Les champignons
Eucaryotes Unicontes Opistochontes
Opistochontes = lorsque les cellules sont flagellées, elles n’ont qu’un seul flagelle et il est à l’arrière
de la cellule.
Introduction (mais genre méga grande introduction)
Chez les champignons il existe :
- Les Eumycota
- Les Microsporidies
Ce sont des organismes hétérotrophes (pas de plastes), on trouve dans leurs cellules, une vacuole et
une paroi.
I/ Microsporidies
Ce sont des parasites intracellulaires obligatoires, ils sont dépourvus de mitochondries, de plastes,
de cils et de flagelles. Ce sont des cellules à un ou deux noyaux et munies d’une paroi chitineuse
(molécule principale de la paroi est la chitine).
Les hôtes de ces parasites sont surtout des vertébrés et des arthropodes (invertébrés à pattes
articulés, insecte, crustacés). On ne leur connaît pas de sexualités.
Nosema bombycis : c’est l’agent de la pébrine du ver à soie (chenille
fabriquant de la soie).
II/ Les Eumycota (vrais champignons)
Leur biologie est complexe, on rencontre des modes de nutritions particuliers et des modes de
reproduction mettant en jeu des phénomènes spéciaux. Ce sont des « cryptogames thallophytes ».
Leur mode de vie leur permet d’exploiter tous types de milieu du moment qu’ils y trouvent de la
matière organique.
La plupart vont vivre dans le sol mais on trouve également des champignons en milieu aquatiques.
Bcp d’espèces sont parasites. Ces champignons sont extrêmement présents dans les sols (10 cm
cube d’un sol fertile peut contenir jusqu’à 1km de filaments).
Croissance extrêmement importante (1kilomètre par jour toujours en longueur, jamais en épaisseur).
Classification des champignons :
L’étude de la classification des champignons commence au XVIIe siècle et c’est Magnus Fries qui
l’introduit. Basé sur les caractères morphologiques externes, les champignons ont d’abord été placés
dans les végétaux, mais avec des similitudes avec les animaux.
A partir de 1960 a été créé le règne des « Fungi » spécialement pour les champignons. Actuellement
on connait environ 1,5 millions d’espèces.
Intérêts des champignons :
- Intérêt gastronomique : Uniquement pour le gout, car composé à 90% d’eau. Ils contient des
sels minéraux. Leur valeur nutritionnelle est plus proche de la viande que des végétaux (sauf
au niveau des lipides).
- Intérêt médical : Les champignons servent aussi de remède pour l‘Homme (pénicilline).
La cyclosporine est extraite du Tolypocladium Inflatum, est une substance qui va inhiber
les défenses immunitaires, elle permet de faire des greffes.
NB : Les champignons, c’est pas toujours cool : Les champignons ennemis de l’Homme mycose
Exemples de mycoses : les champignons peuvent se développer à l’intérieur des organes comme les
poumons avec l’aspergillose (aspergillus), ses spores sont capables de se développer dans les
poumons humains, cela provoque une fibrose des tissus pulmonaires. Ce champignon est une
moisissure. Il existe également des aspergilloses auditives et des sinus.
Autres exemples : Mycoses des ongles (et autres parties du corps que je ne citerais pas)
Exemple de champignon parasite
Le Claviceps purpurea qui est un champignon parasite, à la place des grains du seigle se développe
des sclérotes qui sont des filaments du champignon très condensés. Ils vont provoquer le feu de saint
Antoine (mal des ardents), c’est une maladie qui était très répandu au Moyen Age car ils
consommaient beaucoup de seigle. Cela atteint le système nerveux, et donc un comportement
irrationnel, une vasoconstriction des extrémités, des spasmes musculaires, les gens infectés avaient
l’extrémité des membres en train de moisir. Ces gens étaient considérés comme possédés et étaient
donc brulés. C’est à cause de la substance qu’il contient : l’ergotamine qui provoque tout ça. Cette
ergotamine a été mise en évidence en 1907 par des chimistes, elle s’appelait ergotoxine.
