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Ingénieries - EAT - 1995 ‘Spécial Risques naturels p. 7 8 16 Connaitre les inondations : l’exemple de la Bourbre (Isére) cau et sa gestion nlone pas fini de faire parler delle. Preuve en est les innom- brables rappels ordre sue a des caras crophes naruteles argementrelayées dans les médias ces dernizres années. 1992: crue de Vaison ls Romaine, 1993 :sécheresse dans le sud dela France, 1994 :inondations généralisées dans le nord de la France, 1995 : inondations dans le nord de Europe... pour nen citer que quelques cxemples ! C'est dire sans doute que les nombreux aménagements réalisés sur les cours d'eau rvont pasaweint!effcacité souhaité en terme de gestion de la ressource en eau et des risques asociés Toute gesion repose nécessairement sur une con- préalable du systéme que 'on cherche & maltriser. Il est done important de disposer des outils pertinents qui donnent accis 8 cette eon- naissance et permettent un aménagement raisonné des systemes concerns En matitrede risqued inondation,quirvestqulune parte du probleme de laménagement des cours d'eau, nous allons voir & partir de exemple du bassin versant dela Bourbre, dansle département de Ilstre, une mise en forme des connaissances hhydsologiques, hydrauliqueser socio-économiques qui peemec identifier un schéma d'aménagement pertinent et peut servir véritablement d’outil de {gestion pour les personnes zesponsables del'amé: agement du terrtoire. La méthode utilisé esta ‘méthode Inondabilcé, permescant une présenta- ‘ion cohétente sous une forme cartogeaphique du risque d'inondation. Rappels sur le risque d’inandation et faménagement des riviéres w= Risque, resource, miliew Toute rivitre esc un systeme complexe qui repré sente une ressource en eau indispensable & bien des activités humaines et bicn des fonctions na turelles et abrite un écosystéme spécifique, li méme source de richesse environnementale et éventuellement économique (tourisme...). Leris- ‘que qui y ext associé, résulve de la variabilité nacu- relle du systéme, elle-méme conséquence des variations climariques interannuelles normale. lI est aussi produit par les conflis entre usage an- thropique ec les debordements épisodiques sures terrains situés en bordure de ce qu'il est conven. df appeerlelic mineus de laivtre. En conséquence, une rvidee ne devrait pas étre considérée comme limitée & son lic mincur ec la notion d'aménage- ‘ment intérese toute a valle, litmineuret lic majeur compris. De méme, on ne devrait jamais oublier le fac que les aménagements destinés& régler un probléme de risque aurone nécessairement une incidence surla resource en eau et le milieu qui y En dernier lieu, ls lois de 'hydeologie eappellent ‘quel'cau qui passe danslarvidrees: ls consequence des pluies rombeées sur l'ensemble de son bassin versant :Cestliccéralement un volume qui rombe du ciel qui est imposé au systtme. Les los de hy- draulique montrent ensuite que Von ne fait que cansférer dans le temps et espace le volume en Olivier Gilard Olivier Gilard Comogref 3 bis quo! Chouveau 220 69336 lyon Cedex 09 7 Ingéniries~EAT= 1995, $$$ 0. Gilard Spécial Rsques notre question : il faue donc trouver une échelle de 1 solusion des problémes adaptée a ces transfers est le bassin versant dans son ensemble quia eé judicieusement eetenu et mis en avant pat la Joi sur 'Eau de 1992, en particulier = Le risque d’inondation Définition Le risquednondation se traduic pas le ii qu'une rivitre qui déborde peut causer quelques dégats, plus ‘ou moins pénalisants er codteux, c parfois méme présenter un danger pour les hommes. On voit apparaitre deux notions distinct dans certe défi nition, Une rivigre qui déborde traduit un phéno- mine naturel peésentancun caractrealéacoite est la composante « ALEA » du risque. Le fait qu'elle cause des dégits, radu le fait que le liew oi se produit ce phénoméne y est plus ou moins sensi ble: esa composante appelée « YULNERABL LITE ». Lanotion de RISQUE » ésuleedonc de ‘es deux paramitres fondamentalement difféents que sont la vulnérabilité et 'léa. La notion de ts- que ext spatialisée : pour qu'une parcelle