2020 034 FR
2020 034 FR
de conservation d’Afrique
orientale et australe
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L’UICN remercie ses partenaires cadre pour leur précieux support et tout particulièrement : le Ministère des affaires étrangères du Danemark,
le Ministère des affaires étrangères de la Finlande ; le Gouvernement Français et l’Agence Française de Développement (AFD) ; le Ministère
de l’environnement de la République de Corée ; l’Agence norvégienne de développement et de coopération (Norad) ; l’Agence suédoise de
coopération internationale au développement (Asdi) ; la Direction du développement et de la coopération de la Suisse (DDC) et le
Département d’État des États-Unis d’Amérique.
Le contenu de cette publication relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la
position de l’Union européenne ou du Groupe de pays ACP.
Cette publication a été possible grâce au soutien du 11e Fonds européen de développement.
L’UICN et les autres organisations concernées rejettent toute responsabilité en cas d’erreurs ou d’omissions intervenues lors de la
traduction en français de ce document dont la version originale est en anglais. En cas de divergences, veuillez vous référer à l’édition
originale : The state of protected and conserved areas in Eastern and Southern Africa. State of Protected
and Conserved Areas Report Series No. 1. (2020). Nairobie, Kenya : UICN ESARO. DOI: : https://doi.org/10.2305/IUCN.CH.2020.15.en
Publié par : UICN, Bureau régional pour l’Afrique orientale et australe, par le biais du programme BIOPAMA
Droits d’auteur : © 2020 UICN, Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources
© 2021 UICN, Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources, pour la traduction française
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préalable du (des) détenteur(s) des droits d’auteur.
Citation : UICN ESARO (2021). État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe. Série de rapports sur
l’état des aires protégées et de conservation nº 1. Nairobi, Kenya : UICN ESARO.
DOI : https://doi.org/10.2305/IUCN.CH.2020.15.fr
Photo
de couverture : Éléphants, Parc national de Hwange, Zimbabwe. © Wilderness Safaris
Quatrième
de couverture : Réserve naturelle de l’Île aux Aigrettes, Île Maurice. © Gina Bonne IOC
Disponible
auprès de : UICN Afrique du Sud
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Hatfield Gardens, Block A
Pretoria, Afrique Du Sud
+27 (0)12 342 8304/6
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Cet ouvrage est imprimé sur du papier fabriqué à partir de fibres de bois provenant de forêts durablement gérées et certifiées conformément
aux règles du Forest Stewardship Council (FSC).
Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
L’UICN est une union unique de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société
civile. Elle compte avec l’expérience, les ressources et le poids de ses plus de 1 400 organisations Membres
et les compétences de ses plus de 18 000 experts. L’UICN est l’autorité mondiale en ce qui concerne l’état
du monde naturel et les mesures nécessaires pour le protéger.
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de l’Union européenne ou du Groupe de pays ACP.
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L’année 2020 marque un moment charnière dans la conservation Les aires protégées et de conservation sont une composante
de la nature, à un moment où le monde fait le bilan des progrès essentielle de la plupart des programmes de conservation de la
accomplis en relation avec le Plan stratégique pour la biodiversité nature, où la gouvernance et la gestion sont nécessaires pour
2011-2020 et négocie le nouveau Cadre mondial pour la biodiversité maintenir des programmes efficaces, capables d’identifier et
pour l’après 2020. La publication de ce précieux rapport est une d’aborder les menaces conduisant à une perturbation des
étape importante dans un voyage qui a débuté dans la région écosystèmes. Avec une pression démographique et une
d’Afrique orientale et australe lors du Ve Congrès mondial des consommation de ressources naturelles croissantes, il n’y a que
parcs de l’UICN à Durban, en 2003. Lors de cette réunion, peu d’endroits au monde où un investissement dans une
l’audacieux Plan d’action de Durban a été élaboré, constituant la gouvernance et une gestion efficaces ne soit pas nécessaire pour
base du premier accord multilatéral complet sur les aires protégées faire face aux menaces et maintenir l’intégrité des écosystèmes.
au monde. Le Programme de travail sur les aires protégées (PTAP) Outre une protection contre les pandémies, les écosystèmes
a ensuite été adopté lors de la 7e Conférence des Parties à la naturels procurent à la société une vaste gamme d’avantages
Convention sur la diversité biologique, à Kuala Lumpur en 2004. grâce à la fourniture d’eau potable et salubre, de ressources
Bon nombre des objectifs, principes, méthodes et mesures alimentaires, de stockage de carbone, de santé et de bien-être en
adoptés dans cette décision sont à la base du présent rapport. Par général, et tous ont une valeur humaine et économique. Souvent,
exemple, c’est à Durban que la pleine compréhension de la les gouvernements hésitent à investir dans le maintien des
gouvernance, de l’équité et des droits en relation avec les aires écosystèmes essentiels qui génèrent cette valeur. Ils ne pensent
protégées et de conservation a été documentée, comme souligné qu’aux coûts relativement mineurs de la gestion des aires
dans cette publication. protégées, mais mettent en péril les énormes contributions que les
écosystèmes intacts et les aires protégées apportent à l’économie,
Au cours du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020, les
y compris par le biais des moyens de subsistance qui en dépendent.
gouvernements nationaux et autres parties prenantes ont réalisé
Sans financement public, non seulement la gouvernance et la
des progrès considérables sur les nombreux éléments essentiels
gestion de ces sites sont affaiblies, mais leurs fonctions et services
de l’Objectif d’Aichi 11 sur les aires protégées. Un aperçu de ces
essentiels à la société sont compromis.
réalisations a été présenté dans les rapports biennaux de Planète
protégée, sur la base des informations présentes dans la Base de Ce rapport sur l’état des aires protégées et de conservation
données mondiale des aires protégées. Ce rapport documente ces apporte une contribution importante à l’évaluation de l’état actuel
progrès et les illustre avec de nombreuses études de cas d’Afrique des nombreux facteurs contribuant au succès des systèmes
orientale et australe. Il montre également comment les systèmes d’aires protégées et de conservation. Il analyse les progrès
d’aires protégées et de conservation sont une stratégie de accomplis vers la réalisation des objectifs nationaux et mondiaux,
conservation essentielle pour la région, sans laquelle la perte de et les mesure sur la base de normes fiables d’efficacité, telles que
biodiversité aurait été beaucoup plus importante. Il met également la Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation, qui
en évidence les nombreuses lacunes persistant dans la définit ce que l’on entend par des systèmes efficaces et équitables
compréhension et la mise en œuvre, et nous montre à quel point il d’aires protégées et de conservation. Il fournit également un
est difficile d’obtenir des résultats efficaces pour la conservation diagnostic des déficits, situe les lacunes et explique comment y
de la nature. remédier par un développement ciblé des capacités.
Le rapport souligne les raisons d’être d’une mise en œuvre de Le bilan de cette situation a été possible grâce au programme
systèmes efficaces d’aires protégées et de conservation. Comme BIOPAMA, un investissement de l’Union européenne et de
l’a déclaré Nelson Mandela lors du Congrès mondial des parcs de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Le
l’UICN à Durban, « nous savons que la clé d’un avenir durable pour rapport établit donc une base de référence précieuse à partir de
les aires protégées réside dans le développement de partenariats. laquelle de nouveaux progrès pourront être mesurés. Il contribue
Ce n’est que par des alliances et des partenariats que les aires aux Systèmes d’information de référence régionaux et mondiaux,
protégées pourront être adaptées aux besoins de la société ». ainsi qu’aux partenariats qui favoriseront une prise de décision
Comprendre et documenter la pertinence des aires protégées et de mieux informée à l’échelle nationale et mondiale. Il aidera à cibler
conservation aux besoins de la société est l’une des principales les domaines où des interventions et des investissements sont
contributions de ce rapport. La crise contemporaine liée à la nécessaires pour améliorer à la fois la gouvernance et la gestion,
pandémie de COVID-19 met brutalement cela en évidence. Les ainsi qu’à soutenir l’efficacité de ces systèmes en tant que
pandémies causées par le transfert d’agents pathogènes de la fondement de la vie terrestre et marine, mais aussi des objectifs de
faune sauvage aux hôtes humains sont souvent le résultat d’une développement humain, essentiels à l’avenir de notre planète.
dégradation, fragmentation ou perturbation de l’intégrité des
écosystèmes naturels, ainsi que d’une augmentation des Trevor Sandwith
mouvements et des contacts entre les humains et la faune sauvage. Directeur
Maintenir l’intégrité des écosystèmes, à l’intérieur et au-delà des Programme mondial de l’UICN sur les aires protégées
aires protégées, est donc essentiel, et les efforts visant à gérer
1 Il n’existe actuellement aucune définition largement acceptée des « aires de conservation ». Tel qu’utilisé dans ce rapport, le terme reflète la cinquième option décrite par Jonas et
Sandwith (2019) : « sites visant à maintenir l’intégrité écologique et / ou sites de conservation in situ efficace de la biodiversité ».
Remerciements
Bantlin (Parcs africains), Candice Stevens (Fondation Wilderness,
Afrique du Sud), Claudia Capitani, Jan Philipp Schägner et Andrew
Cottam (CCR), Francois Barnard et Kathleen Fitzgerald
(Conservation Capital), Caitlin Kelly (Projet « Planification spatiale
Nous remercions sincèrement l’Union européenne et l’Organisation
pour une conservation par zone en réponse aux changements
des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pour leur soutien
climatiques »), Ted Schmitt (Vulcan), Lisa Blanken (Deutsche
financier à cette publication. Nous remercions le Comité de
Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), Elsabé van der
rédaction et le Comité des Publications de l’UICN pour leur soutien
Westhuizen (Société zoologique de Frankfurt), Stephen Nindi
et leurs conseils dans la préparation de ce document.
(Commission nationale d’aménagement du territoire de Tanzanie),
Tous les points focaux BIOPAMA et de l’État des aires protégées et Arthur Tuda (Service de la faune du Kenya), Jessica Campese,
de conservation d’Afrique orientale et australe (SoPACA, selon ses Emmanuel Sulle et Yemeserach Tessema, Beatrice Chataigner
sigles en anglais) dans les 24 pays présentés dans ce rapport ont (UICN), Des Bowden (Association de conservation et de bien-être
apporté une contribution inestimable, tout comme les points de Kuruwitu) et Rupert Quinan (Blue ventures).
focaux des Communautés économiques régionales.
Nous remercions l’UICN, le RCMRD, l’UNEP-WCMC, le CCR, la
L’équipe principale impliquée dans l’élaboration de ce rapport Fondation Peace Parks et Birdlife International pour avoir fourni les
comprenait : Sue Snyman, Beryl Nyamgeroh, Christine Mentzel et données à la base de ce rapport.
Leo Niskanen (UICN ESARO), Jessica Stewart (UNEP-WCMC),
Trois évaluateurs externes, Peter Lindsey, Evans Mwangi et Andrew
Bastian Bertzky et Lucy Bastin (CCR), Patrick Kabatha et Ngugi
Parker, ont consacré beaucoup de temps et d’efforts à l’analyse du
Kimani (RCMRD) et Diane Skinner et Eleanor Shadwell.
rapport, le rendant beaucoup plus robuste. Enfin, nous remercions
Les contributions importantes des personnes suivantes à différents les correcteurs Marc Hockings et Fiona Leverington, la relectrice
chapitres ont été très appréciées : Jennifer Kelleher (Programme Diwata Hunziker et la graphiste Mary-Anne van der Byl pour leur
mondial de l’UICN sur les aires protégées), Phil Franks (International travail complet et détaillé qui a permis de garantir que la version en
Institute of Environment and Development), Daniel Marnewick anglais de ce rapport soit à la fois précise et visuellement attrayante.
(BirdLife - Afrique du Sud), Rachel Golden Kroner (Conservation
Nous remercions également toutes les personnes et organisations
International), Lily Arison Réné de Roland (Fonds Peregrine),
ayant aimablement fourni des photos pour le rapport.
Ashwell Glasson (Collège de la faune d’Afrique australe), Drew
Aire de conservation Écosystèmes naturels et modifiés, y compris la biodiversité importante, les services écologiques et
communautaire les valeurs culturelles volontairement conservés par les peuples autochtones et les communautés
locales et mobiles grâce à un droit coutumier ou autres moyens efficaces.
Aire protégée La CDB définit une aire protégée comme « une zone géographiquement définie, désignée ou
réglementée et gérée pour atteindre des objectifs de conservation spécifiques » (article 2 de la CDB).
L’UICN fournit une définition plus précise : « un espace géographique clairement défini, reconnu,
consacré et géré, par des moyens juridiques et autres moyens efficaces, pour parvenir à la
conservation à long terme de la nature et des services écosystémiques et valeurs culturelles qui lui
sont associés » (Dudley 2008). La CDB et l’UICN reconnaissent que les deux définitions sont
équivalentes dans la pratique, car dans les deux cas, ces sites sont destinées à assurer la
conservation in situ.
Aires de conservation Les aires de conservation sont définies comme des sites maintenant l’intégrité écologique et / ou
une conservation in situ efficace de la biodiversité.
Aires marines gérées Une zone d’eaux côtières et ses ressources marines et côtières associées, en grande partie ou
localement entièrement gérées à l’échelle locale par les communautés côtières, des groupes de propriétaires
fonciers, des organisations partenaires et / ou des représentants collaboratifs du gouvernement
résidant ou basés dans la zone même.
Autorité de gouvernance Institution, individu, peuple autochtone ou groupe communautaire ou tout autre organisme reconnu
comme dépositaire de l’autorité et de la responsabilité de la prise de décision et de la gestion d’une
région.
Ayant-droits Personnes socialement dotées de droits légaux ou coutumiers concernant les terres, l’eau et les
ressources naturelles
Base de référence Informations recueillies à propos d’une cible spécifique (p. ex. état d’une ressource, connaissances,
population d’une espèce particulière, etc.) aux étapes initiales d’un projet, fournissant ainsi une base
pour mesurer des progrès ou une évolution au fil du temps.
Biodiversité La variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris terrestres, marins et autres
écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie, incluant la diversité
intraspécifique, entre les espèces et entre les écosystèmes.
Biome Une grande partie de l’environnement de vie d’une région particulière, caractérisée par sa végétation
distinctive et maintenue en grande partie par les conditions climatiques locales.
Catégories d’aires protégées Ensemble de six classes, conçu par l’UICN, dans lequel une aire protégée peut être classée en
fonction de ses principaux objectifs de gestion globale. Certaines aires protégées, cependant, sont
divisées en zones, chacune pouvant avoir un objectif de gestion différent contribuant à l’objectif
principal global.
Communauté Groupe social de toute taille dont les membres résident dans une localité spécifique, partagent un
gouvernement et peuvent avoir un patrimoine culturel et historique commun. Il peut également s’agir
d’un groupe d’individus interagissant dans leur environnement immédiat, présentant une cohésion
et une continuité à travers le temps, et montrant des caractéristiques telles que l’interaction sociale,
l’intimité, les engagements moraux, les relations multiples et la réciprocité.
Connectivité (biologique) Mesure dans laquelle la production locale entraîne le recrutement d’autres populations. Pour toute
population locale, la connectivité peut être caractérisée par : (1) la proportion de recrutement dans
la population locale autosuffisante, (2) les contributions proportionnelles d’autres populations au
recrutement dans la population locale, d’une manière spatialement explicite, et (3) la répartition
spatiale et la représentation proportionnelle des contributions de la production locale au recrutement
externe d’autres populations.
Conservation Maintien ou utilisation durable des ressources de la Terre afin de préserver la diversité des
écosystèmes, des espèces et génétique, ainsi que les processus évolutifs et autres qui les façonnent.
Conservation de la nature Dans le présent contexte, la nature fait toujours référence à la biodiversité, au niveau génétique, des
espèces et des écosystèmes, et fait souvent également référence à la géodiversité, au relief et aux
valeurs naturelles plus générales. Dans le contexte des aires protégées, la conservation se réfère au
maintien in situ des écosystèmes et des habitats naturels et semi-naturels et de populations viables
d’espèces dans leur environnement naturel ainsi que, dans le cas des espèces domestiquées ou
cultivées, dans l’environnement où elles ont développé leurs propriétés distinctives.
Corridor Moyen de maintenir une connectivité écologique ou environnementale vitale en maintenant des liens
physiques entre les zones centrales.
Développement durable Un développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à satisfaire leurs propres besoins
Durabilité Dans le cas des aires protégées, état de persistance sur une longue période, avec des valeurs
naturelles et culturelles de base intactes mais pas nécessairement inchangées.
Écosystème Complexe dynamique de communautés végétales, animales et micro-organismes, ainsi que leur
environnement non vivant, interagissant en tant qu’unité fonctionnelle.
Écotourisme Voyage responsable dans des zones naturelles, qui préserve l’environnement, soutient le bien-être
des populations locales et implique une interprétation et l’éducation.
Efficacité de la gestion La façon dont une aire protégée est gérée. Principalement la mesure dans laquelle elle protège ses
valeurs et atteint ses buts et objectifs.
Équité Vise l’accès des personnes à l’égalité des chances et au développement des capacités de base.
Cela signifie que les obstacles entravant les opportunités économiques et politiques et l’accès à
l’éducation et aux services de base devraient être éliminés, afin que les personnes (femmes et
hommes de tous âges, conditions et professions) puissent profiter de ces opportunités et en
bénéficier. Cela implique un sens de justice, c’est-à-dire donner à chaque personne ou groupe ce
qui lui revient de droit, en reconnaissant les conditions ou caractéristiques spécifiques de chaque
personne ou groupe humain (sexe, genre, classe, religion, âge). Il s’agit de la reconnaissance de la
diversité, sans aucun motif de discrimination.
Espèce Groupe d’organismes différant des autres groupes d’organismes et capable de se reproduire et de
générer une progéniture fertile.
Espèces envahissantes Organisme introduit (plante, animal, champignon ou bactérie) qui entre en concurrence avec les
espèces autochtones pour l’espace et les ressources, causant des dommages écologiques et / ou
économiques. Toutes les espèces introduites ne sont pas envahissantes et, lorsqu’elle est utilisée de
façon plus générale, la définition peut inclure les espèces autochtones colonisant et dégradant
fortement un habitat particulier.
Évaluation Jugement des conditions ou de la performance d’un aspect de la gestion par rapport à des critères
prédéterminés (généralement un ensemble de normes ou d’objectifs), y compris, dans le cas
présent, les objectifs pour lesquels les aires protégées ont été établies.
Gestion adaptative Le processus cyclique consistant à tester systématiquement des hypothèses, à générer des leçons
d’apprentissage par l’évaluation des résultats de ces tests et à réviser et améliorer continuellement
les pratiques de gestion. L’objectif de la gestion adaptative dans un contexte d’aire protégée est
d’améliorer l’efficacité et de progresser vers la réalisation de buts et d’objectifs.
Gestion des données L’acte, le processus ou les moyens par lesquels des données sont gérées. Cela peut inclure la
compilation, le stockage, la sauvegarde, la saisie, l’organisation, l’extraction, la récupération, la
manipulation et la diffusion des données.
Gestionnaire d’aire protégée Professionnel ou autre intervenant travaillant dans une aire protégée. Le terme inclut les
administrateurs, les gestionnaires et les planificateurs susceptibles de travailler pour et avec des
organisations gouvernementales, non gouvernementales, des groupes communautaires locaux, des
propriétaires fonciers privés ou autres entités.
2 https://www.cbd.int/doc/meetings/tk/aheg-lcr-01/official/aheg-lcr-01-02-en.pdf
Gouvernance Dans le contexte des aires protégées, la gouvernance a été définie comme les interactions entre les
structures, les processus et les traditions qui déterminent comment le pouvoir est exercé, comment
les décisions sont prises sur des questions d’intérêt public et comment les citoyens ou autres parties
prenantes y participent. Les mécanismes de gouvernance sont exprimés par des cadres juridiques
et politiques, des stratégies et des plans de gestion. Ils comprennent les modalités organisationnelles
de suivi des politiques, des plans et du rendement. La gouvernance couvre les règles de prise de
décision, y compris qui a accès à l’information et participe au processus décisionnel, ainsi que les
décisions elles-mêmes.
Habitat Le lieu où le type de site où un organisme ou une population se développe naturellement. (CDB,
Article 2).
Parties prenantes Personnes ou organisations possédant des intérêts et des préoccupations directs ou indirects
concernant les terres, l’eau et les ressources naturelles, mais ne jouissant pas nécessairement d’un
droit légalement ou socialement reconnu sur celles-ci.
Peuples autochtones et Le présent rapport utilise la définition de la Convention sur la diversité biologique des termes
communautés locales « peuples autochtones » et « communautés locales ».2
Qualité de la gouvernance La façon dont une aire protégée est gouvernée. La mesure dans laquelle celle-ci répond aux
principes et critères de « bonne gouvernance » identifiés et choisis par les personnes, les
communautés et les gouvernements concernés (et faisant partie de leur sens de la moralité, de leur
identité culturelle et de leur fierté) et s’aligne généralement sur les principes adoptés par les
organisations et conventions internationales.
Réserve de biosphère Site formant un réseau international d’écosystèmes reconnus par l’UNESCO, qui favorisent la
biodiversité, la conservation et l’utilisation durable, ainsi que des approches interdisciplinaires
permettant de comprendre et de gérer les changements et interactions entre les systèmes sociaux
et écologiques.
Richesse spécifique Nombre d’espèces différentes présentes dans une zone ou une communauté donnée.
Services écosystémiques Avantages que les personnes tirent des écosystèmes. Il s’agit notamment de services
d’approvisionnement tels que la nourriture et l’eau, de services de régulation tels que la régulation
des inondations, des sécheresses, de la dégradation des terres et des maladies, de services de
soutien tels que la formation des sols et le cycle des nutriments, et de services culturels tels que les
avantages récréatifs, spirituels, religieux et autres avantages non-matériels.
Sites du Patrimoine mondial Système international d’aires protégées, créé en vertu de la Convention du patrimoine mondial, qui
vise à inclure les exemples les plus remarquables du patrimoine naturel et culturel au monde.
Sites Ramsar Système international de zones humides protégées, reconnues comme d’importance mondiale en
vertu de la Convention de Ramsar (Ramsar étant le nom de la ville d’Iran où la convention a été
adoptée).