En 1930 un dérivé de l’ergotamine a été mis en évidence : l’acide lysergique. Puis en 1943 Albert
Hoffman a travaillée sur cette molécule, il a repurifié cette acide qu’il a baptisé LSD. Il a découvert ses
effets par hasard grâce à un « voyage extraordinaire » lol. L’acide lysergique est un des psychotropes
les plus puissants.
Le Ceratocystis ulmi qui est un champignon parasite d’un arbre appelé l’orne. Il y a un insecte
xylophage (mange du bois), il transporte le parasite d’arbre en arbre et transmet donc le
champignon.
Exemple de champignon toxique
L’Amanite Phalloide, sa toxine est l’amanitine qui dégrade les cellules du foie (les hépatocytes), elle
bloque l’ARN polymérase et aucun antidote connu n’existe.
L’amanite tue mouche, sa toxine s’appelle le Muscinol, qui est également un psychotrope qui va
provoquer une psychose hallucinatoire.
Le Teomanacall (ou champignon magique), la molécule active dans celui-ci est la psilocybine qui est
psychotrope et c’est une toxine dépersonnalisante c’est à dire qui sépare le corps de l’esprit.
Les champignons sont doués de bioaccumulation, ils vont accumuler les substances comme les
métaux lourd (mercure, fer, zinc), les pesticides, les éléments radioactifs, ils vont donc être utilisés en
tant que bio indicateurs de la pollution de l’air et du sol.
I) Caractères généraux des champignons
A) La cellule fongique
Ce sont des organismes eucaryotes qui se disséminent par des spores et possèdent un appareil
végétatif qui est un Thalle.
Au niveau de leur cellules, le noyau est souvent de petite taille avec un nombre de chromosome
faible, le centre de la cellule est occupé par une grosse vacuole, la cellule est entourée d’une paroi
dans laquelle on trouve de la cellulose et de la pectine mais également de la chitine. Il n’y a pas de
plastes ni de chlorophylle. Donc pas de possibilité de fixation du Co2. Ils vont donc être obligé de
trouver dans leur milieu du carbone organique, ce sont donc des cellules hétérotrophes.
Les réserves dans les cellules fongiques se font sous forme de glycogène (glucane). On trouve aussi
quelques réserves lipidiques (très peu).
B) Les différents types de thalles
Le type filamenteux est le plus répandu :
- Le thalle filamenteux siphonné (non cloisonné) : un grand cytoplasme commun avec de
nombreux noyaux
- Le thalle filamenteux cellularisé (cloisonné) : formé de cellules à un seul noyau, porte des
hyphes (L'hyphe est un élément végétatif filamenteux) L’ensemble d’hyphes entremêlés
s’appelle le mycélium du champignon
- Le thalle filamenteux articulé (semi-cloisonné) , il est formé d’article (grandes cellules
plurinucléées)
- Le type unicellulaire flagellé ou non (levures par exemple)
Les champignons peuvent présenter quelques structures particulières :
- Le plectenchyme qui est un faux tissu formé d’un enchevêtrement lâche.
- Un stroma : c’est un ensemble d’hyphes agglomérés mais pour former une masse régulière
typique de l’espèce, ils se forment au moment de la reproduction.
- Le sclérote : c’est un ensemble de filaments complétements compactés. C’est un organe de
conservation. On trouve dans celui-ci énormément de substances de réserves.
- Le rhizomorphe : ce sont des filaments qui se développent à la base des stromas pour
pouvoir contaminer, envahir un autre milieu.
C) Les modes de vie :
1) Les saprophytes
Ils se développent à partir de matière organique vivante morte. Leur rôle naturel est la
biodégradation des cadavres végétaux et animaux qui font partis des détritivores. Ils vont participer
avec les bactéries à la formation de l’humus ainsi qu’au recyclage de la matière minérale. Ce sont les
plus grands destructeurs dans la nature de déchets organiques.
