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Correction Spontanée Par Positionnement

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Correction

spontanée
par
positionnement
L. H. Joncs, D.O., FA AO

T raduit par
J. B urnotte, D.O.
et S. Hautain, D.O.
Table des matières

Préface 9
C o rrection sp o n ta n é e p ar mise en position 13
Un processus év olutif 19
M o m ent d ’a p p a ritio n de l’incident 20
Cas cliniques 22
Le rôle des muscles 29
M odus o p e ra n d i 31
Points sensibles d its “ Trigger” 33
S y m p tô m e s qui suggèrent la présence de p oin ts “ Trigger” sensibles 35
Indice dans la re cherche des p o in ts sensibles 37
“ T ension ou d o u le u r d o rsale” n ’est pas sy n o n y m e de d y s fo n c tio n ­
nem en t 38
A u to -tra ite m e n t 39
E tirem en t p ro p h y la c tiq u e 40
T o u te in fo rm atio n est la bienvenue 42
Glossaire 43
Illustrations 44
Localisation des p o in ts de tension 46
La tête 49
La face 61
Le cou 69
La nu q u e 79
Le th o rax 85
L’ab d o m e n 107
La co lo n n e lom baire 123
Le bassin 127
Le m e m b re supérieur 139
Le m e m b re inférieur 171
Index des illustrations 207
Index des dessins 212
Bibliographie 213
Addendum : 215
C o n trib u tio n à l’é tu d e co m p arative des relations en tre : le diagnostic
structurel et fo n c tio n n e l de la d y s fo n c tio n so m atiq u e vertébrale,
ainsi q u e des a ttitu d e s th é ra p e u tiq u e s qui en décou len t.
Préface

Ce livre a etc rédigé dans le but de comm uniquer à d ’autres cliniciens


l’expérience que j ’ai eue la chance d ’acquérir pendant les quelques quarante
années de pratique clinique où j ’ai traité des dysfonctions articulaires.
Ce n’est pas un traité scientifique, mais bien le partage de l’expérience
d ’un clinicien avec d ’autres.

Deux phénomènes que j ’ai pu observer à différents m om ents furent spé­


cialement im portants et enrichissants; chacun m ’a impressionné suffisam­
m ent pour motiver une expérimentation visant à les utiliser dans le trai­
tem ent des dysfonctions articulaires. Le premier phénomène m ’a procuré
l’occasion unique d ’observer le com portem ent des articulations placées
sous contrainte. Le second m ’a donné une nouvelle source d ’informa­
tions diagnostiques égalant et complétant les connaissances que je possé­
dais au m om ent de sa découverte.

Les hypothèses émises sur la nature des dysfonctions articulaires découlent


d ’un article de Kim Korr ( 1 ), qui décrit la dysfonction articulaire d ’une
manière très logique et fournit des bases scientifiques pour sa com préhen­
sion. Mes observations, pendant les quelques vingt-six années où j ’ai
délibérément utilise la mise en tension dans les traitements articulaires,
corroborent les conclusions de Korr.

La plupart des douleurs articulaires résultent d ’une dysfonction mal


comprise survenant, apparemm ent, dans ou a utour de l’articulation.
En Amérique, un des premiers hommes à avoir étudié scientifiquement
les dysfonctions articulaires était Andrew Taylor Still, un médecin qui
vivait au tem ps de la Guerre Civile Américaine. Il avait étudié avec assi­
duité l’anatomie humaine, et, en raisonnant sur des bases physiologiques,
s’était développé une habilité manipulative, augmentant ainsi considéra­
blement ses possibilités thérapeutiques. D’autres médecins de son époque
ne reconnurent pas ses réalisations comme positives et rejetèrent ses
idées concernant les causes sous-jacentes de la maladie. Après quelques
années de frustration, il fonda une autre école de médecine q u ’il appela
“ ostéopathie” . Les objectifs de l’école étaient : “ Etablir un collège
d ’Ostéopathie, améliorer notre système de soins et de traitements en
médecine générale par un niveau d ’étude plus rationnel et plus scientifi­
que, et enfin informer la profession médicale ... ” ( 2 ).

Quoique la nouvelle école devait servir et perpétuer ses concepts, elle


devait plus tard s’aliéner ses contemporains. En utilisant des méthodes
manipulatives, A.T. Still et les diplômés de son école étaient capables
de soulager les patients là où la médecine orthodoxe avait échoué. Ju sq u ’à
très récemm ent, la rivalité qui en découla, jeta aux yeux des médecins
orthodoxes le discrédit sur l’efficacité des manipulations articulaires.
A ujourd’hui, elles sont considérées comme un traitement de choix dans
beaucoup de centres de réhabilitation.

Dans les années 1930, la pratique de la médecine ostéopathique n ’était


pas uniformisée. Beaucoup pensaient que les raideurs et douleurs arti­
culaires provenaient de traumatismes, qui provoquaient des subluxations
articulaires ou des dislocations incomplètes ou partielles. Ces praticiens
appliquaient une poussée manipulative spécifique (thrust) dans le but
de rendre à l’articulation douloureuse sa mobilité normale et indolore.
Dans la majorité des cas, ils réussissaient, du moins partiellement. Cepen­
dant, la nature et l’étiologie de cette lésion ostéopathique étaient pour
la majorité d ’entre nous peu claires. Nous avions, au mieux, une certaine
habileté à soulager un syndrome douloureux. Telle était la situation,
lorsque l’auteur entra au Collège de Médecine Ostéopathique.

Le concept de la dysfonction somatique a évolué irrégulièrement durant


des années, oscillant entre l’aspect mécanique et l’aspect neuromusculaire.
Les adeptes du concept traditionnel de la subluxation articulaire, réduite
par les manipulations spécifiques ou les mobilisations articulaires, ont
obtenu, dans la majorité des cas, d ’assez bons résultats.

William Garner Sutherland, D.O. (3), avança des idées originales concer­
nant le rôle du liquide céphalo-rachidien et le mécanisme respiratoire
crânio-sacré; un domaine qui n ’avait pas été abordé, à ma connaissance,
par ses contemporains. Une des facettes, que je pense être en relation
avec l’apparition de concepts ultérieurs, était son utilisation de forces
très légères et subtiles, appliquées dans la direction thérapeutique indi­
quée par les propres structures et tissus q u ’il était en train de traiter.
Par exemple, il observait les mouvements du crâne dans les directions
où la mobilité était la plus aisée. Il découvrit que par cette approche,
il pouvait réduire voire éliminer des restrictions asymétriques de
mobilité.

Harold Hoover, D.O., a développé une m éthode de traitement des déran­


gements articulaires q u ’il a baptisée “ Techniques fonctionnelles” (4). Il
rem arqua que pour ces articulations, la position neutre anatom ique, créait
des tensions musculaires asymétriques. De nouveau, la direction choisie
pour le traitem ent de ces articulations était vers la moindre résistance et
le plus grand confort. Il envisagea ... la position de plus grande harmonie,
dans laquelle toutes les tensions autour de l’articulation ôtaient égales.
Il appela cette position “ dynamic neutral” . Les patients, placés dans
cette position dynam ique neutre (de tension minimale), voient progres­
sivement diminuer la nécessité d ’être dans une position excentrique
ju sq u ’à ce que leur position dynam ique et la position anatom ique neutre
soient la même. Il fut accuse d ’avoir em prunté cela au concept de
Sutherland, ce q u ’il nia. J ’ai été son élève à l’occasion des cours organisés
par l’Academy o f Applied Osteopathy sur les enseignements de Harrison
Fryette, D.O., et plus tard, sur ses “ techniques fonctionnelles” ; mais je
n’étais pas encore m ûr pour ce genre de m éthode et je suis retourné
à l’utilisation des techniques manipulatives de faible amplitude et de
vitesse élevée.

Lorsque j ’ai publié un article dans “ The D.O.” qui avait pour titre
“ Spontaneous release by positioning” (5), il fut insinué que j ’avais
em prunté les techniques fonctionnelles de Hoover. Je fus prom pt à
nier les similitudes et à m ontrer les différences. La position de correc­
tion spontanée est dans la direction du relâchement immédiat et du
confort, comme l’était la sienne. Cependant, son concept de “ position
dynam ique neutre” recherche un équilibre bilatéral des tensions proches
de la position anatom ique neutre. Le concept de la position de correction
spontanée se fixe sur le côté unilatéral du dérangement et recherche la
position de tension minimale du côté anormalement tendu. Ceci est
toujours au sein ou à proximité d ’une position de tension importante.

Un des premiers pionniers, un homme avec qui j ’ai eu la chance de discu­


ter de certains concepts, était T.J. Rudy, D.O. Il avait développé une
m éthode très efficace pour traiter les dérangements articulaires au moyen
d ’une série de contractions musculaires rapides contre résistance ( 6 ).
Il expliquait l’excellence des résultats obtenus par l’augmentation de la
circulation sanguine dans la musculature affectée. Il appela sa méthode
“ resistive du c tio n ” . En parlant avec lui, il m ’apparut q u ’il pensait plus
en termes de dysfonctionnem ents nerveux et musculaires plutôt q u ’en
termes de dérangements mécaniques. Il comprit, semble-t-il, immédia­
tem ent mes idées quoique pauvrement exprimées. Malheureusement, il
était déjà âgé et nous ne pûmes poursuivre nos discussions.

Fred L. Mitchell, Sr., D.O., EAAO, l’homme qui créa et développa la


m éthode myotensive, reconnut que le Dr Ruddy était la source de son
travail (7). Avec moins de présomption, je suis certain que tous ces con­
cepts ont dirigé mes pensées vers l’idée que le dérangement articulaire est
d ’origine neuromusculaire. Quoique chacun pense indépendamm ent, ce
que j ’ai découvert et ce dont je suis intimement convaincu, c’est que nos
idées convergent toutes vers quelque chose qui semble être une vérité
fondamentale.

12
Correction spontanée par mise en position
“Strain and Counterstrain” .

Ce livre traite d ’un nouveau concept de la dysfonction articulaire et des


moyens thérapeutiques appropriés pour la traiter.

Voici deux définitions de la m éthode :

Strain and Counterstrain : C’est l’art de soulager les douleurs articulaires


ou vertébrales en plaçant passivement l’articulation dans sa position de
confort maximal, c’est-à-dire de tension myofasciale minimale.

- C’est une dissipation des douleurs en diminuant puis en arrêtant l’acti­


vité inadéquate des propriocepteurs. Ceci est accompli, en raccourcis­
sant notablement le muscle qui contient le fuseau neuromusculaire
irrité, par mise en tension légère de ses antagonistes. En d ’autres mots,
le réflexe de tension myofasciale inoportun est inhibé en appliquant
une contre-tension myofasciale.

Les définitions ci-dessus sont données dans l’unique but de clarifier mes
convictions. Elles ne doivent pas être acceptées comme un postulat de
départ. Des observations cliniques évidentes seront présentées plus loin
pour m ontrer com m ent j ’aboutis à ces conclusions.

La façon la plus claire de présenter ces observations est probablement de


m ontrer com m ent elles ont conduit au développement d ’un nouveau
concept de la dysfonction articulaire. Tout a commencé avec un de mes
plus décevants cas de psoi'te aiguë. Les douleurs et la position antalgique
typiques de la psoïte avaient commencé deux mois et demi avant ma
première consultation et le problème n’avait pas évolué favorablement
malgré les soins de deux chiropracteurs.

Le patient était en bonne santé, jeune et vif, avec to u te la puissance d ’un


athlète, mais, debout, il ne pouvait se tenir droit. Il ne fit aucun progrès
malgré les traitem ents manipulatifs. Il se plaignait de douleurs la nuit et
d ’insomnie; souvent, il se réveillait tous les quarts d ’heure, essayait de
trouver une position plus confortable, et s’assoupissait à nouveau. C ’est
la raison pour laquelle j ’ai passé l’entièreté d'une consultation à rechercher
une position qui lui soit plus confortable pour dormir. J ’ai procédé par
tâtonnem ents en plaçant passivement le patient dans diverses positions
et en l’interrogeant sur l’amélioration obtenue. Après vingt minutes,
je fus surpris d ’avoir trouvé une position qui lui était d ’un grand confort;
le seul soulagement q u ’il ait obtenu en quatre mois de traitement (un mois
avec chacun des deux chiropracteurs et ensuite, les traitements manipu­
latifs en ostéopathie traditionnelle que je fis).
Puisque ce soulagement temporaire était le seul signe d ’espoir depuis le
début de ce décevant traitement, j ’ai décidé de laisser le patient dans
cette position confortable pendant quelques temps, afin q u ’il puisse
bien observer la position pour pouvoir éventuellement la reprendre la
nuit. Mais lorsqu’il se leva, il était capable de se tenir droit sans douleur.
Il était fou de joie et moi aussi, mais j ’étais par-dessus tout stupéfait.
A cette consultation, rien d ’autre n’avait été fait pour lui hormis la recher­
che d ’une position de repos confortable, et ceci avait réussi là où mes
efforts les plus diligeants avaient échoué. Bien entendu, mes déceptions
successives avaient accentué l’impression positive perçue à la suite de ce
changement. Depuis les quelques vingt-six années de pratique profession­
nelle, cet événement était le premier et principal facteur motivant mes
expérim entations avec ce nouveau principe. La découverte en fut tout à
fait accidentelle. C ette nouvelle m éthode semblerait de loin supérieure à
tout ce que j ’avais utilisé précédemment pour autant que je puisse appren­
dre à l’appliquer à d ’autres dysfonctions articulaires.

Des expérim entations furent entreprises utilisant la même démarche


dans d ’autres cas de psoi'te. Au début, les résultats ne furent pas brillants,
mais suffisamment encourageants que pour persévérer. Mes premiers
essais furent bien tolérés par les patients. Lorsque j ’échouais, j ’utilisais
à nouveau les anciennes méthodes. Petit à petit, les résultats devinrent
meilleurs, et l’expérimentation commença avec d ’autres types de dysfonc­
tions.

Cette lente recherche d ’une position de confort et de détente perm ettait


d ’observer le com portem ent des muscles et des ligaments sous différentes
amplitudes et degrés d ’étirations.

mises en tension. La première observation, et l’une des plus importantes,


fut que tous bénéfices pouvaient être perdus, quelque soit le succès de la
mise en position de confort, si le retour à la position neutre n ’était pas
réalisé très lentement et ce spécialement dans les premiers degrés du
mouvement. Ce phénomène, outre son importance pour le succès du
traitem ent, donnera plus tard naissance à une composante importante
du nouveau concept de la dysfonction somatique articulaire.

La première observation, l’une des plus importantes, fut que to u t bénéfice


pouvait être perdu, quelque soit le succès de la mise en position de con­
fort, si le retour à la position neutre n’était pas réalisé très lentement et ce,
spécialement dans les premiers degrés du mouvement.
Ce phénomène, o utre son importance pour le succès du traitement, don­
nera plus tard naissance à une composante capitale du nouveau concept de
la disfonction somatique articulaire.

Malgré que beaucoup de patients répondaient très bien au traitem ent de


simple mise en position de plus grand confort, il devint rapidement évi­
dent que beaucoup de cas étaient plus compliqués.

En effet, il est nécessaire de placer toutes les articulations d ’une même


région vertébrale dans plus ou moins la même position relative. Or, cer­
tains patients présentaient des disfonctions d ’articulations voisines qui
demandaient des positionnem ents fort différents pour leur traitement.

Elles auraient été agravées m om entaném ent par l’étirement utilisé pour
corriger la première articulation. Cependant, jamais aucune aggravation
persistante n’a été produite pour autant que le retour à la position neutre
se fasse lentement.

La m éthode de mise en position de confort était habituellement d ’un


grand secours, mais il était parfois nécessaire de résoudre un problème de
disfonction articulaire isolé à l’intérieur d ’une disfonction de groupe. Il est
possible de résoudre cette difficulté en traitant en premier lieu la disfonc­
tion articulaire la plus sévère malgré une légère douleur des articulations
voisines et, après le succès, aborder l’articulation voisine moins doulou­
reuse.

Le signe diagnostique le plus fiable consiste en la présence dans la muscu­


lature paravertébrale de petites zones de tension, de points sensibles dans
le muscle et/ou les fascias oedématiés.

Mais ces zones étaient présentes seulement dans la moitié des disfonctions.
D’autres m éthodes de diagnostics, quoique pratiques, n’étaient pas aussi
fiables. Les points de tensions pouvaient être testés par intermittence
durant le traitement.

Le succès dans la découverte de la position idéale de confort apparaissait


imm édiatem ent sous forme d ’une diminution de tension palpable, et d ’une
rapide diminution de la sensibilité des points de référence.

Les m oyens de dépasser ces insuffisances de diagnostic ont encore été


découvertes par hasard et ce fut à nouveau avec un cas de psoi'te que je
trouvai la réponse.
J ’avais traité un patient avec un beau succès, de sorte q u ’il fut capable de
biner son jardin. Pendant q u ’il binait, il heuta un rocher, lequel fut dévié,
de sorte q u ’il se frappa dans l’aine avec l’extrémité du manche de la
binette, provoquant une violente douleur. Craignant une hernie, il vint se
faire examiner la veille du traitement prévu. L’endroit dans l’aine était
extrêm em ent sensible, mais il était uniquement douloureux à la palpation.
La douleur provoquée par la binette n’avait pas persisté et, mise à part la
sensibilité, je ne pus m ettre en évidence aucune hernie. Après l’avoir
rassuré, je m ’engageai dans son traitement suivant, un jo u r plus tôt que
prévu. Je le maintins en décubitus dorsal avec ses hanches fléchies et sa
colonne en rotation durant les 90 secondes nécessaires et je testai une nou­
velle fois l’endroit. 11 n’était plus sensible. La position de confort pour sa
psoi'te l’avait relâché, comme une position de confort aurait soulagé des
points sensibles dans l’aire paravertébrale lors de nombreuses douleurs
du dos.

Je me suis dem andé si ce n’était pas la localisation des points sensibles


m anquant dans l’examen des tensions et douleurs dorsales paravertébrales.
Cela ne semblait pas possible. Les points sensibles le long de la colonne
étaient en relation étroite avec la douleur du dos. Ce point sensible anté­
rieur n’était pas associé à quelque douleur locale que ce soit, mais avec
une douleur du dos. C’est la raison pour laquelle la découverte de ces
points sensibles dans la partie antérieure du corps a été si tardive. Ils sont
rarement associés à des douleurs locales malgré q u ’ils soient souvent très
sensibles à la palpation. Le patient lui-même n’est pas conscient de leur
présence ju sq u ’au m om ent où ils sont palpés et découverts par le praticien.