Stratégies et plans d’action Principaux instruments de mise en œuvre de la CDB à l’échelle nationale, les SPANB décrivent
nationaux pour la biodiversité l’engagement de chaque Partie contractante à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité
biologique, ainsi qu’à l’intégration de cet engagement dans tous les secteurs de l’économie nationale
et du cadre décisionnel.
Suivi Recueillir des informations sur des indicateurs à plusieurs reprises au fil du temps, afin d’identifier
les tendances dans les conditions de l’aire protégée et les activités et processus de gestion.
Territoires et aires conservés Les territoires et aires conservés par les peuples autochtones et les communautés sont des
par les peuples autochtones écosystèmes naturels et / ou modifiés abritant des valeurs importantes de biodiversité, des services
et les communautés (APAC) écologiques et des valeurs culturelles, volontairement conservés par les peuples autochtones et les
communautés locales, sédentaires et mobiles, par le biais d’un droit coutumier ou autres moyens
efficaces.
Les aires conservées par les peuples autochtones et les communautés locales peuvent être
reconnues comme aires protégées ou de conservation, sous réserve de « consentement préalable »
ou « consentement préalable, libre et informé » ou « approbation et participation » ou demande,
selon les circonstances nationales.
Tourisme Activités de personnes voyageant et séjournant dans des lieux autres que leur environnement
habituel au plus pendant une année consécutive, à des fins de loisirs, d’affaires et autres.
Tourisme axé sur la nature Formes de tourisme utilisant les ressources naturelles sous une forme sauvage ou non développée.
Le tourisme axé sur la nature est un voyage dans le but de profiter d’aires naturelles non développées
ou de la faune et la flore sauvages.
Types de gouvernance Les quatre principaux types de gouvernance des aires protégées sont (i) la gouvernance par un
gouvernement, (ii) la gouvernance partagée, (iii) la gouvernance par le secteur privé (y compris les
ONG) et (iv) les aires et territoires gouvernés par les peuples autochtones et communautés locales.
Pour chaque type, il est possible que la responsabilité du tourisme ou de tout autre aspect de la
gestion soit délégué à une autre autorité dirigeante ou confié à des opérateurs privés.
Utilisation durable Utilisation des composantes de la diversité biologique d’une manière et à un rythme qui n’entraîne
pas son déclin à long terme, maintenant ainsi son potentiel pour répondre aux besoins et aux
aspirations des générations présentes et futures.
Acronymes
IIED Institut international pour l’environnement et le
développement
KBA Zone clé pour la biodiversité
OCDE Organisation de coopération et de développement
ACT Aire de conservation transfrontalière
économiques
AMCE Autres mesures de conservation efficaces
ODD Objectifs de développement durable
par zone
OIEG Outil intégré pour l’efficacité de la gestion
AGG Aire de gestion du gibier
ONAP Observatoire numérique des aires protégées
AMP Aire marine protégée
OSEG Outil de suivi de l’efficacité de la gestion
APAC Aires de conservation autochtones et
PADDD Diminution de la catégorisation, de la superficie et
communautaires
déclassement des aires protégées
AZE Alliance pour une extinction zéro
PIB Produit intérieur brut
BD-AMCE Base de données mondiale sur les autres mesures
PNUD Programme des Nations Unies pour le
efficaces de conservation par zone
développement
BD-EGAP Base de données mondiale sur l’efficacité de la
PTAP Programme de travail sur les aires protégées
gestion des aires protégées
RAPPAM Évaluation rapide et priorisation de
BDMAP Base de données mondiale des aires protégées
la gestion des aires protégées
BIOFIN Initiative de financement de la biodiversité du PNUD
RCMRD Centre régional de cartographie des ressources
BIOPAMA Programme pour la biodiversité et la gestion des
pour le développement
des aires protégées
SADC Communauté de développement de l’Afrique
CCR Centre commun de recherche de la Commission
australe
européenne
SMART Outil de suivi et de rapport spatiaux
CDB Convention sur la diversité biologique
SoPACA Rapport sur l’État des aires protégées et de
CE Commission européenne
conservation d’Afrique orientale et australe
CER Communauté économique régionale
SPANB Stratégie et plan d’action national pour la
CMAP Commission mondiale de l’UICN des aires
biodiversité
protégées
SRIR Système régional d’information de référence
COI Commission de l’océan Indien
TWIX Système d’échange d’informations sur le
CRR Centre régional de ressources
commerce des espèces sauvages
EAC Communauté d’Afrique de l’Est
UICN Union internationale pour la conservation de la
EGAP Évaluation de la gouvernance des aires
nature
protégées et de conservation
UNEP-WCMC Centre mondial de surveillance de la conservation
EfGAP Efficacité de la gestion des aires protégées
de la nature du Programme des Nations Unies
EGES Évaluation de la gouvernance et de l’équité à
pour l’environnement
l’échelle des sites
UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation,
ESAP Évaluation sociale des aires protégées et de
la science et la culture
conservation
WCMC Centre mondial de surveillance de la conservation
ESARO Bureau régional pour l’Afrique orientale et australe
de la nature
GEAP Gouvernance et équité des aires protégées
IBA Zone importante pour les oiseaux et la biodiversité
IGAD Autorité intergouvernementale pour le
développement
1 Introduction
Soudan Érythrée
Djibouti
Somalie
Éthiopie
Soudan du Sud
Ouganda
Kenya
Rwanda
Seychelles
Frontières nationales africaines Tanzanie
Couverture BIOPAMA ESARO
Comores
Angola Malawi
Zambie
Eswatini
Lesotho
Afrique du Sud
Avertissement : Cette carte ne doit pas être considérée comme une carte officielle des frontières des pays Africains, et ne peut être utilisée qu’à des fins d’information.
1.2 Méthodologie La deuxième partie décrit le contexte régional, les données et les
profils nationaux, le Chapitre 3 fournissant un contexte et détaillant
Ce rapport a été élaboré en partenariat avec les gouvernements les politiques et statistiques régionales, tandis que le Chapitre 4 se
des pays, par l’intermédiaire de leurs points focaux BIOPAMA concentre sur un aperçu régional des aires protégées et le Chapitre
désignés (voir Annexe 1). Des ateliers de planification pour le 5 sur les services écosystémiques. Les Chapitres 6 (politiques
rapport ont été organisés avec les points focaux nationaux régionales) et 7 (communautés économiques régionales)
BIOPAMA et autres organisations concernées à Nairobi (13-14 fournissent un contexte régional aux statistiques et informations
février 2019) et Johannesburg (26-27 février 2019). nationales des 24 pays couverts par le présent rapport, telles que
décrites au Chapitre 8.
Tout au long de l’élaboration de ce rapport, l’équipe a fait son
possible pour prendre en compte les rapports nationaux et La troisième partie aborde la gouvernance, l’efficacité de la
régionaux existants, y compris les Stratégies et plans d’action gestion et l’innovation. Le Chapitre 9 traite spécifiquement de la
nationaux pour la biodiversité (SPANB) et les rapports nationaux à gouvernance et de l’équité, et comprend des informations sur la
la CDB. Les points focaux nationaux BIOPAMA et autres experts gouvernance à l’échelle des systèmes et des sites, l’engagement
nationaux, régionaux et mondiaux pertinents ont été contactés tout des parties prenantes et les outils d’évaluation connexes, tandis
au long du processus de développement, afin d’analyser les que le Chapitre 10 se concentre sur l’efficacité de la gestion et les
données, les informations et les récits, et s’assurer que les outils d’évaluation correspondants. Le Chapitre 11, quant à lui,
informations les plus récentes et les plus précises étaient inclues donne un aperçu des innovations et expériences régionales, du
dans le rapport. financement des aires protégées, de l’utilisation de la technologie
dans la gestion de la conservation et de la conservation
1.3 Structure transfrontalière.
Le rapport et les études de cas se concentreront sur les principaux La quatrième partie présente des recommandations politiques et
thèmes affectant la gestion et la gouvernance des aires protégées pratiques fondées sur les conclusions du rapport.
et de conservation dans la région de l’Afrique orientale et australe.
Ia - Réserve Aires strictement protégées mises en réserve pour protéger Tsingy de Bermaraha, Tsaratanana et Betampona
naturelle intégrale la biodiversité ainsi qu’éventuellement, des caractéristiques (Madagascar)
géologiques / géomorphologiques, où les visites, Atoll d’Aldabra, Cousin, La Digue et Aride
l’utilisation et les impacts humains sont strictement (Seychelles)
contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs
de conservation. Il n’existe que peu d’exemples de cette
catégorie dans la région, bien que certains parcs nationaux
renferment certaines zones d’accès limité, plutôt que
d’être entièrement classés dans la catégorie Ia.
Ib - Zone de Aires protégées généralement vastes et intactes ou Réserves de faune de Moremi, Khutse et Kalahari
nature sauvage légèrement modifiées, qui ont conservé leur caractère et Central (Botswana)
leur influence naturels, sans habitations humaines Réserves forestières de Koko Hill, Mamboya et
permanentes ou significatives, et protégées et gérées aux Ikwamba (Tanzanie)
fins de préserver leur état naturel.
II - Parc national Vastes aires naturelles ou quasi naturelles mises en réserve Parc marin de Mohéli (Comores)
pour protéger des processus écologiques à grande échelle, Amboseli et Masai Mara (Réserve nationale)
ainsi que les espèces et caractéristiques des écosystèmes (Kenya)
de la région. Elles fournissent aussi une base pour des Niassa (Réserve nationale) (Mozambique)
opportunités de visites de nature spirituelle, scientifique, Parc des Volcans (Rwanda)
éducative et récréative, dans le respect de l’environnement Kruger (Afrique du Sud)
et de la culture des communautés locales. Il s’agit de la Serengeti (Tanzanie)
catégorie de gestion la plus courante dans la région. Bwindi Impenetrable (Ouganda)
Kafue (Zambie)
III - Monument ou Zone mise en réserve pour protéger un monument naturel Parc national des chutes Victoria (Zimbabwe)
élément naturel spécifique, qui peut être un élément topographique, une Réserves de gibier de Popa et Gross barmen Hot
montagne ou une caverne sous-marine, une caractéristique Springs (Namibie)
géologique telle qu’une grotte ou même un élément vivant Toro-Semliki, Karuma, Bugungu et un certain
comme un îlot boisé ancien. nombre d’autres réserves de faune (Ouganda)
IV - Aire de Visent à protéger des espèces ou des habitats particuliers, Réserve partielle du Namib (Angola)
gestion des et leur gestion reflète cette priorité. Sanctuaire de faune de Maun (Botswana)
habitats ou des Réserve de faune de Gash-Setit (Érythrée)
espèces Réserves de faune d’Alledeghi et de Bale (Éthiopie)
Parc national de Sehlabathebe (Lesotho)
Réserves de faune de Majete et de Nkhotakota
(Malawi)
Réserves de pêche Poudre d’or et Trou d’eau
douce (Maurice)
Réserve de chasse de Sabaloka (Soudan)
V - Paysage Site où l’interaction des hommes et de la nature a produit, Îles Musha et Maskhali (Djibouti)
terrestre ou marin au fil du temps, une aire qui possède un caractère distinct, Réserve naturelle de Libhetse (Eswatini)
protégé avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et De nombreuses aires de Madagascar
panoramiques considérables, et où la sauvegarde de Réserve forestière d’Imatong (Soudan Du Sud)
l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et
maintenir l’aire, la conservation de la nature associée ainsi
que d’autres valeurs.
VI - Aire protégée Sites qui préservent des écosystèmes et des habitats, ainsi Vallée de Dabus, Jikao, Tedo, Ouest Omo et de
avec utilisation que les valeurs culturelles et systèmes de gestion des nombreuses autres aires de chasse contrôlée
durable des ressources naturelles traditionnelles qui y sont associés. Ils (Éthiopie)
ressources sont généralement vastes, et la plus grande partie de leur Réserves naturelles de Beacon, Booby Island,
naturelles superficie présente des conditions naturelles, une certaine Étoile et Mamelles (Seychelles)
proportion y est soumise à une gestion durable des Aires de safari de Matetsi, Sapi et Hurungwe
ressources naturelles et une utilisation modérée des (Zimbabwe)
ressources naturelles, non industrielle et compatible avec
la conservation de la nature, y est considérée comme l’un
des objectifs principaux de l’aire.
efficaces par zone (AMCE) et de conservation. Les sites adhèrent volontairement à la Liste
verte de l’UICN en s’engageant à respecter cette norme, et sont
Bien que les AMCE soient inclues dans l’Objectif d’Aichi 11 depuis certifiés une fois la conformité à la norme démontrée. La norme de
2011, le terme n’a été correctement clarifié qu’en 2018, lorsque la la Liste verte de l’UICN aborde quatre composantes : une bonne
gouvernance, une conception et une planification robustes, une
CDB a défini les AMCE comme :
gestion efficace et des résultats positifs en matière de conservation
[ ... ] une zone géographiquement délimitée, autre qu’une aire (voir la Tableau 2.2) (IUCN et WCPA, 2017).
protégée, qui est réglementée et gérée de façon à obtenir des
La norme de la Liste verte de l’UICN est conçue pour être à la fois
résultats positifs et durables à long terme pour la conservation
cohérente au niveau mondial et pertinente à l’échelle locale,
in situ de la biodiversité3, y compris des fonctions et services
exigences qui décrivent collectivement les efforts nécessaires pour
écosystémiques connexes et, le cas échéant, des valeurs
atteindre pleinement la norme. Un site de la Liste verte est un site
culturelles, spirituelles, socioéconomiques et autres valeurs
actuellement évalué comme répondant à tous les critères, dans les
pertinentes à l’échelle locale (CDB, 2018, p. 1).
quatre composantes. La norme est adaptée à chaque pays ou
3 "Tel que défini à l’Article 2 de la Convention sur la diversité biologique et conformément aux dispositions de la Convention" (CDB, 2018, p. 1).
Bien que l’identification des AMCE n’ait commencé à prendre de sont en cours d’élaboration, en complément du Rapport
l’ampleur que vers la fin de la stratégie 2011-2020 de la CDB, il a technique, afin d’aider à l’identification des AMCE.
été suggéré que les AMCE contribueront de manière significative
Daniel Marnewick et Candice Stevens ont développé et testé la
à l’Objectif 11 actuel, à son successeur, ainsi qu’à l’ODD 15, et
méthodologie d’évaluation nationale sud-africaine, en partenariat
qu’elles constitueront un cadre important pour la conservation des
avec le Groupe de travail de l’UICN sur les AMCE et divers acteurs
zones situées en dehors des aires protégées formelles. Cela
gouvernementaux et non-gouvernementaux. Les résultats de
aidera les pays africains à sauvegarder et à tirer profit de la
l’Étude de cas sur les AMCE dans la région de la Réserve de
biodiversité de ces sites.
biosphère de Kruger à Canyons, en Afrique du Sud, indiquent un
Les AMCE fourniront une base pour l’engagement et le certain nombre d’opportunités pour fusionner les AMCE et le
renforcement d’un large éventail de parties prenantes de la cadre de gestion de la biodiversité existant, d’identifier des
conservation par zone, y compris le secteur agricole, les opportunités de renforcer d’autres cadres nationaux et de créer
entreprises, les communautés locales et les peuples autochtones, des synergies avec l’économie de la faune sauvage pour renforcer
qui contribuent à la conservation par zones en dehors du domaine les cadres de gouvernance et de gestion associés, ainsi que les
officiel des aires protégées. Cela est particulièrement vrai pour résultats de conservation de la biodiversité (Jonas et Sandwith,
l’Afrique, où la plupart des zones naturelles appartiennent à des 2019). En utilisant la méthodologie d’évaluation des AMCE en
propriétaires fonciers communaux ou à des ayant-droits. De plus, Afrique du Sud, Daniel et Candice ont aidé le Groupe de travail de
les AMCE constituent une plateforme idéale pour inclure et l’UICN sur les AMCE à élaborer un projet de méthodologie
développer des activités économiques plus diversifiées et pour le mondiale d’évaluation des AMCE.
financement de la biodiversité, en particulier autour de l’économie
Les AMCE fourniront un cadre pour soutenir et développer des
de la faune sauvage.
opportunités économiques légitimes, diversifiées et durables,
Le Groupe de travail de la Commission mondiale des aires ainsi qu’un financement de la biodiversité qui s’intègre aux
protégées (CMAP) de l’UICN sur les AMCE a rédigé un Rapport économies rurales, tout en produisant des résultats de
technique pour la reconnaissance et le signalement des AMCE conservation de la biodiversité in situ, en particulier autour de
(Groupe de travail sur les autres mesures de conservation l’économie de la faune sauvage.
efficaces par zone de la CMAP-UICN, 2020). Une ébauche Contribution de Daniel Marnewick, Président de la communauté
d’Outil d’évaluation des AMCE et une ébauche de méthodologie KBA et représentant de l’Afrique au sein de la communauté KBA,
d’identification et d’évaluation des AMCE à l’échelle nationale et Point focal régional KBA pour l’Afrique.
Bonne gouvernance
1.1 Garantir la légitimité et la voix
1.2 Assurer la transparence et la responsabilité
1.3 Favoriser une gouvernance dynamique et la capacité
de réagir de manière adaptative
À ce jour, six pays d’Afrique ont établis des Groupes nationaux coûts élevés de planification de développements dans des
de coordination KBA, dont cinq ont terminé ou sont en train zones biologiquement sensibles, ainsi que les conflits avec les
d’identifier les KBA. Onze autres pays souhaitent lancer le intérêts de conservation qui en découlent.
processus. Dans de nombreux pays africains, les KBA
Des directives globales détaillées sont à disposition des pays
constitueront la seule cartographie spatiale permettant de
pour identifier les KBA. Celles-ci incluent notamment la Norme
guider l’établissement de priorités en matière de biodiversité, il
mondiale pour l’identification des Zones clés pour la
est donc impératif de continuer à identifier les KBA en Afrique.
biodiversité (UICN, 2016a), les Lignes directrices pour
L’identification des KBA et leur reconnaissance dans les l’utilisation d’une norme mondiale pour l’identification des
politiques nationales est importante pour la planification Zones clés pour la biodiversité (KBA Standards and Appeals
nationale de la conservation et du développement. Tout Committee, 2019) et le Processus de proposition des Zones
d’abord, les pays peuvent mieux cibler leurs investissements clés pour la biodiversité : conseils pour la proposition,
en matière de conservation, par exemple pour l’expansion des l’évaluation, la nomination et la confirmation des sites (KBA
aires protégées et de conservation. Ensuite, la planification du Secretariat, 2019).
développement peut permettre de prévenir les impacts
Contribution de Daniel Marnewick (Président de la communauté
négatifs sur les sites d’importance mondiale de la région. Et
KBA et représentant de l’Afrique au sein de la communauté
finalement, une telle carte aidera les entreprises à éviter des KBA, et Point focal régional KBA pour l’Afrique).
© Wilderness Safaris
Le CRR est l’observatoire régional du programme BIOPAMA liens vers l’Outil d’efficacité de la gestion intégrée, BD-
pour l’Afrique orientale et australe. Il s’agit d’une plateforme EGAP.
unique pour faciliter l’échange de données / informations entre 5. Tableau de bord des aires protégées - regroupe les
décideurs et gestionnaires d’aires protégées et de conservation informations de base sur les aires protégées et la
dans la région. biodiversité.
La vision du CRR est d’être un centre de ressources de premier L’objectif du SRIR est de créer un système de gestion de
plan qui soutient une prise de décision et une gouvernance (à contenu basé sur une communauté d’utilisateurs, qui soit
échelle locale, nationale et régionale) efficaces des aires pertinent pour les politiques et soutienne la prise de décision.
protégées et de la biodiversité, ainsi que de leur lien avec les Axé sur les aires protégées et de conservation, le SRIR
objectifs de développement durable. intégrera les informations provenant de différents fournisseurs
Le CRR est au cœur des travaux de BIOPAMA et soutiendra la de données, tout en fournissant des liens entre les ensembles
collecte et l’analyse de données, ainsi que le suivi et mondiaux de données (tels que la BDMAP, l’ONAP et la BD-
l’établissement de rapports, en développant les capacités du EGAP) et les ensembles de données régionaux et nationaux.
personnel et des organisations à gérer les données et à fournir La Figure 2.1 montre le flux de données à travers ces différents
des directrices politiques pour une meilleure prise de décision canaux. Le SRIR et le Centre régional de ressources
en matière de conservation de la biodiversité. Les produits en permettront aux parties prenantes de la région d’accéder aux
cours d’élaboration par le CRR incluent des récits, des cartes, données de conservation pertinentes à l’échelle nationale et
des infographies, des profils nationaux et régionaux, des régionale.
rapports, des lignes directrices, des outils, des informations et En résumé, le CRR :
des événements, des exemples de réussite et des données
résumées à partir d’ensembles mondiaux de données. • fonctionne comme une plateforme pour faciliter l’échange
de données / informations entre décideurs et gestionnaires
Le Système régional d’information de référence (SRIR)*, qui d’aires protégées et soutient les priorités régionales dans
regroupe science et connaissances, facilitant ainsi l’accès les produits d’aide à la décision ;
régional, national et local à celles-ci, constitue un élément
• constitue un référentiel / centre de données et d’analyses
important du Centre régional de ressources. Le SRIR soutient
pour soutenir l’élaboration de rapports, le suivi et la prise
l’élaboration de politiques sur les thèmes interdépendants de
de décision, de manière spécifique à la région ;
biodiversité, conservation et développement à travers les
outils suivants : • fournit des outils analytiques, des produits et autres
services à la région ;
1. Outil de suivi – suivi d’indicateurs relatifs aux politiques et
• favorise la mise en réseau d’experts et les liens avec des
aux objectifs et de conservation.
partenaires clés travaillant sur des questions pertinentes ;
2. Outils analytiques - y compris l’outil web MARXAN4 et des
• fournit des informations sur les opportunités de formation
données d’observation de la Terre.
et de financement et identifie les priorités d’action pour le
3. Module sur la gouvernance et l’équité des aires protégées financement.
- en lien avec divers outils d’évaluation sociale, de la
gouvernance et de l’équité. * Pour de plus amples informations, veuillez consulter :
4. Module sur l’efficacité de la gestion des aires protégées – http://biopama-rris.rcmrd.org/
regroupe les outils et types d’évaluations, ainsi que des https://esahub.rcmrd.org/
4 Marxan est un logiciel de planification de la conservation en libre accès. Il fournit un soutien décisionnel pour toute une gamme de problèmes de planification de
la conservation, y compris la conception de nouveaux systèmes de réserves, la production de rapports sur le rendement des systèmes de réserves existants et
l’élaboration de plans de zonage à usages multiples pour la gestion des ressources naturelles.