Ils ont une particularité, ils peuvent synthétiser une grande quantité d’exo enzymes, c’est à dire des
enzymes qu’ils vont sécrétés à l’extérieur pour dégrader, qu’ils vont ensuite ré ingérer. Ces exo-
enzymes son inductible : il ne va les fabriquer que si il en a besoin à ce moment là
2) Les parasites
Ils exploitent la matière organique venant d’un être vivant vivant. Ils peuvent être parasites
d’animaux, comme la mycose ou de végétaux.
3) La symbiose
C’est une association à bénéfice réciproque entre les filaments d’un champignon et un végétal.
Exemple :
- les racines mycorhizées (Mycorhizes) : ce sont les filaments de champignon qui entourent les
racines.
- Les Lichen qui est l’association des filaments d’un champignon et des cellules algales ou avec
des cyanobactéries.
D) La nutrition
Ils ont besoin de carbone organique, d’azote qu’ils l’absorbent sous forme de nitrates mais
également des acides aminés voir de petits peptides et l’urée.
Ils ont aussi besoin de facteurs de croissance (vitamines).
E) La reproduction
1) Reproduction asexuée
Trois modes :
La bipartition pour les unicellulaires (levures)
La fragmentation (une partie des filaments se détachent et peuvent redonner un individu
complet
La sporulation (fabrication de spore à reproduction asexué, c’est la plus utilisé et la plus
efficace).
o Il va y avoir les spores endogènes qui sont produits à l’intérieur d’un sporocyste,
c’est-à-dire une cellule spécialisée pour former des spores.
o Les spores exogènes que l’on appelle les conidies, ils sont formés par des
sporocystes particuliers appelés phialides qui sont des filaments pluricellulaires dont
l’extrémité est en mitose permanente. La dernière cellule de se filament va se diviser
en continu.
2) La reproduction sexuée
Il y a tous les types de cycles possibles, au niveau des modes de fécondation on va voir :
- L’isogamie = deux spore identique
- L’anisogamie
- L’oogamie
- L’hologamie (fusion directe d’individu végétatif haploïde : levure)
- La péritogamie (fusion de 2 filaments haploïdes, ce qui forme un filament à dicaryons), ce qui
donne des cellules mictaploïdes
- La trichogamie
- La cystogamie (ou conjugaison, c’est la fusion directe de deux gamétocystes).
II) La systématique
A) Les Archémycota
1) Les Chytridomycètes
Exemple : Allomycès javanicus
Le thalle va être soit unicellulaire soit filamenteux siphonné, ce sont des saprophytes, quelques
espèces sont parasites comme le rhizophidium pollinis qui un parasite des grains de pollens tombés
dans l’eau.
Cycle de reproduction
On commence par le gamétophyte, sur celui-ci se développe des gamétocystes mâles et femelles, les
gamétocystes mâles vont libérer des gamètes de petites tailles flagellées. Les femelles aussi mais
d’un peu plus grande taille.
La fécondation est une anisogamie. Il y aura donc un zygote diploïde qui deviendra le sporophyte.
Le sporophyte va former deux types de sporocystes :
- Des sporocystes de reproduction asexuée, qui vont libérer des spores diploïdes flagellés et
chaque spore sera capable de redonner un sporocyste entier.
- Et des sporocystes de reproduction sexuée dans lesquelles se déroule la méiose qui permet
de former des spores haploïdes flagellés qui en germant redonneront des gamétophytes.
2) Les Zygomycètes
Il possède un thalle siphonné, on a un clade important qui sont les mucorales qui vont renfermer
toutes les moisissures blanches, grises et noires. Et le groupe des Entomophtorales qui sont des
parasites d’animaux en particulier d’insecte. Ainsi que les Basidiobolales qui sont des parasites
d’animaux.
Les sporocystes sont portés par un pédicelle appelé sporocystophore.
Exemple : Mucorales
La reproduction sexuée :
Les individus végétatifs sont haploïdes, deux individu végétatifs se rapprochent l’un de l’autre et vont
émettre l’un envers l’autre un progamétocyste, il contient de nombreux noyaux haploïdes.