Beaucoup d ’expérimentations révélèrent que ces points antérieurs étaient


en fait les points diagnostiques recherchés. Une expérimentation clinique
plus poussée, avec des cas de disfonction articulaire précise et évidente
dans l’aire paravertébrale, révéla les localisations de l’autre moitié (anté­
rieure) des points sensibles qui ont tellement de valeur dans le diagnostic.
Chaque lombalgie présentant peu de points sensibles très précis dans l’aire
paravertébrale avait des points sensibles antérieurs, définis et sûrs, de telle
sorte que je pus poursuivre chaque traitement avec confiance quant au
résultat.

Par le soulagement de la sensibilité et la réduction de la tension muscu­


laire, j ’étais informé de façon précise du caractère correct ou incorrect du
traitement. J ’appris implicitement à faire confiance à l’information
fournie par le corps. Pour chaque disfonction musculo-squelettiquc ou
neuromusculaire, il y a un point sensible quelque part et il y a logique-
ment une position qui le soulagera.

La localisation des points sensibles myofasciaux les plus courants seront


présentés plus loin avec une illustration. De même, une illustration de cha­
que position utilisée le plus couram ment pour le traitem ent sera décrite.
Ceci à tout seul but de fournir un guide. La localisation exacte de la posi­
tion idéale sera déterminée pour chaque individu et les derniers degrés de
positionnement différentiel provoqueront des changements marqués au
niveau du point sensible et de la tension. Nous n’avons pas cherché tous
les points sensibles myofasciaux ni toutes les positions de correction
spontanée des lésions articulaires vu que le nom bre de possibilités est illi­
mité. Toutefois, guidé seulement par ces illustrations et descriptions, le
débutant peut apporter un soulagement à la majorité des disfonctions
articulaires rencontrées dans sa pratique journalière. Il devra être attentif
quant à l’existence de disfonctions articulaires atypiques car la m éthodo­
logie utilisée perm ettra de trouver pour chaque cas les points sensibles per­
mettant de déduire la position de correction spécifique surtout si la procé­
dure est attentive, analytique et précise, et très lente.
Un processus évolutif

L’anamnèse et l’évolution d ’une gressivement s’aggraver et continuer


disfonction articulaire somatique à croître et décroître en intensité
diffèrent des autres pathologies que mais ne jamais cesser. Môme ces
le corps est susceptible de présenter. patients peuvent être traités de façon
La réponse physiologique à une à les amener à fonctionner norma­
agression traum atique s’opère d ’une lement jusqu’à ce q u ’ils soient guéris
manière ou d ’une autre. On peut complètem ent et soulagés de façon
rencontrer des cicatrices de brûlures, permanente.
des ulcérations, des contusions, ... Ce type d ’incident et d ’évolution ne
Même des fractures, avec le temps, suggère pas une altération tissulaire
guérissent spontanném ent sans dou­ spécifique laquelle serait susceptible
leur résiduelle. La disfonction articu­ de se résoudre d ’elle-même (se cica­
laire par contre, a singulièrement un triser) et de devenir indolore en
caractère de persistance. Sans traite­ quelques mois. Ce qui semble plus
ment, elle subsiste à un état relati­ vraisemblable est que la contrainte
vement subaigü mais elle disparaît ou la réaction du corps à celle-ci
rarement complètement. Même dans enclenche un processus nuisible
son état asymptomatique, une palpa­ continu, lequel continue à agir de
tion habile et profonde de la zone façon inappropriée et devient donc
affectée révélera une sensibilité per­ une source d ’irritation. Le corps
sistante, une tension et une résis­ s’adaptera à la disfonction perma­
tance à la mobilisation dans une nente jusqu’à ce que la douleur
direction spécifique. devienne subclinique pour une lon­
gue période, mais le corps est inca­
Il y a quelque chose de sous-jacent, pable d ’inverser le processus.
quelque chose de dorm ant, qui est
toujours prêt à se déclencher à la La philosophie du médecin n’est pas
moindre provocation. Même après de de chercher la guérison de la lésion,
nombreuses années d ’existence, cette mais bien d ’éteindre la source d ’une
disfonction peut encore être traitée disfonction continuelle et irritative.
par un positionnement atraumatique. Il peut com pter sur les processus de
Elle peut être soulagée presque guérison propre au corps, pour
immédiatement et, par un traitement traiter les réactions inflammatoires,
répété et adéquat, elle peut être si la fonction normale peut être
maintenue en fonction harmonieuse maintenue suffisamment longtemps
jusqu’à ce q u ’elle guérisse suffisam­ pour laisser aux processus de guéri­
ment pour que sa tendance à la son le temps de compléter leur
récidive soit inhibée indéfiniment. travail. En fait, il semble que la seule
pathologie à laquelle le corps soit
Chez les patients souffrant de incapable de faire face soit sa propre
douleur chronique, la disfonction disfonction neuromusculo-
peut débuter doucem ent, puis pro­ squelettique.
Moment d ’apparition de l ’incident

Si l’affection étudiée est une disfonc­ réflexes neuro-musculaires contrai­


tion continue, plutôt q u ’un dom ­ gnants. L’attention doit spécialement
mage tissulaire résultant d ’un trau­ être portée sur les réflexes neuro­
matisme, il sera utile de connaftre le musculaires plutôt que sur les stress
m om ent exact de l’apparition de tissulaires.
l’incident. Puisque le titre et surtout
le contenu de ce livre traitent de Dans la disfonction somatique, nous
contrainte, il nous incombe de sommes face à des contradictions
com m encer par définir ce q u ’est une entre ce que nous percevons comme
contrainte. réalité et les symptômes rapportés
par certaines parties de notre corps.
Dictionnaire m édical de "Dorland ” : Bien que nous associons la cause de
“ Une étiration exagérée ou un l’inconfort avec une contrainte, nous
surmenage d ’une certaine partie de la sommes incapables de comprendre
musculature. pourquoi les signes de contrainte
Contrainte sacro-iliaque : contrainte, persistent alors q u ’il n’y a plus de
entorse, tension de l’articulation contrainte. La douleur d ’étiration
sacro-iliaque, provoquant une lom­ exagérée devrait s’arrêter ou être
balgie constante” . notablem ent réduite lorsque la con­
trainte causale a com plètem ent dis­
Dictionnaire "Randorn House paru. Or, le signe de contusion et de
Unabridxed ” : douleur persiste encore et devient
Définition 5 : “ Etirer au-delà d ’un même plus marqué. L’évidente posi­
point particulier ou d ’une limite nor­ tion lésionnelle dans laquelle le corps
male” . maintient une articulation affectée
Définition 22 : “ Une blessure à un m ontre un raccourcissement anormal
muscle ou un tendon résultant d ’une des tissus douloureux. Par exemple,
tension excessive, d ’une entorse” . un patient qui entre dans le cabinet
Définition 3 : Synonyme. “ Con­ médical et qui est incapable de rester
trainte, entorse impliquant une tor­ droit, a une ou plusieurs articulations
sion, une étiration de muscles ou vertébrales qui envoient des messages
tendons. Contraindre, c’est étirer, continus indiquant q u ’elles sont en
m ettre en tension, tourner, déchirer, tension “ contraintes d ’extension” de
provoquer un dommage, par un sorte que le moindre mouvement
effort ou un mouvement trop long, vers l’extension augmente considéra­
imprévu ou trop violent” . blement leur contrainte.

L’utilisation du mot “ contrainte” Donc, notre dilemne est que : une


dans ce livre indique une étiration articulation sous tension émet des
exagérée de muscles, tendons, liga­ informations proprioceptives d ’une
m ents et fascias s’accompagnant de contrainte permanente et continue
de se com porter comme si elle était Quelque soient leurs anamnèses, les
sous tension bien après que la problèmes dont souffrent les patients
contrainte ait disparu. Nous sommes et les traitements nécessaires sont
conscients que ce phénomène ne se étonnam m ent similaires. 11 est inté­
présente pas lors de chaque con­ ressant d ’observer le peu de relation
trainte lésionnelle. La réponse à la entre l’importance du traumatisme
contrainte, même si elle est sévère, rapporté et le degré d ’inconfort.
est souvent ce à quoi on s’attendait :
quelques jours de douleurs et une Beaucoup de mes patients lombal-
récupération complète progressive. giques ne se souvenaient pas du
La “ contre c o ntrainte” , comme début de leurs douleurs. Q uoiqu’il en
utilisée dans ce livre, consiste en une soit, ceux qui se rappelaient d ’un
légère étiration appliquée dans une m om ent spécifique, comm entaient
direction opposée à celle qui produit habituellement de la façon suivante :
le message de contrainte erronné “ C’est arrivé lorsque je me suis
dont souffre le corps. redressé” . Un questionnaire minu­
tieux, sans suggestion, provoque une
Certains de ces problèmes se révèlent réponse similaire de la part de
après un traumatisme en torsion avec beaucoup d ’autres patients. Ceci
une lésion évidente, chute, accidents révèle que le m oment d ’apparition de
de voiture, ports de charge excessifs, l’incident pour ceux qui ont une
ou autre effort inhabituel et violent. opinion bien définie se situe “durant
Certains résultent de la conjonction le retour d ’une position de con­
d’un effort musculaire puissant avec trainte prolongée” . Fort de ce
un changement soudain de résis­ principe, l’auteur appliqua délibéré­
tance. ment des milliers de contraintes à la
fois sur les patients et sur son propre
Cependant, le plus souvent, le corps. Dans tous les cas, il fut trouvé
médecin voit des patients n’ayant pas que même une contrainte prolongée
subi de traumatisme violent. Leur ne provoquerait pas de dysfonctions
difficulté semble découler de la lutte articulaires neuro-musculaires aussi
contre de légères contraintes, comme longtemps que le retour à la position
celle de se pencher. Cela peut être neutre fut fait lentement et sans
dans le cadre de mouvements inhabi­ force sur les parties du corps sans
tuels ce qui peut les amener à ne pas contrainte. Donc, le moment
en tenir com pte ou à ne pas y croire. d ’apparition d ’une disfonction arti­
Le m om ent de l’incident est souvent culaire n’est pas le m oment de la
reporté au m om ent du retour en contrainte elle-même mais le
position neutre depuis une position m om ent de la réaction corporelle à la
posturale contraignante prolongée, contrainte, une réaction de panique
plutôt q u ’au m om ent de la mise en et une tentative trop rapide de retour
contrainte posturale elle-même. à la position neutre.
Cas cliniques