La base de données mondiale des aires protégées (BDMAP) est un 2. informer les pratiques de gestion adaptative ;
produit conjoint du Programme des Nations Unies pour 3. prioriser l’allocation des ressources ; et
l’environnement et de l’UICN, et est gérée par l’UNEP-WCMC dans
4. établir des rapports en relation avec les objectifs de
le cadre de l’initiative Planète protégée. Les données de cette
conservation.
initiative sont compilées et gérées en collaboration avec les
gouvernements, des organisations non gouvernementales, des L’Observatoire numérique des aires protégées (ONAP) est géré
acteurs communautaires et privés, des universités et autres parties par le Centre commun de recherche de la Commission européenne
prenantes du secteur industriel. La BDMAP et la BD-AMCE sont (CCR). Il s’agit d’un ensemble de services et d’applications web
mises à jour de façon mensuelle et disponibles en ligne sur le site pouvant être utilisés principalement pour évaluer, réaliser un suivi,
web Protected Planet, où les données sont à la fois consultables et établir des rapports et éventuellement prévoir l’état des aires
téléchargeables. Un rapport semestriel Protected Planet est protégées et les pressions exercées sur celles-ci à plusieurs
également publié, désormais sous la forme d’un rapport numérique échelles. Les données, indicateurs, cartes et outils fournis par
Protected Planet actualisé en temps réel5. l’ONAP sont pertinents pour les utilisateurs finaux, y compris les
décideurs, les agences de financement, les agences et
Les données de l’initiative Protected Planet sont utilisées dans les
gestionnaires d’aires protégées, les chercheurs et la CDB. Les
rapports à la CDB sur les progrès accomplis dans la réalisation des
informations peuvent être utilisées, par exemple, pour soutenir la
5 https://livereport.protectedplanet.net/
6 https://www.protectedplanet.net/c/other-effective-area-based-conservation-measures
Sources de données
Protected Planet
mondiales
PNUE-WCMC CCR
Tableau 2.3 : Trois des menaces les plus fréquemment signalées dans le biome Afro-tropical
Biome Groupe de biome Sites (N) Menace Deuxième menace Troisième menace la
la plus fréquemment la plus fréquemment plus fréquemment
documentée documentée documentée
Afro-tropical Forêts tropicales 150 Chasse et collecte Récolte de plantes Exploitation forestière et
d’animaux terrestres terrestres récolte de bois
3 Vue d’ensemble
de la région7
7 Cette section est adaptée du rapport de l’UE « Plus grand que les éléphants »
(CE, 2015) et du rapport d’évaluation régionale de l’IPBES sur la biodiversité et les
services écosystémiques en Afrique (IPBES, 2018).
8 Pour plus d’informations sur cette importante question, veuillez consulter : https://www.iucn.org/sites/dev/files/content/documents/2018/policy_brief_english_final.pdf.
AIRES PROTÉGÉES
AFRIQUE ORIENTALE ET AUSTRALE
BIOPAMA
Aires protégées
Frontières nationales africaines
5,6% de la couverture
marine (N = 411)
* La catégorie « Terres naturelles » inclut toutes les classes sauf les terres cultivées (classe 40) et urbaines (classe 50)
Source : EC JRC/DOPA, 2019a.
Figure 4.2 : Couverture des aires protégées terrestres en Afrique orientale et australe
Note : Voir l’Annexe 2 pour la source de ces chiffres, et le Chapitre 8 pour des informations détaillées sur les rapports nationaux.
Sources : Base de données mondiale des aires protégées (UNEP-WCMC et IUCN , 2019b), EC JRC/DOPA (2019a) et Rapports nationaux à la Convention sur la diversité biologique.
9 L’indicateur est calculé par analyse de réseau (EC JRC/DOPA, 2019b; Saura et al., 2017, 2018 et 2019).
Note : voir l’Annexe 2 pour la source de ces chiffres, et le Chapitre 3 pour des informations détaillées sur
les rapports nationaux.
Sources : Base de données mondiale des aires protégées (UNEP-WCMC et IUCN, 2019b) et Rapports
nationaux à la Convention sur la diversité biologique.
© Wilderness Safaris
© Wilderness Safaris
Missions de suivi
Superficie (km2)
d’inscription
Type et état
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
Site naturel
Malawi
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
Le plus salé des grands lacs d’Afrique, le Turkana 2001 1 615 2012
est un laboratoire exceptionnel pour l’étude des 2015
communautés végétales et animales. Les trois
Série de sites naturels en danger
Parcs nationaux du lac Turkana
Elles figurent parmi les chutes d’eau les plus 1989 69 2000
spectaculaires du monde. Le Zambèze, large de 2006
plus de 2 km à cet endroit, s’engouffre
Tunya / chutes
transfrontalier
Zimbabwe et
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
Site naturel
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
Ouganda
République-Unie de
COA (2014)
COA (2017)
Description
Critère (viii)
(extension)
sommaire*
Critère (vii)
Critère (ix)
Critère (x)
Année
Pays
Nom
Site naturel
4.3 Représentativité écologique superposant le réseau d’aires protégées à une couche de données
combinée représentant les écorégions marines et terrestres et
L’un des principaux engagements de la CDB est le principe selon provinces pélagiques du monde, préparée par le CCR/ONAP de la
lequel des échantillons représentatifs de toutes les espèces et de CE sur la base des données définies par Olson et al. (2001) et
tous les écosystèmes sont conservés au sein du réseau d’aires Spalding et al. (2007 et 2012). Les écorégions marines ont été
protégées, à une échelle suffisante pour assurer leur persistance à délimitées au niveau du littoral des écorégions terrestres et à une
long terme. Les lacunes de représentation font référence aux limite extérieure correspondant à l’isobathe de 200 mètres
espèces, aux écosystèmes et aux processus écologiques non (Spalding et al., 2007), tel que décrit sur le site web de l’ONAP.11
inclus, ou insuffisamment inclus, dans le système d’aires protégées.
Quatre-vingt-six des écorégions terrestres du monde sont
Cette section fournit une analyse initiale des lacunes écologiques,
présentes en Afrique orientale et australe, telle que définie dans le
en évaluant la mesure dans laquelle les écorégions sont
présent rapport. Soixante-trois de ces écorégions terrestres
représentées dans les aires protégées de la région de l’Afrique
comptent plus de 97% de leur superficie dans la région, et parmi
orientale et australe.
elles, 32 (environ 50%) atteignent des superficies de protection
Il est tout aussi important de veiller à ce que les aires protégées supérieures à 17% (Spalding et al., 2007; 2012).
soient gérées de manière équitable et efficace (voir les Chapitres 9
Certaines écorégions endémiques, telles que la mosaïque forêt-
et 10). Les espèces et écosystèmes du réseau d’aires protégées ne
prairies montagnardes angolaises, le désert côtier érythréen, les
seront conservés que si les aires protégées sont bien gérées.
prairies et zones arbustives Hobyo et les forêts xériques
Un résumé régional complet de représentativité concernant les montagnardes somaliennes, ne sont couvertes que par moins de
écorégions marines et terrestres et les provinces pélagiques est 1% des aires protégées et de conservation officiellement délimitées
disponible à l’Annexe 4. Ces statistiques ont été compilées en dans la BDMAP.
11 https://dopa.jrc.ec.europa.eu/sites/default/files/DOPA%20Factsheet%20B1%20EN%20Terrestrial%20Coverage%20by%20Protected%20Areas.pdf.
Figure 4.7 : Degrés de protection des écorégions marines et provinces pélagiques représentées dans la
région
Parmi les écorégions marines ou provinces pélagiques du monde, Les écorégions fournissent un indicateur général de la
30 se trouvent dans la région (Figure 4.7), dont 13 à hauteur de plus représentativité écologique, et ont été choisies en raison de la
de 95% de leur superficie. Trois sont protégées à plus de 10% de disponibilité de données cohérentes pour des analyses à grande
leur superficie régionale : la Baie de Sofala au Mozambique, la côte échelle. À un niveau plus fin, les pays entreprennent des analyses
de Corail est-africaine et les îles du Prince-Édouard. L’écorégion beaucoup plus détaillées afin d’assurer la protection des
des îles du Prince-Édouard (appartenant à l’Afrique du Sud) est écosystèmes, des paysages et des espèces végétales et animales.
100% endémique et 100% protégée, mais les prélèvements ne
sont interdits que sur une partie de sa superficie (le plus haut
4.4 Qu’est-ce qui a changé dans la
niveau de protection, qui interdit le prélèvement de tout poisson ou
autre organisme), comme pour de nombreuses autres aires marines couverture des aires protégées ?
protégées. Un résumé régional complet de la représentativité L’Objectif d’Aichi 11 a encouragé les pays à protéger 10% de leur
concernant les écorégions terrestres telles que définies par le espace marin et 17% de leur surface terrestre, et des progrès
WWF est disponible en Annexe 4. significatifs ont été réalisés en ce sens. Il est parfois difficile,
Les systèmes de classification biogéographique peuvent aider les cependant, de comprendre la nature dynamique du domaine des
planificateurs à inclure toute la gamme des écosystèmes dans les aires protégées. Beaucoup de changements ont lieu, y compris la
stratégies mondiales et régionales de conservation et de création de nouveaux sites par déclaration officielle, la suppression
développement. La meilleure cartographie disponible pour la de sites par déclassement et l’expansion ou la réduction de sites
représentativité écologique est celle des « écorégions terrestres » existants (Golden Kroner et al., 2019; Lewis et al., 2017). Les
(voir les résultats de la Figure 4.8). Cependant, conformément à la restrictions et réglementations relatives aux aires protégées
pratique actuelle, les Réserves de biosphère de l’UNESCO ne sont peuvent également changer, améliorant ou dégradant les
pas inclues dans les calculs, car bon nombre de leurs zones protections existantes (Golden Kroner et al., 2019). Parfois, un
tampons ne répondent pas à la définition des aires protégées de changement de désignation ou de nom pour un site, ou la
l’UICN (UNEP-WCMC et IUCN, 2016). combinaison de deux aires protégées pour en former une plus
Pourcentage de protection
0,0 – 1,3%
1,3 – 4,7%
4,7 – 7,5%
7,5 – 10,4%
10,4–15,6%
15,6– 25,6%
25,6 – 38,0%
38,0 – 50,0%
50,0 – 72,0%
72,0 – 100%
0 1 000 2 000
Kilomètres
Source : développé par le CCR de la CE et le RCMRD sur la base des données de l’ONAP2 12
12 Les limites des écorégions terrestres ont été fournies par le WWF, The Nature Conservancy et ses partenaires (Olson et al., 2001). Pour les eaux côtières et du plateau continental,
les 232 limites fournies par l’ensemble de données des Écorégions marines du monde (MEoW, selon ses sigles en anglais) (Spalding et al., 2007) ont été utilisées. Ces écorégions
s’étendent de la côte (zone intertidale) jusqu’au contour des 200 m de profondeur (prolongé au-delà par un tampon de 5 km). Les 37 provinces pélagiques du monde (PPOW,
selon leurs sigles en anglais) dépassant les 200 m de profondeur (Spalding et al., 2012) ont également été utilisés. Les aires protégées en projet (mais pas encore entièrement
désignées ou établies) et les aires protégées enregistrées comme points, sans superficie définie, ont été exclues des analyses. En outre, tous les chevauchements entre
différents jeux de données ont été supprimés des calculs, afin d’éviter les doubles comptages. Une analyse SIG a été utilisée pour calculer la protection. Pour cela, une couche
de données mondiale des aires protégées a été créée à partir des points enregistrés et des superficies déclarées, combinées aux polygones enregistrés dans la BDMAP. Cette
couche de données a été superposée aux frontières des pays et aux écorégions afin d’obtenir la couverture absolue et relative des aires protégées.
Figure 4.9 : Nombre d’entrées d’aires protégées dans la BDMAP de 1998 à 2019
Les cas de PADDD sont compilés par Conservation En Afrique australe, la SADC a adopté un programme sur les Aires
International et le Fonds mondial pour la nature. Les données de conservation transfrontières (ACT), dont la mission est de :
sont disponibles sur : https://www.padddtracker.org/.
Source : CI et WWF (s.d.). 13 Fait généralement référence aux changements juridiques conçus pour améliorer
l’efficacité et l’efficience de la conservation d’une classe, d’un groupe ou d’un
ensemble géographiquement distinct d’aires protégées.
0 1 000 2 000
Kilomètres
Source : élaboré par le RCMRD à partir des données des Parcs de la paix et de la SADC
développer la SADC en un réseau fonctionnel et intégré d’Aires de En Afrique de l’Est, il existe diverses initiatives visant à améliorer la
conservation transfrontières, dans lequel les ressources naturelles gestion transfrontalière d’écosystèmes clés, mais celles-ci semblent
partagées sont cogérées et conservées de manière durable, afin de davantage motivées par des sites et organisations individuels,
favoriser le développement socioéconomique et l’intégration plutôt que par une approche cohérente soutenue par les agences
régionale au profit des personnes vivant dans et autour des aires nationales (BIOPAMA, non publié). En 2010, l’EAC a déposé un
de conservation transfrontières, de la région de la SADC et du projet de loi sur la gestion des écosystèmes transfrontaliers,
monde (SADC Secretariat, 2013, p. 4). fournissant un cadre et un outil susceptibles de faciliter une
approche plus coordonnée de la conservation transfrontalière dans
Afin de soutenir la mise en œuvre du programme, un réseau d’ACT
la région (EAC, 2010). À ce jour, cependant, ce projet de loi doit
de la SADC est en place pour rassembler les professionnels de
encore être ratifié par les États partenaires de l’EAC.
toute la région (voir l’Encadré 4.2). Ce réseau a élaboré un certain
nombre de documents utiles à l’appui de la conservation Bien que bon nombre des aires de conservation transfrontalières
transfrontière, dont les : de la région aient été officiellement adoptées par les gouvernements
• Lignes directrices pour l’engagement communautaire dans les participants au moyen d’un traité signé par les chefs d’État,
ACT-SADC (SADC Secretariat, 2018) ; d’autres sont gérées en vertu d’un protocole d’entente entre divers
• Lignes directrices de la SADC concernant les produits ministères ou organismes gouvernementaux, ou demeurent
touristiques transfrontaliers (Spenceley, 2018) ; et conceptuelles (voir le Tableau 4.3). La Figure 4.10 montre les ACT
• Lignes directrices pour l’établissement et le développement établies dans la région.
d’initiatives ACT entre les États membres de la SADC (Zunckel, 2014).
ACT de Namibie, 5 920 Traité signé Désertique ; Namibie : Fish River Canyon
/Ai-/Ais- Afrique du Fluvial Réserve de gibier de Ais-Ais
Richtersveld Sud Hot Spring
Afrique du Sud :
Parc national de Richtersveld
ACT de Mozambique, 4 091 Traité signé Montagnes Zimbabwe : Forêt, paysages, faune
Chimanimani Zimbabwe et forêts de Parc national de Chimanimani sauvage et culture
miombo Mozambique :
Réserve naturelle de
Chimanimani
ACT de Angola, 520 000 Traité signé Forêt de Angola : Zones humides uniques
Kavango- Botswana, miombo ; Parc national de Luengue- du Delta de
Zambèze Namibie, Prairies Luiana l’Okavango ; migrations
Zambie et inondées Parc national de Mavinga de la faune ;
Zimbabwe zambé- Botswana : grande population
ziennes ; Parc national de Chobe d’éléphants ;
savane Parc national de Makgadikgadi autres grands
Parc national de Nxai Pan mammifères ; Parc de la
Réserve de gibier de Moremi paix ; potentiel
Namibie : touristique exceptionnel
Parc national de Mamili
Parc national de Mudumu
Parc national de Bwabwata
Zambie :
Parc national de Kafue
Parc national de Mosi-oa-Tunya
Parc national de Sioma Ngwezi
Zimbabwe :
Parc national de Hwange
Parc national de Kazuma Pan
Parc national de Matusadona
Parc national du Zambèze
Parc national des chutes
Victoria
ACT des Angola, 14 464 ACT Écorégion Zambie : Deuxième plus grande
Plaines de Zambie conceptuel des prairies Parc national des Plaines de migration de gnous en
Liuwa- inondées Liuwa Afrique, une partie
Mussuma du Angola : importante du bassin
Zambèze, Parc national de Massuma versant du fleuve
écorégion Zambèze, le quatrième
des forêts plus grand système
de miombo fluvial d’Afrique
et écoré-
gion des
forêts
sèches de
Cryptose-
palum du
Zambèze
ACT du Bas Zambie, 17 745 ACT Forêts de Zimbabwe : Fleuve Zambèze ; plaine
Zambèze Zimbabwe conceptuel miombo Parc national / Site du inondable ;
- Mana Pools Patrimoine mondial de Mana escarpement ;
Pools populations de grands
Zones de safari de Sapi et mammifères
Chewore
Parc national du Bas Zambèze
+ 6 réserves supplémentaires
ACT de Eswatini, 10 029 Traité signé Plaine Regroupe 5 projets d’ACT Haute biodiversité ; 5
Lubombo Mozambique, côtière Eswatini : sites Ramsar ; zones
Afrique du Parc national royal de Hlana humides ; zones
Sud Afrique du Sud : boisées
Parc des éléphants de Tembe
Mozambique :
Réserve spéciale de Maputo
+ 12 aires protégées par l’État
et autres réserves, ainsi que
des terres privées
ACT Malawi- Malawi, 32 278 Traité signé Montagne ; 3 aires protégées, dont le Parc Prairies et flore
Zambie Zambie Prairie ; national de Nyika et la Réserve montagnardes ; zones
Zones de faune du Marais de Vwaza humides ; programme
humides ; de repeuplement
Aire protégée Angola, 36 000 Protocole Forêt Angola : Bassin forestier tropical
transfronta- République d’accord tropicale Parc national du Mayombe humide ; chimpanzés et
lière de la forêt Démocratique signé humide RDC : gorilles des plaines
de Mayombe du Congo, Parc national de Luki
Gabon, République du Congo :
République Réserve de biosphère de
du Congo Dimonika, Parc national de
Conkouati-Douli et Réserve
nationale de Tchimpounga
ACT de la Mozambique, 8 150 ACT Biome des Mozambique : Refuge important pour
Baie de Tanzanie conceptuel forêts Parc national de Quirimbas la diversité des récifs
Mnazi- côtières et Tanzanie : dans les zones en aval
Quirimbas broussailles Parc marin de la Baie de Mnazi du nord et du sud sur
d’Afrique et estuaire du Ruvuma les zones côtières
de l’Est continentales
Mont Elgon Ouganda, n/a Protocole Montagnes Ouganda : Volcan bouclier éteint
Kenya d’accord Parc national du Mont Elgon
rédigé Kenya :
Parc national du Mont Elgon
Réserves forestières du Mont
Elgon et de Trans-Nzoia
Réserve nationale de
Chepkitale
Serengeti- Tanzanie, 25 000 Conceptuel Savane Parc national du Serengeti Migration annuelle de
Mara Kenya Réserve nationale du Masai près de 2 millions
Mara d’herbivores
Parc marin Reste à n/a Conceptuel Zones n/a Troisième plus grand
transfrontalier finaliser, mais marines récif corallien de la
de l’océan inclut planète ; abrite cinq des
Indien Madagascar, sept espèces de tortues
occidental Maurice, marines ; dugong
Mozambique,
Seychelles,
Tanzanie
ACT de Mozambique, 29 859 Conceptuel Prairies, Aucune aire officiellement Nombreux corridors
ZIMOZA Zambie, ripisylves et protégée au Mozambique fauniques ; variété
Zimbabwe forêts Zambie : d’espèces, y compris
sèches Parc national du Bas Zambèze éléphants,
et toute la zone de gestion du hippopotames, buffles,
gibier de Rufunsa lions, léopards, zibelines
Zimbabwe : et roans
Aire de safari de Chewore et
Dande
Note : La superficie de certaines ACT ne peut pas être déterminée avec précision car celles-ci sont principalement conceptuelles, comme dans le cas de Kagera, Plaines de Liuwa, Bas
Zambèze-Mana Pools, Baie de Mnazi-Quirimbas et ZIMOZA. Par conséquent, leurs limites ne sont définies dans aucun document officiel. De même, il est totalement impossible de
déterminer la superficie du parc marin transfrontalier de l’océan Indien occidental avant qu’un accord soit trouvé, d’où l’indication « n/a ».
Les services écosystémiques (SE) décrivent les avantages ou des aires protégées, tout en améliorant les connaissances
contributions de la nature aux personnes. La nature fournit aux permettant de répondre aux intérêts et aux besoins des différents
humains non seulement de l’oxygène, de l’eau, de la nourriture et groupes de parties prenantes, à l’intérieur et autour des aires
des matières premières pour répondre à leurs besoins de base, protégées. Le concept peut aider à faciliter les négociations et les
mais également d’innombrables autres services contribuant à leur processus décisionnels liés aux aires protégées.
bien-être, tels que des possibilités de loisirs, la régulation du climat
Selon la catégorie de celles-ci, ce changement se reflète également
et des inondations, ou des valeurs spirituelles (voir la Figure 5.1)
dans les objectifs politiques récents des stratégies de gestion des
Les SE sont apparus dans les années 1980 pour évaluer et aires protégées. Par exemple, dans le Parc national Kruger, en
communiquer les avantages et contributions de la nature aux Afrique du Sud, les membres des communautés locales sont
personnes au moyen d’un cadre complet et cohérent. L’objectif de autorisés à collecter des vers mopane sur une base annuelle pour
ce dernier est de reconnaître les multiples services fournis par la générer un revenu et comme source de nourriture.
nature afin d’améliorer la gestion des écosystèmes et des
ressources naturelles dans divers domaines politiques, tels que Les loisirs liés au tourisme animalier, qui génèrent des revenus
l’aménagement du territoire, les pratiques agricoles, la conservation importants pour de nombreux pays de la région, sont un service
de la nature ou la gestion des aires protégées. L’Évaluation des écosystémique important en Afrique orientale et australe. Les
écosystèmes pour le Millénaire (MEA, selon ses sigles en anglais) services d’approvisionnement alimentaire et les médicaments
est largement connue pour analyser les liens entre écosystèmes et traditionnels sont également essentiels, et la dépendance de
bien-être humain (MEA, 2005). nombreuses communautés à l’égard des ressources naturelles
pour leur survie est grande. Dans une étude menée dans une zone
Le concept est de plus en plus appliqué à l’élaboration de politiques adjacente au Parc national Mosi-oa-Tunya en Zambie en 2017, il a
de conservation de la nature pour un large éventail d’activités. Par été constaté que 79% des 136 ménages communautaires
exemple, dans le domaine du plaidoyer pour la conservation de la interrogés collectaient des ressources naturelles autour du village,
nature, le concept facilite la communication des avantages fournis 5% déclarant qu’ils le faisaient à l’intérieur de la réserve forestière
par les aires protégées de façon suffisamment visuelle et et 2% à l’intérieur du parc national (Snyman, 2012). Cette activité
compréhensibles pour renforcer les engagements politiques et est illégale dans l’un ou l’autre de ces endroits. Afin de déterminer
financiers. La mise en évidence des avantages et des valeurs des la valeur approximative des ressources naturelles pour les ménages
aires protégées contribue à accroître l’acceptation des politiques ruraux, il était demandé aux répondants de donner une valeur
de conservation de la nature par les politiciens et le grand public, approximative aux ressources collectées (c’est-à-dire, quelle serait
et à stimuler leur financement. la valeur approximative des ressources s’ils devaient les acheter ?).