L’extrémité de chaque progamétocyste se cloisonne pour former des gamétocystes qui vont contenir
quelques noyaux haploïdes. Les gamétocystes fusionnent, c’est donc la fécondation qui est une
cystogamie, on aura donc naissance d’un zygote qui va contenir de très nombreux noyaux haploïdes
mais qui ne fusionnent pas.
Puis les noyaux fusionnent deux à deux, on obtient alors une zygospore (diploïde), elle entourée
d’une coque noire épaisse résistance qui lui permet de survivre dans cet état tant que les conditions
du milieu sont défavorables. Au niveau de la zygospore les noyaux diploïdes vont subir la méiose qui
va permettre de former de nombreux noyaux haploïdes qui vont permettre de développer un
sporocyste. Qui va libérer des spores haploïdes de reproduction sexuée.
Cycle haplophasique monogénétique.
B) Les Ascomycota
On retrouve un très grand nb d’espèces (150 000 espèces), ils produisent des spores de
reproduction sexué : «les ascospores », ils sont produites à l’intérieur d’une cellule fertile
appelée asque.
Ils vont coloniser tous les types de milieu possible (saprophyte, symbiotique ou parasitique.
Ils sont caractérisés par l’absence de cellules flagellées dans leur cycle. C’est u gp très
hétérogène qui est basé sur la présence ou non de l’ascocarpe qui est un stroma (filaments
agrégés les uns aux autres qui vont déterminer une forme caractéristique de l’espèce), c’est
un tissu protecteur des asques.
1) Les Hémiascomycètes
Ils sont caractérisés par l’absence de l’ascocarpes, on parle alors d’asques nus.
- Les Taphrinales : parasites de végétaux qui provoquent la cloque (les feuilles se déforment et
prennent un aspect gaufré). Elles prennent une couleur rouge foncé en raison de la synthèse
d’anthocyanes qui sont des molécules sécrétées par un végétal en signe de défense de celui-
ci. Ce sont des « parasites obligatoires » car il peut se développer qu’en présence de l’hôte.
En opposition au parasite facultatif, celui-ci aura besoin de l’hôte que pendant un certain
moment de son cycle de développement.
Ex : Taphrina deformans : avec la cloque du pêcher
- Les Endomycétales ou Saccharomycétales : C’est le groupe des levures, on les utilise comme
agent de la fermentation, leur thalle est unicellulaire mais il peut se présenter sous trois
formes forme ronde, ovale ou cylindrique. Ils vont être utilisés pour la fermentation des
moûts.
Les levures se reproduisent de manière asexué, elles forment des colonies, la reproduction se
fait par bipartition précédé d’un bourgeonnement. La cellule va former un bourgeon puis le
noyau se divise, le bourgeon grandit et on obtient deux cellules qui restent accolées l’une à
l’autre se qui forme un chapelet de levure. Tant que les conditions dun milieu sont favorables
elle va faire de la reproduction asexuée. La reproduction sexuée n’intervient que lorsque les
conditions du milieu sont défavorables.
Saccharomyces Paradocsus
On a des cellules haploides qui forment une colonie qui est l’équivalent d’un gamétophyte.
Ces cellule haploides si les conditions changent, elles vont s’unir deux à deux en émettant un
bec de conjugaison (étape de fécondation = hologamie). Cette fusion va donner naissance à
un zygote diploïde. Ce zygote va subir de nombreuses mitoses, il y aura alors apparition
d’une colonie diploïde qui est l’équivalent d’un sporophyte. Au sein de cette colonie chaque
individu subit la méiose et donc va se transformer en asque et dans celui-ci il y aura 4
ascospores haploïdes. L’asque va ensuite s’ouvrir libérant l’ascospore haploïde qui
redeviendront des gamétophytes.
C’est un cycle haplodiplophasique trigénétique.