Le clinicien dispose d’une multi­ la pièce voisine jetait de temps à


tude de données fournies par les autre un regard sur son mari.
milliers de cas q u ’il traite. L’expé­
rience qui en découle n’est que Inquiète par cette position, mais ne
rarem ent mise à la disposition des voulant pas éveiller son mari, elle
chercheurs. Pourtant, il arrive au soulevait doucement et lentement
médecin de pouvoir observer des le bras pendant pour le replacer
cas cliniques qui lui perm ettent sur la poitrine. Ce petit manège
de pénétrer la nature même des se répéta à longueur d ’années
phénomènes pathologiques traités. sans que le mari ait jamais ressenti
La revue des cas cliniques suivants ne fût-ce qu’un élancement dans
illustre, entre autres facteurs, le bras au m oment où il se réveil­
l’élément temporel relatif à l’appa­ lait pour aller dfner.
rition du dysfonctionnem ent arti­
culaire continu. De nombreux Un jour, alors que sa femme était
patients peuvent présenter des sortie, il faisait son petit somme
informations significativement coutumier, le bras pendant. Le
utiles dans le développement d ’un téléphone sonna près de sa tête,
concept particulier; mais le cas qui il s’éveilla en sursaut et replia
perm ettrait d ’illustrer l’ensemble brusquem ent le coude hypertendu.
des points d ’un même concept ne Pendant q u ’il parlait au téléphone,
se présente que rarement. Cepen­ il ressentit une douleur au biceps
d ant, le cas numéro 1 en fournit droit. N’étant pas homme à s’en
un exemple. faire, il n’y accorda guère d ’a tten­
tion, jusqu’au m om ent où la dou­
cas 1 leur comm ença à s’accentuer pro­
Le patient, un ouvrier d ’usine gressivement. Il ressentait la dou­
d ’âge m oyen, en bonne santé, leur à chaque fois q u ’il pliait le
avait coutum e de faire un petit coude, et surtout lorsqu’il fléchis­
somme d ’environ une heure avant sait contre une résistance. Avec le
le dfner. Pendant son sommeil, temps, le biceps s’atrophia par
couché sur le dos, il laissait souvent manque d ’utilisation. Dès lors,
pendre le bras en extension pronon­ alerté, il consulta des médecins
cée en dehors du divan. (Main­ qui, après radiographie, diagnosti­
tenue pendant une ou deux quèrent une tension dans le biceps.
minutes, cette position ne peut être L’intervention fut envisagée mais
considérée comme m ettant vérita­ cependant pas pratiquée car le
blement en tension le coude, mais biceps ne présentait pas de sensi­
tenue pendant 45 minutes, elle bilité particulière à la palpation.
pourrait l’être). La femme du Cet hom m e souffrait déjà depuis
patient qui préparait le dîner dans deux ans lorsqu’il vint me consul­
ter. Comme les autres médecins, latent a été évité à plusieurs occa­
je ne pus découvrir aucun point sions. Aussi longtemps que la
sensible dans le biceps. Par contre, femme ramenait en douceur le
la palpation révéla une sensibilité coude hypertendu vers la posi­
aiguë à côté de l’olécrâne (ce qui tion neutre, la douleur ne s’est
met en évidence une activité exces­ pas manifestée. Celle-ci n’est appa­
sive des propriocepteurs dans le tri­ rue que suite à une brusque fle­
ceps). Le triceps n ’avait jamais xion d ’une articulation qui avait
subi d ’hypertension, mais avait été maintenue en hyper-extension.
souffert, après un raccourcissement Plus surprenant encore, le dysfonc­
prolongé, d ’un soudain étirement. tionnem ent avec son point sensible
Bien que la douleur fut localisée se situait sur la face postérieure du
dans le biceps, le point myofacial coude, là où les tissus n’avaient
anormalement sensible se situait pas subi de tension. La tension
dans le triceps. réelle, la douleur et l’apparente
faiblesse se situaient à la face
Le traitement consista à placer le antérieure du coude du biceps,
coude en hyperextension de alors que le point sensible se trou­
manière à soumettre le biceps à vait du côté postérieur du coude et
l’allongement et à perm ettre au en relation avec le triceps. L’atro­
triceps de se raccourcir au maxi­ phie du biceps provenait du m an­
mum. S’il y avait eu rupture des que de mouvement et disparut
tissus dans le biceps, cette opéra­ complètement.
tion aurait sans nul doute aggravé
la situation. Néanmoins, il fut cas 2
soulagé immédiatement et quitta Un jeune homme descendait en
le cabinet amélioré de cinquante courant quelques marches, larges
pour-cent. Quelques traitements et basses, telles q u ’on en trouve
analogues suffirent pour le réta­ souvent à l’entrée des édifices
blir complètem ent et il n’y eut pas publics. Dans sa précipitation,
de rechute. il fit une trop grande enjambée
de sorte que seul le talon gauche
Ce cas n’a rien d ’exceptionnel si ce atterrit sur le bord de la marche.
n’est q u ’il m ontre to u te l’impor­ La cheville subit un étirement
tance de la lenteur du mouve­ brusque et douloureux, par mise
ment de retour d ’une position en hyperextension. Il subsista
de tension. La femme du patient une douleur et une certaine fai­
ne le savait pas et c’est unique­ blesse lors de la flexion dorsale
ment pour ne pas réveiller son mari du pied. Le pied étant ballant,
qu’elle déplaçait le bras lentement. il trébuchait parfois; aussi prit-il
Or, cette façon d ’agir a fait que l’habitude de lever le genou gauche
le dysfonctionnem ent articulaire plus haut que le droit. La jam be
affectée restait cependant suffisam­ finalement sa femme l’appela. Il
ment forte que pour lui perm ettre voulut se redresser brutalem ent,
de se tenir convenablement debout et ressentit une douleur dans le
et il pouvait même sautiller sur bas du dos qui l’empêcha de se
cette jambe. tenir droit. L’examen révéla un
point sensible myofascial dans le
Un orthopédiste lui conseilla de muscle psoas. Le traitement impo­
recourir à la chirurgie pour remé­ sait une flexion thoracolumbaire
dier à la déchirure des ligaments. marquée, pour perm ettre la dis­
Peu désireux d ’engager des frais parition de la sensibilité. Cette
considérables dans une opération, position fut maintenue pendant
le patient vint me consulter. L’exa­ nonante secondes, avant d ’opérer
men que je pratiquai ne révéla pas un retour lent à la position nor­
de sensibilité à la face antérieure male. Bien que la douleur se mani­
de la cheville. Par contre, une festait dans le dos, il n’y avait
sensibilité aiguë fut détectée à pas de point sensible postérieur.
la palpation de part et d ’autre Etant donné que, rester en position
de l’insertion du tendon d ’Achille. accroupie représente un effort
J ’ai appliqué un traitement en inhabituel pour un homme
hyperextension de la cheville pour d ’affaires, la tension aurait dû
obtenir un raccourcissement maxi­ sûrement se localiser sur la face
mum du triceps sural, m aintenant postérieure de la colonne verté­
cette position pendant 90 secondes brale. Or, apparemment, la seule
et ramenant ensuite lentement la lésion était au niveau du psoas qui
cheville à la position neutre. Deux avait souffert d ’un raccourcisse­
traitem ents supplémentaires suffi­ ment prolongé, suivi d ’une brusque
rent pour atteindre un résultat élongation. Un seul traitement fut
durable. Le point sensible et la nécessaire car le patient se fit
manifestation d ’une activité exces­ soigner rapidement.
sive des propriocepteurs se situaient
donc, dans ce cas aussi, du côté cas 4
opposé à la tension réelle, à la dou­ Il arrivait parfois à une dame de
leur et à la faiblesse apparente. soixante-dix ans de s’assoupir en
laissant pendre la tête sur la poi­
cas 3 trine puis, réveillée brusquement,
Un jo u r de printemps, un homme de redresser la tête. Un jo u r après
d ’affaires d ’âge moyen rentrait chez une sieste particulièrement longue,
lui trop tôt pour le déjeuner; il se la tête penchée en avant, elle
rendit au jardin et s’accroupit pour s’est réveillée en sursaut et fut inca­
arracher quelques mauvaises herbes. pable de redresser la tête en raison
Quarante-cinq minutes plus tard, d ’une douleur aiguë au niveau
il était encore occupé; lorsque. des cervicales inférieures, qui irra­
diait ju sq u ’au haut des épaules. tension prolongée ou brusque et
Aucune sensibilité ne fut détectée violente, le traitement qui apporte
postérieurement là où se situait le soulagement suit ce même
le siège de la douleur; il y avait par schéma.
contre une sensibilité aiguë dans
l’echancrure suprasternale, laquelle conclusions et résumé
indiquait un dysfonctionnem ent Etant donné que la détermination
au niveau de la première articula­ de la position qui apporte le sou­
tion intervertébrale thoracique. La lagement et la confirmation du
patiente étant assise, les mains diagnostic sont simultanés, nous
jointes au sommet de la tête, il pouvons supposer que le genre
fut aisé de pratiquer une flexion même du traumatisme importe peu.
cervico-dorsale prononcée à ce
niveau. Le maintien de la posi­ Nous avons eu l’occasion d ’observer
tion pendant nonante secondes, certains faits concernant le dysfonc­
puis le retour lent à la position tionnement de l’articulation en
neutre firent disparaître la douleur. mouvem ent, qui, considérés ensem­
La douleur récidiva pendant plu­ ble, nous perm ettent de tirer quel­
sieurs mois; je suppose parce que ques conclusions. Peut-être
la patiente reprenait la position de aideront-elles à comprendre la
tension qui en était à l’origine. nature et la cause du dysfonction­
nement articulaire.
Ce type de scénario, loin d ’ètre
rare, se présente si fréquemment 1. La douleur provoquée par le dys­
qu’il devient presque prévisible. fonctionnem ent articulaire est
Dans de nombreux cas, je n’exa­ fonction de la position; elle va
mine la zone proche du point de la douleur aiguë dans une posi­
douloureux que parce que le tion déterminée ju sq u ’au soulage­
patient s’attend à ce que je le ment quasi complet dans la position
fasse. 11 est impressionné de cons­ exactem ent inverse.
tater que je trouve un point sen­
sible aigu là où il ne ressent aucune 2. La dysfonction articulaire ne
douleur, mais il serait probablement résulte pas de la tension elle-même,
déçu si je n’examinais pas la zone comme on le supposait, mais bien
douloureuse. d ’un phénomène qui se produit
au m om ent où le corps réagit à
Exception faite du cas de la che­ la tension.
ville, tous ces cas présentent une
histoire (anamnèse) analogue : 3. La preuve palpable et objective
tension prolongée avec brusque du dysfonctionnem ent ne se situe
relâchement. Quel que soit le pas dans les tissus qui ont subi
type de contrainte lésionnelle, l’hyperétiration, mais bien dans
les tissus antagonistes. Ils n’ont dysfonctionnem ents articulaires les
souffert que d ’un raccourcissement désigne comme étant les facteurs
extrêm e, suivi d ’une réaction déclenchant du désordre. Que peut-il
réflexe impliquant un rapide allon­ bien se passer au niveau des proprio-
gement. c e p te u r s ? E n 1975, Korr (1) a émis
l’hypothèse que les dysfonctionne­
4. Le traitement de milliers de cas ments articulaires avaient une base
de dysfonctionnem ents articulaires neurologique et il a plus spéciale­
de ce type par la mise en position ment incriminé le fuseau neuro­
antalgique nous amène à la conclu­ musculaire ou les extrémités des
sion que, le succès thérapeutique nerfs propriocepteurs primaires,
réside dans le fait que le mouve­ encore appelées annulo-spirales. Il
ment de retour à la position neutre déclare : “ il peut être utile de faire
doit être lent. S’il ne l’est pas, le une distinction bien que les déchar­
retour à la position neutre préci­ ges des deux types d ’extrémités
pite la réapparition du dysfonc­ soient plus ou moins proportion­
tionnem ent. nelles à la longueur, l’extrémité
primaire (annulo-spirale) possède une
5. Le com portem ent dysfonction- caractéristique supplémentaire : sa
nel semble être totalem ent lié à la fréquence de décharge pendant
position de l’articulation et nous l’étiration est proportionnelle à la
sommes amenés à conclure que vitesse du changement de longueur.
l’articulation réagit comme si elle C’est-à-dire que l’extrémité secon­
était effectivement sous tension; daire semble fournir en tout moment
alors q u ’elle ne l’est pas, mais l’information sur la longueur, cepen­
q u ’elle est seulement un peu plus dant que l’extrémité primaire fournit
raccourcie du côté affecté que du l’information à la fois sur la vitesse
côté contro-latéral. Si une articu­ d ’étiration (et donc, sur le mouve­
lation normale est placée dans une ment de l’articulation) et sur la
position de tension, l’accentuation longueur (et donc, sur la position de
de cette position augmente la l’articulation). L’extrémité primaire
douleur et le relâchement la dimi­ donne ainsi au système nerveux une
nue. Le dysfonctionnem ent arti­ information de prévision et d ’antici­
culaire se com porte donc comme pation.
si l’articulation était sous tension
continue. Considérons m aintenant l’extrémité
primaire du fuseau neuro-musculaire
6 . Les structures du corps responsa­ sur le côté de l’articulation opposé à
bles de l’information sur la position celui qui est sous tension. Il est à
des articulations sont les terminai­ sa limite minimale d ’étiration, c ’est-
sons nerveuses proprioceptives. Tout à-dire extrêmem ent court. L’infor­
ce que nous avons appris sur les mation fournie par les propriocep-
tcurs est sans dou te nulle. Ajoutons à nouveau le muscle contenant les
à cela l’inhibition réciproque réflexe propriocepteurs en dysfonctionne­
provenant du côté hyperétiré, ce qui ment. Malgré le dysfonctionnem ent
implique une très basse vitesse de continu, cela permet aux extrémités
décharge des impulsions par ces annulo-spirales primaire et secon­
propriocepteurs. Le corps va mainte­ daire de m ettre fin à leur activité
nant répondre à la tension critique anormale. Korr (1) émet l’opinion
causée par l’étiration et redresser suivante : “ le fuseau, bien que
l’articulation brusquem ent en étirant raccourci, continue néanmoins à
le muscle hyperraccourci et ses décharger, en dépit du relâchement
propriocepteurs de telle sorte q u ’ils du muscle m oteur principal; et, le
commencent à informer de la tension système nerveux central peut alors
avant même d ’avoir atteint leur lon­ graduellement abaisser la décharge
gueur normale. Une fois amorcé, ce gamma et perm ettre au muscle de
faux message, qui annonce une ten­ retrouver la position neutre et sa
sion là où il n’y en a pas, ne peut être longueur de repos. En fait, le méde­
éludé par le corps. cin a fait répéter au patient le
processus qui a entraîné la lésion,
On pourrait penser que, par une mais à deux différences essentielles
émission réduite des motoneurones près : primo, le mouvement est
gamma, le système nerveux central exécuté avec lenteur et il n’engage
relâcherait les fibres intrafusales de q u ’une force musculaire atténuée
manière à restituer au propriocep- et, secundo, il n’y a pas de “ surprise”
teur primaire sa vitesse normale de pour le système nerveux central; le
décharge. K orr ( 1 ) avance l’hypo­ fuseau neuro-musculaire ayant conti­
thèse que le système nerveux central, nué d ’acheminer l’information pen­
attendant une réponse de l’extrémité dant tout le processus” .
primaire hyperraccourcie et silen­
cieuse, amorce une émission extra­ Avec la technique de correction
ordinaire qui, suivie d ’une extension spontanée par repositionnement, la
anorm alem ent rapide, provoque un position originale doit être main­
gain gamma élevé que le corps est tenue pendant 90 secondes pour
incapable de ramener au niveau perm ettre aux propriocepteurs
normal. d ’abaisser leur taux de décharge
de façon appropriée. Pour éviter
Que fait-on, en fait, en traitant le de provoquer à nouveau la reprise
dysfonctionnem ent par la mise en de ce dysfonctionnem ent réflexe
position qui apporte le soulage­ hautem ent facilité, les structures
ment ? Cette position de confort est doivent être replacées avec lenteur
identique à celle qui a engendré la dans la position neutre. Pendant ces
tension qui est à l’origine du dys­ 90 secondes, on peut observer à
fonctionnem ent. Elle va raccourcir la palpation de nouveaux change-
ments très fins dans les tissus, y
compris une diminution de l’infil­
tration oedémateuse et une nouvelle
réduction des tensions tissulaires.

28
Le rôle du muscle

L’examen des tissus dans la zone mobilité, une forme de subluxation,


paravertébrale rcvcle fréquemment on pouvait penser que le muscle
la présence de contractures dans la s’efforçait en vain de surmonter
zone du malaise. Etant donné que cette restriction. Cependant, les
le dysfonctionnem ent articulaire conceptions les plus modernes du
était considéré comme une sorte dysfonctionnem ent et de son trai­
de restriction mécanique de la tem ent vont en sens opposé.

Les trois volets de la figure 1 repré­ la fréquence des impulsions proprio­


sentent, schém atiquement, une arti­ ceptives émises aussi bien par les
culation et ses muscles. La figure 1,1 extrémités annulo-spirales primaires
montre l’articulation au repos. Les que par les extrémités secondaires.
terminaisons nerveuses primaires Par ailleurs, le muscle B se trouve
émettent à la vitesse normale les exagérément détendu et hyperrac-
impulsions proprioceptives vers le courci et n’émet q u ’un minimum
système nerveux central en rapport d ’impulsions proprioceptives vers le
avec la tonicité normale des muscles. système nerveux central. Le corps va
La tonicité de l’un des muscles est réagir à cette situation fort désagré­
en équilibre avec celle de l’autre. able. S’il est capable de réagir norma­
lement, physiologiquement, il y aura
La figure 1, II illustre un état eu simple hyperextension et rien de
d’hyperextension sévère du muscle plus. L’articulation pourra, sans dou­
A. Il provoque une augmentation de leur retourner directement à la posi­
tion neutre si le mouvement est B se sera relâché et allongé et per­
effectué lentement. Mais, si, comme m ettra à l’articulation de revenir en
dans de nom breux cas, la réponse position neutre. Le muscle hyper­
articulaire se fait brutalement dans tendu pourrait cependant rester
un effort de panique pour se libérer légèrement endolori pendant quel­
de l’hyperextension douloureuse, il ques jours. L’étiration brusque du
en résultera un réflexe musculaire muscle B a fait que le fuseau neuro-
aigu de contracture. E tonnam m ent, musculaire, avant même d ’avoir
c ’est le muscle antagoniste B qui atteint sa longueur normale, a
n ’est pas sous tension, qui est rapporté sa tension au système
affecté, et non pas le muscle hyper­ nerveux central. La douleur dans
tendu A. Dans ce cas, l’articulation le muscle A n’est q u ’une manifesta­
n’est pas capable de revenir complè­ tion de la douleur causée par l’étira-
tem ent de la position hypertendue. tion du muscle résistant.

Cette position articulaire est illustrée


par la figure 1, III qui est loin d ’être
aussi anormale que la position repré­
sentée dans la figure 1 , 11 ; pourtant,
l’articulation ne peut être redressée
directement vers la position neutre.
On voit que le muscle B ne peut se
détendre de façon appropriée. Si
nous tentions de forcer l’articula­
tion à reprendre la position de la
figure 1 , I, nous rencontrerions une
résistance accrue allant ju sq u ’à la
douleur et au blocage articulaire.
L’articulation retournerait à la posi­
tion illustrée par la figure 1, III. Il y
aurait alors dysfonctionnem ent arti­
culaire certain. Quelle que soit la len­
teur avec laquelle nous tenterions de
ramener directement l’articulation
à la position neutre, nous échoue­
rions. Or, si nous la replaçons dans la
position de la Fig. 1, II, cela ne fera
pas mal; au contraire, cela soulagera
et relaxera l’articulation. Si ensuite,
après 90 secondes, nous la ramenons
lentement à la position neutre, nous
obtenons le résultat voulu. Le muscle
Modus operandi

Il faudra probablement quelques giner, à tort, que la chose est simple.


minutes, au début, avant de trouver Dans sa première expérience, il a
le point myofacial douloureux et la fallu à l’auteur 20 minutes pour
position exacte qui cause le soula­ uniquem ent trouver la position la
gement. A voir un médecin expéri­ plus confortable. Le novice doit
menté trouver le point douloureux s’attendre à faire quelques faux pas
en quelques secondes, puis la posi­ avant de réussir. Et, il peut m ettre
tion correcte en quelques secondes longtemps avant de trouver la
de plus, le néophyte pourrait s’ima­ position idéale. Supposons, par

Fig. 2 - M éthode de recherche d ’un po sitio n n em en t de co n fo rt idéal,


en abscisse, se trouve l ’a m plitude articulaire; en ordonnée, la d ouleur e t la tension tissulaire.
exemple, q u ’il ait localisé un point du mouvement était large; mainte­
douloureux aigu par palpation pro­ nant, il devra ralentir le mouvement
fonde. La pression q u ’il a exercée de plus en plus au risque de dépasser
pour découvrir le point doit être la position visée sans la reconnaftre.
juste inférieure à celle qui pourrait Il pourrait sentir un relâchement
provoquer une douleur dans le brusque et prononcé de la tension,
tissu normal, de sorte q u ’un point mais, s’il bouge encore d ’un degré,
hypersensible se révèle simultané­ il risque de la faire réapparaître.
ment au patient et au médecin. Il doit revenir à la position où le
Supposons que le médecin ignore la relâchement s’est brusquement
bonne direction du mouvement à fait sentir; là est le but. S’il ne
effectuer pour la mise en position garde pas cette position et s’il
et fasse faire un faux mouvement bouge, ne fût-ce que d ’un degré,
au patient. Dans la figure 2, la ligne une tension peut se déclencher
médiane représente la position neu­ brusquement dans n’importe quelle
tre et X la position de l’articulation direction. Ce point de relâchement
au m om ent où le point sensible a maximum, accompagné d ’une brus­
été trouvé. Si la mise en position de que augmentation de la mobilité de
l’articulation s’opère vers la gauche, l’articulation dans une amplitude
la tension musculaire augmente. très restreinte, c’est le “ point
Avant d ’arriver à la zone de douleur mobile” . Ce terme sera utilisé pour
aiguë, l’opérateur va se rendre désigner la position de confort
com pte que la position est mauvaise. idéale. Après maintien de cette
position, pendant 90 secondes, le
Le degré de tension musculaire et de médecin fait revenir lentement le
sensibilité ne varie que modérément patient à la position neutre avec
avec le mouvement près de la ligne seulement une très légère augmen­
médiane, et le novice devra chercher tation de la sensibilité et de la
à dicerner les petites modifications tension. Il aura alors pratiqué sa
de tension tissulaire. Il tente alors première intervention de correction
d ’opérer dans la direction opposée d ’un dysfonctionnem ent articulaire
et commence à se rendre com pte au moyen de la technique normali­
q u ’il obtient quelque résultat. Le sation par positionnement “ coun-
patient présente un peu moins de terstrain technique” .
sensibilité, le médecin trouve la zone
légèrement moins tendue et donc il Cette manoeuvre de plus en plus
continue dans ce sens. Arrivé enfin lente dans une amplitude de plus
à quelques degrés de la position ad en plus réduite, effectuée dans la
hoc, il se rend com pte q u ’un m ou­ position idéale ou tout près de
vement d ’amplitude très légère pro­ celle-ci, a été qualifiée de “ fine
voque un changement considérable tuning” .
dans les tissus. Au début, l’amplitude
Points sensibles dits “trigger”