donnée soit «A risque », il faue que Valéa auqual elle xt soumise soit incompatible avecsa vulnérabilité ou, inversement, que la vulnérbiltéqu‘on li affeere soit incompatible avec aléa quelle subic! De plus, ilestelairque laléa commela vulnérabi- lité sont des nosions concinues et progressives. I y a des crues de faible intensité et des crues de forte intensié. De méme, il y a des occupations des sols plus ou moins vulnérables: du marécage ‘ala centrale nucléaire, en passant pas le champ de céréaes et le lotissement urbain, on*eongoie une ‘échelle continue de la vulnérabilic léments de gestion du risque Gérer le risque fait appel& plusieurs rypes de me- sures complémentaires. La culcure du risque per- ‘met une bonne compréhension du probleme par les différents acceurs concernés, depuis les indivi- dus riverains jusquaux décideurs. Elle améliore aussi les« bons reflexes» lors des situations de ers. La prévention du risque consiste & aménager le pour diminuer le niveau de risque glo- tal. Cesra ce niveau que fon cherche § “ie menter occupation du sol eri aménager les cours eau, de manitre & obtenir un niveau de risque socialement acceptable coneiliant les intéréts multiples dela société dans son ensemble. Eafin la gestion des crises permer de diminuer les con- séquences dommageableslorsde occurrence réclle du risque et de réduire en particulier les consé- quences individuelles (et non plus globales pour lasociéeé). Elle fait appel aux techniques de prévi- sion decrue, de plan d'alerte et de secours, et 'as- surances. Ces woistypes de mesures sont nécesaires ct complémentaies pour améliorer la gestion du Fsque. La méthode Inondabilité dont nous parlons par la sue vise & une meilleure connaissance du ris- {que des fins de prévention er de maitrse de 'oc- cupation des sos, Cest--dire esseniellement le point présenté plus haut. Contexte du projet w= Le bassin versant de la Bourbre La Bourbre est une rivitre affluence du Rhéne dont le bassin versan, qui couvre 700 km’, est sirué dans le département de I'sére. La figure 1 en donne tune représentation schématique. 70 communes sont présente sur ce bassin versantregroupées en un syndicar intercommunal pour aménagement hydraulique. Ualieude varie entre770 malasource 200 mila confluence avec le RhGne, pour une Jongueur totale d’environ 70 km. La rivire a trois affluents principaux en tive gau- che :I'Hien, 'Agny tle Bion, caractérsés par des cnues brutales de c6titre. En rive droite, un seul affluent conséquent rejoint la cvite =i Sagit du canal Catelan qui draine une grande zone de ma- ris, er présente de ce faitun eégime hydrologique trés amorti Dlusicurs centres urbains sont implantés le long de la rivire. En particulier, 'agglomération de Bourgoin-Jallicu - ste d'Abeau (ville nouvelle) présente un fore développement depuis quelques années avec des perspectives encore importantes. Les aménagements hydrauliques ont déburé il ya de nombreuses années avec, en particulier, assa- rissement des mars le long de la Bourbre ex du rmarais Catelan 3 des fins de mise en valeur agri- cole, La rvidre a connu de nombreux recalibrages au point quelocalementelle ne coule phusaux points les plus bas de la vallée (pour som lt mineur). Ce- pendans, lors de certains épisodes méréorologiques exceptionnels la ivére déborde encore ii ou li et en 1988 une crue importance a causé de codceux Connaitre les inondations : I’exemple de la Bourbre (Isére) dégies matériels. Cere crue a mis en éviden limites de Pefficacieé des approches classiques (no tion de crue de projet sans la replacer dans le 1 gime bydrologique global, recalibrageslocaliss ici ou [a sans coherence d’ensemble). Si elles ont eu leur utili lorsque les rvitresnléaient pas encore ‘ropaménagés, elles ne permettent plus aujourd’bui derésoudre efficacement les problémes. Prailleas, Vintense développement de ces dernigres années a contribuélocalement une augmentation des ruis- sellements qui pourrait encore aggraverla situation. 