaceutiques et
dispositifs médicaux à usage de la médecine humaine doivent être effectuées exclusivement
par des établissements pharmaceutiques publics et des établissements pharmaceutiques privés
agréés
Loi n° 18-11 du 02 juillet 2018
Art. 230 — Tout produit pharmaceutique et dispositif médical prêt à l’emploi fabriqué
industriellement, importé ou exporté doit faire l'objet, avant sa mise sur le marché, d'une
décision d'enregistrement ou d’homologation délivrée par l’agence nationale des produits
pharmaceutiques.
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La législation bancaire a accordé des avantages aux exportateurs en matière
de délais de transfert des recettes d’exportation et la rétrocession des
montants d’exportation en devises
1. Délai de
rapatriement
Règlement n°16-04 du 17 novembre 2016 modifiant et complétant Le règlement n°07-01 du 03 février 2007 relatif
aux règles applicables aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises.
Article 2 : L’article 61 du règlement n°07-01 du 15 Moharram 1428 correspondant au 03 février 2007 susvisé, est
modifié, complété et rédigé comme suit :
« Article 61 :Le contrat d’exportation hors hydrocarbures peut être établi au comptant ou à crédit.
L’exportateur doit rapatrier la recette provenant de l’exportation dans un délai fixé à trois cent soixante (360) jours,
à compter de la date d’expédition, pour les biens ou de la date de réalisation pour les services.
Le délai de trois cent soixante (360) jours constitue un maximum que peut accorder un exportateur à son client
non-résident. Le délai de paiement doit expressément être transcrit dans le contrat commercial.
En tout état de cause, le rapatriement du produit de l’exportation doit intervenir le jour de son paiement.
Lorsque l’exportation porte sur des biens de consommation durable ou d’équipements et dont le règlement est
exigible dans un délai excédant trois cent soixante (360) jours, une instruction de la Banque d’Algérie précisera les
conditions d’application.
Sous réserve de ce qui précède, lorsque le délai de règlement accordé par l’opérateur/exportateur au client non
résident, est compris entre cent quatre-vingt (180) et trois cent soixante (360) jours, voire plus, l’opération
d’exportation doit être adossée, au préalable, à une assurance-crédit à l’exportation, souscrite auprès de
l’organisme national habilité en la matière.
Dans ce cas de figure, l’opérateur/exportateur peut prétendre à des avances en dinars sur recettes d’exportation,
de la part de la Banque commerciale ».
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INSTRUCTION N°06-2021 DU 29 JUIN 2021 RELATIVE AUX MODALITES D’OUVERTURE ET DE
FONCTIONNEMENT DU COMPTE DEVISE COMMERÇANT ET DU COMPTE DEVISE PROFESSIONNEL NON
COMMERÇANT ET A LA REPARTITION DES RECETTES D’EXPORTATION DE BIENS ET DE SERVICES HORS
HYDROCARBURES ET PRODUITS MINIERS
Article 1er : En application des articles 23 et 67 du règlement Article 2 : Toute personne physique ou morale résidente
n° 07- 01 du 3 février 2007 modifié et complété, relatif aux exerçant une activité économique conformément à la
transactions courantes avec l’étranger et aux comptes législation et à la réglementation en vigueur, est autorisée à
devises, la présente instruction a pour objet de fixer les ouvrir auprès des banques, un ou plusieurs compte(s)
modalités d’ouverture et de fonctionnement du compte devise(s) commerçant ou compte(s) devise(s) professionnel
devise commerçant et du compte devise professionnel non non commerçant.
commerçant et la répartition des recettes d’exportation, de Il peut être ouvert un compte pour chaque devise librement
biens et de services hors hydrocarbures et produits miniers. convertible dans laquelle, les transactions sont enregistrées.
Article 3 : Le compte devise commerçant et le compte devise Article 4 : Les titulaires du compte devise commerçant et
professionnel non commerçant ne doivent pas enregistrer professionnel non commerçant ouvrent droit à l’inscription
des soldes débiteurs. dans ledit compte de l’intégralité du produit de leurs recettes
d’exportation de biens et de services totalement ou
Article 5 : Le retrait d’espèces de ces comptes devises partiellement rapatriées dans les délais réglementaires, ainsi
(commerçant et professionnel non commerçant) n’est admis que les avances sur recettes d’exportation.
qu’à titre exceptionnel. Toutefois, les recettes des exportations non domiciliées et
Il demeure entendu que ce retrait doit être d’un montant celles rapatriées hors délais réglementaires, seront converties
raisonnable, en rapport avec les besoins de l’activité. en dinars algériens.