Depuis d ’innombrables années, fascia lata). Le médecin expérimenté


l’Orient connaît l’existence, sur le et habile dans les techniques de la
corps, de ces points de tension, palpation percevra la tension et/ou
sensibles et oedémaciés ainsi que l’oedème, ainsi que la sensibilité;
d’autres points légèrement différents celle-ci, souvent bien plus pronon­
auxquels ils sont souvent liés, tels cée que celle d ’un tissu normal,
que les points d ’acupuncture. A constitue néanmoins pour le débu­
mon avis, les plus utiles sont les tant le signe le plus sûr pour l’établis­
points qui furent tout d ’abord sement de son diagnostic. Il main­
qualifiés de “ points gâchette tnyo- tient les doigts sur le point sensible
fasciaux” , dits “ point trigger” , par pour surveiller les variations du
Travelle, lequel traitait ces points degré de sensibilité. De l’autre main,
au moyen d ’injections ou bien il fait prendre au patient la position
d ’un liquide réfrigérant pulvérisé de confort et de relâchement.
pour obtenir une amélioration. Par simple interrogatoire du patient,
Il leur avait donné le nom de il peut s’assurer du bon positionne­
“ points trigger” , c’est-à-dire ment de même q u ’il peut contrôler,
gâchette, car ils évoquaient la dou­ par des pressions intermittentes,
leur originale du patient en les le point douloureux pour arriver à
stimulant. Des points palpables ana­ la position voulue. Si la manipulation
logues furent décrits par Chapman est correcte, le patient signalera une
qui, lui, les rattachait aux fonc­ diminution de la douleur dans la
tions viscérales ( 1 1 ). zone sensible. Par des palpations
profondes et intermittentes, le
Les points sensibles utilisés dans les médecin surveille le point sensible
techniques de la “ contretension” ou en recherchant la position idéale
de repositionnement, ne se situent qui apportera une réduction des
pas dans la peau, ni môme juste deux tiers au moins de la sensibi­
sous la peau, comme nombreux lité.
points d ’acupuncture, mais plus en
profondeur dans le muscle, le ten­ Les points détectés dans la région
don, le ligament ou le fascia. Ils paravertébrale sont souvent étroi­
mesurent 1 cm de diamètre ou moins tem ent liés à la zone douloureuse.
et com portent un centre d ’environ Les points détectés sur la face
3 mm de diamètre qui en constitue antérieure du corps ne présentent
la zone la plus sensible. Pour un habituellement pas de douleur dans
dysfonctionnem ent articulaire spéci­ la zone du point sensible, ju sq u ’à
fique, il peut y avoir plusieurs points sondage de celui-ci.
qui se répartissent le long du muscle
sur plusieurs centimètres; ils peuvent Les points sensibles antérieurs sont
aussi être disposés en chaîne (tels associés à la manifestation d ’un
que les points dans le tenseur du dysfonctionnem ent articulaire spinal
et à une douleur sur la face posté­ La question se pose de savoir si
rieure du corps. Relativement peu de l’évaluation palpatoire répétée d ’un
patients se plaignent de douleurs sur point sensible est thérapeutique,
la face antérieure du torse, en dépit comme dans l’acupressure ou les
de la présence de points sensibles techniques de Rolfing. Le but de
antérieurs. L’acuité de la douleur ce “ sondage” n’est pas thérapeu­
mise à jo u r sur la face antérieure tique, il sert uniquement à établir
surprend fréquemment le patient un diagnostic et à contrôler la jus­
lui-même qui, dans la plupart des tesse du traitement.
cas, n’en prend conscience que
sous la pression. De même, les Certains praticiens ont tendance à
points sensibles dans les zones considérer le point sensible lui-
périphériques, tels que les extré­ même comme une entité pathologi­
mités, sont souvent détectés dans que. Toutefois, il ne s’agit là que de
une zone non douloureuse située à la manifestation palpable d ’un dys­
l’opposé du site de la douleur et de fonctionnem ent articulaire. Le traite­
la faiblesse apparente. ment par la m éthode de reposition­
nement spontané, orienté exclusive­
La dénom ination des points sensibles ment vers un soulagement par la
antérieurs n ’a été effectuée q u ’après prise d ’une position déterminée, est
plusieurs tentatives de les m ettre en efficace dans le traitement du dys­
corrélation avec des segments spéci­ fonctionnem ent articulaire. Le point
fiques de la colonne vertébrale et du cesse d ’être sensible lorsque le tissu
bassin. Bien que quelque peu arbi­ conjonctif associé à l’articulation a
traire, elle s’est avérée un diagnostic recouvré sa fonction normale.
correct et un traitement efficace. Des
cartes des points sensibles les plus La plupart des cas de dysfonction­
com m uns avec l’illustration des trai­ nement somatique qui se présentent
tem ents recommandés figurent dans au médecin dans son cabinet peuvent
la suite de ce livre. Ils fournissent être classés en quelques douzaines
des renseignements d ’ordre général de types de problèmes articulaires.
pour la plupart des problèmes ren­ On peut les énumérer et esquisser des
contrés dans la pratique quotidienne. solutions éventuelles qui perm ettront
L’auteur n ’a pas essayé d ’énumérer d ’orienter chaque traitement spécifi­
tous les points sensibles et tous les que vers la position idéale. Mais, si
traitem ents possibles; le nom bre des le médecin comprend les principes, il
possibilités est illimité. En alliant la sera capable de découvrir lui-même
m éthode empirique pour la locali­ le point sensible ainsi que la position
sation des zones sensibles à une à adopter pour le traitement de cha­
dextérité intuitive, le praticien cons­ cun des problèmes exceptionnels pré­
ciencieux disposera de nombreuses sentés par les patients.
possibilités.
Symptômes qui suggèrent la présence de points
“Trigger” sensibles

Cette liste de symptômes accompa­ Dysphagie - lcr étage cervical, inion


gnés de la localisation des points sensi­ et zone occipitomastoi'de, trachée et/
bles correspondants est donnée à titre ou os hyoi'de.
indicatif pour faciliter le diagnostic
du débutant. Toux nerveuse (non productive)
zones antérieures trachéales des Sème,
Maux de téte 6 ème et 7ème cervicales.
Frontaux, rétroorbitaires avec éven­
tuellement photophobie — 1 ère cervi­ Douleur précordiale - point antérieur
cale ou zone occipitom astoïdicnne de la 3èmc, 4ème ou Sème cervicale
Périorbitaires — 2ème cervicale, zone ou 6 ème dorsale et côtes et espaces
occipitomastoi'dienne, écaille du tem ­ intercostaux correspondants.
poral, zones infraorbitaire et nasale
Zone occipitale jusqu’au vertex Brûlure précordiale - niveau de la
niveau 4ème cervicale 5ème dorsale zone antérieure.
Vagues et généralisés — niveau 5èmc
cervicale. Fatigue, spécialement au réveil
Sème, 6 ème ou 7ème thoracique
Maux d’oreille 3ème cervicale, spécialement zone antérieure.
zone auriculaire postérieure, zygoma-
tique, masseter, et zone occipito­ Douleur épigastrique, hernie hiatale,
mastoi'dienne. gastrite — zone antérieure de la 7ème
ou 8 ème thoracique (dynamise le
Bourdonnement d ’oreille — 3cme traitem ent médical).
cervicale, zone auriculaire posté­
rieure, zygomatique et zone occipi- Douleur périombilicale — zone anté­
tomastoïdienne. rieure de la 9ème et lOème thoraci­
que.
Vertige — 3ème cervicale et zone
occipitomastoi'dienne. Dysfonction intestinale, diarrhée,
constipation - zone antérieure 9èmc
Sinus maxillaire 2ème cervicale et et lOème thoraciques.
point infraorbitaire.
Cystite par irritation, dysfonctionne­
Névralgie dentaire ment urinaire - zone antérieure de la
supérieure écaille du temporal, 1 lème dorsale et 4ème lombaire.
sphénoïde et rétromaxillaire
inférieure — zone du masseter. Douleur d ’épaule
au repos — les 4 premières dorsales et
Douleur cervicale — les points sensi­ côtes correspondantes
bles peuvent être antérieurs. en mouvement — les 4 premières
dorsales et côtes correspondantes; Douleur et faiblesse en serrant la
dysfonction d ’épaule. main zone métacarpienne dorsale.

Douleur dans le bras en entier Douleur dans l’aine zone antérieure


2ème, 3ème ou 4ème thoracique avec de la 12 èmc dorsale et 1ère lombaire
côte correspondante; 6 ème, 7ème et et point antérieur de la hanche
8 cme étages cervicaux. (coxarthrose) spécialement face
interne du trochanter et ligament
Douleur diffuse dans la main ou les inguinal.
doigts — 6 ème, 7ème ou 8 ème niveau
cervical plus 1 ère thoracique. Douleur lombaire basse, hanche et
cuisse - les trois dernières thoraci-
Douleur du coude ques, toutes les lombaires, les sacro-
sans raideur - point sensible sur la iliaques, et la hanche en fonction de
partie haute et externe de Pépicon- la position antalgique.
dyle, 1ère dorsale ou 1ère côte; point
sensible en haut de la face interne de Coxycodimie — un grand nom bre de
l’épicondyle, 4ème dorsale et côte ses symptômes sont en relation avec
correspondante des dysfonctions sacroïliaqucs avec
avec raideur en pronation — tête ilium haut et déployé.
radiale et pointe de l’épicondyle de
l’humérus
avec raideur en exclusion — zone
coronoïde
avec raideur en flexion — zone olécrâ
nienne.

Douleur locale du poignet — vérifier


à la fois la zone locale et la tête
radiale.

Syndrome du canal carpien — beau­


coup sont seulement des problèmes de
poignet en restriction de flexion.

Faiblesse et douleur du pouce 1er


rayon métacarpophalangien et incli­
naison radiale du poignet; vérifier
également la tête radiale.

36
Indices dans la recherche des points sensibles

Dans la recherche des points sensi­ Plus les points sensibles se trouvent
bles, il existe plusieurs règles empiri­ près de la ligne médiane, plus l’exten­
ques qui seront utiles. Bien que la sion ou la flexion s’avéreront néces­
plupart des patients savent quelles saires par rapport à l’inclinaison laté­
sont les positions ou les efforts qui rale. Plus les points sensibles se trou­
provoquent la douleur (l’inverse de la vent éloignés de la ligne médiane, et
position appliquée pour amener le plus le degré de flexion latérale (en
soulagement), peu d ’entre eux sont général dans le sens opposé à la zone
capables de trouver la position de douloureuse et sensible) devra être
confort. élevé par rapport à l’extension ou la
flexion pour obtenir un soulagement.
Toute posture anormale du corps La nécessité de se pencher dans le
sera corrigée probablement par une sens opposé à la zone contenant le
accentuation de l’anormalité de la point sensible peut être expliquée
position. par la mécanique même de la
colonne vertébrale, empilement
La douleur ou la faiblesse inter­ instable sur lequel agit la force
viennent habituellement lorsque gravitaire. Le côté où se forme la
l’effort se fait contre une résistance convexité vertébrale réalise le travail
quelconque (la force gravitaire dans de résistance à la gravité. Celui-ci est
la plupart des cas) qui étire le muscle facilité par une accentuation de la
contenant le point sensible, mais convexité existante qui, apparem­
c’est normalement dans le muscle ment, étire les muscles spinaux pos­
antagoniste que se manifeste la fai­ térieurs contenant les points sensi­
blesse. bles.

La plupart des douleurs spinales se


manifestent sur la face postérieure
du corps, bien que la moitié des
points sensibles liés à ces douleurs se
trouvent sur la face antérieure. On
trouve des points sensibles antérieurs
dans les dysfonctionnem ents qui
sont soulagés par une flexion (pen­
ché en avant). On trouve des points
sensibles postérieurs dans les dys­
fonctionnem ents qui sont soulagés
par une extension (penché en
arrière).
“Tension ou douleur dorsale” n ’est pas synonyme
de dysfonctionnement

Les médecins ont si souvent entendu


des histoires de “ tension” ou de dou­
leur dans le dos q u ’ils pourraient
autom atiquem ent les considérer
comme synonymes. Cependant, la
tension est une lésion momentanée
du tissu qui résulte d ’un étirement.
La guérison doit intervenir au bout
de quelques jours. La différence avec
l’entorse est une question de degré;
celle-ci s’accompagne d ’une rupture
des tissus et d ’une plus forte inflam­
m ation que la lésion qualifiée de ten­
sion d ’étirement ou d ’élongation.
Aucune de ces lésions ne doit donner
lieu aux syndromes de douleur dura­
bles et souvent progressifs trouvés
par le médecin chez les patients
atteints de dysfonctionnem ent arti­
culaire continu. L’élongation ou
l’entorse sont des lésions surm onta­
bles par les processus réparateurs,
naturels du corps alors que l’anam-
nèse des cas de dysfonctionnem ents
continus prouve que ceux-ci ne peu­
vent l’être. Parmi le public, un pro­
verbe dit : “ Une entorse est pire
q u ’une fracture” . Il s’explique sans
d o u te par le fait que la douleur pro­
venant d ’une “ entorse” se transfor­
mant en dysfonctionnem ent articu­
laire est perpétuelle, alors q u ’une
fracture peut être réduite et la dou­
leur supprimée.

38
Auto-traitement

La plupart des médecins que j ’ai


connus avaient accumulé eux-mêmes
dans leur propre corps toute une
série de dysfonctionnem ents; cette
ironie du sort s’explique de plusieurs
façons. Le traitement manipulatif
force les articulations à “ bouger” et
repose en partie sur l’élément de
surprise. Le patient peut bien se faire
une idée assez précise de ce qui se
passera, mais il ne saura pas à quel
m om ent exactement le “ th ru st” se
produira. Cet avantage est nul pour
le médecin qui essaie de se soigner
lui-même. Il est impossible de se
surprendre soi-même. Pourquoi donc
ne demandons-nous pas alors à nos
collègues de nous soigner ? Normale­
ment, nous ne désirons les déranger
q u ’en cas de besoin absolu. Au fil des
années, les médecins, comme leurs
patients, accumulent des dysfonc­
tions articulaires dans différentes
parties du corps, certaines sym pto­
matiques, d ’autres asymptomatiques
le plus souvent. Pour se soigner soi-
meme, il est bien plus efficace de
rechercher la position qui relâche la
tension musculaire autour d ’une arti­
culation et rétablit le mouvement
normal, avec ensuite retour lent à
la position normale. Il est vrai que le
traitement différera souvent de celui
qui est appliqué aux patients, mais il
faut également respecter le principe
de l’application d ’un étirement spéci­
fique à une articulation particulière
lors de l’auto-traitement. Un deu­
xième livre, probablement destiné
aux lecteurs profanes, fournira des
instructions détaillées à ce sujet.
Etirement prophylactique

La plupart des médecins possédant une tentative de procéder à l’étire-


une longue pratique dans un domaine ment de l’ensemble de la colonne ver­
déterm iné ont leur collection de tébrale dans les quatre directions de
“ malades chroniques” , de patients l’espace et de la m aintenir pendant
souffrant d’une interminable série de 90 secondes dans chacune des posi­
maux qui, s’ils varient avec le temps, tions. La plupart du temps, il fut
ne cessent néanmoins jamais. Il est difficile d ’obtenir ainsi la position
facile de taxer ces patients d ’hypo­ de confort idéale. Mais si toutes les
condriaque ou de leur attribuer des articulations vertébrales étaient sou­
désordres psychologiques similaires; mises à toutes les élongations majeu­
nom breux d ’entre-eux ont pourtant res, le corps serait ainsi étiré pièce par
des problèmes réels qui se vérifient. pièce, pour ainsi dire. De cette façon,
Le médecin pourrait croire que la liste tous les éléments analytiques d ’un
interminable des doléances a son ori­ dysfonctionnem ent articulaire quel­
gine dans des dysfonctionnem ents conque pourraient être traités un à
asym ptom atiques à fleur de peau et un. Je commençai donc des expérien­
prêts à faire irruption à la moindre ces en étirant ma propre colonne
provocation. vertébrale en avant, en arrière, de
chacun des côtés et en effectuant des
Le médecin surmené rêve d ’un nir­ mouvements de rotations de chaque
vana où tous les maux mineurs pour­ côté.
raient être éliminés sans risque de
récidive. Moi aussi j ’espêrais inventer Les étirements étaient conçus de telle
une m éthode qui permettrait de ren­ sorte q u ’il était inutile de revenir à la
dre au corps entier souplesse et con­ position neutre pour surm onter la
fort par l’application des principes force gravitaire. Ainsi les étirements
déjà exposés. de côté s’effectuaient couché sur le
dos. Les mouvements de rotation
Le premier concept — placer chaque s’effectuaient avec les épaules au sol
articulation du corps dans toutes les et les jam bes faisaient basculer le
positions possibles, les y maintenir bassin. Les étirements vers l’avant et
pendant 90 secondes et revenir lente­ vers l’arrière s’exécutaient le corps
ment à la position neutre — est irréali­ couché d ’un côté. Ils étaient amorcés
sable ne fût-ce que par manque de et maintenus en utilisant tous les mus­
temps. Il faudrait m ettre au point une cles pendant approximativement 90
m éthode qui affecterait un grand secondes; ensuite, on laissait les mus­
nom bre d ’articulations à la fois. Peut- cles se relâcher lentement. En
être pourrait-on procéder en une fois l’absence de gravité, le redressement
à l’étirement de l’ensemble de la s’opérait partiellement et, après un
colonne vertébrale, pensais-je. Mais petit temps d ’arrêt, le reste du retour
avec le temps, cela s’avéra également s’effectuait lentement. Au cours de
irréalisable. Finalement, j ’effectuai mes premiers essais, je découvris des
limitations articulaires dont je ne autres étirements. Après avoir appli­
m’étais pas rendu com pte. Elles qué ce programme pendant quel­
n’étaient pas suffisamment doulou­ ques semaines (deux fois par
reuses pour franchir le seuil de la semaine), je ne pus constater de
conscience dans les positions ordi­ nouvelle amélioration ... Je conser­
naires et elles ne se révélèrent que vais un niveau de bien-être élevé.
suite à une étirement prononcé. Pen­ Après une interruption de plusieurs
dant les quelques premiers essais, mois des séances, de vagues désor­
j ’évitai prudem m ent les positions dres, légers et peu importants, firent
où les limitations articulaires se mani­leur apparition et je notai aussi une
festaient par un degré de douleur lassitude plus grande après le travail
modéré, craignant de provoquer de et un sommeil moins paisible. Une
nouveaux dysfonctionnem ents. Plus deuxième série de traitements réso­
tard, cette crainte se révéla dénuée lut les problèmes et après 3 semaines,
de fondem ent à condition de res­ je les interrompis à nouveau. Je me
pecter la règle du retour en douceur. sentirais probablement mieux si je
suivais ce programme de manière
La réponse subjective immédiate se continue, mais je me sais capable de
traduisit par une sensation de relâche­ retrouver un haut niveau de bien-
ment et de souplesse, mais je me méfie être à quelque m om ent que ce soit.
des réponses subjectives. Le lendemain
matin, je me sentis endolori et raide, La démarche suivante fut d ’encou­
ce que j ’attribuai à ce même phéno­ rager les patients à pratiquer cette
mène que je signale à tous mes méthode. Le succès fut mitigé. Cer­
patients lors de leur première visite : tains patients préféraient recevoir
la probabilité d ’une réaction au les traitements plutôt que d ’essayer
changement dans le fonctionnem ent de se soigner eux-mêmes. D’autres,
des articulations traitées. Les articu­ par contre, motivés par des consi­
lations restent souvent endolories dérations pécuniaires ou plus ouverts
pendant quelques jours, même après à l’idée de l’auto-maintenance de leur
un traitem ent aussi atraumatique que santé, firent des progrès remarqua­
la [Link]. Pourtant, il n’y eut bles et ne durent plus recourir à mes
pas de réaction douloureuse appa­ soins que plus rarement.
rente après les étirements successifs.
Je me rendis aisément com pte d ’une Dans une grande proportion de cas,
sensation de bien-être accrue et je cette m éthode semble efficace si les
dormais mieux. Plus tard, j ’introdui­ instructions sont respectées. Elle doit
sis au programme d ’autres articula­ se pratiquer sans hâte et dans le
tions : je soumettais les articulations calme.
sacro-iliaques à des étirements en
sens divers et les articulations des
hanches et des épaules à différents
Toute information est la bienvenue

Il y a beaucoup à apprendre au-delà


de l’apprentissage de la m éthode des
contre-tensions. Plus nom breux seront
les médecins qui adoptent cette
approche de traitem ent, plus on
découvrira de dysfonctions qui ne
figurent pas dans ce manuel ou de
meilleures façons de résoudre certai­
nes dysfonctions. L’auteur sera très
reconnaissant pour toute information
provenant de médecins pratiquant
cette m éthode. Si une nouvelle édition
de ce livre devait paraître ultérieure­
m ent, leurs nouvelles connaissances y
seraient incluses. S’il vous plaît, con­
tactez l’auteur ou le bureau de l’Ame-
rican Academy o f Osteopathy.