4 Tavenie l'on persistit dans cere voie sans pré= cautions. Enfin de nombreux enjewx se disputent cette zone oli passent un faisceau autoroutir im- porranterun faisceau TGV dela furue ligne Lyon- “Turin. U ext clair que ces infrastructures peuvenc avoir une incidence hydraulique ex quil est indis- pensable de coordonner tous ces projets pour évi- {er une situation problématique & terme. = Une volonté commune de résoudre le probleme Apris certe force crue de 1988, le syndica inter ‘communal a décidé de faire lise une éeude glo- bale du basin versnrpour mieux prendzela mesure des problémes qui rencontait ec cencer de wouver des eéienss de solution pertinents. existence de cere structure intercommunale capable de décider la fois des érudes& mener er des travaux &réaliser est déterminante pour la eélsation du projet en ‘cours ec constinue un liew de débar ente ls eepré- sentants des diffrent intézts en jeu (communes rurales de'amone er citésurbaines de Vaval, tc). Les services de''Btat, etn particulier la Direction départementale de 'Agriculture et de la Fore (DAF. onteuxaussijoué leur réle de conse rech- nique auprés du Syndicat. C'est & leur initiative qu'une méthodologie innovante ex expérimentale (al epoque) ad choise pour analyse le probléme dans sa globalie. On leur doit aussi cewe prise de conscience des limites de approche classique ere la nécessié de se placer dans un contexte global Ces facteurs favorables ont permis de trouver les financements nécessares (de ordre de quelques centaines de milliers de francs) au déroulemenc des dudes dontl'objectif tat une bonne connais sance de la situation de risque le long des 70 km de rivigze et un schéma global d’'aménagemenc hydraulique qui permestait de conciler les con- traintes bydrauliques avec le besoin de dévelop 9 Figure 1. ~Le bassin versant de la Bourbre pement des communes concernées = Une méthode pertinente La méthode Inondabilté, dont Vorganigramme simplifé est fourni la figure 2, érérecenue pour acquérir a connaissance globale du bassin versant Y Figuee 2. - Orgonigramme simpli de lo méthode sos | | iYDROLOGIE ee (OCEUPETION (HYDRAULIQUE] *. | won aa TobOSERPE a CREDA] oa (CARTE DES ACERS vuLNERABILITES| ¥ one peated {synthese) Ingénieries~EAT~ 1995. Spiced Raques vaturels, Figue 3. Siuation ito : oceypation des sols ot wlérabiis, zones inordées ot aléas,sytheve u Faque avant anénagerert > Carte 1: care des bjt de protection Sivetion intile de Foccupation du so. En ‘onbre, epperisent es Zones winérobles ype zone wbeire ov zne dacs avec des TOP Ipérode de retou Bquivelene& object de ‘protection de 100 ou 50 ans. En ca, es zones Plrbt uele evec des TOP ene 5 0,1 on Carte #2: care des alos Sruatin iil deaéo, cestode les zones ‘nondées pour des cuss de aifents psedes de reout ene 20 ot 1000 ans On remorquetacependor qe la opagropbie insist pes permis de moder conecienent sextensios de zoresnondbles ‘ersle nod oncienne Bouse eau sid do Feutroue est subrrgée pou T= 100 on Cori 3 cote de syhive Sythe en teme ge rsque dons stvahon ino tes prcoles 8 prooiéne [ole pls fot ue winérbli)opporasen vec des pastes ‘ouges es sis ves mann une bonne codéquaton du niveau o'oéa et da wlnéabns esinge. Tes pe de pablanes oppose pasqe sels queaues prcles 9 drote dee Carte riecines dt mine sont concedes 10 ©.Gi Connaitre les inondations : I’exemple de la Bourbre (Isére) “4 Figuee 4, ~ Siuaion opds onénagene Veménogarent consie en une nadiheation do POS dont on duce impact en mative ce risque ‘Cote 1°4 cate des odictons ds POS Sur chacune des parcels concecnes le TOP faible cartogroghe sur la carte | es! mode et prend ne veer pls fore [50 ov 100 Corte 5 : corte des oléos. En absence de ‘revoux hycrovlique io cote nest pos rmoditée por roppor él suction nile Conte n86 arte de synthe Ele met en évidence une frie aggravation du rique pusgue tues les parcels ses suc la gouche de le conte oinsi que celles siuges ent le Bourbre et 43 possent ou rouge. Ingénignes~ EAT~ 1995 ngériones EAT 1995 0 6. Gilard Spécial Risques natures rmodéles permetent de vopauyer we ensemble des informations disponibles régonclement en pluie et en débit pour coraetrisr le gine hydeologique de Men toe, |ougés ou non 12 cexdesasiuation de risque, connaissance qui man: quai encore Carte méthode propose une modélisation