Article 6 : Les recettes d’exportation de biens et de services rapatriées par toute personne commerçante, sont à inscrire au crédit de
son compte devise commerçant. Vingt pourcent (20٪) de ces recettes peuvent servir à l’alimentation du compte exportateur, destinés
au financement des opérations de promotion de ses activités à l’exportation.
Les paiements au titre de cette quote-part, sont à justifier auprès de la banque domiciliataire, dans le mois qui suit la date de
l’exécution du paiement, par la présentation de tout document commercial probant (facture, note d’honoraires, reçu de paiement…).
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Article 7 : Le compte devise commerçant est destiné à enregistrer des opérations strictement liées à l’activité du
commerçant.
Les modalités de fonctionnement et d’inscription admises sur le compte devise commerçant sont :
1- Au crédit :
1.1 - Tout montant en devise librement convertible rapatrié, représentant des recettes d’exportation de biens et de services ;
1.2 - Toute autre somme en devise librement convertible constituant une recette en devise ne relevant pas du point visé ci-
dessus ;
1.3 - Tout virement d’un compte devise ou d’un compte CEDAC détenu par une personne physique ou morale ;
1.4 - Tout virement reçu d’un autre compte devise commerçant du même titulaire ;
1.5 - Toute somme en devises convertible constituant le reversement total ou partiel de moyens de paiement extérieurs
dont le retrait a déjà été effectué sur le même compte.
Toute autre inscription au crédit du compte susvisé est soumise à l’avis de la Banque d’Algérie.
2- Au débit :
2.2 - Les virements au crédit du compte exportateur, dans la limite du taux fixé à l’article 6 ci-dessus ; 2.3 - Le
remboursement des avances en devises sur recettes d’exportation reçues par l’exportateur, en cas d’annulation de
l’opération d’exportation ;
2.4 - Toute cession définitive contre dinars algériens sur demande du titulaire du compte ;
2.5 - Tout virement au profit d'un autre compte devise commerçant du même titulaire.
Toute autre inscription, au débit du compte susvisé est soumise à l’avis de la Banque d’Algérie.
Article 8 : Les titulaires des comptes devises Article 9 : Dans le cas où le titulaire du compte devise commerçant,
commerçant, doivent utiliser en priorité leurs ne dispose pas de fonds suffisants dans son compte devise
avoirs disponibles au crédit de ces comptes, commerçant, pour le règlement en devises de ses dépenses prévues
pour le paiement de leurs dépenses en au point 2.1 de l’article 7 ci-dessus, la banque lui fournit des devises
devises, visées au point 2.1 de l’article 7 ci- contre dinars algériens à concurrence du besoin de règlement non
dessus. couvert par lesdits fonds.
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DISPOSITIF D’APPUI A L’EXPORT
Les exonérations fiscales
Les régimes douaniers suspensifs à l’exportation
Les facilitations douanières
procédures de fixation des prix des médicaments et de
l’enregistrement des produits pharmaceutiques destinés à
l’exportation
Appui financier
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Mesures règlementaires
Les exonérations fiscales
La législation fiscale algérienne accorde de nombreux avantages pour les opérations
d’exportation
Exonération en matière d’impôts directs
Exclusion de la base imposable de la taxe sur
Exonération permanente de l’impôt sur les
l’activité professionnelle du chiffre d’affaires
bénéfices des sociétés (IBS)
réalisé à l’exportation (TAP)
Exonération en matière de taxes sur le chiffre d’affaires (TVA)
Exemption de la TVA pour les affaires de vente et
de façon portant sur les marchandises exportées, Franchise de la TVA pour les achats ou
sous certaines conditions importations de marchandises, réalisés par un
exportateur, destinés soit à l’exportation ou à la
Restitution de la TVA pour les opérations réexportation en l’état, soit à être incorporés
d’exportation de marchandises, de travaux, de dans la fabrication, la composition, le
services ou de livraison de produits pour lesquels conditionnement ou l’emballage des produits
la franchise à l’achat est autorisée par l’article 42 destinés à l’exportation ainsi que les services
du code de TVA liés directement à l’opération d’exportation
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Mesures règlementaires
Régime douanier suspensif à l’export
Régimes économiques à vocation industrielle
Il permet l’emmagasinage des marchandises sous contrôle
douanier dans les locaux agréés par l’administration des
1. L’entrepôt douanes en suspension des droits et taxes et des mesures
des douanes de prohibition à caractère économique ».