Dans le domaine des aires protégées, le concept de services Les résultats révèlent que la valeur moyenne était d’environ 340
écosystémiques a été introduit dans les stratégies de gestion et la USD par ménage et par mois. Compte tenu du revenu total moyen
planification de la conservation spatiale (Hummel et al., 2019). Il est des ménages, il s’agit là d’une contribution substantielle à leur
également largement observé dans d’autres secteurs, tels que le bien-être global, représentant près de 30% de revenus
tourisme dans les aires protégées, l’agriculture durable et la supplémentaires mensuels pour les ménages et mettant en
production hydroélectrique. Bien que son application augmente la évidence la dépendance des communautés à l’égard des
complexité et l’information requise, le concept offre de grandes ressources naturelles en ce qui concerne le bien-être global des
possibilités pour améliorer le zonage, la planification et la gestion ménages et les services d’approvisionnement alimentaire.
Culturels
Approvisionnement Régulation
Avantages non-matériels
Produits obtenu à partir des Avantages issus de la régulation de
issus des écosystèmes, tels que :
écosystèmes, tels que : processus écosystémiques, tels que
diversité culturelle, valeurs spirituelles
nourriture, fibres, combustibles, la régulation du climat, de l’eau, des
et religieuses, systèmes de
ressources génétiques, médicaments, maladies, des ravageurs ou de
connaissances, patrimoine culturel,
eau douce, etc. l’érosion, la pollinisation, etc.
loisirs et tourisme, etc.
Angola 3 28
Botswana - 8
Comores - 5
Djibouti - 2
Érythrée - 3
Eswatini 1 1
Éthiopie 3 10
Kenya 3 24
Lesotho - 3
Madagascar 1 23
Malawi - 6
Maurice - 10
Mozambique 4 30
Namibie - 11
Rwanda 2 36
Seychelles - 4
Somalie - 4
Afrique du Sud 4 58
Soudan du Sud - 2
Soudan 2 3
Tanzanie - 11
Ouganda 4 16
Zambie 2 16
Zimbabwe - 8
Les pays relevant des organisations régionales17 de l’AEC, de l’IGAD Le protocole de l’EAC sur l’environnement et la gestion des
et de la SADC constituent des groupements idéals pour les ressources naturelles de 2006 (qui doit encore être ratifié par la
comparaisons actuelles et futures des cadres juridiques relatifs aux Tanzanie) régit la coopération des États partenaires en matière de
aires protégées, susceptibles de fournir et promouvoir une gestion de l’environnement et des ressources naturelles dans les
plateforme d’échange de connaissances entre les régions. zones relevant de leur juridiction, y compris l’environnement et les
ressources naturelles transfrontalières.
7.1 Communauté d’Afrique de l’Est
(EAC) 7.2 Commission de l’océan Indien
L’EAC est une organisation intergouvernementale régionale de six
(COI)
États partenaires, comprenant le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le La COI est une organisation intergouvernementale créée en 1984
Soudan du Sud, la Tanzanie18 et l’Ouganda, dont le siège est situé à dans le cadre d’un accord général de coopération connu sous le
Arusha, en Tanzanie. Considérant que les ressources naturelles nom d’accord de Victoria.19 Les membres de la COI sont les
sont le moteur du développement économique national et régional, Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et l’île de la Réunion
l’objectif du secteur de l’environnement et de la gestion des (département d’outre-mer français).
ressources naturelles au sein de l’EAC est de promouvoir l’utilisation
Ces îles partagent des points communs en termes de ressources
et la gestion durables des ressources naturelles ainsi que
naturelles riches en biodiversité, ainsi que des caractéristiques
l’adaptation aux changements climatiques.
environnementales ayant une influence significative sur leur
Le Traité de l’EAC, établi en juillet 2000, prévoit une coopération développement national. Leurs économies sont fortement
dans le domaine de l’environnement et des ressources naturelles, et dépendantes des ressources côtières et marines naturelles, et le
les États partenaires de l’EAC ont convenu d’efforts conjoints pour tourisme basé sur leur dotation en ressources naturelles. Une bonne
coopérer à la gestion efficace de ces ressources. L’EAC est axée qualité environnementale est essentielle pour l’écotourisme à forte
sur le renforcement de la résilience et la gestion durable des valeur ajoutée recherché par ces pays. L’environnement et la
écosystèmes d’eau douce transfrontaliers importants d’un point de gestion des ressources naturelles ont été l’un des principaux
vue biologique (EAC, 2010), ainsi que sur le soutien aux capacités domaines de coopération entre les États membres, avec plus de
d’adaptation et de résilience aux impacts négatifs des changements 205 millions d’euros investis dans le secteur, soit près de 20 projets
climatiques. mis en œuvre par la COI depuis 1999.
L’Assemblée législative d’Afrique de l’Est (EALA, selon ses sigles en Avec le développement des activités de pêche industrielle au thon
anglais), une branche de l’EAC, a adopté le projet de loi sur les dans l’océan Indien, la COI a mis en œuvre son premier projet
écosystèmes transfrontaliers d’Afrique de l’Est en janvier 2012. régional de pêche au thon, dans lequel l’accent a été mis sur la
Celui-ci n’a pas encore été ratifié par les États partenaires de l’EAC gestion des stocks et l’aide aux pays pour développer leurs
et, par conséquent, la Commission correspondante n’a pas encore capacités de gestion des pêches. Au début de l’an 2000, la COI, en
été créée et les EIE sont entreprises en vertu des lois des États collaboration avec la Commission des thons de l’océan Indien, a
partenaires de l’EAC. La Commission du bassin du lac Victoria et mis en œuvre le premier projet régional d’étiquetage du thon, et a
17 Afin d’aligner les sous-régions sur les 24 pays couverts par BIOPAMA, les données du Burundi et de la République Démocratique du Congo ont été supprimées de la SADC. Par souci
de cohérence, les données du Soudan du Sud et de l’Ouganda figurent à la fois dans l’EAC et l’IGAD, et les données de la Tanzanie figurent à la fois dans l’EAC et la SADC.
18 Pour plus d’informations, veuillez consulter : https://www.eac.int/.
19 Pour plus d’informations, veuillez consulter : https://www.commissionoceanindien.org/.
© Wilderness Safaris
Avertissement
Les données de couverture (km2) peuvent présenter un chevauchement entre
les catégories, mais pas à l’intérieur de celles-ci. Ceci est négligeable.
Cependant, en cas de chevauchement, les totaux combinés résulteront en un
chiffre supérieur à 100% des aires protégées du pays. La BDMAP est une
agrégation de données nationales. La qualité des limites dépend donc de la
qualité des données disponibles dans le pays. Le PNUE-WCMC ne modifie
pas les limites ou les emplacements des sites, mais travaille avec les
fournisseurs de données pour essayer d’assurer l’exactitude des données.
© Wilderness Safaris
33 Pour plus d’informations, veuillez consulter :
https://www.protectedplanet.net/c/calculating-protected-area-coverage
8.1 Angola que « [h]eureusement, malgré les revers subis au cours des
dernières décennies, chaque aire protégée comprend toujours des
Aires protégées et de conservation de l’Angola34 zones de dimension suffisante, susceptibles, avec une gestion
L’Angola compte 14 aires protégées couvrant 87 531 km2 efficace, d’atteindre des objectifs importants de conservation de la
d’écosystèmes terrestres et 24 km2 d’écosystèmes marins (UNEP- biodiversité. Depuis 2017, la nouvelle direction du gouvernement
WCMC et IUCN, 2019c). promet une approche nouvelle et énergique de la conservation en
Angola, comme l’a démontré le récent Plan stratégique pour le
La superficie protégée du pays est passée de 6,5% après
système des aires de conservation de l’Angola » (p. 500).
l’indépendance de l’Angola en 1975 à 12,58% de la superficie
nationale en 2013. La création d’un réseau d’aires marines Une initiative vise à mettre en œuvre une planification spatiale
protégées est prévu dans un avenir proche. Le ministère de marine (PSM) en Angola, et une zone pilote pour un projet
l’Environnement, en collaboration avec le ministère de la Pêche et expérimental de PSM couvrant une superficie d’environ 107 000
de la Mer, prévoit la création d’un réseau d’aires marines protégées, km2 a récemment été identifiée. Un des éléments clés du processus
pour lequel un Plan de mise en réseau des aires marines protégées consiste à identifier et à décrire un réseau d’aires marines
sera élaboré, définissant la classification et les caractéristiques de d’importance écologique ou biologique (Huntley et al., 2019).
ce réseau, ainsi que les mesures de gestion et de conservation à
appliquer à chacune des classes de protection et de gestion Aires protégées et de conservation transfrontières
proposées. L’Angola abrite une partie de quatre zones de conservation
transfrontières, à savoir l’ACT de Iona - Côte des squelettes, l’ACT
La biodiversité de l’Angola est très mal connue, les études du Kavango-Zambèze, l’ACT des Plaines de Liuwa-Mussuma et
relativement limitées réalisées avant l’indépendance, en 1975, l’Aire protégée transfrontalière de la forêt de Mayombe.
ayant été totalement stoppées au cours des trois décennies de
guerre civile et de troubles qui ont suivi. Dans leur récent livre sur Contexte politique
l’Angola, Huntley et al. (2019) notent que « [l]a plupart des Parcs Un rapport complet sur la législation et les politiques relatives à la
nationaux ne disposent toujours pas de la capacité et de l’efficacité gestion, à la gouvernance et à l’équité des aires protégées a été
de gestion les plus élémentaires, malgré la richesse de la législation réalisé par le programme BIOPAMA. Il identifie 35 lois et politiques
promulguée depuis l’approbation de la Loi cadre pour pertinentes en Angola (Tessema, s.d.).
l’environnement en 1998 » (p. 449). Les auteurs affirment en outre
34 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Angola à la CDB (Republic of Angola, 2014).
87 531 km 2
24 km 2 Non rapportée (1)
Aires protégées
Limites administratives
0 100 200
Kilomètres
35 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Angola à la CDB (Republic of Angola, 2014).
36 Données obtenues des informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Angola à la CDB (Republic of Angola, 2014).
Depuis 2009, la couverture des aires protégées officielles a changé. La faune est également riche et variée, avec 157 espèces de
Bien que les aires protégées aient globalement augmenté, la mammifères, dont trois sont endémiques et 112 figurent sur la Liste
probabilité d’obtenir un statut de protection a diminué dans rouge. Le Botswana abrite l’une des plus grandes populations
restantes de lycaons (Lycaon pictus) et la plus grande population
certaines zones. Il s’agit notamment de plusieurs zones inscrites
restante d’éléphants d’Afrique (Loxodonta africana). Les plaines
comme aires proposées de gestion de la faune sauvage (AGF) il y
inondables saisonnières autour de l’Okavango et du Zambèze et
a plus de 15 ans, mais qui n’ont jamais été officiellement déclarées.
de vastes zones sauvages accueillent quelques-unes des
Le Botswana fait partie de grandes aires de conservation
principales routes de migration de la faune en Afrique australe,
transfrontières (ACT), ce qui favorise les liens entre les objectifs de
faisant du Botswana l’un des derniers refuges pour les espèces
conservation du pays et ceux de la région.
nécessitant une aire de répartition ouverte.
37 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Botswana à la CDB, ainsi que dans son troisième SPANB (Republic of Botswana, 2016 et 2019).
38 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux du Botswana à la CDB, ainsi que dans son troisième SPANB (Republic of
Botswana, 2015 ; 2016 ; 2019).
Couverture des aires protégées au Botswana Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation au Botswana
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 29,14% 29,10% (km2)
intérieures Parc national 4 43 926
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of Botswana (2019) ; UNEP-WCMC et IUCN (2019d).
Réserve de gibier 6 60 352
Sanctuaire de gibier 1 89
Aires protégées
Limites administratives
0 100 200
Kilomètres
39 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Botswana à la CDB, ainsi que dans son troisième SPANB (Republic of Botswana, 2016, 2019).
40 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième rapport national des Comores à la CDB (Union des Comores, 2019).
41 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national des Comores à la CDB, dans leur deuxième Stratégie et plan d’action nationaux pour la
biodiversité (SPANB) (Union des Comores, 2014; 2016), ainsi que dans leur Stratégie 2017-2021 d’extension du système national d’aires protégées (Union des Comores, 2017).
Couverture des aires protégées aux Comores Désignations nationales des aires protégées et de
conservation aux Comores
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée ou
ou conservée* conservée** Désignation nationale Nº Superficie
(km2)
Terrestres et eaux 10,15% 22,00%
intérieures Parc national 1 37
0 50 100
d’espèces de cétacés protégées par la CITES, telles que la baleine Les principales causes indirectes de ces menaces incluent la
à bosse (Megaptera novaeangliae), la baleine franche australe fragilité naturelle de l’écosystème, avec une population humaine
(Eubalaena australis), la baleine de Bryde (Balaenoptera edeni) et le croissante et des niveaux de pauvreté très élevés. Le cadre
cachalot (Physeter macrocephaleus), fréquentent les eaux marines institutionnel présente certaines faiblesses, notamment des
comoriennes. capacités humaines faibles, une insécurité foncière, un cadre
Certaines espèces de coraux, comme le corail noir (Antipathes réglementaire inadéquat et non appliqué et des politiques publiques
dichotoma), sont inscrites aux annexes de la CITES en raison d’une inefficaces.
forte demande pour la bijouterie. Au moins 16 espèces végétales Les changements climatiques représentent une menace majeure à
sont menacées d’extinction. court et à long terme pour la biodiversité des Comores. Dans
certains endroits, les récifs coralliens ont subi un blanchiment de
Pressions et menaces42 plus de 60% en raison de la hausse des températures de l’eau de
Les principales pressions directes sur la biodiversité des Comores mer, tandis que les prairies côtières ont reculé de 30 à 40 mètres en
sont la perte et la dégradation des habitats du fait de l’agriculture raison de la hausse du niveau de la mer.
sur brûlis, les espèces exotiques envahissantes, le besoin croissant
de bois de chauffage pour la distillation de l’ylang-ylang, la
surexploitation du corail et du sable pour la construction et la
pollution. La surexploitation de certaines espèces, y compris les
reptiles et un certain nombre d’espèces marines, constitue une
menace majeure. Un certain nombre d’espèces de mollusques ont
disparu en raison de la surexploitation.
42 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national des Comores à la CDB, leur deuxième SPANB (Union des Comores, 2014, 2016), ainsi
que dans le Système national détaillant la stratégie des aires protégées 2017-2021 (DGEF, 2017).
43 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de Djibouti à la CDB (République de Djibouti, 2019), ainsi que dans son deuxième SPANB
(République de Djibouti, 2017).
44 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de Djibouti à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (République de Djibouti,
2014 ; 2017).
45 Ibid.
7 aires
protégées Non rapportée (3)
couverture couverture
VI. Aire protégée avec utilisation durable
terrestre marine
des ressources naturelles (1)
344 km 2
12 km 2
IV. Aire de gestion des habitats / espèces (1)
Couverture des aires protégées à Djibouti Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation à Djibouti
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nombre Superficie
Terrestres et eaux 1,57% 1,34% (km2)
intérieures Aire protégée terrestre 2 323
Marines et côtières 0,17% 0,46% Paysage marin protégé 3 514
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : République de Djibouti (2014) ; UNEP-WCMC et IUCN (2019e). Aire protégée pour les 1 26
habitats et les espèces
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019e).
0 25 50
46 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Érythrée à la CDB (State of Eritrea, 2014) ainsi que dans son deuxième SPANB
(State of Eritrea, 2015).
47 Ibid.
Couverture des aires protégées en Érythrée Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Érythrée
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 4,87% Aucune (km2)
intérieures correspondance Réserve de faune sauvage 3 5 903
Marines et côtières 0,00% Aucune Parc national marin 1 652
correspondance
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019f).
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019f).
0 100 200
48 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Érythrée à la CDB (State of Eritrea, 2014) ainsi que dans son deuxième SPANB
(State of Eritrea, 2015).
49 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de l’Eswatini à la CDB (Kingdom of Eswatini, 2019).
50 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Eswatini à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Eswatini Environment
Authority, 2014 ; 2016).
51 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Eswatini à la CDB (Eswatini Environment Authority, 2014).
Non rapportée
couverture
14 aires terrestre V. Paysage terrestre / marin protégé (1)
protégées 738 km2 IV. Aire de gestion habitats / espèces (2)
II. Parc national (6)
Source : UNEP-WCMC et IUCN, (2019g)
Couverture des aires protégées en Eswatini Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Eswatini
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 4,26% 3,90% (km2)
intérieures Parc national 1 217
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Eswatini Environment Authority (2014) ; UNEP-WCMC et IUCN (2019g).
Réserve naturelle 10 520
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019g).
3 sites 3 sites
Zones importantes pour les oiseaux Zones clés pour la
et la biodiversité biodiversité
Source : BirdLife International (2019b, 2019c).
0 25 50
Des financements internationaux sous différentes formes de Un rapport complet sur la législation et les politiques relatives à la
mécanismes commerciaux internationaux pour l’atténuation des gestion, à la gouvernance et à l’équité des aires protégées a été
changements climatiques, comme le Mécanisme pour un réalisé par le programme BIOPAMA. Il a identifié 29 lois et politiques
développement propre (MDP) et REDD+, aident à financer la pertinentes en Éthiopie (Tessema, 2019).
protection des quatre parcs nationaux Éthiopiens, de l’un des
sanctuaires de faune sauvage et de trois des aires de conservation Espèces clées53
communautaires. L’Éthiopie abrite environ 6 000 espèces de plantes supérieures
L’absence de statut juridique de la plupart des aires protégées dont 10% sont endémiques. Le pays compte 284 espèces de
constitue un défi majeur en Éthiopie. L’Autorité éthiopienne de mammifères sauvages et 861 espèces d’oiseaux.
52 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de l’Éthiopie à la CDB (Republic of Ethiopia et Ethiopian Biodiversity Institute, 2014), ainsi
que dans son deuxième SPANB (Republic of Ethiopia, 2019).
53 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de l’Éthiopie à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Government
of the Federal Democratic Republic of Ethiopia et Ethiopian Biodiversity Institute, 2014 ; 2015 ; Republic of Ethiopia, 2019).
Couverture des aires protégées en Éthiopie Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Éthiopie
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 17,62% 14,00% (km2)
intérieures Sanctuaire 4 11 037
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of Ethiopia (2019) ; UNEP-WCMC et IUCN (2019h). Parc national 13 23 672
Réserve de faune sauvage 8 23 392
Aires protégées et de conservation désignées Aire forestière nationale 58 44 132
comme sites d’importance mondiale en Éthiopie prioritaire
Désignation mondiale Nombre de Zone de chasse régulée 18 151 577
sites
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019h).
Réserves de biosphère de l’UNESCO 5
Sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO 1
(naturels ou mixtes) Aires prioritaires pour la conservation
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b).
0 200 400
Les données concernant les autres animaux sauvages font défaut Les causes indirectes de perte de biodiversité dans le pays sont les
et, jusqu’à présent, 201 reptiles, 200 poissons, 63 amphibiens et changements démographiques, la pauvreté et le manque de
1 225 arthropodes ont été identifiés. Parmi ces ressources sensibilisation et de coordination. À long terme, les changements
fauniques, 29 mammifères sauvages, 18 oiseaux, 10 reptiles, 40 climatiques présenteront un certain nombre de défis, en particulier
poissons, 25 amphibiens et sept espèces d’arthropodes sont en décalant les saisons de croissance.
endémiques d’Éthiopie, comme le loup d’Abyssinie (Canis
simensis). L’Éthiopie possède également une grande diversité
microbienne, à peine explorée.
Pressions et menaces54
Les principales menaces directes pour la biodiversité éthiopienne
incluent la perte et la dégradation des habitats dues à l’expansion
de l’agriculture et des établissements humains, ainsi qu’à
l’empiétement des espèces envahissantes, l’utilisation non durable
de la biodiversité due au surpâturage, à la surexploitation et à la
chasse non réglementée, la prolifération des espèces envahissantes
et la pollution.
54 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de l’Éthiopie à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Government
of the Federal Democratic Republic of Ethiopia et Ethiopian Biodiversity Institute, 2014 et 2015 ; Republic of Ethiopia, 2019).
55 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Kenya à la CDB (Republic of Kenya, 2015).
56 Ibid.
Aires protégées :
Aires protégées et de conservation du Kenya par
411 aires catégorie de gestion de l’UICN
protégées couverture couverture Ne s’applique pas (9)
terrestre marine
Non rapportée (345)
72 545 km2 904 km2
VI. Aire protégée avec utilisation durable
Source : UNEP-WCMC et IUCN, 2019i
des ressources naturelles (16)
IV. Aire de gestion habitats / espèces (5)
II. Parc national (36)
0 100 200
57 Ibid.
58 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Lesotho à la CDB (Kingdom of Lesotho, 2019).