diffé- encige et cohérente de I'aléa et de la vulnérabilicé sur ensemble de la vallée considérée (zone tou- chée parla crue maximale simulée soit millénnale) On obciencainsi des cartes de vulnérabilcéer'aléa ui permertent une connaissance complete des zones d’enjeux hydrauliques ou économiques. Le croisement de ces deux cartes permet de consti- tuer des cartes de risques qui ont pour intéxét de mettre en évidence non seulement les zones ob se posentles plus gros problémes (risque positif), mais aussi les zones oi l'on dispose d'une « marge de manacuvre » ou un « crédit de sécurité» (risque négasif) susceptible d’sider 4 résoudre la situation des zones précédentes. Cee méthode permer aussi de tester, dans le méme systéme de représentation, impact des aménagements proposés : que ce soit desaménagements hydrauliques, qui modifiencla ‘épartcion delalé, ou desaménagementsen terme occupation du sol, qui modifient la vulnérabi- lig ls peuvent modifier la situation de risque. Enseignements du cas de la Bourbre m= Les résultats de U'ét Connaissance du risque Léude d'Inondabilicé a mis en évidence un cer tain nombre de fats, implicitement connus pré- ccédemment mais peu pris en compre. Crest un desesintérts principaux que de rendee accessible tous les acteurs concernés une connaissance ob- jective du fonctionnemens hydrologique ethydrau- lique d'un bassin versancer des conséquences d'une occupation des sols éventuellement mal adaptée Lérude hydrologique 3 aide des modales QaF! a permis de quantifier la dispaitédefonctionnement entre les ffluents rive gauche er la riviéte princi pale er le canal Catelan (affluent rive droite). Que ce soit pour les petites erues comme pour les gros- ss, les durées caractérstiques qui sont de ordre de 24h ec plus sur la rive principale ne sone plus que de quelques heures sur ls affluents de ebtiee Ceci se wadui dans la connaissance de Valéa par le faic qu'il sufi d'un faible orage sur les basins versants de ctr suite une séquence pluvieuse ayane mis en erue la Bourbre elle-méme pour at teindre des débits de pointe importants avec des volumes assez fables. étude de la vulnérabilité a mis en évidence des zones assez diversifdes dans l'écat actuel de Voc ‘cupation des sols er une tendance & l'augmenta- tion «rés importante dela vulnérabilté aurour de Fagglomération de Bourgoin-Jalleu -I'sied' Abeau En particulier sone inscrits au plan ¢’occupation des sols des extensions de zones industrielle et de zones activi dans toute une partie de lavallée marais du Vernay erbordure de 'autoroute aval de Bourgoin. érude de aléaa montré que ceraines zones pré- sentaient des volumesde tockage importants lors des débordements. Cest le cas en particulier du marais du Vernay i Tamont de Bourgoin-Jallieu, par ois transite ’Agry, et du marais Caelansitué i 'amone de la zone urbanisée de Charvieux- CChavagneu-Pont de Chéruy. Lasynthise en terme de risque meten évidence que sila siuation actuelle et plutét bonne (les zones & risque sont limieées ex cart encrealéa er vulnéra- Dilté relacivement faible), inven va pas de méme dela situation future tlle que les POS acruels la Iaissenc présager. En particulier, la forte vulnérabi- lisédesaones industrielles prévues entre 'A-43 ete lir dela Bourbee fait apparaite ces zones comme i risque, dans Phypothése d’un aménagemen: sans mesures compensatoires,elles-mémes difficile 3 identifier. De plus lesacctoissements écoulement dus 4 limperméabilisacion des surfaces colinaires aurourde agglomeration auront pour conséquen- ces une augmentation des volumes russelés dans cette zone qui pourrait avoir des conséquences sur Vintensité en pointe des crues (méme avec des vo- lumes faible par rapporcala cruede ensemble du bassin versant). Enfin, une suppression de ces « champs d épandage » &'amont aurac pour con- séquence de créer une réelle siuation a risque dans les zones urbaines proches de la confluence avec le Rhone (Pont de Chéruy) qui sont jusqu’a present dans une situacion plusée bonne. Les cartes 1 3.6 iluscrent sur un peti secteur les informations mi ses en évidence par application de la méthode Inondbilcé des figures 3 er 4 