42
Glossaire

Antérieur. Le terme se réfère à un description classique serait rotation


point “ trigger” sensible trouvé dans la gauche.
moitié antérieure du corps. Sauf
l’exception possible des points anté­ Ilium haut, ilium bas, et déploiement
rieurs de la 4ème vertèbre cervicale, sont des termes qui se réfèrent aux
ils indiquent une dysfonction articu­ anomalies de position de la face
laire qui exige une mise en position de postérieure de l’iliaque par rapport
flexion antérieure pour son traite­ à la face postérieure du sacrum.
ment.
Mouvement de la cheville et du pied.
Postérieur. Le terme se réfère à un La flexion de la cheville rapproche les
point sensible situé sur la moitié pos­ orteils du genou (flexion dorsale);
térieure du corps et indique une dys­ l’extension tend à pointer les orteils ce
fonction articulaire qui exige une qui éloigne les orteils du genou (fle­
flexion postérieure (extension) pour xion plantaire). La flexion du pied est
son traitement. Les exceptions sont parfois dénomm ée flexion plantaire et
l’inion, la 3èmc cervicale, le pôle l’extension du pied est parfois dénom ­
inférieur de la 5èmc lombaire et le mée dorsiflexion.
pyramidal. Ces quatre dysfonctions
se présentent avec des points trigger L ’application des forces correctrices
postérieurs qui se traitent avec un est orientée de façon à traduire les
positionnement en flexion antérieure. composantes les plus favorables de
flexion et de rotation pour le segment
Rotation droite. Le terme se réfère particulier en traitement. (Par exem­
à la rotation vertébrale dans laquelle ple, pour traiter une 5ème côte en
le corps de la vertèbre supérieure est dépression à droite, le patient est
en rotation vers la droite par rapport assis et penché vers la gauche, il est
au corps de la vertèbre sous-jacente. en appui et supporté de façon à ce
Ceci peut perturber, en particulier que le 5ème segment vertébral soit
lorsqu’on mobilise la vertèbre infé­ en flexion latérale droite, rotation
rieure, par exemple, lorsqu’on utilise droite.
le levier du membre inférieur pour
mobiliser la colonne vertébrale. Dans
ce cas, la vertèbre inférieure tourne
par rapport à la sus-jacente et la défi­
nition acceptée devrait être l’inverse.
Par exemple, si la vertèbre sus-jacente
est tournée à droite, la sous-jacente
est tournée à gauche par rapport à
la sus-jacente. En conséquence, si les
jambes sont tournées à droite, la
Illustrations

Les photographies et dessins consti­


tuent une aide dans la recherche de la
position optim ale pour lever une dys-
fonction somatique spécifique. Ils
doivent être légèrement modifiés dans
la plupart des cas pour découvrir la
position idéale de traitement. Les
modifications positionnelles doivent
être réalisées très lentement, degré par
degré et guidées par le relâchement
tissulaire et la disparition de la sensi­
bilité. Vous devez vous attendre à des
changements tissulaires marqués en
réponse aux modifications position­
nelles relativement faibles lorsque
l’on s’approche de la position idéale.
Une erreur courante consiste à m obi­
liser trop vite ou avec une trop grande
amplitude autour du point idéal de
sorte que le passage sur celui-ci n ’est
point reconnue.

Toutes les illustrations sont faites


pour des dysfonctions repérées sur le
côté droit du corps du sujet. Cepen­
dant, pour la facilité, la localisation de
certains points sensibles est démontrée
sur le côté gauche, comme à la page
46. Lorsque c’était utile, des flèches
ont été ajoutées pour indiquer la
direction des forces appliquées. Les
chiffres indiquent la force optimale
applicable en kilogramme-force. Ne
vous laissez pas distraire de l’objectif
final par la recherche palpatoire — la
qualité, le genre et la direction de la
contre-tension appliquée à l’articula­
tion spécifiquement traitée.

44
Localisation des points de tension
1. Ecaille du temporal 34. Point d ’extension de la che­
2. Nez ville (sur les jum eaux)
3. Masseter-temporo-maxillaire 35. Sacro-iliaque déployée et supé­
4. Point antérieur de la première rieure
dorsale 36. Côtes supérieures en inspira­
5. Point antérieur de l’acromio- tion (sur les angles des côtes)
claviculaire 37. Cheville externe
6. Grand dorsal 38. Ligament croisé postérieur
7. Point antérieur de la septième 39. Ligament croisé antérieur
dorsale 40. Point postéro-interne du tro-
8. Point antérieur de la huitième chanter
dorsale 41. Point postéro-interne du tro-
9. Point antérieur de la neuvième chanter
dorsale 42. Coccyx (pour sacro-iliaque
10. Point antérieur de la dixième déployée et supérieure)
dorsale 43. Point postéro-externe du tro-
11. Point antérieur de la onzième chanter
dorsale 44. Pôle inférieur de la cinquième
12. Point antérieur de la douzième lombaire
dorsale 45. Quatrième lombaire
13. Menisques interne et externe 46. Troisième lombaire
14. Points des ménisques en exten­ 47. Pôle supérieur de la cinquième
sion. lombaire
15. Jambier antérieur, cheville 48. Lombaires supérieures
interne 49. Points internes et externes de
16. Point de flexion de cheville Polécrâne
17. Ichio-jambiers interne et 50. Troisième dorsale épaule et
externe point d ’épaule
18. Points interne et externe de la 51. Deuxième dorsale externe
rotule épaule et point d ’épaule
19. Pouce et doigts 52. Deuxième dorsale antérieure
20. Ilium bas déployé épaule et point d ’épaule
21. Point antérieur de la cin­ 53. Point acromio-claviculaire pos­
quième lombaire térieur
22. Ilium bas 54. Sus-épineux
23. Point antéro-externe du tro- 55. Première côte en inspiration
chantcr 56. Point postérieur de la première
24. Point antérieur de la première cervicale
lombaire 57. Inion
25. Aile iliaque 58. Occipito-mastoi'de gauche
26. Point antérieur de la douzième 59. Sphénobasilairc
dorsale 60. Lambdoi'de droite
27. Tête radiale 61. Point externe du calcaneum
28. Coronoi'des interne et externe 62. Point externe du trochanter
29. Côtes supérieures en expira­ 63. Sous-scapulaire
tion 64. Point postéro-auriculaire
30. Point antérieur de la huitième 65. Ecaille du temporal
cervicale
31. Point antérieur de la septième
cervicale
32. Nerf sous-orbitaire
33. N erf sus-orbitaire
La tête
Fig. 3 - Points de tension sur la face de la branche m ontante du maxil­
latérale de la téte. laire.
Le premier sur la suture squameuse Remarquez que ces points sensibles
(SQ) est mieux exploré par le liant. de tension crânienne sont nommés
Le point auriculaire postérieur (PA) d ’après leur localisation sur le crâne
est localisé dans ou sur le bord d ’une et non selon l’articulation avec
dépression du crâne, environ 4 cm en laquelle ils sont en relation.
arrière du pavillon, près du sommet. Des études crâniennes utilisent ces
Le point de tension occipito- points de tension pour de toutes
mastoïdien (OM) est trouvé dans un autres parties, mais les sutures du
creux vertical juste en dedans de crâne nécessitent une vie entière
l’apophyse m astoïde de l’os temporal d ’étude. (Pour moi, cette situation
environ 3 cm au-dessus de la pointe est comparable à un jeu d ’échec avec
m astoïde (MD). 100 hommes d ’un côté programmant
Le point du sphénoïde (SP) est sur la cinq déplacements à l’avance). En
grande aile du sphénoïde sur la même temps que j ’adoptais ma
tempe. Environ 2 cm sous la commis­ m éthode aux traitem ents des désor­
sure externe de l’oeil, se localise son dres crâniens, j ’avais acquis une foi
point de tension (LC). durable dans la véracité des points de
Le point zygomatique (Z) est juste tension suite à l’efficacité du traite­
au-dessus de l’apophyse zygomatique ment.
du temporal et le point du masseter Je prétends ne pas comprendre la
50 (M) est localisé sur le bord antérieur mécanique crânienne, mais je suis
capable de réso udre la m ajorité des S u th erland et utilisées par des p ra ti­
prob lèm es crâniens, sim plem ent en ciens habiles. Elle est ce p en d an t plus
faisant co nfian ce à l’in fo rm a tio n aisée à enseigner, et elle fait un excel­
fo urnie par des p o in ts de tension. lent travail.
C e tte m é th o d e p ro b a b le m e n t n ’est Dans ces conditions, je suis disposé
pas co m p arab le aux étu d es crânien­ à m ’abstenir de la co m p ré h en sio n
nes développées par le D r W.G. m écanique.
Fig. 4 - Points de tension sur la face dans une dépression verticale peu
postérieure du crâne. profonde, environ 3 cm au-dessus et
C ette photo tente de m ontrer les légèrement en dedans du sommet
sutures lambdoi'des. Elle indique la de l’apophyse mastoi'de.
limite de l’inion, et une autre limite Un point de tension de la 1ère
MD, celle du sommet de l’apophyse cervicale (IC, Inion) est trouvé
mastoi'de. Les points de tension com ­ sur le bord interne de la masse mus­
prennent le lambda (L), juste en culaire cervicale postérieure, où elle
dedans de la suture lam bdoïde, et s’insère à l’occiput, environ 3 cm
2 - 3 cm sous le lambda même. Le sous l’inion. C’est l’un des 3 points
point de tension sphénobasilaire (SB) de tension de la première cervicale,
est lui aussi en-dedans de la suture traité comme une dysfonction anté­
lam bdoïde et en oblique au-dessus, rieure (voir fig. 23).
et en dehors de l’inion. Le point
occipito-mastoi'dien (OM) est localisé

52
L a m b d o ïd e

Sphénobasilaire

O ccipito-m asto ïdien

Points “T rigger"de la face postérieure de la tête.

53
Fig. 5 - T raitem ent habituel des pro­ le poids de son corps faisant le travail
blèm es occipito-m astoidiens. derrière l’épaule droite.
La force en “ Y ” est ap pliquée avec le
ta lo n de la main d ro ite en oblique,
en avant et en d irec tio n caudale près
du so m m et de l’o cc ip ut.
L’avant-bras gauche applique une
force caudale vers l’arrière sur l’os
fronta l.
La main inférieure d oit exercer plus
de force. Il y a une te n d an c e à incli­
n er la tê te sur le s o m m e t du cou
selon un axe transverse. Son co ude
droit est stabilisé d ans son a b d o m e n .
Fig. 6 - Un tra ite m e n t m oins usuel Ceci concerne une affection parfois
des lésions occipito -m asto ïd ien n es. soulagée p ar une ro ta tio n dans une
Si le p rob lèm e est unilatéral, com m e direction, et parfois dans une autre.
c ’est souvent le cas, il peut être
m ieux résolu par u n e force qui
“ dévisse” la tête.
D é b u te r par une com pression ap pli­
q u ée sur les côtés de la face p osté­
rieure de la tête, à l’aide des paum es
(te m p o ra u x ).
Un cô té est to u rn é dans le sens des
aiguilles d ’une m o n tre , et une contre-
ro ta tio n est appliqu ée du côté
opp osé.
Fig. 7 - T raitem ent des dysfonctions deux cas et p o u r la d y sfo n c tio n
de l’écaille du tem poral. rétro-auriculaire m o n tré e fig. 8,
Ceci est un d éso rd re crânien im p o r­ l’e m p lac em en t des mains sur le
ta n t et fréquent. En investiguant par crâne est celui qui p erm et de bouger
le h au t, on peu t p alper le bord de les tissus c o m p re n a n t les p o in ts de
l’écaille du tem p o ra l. tension le plus efficacem ent possible
Le relâ ch em e n t est o b te n u p a r la sur le crâne. Un coussin devrait aussi
pression de trois doigts sur la partie être placé sous l’au tre oreille; ce trai-
inférieure de l’os pariétal visant à le t'em ent réalisé de la sorte d o n n e ra un
séparer de l’os tem p o ra l. soulagem ent dans les névralgies d e n ­
Parfois, ce point de tension est plus taires supérieures.
a n té rie u r sur la s u tu re squam euse, et
la trac tio n est faite sur l’os frontal
o b liq u e m e n t vers l’avant. Dans ces
Fig. 8 - Traitement des dysfonctions
rétro-auriculaires.
Le patient est allongé sur le côté gau­
che, et un petit coussin dur est roulé
sous l’arcade zygomatique et l’oreille
gauche.
Une pression de 5 Kgs est appliquée
du talon de la main droite vers le bas,
comme pour incliner le crâne sur le
côté selon un axe antéro-postérieur.
Ce point de tension peut être mis en
relation aveé des bourdonnem ents
d ’oreille ou une surdité.

57
Fig. 9 - T raitem ents des lésions du ral, mais aussi suite au décentrage du
sphénoïde. sphén oïd e. Ceci est corrigé en p o u s ­
Le p oint de tension est localisé sur la sant l’aile o p p osée du s p h én o ïd e vers
gran de aile du sp h é n o ïd e , sur la la droite.
tem p e. N o te z l’indox d ro it qui c o n ­ Alors q ue la m ain d ro ite sert de c o n ­
trôle. La te m p e est dans ce cas-ci trôle, elle est aussi utilisée com m e
t e n d u e et a p p a ra ît plus p ro é m in e n te , contre-pression sur le frontal.
en partie par u ne tension du tem p o-

Fig. 10 - T raitem ent d ’une dysfonc- h a u t, exercée à l’aide de la p au m e de


tion de la com m issure externe de la la main sur la surface inférieure de
paupière. l’os zy gom atiqu e, et sur l’ap o ph yse
Le point de tension est trouv é dans z y g o m atiq u e du maxillaire.
la fosse tem po rale, environ 2 cm en U ne contre-pression est appliquée
arrière de la com m issure ex tern e de p a r trac tio n sur le so m m e t de l’os
l’oeil. fro ntal, vers l’os zygom atique.
Il est traité par une pression vers le
Fig. 11 - Traitement des lésions de et juste en dehors de la suture sagi-
la suture coronale. tale.
Le point de tension coronal (CRNL) La détente est obtenue simplement
est localisé à 1 cm du coin antéro- par pression sur le même point con-
interne du pariétal droit (et sur celui- trolatéral situé sur le pariétal opposé.
ci), juste derrière la suture coronale, 59
Fig. 12 - T raitem ent des dysfonc- sion de soulagem ent de la gcne située
tions sous-orbitaires. à l’arrière du nez. U ne décon gestion
Les p o in ts de tension sont localisés nasale rapide en résulte souvent. Il
près du site d ’ém ergence des nerfs im p o rte de laisser un espace e n tre les
sous-orbitaires. d oigts et le nez du patient, afin de lui
Un p rob lèm e c o u ra n t et im p o rtan t p e r m e ttr e de respirer.
en relation avec les d ysfo n c tio n s
sous-orbitaires est la “ céphalée sinu-
sale” . Les d eu x mains sont utilisées
lors du tra ite m e n t, a p p liq u an t une
pression o blique en dedans, et en
arrière à l’aide du milieu des paum es,
lesquelles sont éten d u e s sur les
malaircs. Le p atie n t est conscient
d ’un léger in c o n fo rt, sous les mains
d u praticien, mais aussi d ’une im pres­
La face
Fig. 13 - Localisation des différents
p o in ts de tension de la face, de la
gorge e t du cou.
Les p o in ts sus-orbitaire (SO ), nasal
(N), sous-orbitaire ( l ü ) , com m issure
e x te rn e (LC), et m assctcr (M), sont
to u s en relation avec des dysfonc-
tio n s de su ture crânienne. La série
des p o in ts de ten sio n trouves sur les
faces an térieures des e x tré m ités des
ap o p h y se s transverscs (TP) des ver­
tèb res cervicales in diquent des dys-
fo n c tio n s de flexion des articulations
intervertébrales cervicales.
La série des p o in ts de tension trac h é­
aux (T R ), près d u milieu du cou, est
fr é q u e m m e n t associée à des to u x
chroniques, inexpliquées et non p ro ­
ductives.
Fig. 14 - T raitem ent des dysfonc- cien est a p p u y é sur l’os fronta l, l’a tti­
tions sus-orbitaires. ra n t en d irection céphalique. Les
Le point de tension est situé près du doigts gauches pin cent ju s te au-
lieu d ’ém ergence dy n e rf sus- dessus des berges du nez et tiren t en
orbitaire. L’avant-bras d roit du p ra ti­ direction caudale.

Fig. 15 - T raitem ent des dysfonc- c ô té de la berge du nez. Le soulage-


tions nasales. m e n t est o b te n u sim plem ent par
Le po int de ten sio n est situé sur le pression sur le c ô té opposé.
Fig. 16 - T raitem ent des désordres doigts de la main d ro ite est appliquée
du m asseter. poussant vers la gauche.
C e tte m é th o d e est utilisée p o u r deux Q u and ce tte m é th o d e est utilisée
p ro b lèm e s d ifférents; elle réd uit la p o u r des lésions tem poro-m axillaires,
p lu p art des désordres m écaniques de le diagnostic peu t être fait en d e m a n ­
l’artic u la tio n tem poro-m axillaire, de d a n t au p atien t d ’en tro u v rir lente­
m êm e q u ’elle soulage des névralgies m e n t sa m âchoire. Elle sera déviée
d en taire ou maxillaire. Le po in t de vers le cô té d o u lou reu x.
ten sio n est co n trô lé p ar l’index de On exagérera ce tte d é fo rm a tio n lors
la main gauche, lequel pousse aussi d u tra ite m e n t de ce tte d y sfonction .
du cô té gauche de la p o in te du m e n ­
to n , vers la droite. N o te z qu e le
s o m m e t gauche de la tê te est fixé
c o n tre la p o itrin e du praticien. Le
p a tie n t laisse s’e n tro u v rir la m âch oire
d ’un cm. U n e contre-pression des
Fig. 17 - C om pression bilatérale de la auriculaire.
téte. Parfois, ce tra ite m e n t est p ratiqué
Ce tra ite m e n t est parfois utilisé p ou r ju s te parce q u ’il soulage le p atien t.
des p o in ts de tension bilatéraux de La pression est appliquée ju s te d e r­
l’écaille ou de la région rétro- rière les oreilles, bilatéralem ent.