59 Ibid.
60 Ibid.
Aires protégées :
Aires protégées et de conservation du Lesotho
par catégorie de gestion de l’UICN
4 aires couverture terrestre
protégées 80 km2
conservation du Lesotho
Désignation nationale Nº Superficie
(km2) Aires prioritaires pour la conservation
Parc national 2 6 394
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019j).
6 sites
Zones importantes pour les oiseaux
et la biodiversité
0 25 50
61 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de Madagascar à la CDB (Republic of Madagascar, 2019).
62 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de Madagascar à la CDB (Republic of Madagascar, 2014).
63 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de Madagascar à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Republic of Madagascar,
2014; 2016).
Couverture des aires protégées à Madagascar Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée conservation à Madagascar
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 5,59% Aucune (km2)
intérieures correspondance Réserve de chasse 2 150
Marines et côtières 0,75% Aucune Paysage harmonieux protégé 1 139
correspondance
Parc naturel 1 3 649
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019k).
Paysage harmonieux protégé 20 14 015
Parc national 26 19 136
Aires protégées et de conservation désignées Réserve de ressources naturelles 1 443
comme sites d’importance mondiale à Madagascar Projet d’aire protégée 14 5 215
Désignation mondiale Nombre de Parc marin 4 119
sites Parc national marin 1 0*
Réserves de biosphère de l’UNESCO 3 Zone de gestion collaborative de la 1 2 865
Sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO 2 pêche
(naturels ou mixtes) Réserve naturelle intégrale 3 1 356
Zones humides d’importance internationale 20 Réserve de ressources naturelles 1 443
(sites Ramsar)
Projet de parc marin 1 1 564
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b).
Non rapporté 1 469
Forêt classée 1 400
Aires protégées et de conservation de Nouvelle aire protégée 5 3 701
Madagascar par type de gouvernance de l’UICN Réserve spéciale 22 3 550
Aire marine gérée localement 26 2 173
Aire marine protégée 1 451
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019k)
C. Gouvernance privée (2) * Aucune aire signalée à la BDMAP
B. Gouvernance partagée (2)
A.Gouvernance par le gouvernement (8)
Aires prioritaires pour la conservation
0 200 400
64 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Malawi à la CDB (Government of Malawi, 2019).
65 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Malawi à la CDB (Government of Malawi, 2014).
66 Ibid.
6 000 espèces de 192 espèces de 83 espèces 145 espèces 630 espèces 850 espèces de
plantes à fleurs mammifères d’amphibiens de reptiles d’oiseaux poissons
122 endémiques 99% endémiques
0 100 200
© Carl Bruessow, Éléphants pâturant le long de la rivière Shire dans le Parc national de Liwonde, Malawi
67 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de Maurice à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Republic of Mauritius, 2015; 2017).
68 Ibid.
69 Ibid.
Couverture des aires protégées à Maurice Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation à Maurice
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 4,73% 4,00% (km2)
intérieures Parc national 2 61
Marines et côtières 0,00% 0,01% Parc marin 2 6
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of Mauritius (2017); UNEP-WCMC et IUCN (2019m).
Réserve naturelle 18 9
Réserve de tortues 2 0
Aires protégées et de conservation désignées
Réserve de pêche 6 68
comme sites d’importance mondiale à Maurice
Îlot parc national 8 2
Désignation mondiale Nombre de
sites Jardin endémique 1 3
0 12.5 25
70 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Mozambique à la CDB, ainsi que dans la Stratégie et Plan d’action nationaux pour
la diversité biologique du Mozambique (2015-2035) (Republic of Mozambique, 2014; 2015).
71 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Mozambique à la CDB (Republic of Mozambique, 2014).
Couverture des aires protégées au Mozambique Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation au Mozambique
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 21,57% 26,00% (km2)
intérieures Parc national 6 33 569
Marines et côtières 2,23% Aucune Réserve de gibier 2 1 683
correspondance
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Réserve nationale 2 44 981
Source : Ministry for the Coordination of Environmental Affairs, Republic of Mozambique
Réserve spéciale 1 1 040
(2014); UNEP-WCMC et IUCN (2019n)
Réserve de chasse 14 38 887
Aires protégées et de conservation désignées Réserve naturelle 1 1
comme sites d’importance mondiale au
Réserve de faune 1 20
Mozambique
Réserve forestière 13 5 286
Désignation mondiale Nombre de
sites Aire de protection de 1 24 589
l’environnement
Zones humides d’importance internationale 2
(sites Ramsar) Non rapporté 1 1 148
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b) Source: UNEP-WCMC et IUCN (2019n).
0 200 400
72 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Mozambique à la CDB (Republic of Mozambique, 2014).
Un rapport complet sur la législation et les politiques relatives à la Nombre de ces menaces sont dues à l’expansion des zones
gestion, à la gouvernance et à l’équité des aires protégées a été urbaines, ainsi qu’à l’industrialisation croissante, entraînant une
réalisé par le programme BIOPAMA. Il a identifié 31 lois et politiques demande chaque fois plus importante de ressources et de services
pertinentes en Namibie (Tessema, 2019). et une augmentation des types et des volumes de déchets et de
pollution.
73 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de la Namibie à la CDB (Republic of Namibia, 2018).
74 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Namibie à la CDB (Ministry of Environment & Tourism, Republic of Namibia, 2014).
75 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le quatrième Rapport national du Rwanda à la CDB (Republic of Rwanda, 2009).
Couverture des aires protégées en Namibie Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Namibie
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 37,89% 17,00% (km2)
intérieures Réserve privée 2 2 887
Marines et côtières 1,71% - Forêt communautaire 33 31 998
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national de 2014 sur la biodiversité
Source : Ministry of Environment & Tourism, Republic of Namibia (2014); UNEP-WCMC
Parc national 19 137 446
et IUCN (2019o). Aire marine protégée 1 9 492
Zone de conservation 79 160 425
Aires protégées et de conservation désignées communautaire
comme sites d’importance mondiale en Namibie
Concession 7 14 535
Désignation mondiale Nombre de
sites Réserve forestière 1 1 485
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019o).
Patrimoine Mondial de l’UNESCO 1
(naturel ou mixte)
Zones humides d’importance internationale 5 Aires prioritaires pour la conservation
(sites Ramsar)
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b).
19 sites
Zones importantes pour les oiseaux
Aires protégées et de conservation de Namibie et la biodiversité
par type de gouvernance de l’UICN Source : BirdLife International (2019c).
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019o).
0 200 400
76 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le quatrième Rapport national du Rwanda à la CDB (Republic of Rwanda, 2009).
77 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Rwanda à la CDB (Republic of Rwanda, 2014).
78 Ibid.
0 25 50
79 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national des Seychelles à la CDB, ainsi que dans leur SPANB (Government of Seychelles, 2014b; 2014a)
80 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national des Seychelles à la CDB (Government of Seychelles, 2014a)
81 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le deuxième SPANB des Seychelles (Government of Seychelles, 2014b)
242 km 2
209 930 km 2 VI. Aire protégée avec utilisation durable
des ressources naturelles (6)
Source: UNEP-WCMC et IUCN, 2019q
II. Parc national (8)
Ib. Aire de nature sauvage (1)
Ia. Réserve naturelle intégrale (5)
Couverture des aires protégées aux Seychelles Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation aux Seychelles
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nombre Superficie
Terrestres et eaux 49,64% 46,60% (km2)
intérieures Parc national 4 55
Marines et côtières 15,66% 0,03% Réserve spéciale 8 2 436
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Government of Seychelles (2014a); UNEP-WCMC et IUCN (2019q). Parc national marin 6 48
Réserve naturelle 9 0
Aires protégées et de conservation désignées Zone marine de protection 1 136 717
comme sites d’importance mondiale aux Seychelles spéciale 2
Désignation mondiale Nombre de Zone marine de protection 1 69 524
sites spéciale 1
Sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO 2 Réserve de coquillages 4 8
(naturels ou mixtes)
Aire protégée 1 8
Zones humides d’importance internationale 4
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019q).
(sites Ramsar)
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b).
0 100 200
82 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de la Somalie à la CDB (The Somali Republic, 2019).
83 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Somalie à la CDB (Federal Republic of Somalia, 2014).
Couverture des aires protégées en Somalie Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Somalie
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nombre
Terrestres et eaux 0,00% 0,80% Parc national 12
intérieures
Réserve de faune sauvage 9
Marines et côtières 0,00% Aucune
correspondance Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019r).
Aires protégées
Limites administratives
0 200 400
Kilomètres
Pressions et menaces84
Les menaces critiques pour la biodiversité de la Somalie incluent la
perte et la dégradation des habitats, la déforestation, la pauvreté,
la pollution, les pressions politiques, les changements climatiques,
la conversion des forêts pour l’agriculture et l’urbanisation,
l’exploitation non durable et les espèces exotiques envahissantes.
Ces menaces sont renforcées par des facteurs indirects, tels que la
pauvreté, l’insécurité et les conflits civils, ainsi que par le manque
de capacités institutionnelles pour la conservation.
84 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Somalie à la CDB (Federal Republic of Somalia, 2014).
85 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national de l’Afrique du Sud à la CDB (Republic of South Africa, 2019).
86 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de l’Afrique du Sud à la CDB (Republic of South Africa, 2014; 2019).
Couverture des aires protégées en Afrique du Sud Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Afrique du Sud
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 8,34% 12,96% (km2)
intérieures Parc national 21 39 781
Marines et côtières 14,56% 10,00% Aire forestière pour la faune 12 2 745
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité sauvage
Source : Republic of South Africa (2019); UNEP-WCMC et IUCN (2019s.)
Réserve naturelle forestière 53 1 732
0 400 800
Pressions et menaces87
Les principales pressions sur la biodiversité de l’Afrique du Sud
incluent la perte et la dégradation des habitats naturels dans
les écosystèmes terrestres, d’eau douce, estuariens et marins
en raison de pratiques d’utilisation non durables des terres,
d’utilisations inappropriées ou mal localisées des terres, les espèces
exotiques envahissantes (végétales et animales), la destruction et
la surexploitation d’espèces, en particulier dans le milieu marin,
le trafic illégal d’espèces sauvages et autres utilisations illégales
des ressources, la surexploitation de l’eau et la pollution des
écosystèmes aquatiques, la perturbation des moteurs naturels du
fonctionnement des écosystèmes (tels que les cycles d’incendies)
et les impacts induits par les changements climatiques.
87 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de l’Afrique du Sud à la CDB (Republic of South Africa, 2014; 2019).
88 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Soudan du Sud à la CDB (Republic of South Sudan, 2019).
89 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Soudan du Sud à la CDB (Republic of South Sudan, 2015).
90 Ibid.
Couverture des aires protégées au Soudan du Sud Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation au Soudan du Sud
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 15,50% 13,00% (km2)
intérieures Parc national 10 74 991
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of South Sudan (2015); UNEP-WCMC et IUCN (2019t). Réserve de gibier 12 29 792
Aire de conservation de la 2 2 499
Aires protégées et de conservation désignées comme nature
sites d’importance mondiale au Soudan du Sud Réserve forestière 1 1 160
Désignation mondiale Nombre de Sanctuaire pour les oiseaux 1 4 999
sites
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019t).
Zones humides d’importance internationale 1
(sites Ramsar)
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b)
Aires prioritaires pour la conservation
0 200 400
© Jaco Venter, Parc national de Nimule, Soudan du Sud © Jaco Venter, Parc national de Nimule, Soudan du Sud
8.20 Soudan
Espèces clées92
Aires protégées et de conservation au Soudan91 Le large éventail d’écosystèmes du Soudan abrite une grande
Le Soudan compte 23 aires protégées couvrant 42 698 km2 diversité d’espèces. Les informations sur la répartition et
d’écosystèmes terrestres et 10 662 km2 d’écosystèmes marins l’abondance actuelles des ressources fauniques au Soudan sont
(UNEP-WCMC et IUCN, 2019u). très limitées. Le pays abrite 937 espèces d’oiseaux, dont 17
espèces préoccupantes pour la conservation à l’échelle mondiale.
La faune sauvage est présente dans les aires protégées et dans
Les mangroves sont une espèce importante des habitats côtiers,
des habitats fragmentés à l’extérieur des aires protégées,
mais sont très menacées. Le Soudan possède une biodiversité
comprenant des zones désertiques, semi-désertiques, des
marine et d’eau douce diversifiée, notamment des récifs coralliens,
savanes boisées à faibles ou à forte pluviométrie et des
des herbiers marins et un large éventail d’espèces telles que
écosystèmes marins. Bon nombre d’espèces ont diminué ou
requins, dugongs, tortues et oiseaux marins. Il n’existe que très
disparu de beaucoup de leurs anciens habitats.
d’information disponibles concernant la composition des espèces,
Il n’existe pas d’aire protégée désignée représentant les en particulier depuis la séparation du Soudan du Sud.
écosystèmes d’eau douce, à l’exception du projet d’aire protégée
de la zone humide d’Umgur. Pressions et menaces93
Le Soudan est confronté à un certain nombre de menaces, dont la
Aires protégées et de conservation transfrontières dégradation de l’environnement, l’expansion des constructions
Le Soudan ne compte aucune aire de conservation transfrontière. civiles et des activités économiques, les changements climatiques
et la sécheresse, l’expansion des cultures, la pollution et les
Contexte politique espèces exotiques envahissantes.
91 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième (Republic of Sudan, 2014) et sixième Rapports nationaux du Soudan à la CDB (Republic of Sudan, 2019).
92 Ibid.
93 Ibid.
Couverture des aires protégées au Soudan Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation au Soudan
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 2,28% 5,80% (km2)
intérieures Réserve naturelle gérée 1 300
Marines et côtières 15,96% 10,00% Parc national 4 22 398
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of Sudan (2019); UNEP-WCMC et IUCN (2019u). Réserve de gibier 2 7 459
Aire de conservation de la nature 2 6 299
Aires protégées et de conservation désignées
Parc national marin 2 1 012
comme sites d’importance mondiale au Soudan
Sanctuaire pour les oiseaux 4 1 150
Désignation mondiale Nombre de
sites Sanctuaire de faune sauvage 2 940
11 sites
Aires protégées et de conservation du Soudan par Zones importantes pour les oiseaux
type de gouvernance de l’UICN et la biodiversité
Source : BirdLife International (2019c).
0 200 400
94 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de la Tanzanie sur la mise en œuvre de la CDB (United Republic of
Tanzania, 2014; 2019).
95 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Tanzanie sur la mise en œuvre de la CDB (United Republic of Tanzania, 2014).
Couverture des aires protégées en Tanzanie Désignations nationales des aires protégées et de
conservation en Tanzanie
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 38,17% 54,60% (km2)
intérieures Réserve naturelle forestière 1 257
Marines et côtières 3,02% 6,50% Aire de conservation 4 9 674
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité Réserve de gibier 19 94 050
Source: UNEP-WCMC et IUCN (2019v); United Republic of Tanzania (2019).
Parc national 17 48 430
Aires protégées et de conservation désignées Aire contrôlée pour le gibier 19 70 901
comme sites d’importance mondiale en Tanzanie Zone de gestion collaborative de 1 1 913
la pêche
Désignation mondiale Nombre de
sites Réserve marine 2 35
Réserves de biosphère de l’UNESCO 5 Aire de gestion de la faune 14 33 162
sauvage
Patrimoine Mondial de l’UNESCO 4
(naturel ou mixte) Plantations forestières 23 730
0 200 400
À partir d’une analyse des espèces menacées dans le pays, et perte de biodiversité dans les plans d’eau. Ces activités sont une
tenant compte de leur importance écologique, économique et conséquence de la croissance économique et démographique, de
sociale, les espèces préoccupantes comprennent, sans s’y limiter, la pauvreté, du commerce mondial d’espèces végétales et animales
le rhinocéros noir (Diceros bicornis) et l’éléphant d’Afrique et des changements climatiques.
(Loxodonta africana), en voie de disparition en raison du
Parmi les autres menaces importantes pour les habitats figurent la
braconnage. D’autres espèces d’importance critique incluent le
déforestation, la destruction des coraux, la dégradation des
chimpanzé (Pan troglodytes), les colobes (dont Procolobus
habitats due aux incendies, l’utilisation non planifiée des terres,
gordonorum et Procolobus kirkii), les mangabey (dont Rungwecebus
l’extraction non gérée des ressources naturelles, l’augmentation du
kipunji et Cercocebus sanjei), le léopard (Panthera pardus), le
commerce de viande de brousse et la construction de routes et
guépard (Acinonyx jubatus) et le lycaon (Lycaon pictus). La Tanzanie
autres infrastructures. Les corridors fauniques sont l’un des types
abrite la plus grande population de lions (Panthera leo) au monde.
d’habitats soumis à une forte pression, susceptibles d’être
Elle abrite également des essences de bois de grande valeur (dont
convertis à d’autres formes d’utilisation des terres.
Afzelia spp, Pterocarpus spp., Diospyros mespiliformis). En outre,
on y trouve des espèces marines importantes, y compris des Les habitats marins sont gravement menacés par la destruction
crevettes (Metapenaeus monocerus, Penaeus indicus, P. monodon), des mangroves et des coraux, la pêche à la dynamite et les filets de
des thons, des dugongs et des tortues marines. pêche illégaux, tandis que les habitats d’eau douce font face à une
baisse des niveaux d’eau due à la réduction des précipitations et à
Pressions et menaces96 une évaporation accrue, au déclin de la diversité des espèces de
Comme dans d’autres pays, la richesse en biodiversité de la poissons dû à la surexploitation des stocks, à la pêche illégale, à
Tanzanie est de plus en plus menacée par un certain nombre de l’introduction de poissons et autres espèces exotiques, en
facteurs naturels et humains. Les principales menaces pour la particulier la perche du Nil et la jacinthe d’eau, et à la pollution et
biodiversité en Tanzanie sont la perte et la destruction des habitats l’eutrophisation due à un enrichissement en nutriments, et en
par leur conversion à d’autres utilisations des terres, telles que les particulier en phosphore et en azote.
établissements humains, l’agriculture et le pâturage, la Les habitats terrestres sont soumis à une pression énorme due à
surexploitation des espèces végétales et animales, l’introduction l’exploitation non durable des espèces animales. Les principales
d’espèces exotiques, la pollution et les changements climatiques. espèces victimes de cette pression comprennent les grands
Les activités humaines, telles que le braconnage, la déforestation, carnivores, tels que les lions, les léopards, les guépards et les
le chalutage de fond dans les océans et les pratiques de pêche non lycaons, ainsi que le groupe des herbivores, y compris la population
durables, l’endiguement et le dragage des cours d’eau, des rivières d’éléphants, de girafes (Giraffa camelopardalis), de zèbres (Equus
et des lacs, ainsi que l’assèchement et la dégradation des zones burchelli), de buffles (Syncerus caffer), d’antilopes, de gnous
humides, des estuaires et des mangroves sont responsables d’une (Connochaetus taurinus) et de rhinocéros noir (Diceros bicornis).
96 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Tanzanie sur la mise en œuvre de la CDB (United Republic of Tanzania, 2014).
97 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Ouganda à la CDB (Uganda National Environment Management Agency, 2014)
98 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Ouganda à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Republic of Uganda,
2016; Uganda National Environment Management Agency, 2014).
Couverture des aires protégées en Ouganda Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée conservation en Ouganda
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 16,06% 0,80% (km2)
intérieures Sanctuaire 1 187
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Parc national 10 11 251
Source : Uganda National Environment Management Agency (2014); UNEP-WCMC et
IUCN (2019w). Réserve de faune sauvage 12 8 461
Aire communautaire de 5 4 239
Aires protégées et de conservation désignées gestion de la faune
comme sites d’importance mondiale en Ouganda Réserve forestière 661 12 342
0 100 200
Pressions et menaces99
L’Ouganda fait face à de nombreuses menaces pour sa biodiversité,
dont la plus grave est la perte et la dégradation de ses habitats.
L’empiétement excessif est répandu et les conflits homme-faune
sont un problème permanent et croissant. Le braconnage et le
commerce illicite d’espèces sauvages constituent également un
grave problème, tout comme les pratiques de pêche destructrices.
Les espèces exotiques envahissantes constituent des menaces
particulières pour certains écosystèmes.
99 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de l’Ouganda à la CDB, ainsi que son deuxième SPANB (Republic of Uganda, 2016;
Uganda National Environment Management Agency, 2014).
100 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans les cinquième et sixième Rapports nationaux de la Zambie à la CDB (Republic of Zambia, 2015; 2019).
101 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national de la Zambie à la CDB (Republic of Zambia, 2015).
102 Ibid.
Couverture des aires protégées en Zambie Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée
conservation en Zambie
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 37,87% 37,80% (km2)
intérieures Aires de conservation* 1 Information non
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité disponible
Source : Republic of Zambia (2019); UNEP-WCMC et IUCN (2019x).
Parc national 19 60 457
42 sites 6 sites
Non rapporté (586) Zones importantes pour les Zones clés pour
oiseaux et la biodiversité la biodiversité
A.Gouvernance par le gouvernement (49)
Source : BirdLife International (2019b, 2019b).
0 100 200
Aires protégées et de conservation du Zimbabwe103 Le Zimbabwe comprend une partie de sept aires de conservation
transfrontières, à savoir l’ACT de Chimanimani, le Parc
Le Zimbabwe compte 232 aires protégées couvrant 106 838 km2
transfrontalier et aire de conservation du Grand Limpopo, l’ACT du
(UNEP-WCMC et IUCN, 2019y).