2) Les Hyménoascomycètes
Ils possèdent tous un ascocarpe qui deviennent macroscopique. Le Thalle est thalle filamenteux
cellulaire, il existe des septums entre les cellules c’est-à-dire qu’il y a transfert de substance entre les
cellules. Les asques vont être regroupés pour former un tissus fertile que l’on appel hyménium.
a) Reproduction sexuée
Le miscellium secondaire va se ramifier un très grand nombre de fois pour former l’ascocarpe.
L’extrémité de chaque ramification du miscellium secondaire devient une cellule ascogène, toutes les
cellules ascogène viennent à l’intérieur de l’ascocarpe et vont former le mycélium. Les deux noyaux
fisionnent pour donner une cellule qui est le tétrasporocyste diploide qui va subir la méiose qui
donnera 4 noyaux haploides qui vpont subir chacun une mitose et vont se cloisonner. On aura alors 8
ascospores haploides. Puis ils vont germer pour former des mycéliums primaires haploides.
b) Structure des asques
La paroi de l’asque est formée de deux feuillets, le feuillet externe c’est l’exoascus qui est
hydrophobe et un feuillet interne ou endoascus hydrophile. Lorsque les deux feuillets sont présents
on parle d’asques bituniqués, lorsque les deux feuillets fusionnent on aura un asque unituniqué.
La libération des spores résulte d’une brusque augmentation de la pression turgescente dans l’asque.
Substance de réserve des champi est le glycogène or il n’est pas osmotiquement actif donc tant qu’il
n’est pas mature, l’eau ne rentre pas et il n’y a pas de pression osmotique.
c) La classification
Les Pyrenomycetides : Caractérisés par un ascocarpe en forme de bouteille ouverte que l’on appelle
un périthèce. Les asques sont unituniqués.
Les Loculoascomycetides : forme également de bouteille mais plus étroite : la locule. Les asques sont
bituniqués. On a des asques en aiguille et égelement des ascospores en forme d’aiguille.
Les pezizomycetidés : ascoscrape en forme de coupelle : apothécie et asques unituniqués.
Ex : Pézize orangée qui est un saprophyte.
3) Les plectomycétes
Ascocarpe clos : le cleistothèce il ne s’ouvre pas à maturité
Asques rudimentaires
- Les Eurotiales
Certains sont des dermatophytes, c’est-à-dire qu’ils vont se nourrir de la kératine et d’autres sont des
moisissures vertes ou bleues.
Les Ophiostomamales : parasites de végétaux
C) Les Basidiomycota
14 000 espèces dont les basidiospores produites
à l’extrémité de cellules fertiles appelées basiles.
Le thalle est filamenteux cellulaire avec des
communications appelés dolipores, qui peuvent
être bouchés par de la calose.
La fécondation est une péritogamie (fusion de
deux filaments).
Le mycélium secondaire va avoir un mode de
croissance particulier.
Par cette méthode le champignon est sûr d’avoir
les deux noyaux génétiquement différents dans
chaque cellule de ce mycélium secondaire.
1) Les Homobasidiomycètes
C’est un groupe d’environ 2000 espèces. Ils ont des Basides entières, non cloisonnées et carpophores
volumineux. Il en existe trois types :
- Les Gymnocarpes : Ce sont des basidiomycètes où l’hyménium est nu. Ce dernier est un tissu
fertile, c’est là où on retrouve les basides et les basidiospores. On le trouve sous le chapeau,
il n’est jamais protégé.
Les polypores est le groupe le plus représenté, chez eux il y a perte du pied il n’existe que le chapeau,
ce sont des saprophytes qui vont se développer à l’intérieur des arbres.
- Les hémiangiocarpes : c’est le groupe où l’hyménium sera caché au début de sa formation.
Schéma :
- Les angiocarpes : Ici l’hyménium est toujours caché. Comme chez le lycoperdon (la Vesse de
loup).
- Schéma Cl : On a à l’intérieur un sac, c’est l’hyménium qui porte les basides et les
basidiospores.
Les basidiospores, à maturité il y a un trou au sommet et dès qu’un animal passe à proximité du
trou, les spores sortent (sorte de fumé = spores pulvérulentes).