Fig. 18 - T raitem ent des dysfonc- (c o m m e l’est le tra ite m e n t des dys-
tions lam bdoides. fo nc tions coronales). Le point de
Ce p rocédé semble tro p simple tension est ju s te en d edans de la
s u tu re la m b d o ïd e , en ob lique au-
dessus et en d e h o rs de l’inion. P o ur
tra ite r ce tte d y s fo n c tio n , exercez
u n e pression sur le m êm e p o in t du
cô té opp o sé (voir fig. 4 et 11).

Fig. 19 - T ra ite m e n t des torsions


sphénobasilaires.
Le point de tension est situé 2 cm
en d edans d e la su tu re lambdoi'de,
au-dessus du niveau de Pinion. Le
tra ite m e n t consiste en une ro ta tio n
d ans le sens inverse des aiguilles
d ’une m o n tre appliquée sur l’os fron­
tal (c o m m e vu de face), avec une
c o n tre -ro ta tio n ap pliquée sur l’os
occipital. Ceci p ro d u it une torsion
selon un axe antéro-p ostérieur.

67
Fig. 20 - T raitem ent d ’une dysfonc-
tion zygom atique.
Le po int de tension est trou vé ju s te
au-dessus de l’arcade zyg om atiq u e de
l’os tem p o ra l. Il est situé environ 3
cm en avant d u co n d u it a u d itif
e x tern e. La force est appliquée en-
dessous de l’arcade du tem p oral. Elle
est dirigée vers le haut, avec une
co ntre -fo rce a ttira n t le so m m e t de la
tê te vers le tem p o ra l. (Ce traitem en t
est sem blable à celui des dysfonc-
tion s de la co m m issu re ex tern e, mais
est appliqué, 4 cm plus postérieure­
m en t).
Le cou
Fig. 21 - Localisation des points de de la septièm e vertèb re cervicale.
tension antérieurs correspondant aux Le point de tension a n térieu r de la
lésions du cou. hu itièm e cervicale (A 8C ) est localisé
Les d eux p o in ts m arqués A1C sont s u r l’e x tré m ité interne de la clavi­
des p o in ts antérieu rs en ra p p o rt avec cule. Le point de tension an térieu r
de u x ty p es de d y s fo n c tio n s diffé­ d e la septièm e cervicale (A 7C ) est
re n ts de la prem ière cervicale. Le localisé à 3 cm en-dehors de l’e x tré ­
p o in t de ten sio n supérieur est loca­ m ité interne de la clavicule sur sa
lisé sur la face postérieure de la b ra n ­ face postéro-supérieure.
che m o n t a n t e du maxillaire, ju s te
sous l’oreille; le point inférieur est
sur la table interne du maxillaire,
2 cm en avant de l’angle. Dans la
série m arq u é e TP, se tro u v en t les
p o in ts de tension des apophyses
transverses.
Deux p o in ts de tension situés au
niveau de la h uitiè m e cervicale indi­
q u e n t des lésions articulaires en
flexion et en extension. Le point de
tension p o sté rie u r de la huitièm e cer­
vicale (P8C ) est trouvé p a r une pal­
p a tio n p ro fo n d e en avant du m uscle
trapèze, sur la surface p o stérieu re de
l’e x tré m ité de l’a p o p h y se transverse
Fig. 22 - T raitem ent et contrôle des gauche avec une légère force de 5 Kg,
p o in ts de tension antérieurs corres­ N o tez la position des doigts de la
p o n d an t aux dysfonctions articulai­ main d ro ite sur l’occipu t. 11 y a une
res des prem ière et deuxièm e cervi­ légère inclinaison gauche.
cales. Un troisièm e p oin t de tension p o u r
Ces d y s fo n c tio n s sont les plus cou­ la prem ière articulation cervicale
rantes de la co lo n n e cervicale. ( 1C Inion) n ’est pas m o n tré ici; il se
Le p oin t de ten sio n an térieu re p ou r localise sur la face interne de l’inser­
régulariser la prem ière cervicale est tion occipitale des muscles nucaux
celui situé sur l’arête p ostérieu re de postérieurs, 3 cm sous l’inion. Ce
la b ra n c h e m o n t a n t e du maxillaire. p o in t de tension est souvent sup­
L’o c c ip u t est so u te n u p a r la main prim é de façon similaire (voir fig. 4
d ro ite et la t ê te est to u rn é e vers la e t 29).
Fig. 23 - T ra ite m e n t utilisé avec des présenté : o n le trouve sur la face
variations m ineures p o u r les dysfonc- interne des insertions occipitales des
tion s d e la 3 èm e cervicale et l ’u ne m uscles c o m m u n s postérieurs 3 cm
des d y s fo n c tio n s an térieures de la en-dessous de l’inion. Ce p o in t sensi­
1ère cervicale. ble est souvent traité de façon simi­
Le p o in t sensible de la 1ère cervicale laire (voir Fig. 4 et 29).
est celui qui est situé à la face interne
d u m axilaire inférieur ju s te en avant
de l’angle postérieur. Ils sont tous
de u x traités avec u n e flexion m a r­
q u ée de la zone cervicale supérieure
inclinaison latérale (vers la droite
h a b itu e lle m e n t) et ro ta tio n gauche.
Un troisièm e p oin t sensible p o u r la
1ère cervicale (1C, Inion) est ici
Fig. 24 - T raitem ent du p oint de ten­ Bien q ue ce tte étira tio n utilise ou
sion antérieur correspondant à une non u ne p etite inclinaison antérieure,
dysfonction articulaire de la qua­ elle c o n tra s te avec l’inclinaison m a r­
trièm e cervicale. q uée vers l’arrière utilisée p o u r le
Observez q u e la tê te est suspendue tra ite m e n t des p o in ts de tension pos­
en deho rs de la table et am enée térieurs c o rresp o n d an t à une dys­
légèrem ent en extension. Le po in t de fo n c tio n articulaire de la q uatriè m e
tension est sur la surface antérieure cervicale (voir fig. 31)
d e l’e x tré m ité de l’ap o p h y se trans-
verse de la q u a triè m e v ertèb re cervi­
cale. Une force de 2 Kg en ro ta tio n
gauche et inclinaison gauche est u ti­
lisée.
Fig. 25 - T raitem ent des points de
tension antérieurs correspondant à
une dysfonction articulaire des cin­
quièm e et sixième cervicales.
Le cou est légèrem ent fléchi. Bien
q ue la ro ta tio n soit l’ac tion évidente,
la plus grande partie de la force utili­
sée l’est p ro b a b le m e n t dans l’inclinai­
son gauche. Les p o in ts de tension
sont localisés sur les faces antérieures
des e x tré m ités des ap o phy ses tran s­
verses des cinquièm e et sixième cer­
vicales. 75
Fig. 26 - T raitem ent du point de ten­ Le point de tension est localisé sur la
sion antérieur correspondant à une surface postéro-supérieure de la clavi­
dysfonction articulaire de la sep­ cule, à 3 cm en dehors de l’extrém ité
tièm e cervicale. interne.
La tec h n iq u e utilise une flexion m a r­
q u é e de la partie basse du cou,
laquelle est réalisée en s u p p o rta n t la
partie m o y e n n e du cou de la main
gauche p lu tô t q u ’en po ussant sur la
tête. De c e tte façon, la force est loca­
lisée au b o n niveau articulaire. La
r o ta tio n gauche est légère; l’inclinai­
son d ro ite est passablem ent marquée.
Fig. 27 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­
sion a n té rie u r c o rre s p o n d a n t à une
d y s fo n c tio n articulaire du h uitiè m e
espace intervertébral cervico-dorsal.
La te c h n iq u e utilise une légère incli­
naison arrière, avec une ro ta tio n gau­
che m arq u é e j u s q u ’à la h uitiè m e arti­
culatio n cervicale. M êm e si l’action
évidente est s u rto u t la ro tatio n , la
force appliquée est principalem ent
c o n c e n tré e sur l’inclinaison gauche.

Fig. 2 8 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­ l’ap o phy se transverse de la prem ière


sion e x tern e co rre s p o n d a n t à une vertèbre cervicale est relativem ent
d y s fo n c tio n articulaire de la p re­ plus p ro che de l’apo ph yse m a s to ïd e
m ière cervicale. d u te m p o ra l d ’u n cô té que de l’autre.
Bien q u e c e tte lésion présente un La direction est facilem ent palpable.
p o in t de tension sur l’e x tré m ité de Il y a aussi un glissement externe
ch a cun e des apo phy ses transverses de ap p a ren t vers la concavité. Quelle
la p rem ière vertèbre cervicale, c’est q u e soit la m alposition trouvée, elle
l’u n e des d y s fo n c tio n s qui soit facile­ devrait être exagérée lors du traite­
m e n t diagn ostiqu ée p ar les ra p p o rts m ent.
osseux s tru ctu ra u x . D ans ce cas, La correc tio n ici est u n e simple
inclinaison latérale laquelle est exé- côte de l’inclinaison et la localisation
c u té e en a p p liq u an t une pression sur du p oint de tension appaisé n ’est pas
u n côté de l’o ccip u t et de la définie p ar l’auteur,
m âchoire, et une contre-pression sur
le so m m e t de la tê te de l’a u tre côté.
N o tez q ue la pression ex écu tée par la
po itrin e du th é ra p e u te aide à pro­
du ire l’inclinaison latérale nécessaire.
La preuve du relâch em ent est princi­
p alem e n t le re to u r en position n eu tre
d e la vertèbre. La relation e n tre le
La nuque
Fig. 29 - Localisation des p o in ts de et au-dessus de la surface de l’a p o ­
tension p o stérieurs c o rre s p o n d a n t à physe épineuse de la deu xièm e v ertè­
des d y s fo n c tio n s articulaires cervica­ bre. La zone m arq uée 1C est le point
les. de ten sio n sur l’o cciput, dans une
Le p oint de tension de l’inion (1C zon e de fin muscle, à m i-chem in
inion) est localisé en-dedans de la en tre la masse m usculaire principale
large masse m usculaire cervicale et l’ap o phy se m astoïde.
p o stérieure, où elle s’insère sur Le cô té de l’ap o ph yse épineuse
l’o cc ip u t, ap p ro x im a tiv em e n t 3 cm p ro é m in e n te de la deuxièm e vertèbre
sous l’inion. C ’est l’u n des 3 p o in ts cervicale est la zon e d ’un p o in t de
de tension en relation avec une ten sio n c o rresp o n d an t à une lésion
d y s fo n c tio n articulaire de la pre­ articulaire de la troisièm e cervicale.
m ière cervicale en inclinaison a n té ­ Il y a aussi un a u tre po int de tension
rieure (voir fig. 23). Le point de ten ­ p o sté rie u r p o u r une lésion en incli­
sion p o s té rie u r co rre s p o n d a n t à une naison vers l’avant (voir fig. 23). La
d y s fo n c tio n articulaire de la d eu ­ co lo nne de traits pointillés m arq ués
xièm e cervicale (2C ) est localisé en SP indique les ex trém ités des apo­
d e h o r s de la m êm e masse musculaire physes épineuses.
Fig. 30 - T raitem ent des points de inclinaison gauche.
tension postérieurs correspondant à Bien q u e co n tra ire m e n t à la règle,
des dysfonctions articulaires des pre­ le point de tension de la troisièm e
m ière et deuxièm e vertèbres cervi­ a rtic u la tio n cervicale est localisé sur
cales. l’ap o p hyse épineuse de la deu xièm e
La force est utilisée ici p o u r locali­ vertèbre cervicale, il est presque
ser la tra c tio n p rincip alem en t au to u jo u rs relâché en inclinaison an té ­
niveau de cha q u e articulaire des rieure m arq uée (voir fig. 23).
prem ière et d eu x ièm e vertèbres
cervicales; elle est appliquée vers les
pieds sur le so m m et de l’o cc ip ut. La
m an o eu v re est u ne exten sio n m a r­
q u ée , une légère ro ta tio n et une
Fig. 31 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­ blc dans la position nécessaire p o u r
sion p o sté rie u r co rre s p o n d a n t à une le relâch em ent. N o tez q ue la tê te du
d y s fo n c tio n de la q u atriè m e cervi­ p atient est suspendue en d eh o rs de la
cale. table. La localisation de la force sur
Une fois q ue le p oin t de tension p o u r le p o in t de tension po stérieu r corres­
c e tte artic u la tio n est tro u v é sur p o n d a n t à une d y sfo n c tio n articu ­
l’a p o p h y se épineuse de la troisièm e laire de la q uatriè m e cervicale est
v ertèb re cervicale, le praticien doit aidée p ar une force appliquée vers les
bo ug er son doigt d e c o n trô le latérale­ pieds sur l’occiput (m o in d re que
m e n t vers un a u tre p o in t de tension celle utilisée p o u r la prem ière articu ­
s u r la masse m usculaire. Bien q u e ce lation cervicale). Ceci est suivi par
point soit m oins sensible lors d ’une une légère inclinaison et une ro ta ­
lésion, il est le seul qui restera palpa­ tion.
Fig. 32 - T raitem ent des points de croissant de la tê te vers l’arrière, en
tension postérieurs correspondant à relation avec la p oitrine et une d im i­
des dysfonctions des cervicales basses n u tio n progressive de la force cau­
e t des dorsales hautes. dale sur l’occiput.
Ils sont traités de la m êm e façon que Ces d y s fo n c tio n s des cervicales bas­
le point d e tension p o stérieu r corres­ ses et dorsales hautes sont traitées
p o n d a n t à l’articulaire de la q u a ­ efficacem ent en utilisant ju s te le
trièm e cervicale, avec une p etite p oids d e la tê te et du cou.
variante. Elles p euvent aussi être traitées avec
La tê te est mise en suspension p ro ­ le p atien t en d é c u b itu s ventral, avec
gressive vers l’arrière p o u r respecter le cou en extension, mais la position
la règle d e localiser la force appliquée sur le dos est plus efficace, parce
d an s les articulaires inférieures p o u r q u ’il y a m o ins d ’assistance active de
l’étiration. Les p o in ts de tension la p art du patient.
p ostérieurs co rre s p o n d a n t à des A nouveau, on utilise une légère
lésions des prem ière, d eu x ièm e et inclinaison latérale et une ro tatio n.
q u a triè m e cervicales req u iè ren t p ro ­
gressivement un p o s itio n n e m e n t
Le thorax
Fig. 33 - Points de tension antérieurs depuis le point de tension de la pre­
correspondant à des dysfonctions mière dorsale j u s q u ’à celui de la neu­
dans Faire thoracique. vième dorsale, ju s te au-dessus et en-
La rangée d e p o in ts sur le sternum d eh o rs de l’ombilic.
d é n o m m é e A T indique les p o in ts de Les p o in ts de tension c o rresp o n d an t
ten sio n a n térieu rs co rre sp o n d a n t aux a ux espaces intercostaux (IN T ) indi­
artic u la tio n s intervertébrales dorsales q u e n t les problèm es costaux les 87
m o in s co u ra n ts ; ils seront d é te n d u s chondro-costal. Les p o in ts de tension
p ar les m êm es étiratio ns q u e celles des dépressions costales sont d é te n ­
utilisées dans les tra ite m e n ts des a rti­ du s p a r une dépression plus m arqu ée
c ulation s intervertébrales m édio- (dans le sens d ’u n e ex piratio n fo r­
dorsales (niveaux an térieurs des sep­ cée), d é b u ta n t sur la prem ière côte,
tièm e et h uitièm e dorsales). ju s t e sous la clavicule, co n tre le
Les zones de ten sio n intercostales stern u m et sur la deu x ièm e c ô te sur
(IN T ) sont trouvées sur ou e n tre les la ligne médio-claviculairc.
cartillages costaux, ju s te en d eh o rs Les p o in ts d e tension des dépressions
du sternum . N o te z q u e la direction costales de la troisièm e j u s q u ’à la
de la p a lp a tio n p o u r le po in t de te n ­ sixième cô te sont trouvés sur la ligne
sion a n térieu r co rre s p o n d a n t à la axillairc antérieure, sur le rebord
p rem ière dorsale ( A I T ) , est vers le inférieur de la côte. La localisation
bas, ce ntrée sur l’éc h ancrure ster- du p o in t de tension a n térieu r corres­
nale. Il y a d eux p o in ts de tension p o n d a n t à une lésion de l’articu latio n
a n té rie u rs c o rresp o n d an t à la sep­ acrom io-claviculaire (AAC), est à 1
tièm e dorsale; le p rem ier indiqué par o u 2 cm en d ed an s de l’ex tré m ité de
la flèche est localisé sous le rebord la clavicule sur sa face antérieure.