Articles de129 à164 du code des douanes
Modalités et conditions d’application de l’admission
2. Admission temporaire pour le perfectionnement actif et l’exportation
temporaire en l’état
Articles 174 à 185 des douanes et les décisions du Directeur
Général des Douanes n° 04 et n°16 du 03 février 1999
Il permet d’importer, en franchise des droits et taxes les
3.Réapprovisi marchandises équivalentes par leur espèce, leur qualité et
leurs caractéristiques techniques à celles qui, prises sur le
-onnement
marché intérieur, ont été utilisées pour obtenir des
en franchise produits préalablement exportés à titre définitif
Articles 186 à 188 du code des douanes.
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Régime douanier suspensif à l’export
Il permet l’exportation temporaire, sans application des mesures de
prohibition à caractère économique et dans un but défini, de
[Link] marchandises destinées à être réimportées dans un délai déterminé
temporaire soit en l’état ou après avoir subi une transformation, une ouvraison,
un complément de main d’œuvre ou une réparation
Articles de 193 à 196 du code des douanes
La vente en consignation est une pratique commerciale qui
consiste en l’expédition à l’étranger par un exportateur de
marchandises à un agent (mandataire, consignataire,
La vente en dépositaire, commissionnaire) qui se charge moyennant
rémunération ou commission, de les vendre pour le compte de
consignation l’exportateur
Circulaire N° 888 / DGD/ SP/ D012 /16 DU 03 MAI 2016
RELATIVE AU DEDOUANEMENT DES MARCHANDISES EXPORTEES
DANS LE CADRE DES VENTES EN CONSIGNATION.
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Mesures règlementaires
Facilitations douanières
Le dédouanement à domicile et la vérification sur si L’exportateur peut accomplir
les formalités d'exportation et déposer sa déclaration en douane au bureau des
douanes le plus proche de son entreprise.
Après vérification sur site, les conteneurs, emballages et moyens de transport sont
scellés, ce qui évite une nouvelle vérification au niveau du poste frontière, qui se
contentera, sauf soupçon d'abus, de constater le passage à l'étranger au vu d'une
copie de la déclaration en détail d’exportation.
Procédure accélérée de dédouanement de marchandises acheminées par route
Permet à l’exportateur réalisant un courant important et continu d'expédition d'un
seul produit connu par un bureau frontière déterminé de sortie (tel que ciment,
minerais, engins, produits stratégiques... etc.) de dédouaner sa marchandise sous
couvert de bon d’enlèvement en régularisant les enlèvements de la semaine par
une déclaration en détail récapitulative.
La déclaration provisoire Lorsque l'opérateur ne dispose pas de tous les
éléments nécessaires pour établir une déclaration en détail ou ne peut
produire tous les documents requis, il est autorisé à déposer
une déclaration dite incomplète sous réserve de produire dans un délai
déterminé une déclaration complémentaire.
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Mesures règlementaires
Au titre des procédures de fixation des prix des médicaments et de
l’enregistrement des produits pharmaceutiques destinés à l’exportation :
L’arrêté du 26 décembre 2020 fixant la procédure de fixation des prix des
médicaments, qui ajoute au taux d’intégration le taux d’exportation dans la
définition de la valeur ajoutée et accorde une liberté de fixation de prix à l’export
au-delà du prix local.
Le décret exécutif n°20-325 du 22 novembre 2020 relatif aux modalités
d’enregistrement des produits pharmaceutiques, qui consacre
notamment à travers l’arrêté du 4 octobre 2021 une procédure particulière
et simplifiée pour l’enregistrement des produits pharmaceutiques fabriqués
localement et destinés exclusivement à l’exportation. Ces textes offrent la
possibilité de produire des médicaments hors nomenclature des produits utilisés
au niveau national, et qui seront destinés à l’exportation pour des marchés
demandeurs de ces médicaments.
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Fonds spécial pour la promotion des exportations
Ce fonds permet une couverture des coûts afférents au transport, au
transit des échantillons, à la location d’emplacement d’exposition et aux
frais de publicité spécifique à la manifestation.
1. Au Titre de participation 80% , dans le cas d’une participation inscrite au
programme officiel annuel, arrêté par le Comité
aux foires, expositions et
Interministériel
salons spécialisés se
déroulant à l’étranger
50% , dans le cas d’une participation individuelle
50% des frais de transport international des produits
2. Au titre des surcoûts à non agricoles
l’exportation (coût de
50% des frais de transport international des
transit, manutention, et de
produits agricoles périssables destinés à
transport intérieur et l’exportation,
international)
50% des frais de transport terrestre interne des
produits exportés
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Certificats d’origine
Le certificat d'origine est un document commercial
qui peut être demandé par le client pour justifier
l'origine de la marchandise et, bénéficier d'avantages
tarifaires y afférents.
Cinq (5) certificats d'origine sont opérationnels en
Algérie
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