Grand Mapungubwe, l’ACT du Kavango-Zambèze, l’ACT Bas
Le Zimbabwe possède une riche histoire de conservation de la Zambèze-Mana Pools, la site transfrontalier du Patrimoine mondial
biodiversité. Le pays a mis en place un vaste réseau d’aires de Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria, et l’ACT ZIMOZA.
protégées et adopté une législation pour la conservation et la
préservation strictes de certains sites, et une utilisation durable Contexte politique
dans d’autres. Son réseau d’aires protégées place le Zimbabwe
Un rapport complet sur la législation et les politiques relatives à la
parmi les 50 premiers pays du monde en ce qui concerne la
couverture des aires protégées. La biodiversité est une base gestion, à la gouvernance et à l’équité des aires protégées a été
importante pour l’économie du Zimbabwe, et soutient les moyens réalisé par le programme BIOPAMA. Il a identifié 25 lois et politiques
de subsistance de la majorité de sa population. Le cadre politique pertinentes au Zimbabwe (Tessema, 2019).
et les stratégies élaborés au cours de la dernière décennie
reconnaissent l’importance de la conservation de la biodiversité Espèces clées104
pour le développement durable, et celle-ci a été intégrée à tous les
Le Zimbabwe abrite près de 6 000 espèces de plantes vasculaires,
secteurs.
dont 214 sont endémiques. 211 espèces sont considérées comme
Le gouvernement a mis en place le programme CAMPFIRE dans le menacées, mais il s’agit là d’un chiffre incomplet, car seulement
but de maximiser les options de subsistance des agriculteurs 10% des espèces ont été évaluées quant à leur statut de menace.
déplacés, en particulier ceux vivant dans des zones où la production Le Zimbabwe abrite également 670 espèces d’oiseaux, 270
agricole ne présente qu’un potentiel limité, en assurant une mammifères, 156 reptiles, 120 amphibiens et 151 espèces de
utilisation rentable, équitable et durable de la faune sauvage et
poissons. Les connaissances sur les microorganismes sont
autres ressources. Les projets CAMPFIRE impliquent les
limitées.
communautés dans la cogestion de la faune sauvage au sein de
zones communautaires.
103 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le sixième Rapport national du Zimbabwe à la CDB (Republic of Zimbabwe, 2019).
104 Cette section s’appuie sur les informations contenues dans le cinquième Rapport national du Zimbabwe à la CDB, ainsi que dans son deuxième SPANB (Republic of Zimbabwe,
2014, 2015).
120 amphibiens 151 espèces de 156 espèces de 270 mammifères 670 espèces
poissons reptiles d’oiseaux
Couverture des aires protégées au Zimbabwe Désignations nationales des aires protégées et de
Type d’aire protégée Aire protégée Aire protégée conservation au Zimbabwe
ou conservée* ou conservée** Désignation nationale Nº Superficie
Terrestres et eaux 27,21% 28,00% (km2)
intérieures Sanctuaire 11 6 660
* Ensemble de données de la BDMAP ** Rapport national sur la biodiversité
Source : Republic of Zimbabwe (2015); UNEP-WCMC et IUCN (2019y).
Parc national 11 26 896
Parc de loisirs 9 3 642
Aires protégées et de conservation désignées Monument national 1 7
comme sites d’importance mondiale au Zimbabwe Aire de gestion de la faune 104 39 376
sauvage
Désignation mondiale Nombre de
sites Réserve botanique 14 16
Réserve naturelle 1 17
Réserves de biosphère de l’UNESCO 1
Parc de loisirs 3 129
Patrimoine Mondial de l’UNESCO 2
(naturel ou mixte) Jardin botanique 3 6
Aire de safari 16 18 988
Zones humides d’importance internationale 7
(sites Ramsar) Forêt publique 43 9 341
Source : Ramsar (2019) ; UNESCO (2019a, 2019b). Forêt protégée 6 608
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019y).
0 100 200
Pressions et menaces105
Les principales causes de perte de biodiversité au Zimbabwe sont
la perte et la dégradation des habitats dues à l’expansion agricole
non durable, le surpâturage, l’utilisation des arbres comme source
d’énergie, les dommages causés par les incendies, l’exploitation
minière et le développement d’infrastructures, les espèces
exotiques envahissantes et les changements climatiques. De
nombreux oiseaux, reptiles, amphibiens et mammifères sont
également directement menacés par l’exploitation illégale ou non
durable, pour le commerce illégal de viande de brousse. Les
niveaux élevés de pollution dans les systèmes aquatiques du
Zimbabwe ont également eu un impact important sur la biodiversité
du pays.
105 Ibid.
9 Gouvernance et
équité des aires
protégées
106
106 Jennifer Kelleher, du Programme mondial des aires protégées de l’UICN, et Phil
Franks, de l’IIED, ont apporté d’importantes contributions à ce chapitre.
Depuis le début des années 1980, ces questions ont été analysées (2) en augmentant les avantages et en réduisant les coûts au
par la communauté de la conservation à l’échelle internationale moyen d’évaluations sociales permettant de mieux comprendre
(McNeely et Miller, 1984), et notamment lors du Ve Congrès mondial les impacts positifs et négatifs des aires protégées sur le bien-
des parcs de l’UICN, en 2003 (UICN, 2005a; 2005b). En 2010, être des populations.
l’Objectif d’Aichi 11, adoptée par les 193 États Parties à la CDB, a
Le concept émergent des « zones de conservation » est un autre
déclaré que les aires protégées devaient être gérées de façon
moyen d’accroître l’équité en matière de conservation par zone. La
équitable d’ici 2020 (CDB, 2010b). Le mot « équité » traduit la
Section 2.3 du présent rapport aborde les zones de conservation
notion de justice, et la raison d’être de son incorporation à la
plus en détail, ainsi que la reconnaissance du concept par la CDB
conservation par zone est articulée dans le texte soutenant le
à travers l’expression « autres mesures de conservation efficaces
Programme de travail sur les aires protégées (PTAP) : « les aires
par zone » (AMCE).
protégées devront également être créées et gérées en étroite
conduisent à la prise de décisions. Il s’agit également de déterminer (UNEP-WCMC et IUCN, 2019b). Cependant, de nombreuses aires
qui a le mandat et les ressources nécessaires pour prendre des protégées existantes sont enracinées dans une forme ou une autre
décisions, et qui devrait être tenu responsable de ces décisions. de modalités de gouvernance locale, par des communautés dans
Un mandat de gouvernance peut être légitimé par une leurs propres aires de conservation ou par le biais d’initiatives
reconnaissance de jure (juridique), comme dans le cas d’une privées. En plus des aires protégées gérées par les gouvernements,
agence gouvernementale chargée des aires protégées, ou par une il existe des aires protégées établies par des peuples autochtones,
reconnaissance de facto, lorsque certains acteurs sont considérés des communautés locales, des particuliers, des opérateurs
comme prenant légitimement des décisions (par exemple, une d’écotourisme ou autres. Comme pour les six catégories de gestion
communauté adoptant ses propres règles d’interdiction de pêche des aires protégées, allant de réserves naturelles intégrales
pour des motifs de restauration). Voir l’Encadré 9.2. (Catégorie Ia) à des paysages terrestres et marins protégés en vue
d’une utilisation durable des ressources naturelles (Catégorie VI),
La gouvernance doit être distinguée de la gestion, bien que les
l’UICN et la CDB encouragent également la pleine reconnaissance
deux termes soient étroitement liés. Là où la gestion concerne les
de la diversité des types de gouvernance dans les systèmes
activités entreprises pour atteindre certains objectifs, tels que les
nationaux d’aires protégées. À cet égard, quatre grands types de
activités et les ressources décrites dans un plan de gestion, la
gouvernance sont reconnus pour les aires protégées (voir le Tableau
gouvernance concerne les acteurs ayant décidé d’élaborer ce plan
9.1), représentant entre eux un éventail complet de la diversité de la
de gestion et les considérations ayant été prises pour cela. La
gouvernance dans les systèmes d’aires protégées (Belle et al., 2015;
gouvernance est couramment discutée et de plus en plus évaluée
Borrini-Feyerabend et al., 2014; CDB, 2004 et 2010a; Dudley, 2008).
selon deux dimensions : la diversité de la gouvernance (ou type de
gouvernance) et la qualité de la gouvernance (ou bonne Sur tout le continent africain, la plupart des aires protégées sont
gouvernance). gérées par les gouvernements (type A), bien que les types B et C
soient également représentés, même s’ils ne sont pas toujours
9.1.1 Diversité de la gouvernance rapportés ou bien compris (UNEP-WCMC, 2019a; UNEP-WCMC &
IUCN, 2019a). Les aires protégées vont de parcs nationaux gérés
La diversité de la gouvernance vise à reconnaître le large éventail
par les gouvernements à des aires protégées partagées,
d’acteurs de la gouvernance, de jure ou de facto, détenant une
gouvernées conjointement par des organismes publics et des
responsabilité et une autorité en matière d’aires protégées. À ce jour,
communautés, en passant par des réserves privées et des
la plupart des aires protégées de la région ont été établies par les
partenariats public-privé entre gouvernements et entreprises
gouvernements des États au moyen de lois et de politiques à
privées ou ONG. La quatrième catégorie, ou Type D, peut-être
l’échelle nationale. Cela se reflète dans les données de la BDMAP
moins bien comprise mais présentant un grand potentiel, est celle l’équité (Schreckenberg et al., 2016), bien que ceci ne garantisse
des aires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC). Les pas que toutes ces aires protégées soient gérées de manière
APAC sont reconnues non seulement par la CDB, mais également équitable ou efficace.
par d’autres politiques et accords internationaux, et sont
À l’échelle des sites, d’autres préoccupations apparaissent
étroitement liées aux instruments des Nations Unies sur les droits
également, telles que :
de l’Homme et les peuples autochtones. Les APAC peuvent être
• Comment les décisions sont-elles prises au sujet de l’aire
comptabilisées dans les statistiques nationales concernant
protégée ?
l’Objectif d’Aichi 11 en vertu des dispositions relatives aux AMCE.
• Ces décisions sont-elles équitables ?
Les Aires marines gérées localement (AMGL) représentent un
• Quelles valeurs guident ces décisions ?
modèle de gouvernance établi et géré grâce à une forte implication • À quel point la prise de décision est-elle transparente ?
des communautés et des autorités locales (voir l’Encadré 9.3), et • Les ayant-droits (ceux disposant d’un droit légal ou coutumier
peuvent également être reconnues comme aires protégées ou sur la terre et les ressources) sont-ils impliqués ?
AMCE. • Les parties prenantes (ceux possédant un intérêt direct ou
Sur le plan politique, le PTAP (CDB, 2004) a appelé les Parties à la indirect) ont-elles été impliquées ?
CDB à : À partir de ces questions, et en s’appuyant sur les principes des
• soutenir des types innovants de gouvernance pour les aires Nations Unies pour une bonne gouvernance (Graham et al., 2003),
protégées (voir l’Encadré 9.3 pour un exemple au Zimbabwe) ; un sentiment de qualité de la gouvernance, parfois appelé bonne
• les reconnaître dans la législation nationale ou par d’autres gouvernance (Tableau 9.2) commence à se développer.
moyens efficaces ;
• rechercher l’équité et l’efficacité en matière de conservation, Les principes de bonne gouvernance offrent des moyens de mettre
tout en élargissant la couverture ; en œuvre des approches fondées sur les droits et d’aborder les
• intensifier les efforts de restauration ; et questions d’équité et d’égalité hommes-femmes, ainsi que
• impliquer les connaissances, les compétences et les institutions d’inclusion des groupes marginalisés. À ce titre, la bonne
autochtones et traditionnelles. gouvernance habilite les ayant-droits et autres parties prenantes,
permettant une meilleure intégration des aires protégées dans le
Il est essentiel de noter qu’il n’existe pas de modalité de
paysage local et les préoccupations plus générales de la société
gouvernance universelle ou « meilleure » dans un contexte donné.
(voir l’Encadré 9.5).
Il est plus réaliste d’analyser dans quelle mesure ces modalités
seront appropriées, légitimes et utiles dans différentes Ensemble, la diversité et la qualité de la gouvernance sont les
circonstances. Une modalité de gouvernance pour une aire pierres angulaires de l’équité dans la conservation des aires
protégée donnée ne peut être considérée comme appropriée que protégées et de l’efficacité à long terme de la conservation de la
lorsqu’elle est adaptée à son contexte historique et social, et biodiversité (de Koning et al., 2016; Eklund et Cabeza, 2017;
qu’elle est efficace pour produire des résultats durables de Gutiérrez et al., 2011; Schultz et al., 2015; Stoll-Kleeman et al.,
conservation et des avantages en matière de moyens de 2006).
subsistance. Tous les principes de qualité de la gouvernance
Les rapports sur la diversité et la qualité de la gouvernance à l’aide
énoncés à la Section 9.1.2 devraient s’appliquer à n’importe quel
d’évaluations de la gouvernance constituent aujourd’hui un intérêt
site, quel que soit le type de gouvernance, bien que le niveau de
majeur au sein de la communauté de la conservation (voir la
participation des parties prenantes et des ayant-droits puisse
Section 9.4).
varier.
© Blue Ventures
Encadré 9.3 : La diversité de la gouvernance en pratique - établir des zones marines gérées
localement pour lutter contre le déclin des poissons à Kuruwitu, sur la côte nord du Kenya
L’Association pour la conservation et le développement de l’égard de la pêche de subsistance, entraînant une diminution
Kuruwitu (KCWA, selon ses sigles en anglais) a été créée en de la pression sur les zones de pêche. Les stocks de poissons
2003 par des membres de la communauté préoccupés par la se sont considérablement améliorés au sein de l’AMGL, et un
dégradation de leur océan. Sur la côte nord du Kenya, la rapport indépendant montre une augmentation considérable
surpêche et les effets des changements climatiques de la biomasse halieutique et de la biodiversité de la vie marine
constituaient des défis urgents à aborder, avant que dans la région. Cela a permis d’augmenter les captures de
l’écosystème marin ne soit irrémédiablement endommagé. Les poissons dans les zones de pêche voisines et d’améliorer les
pêcheurs et résidents concernés, qui se souvenaient de la moyens de subsistance. Les tortues et leurs nids dans la région
santé et de la productivité marine dans le passé, estimaient sont protégés par un système d’indemnisation communautaire.
qu’il était nécessaire d’agir avant qu’il ne soit trop tard. En Des communautés provenant de la côte ainsi que d’autres
2005, ils prirent l’initiative sans précédent d’établir une AMP de pays voisins visitent Kuruwitu pour voir notre salle de classe
30 hectares. Il s’agissait de la première aire marine corallienne vivante. Au moins 20 autres projets similaires ont été lancés par
gérée localement (AMGL) au Kenya. Douze ans plus tard, la d’autres communautés côtières, inspirées par la KCWA.
région a connu une récupération remarquable. La pêche étant
La KCWA a démontré l’importance de la participation
interdite à l’intérieur de l’APM, les poissons ont augmenté en
communautaire aux plans de gestion des ressources naturelles,
abondance, en taille et en diversité. La pêche s’est améliorée et
un principe qui a influencé un changement de politique de
des entreprises génératrices de revenus alternatifs ont été
l’État vers les communautés locales. Kuruwitu a été choisi pour
mises en place. Kuruwitu est devenu un modèle de conservation
piloter une initiative de cogestion en collaboration avec
marine durable, la KCWA partageant régulièrement ses
diverses parties prenantes, couvrant une superficie d’environ
connaissances avec d’autres communautés côtières locales et
100 km2. Il s’agit de l’un des premiers systèmes de gestion
régionales.
collaborative de ce type sur la côte kényane, et constituera un
Le développement d’initiatives durables non basées sur la précédent.
pêche, telles que l’artisanat, la fabrication de meubles,
Contribution de Des Bowden (Association pour la conservation
l’apiculture et la confection textile, a réduit la dépendance à
et le développement de Kuruwitu).
Depuis 2001, le FP travaille en étroite collaboration avec les Après 18 ans de collaboration avec les communautés locales,
associations locales pour gérer les lacs et la forêt environnante. cette aire protégée est considérée comme un site important
Des réunions avec les parties prenantes (chefs de villages, pour la conservation communautaire à Madagascar.
autorités locales et communautés) ont été organisées. À partir
de ces réunions, une feuille de route pour la gestion des Contribution de Lily-Arison René de Roland (Fonds Peregrine,
ressources naturelles a été élaborée. Elle comprenait des Madagascar).
périodes d’ouverture et de fermeture de la pêche, une zone
Les évaluations de la gouvernance à l’échelle d’un site peuvent b) Analyse d’impact : y compris les impacts environnementaux
également considérer les composantes de divers modèles de des activités humaines et autres facteurs de risque (c.-à-d. les
gouvernance et analyser leurs forces, leurs points faibles et leurs menaces pour le site) et les impacts sociaux du site et sa
facteurs habilitants (voir l’Encadré 9.7). conservation sur les personnes.
9.3.4 Évaluation de la gouvernance et de l’équité c) Tableau de bord de la gouvernance et de l’équité : y compris les
notes et les données des différents groupes de parties
à l’échelle des sites (EGES)
prenantes pour chacune des 40 questions, les notes moyennes
L’EGES est une méthodologie permettant d’évaluer la qualité de la et les fourchettes de notation par question et principe, et les
gouvernance d’une aire protégée ou de conservation, y compris suggestions d’action pour renforcer la gouvernance.
l’équité, grâce à un cadre de 10 principes de gouvernance et
Bien que l’EGES identifie les forces et faiblesses de la gouvernance,
d’équité basés sur les lignes directives de l’UICN et de la CDB
il ne s’agit pas d’un outil de diagnostic permettant d’explorer les
(IIED, 2020). Il s’agit d’un processus rapide permettant aux parties
causes profondes sous-jacentes des problèmes de gouvernance.
prenantes d’un site d’identifier les défis de gouvernance et les
Pour une évaluation approfondie, l’Évaluation de la gouvernance
actions potentielles permettant de les relever, et fournissant aux
des aires protégées et de conservation (EGAP) serait l’outil le plus
gestionnaires de niveaux supérieurs une évaluation de la qualité de
approprié (Franks et Booker, 2018; IIED, 2018) (voir la section
la gouvernance susceptible d’être utilisée pour la supervision de la
gestion, les rapports et le processus de Liste verte de l’UICN. suivante).
Comme pour de nombreuses méthodologies EfGAP, l’EGES génère 9.3.5 Évaluation de la gouvernance des aires
des données de notation à l’aide d’un questionnaire comportant protégées et de conservation (EGAP)
environ 40 questions (3 à 5 questions pour chaque principe).
L’EGAP est une évaluation multipartite destinée aux gestionnaires
L’EGES utilise un processus multipartite. L’activité principale
de sites, aux communautés vivant à l’intérieur et autour d’une aire
consiste en un atelier d’un à deux jours débutant par une évaluation
protégée ou de conservation, ou autres parties prenantes et ayant-
par groupes de parties prenantes de façon séparée, révélant ainsi
droits à l’échelle locale et nationale (Franks et Booker, 2018; IIED,
les différents points de vue des parties prenantes. Ces dernières
2018). L’objectif principal de l’EGAP est d’améliorer la gouvernance
discutent ensuite des raisons de toute différence de notation et
du site concerné et de toutes les activités de conservation et de
identifient les mesures visant à améliorer la gouvernance et l’équité
développement connexes.
susceptibles d’être prises par une ou plusieurs parties prenantes.
La méthodologie utilise une combinaison de : (i) entretiens avec
Le résultat d’une EGES comporte trois éléments principaux :
des informateurs clés et groupes de discussions afin d’identifier les
a) Profil du site : de l’aire protégée ou de conservation et questions forces et les défis en matière de gouvernance, ainsi que les
contextuelles liées à la gouvernance et à l’équité. possibilités d’action, et ii) ateliers avec les parties prenantes pour
discuter et valider les résultats et analyser les idées d’action pour De plus amples détails sur les méthodes et outils d’évaluation de la
améliorer la situation. Il existe une option supplémentaire : iii) un gouvernance les plus couramment utilisés sont disponibles dans
tableau de bord de la gouvernance à l’échelle du site visant à Campese et Sulle (2019).
fournir une évaluation quantitative des problèmes de gouvernance
liés au site et de la diversité des points de vue sur ces questions au
sein et entre les communautés. L’évaluation elle-même prend
9.4 Évaluations sociales
généralement de cinq à 10 jours, selon la taille du site et la La contribution des aires protégées à la réduction de la pauvreté,
logistique. Après l’évaluation, une phase d’action comprend un offrant des possibilités d’emploi et des moyens de subsistance aux
ensemble d’activités visant à soutenir les parties prenantes dans la personnes vivant dans et autour de celles-ci, a été notée par le
mise en œuvre des actions clés visant à améliorer la gouvernance PTAP de la CDB (CDB, 2004). Au mieux, les aires protégées
suggérées par l’évaluation. Un manuel d’utilisation détaillé est devraient dans tous les cas s’efforcer de réduire la pauvreté, et les
disponible (Booker et Franks, 2019). Pour un exemple de résultats coûts et avantages devraient être équitablement partagés
d’une EGAP, voir l’étude de cas de la Zambie (Encadré 9.6). (conformément à l’élément de répartition du cadre d’équité de la
CDB). En 2008, une étude a identifié plus de 30 méthodes
9.3.6 Indicateurs permettant d’évaluer les impacts sociaux des aires protégées
(Schreckenberg et al., 2010). Une méthodologie d’évaluation
Bien que l’ampleur d’une enquête soit un élément important,
sociale a été spécifiquement adaptée au contexte des aires
l’élaboration d’indicateurs réels, liés à l’évaluation de la
protégées à partir de cette étude. La méthodologie d’évaluation
gouvernance, est une caractéristique essentielle pour rendre
sociale des aires protégées (ESAP) est conçue pour aider les
compte efficacement de la gouvernance et de l’équité. Borrini-
gestionnaires d’aires protégées et autres parties prenantes à
Feyerabend et al. (2014) fournissent une longue liste d’exemples
comprendre et promouvoir les impacts sociaux positifs, tout en
d’indicateurs de gouvernance dans les annexes de la publication.
réduisant les impacts négatifs (Franks et al., 2018; IIED, s.d.).
Plus récemment, une étude mondiale a conduit à l’élaboration de
Comme l’EGAP, elle utilise une approche multipartite pour s’assurer
tels indicateurs et montre les résultats d’un grand nombre de pays
que toutes les parties prenantes et ayant-droits concernés soient
(ICCA Registry, s.d.; Zafra-Calvo et al., 2017). Le manuel EGAP
pleinement impliqués dans la conception de l’évaluation, la collecte
fournit un cadre pratique de principes et d’indicateurs (appelés
d’informations, l’interprétation des résultats et l’élaboration de
thèmes), qui constitue la base des méthodologies EGAP et EGES.
recommandations d’action. L’Encadré 9.8 donne un exemple des
résultats d’une ESAP au Kenya.
Participation effective des Les ministères dominent le processus Toutes les parties prenantes doivent s’asseoir
acteurs concernés à la prise de décisionnel lié à l’AGG et les communautés et dialoguer pour reconnaître la voix des
décisions n’ont donc que peu d’influence sur le communautés dans la prise de décision.
processus décisionnel.