Ces résultats ont é&é largement confirmés par la crue d’octobre 1993. Ce jour fa, un violent rage est tombé sur le bassin versanc de I’Agny en parti- Connaitre les inondations : l'exemple de la Bourbre (Isére) caliee alors que la Bourbreelle-méme était deja gonflée par les pluies précédentes. Cela ses tr duit par une crue trés brutale de cet affluent quia causé des débordements dans la traversée de Bourgoin, une coupure temporaire de Pauroroure Lyon-Chambéry (A-43) et des dégits matériels importants. Si localemen: ila puy avoir cercaines incohérences entee les champs d'inondation mo- ddéisés et les zones couchées réllement (dues xx imprécisions des données copographiques et au caractére spécifique d'une crue en particulier que Von compare & la simulation de crues synchéxi- ques), lesobservations réalsées ont mis en évidence la pertinence des cartes d'aléa proposées. Schéma d’aménagement hydraulique De cee connaissance du risque, on peut déduire un schéma d’aménagement pertinent du bassin versant. Dans la partie amont, au caractire essen tiellement rural, on peut favorser les débordements temporaires en période de crue (et pour des pé Fiodes de rerour supérieuces 4 quelques années) de smaniéce Aarténuer encore un peu lesondes decruc. Cela suppose bien sir une négociation avec les riverains de ces zones et des mesures de compen- sation pour accompagner certe démarche : amé- liorer lassinissement, mesures d'assurances Des zones d'enjeux hydrauliques majeus, dont le -aintien est indispensable & la sécurité des zones urbaines, ont éeécairement identifies: il Sagiten particulier du marsis du Vernay, en amont de Bourgoin, et du marais Catelan. La suppression de leur caractze inondable encraneraicinévcablement cde grosproblémesen aval est me possibled’aug ‘menter leur caractére inondable pour favorser les processus de laminage et donc réduire le risque ailleurs. En contee-part, il ex possible de déve- lopper des activités économiques plus vulnérables ‘au sud de ’A-43 (sous eéserve de limiter par cette infrastructure, actuellement submersible pour les plus fortes crucs, la zone inondable) Ces conclusions sont rappléss sur les figures 5 ex 6. = Suivi du bassin versant Cette érude a ct réalsée en 1991-1992. Les con- clusions ont écé bien acceprées par les acteurs lo- ‘aux er des décisions ont écé prises pour analyser plusen détaillaisabilicé de certains aménagements ‘dentifiés comme particuligrement eficaces par le schéma d'aménagement. Ces rflexions se poursui- vent accullement et, en particulier, le syndicat a mis 4 'éuude acquisition dune parte des terrains ddu marais du Vernay (oi sont stués par ailleurs les captages de 'adduction d'eau de Bourgoin) pour préserver au mieux leur caractée inondable, voire y fvoriser une couverture du sol és tolérante aux inondations (prairies, fiches). Les POS y sont en ‘ours de révision pour supprimer les projets de dé veloppementsindustrels els déplcer sur des zones plus judicicusement choise. Par ailleurs, et dans un but dassurer une actuali- sation réguliére de la connaissance du risque, le Syndicat a sollicicé le Cemagref pour que le mo- déle hydraulique de calcul soit mis 8 disposition des acteurs locaux, eur permettant ainsi de réali- ser le suivien temps réel des aménagements pro- agrammés et réalisé. Une incerface informatique a &é développée pour fucilier utilisation des mo- deles numériques de caleul par des techniciens de ls DDAF Cependant, la complexicé de ces outils ((nhérente 3 leurs performances) en réduisent'ef- Ficacité en dehors d'un cadre d'opérareurs echni- ques spécialisés (centres techniques, bureaux érudes...). De plus, lat de l'art actuel ne per- ‘met pas d’auromatisertoralement la cartographic des résultatsd'un tel modéle hydraulique. Hlexiste des expériences de couplage entre modéle hydrau- lique ec Systéme d'Information Géographique (SIG) ; mais elles meteent surtout en évidence la diffculeé de opération. Les outils actuels en ma- titre de SIG demandent une réelle technicité de lepar des opérateurs evil est rare dedisposer d opé- rateurs ayant simultanément une competence en satire de SIG et en matire