88
Fig. 3 4 et 35 - T ra ite m e n t des p o in ts c o n tre la p oitrine du th é ra p e u te et
d e ten sio n a n térieu rs co rre s p o n d a n t s’affaisse vers l’avant. La pression de
a u x lésions articulaires en flexion des la p oitrine du th é ra p e u te sollicite la
pre m iè re e t deu x ièm e dorsales. flexion forcée.
En élevant les bras, o n r e m o n te la
fo rce ap p liq u ée dans les articu latio ns
dorsales supérieures. Le praticien est
d e b o u t derrière le p a tie n t, lequel est
assis sur la table. Le p a tie n t s’appuie
Fig. 3 6 - T ra ite m e n t des p o in ts de nécessaire dans c e tte zone est plus
tension a n térieu rs c o rre s p o n d a n t aux grande q u e celle appliquée p o u r tra i­
d y s fo n c tio n s articulaires des tro i­ te r les lésions des prem ière et d eu­
sième et q u atriè m e dorsales. xièm e articulations. La pression de
Utilisez la m ê m e position générale du l’ab d o m e n du praticien assiste la
p a tie n t qu e celle utilisée p o u r le trai­ flexion forcée.
t e m e n t des p o in ts de tension a n té ­
rieurs co rre s p o n d a n t aux prem ière et
d e u x ièm e dorsales. Ici c e p e n d a n t, les
90 bras sont tirés vers l’arrière. La force
Fig. 37 - T raitem ent des points de est aidé p a r une p etite force de trac­
tension antérieurs correspondant à tion vers la tête.
des dysfonctions articulaires des cin­ Ce p oint de tension est très co u ran t
quièm e e t sixième dorsales. et d o it être suspecté chez les p atien ts
Ce tra ite m e n t difficile re qu iert une qu i se lèvent fatigués le m atin. N otez
force considérable de la part des q u e l’action est accentuée par la pres­
mains du th é ra p e u te sur le sternum . sion de la poitrine du th é ra p e u te sur
La force est appliquée c o m m e p o u r la colonne dorsale supérieure.
p ro d u ire u n e flexion m édio-dorsale
aussi m arq u é e q u e possible sans m e t ­
tre sous c o n tra in te la zone th oraco-
lom baire plus flexible. Ce traite m e n t
Fig. 38 - V ariante de traitem ent dorsale requièrent, o u tre la flexion
des dysfonctions com m unes et diffi­ m arquée accom plie par les ja m b e s et
ciles des points de tension antérieurs les cuisses, une pression additionnelle
des cinquièm e, sixième, septièm e et de 2 à 4 Kg, appliquée par les m ains
huitièm e dorsales. du praticien sur le bas de la poitrine.
Bien q u e ce traitem ent-c i soit habi­
tu e lle m e n t efficace, il p e u t être
nécessaire aussi de faire les traite­
m e n ts suggérés dans les légendes des
figures 37, 3 9 et 40. La tê te de la
table est redressée (voir fig. 51) et le
co rp s du p atien t est placé de sorte
q u e la flexion p ro d u ite p ar la table
soit placée au niveau vertébral désiré.
Les tra ite m e n ts de la région m cdio-
Fig. 39 - T raitem ent des points de gauche, mais en inclinaison droite,
tension antérieurs correspondant aux avec une p etite te n d a n c e vers l’avant
dysfonctions des zones septièm e, o u l’arrière. Le p oin t de tension est
huitièm e et neuvième dorsales. co n trô lé p ar la main libre du t h é ra ­
Les p o in ts de tension de ces seg­ peute. Les espaces interc o sta u x indi­
m e n ts sont trouvés près de la ligne q u és sur la fig. 33 sont traités dans le
m éd ian e depuis un p o in t situé ju s te m êm e sens. Ses p o in ts de tension
sous l’ap p e n d ic e x y p h o ïd e j u s q u ’à co rre s p o n d a n t aux espaces intercos­
l’ombilic. t a u x in diq uent un autre m ode de
Le p atie n t est assis sur la table, d y s fo n c tio n costale. Ils sont plus
ap p u y é sur le cô té gauche, avec c o m m u n é m e n t trouvés ju ste en
son creux axillaire gauche sup­ d eh o rs du sternum , à leur niveau
p o rté p a r la cuisse du th éra p e u te , co rre s p o n d a n t des cinquièm e et
lequel est d e b o u t derrière lui. Le sixième espaces inter-costaux.
co rp s du p a tie n t est en ro ta tio n
Fig. 4 0 - Une vue plus rappro chée
d e la fig. 39.
Elle m o n t r e le co n trô le du p o in t de
tension an té rie u r de la septièm e
dorsale, d ans Pépigastre.

94
Fig. 41 - Points de tension posté­ fo n c tio n s articulaires en extension,
rieurs du thorax. à des lésions d ’inclinaison latérale,
Il s’agit de la localisation des po ints et à des lésions de côtes qui sont
de ten sio n (in tersp in a u x : IS - soulagées en inspiration.
paraspinau x : PS - et angles de
côtes : Ribs) associés à des dys­
Fig. 42 - T raitem ent en décubitus épineuses). Les forces appliquées
ventral, des po in ts de tension p o sté­ sont principalem ent l’extension, avec
rieurs correspondant à des lésions u ne légère inclinaison et ro ta tio n
articulaires des cervicales inférieures gauche.
e t des prem ière et deuxièm e dorsales. Bien q u e les doigts de la m ain qui
(V o ir la fig. 3 2 p o u r le traite m e n t en co n trô le sem blent être à gauche du
d é c u b itu s dorsal.) corps sur la p h o to , ils sont ju s te à
La tê te est so u ten u e par la main d ro ite des épineuses des vertèbres.
gauche du th é ra p e u te te n a n t le m e n ­ Les bras du p atien t sont suspendus
to n . L’avant-bras gauche est fixé le de part et d ’au tre de la table.
long d u cô té droit de la tê te du
patie n t p o u r u n m eilleur soutien. (La
main d ro ite co n trô le les p o in ts de
tension d u c ô té droit des apophyses
Fig. 43 - T ra ite m e n t similaire et
d é m o n s tra tio n des p o in ts de tension
p ostérieu rs c o r re s p o n d a n t à des
lésions articulaires des troisièm e,
q u atriè m e e t cin qu ièm e dorsales.
La différence principale réside dans
le p lace m en t des bras du patien t, qui
s on t ce tte fois en ex ten sio n au-dessus
d e la tête. Cela aide la localisation
d es forces dans la zone concernée.
Les p o in ts de tension dans ce tte
aire sont h a b itu ellem en t trouvés
c o n tre les ap oph yses épineuses.
Fig. 44 - T raitem ent des points de de la tê te à d roite après l’avoir
tension postérieurs correspondant à déplacée vers la gauche.
des lésions articulaires de la sixième La main d ro ite d an s ce tte p h o to ne
dorsale à la deuxièm e lombaire. m o n tre pas le c o n trô le du p o in t de
Le th é ra p e u te saisit le bras du tension, mais la zone à tra ite r par
p atie n t près du creux axillaire sans c e tte m éth ode.
ind uire de trac tio n ou faire mal à la
peau. La d irection de la force est
princip a le m e n t l’inclinaison gauche
avec une légère ro ta tio n droite.
Q u and le tra ite m e n t est ex é cu té p o u r
un p ro blèm e m édio-dorsal, l’effet
100 p e u t être am élioré p a r une ro ta tio n
Fig. 45 - T ra ite m e n t des p o in ts de table plate en plaçant un coussin ou
ten sio n m édians ou situés près des u n large oreiller sous les épaules
ap o p h y se s épineuses, c o rre s p o n d a n t e t la p oitrine du p atient allongé
à des d y s fo n c tio n s articulaires des sur le ventre. La ro ta tio n est facile­
dorsales m o y e n n e s e t basses. m e n t o b te n u e en exagérant la
Bien q u e les d y sfo n c tio n s m édio- ou ro ta tio n an orm ale décou v erte par la
basse dorsales o n t souvent leur point p alp atio n des apophyses épineuses.
d e ten sio n plus latéralem ent et sont Le th é ra p e u te vient agripper le pelvis
traitée s avec plus d ’inclinaison laté­ au niveau de l’épine antéro-
rale, ces problèm es-ci sont traités supérieure et exé cu te g en tim en t la
avec de l’e x ten sio n (plu s facilem ent ro tatio n .
o b t e n u e en élevant la t ê te de la
table), et de la ro ta tio n en tira n t le
pelvis vers l’arrière.
Les apo p h y se s épineuses situées au
niveau du p o in t de ten sio n in diquent
la direc tio n de la ro tatio n . Le tra ite ­
m e n t p eu t ê tre accom pli sur une 101
Fig. 46 - T raitem ent d ’une prem ière d u p atient par-dessus sa cuisse
c ô te en inspiration. gauche. Le patient est convié à
C e tte p h o to m o n tre la localisation a b a n d o n n e r un peu de son p oid s sur
du p o in t de tension en-dessous du le théra p eu te.
b ord du trapèze, sur le c ô té du cou.
La po sition du tra ite m e n t est une
légère exten sion de la tê te et du cou,
une ro ta tio n d ro ite m o d éré e et une
inclinaison gauche légère. C ette
m an oeu vre est é t o n n a m m e n t efficace
malgré son apparence. Bien q ue ce tte
p h o t o m o n t r e le m édecin devant le
p atien t, c ’est seulem ent p o u r la
facilité de l’illustration. En fait, le
th é ra p e u te est d e b o u t derrière le
p a tie n t qui est lui-même assis, les
ja m b e s p e n d a n te s hors de la table.
Le praticien place son pied gauche
sur la tab le et éten d le bras gauche
Fig. 47 - T raitem ent des côtes en la 2èm e cô te requiert en o u tr e une
inspiration. ro ta tio n du cou et de la tête. P o u r les
Le m édecin est d e b o u t derrière le au tres segments, ceci semble peu
p a tie n t qui est assis sur la table, im p o rta n t.
p en c h é sur sa droite. Son creux
axillaire d ro it est su p p o rté par la
cuisse du praticien. Le patien t a un
o u les d eu x pieds sur la table, à sa
gauche, à cô té de ses hanches.
Far ce tte tech n iq u e , le praticien
p e u t p ro d u ire éq u ita b le m e n t une
inclinaison gauche m a rq u é e et une
ro ta tio n d u niveau dorsal supérieur.
Bien q u e c e tte m an o eu v re soit
utilisée p o u r t o u t e d y s fo n c tio n de
c ô te en inspiration, le tra ite m e n t de 103
Fig. 48 - T raitem ent des prem ière
e t deuxièm e côtes déprim ées (en
expiration ?).
Le p atient est allongé sur le dos et le
le praticien est assis ou d e b o u t à la
tê te de la table. Ses doigts c o n trô le n t
les p o in ts d e tension des d eux côtes.
Le tra ite m e n t est une inclinaison
d ro ite, et u ne flexion douce.

104
Fig. 4 9 - T ra ite m e n t des cô tes 3 à 6 pieds sur la table à sa droite, il
en lésion d ’ex piratio n. s’appuie sur sa gauche. La force
Les p o in ts de tension sont trouvés engendrée dans les dorsales supé­
sur la ligne axillaire antérieure. Le rieures p ro v oqu e une inclinaison
patie n t é ta n t assis, le th é ra p e u te est droite. Il y a une ro ta tio n droite
d e b o u t avec son pied gauche sur la considérable et une légère inclinaison
table. Le bras gauche du p atie n t est antérieure. (C ette position d é ten d ra
lancé par-dessus un oreiller sur la une lésion costale gauche en inspira­
cuisse g auche du praticien. tion).
N o tez q ue bien que le p atie n t ait ses
L'abdomen
Fig. 50 - Localisation des p o in ts de point de tension an térieur de la
tension antérieurs correspondant à deuxièm e vertèbre lom baire (A b 2 L ),
des dysfonctions articulaires des 5 cm en-dehors de l’ombilic, l’épine
dorsales basses e t lom baires hautes. iliaque antéro-supérieure (ASIS),
C e tte zone va à travers le niveau de l’épine iliaque antéro-inférieure
la p rem ière lom baire ( I L ) et inclut le (A IIS) et la crête iliaque.
L ’épine iliaque an tero-inférieure est dorsale est situé sur la table interne
localisée à 4 cm sous et en-dedans de d e la crête iliaque sur la ligne axil-
l’épine iliaque antéro-supérieure. Le lairc m édiane.
p o in t de tension du muscle iliaque, En ce qui con cern e l’erreur possible
lequel est p ro b a b le m e n t un p o in t de p o u v an t être faite dans la d ifféren­
tension de la cavité articulaire de la ciation en tre un p rob lèm e o rganique
hanche, est localise dans la fosse réel et u n p o in t de tension, il faud ra
iliaque, à 7 cm en-dedans de l’épine faire une estim ation m inu tieu se du
iliaque antero-supérieure. succès d u tra ite m e n t, se m arq u a n t
AMT fait référence au p oint de par une ré d u c tio n substancielle de la
te n s io n co rre sp o n d a n t à un trochan- tension.
t e r an téro-interne. La sensibilité de vraies lésions organi­
Bien q u e la p alpation des p o in ts de ques ne sera pas rédu ite p ar une sim­
te n s io n an térieu rs d an s la cavité ple étiration vertébrale principale­
a b d o m in ale tire au clair quelques m en t après le re to u r en position neu­
in fo rm a tio n s , une p alpatio n p ro ­ tre. Q uelques cas d o u te u x requièrent
fo n d e révèle souvent des tensions un exam en atten tif. Ils ne sont pas
aiguës sur les corps vertébraux. Le co urants.
p o in t de tension de la do uzièm e

Fig. 51 - Traitem ent de dysfonctions P o u r p e rm e ttre à la colonne de


en inclinaison antérieure de la fléchir au niveau th o rac o -lo m b aire en
neuvième dorsale à la prem ière lom ­ d é c u b itu s dorsal, une table po uvan t
baire. être relevée à une ex tré m ité est
Ce traitem en t-ci est h ab ituellem ent souhaitable.
efficace p o u r n ’im p o rte quelle dys­ U ne table plate peut être utilisée
fo n c tio n vertébrale de ce groupe. si un large oreiller est placé sous les
h anc h es d u p atien t, les relevant gies qui ne sont pas associées avec
su ffisa m m en t p o u r p e r m e ttr e une u ne tension dou lo u reu se locale pos­
flex ion d u niveau so uhaité de la térieu re de la région vertébrale. La
co lonne. d o u le u r est ra p p o rtée de la d y sfo n c ­
Le p a tie n t é ta n t allongé sur le dos, tio n antérieure aux zones lom baire
le praticien relève les gen oux du basse, sacrée et fessière.
patie n t et place sa p ro p re cuisse sous Le tra ite m e n t dirigé sur le site d o u ­
celles du p atient. loureux postérieur de ces d y s fo n c ­
En ap p liq u a n t u ne pression céphali- tions p lu tô t q u ’à l’origine an térieur
q u e sur les cuisses du p atien t, il de la d o u le u r a été décevant. La posi­
p ro d u it u ne flexion m arquée de la tio n est une flexion m arq u é e à tra ­
co lo n n e th o rac o -lo m b aire du patient. vers l’articulation concernée, avec
H a b itu ellem en t, les m eilleurs résul­ une légère inclinaison latérale (des­
ta ts sont o b te n u s p ar une ro ta tio n criptio n classique de ro tatio n ). Parce
m o d éré e des gen o u x du cô té de la q u e le th é ra p e u te bouge la partie
ten sio n o u d u p o in t sensible. inférieure du corps d u p atient sous
Ces d y s fo n c tio n s articulaires sont la supérieure, il bouge les genoux
responsables d e n o m b reu se s lom bal­ vers la droite.

Fig. 52 - T ra ite m e n t régularisant le généralem ent aidés p ar une inclinai­


p o in t de tension a n té rie u r corres­ son gauche.
p o n d a n t à u n e d y s fo n c tio n de la Les d eux tra ite m e n ts t e n te n t d ’éviter
d e u x ièm e lom baire (un e lésion c o u ­ une co n tra in te pelvienne provenant
rante). du levier induit p ar les cuisses. Une
Le p o in t de tensio n est trouv é au tra c tio n sur la ja m b e supérieure (la
milieu de la surface inférieure de d ro ite p o u r une d y sfo n c tio n de la
l’épine iliaque antéro-inférieure d eux ièm e lom baire m arqu ée par un
(AIIS). Le bassin est t o u r n é de 60 p o in t de tension antérieu r) est
degrés vers la gauche. Ceci provo que suffisante.
une ro ta tio n d ro ite de la deuxièm e L ’épine iliaque antéro-supérieure
v ertèb re lom baire. La ro ta tio n est (ASIS) est seulem ent m o n tré e
j u s te l’inverse de ce qui est m o n tré co m m e repaire.
fig. 54. Les d eux désordres sont
Fig. 53 - T raitem ent des points de sa surface inférieure. Ils sont traités
tension antérieure correspondant à de la m êm e m anière. Le repère de
une dysfonction des troisièm e et l’épine iliaque antéro-supérieure
quatrièm e articulations lombaires. (AS1S) est à nouveau signalé. N o tez
Le p o in t de tension an té rie u r corres­ q u e le praticien a un pied sur la table
p o n d a n t à la troisièm e vertèbre p o u r su p p o rte r les ja m b e s du patient.
lom baire est sur la surface ex terne de Bien q ue les hanches du p atien t
l’épine iliaque antéro-inférieure soient fléchies, la force appliquée est
(A11S), alors q u e le po in t de tension une inclinaison gauche à travers la
a n té rie u r co rre sp o n d a n t à la q u a ­ v ertèbre lombaire.
trièm e v ertèbre lom baire est sur
Fig. 54 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­ davantage q u e les genoux.
sion a b d o m in al c o rre s p o n d a n t à une Bien q u e ceci résolve la d y sfo n c tio n ,
d y s fo n c tio n de la d eux ièm e lo m ­ la position p eu t causer une con ­
baire. tra in te d ’ad d u c tio n à travers l’articu ­
Le p o in t de ten sio n est relâché par lation de la han ch e fléchie.
flexion des hanches de 90 degrés et Ceci p eu t être évité par une trac tio n
r o ta tio n pelvienne d ro ite d ’environ derrière le genou de la ja m b e supé­
60 degrés. U ne inclinaison g auche est rieure, laquelle aura p o u r consé­
ex é c u té e en relevant les pieds vers le q u e n c e une trac tio n à travers la
plafon d et vers la gauche du p atien t cuisse.
Fig. 55 - T raitem ent du point de O ccasionnellem ent, le praticien tr o u ­
tension antérieur correspondant à vera à l’exam en des p o in ts d e tension
une dysfonction articulaire de la bilatéraux co rre sp o n d a n t au pôle
cinquièm e lom baire. inférieur de la cinquièm e lombaire.
Le p atie n t est allongé sur le dos Dans ce cas, il tro uvera aussi un
sur une table plate, avec les cuisses p o in t de ten sion a n térieu r c o rresp o n ­
fléchies d e 6 0 degrés. d an t à la cinquièm e lom baire. Le
Ses pieds sont croisés sur la cuisse du relâ ch em e nt du p o in t an térieu r relâ­
praticien. Les geno ux sont mobilisés chera h abitu ellem en t les zones du
de 20 degrés vers la d ro ite ; ceci pôle inférieur de la cinquièm e
in duit une inclinaison gauche de la lom baire.
partie basse de la colonne. Le point
de ten sio n est sur la face anté­
rieure du p ubis environ 1 cm en
d e h o rs d e la sym ph yse p u bienn e.
Fig. 56 - Traitem ent d'une dysfonc­ ex te rn e du pubis. La cuisse est
tion ilio-sacrée inférieure. fléchie presque d irec tem en t j u s q u ’à
S ouvent le m eilleur m o y e n de 4 0 degrés p o u r relâcher le p o in t de
diag n o stiq u er ce p rob lèm e est la tension.
localisation de ce p o in t de tension
sur le b o rd supérieu r de la branche
Fig. 57 - V ariante pour la lésion ilio- che descen d an te du pubis.
sacrée m ontrée fig. 56, avec un N o tez qu e le genou est en ab d u c tio n
déploiem ent externe du som m et de à 4 0 degrés et q u e le pied est sur la
l’ilium par rapport au sacrum. ligne m édiane.
Elle est traitée de la m êm e façon, La flexion est d ’environ 40 degrés
mais avec une ro ta tio n extern e depuis la rectitude.
m arq u é e d u fé m u r et une a b d u c tio n
m odérée. Le point de ten sio n est
localisé ici d ans le périné, au milieu
de la surface inférieure de la bra n ­
Fig. 58 - Points de tension dans le p oint de tension de la q u atrièm e
l’aine. lom baire (4 L ) est sous l’cpine et
Puisque c e tte p h o to ne m o n tr e pas 1 cm en d eh o rs du p o in t de tension
les c o n to u rs du pelvis, ils y o n t été de la troisièm e lom baire, se localise
esquissés. le point tro ch a n térien antéro-m édian
Dans une p e tite zone a u to u r de (AMT). Ceci est une d y sfo n c tio n
l’épine iliaque antéro-inférieure coxale.
(A IIS), il y a 4 p o in ts de tension. Le Le po in t de tension du trochan-
p o in t de tension an térieu r le plus te r an téro -ex tern e (A L T ) est ju s t e en
c o u r a n t c o rre s p o n d a n t à la deuxièm e d eh o rs de AMT.
lom baire (2 L ) est interne et infé­
rieur; le p oint de tension de la
troisièm e lom baire (3 L ) est ex te rn e ; 117
Fig. 59 - T raitem ent de la dysfonc­ tée en flexion assez m arq u é e, a b d u c ­
tio n trochantérienne antéro-externe tio n m odérée, et (o u n on ) petite
(A LT), une autre dysfonction r o ta tio n extern e d u fémur.
coxale.
La cuisse doit être fléchie de 90
degrés p o u r p e r m e ttr e une investiga­
tion p ro f o n d e d ans la région située 3
cm sous et légèrem ent en d eh o rs de
l’épine iliaque antéro-supérieure
(ASIS). La d y sfo n c tio n est trai­
Fig. 60 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion du m uscle iliaque.
Ceci est p ro b a b le m e n t un au tre
point de tension de la coxo-fém orale.
Il est trou vé p ro f o n d é m e n t dans le
q u a d r a n t inférieur de la fosse iliaque.
Il est m ieux traité avec le p atien t
allongé sur le dos. Les d eu x genoux
sont en flexion m arq u é e et il y a une
r o ta tio n e x tern e m a rq u é e des cuisses.
N o tez q u e les g en o u x sont séparés en
a b d u c tio n et q u e les pieds sont
croisés.