Partage équitable des Les chefs traditionnels partagent les Le gouvernement aidera à sensibiliser les
avantages selon une stratégie ressources naturelles au sein de l’AGG avec chefs traditionnels au partage équitable des
de ciblage convenue par les la famille et les amis, oubliant les autres avantages entre chefs traditionnels et
acteurs concernés membres de la communauté. communauté
Transparence soutenue par un Les informations mettent beaucoup de Utilisez différentes méthodes pour partager les
accès rapide aux informations temps à parvenir aux membres de la informations avec les communautés (dépliants,
pertinentes communauté (par exemple, informations sur SMS , églises), ainsi que des canaux plus
les quotas de chasse) modernes de communication
Application équitable et Le gouvernement est réticent à expulser Augmentation des salaires des employés de la
efficace des lois et règlements certaines personnes empiétant dans l’AGG DNPW et des éclaireurs des villages, afin
car ils ont peur de perdre des voix d’aider à réduire les illégalités, telles que les
pourboires et les pots de vin
Source : Lubilo (2019).
© Grégoire Dubois
utilisées et les pays dans lesquels ces évaluations ont été menées
sont disponibles dans le rapport complet (voir les Figures 9.1 et 9.3).
ESAP
EGAP
Pays Superficie
EGES
Pays Superficie
© Grégoire Dubois
efficace ?
peut :
• permettre et soutenir une approche adaptative de la gestion des
L’efficacité de la gestion se rapporte à la façon dont les aires aires protégées ;
protégées sont gérées, et principalement à la mesure dans laquelle • contribuer à une allocation plus efficace des ressources entre les
la gestion est efficace pour conserver les valeurs et atteindre les buts sites et à l’intérieur de ceux-ci ;
et objectifs définis, tels que la protection de la biodiversité (Hockings • promouvoir la responsabilisation et la transparence par des
et al., 2008; Leverington et al., 2010). Les éléments spécifiques rapports sur l’efficacité de la gestion à l’intention des parties
d’une bonne gestion varient selon le contexte et les caractéristiques prenantes intéressées et du public ; et
de chaque aire protégée. Par exemple, une aire protégée
• aider à impliquer la communauté plus vaste des parties
communautaire isolée, avec peu de visiteurs, aura besoin de moins
prenantes, y compris les agences gouvernementales, les ONG et
de personnel et d’installations récréatives qu’une destination
les communautés locales, à constituer des groupes de soutien et
touristique emblématique.
à promouvoir les valeurs des aires protégées (Hockings et al.,
Toutes les aires protégées ne sont pas gérées efficacement pour 2008).
protéger les valeurs pour lesquelles elles ont été conçues, et la
Au fur et à mesure que la communauté mondiale de la conservation
qualité de la gestion de la plupart des aires protégées est mal connue
accordait une plus grande attention à la question de l’efficacité de la
(Geldmann et al., 2015). Des données suggèrent qu’il existe des
gestion et à la nécessité d’outils pour aider à l’évaluer, il est devenu
corrélations positives entre certains aspects de la gestion des aires
évident qu’avec une telle variété de systèmes et de contextes, la
protégées (comme le personnel et les budgets) et les résultats en
conception d’un seul outil d’évaluation ne serait pas pratique.
matière de conservation des espèces (Edgar et al., 2014; Geldmann
L’évaluation de l’efficacité de la gestion devait être adaptée aux
et al., 2013). Beaucoup de travail a été fait, au cours des 30 dernières
exigences particulières de chaque site, étant donné que chaque aire
années, pour définir les caractéristiques générales d’aires protégées
protégée présente une variété de caractéristiques biologiques et
bien gérées, puis pour mesurer dans quelle mesure des sites
sociales, de pressions et d’utilisations.
individuels correspondaient à ces standards. Ces caractéristiques
souhaitables ont été incorporées en tant qu’indicateurs dans des En 2000, la CMAP de l’UICN a élaboré un cadre visant à guider
méthodologies, telles que l’outil de suivi de l’efficacité de la gestion, l’élaboration de systèmes d’évaluation de l’efficacité de la gestion.
et ont constitué la base du « format commun de rapport » pour la Ce cadre a été mis à jour en 2006 et continue de constituer le cadre
compilation mondiale de données sur l’efficacité de la gestion auquel la plupart des approches EfGAP se rapportent
(Leverington et al., 2010). Plus récemment, le processus de la Liste conceptuellement (Coad et al., 2015). Le cadre identifie six
verte a entrepris un exercice détaillé et robuste pour élaborer des composantes principales, chacune associée à différents aspects de
normes mondiales pour les aires protégées, pouvant être adaptées l’efficacité de la gestion : contexte, planification, intrants, processus,
et interprétées pour différents pays. extrants et résultats (voir la Figure 10.1) (Hockings et al., 2008).
dans les pays pauvres, lorsque des personnes sont installées dans
on
Planification
o n
les aires protégées et lorsque les aires protégées n’étaient utilisées Résultats
Qu’avons-nous Où voulons-nous
ti
gestion Produits
Qu’avons-nous fait et Apports
quels produits ou
Qu’allons-nous faire en
ne
des thèmes importants pour la gestion des aires protégées, en termes de gestion ? e rt i
particulier : / P
uation
1) les problèmes de conception de sites individuels ou de systèmes Adéq
d’aires protégées ;
Source : Hockings et al. (2008, p. 12).
2) l’adéquation et la pertinence des systèmes et des processus de
gestion ; et
3) la réalisation des objectifs des aires protégées, y compris la
conservation de leurs valeurs (Hockings et al., 2008).
10.4 Base de données mondiale sur menaces, dans toutes les régions du monde (Leverington et al.,
2010; Nolte et al., 2010) (voir l’Encadré 10.1). Malheureusement,
l’efficacité de la gestion des cette analyse n’a pas été réalisée depuis 2010.
IBA Birdlife Évaluations des sites d’importance pour les oiseaux et la biodiversité - BirdLife
EoH Enhancing our Heritage / Valoriser notre patrimoine (principalement pour les sites naturels du
Patrimoine mondial)
AMP de l’océan Indien Évaluation des aires marines protégées de l’océan Indien occidental
occidental
soient entreprises de manière appropriée afin d’atténuer ces interprétés ou utilisés de manière inappropriée, par exemple par
risques (Hockings et al., 2008). Afin de soutenir la sélection et des comparaisons injustifiées (Campese et Sulle, 2019). Les
l’application des méthodologies, huit principes d’évaluation de résultats de l’évaluation peuvent également être limités par la
l’efficacité d’une bonne gestion ont été élaborés (Hockings et al., disponibilité et la qualité des données de référence. Une fois les
2015). résultats communiqués, il est également important que les
domaines d’amélioration identifiés soient pris en compte, et que
Les évaluations de l’efficacité de la gestion des aires protégées
suffisamment de fonds et de capacités soient disponibles pour
devraient être :
assurer un changement efficace pour répondre aux menaces, aux
1) inclues dans un cycle de gestion efficace, lié à des valeurs, des problèmes et aux défis identifiés dans les évaluations. Si ce n’est
objectifs et des politiques définis, ainsi que dans la planification pas le cas et que rien ne change, cela peut conduire à la
stratégique, la planification du parc et les cycles commerciaux complaisance et au découragement des gestionnaires d’aires
et financiers ; protégées, ainsi qu’à une diminution de l’intérêt pour la réalisation
2) pratiques à mettre en œuvre à partir des ressources disponibles, d’évaluations futures. Les évaluations et les processus permettant
avec un bon équilibre entre la mesure, les rapports et la gestion ; de les réaliser devraient aboutir à une gestion adaptative positive,
3) utiles et pertinentes pour améliorer la gestion de l’aire protégée, qui se traduira par une gestion plus efficace des aires protégées.
fournir des explications et montrer les tendances, et améliorer
la communication, les relations et la sensibilisation ;
4) logiques et systématiques, travaillant dans un cadre logique et 10.7 Intégrer l’efficacité de la
convenu, avec une approche équilibrée ; gestion à la gouvernance et
5) basées sur de bons indicateurs, holistiques, équilibrés et utiles ;
6) précises, fournissant des informations exactes, objectives,
aux évaluations sociales
cohérentes et à jour ; La plupart des méthodologies d’évaluation EfGAP n’abordent pas
7) coopératives et participatives, avec une bonne communication, en détail les questions de gouvernance ou d’équité sociale. Il existe
un bon travail d’équipe et une bonne participation des cependant une synergie substantielle entre les différentes
gestionnaires d’aires protégées et des parties prenantes à évaluations et beaucoup à gagner à les réaliser de façon simultanée.
toutes les étapes du projet, dans la mesure du possible ; et Toutes les méthodologies EfGAP analysent l’ampleur de la
8) axées sur une communication positive et opportune et la mise participation des parties prenantes, les menaces pour les aires
en œuvre des résultats. protégées, et certaines explorent également les avantages et les
aspects connexes des aspects sociaux de la gestion. Une
Les évaluations, bien que très techniques, sont aussi des processus
exploration plus approfondie de la gouvernance et de l’équité des
politiques et sociaux. Il est essentiel d’analyser qui participe au
aires protégées est disponible au Chapitre 4.
processus et quels points de vue seront inclus dans les résultats. Il
existe un risque que des personnes non-inclues puissent contester Certaines des normes et méthodologies développées intègrent des
les résultats, et leurs points de vue pourraient être très différents. éléments substantiels d’efficacité de la gestion à l’évaluation
Une compréhension des raisons sous-jacentes à la réalisation sociale et / ou de la gouvernance (Campese et Sulle, 2019), comme
d’évaluations est également importante pour assurer l’adhésion et c’est le cas de la Liste verte des aires protégées et de conservation
le soutien. Elles ne doivent pas être perçues comme un examen du (voir la Section 9.2).
rendement du personnel, car cela aurait une incidence sur
l’exactitude des évaluations. Il est également important d’examiner
attentivement la communication des résultats des évaluations.
Sans une communication efficace, les résultats peuvent être mal
10.8 Les EfGAP en Afrique orientale BIOPAMA (Campese et Sulle, 2019). Le rapport a analysé l’efficacité
de la gestion, la gouvernance et les évaluations sociales dans les
et australe aires protégées ou de conservation terrestres et / ou marines en
Afrique orientale et australe. L’accent a été mis principalement sur
L’analyse du pourcentage d’aires protégées disposant d’une
les méthodologies élaborées spécifiquement pour évaluer une ou
évaluation EfGAP dans la BD-EGAP (Figure 10.2) montre que
une combinaison de ces questions, et destinées à une utilisation
l’Afrique a fait un travail important dans ce domaine. Initialement,
répétée.
de nombreuses évaluations étaient liées aux exigences de
financement des donateurs, mais au fil des ans, de nombreux pays L’inventaire comprenait la BD-EGAP, ainsi que des études
de la région ont institutionnalisé les évaluations, et certains, dont universitaires et des évaluations complètes ou partielles contenues
Madagascar, l’Afrique du Sud et la Zambie, ont adapté l’outil OSEG dans des rapports plus généraux. Il comprenait également des
à leurs objectifs spécifiques. L’Afrique du Sud réalise des évaluations ayant été rapportées dans les réponses aux enquêtes
évaluations OSEG depuis un certain nombre d’années, utilisant les et aux entretiens, mais n’ayant pas été rapportées à la BD-EGAP.
objectifs de l’OSEG pour améliorer la gestion et comme un véritable En particulier, l’analyse incluait 294 évaluations OSEG en Afrique
moyen de résoudre les problèmes. du Sud en 2015, 2017 et 2019, sur la base des réponses d’enquêtes
(et de documents publiés) associées à des confirmations lors
Malheureusement, peu d’analyses des résultats de ces évaluations
d’entretiens de suivi selon lesquelles l’Afrique du Sud réalise des
sont disponibles pour comprendre quels étaient les résultats à
évaluations OSEG-AS au moins tous les deux ans (et dans certains
l’échelle de la région.
sites, chaque année) dans toutes les aires protégées terrestres
Depuis 1990, un changement s’est produit dans le monde en gérées par le gouvernement. Les évaluations d’impact propres à
termes de qui dirige les évaluations EfGAP. Initialement, la plupart des projet et les rapports d’examen préalable n’ont pas été inclus.
des évaluations étaient dirigées par des ONG, mais de 2010 à Bien que l’inventaire soit vaste, il n’est pas exhaustif. Toutes les
2014, une augmentation des efforts dirigés par des organismes évaluations répertoriées n’ont pas été inclues dans les analyses
gouvernementaux s’est produite (Coad et al., 2015). détaillées, car elles ne constituaient pas des évaluations complètes
utilisant des méthodes facilement reproductibles. Elles sont alors
Dans la BD-EGAP, 681 aires protégées disposent d’au moins une
classées comme « Autres ».
évaluation EfGAP en Afrique orientale et australe (Tableau 10.2).
Cela ne représente que 13% des aires protégées de la région. Bon En plus des types d’évaluation décrits ci-dessous, l’inventaire
nombre des aires protégées ont été évaluées plus d’une fois, ce qui comprenait des évaluations de la gouvernance et des évaluations
porte le nombre total d’évaluations à 1 510. La Figure 10.3 montre sociales réalisées dans des paysages abritant des aires protégées
le nombre d’aires protégées disposant d’évaluations EfGAP dans et de conservation, ainsi que des processus plus généraux et
la BD-EGAP en Afrique orientale et australe, tandis que la Figure novateurs impliquant des éléments de gouvernance et d’évaluation
10.4 montre le pourcentage d’aires protégées disposant sociale109. Les Protocoles communautaires bioculturels (PCB), par
d’évaluations EfGAP dans la BD-EGAP. exemple, « articulent les valeurs, les procédures et les priorités
déterminées par les communautés », y compris (le cas échéant) en
10.8.1 Inventaire des évaluations EfGAP en ce qui concerne les aires protégées et de conservation. Le
Afrique orientale et australe processus peut comprendre la description, la réflexion et la
reconnaissance de systèmes de gouvernance des territoires des
Cette section du rapport s’appuie grandement sur l’analyse
peuples autochtones et des communautés locales, ainsi que des
réalisée par Jessica Campese et Emmanuel Sulle dans leur rapport
droits et responsabilités connexes. Des PCB ont été mis en place
intitulé Management Effectiveness, Governance and Social
dans plusieurs pays de la région, notamment au Kenya, à
Assessments of Protected and Conserved Areas in Eastern and
Madagascar, en Namibie et en Afrique du Sud (voir le site web de
Southern Africa: a rapid inventory and analysis to support the
Natural Justice).
BIOPAMA programme and partners, préparé pour le programme
109 Il existe également de nombreuses expériences et ressources connexes qui n’ont pas été inclues dans l’inventaire car, bien que pertinentes pour le sujet, elles ne comportaient
pas d’évaluation en soi. Cela comprend des études de cas en Afrique orientale et australe inclues dans le Registre des APAC.
110 https://biopama.org/node/349
Figure 10.2 : Pourcentage de couverture des évaluations de l’efficacité de la gestion par région
Note : Pourcentage de couverture de toutes les aires protégées par région, évaluées quant à leur efficacité de gestion à l’aide de différents outils d’Efficacité de la gestion des aires
protégées (EfGAP)
Figure 10.4 : Pourcentage d’aires protégées possédant des évaluations EfGAP dans la BD-EGAP
Figure 10.5 : Évaluations EfGAP répertoriées en Afrique orientale et australe par méthodologie / outil (total :
2 878)
OSEG (2 224) SAPM (14)
Méthodologie EfGAP inconnue (200) EoH (7)
Surveillance des IBA de BirdLife (200) AMP de l’océan Indien occidental (2)
SMART (109) OIEG (1)
RAPPAM (80) SGBD / SMART (1)
Rapport Perspectives du Patrimoine mondial (47) OSEGAP (1)
IEG (44)
Figure 10.10 : Résultats d’efficacité de la gestion des aires protégées évaluées en Afrique de l’Est
Basique (50-66%)
Basique - déficiences majeures (33,3-50%)
Inadéquate (<33,3%)
Robuste (>66%)
Note : les aires protégées ont été classées en fonction de leurs scores moyens d’efficacité de la gestion (entre parenthèses) selon l’évaluation la plus récente.
Source : BIOPAMA (2017).
Note : les aires protégées ont été classées en fonction de leurs scores moyens
d’efficacité de la gestion (entre parenthèses) selon l’évaluation la plus récente.
Source : développé par BIOPAMA à partir des données de la BD-EGAP
Afin de déterminer quels aspects de la gestion des aires protégées des parties prenantes ont été évalués comme relativement
sont les plus efficaces, une analyse plus approfondie des robustes, mais cela ne se reflétait pas dans les effets positifs de
évaluations a été effectuée pour obtenir des scores moyens pour l’aire protégée sur les communautés locales.
les indicateurs principaux, de façon individuelle (voir Figure 10.12).
Des évaluations ont également été entreprises à l’échelle de pays.
L’analyse est basée sur l’évaluation la plus récente disponible pour Par exemple en 2014, l’Afrique du Sud a réalisé une analyse de
chaque aire protégée. Les indicateurs présentant moins de 20 l’efficacité de la gestion de ses aires marines protégées (Chadwick
échantillons ont été retirés de l’analyse. et al., 2014). Celle-ci a mis en évidence un certain nombre
d’améliorations par rapport à l’analyse précédente, en 2009,
Dans l’ensemble, la planification est apparu comme l’élément le
notamment des programmes de suivi, le renforcement des
plus robuste de la gestion, en particulier pour les aspects de
capacités d’application de la loi et l’amélioration de la participation
création de sites, tandis que la planification de la gestion est
des parties prenantes. Elle a, en outre, noté que les budgets, les
apparue comme un peu plus faible. En matière d’intrants, les
processus administratifs, les réglementations inadéquates, la
indicateurs reflétant la disponibilité de financements et de matériel
disponibilité de personnel qualifié dans les AMP et l’élaboration de
figuraient parmi les aspects les plus faibles de la gestion. Certains
plans stratégiques étaient toujours déficients.
indicateurs ont révélé des résultats mitigés. Par exemple, la
gouvernance, le leadership et la participation des communautés et
Figure 10.12 : Résultats moyens pour les indicateurs principaux des évaluations les plus récentes
111 François Barnard et Kathleen Fitzgerald (Conservation Capital) ont largement contribué à cette section.
12% 6% 8%
Figure 10.14 : Répartition des revenus générés en interne dans sept pays (Afrique du Sud, Eswatini,
Éthiopie, Kenya, Namibie, Tanzanie et Ouganda)
Revenus du tourisme
Revenus de la chasse
Boutiques / vente de marchandises
Vente de récoltes de produits naturels
Crédits carbone, compensations de biodiversité, autres PSE
Frais de tournage et de photographie, marathons
Autres
© Wilderness Safaris
112 Ce graphique a été développé par Conservation Capital à l’aide des sources de données suivantes : rapports financiers et annuels du Service de la faune du Kenya, de Parcs
nationaux de Tanzanie, de Parcs nationaux d’Afrique du Sud, de la Commission nationale de fiducie d’Eswatini, de l’Autorité éthiopienne de conservation de la faune, de l’Autorité
ougandaise de la faune et de la Association namibienne de gestion communautaire des ressources naturelles. La catégorie « Autres » comprend, lorsqu’elle est spécifiée, la
location d’équipement et d’installations, les intérêts et redevances reçus, les contraventions du parc, les frais de garage et de main-d’œuvre, les frais de sauvetage, la recherche
et autres revenus.
© Wilderness Safaris
Encadré 10.4 : Impact de la pandémie de COVID-19 sur les aires protégées en Afrique orientale
et australe
La pandémie de COVID-19 a généré une crise urgente pour la subsaharienne. Il existe une menace liée à l’utilisation accrue
gestion des aires protégées en Afrique orientale et australe. et non durable des ressources naturelles, ainsi que la possibilité
d’une augmentation du braconnage commercial. Ces menaces
La pandémie a déjà entraîné une cascade d’impacts immédiats
sont inversement proportionnelles aux apports financiers qui
sur les aires protégées, tels que :
sous-tendent la conservation et la gestion des aires protégées.
• la fermeture des aires protégées aux tourisme et aux Le soutien financier de toutes les sources actuelles, y compris
loisirs ; les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, les donateurs
• une baisse des effectifs du personnel des parcs, du fait des privés et fortunés, ainsi que l’industrie touristique, sera
cas d’isolement ; probablement réduit.
• une éducation des patrouilles des gardes forestiers en Bien qu’il puisse exister certains avantages associés à l’arrêt
raison de la réduction des effectifs, susceptible d’entraîner du tourisme, tels qu’une réduction de la sur-fréquentation dans
une augmentation des activités préjudiciables à les écosystèmes délicats, la crise financière à laquelle sont
l’environnement ; confrontées les aires protégées, quelle que soit leur forme de
• des impacts directs potentiels sur certaines espèces gouvernance, ne saurait être sous-estimée. Les
menacées charismatiques, comme les grands singes ; recommandations formulées dans ce rapport concernant la
diversification des sources de revenus pour la gestion des
• la suspension des programmes courants de gestion et de
aires protégées sont de plus en plus urgentes à mettre en
restauration.
œuvre dans le contexte de cette crise mondiale.
La pandémie est associée à une crise économique mondiale.