hydraulique. = Les progris a réaliser La mesute du risque lelong d'un cours d'eau évo- lueconstamment: chaque action concernant une modification de occupation des sols, chaque opération modifiant 'hydraulique d'un ouveage ou d'un trongon de cours d'eau, coute interven sion sus le bassin versanc peut modifier la vulng- rabilié ou aléa ex done Féquilibre en maitre de risque. De plus, le caractére aléatoire des phéno- mines physiques mis en jeu et le niveau de pro- tection généralement ateincaujourd hui encrainent tune perte de mémoire du risque asocige un re fas de plus en plus marqué de V'accepee,serici justifé par des eonsidérations sus ls ressource en cauet environnement ou surl'économie globale. Phas ua risque es rte, m donc important de donne: 13 Ingénieries~ BAT 1995 Spécial Raques natorels, ©. Gilard Bekwter sper oye ‘A Figue 5. - Schema d’aménagemer de le Boutreamont les moyens de gérr ce risque au quotidien ecd’en- ‘retenirsa connaissance objective. Siles documents cartographiques facilcent la compréhension du probléme,lalourdeur de realisation des documents sur papier rend dificil leur généraliscion et leur actualisation fréquence. Il est donc urgent de dé- velopper les outils de visualisation interactive qui permertront aux responsables de 'aménagement du erritoire, mais aussi aux individus intéressés cu concernés, de mesurer objectivement le risque et de tester les options d'aménagement possibles pour fviter de déséquilibrer une situation existant. Parailleurs, un développement des procédures de négociation du risque doic permerte une amé- lioracion notable de la situation telle que tous les paris soient gagnants de l'opération, les uns di- rectement en terme de niveau de risque subi, les suites par Ie biais de mesures de compensation adaptées. Il faut encore inventer les sctnes de la négociation du risque et les mesures d'accompa- ‘gnement qui permettront’ certinsd accepter une augmentation risonnable des servitudes hydrau- liques au profit d'une diminution du risque sur tun autre secteur, en échange de mesures de com- pensations matérilles (qu'elle sient financiéres 64 non) intéressantes, Seul le fait dacceprer de segarder objectivement la réalité des contraintes existantes permettra une mattrise de 'occupation du sol susceptible de maintenir un niveau de ris- que socialement acceptable. Enfin il ne fauc pas oubliee que cere réflexion sur la gestion des risques d’inondation est indissocis- ble de la réflexion sur la essource en eau qui de- Connaitre les inondations : Vexemple de la Bourbre (lsére) vient rare, Les solutions classiquement utilisées one pour conséquence quasi systématique une accelé= tation des écoulement : plus loin, plus vite, plus bas! tel semble éare le mot ordre des solutions techniques radicionnellesde type recalibrage ouen- diguement, généralemenc ulisées. La consequence sur la ressource en eau mobilisable est évidente : a réduction des temps de séjour de l'eau dans hydrosystéme continental se raduit proportion- nellement par la réduction des durées de reconsti- tution des réserves mobilisbles. Laugmentation simultande des besoins en eau mine irtémédiable- ‘ment, 3 terme, a une défallance du systéme sion sy prend pas garde. Les aleres la sécheresse de plusen plus fiéquentes ces dernitres annéesen sont sans doute le signe avant coureur! Dol la néces- sité de revenir& des aménagements plus équilbrés qui tentens, de manigve caisonnable, de coneilier ressource en eau et risques associés. C'est le prin- cipe proposé par la régle d’or du Ralentssement Dynamique : parour oi cela es possible exquand cela est possible, ralentissons Peau (quitee& Paccé- lérer és localement si nécessaire ou & un autre ‘moment pour ne pas pénaliser en terme de durée) Laméthode Inondabilté permet de rtionaliser'ap- plication de ce principe en quantifiant le plus ob- Jectivement possible ec échelle globale du bassin ‘versant I ffcacié relative dessolutions envisageables Ces rflexions, conduits sur un plan ers général, sontdirectement appicables au cas de la Bourbre ! En identfiane clairement des zones d'enjeux hy-

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