2) Les Phragmobasidiomycètes
Le cycle de reproduction est identique sauf que les basides sont cloisonnées ou phragmobasides.
Schéma : Ces basides cloisonnées sont formées de 4 articles avec les stérigmates et à l’extrémité de
chaque stérigmate on a une basidiospore.
Ex : l’Auricularia de Judas
3) Les Téliomycètes
Ce sont tous des parasites obligatoires, ce sont des parasites de végétaux supérieurs, il y aura deux
groupes :
- Les Urédinales (rouilles) Le Puccinia graminis : La rouille du blé, rouille car les organes des
champignons ont cette couleur orangée particulière de la rouille. Cycle dixène : premier hôte
Berbéris, deuxième hôte triticum
Berbéris est un arbuste utilisé pour des haies, il est présent naturellement. Les branches vont porter
des épines, il est donc utilisé pour des haies végétales défensives.
Cycle : Le cycle démarre sur l’épine-vinette, il commence par la germination de la basidiospore au
niveau de la face sup de la feuille d’épine vinette. La basidiospore en germant va créer le premier
type de blessure que l’on appelle les spermogonies, au niveau de celles-ci il va développer des
filaments appelés hyphes récepteurs et des hyphes producteurs de spermaties. Leur extrémité
(hyphes producteurs) est en mitose permanente de façon à libérer des spermaties. Les hyphes
récepteurs vont donc capter des spermaties, c’est l’étape de fécondation. Cette fécondation est
appelée parfois « trichogamie ». Suite à la fécondation, il y a formation d’un mycélium secondaire
que l’on appellera filament à dicaryon. Le filament à dicaryon de forme à partir de la face sup de la
feuille et il va migrer jusqu’à la face inférieure de la feuille. Au niveau de la face inf des feuilles, le
filament à dicaryon va se ramifier un certains nombre de fois pour former un deuxième type de
blessure appelé écies (ou écidies). Au niveau de cet écies se forment des filaments dicaryotiques
(phialides) qui ont leur extrémité en mitose permanente de façon à former des spores que « loin
appel les éciospore ou écidiospores. Les éciospores vont être transportées par le vent et vont
contaminer le deuxième qui est le blé. Elles vont germer sur le blé, sur les feuilles et la tige et ils vont
contaminer le blé en printemps lorsque le blé est jeune et vert. Les éciospores germent pour infliger
un premier type de blessure sur le blé qui est l’urédie (orange, c’est ce qui donne le nom de
« rouille »). Ces urédies apparaissent surtout sur la tige mais aussi sut les feuilles. Au niveau des
urédies, le champignon va former un deuxième type de spores : les urédospores qui vont servir à
contaminer d’autres pieds de blé. Elles sont parfois considérées comme des spores de reproduction
asexuée du champignon. Tant que le blé est vert le champignon ne va faire que des urédies et des
urédiospores, sont but sera de contaminer le plus possible de pieds de blé. Lorsque le blé devient
mature (jaune, les chlorophylles diminues au détriment des caroténoïdes et le champignon le repère
ce changement pour qu’il termine son cycle de reproduction sexuée). Le champi va alors former des
télies (noires) deuxième type de blessure pour le blé. Au niveau de ces télies, le champi va former
des téliospores ou téleutospores biloculaires (formés de deux loges et chaque loge contenant deux
noyaux génétiquement différents). Au niveau de chaque loge se produit la caryogamie, c’est à dire
que les deux noyaux vont fusionner, elle sera suivie immédiatement par la méiose dans chaque loge,
il se forme donc 4 noyaux haploïdes dans chaque loge. Chaque loge forme ensuite une
phragmobaside et ils vont exposer les basidiospores. Ces derniers vont passer l’hiver sur les feuilles
d’épine vinette. Les basidiospores vont passer l’hiver sous cette forme haploïde. Au printemps
suivant les basidiospores vont germer et le cycle recommence.
- Les Ustilaginales ou charbons
Ex : Ustilago maydis (maïs) et ustilago nuda sur ordeum (orge)