À mesure que cette crise s’installe, les niveaux de pauvreté Contribution de Leo Niskanen (UICN, ESARO).
sont susceptibles d’augmenter, en particulier en Afrique
11.1 Gestion collaborative des aires certaine confusion, des conflits et des coûts de transaction élevés.
Dans certains cas, les accords de cogestion ont évolué à partir de
protégées partenariats de soutien financier et technique s’étant avérés
insuffisants pour atteindre les objectifs des partenaires. Comme
Les aires protégées sont reconnues à l’échelle mondiale comme le
dans le modèle délégué, l’investissement supplémentaire lié aux
moyen le plus efficace de conserver la biodiversité et les biens
modèles de cogestion amènent souvent le partenaire non
culturels associés, ainsi qu’un moyen important de promouvoir un
gouvernemental à rechercher un plus grand pouvoir décisionnel, et
développement rural durable. Dans toute l’Afrique orientale et
le partage de ce pouvoir rend les deux partenaires responsables
australe, de vastes aires protégées ont été destinées à la
l’un envers l’autre.
conservation. Ces aires protégées soutiennent une biodiversité
d’une valeur mondiale substantielle, y compris la plus grande Des partenariats d’appui financier et technique sont présents dans
abondance mondiale de mégafaune (Ripple et al., 2016). En le plus large nombre de pays et de contextes. Ce modèle a été, de
moyenne, dans toute l’Afrique subsaharienne, le financement des loin, le plus important en Afrique pendant de nombreuses
États est bien inférieur au minimum recommandé de USD 500 à décennies, et plusieurs répondants ont indiqué que le passage à
900 par km2 (Lindsey et al., 2017). Des fonds importants de des modèles plus décentralisés comme la cogestion et la gestion
donateurs existent pour certaines aires protégées, mais dans de déléguée était le résultat d’une longue expérience avec le modèle
nombreux cas, la capacité de gérer efficacement ces fonds est de soutien financier et technique et son incapacité, dans de
insuffisante pour atteindre les objectifs de l’aire protégée (O’Connell nombreuses circonstances, à atteindre les résultats souhaités.
et al., 2019). Néanmoins, il s’agit toujours du modèle le plus courant et le plus
répandu, et lorsqu’il est bien mis en œuvre dans les contextes
L’établissement de partenariats de gestion collaborative avec des
appropriés, il peut s’avérer très efficace.
organisations non gouvernementales peut constituer un mécanisme
important pour surmonter ces défis, et son importance a augmenté Le manque d’autorité des associations à but non lucratif en matière
dans l’ensemble des aires protégées d’Afrique orientale et australe. de gouvernance et de prise de décision de gestion qui caractérise
Il existe aujourd’hui de nombreux exemples de partenariats de ces partenariats est le résultat de divers facteurs. Premièrement,
gestion collaborative pour la gestion des aires protégées, et toute dans certains pays (comme le Botswana, le Kenya, la Namibie, la
une variété de modèles différents a vu le jour. Tanzanie et l’Afrique du Sud), l’État dispose d’une capacité, d’un
financement et d’un engagement importants en matière de gestion
Une analyse récente les a classés en différents modèles (Baghai et
des aires protégées, et en particulier des parcs nationaux. Dans
al., 2018) et en deux catégories : selon leur gouvernance (qui a le
ces pays, le soutien financier et technique est logique lorsqu’il
pouvoir d’établir des priorités et des stratégies globales, ainsi que
existe un engagement solide du gouvernement pour une gestion
la manière dont ces décisions sont prises), et selon leur gestion (les
de base de l’aire protégée, mais qu’il existe des menaces
opérations quotidiennes et la mise en œuvre sur le terrain) (Borrini-
spécifiques, des défis, voire des opportunités, que le gouvernement
Feyerabend et al., 2014) (voir le Tableau 11.1).
n’est pas en mesure de relever seul et que les organisations à but
L’analyse entreprise par Baghai et al. consistait en une série non lucratif peuvent soutenir. Deuxièmement, comme l’ont révélé
d’entretiens semi-structurées et en un atelier visant à développer le les entretiens, certains pays peuvent être réticents à s’engager
cadre et comprendre le contexte dans lequel chaque modèle s’est dans des modèles impliquant un partage ou une délégation de
développé, ainsi que les forces et faiblesses de chacun.113 pouvoir en raison de sensibilités politiques et postcoloniales.
Des modèles de gestion déléguée ont toujours existé dans les aires Troisièmement, certaines organisations à but non lucratif ne
protégées les plus gravement sous-dotées en ressources, dans disposent pas des ressources ou de l’expertise nécessaires pour
des situations difficiles (comme l’extrême éloignement ou assumer d’importantes responsabilités de gestion. Enfin, certaines
l’instabilité politique), lorsque la capacité et les ressources des organisations à but non lucratif estiment que leur rôle est de
autorités nationales chargées de la faune sauvage sont soutenir (et non de supplanter) l’État, considéré comme l’autorité
extrêmement faibles, et lorsque les revenus du tourisme sont de gestion appropriée pour les aires protégées, même lorsque la
faibles ou inexistants et que les populations sauvages ont été capacité est faible.
gravement réduites ou sont en danger de l’être. De telles
Certains des modèles de cogestion dans la région incluent :
circonstances extrêmes exigent un apport important de ressources
et d’expertise technique, et constituent donc des candidats idéals • En Éthiopie, le projet de conservation Bale Mountains - Société
à une gestion déléguée. Plus récemment, cependant, Parcs zoologique de Francfort (FZS-BMCP) a été créé en 2005 pour
Africains s’est vu déléguer la gestion d’aires protégées de plus fournir tous les aspects du soutien à la gestion du Parc national
grande envergure, suggérant la possibilité que certains États soient des monts Bale (développement de l’écotourisme,
de plus en plus disposés à utiliser ce modèle. Les modèles de sensibilisation communautaire, utilisation durable des
cogestion offrent un partage plus équitable des responsabilités de ressources naturelles, opérations et gestion écologique). En
gestion que les accords de gestion déléguée. Ils peuvent permettre 2007, le Président de la région Oromia a ratifié le Plan de
aux partenaires de capitaliser sur leurs forces uniques, combinant gestion général décennal du parc. FZS-BMCP travaille
la légitimité politique et les connaissances locales de l’État avec actuellement en partenariat avec les autorités à la mise en
œuvre de ce plan. Grâce à un nouveau soutien financier de KfW, de Banhine, dans la Province de Gaza, pour lutter contre le
FZS a mis à jour son accord de cogestion avec le gouvernement braconnage (Wright, 2018). En outre, APN possède un accord
afin d’améliorer la gestion et la gouvernance du parc. La délégué sur le Parc national de Bazaruto.
Fondation African Wildlife a conclu un accord similaire pour un
• Au Zimbabwe, le Parc national de Gonarezhou est régi par le
soutien au Parc national des monts Simien.
Gonarezhou Conservation Trust, dont les administrateurs sont
• Au Rwanda, le RDB a conclu un accord de gestion déléguée nommés par l’Autorité de gestion des parcs et de la faune du
avec Parcs Africains pour la gestion du Parc national d’Akagera. Zimbabwe et FZS, représentés à parts égales. Développé grâce
Depuis, Parcs Africains et le RDB ont réintroduit des espèces à une solide relation de soutien de neuf ans de la FZS à
sauvages et développé des installations touristiques Gonarezhou, le Trust est directement responsable de la gestion
commercialement viables. Le Rwanda espère que le du parc sur une période de 20 ans, et est devenu pleinement
développement du Parc national d’Akagera aidera le pays à responsable en 2017.
diversifier ses produits touristiques du seul tourisme des gorilles
• À travers l’Afrique. Parcs Africains est une organisation de
et à garder les touristes au Rwanda plus longtemps.
conservation à but non lucratif créée en 2000, qui assume
• Au Mozambique, un accord de cogestion intégrée a été établi l’entière responsabilité de la réhabilitation et de la gestion à long
après la guerre civile pour la gestion de la Réserve nationale de terme des parcs nationaux, en partenariat avec les
Niassa, entre le gouvernement et une société privée gouvernements et les communautés locales. Elle gère
mozambicaine représentant principalement une personne actuellement 17 parcs nationaux et aires protégées (dont 10 en
fortunée. Ce partenariat, Sociedade para a Gestão e Afrique orientale et australe) dans 11 pays, couvrant environ 14
Desenvolvimento da Reserva do Niassa, a été principalement millions d’hectares.
soutenu par Fauna & Flora International et a pris fin en 2012. À
Les gouvernements ayant conclu ces accords de gestion
la fin de 2019, Wildlife Conservation Society (WCS) tentait de
optimisent stratégiquement les relations avec les partenaires. En
conclure un accord bilatéral de cogestion pour la réserve. En
sélectionnant des partenaires appropriés et compétents, les
outre, différents partenaires du secteur privé et des ONG ont
autorités chargées des aires protégées peuvent augmenter les
conclu des accords de gestion pour des concessions dans
revenus pour les aires protégées et le système dans son ensemble,
l’ensemble de la réserve. Dans un autre exemple, la Fondation
en tirant parti des compétences, de l’expérience et du capital des
Carr a signé un accord de gestion avec le gouvernement
partenaires, et en combinant les différentes compétences
mozambicain en 2008 pour restaurer et protéger le Parc national
apportées par chaque partenaire. En outre, cela contribue à réduire
de Gorongosa en tant que source de revenus touristiques pour
les risques en impliquant d’autres partenaires, ce qui attire un
la population locale. Deux accords ont été signés en 2019 avec
certain nombre de grands bailleurs de fonds bilatéraux et
la Fondation Peace Parks pour fournir une assistance technique
multilatéraux.
et financière à la Réserve spéciale de Maputo pour le
développement du tourisme, et pour soutenir le Parc national
11.2 Renforcement des capacités axée sur des données à grande échelle en temps (quasi) réel,
offrant un niveau de détail élevé. L’adoption de nouvelles
pour les aires protégées et de technologies peut améliorer la connaissance de la situation en
conservation temps réel pour faciliter les capacités de commandement et de
contrôle. L’impulsion initiale pour cela est venue d’une exigence de
Le renforcement des capacités et des institutions est essentiel protection et d’application de la loi, mais l’accent est mis
pour permettre aux autorités chargées des aires protégées aujourd’hui sur des besoins plus généraux de gestion des aires
d’atteindre leurs objectifs (EU, 2015). Diverses institutions dans la protégées.
région disposent d’un mandat et se concentrent spécifiquement
sur le renforcement des capacités, notamment : le Collège de Les gestionnaires d’aires protégées ont toujours été lents à adopter
gestion de la faune africaine (Mweka) en Tanzanie, le Collège de la la technologie, en grande partie du fait d’un historique de résultats
faune d’Afrique australe en Afrique du Sud (voir l’Encadré 11.1), la décevants. La technologie adaptée aux environnements
Faculté de conservation de la faune de l’Université pour le commerciaux ou de consommation de masse n’est souvent pas
leadership africain au Rwanda, l’Université namibienne des assez robuste pour les conditions environnementales difficiles des
sciences et de la technologie, anciennement connue sous le nom aires protégées. En outre, une technologie robuste est souvent
d’Université polytechnique de Namibie, le RCMRD Nairobi et le hors de portée des budgets disponibles pour les gestionnaires
Centre pour l’excellence en matière de biodiversité et de gestion d’aires protégées. Des technologues bien intentionnés ont fait don
des ressources naturelles au Rwanda, entre autres. Ces institutions de technologie appropriée, mais sans fournir de plans d’entretien
innovent et élargissent leur gamme de formations en réponse aux ou de durabilité à long terme, entraînant une utilité de courte durée.
besoins exprimés par les gouvernements et les organisations de La situation a commencé à changer en Afrique au cours des cinq
conservation. dernières années, à mesure que les gestionnaires d’aires protégées
s’affirment en tant que consommateurs de technologie et qu’un
11.3 Rôle de la technologie dans la groupe de technologues dédiés à la mission de conservation de la
gestion des aires protégées115 faune émerge. Aujourd’hui, les gestionnaires se posent les bonnes
questions sur les exigences en matière de capacité en personnel,
Au cours des 10 dernières années, les défenseurs de coûts de maintenance, plans d’affaires à long terme, exigences en
l’environnement se sont de plus en plus concentrés sur l’utilisation matière de connectivité, et besoins de formation et de soutien. Ils
de la technologie pour résoudre les problèmes de conservation de sont mieux préparés à refuser des solutions qui ne soient pas en
la faune sauvage. La promesse de la technologie est une gestion phase avec les réalités des problèmes de gestion des aires
114 Ashwell Glasson du Collège de la faune d’Afrique australe a contribué à cette étude de cas.
115 Ted Schmitt (Vulcan) a contribué à cette section.
Figure 11.1 : Quadrant de l’application de la technologie dans les aires protégées d’Afrique
200+ <20
Parcs éclaireurs
Technologie appliquée
Source : contribution de Ted Schmitt (Vulcan).
EarthRanger est un logiciel en ligne qui collecte, intègre et Le suivi des habitats, y compris l’utilisation du paysage par la
visualise les données historiques et en temps réel disponibles faune sauvage, au moyen de données de suivi et de
dans une aire protégée : faune, rangers, informations spatiales déplacements, de capteurs et de rapports permet une
et détection des menaces.* EarthRanger permet aux planification et une gestion de l’utilisation des terres basée sur
gestionnaires d’aires protégées et aux rangers de prendre des les données. Big Life, un groupe de conservation de la faune
mesures immédiates et proactives pour prévenir et atténuer les basé dans l’écosystème Amboseli au Kenya, a créé des
incidents liés aux menaces. L’utilisation d’une salle d’opérations couloirs permettant à la faune de se déplacer entre les aires
centrale avec visualisation en temps réel est apparue avec protégées. Afin de s’assurer que les autorités puissent
EarthRanger, en tant que système nerveux central des maintenir les corridors et suivre la fréquence à laquelle la faune
opérations dans les aires protégées. les utilise, le personnel d’Amboseli utilise EarthRanger pour
consolider les données produites par diverses technologies et
Les données issues de la technologie sur ce qui se passe dans
les visualiser sur une carte intuitive.
une aire protégée associées à EarthRanger agissent comme un
multiplicateur pour les opérations de sécurité, avec une Les organisations de gestion des aires protégées de plus de 30
capacité de visualisation permettant aux gestionnaires aires protégées dans 13 pays d’Afrique utilisent désormais
d’acquérir une compréhension approfondie en temps réel des EarthRanger pour sécuriser leurs sites, atténuer les conflits
activités liées au braconnage et autres menaces pour les homme-faune et gérer leurs écosystèmes.
habitats. En Tanzanie, par exemple, la réserve de Grumeti
* Pour plus d’informations, veuillez consulter :
utilise EarthRanger pour suivre les mouvements des rangers
https://earthranger.com.
lors des patrouilles et réagir aux incidents d’incursion. Le suivi
est couplé avec des pièges photographiques qui détectent les Contribution de Ted Schmitt (Vulcan).
© Wilderness Safaris
processus écologiques, des gènes aux communautés, dans bonne planification des redistributions futures des espèces et des
l’ensemble des systèmes terrestres, d’eau douce et marins. Ces habitats peut aider à maintenir et à améliorer les garanties de
changements provoquent des altérations écologiques à grande biodiversité, afin de préserver les services écosystémiques et de
échelle, car les espèces sont obligées de se déplacer pour trouver réduire la menace d’extinction. Le projet SPARC (Aménagement du
un nouvel habitat convenable. Les aires protégées et de territoire pour la conservation par zone en réponse aux
conservation sont l’un des outils les plus efficaces pour la changements climatiques), par exemple, a identifié des sites
protection de la biodiversité. Cependant, la plupart de ces sites ont terrestres prioritaires afin de réduire les risques climatiques en
été choisis sans tenir compte des impacts climatiques futurs. Une Afrique subsaharienne (voir l’Encadré 11.5).
© Wilderness Safaris
12 Recommandations
transfrontalière et sectorielle d’Afrique orientale et australe est nécessaire pour aider à dresser
un tableau régional de l’état de l’efficacité de la gestion et de la
pour faire face aux menaces gouvernance équitable, ainsi que pour guider les interventions
existantes et émergentes futures.
Alliance for Zero Extinction (AZE) Secretariat (s.d.). AZE [site web] . http://zeroextinction.org/.
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of_TFCA_initiatives_between_SADC_Member_States
Annexe 2. Statistiques régionales sur les aires protégées et de conservation en Afrique orientale et australe ......................................220
A2-Tableau 3. Catégories de gestion de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe.............221
A2-Tableau 4. Type de gouvernance de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe..............222
A4-Tableau 1. Représentativité écologique des aires protégées d’Afrique orientale et australe ..................................................227
Annexe 5. Instruments juridiques soutenant l’équité et la gouvernance non-étatique des aires protégées............................................228
Annexe 6. Aires protégées et de conservation selon les catégories de gestion de l’UICN par pays.......................................................230
Annexe 7. Aires protégées et de conservation selon les types de gouvernance de l’UICN par pays......................................................236
% de la superficie
Superficie % de la superficie terrestre couverte
terrestre couverte terrestre couverte par les aires % de la superficie
Nombre d’aires par les aires par les aires protégées et de terrestre protégée
Pays protégées* protégées (km2*) protégées* conservation** et connectée***
Angola 13 87 507 6,97% 12,50% 2,56%
Botswana 22 169 370 29,14% 29,10% 18,37%
Comores 5 173 10,15% 22,00% 10,21%
Djibouti 3 344 1,57% 1,34% 1,34%
Érythrée 4 5 936 4,87% Aucune 3,21%
correspondance
Eswatini 14 738 4,26 3,90% 2,7%
Éthiopie 104 200 074 17,62% 14,00% 8,28%
Kenya 391 72 545 12,36% 8% 5,55%
Lesotho 4 80 0,26% 0,50% 0,24%
Madagascar 109 33 242 5,59% Aucune 1,7%
correspondance
Malawi 133 27 190 22,88% 15,12% 11,39%
Maurice 15 97 4,73% 4,00% 3,41%
Mozambique 42 170 662 21,57% 26,00% 8,87%
Namibie 146 313 534 37,89% 17,00% 28,08%
Rwanda 10 2 320 9,11% 10,10% 5,75%
Seychelles 10 242 49,64% 46,60% 36,96%
Somalie 20 0117 0,00% 0,80% n/a
Afrique du Sud 1 444 102 060 8,34% 12,96% 2,47%
Soudan du Sud 27 98 214 15,50% 13,00% 6,65%
Soudan 19 42 698 2,28% 5,80% 1,17%
Tanzanie 709 361 594 38,17% 54,60% 21,55%
Ouganda 712 39 059 16,06% 18,00% 6,66%
Zambie 635 286 161 37,87% 37,80% 16,28%
Zimbabwe 232 106 837 27,21% 28,00% 19,76%
TOTAL 4 821118 2 120 112119 16,54% n/a n/a
Sources : *Base de données mondiale des aires protégées (UNEP-WCMC et IUCN, 2019a); ** Rapports nationaux à la Convention sur la diversité biologique. *** CE CCR/DOPA (2019).
Note : voir le Chapitre 8 pour plus d’informations sur les rapports nationaux à la CDB, de 2014 à 2019.
117 La Somalie ne dispose que de données ponctuelles, sans aucune superficie rapportée, de sorte que le pourcentage de couverture des aires protégées ne peut être calculé.
118 Ce tableau contient deux aires protégées transfrontières, relevant de quatre pays (Lesotho/Afrique du Sud et Zambie/Zimbabwe). Chaque site est compté une fois dans le total
de chaque pays. Cependant, chaque site n’est compté qu’une seule fois dans le nombre total pour la région.
119 Calculé directement à partir de la Base de données mondiale des aires protégées, plutôt que d’une simple somme de toutes les superficies des pays.
Angola 1 24 0 0,0%
Comores 3 37 0 0,02%
Érythrée 0 0 0 0,0%
Maurice 29 50 0 0,0%
Somalie 1 0 0 0
Note : voir le Chapitre 8 pour plus d’informations sur les rapports nationaux à la CDB, de 2014 à 2019.
A2-Tableau 3. Catégories de gestion de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale
et australe
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 155 384 507
120 Il ne s’agit pas d’une nouvelle couverture par catégorie de gestion. Certaines des aires protégées se chevauchent et pourraient avoir des catégories de gestion de l’UICN
différentes. Si deux aires protégées couvrent un même emplacement mais ont des catégories de gestion différentes, les deux catégories sont comptées.
121 Il ne s’agit pas d’une nouvelle couverture par type de gouvernance. Certaines de ces aires protégées se chevauchent et pourraient avoir des types de gouvernance différents. Si
deux aires protégées couvrent un même emplacement mais ont des types de gouvernance différents, les deux types sont comptés
122 Le rapport principal comprend déjà le Tableau 4.2 avec tous les sites naturels et mixtes du Patrimoine mondial, ainsi que l’Encadré 2.3 sur les Zones clés pour la biodiversité
Écorégions Écorégions
avec <75% de Écorégions exclusives à la
Nombre superficie dans la avec 75-99% de super- région
Protection d’écorégions région ficie dans la région
0 9 5 0 4
0,01 à 4% 7 3 0 4
4 à 8% 14 2 2 10
8 à 12% 8 0 1 7
12 à 17% 11 4 1 6
>17% 37 4 6 27
Source : EC JRC/DOPA (2019).
Écorégions Écorégions
avec <75% de avec 75-99% de Écorégions
Nombre superficie dans la superficie dans la exclusives à la
Protection d’écorégions région région région
0 9 0 7 2
0,01 à 5% 10 2 3 5
5 à 10% 5 1 1 3
>10% 6 0 3 3
Source : EC JRC/DOPA (2019).
La Loi de gestion et coordination environnementale (1999, révisée en 2012) et la Loi sur la conservation et gestion
des espèces sauvages (WCMA) 2013 permettent des servitudes de conservation des terres.
Mozambique Droit foncier (Loi 19/97)
L’article 24 (p. 1301) reconnaît le rôle des communautés locales dans la gestion des ressources naturelles et la
résolution des conflits, entre autres. La loi autorise également la chasse avec un simple permis
La Loi sur les forêts et la faune sauvage couvre la protection des normes et pratiques coutumières : valeur historico-
culturelle et utilisation des terres; exploitation sous licence
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 1 0,00%
Non rapporté 1
Source : UNEP-WCMC et IUCN (2019f).
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 18 75,76
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 16 10,91
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 7 4,00
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 3 0,71
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 1 2,94
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 6 0,00
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 13 30,33
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 3 13,57
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 19 3,02
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 13 12,74
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 36 49,11
VI. Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles 19 17,79
* L’Eswatini rapporte des informations supplémentaires qui ne figurent pas encore dans la BDMAP. Tous les pays n’ont pas été mis à jour dans la BDMAP avant la publication
du présent rapport. Les pays sont encouragés à mettre à jour leurs données SIG et tabulaires dans la BDMAP dans tous les cas où leurs données ne correspondraient pas à
celles du présent rapport.
* D’autres sites signalés par le Mozambique ne figurent pas encore dans la BDMAP. Tous les pays n’ont pas été mis à jour dans la BDMAP avant la publication du présent rapport.
Les pays sont encouragés à mettre à jour leurs données SIG et tabulaires dans la BDMAP dans tous les cas où leurs données ne correspondraient pas à celles du présent rapport.