119
Fig. 61 - T raitem ent d ’une dysfonc­ le m édecin d e b o u t à sa gauche.
tion du ligam ent inguinal, une autre Le genou d ro it est fléchi à 90 degrés
dysfonction de la glène de la hanche. et croisé sous la j a m b e gauche.
Le p o in t de ten sio n du ligament La main gauche du th é ra p e u te
inguinal (IL ) est localisé sur le bord pousse sur la partie e x tern e de
e x te rn e d u pubis, ju s te plus bas que la cheville d ro ite du p atien t p o u r
l’insertion du ligament inguinal. Il est p ro d u ire une ro ta tio n interne du
tra ité le p a tie n t allongé sur le d o s et fé m u r droit.
Fig. 62 - T raitem ent d ’une dysfonc­ o pp o sé à la d y sfo n c tio n et attire la
tion des adducteurs. ja m b e en dedans, t o u t en c o n trô la n t
Le p o in t de tension p o u r ce tte le relâchem ent du point de tension.
d y s fo n c tio n d e la glène de la han ch e
est localisé d an s le m uscle ad d u c te u r
te n d u (A D D ), près de son origine sur
le pubis. Il est sim plem ent relâché
p a r une ad d u c tio n m arquée, et une
légère flexion d e la hanche. Le
th é ra p e u te est d e b o u t du cô té
La colonne lombaire
Fig. 63 - P o in ts de tension p o s té ­ des apo phy ses épineuses (SP). les
rieurs c o r re s p o n d a n t à des d y s fo n c ­ p o in ts de tension des dorsales basses
tio n s dorsales e t lom baires hautes. sont habituellem ent m ieux localisés
Tand is q ue les zones des cinq do rsa­ en paravertébral ou ju s te en d eho rs
les supérieures o n t souvent les p o in ts des apop hyses épineuses. (V o y e z la
les plus sensibles localisés sur ou près ligne des p o in ts de tension m arq uée
PV). Dans la zone thoraco-lom baire, le m eilleur p oint de tension p o u r
les m eilleurs p o in ts de tension sont c e tte d y sfo n c tio n , est sur le p r o m o n ­
h a b itu ellem en t trouvés sur les toire du sacrum, sur la ligne m édiane.
e x tré m ité s postérieures des ap o­ (11 y a souvent des p o in ts de tension
physes transverses (TP). O ccasionnel­ spinaux et p aravertébrau x p o u r ces
lem ent, les p o in ts de tension des problèm es, mais ils sont h a b itu ­
ap o p h y s e s épineuses seront les plus ellem ent p ro fo n d s et sont difficiles à
te n d u s , com m e ils le sont dans les c o n trô le r précisém ent).
zo n e s des cinq dorsales supérieures.
L’épine iliaque postéro-supérieure
(PSIS) est facilem ent palpée et est un
repère idéal p o u r la localisation de
divers p o in ts de tension. Au milieu
de sa surface supérieure se trouv e le
p o in t de tension le plus co u ra n t du
pô le supérieur de la cinq uièm e lo m ­
baire (U P 5L ). A p p ro x im ativ em en t
2 cm ju s t e sous le UP5L, se localise
un ty p e différen t de po in t de tension
d e la cinqu ièm e lom baire, celui du
pôle inférieur de la cinquièm e lom ­
baire (L P 5L ). 3 cm en deh o rs de
PSIS, localisé p ar investigation
interne , se tro uv e le point de tension
ilio-sacré de l’ilium h aut (HISI).
Dans ce tte d y s fo n c tio n , l’ilium est
tro p h au t et re p lo y é supérieurem ent
p ar ra p p o rt au sacrum. Le p oint de
ten sio n co rre sp o n d a n t à une dys­
fo n c tio n de la q uatriè m e lom baire
(4 L ) est trouv é ju s te en arrière du
m uscle te n s e u r du fascia lata, envi­
ron 4 cm sous la crête iliaque.
A p p ro x im a tiv e m e n t à m i-chemin
e n tre l’épine iliaque postéro-
sup érieure et le po in t de tension de
la q u a triè m e lom baire se localise le
p o in t de ten sio n de la troisièm e lom ­
baire (3L ). Un autre p oint de tension
co rre s p o n d a n t au pôle inférieur de la
c inqu ièm e lom baire (L P 5L ), souvent
Le bassin
Fig. 64 - Points de tension trouvés supérieure, se trouve le po in t de
sur les fesses. tension c o rresp o n d an t au pôle infé­
L’ilium, la tu b é ro s ité ischiatique, et rieu r de la cinquièm e lom baire
le grand t r o c h a n t e r du fé m u r o n t été (L P 5L ). Plus latéralem ent se t r o u ­
esquissés co m m e repères, et, en vent les points de tension corres­
c o m m e n ç a n t en h au t à gauche, p o n d a n t aux d y s fo n c tio n s des troi­
l’épine iliaque postéro-supérieure sième et quatriè m e lom baires (3L -
(PSIS) est le principal repère. 3 cm 4L). Le po in t de tension du déploie­
en d eh o rs de lui se localise le point m e n t ilio-sacré h aut (H F O - SI) est
de tension ilio-sacré de l’ilium haut localisé 10 cm en direction caudale
(HISI). 2 cm en d irectio n caudale sous l’épine iliaque postéro-
sous l’épine iliaque postéro- supérieure et légèrem ent en dedans. 129
Le p o in t de tension d u pôle m o y en d ans u n e zone de 4 cm du grand
sacro-iliaque (MPSI) est dans une tro c h a n te r, en d irectio n caudale, sur
dépression de la m u scu latu re fes- la surface postéro -in terne du fût
sière, et est plus facilem ent trouvé fém oral.
en dirigeant la p alpatio n de deho rs Bien q u ’il y ait une longue rangée
en dedans. d e p o in ts sur le fût fém oral, le
Le p o in t de tension du m uscle p y ra ­ m eilleur est environ à 13 cm du
m idal (P IR ) est environ 8 cm en- tr o c h a n te r en direc tio n caudale.
ded a n s, et légèrem ent en d irection Un p o in t de tension d ’une d y s fo n c ­
céph aliqu e du grand tro c h a n te r qui tio n c o u ran te de la glène de la h a n ­
est aisém ent palpé. che est localisé sur une o rie n ta tio n
Le p o in t d e tension du tro c h a n te r supéro-externe de la surface p o s té ­
p o stéro -in te rn e (PM T) est trouvé rieure du grand tro c h a n te r (PLT).

Fig. 65 - T raitem ent des dysfonc­ m édiaire. T o u s les niveaux req uièrent
tions articulaires des troisièm e et h a b itu ellem en t un peu d ’ad d u c tio n
quatrièm e lom baires e t du pôle supé­ d u fém ur. Les variantes en ro ta tio n
rieur de la cinquièm e lom baire. e t ex ten sio n sont gérées par le place­
La j a m b e inférieure du p atien t est m e n t de la main qui m o n te la cuisse.
partiellem ent su p p o rté e par le genou Plus h aut est la main, plus grande est
d u th éra p eu te. C o m m e m o d ificatio n la ro ta tio n et plus p etite est l’e x te n ­
de tra ite m e n t de ces 3 niveaux, on sion.
voit q ue l’aire de la troisièm e lom ­
baire requiert plus de ro ta tio n et
m oins d ’exten sio n q u e l’aire du
pôle supérieur d e la cinquièm e
lom baire; l ’aire de la q u atriè m e lom ­
baire requiert un m o u v e m e n t in ter­
Fig. 6 6 - T ra ite m e n t de la d y s fo n c ­ Le th é ra p e u te est assis à cô té de la
tio n du p ôle in férieur d e la cin­ table, et guide la ja m b e en légère
qu ièm e lo m b aire (L P 5L ). a d d u c tio n . Si le p lacem en t du
Le p atien t est allongé sur le ventre p atie n t est co rrect, le genou du
avec sa cuisse d ro ite susp end ue en patien t bougera légèrem ent en
d e h o r s de la table. Un tel p osition­ dedans. Le troisièm e doigt du th é ­
n e m e n t du p atie n t sur la table est ra p eu te p o in te le repère de l’épine
nécessaire p o u r p e r m e ttr e environ iliaque postéro-supérieure.
20 degrés de ro ta tio n du pelvis.
Fig. 67 - Traitement d ’une dysfonc­ q u é p ar l’index. N otez q u e la cuisse
tion ilio-sacrée correspondant à un d u th é ra p e u te s u p p o rte le p oids de la
ilium haut. j a m b e du p a tie n t. L ’actio n p o u r trai­
Le p o in t de tension (H ISI) dans te r ce tte d y sfo n c tio n est essentielle­
l’illustration est c o n trô lé par le tro i­ m e n t une extension, avec une légère
sième d o ig t; le repère de l’épine a b d u c tio n de la cuisse.
iliaque postéro-supérieure est indi­
Fig. 68 - Traitement d ’une dysfonc­
tion du pôle sacro-iliaque moyen
( MPSI).
Il s’agit d ’u ne simple ab d u c tio n de la
cuisse. Un fin réglage d oit être fait
qu i consiste en une légère flexion ou
e x te n sio n de la cuisse.
N o te z la d irection interne du doigt
qui palpe.

133
Fig. 69 - Traitement d’une dysfonc­ p ro voq ue la grande m ajorité des
tion ilio-sacrée en déploiement vers coccycodynies.
le haut(H FO - SI).
La cuisse est ju s te éte n d u e p o u r per­
m e ttre une ad d u c tio n de la ja m b e
derrière l’a u tre cuisse. Le po in t de
ten sio n est c o n trô lé 10 cm sous et
légèrem ent en-dedans de l’épine ilia­
que postéro-supérieure. Ce désordre
Fig. 70 - Traitement d ’une dysfonc­ po itrin e du thérap eute.
tion du trochanter postéro-interne La main gauche du praticien s’étend
(PMT). derrière lui et agrippe la cheville.
D ans b e a u co u p de cas, ce tte d y s fo n c ­ Ceci libère la main droite du th éra­
tio n réflexe de la cox o-fém o rale est p e u te p o u r re to u r n e r co n trô le r les
responsable mais l’artic u la tio n sacro- ch a ng em ents dans le point de te n ­
iliaque est re n d u e responsable par sion. Il y a divers m o y en s de faire ce
erreur. tra ite m e n t, mais celui-ci est le seul
Le m édecin est d e b o u t d u cô té gau­ q u i est con fo rtab le p o u r le th é ra ­
che et fixe t o u t d ’ab o rd la cheville peu te.
d ro ite du p atien t e n tre le co ude et la
Fig. 71 - Traitement d ’une dysfonc­ sion, u n e ro ta tio n e x tern e m arquée,
tion du trochanter postéro-externe et de l’ab du ctio n.
(PLT). N o tez que le genou de l’o p é r a te u r
Ceci est une a u tre d y sfo n c tio n est poussé sous le tro c h a n te r en
réflexe de la glène de la hanch e, res­ avant.
ponsable de b e a u co u p de d ouleurs S uite à sa form e ressem blant à une
d e hanche, avec des tensions sur la “ crosse de c a n n e ” , le fé m u r p eu t être
surface postéro-su péro -ex tern e du t o u rn é vers l’e x térieu r par pression
grand tro c h a n te r. en avant de ce point.
Le tra ite m e n t co m p re n d de l’e x te n ­
Fig. 72 - Traitement d ’une dysfonc­
tion du trochanter externe (LT).
Le p o in t de tension est situé 12 cm
sous le grand tro c h a n te r (G R T ) sur le
c ô té extern e du fût fém oral. Ce
d é so rd re articulaire fém oral peu co u­
ra n t est traité en ab d u c tio n et h abi­
tu e lle m e n t avec une p etite flexion.
Le th é ra p e u te est assis, avec le genou
d u p a tie n t sur sa cuisse.
Fig. 73 - Traitement d ’une dysfonc- d ’u ne d y s fo n c tio n du pôle inférieur
tion du muscle pyramidal. d e la cinquièm e lom baire, ex c ep té
Le p oin t de tension du pyram idal q u e la flexion de la cuisse est accen­
(P IR ) est localisé à l’aide du repère tuée j u s q u ’à 120 degrés. L’a b d u c tio n
d u grand t ro c h a n te r (G R T ). d u fé m u r rem place aussi l’ad d u c tio n .
Le tra ite m e n t est sem blable à celui
Le membre supérieur
Fig. 74 - Points de tension antérieurs bourse, elle est relativem ent rare, et
correspondant à des dysfonctions facilem ent relâchée par une étiration
articulaires de l’épaule. de l’épaule.
Le po in t de tension a n térieu r de La localisation du p o in t de tension
l’artic u la tio n acromio-claviculaire de la longue po rtio n du biceps, est
(A A C ) est sur la face antérieure de m arq uée LH. La localisation de
l’e x tré m ité distale de la clavicule. l’insertion de la c o u rte p o rtio n du
Le p o in t de tension de la “ bourse biceps (SH ) sur la surface inféro-
sous-acrom iale” (B U R ) est m ieux ex tern e de l’ap oph yse coracoi'de
palpé avec le bras du patient en (C R C D ) de l’o m o p la te est aussi un
su p in atio n et flexion de 9 0 degrés. p o in t de tension de l’épaule. (P o u r
Ce p ro c é d é d im in u e suffisam m ent de la descriptio n du traitem en t de SH.
ten sio ns musculaires superficielles voir fig. 87).
p o u r q u e ce point de tension peu
c o u r a n t puisse être trouvé. La locali­
sation de ce p o in t de tension est sous
l’acrom io n, et au-dessus et en-dehors
d e la longue p o rtio n du biceps.
Bien q u e b e a u c o u p d ’im p o rta n c e soit
d o n n é e à la d y s fo n c tio n de cette 141
Fig. 75 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­ La d irec tio n se m odifie selon les cas,
sion a n té rie u r co rre s p o n d a n t à une d ’un m o u vem en t strictem en t caudal,
d y s fo n c tio n articulaire de l ’acrom io- j u s q u ’à une trac tio n vers la position
claviculaire. “ 4 heures” .
Avec le p atien t allongé sur le dos, et Ceci est une vue de la p o rtio n supé­
le th é ra p e u te d e b o u t à sa gauche, rieure de l’épaule. Le p atien t est
tirez le bras dro it du p atien t o b liq u e­ allongé sur le dos et sa tê te est au
142 m e n t en-dedans et vers le bas. b ord gauche de l’image.
Fig. 76 - Traitement alternatif du plus efficace q ue le tra ite m e n t m o n ­
point de tension antérieur corres­ tré fig. 75. Le bras du patient allongé
pondant à une dysfonction articu­ sur le d o s est soulevé en position ver­
laire de l ’acromio-claviculaire (AAC). ticale, co m m e indiqué par le c o n ­
O c casion nellem en t, ce tra ite m e n t est trôle d u p o in t sensible.
Fig. 77 - Traitement d ’une dysfonc-
tion du long chef du biceps (LH).
Ce p ro b lèm e est l’une parm i beau­
co u p d ’autres des d y sfo n c tio n s a rti­
culaires humorales.
Le tra ite m e n t consiste en un raccou r­
cissem ent m ax im u m d e la longue
p o rtio n du biceps co m m e indiqué
p a r le c o n trô le de la tension et du
ch a n g em en t des tissus.
Fig. 78 - Traitement de la dysfonc­
tion de la bourse de l’épaule (BUR),
une autre dysfonction réflexe de
l ’articulation humérale.
Le th é ra p e u te fléchit l’articulation
de l’épaule du p atien t près d e la posi­
t io n de c o n fo rt, avant de ren d re ce
p o in t d e tension facilem ent palpable.
E nsuite, une légère m odification
c o m p lè te le tra ite m e n t.
Fig. 79 - Deux points de tension axil- laquelle p ro vo que des d o u leu rs a p p a­
laires de l ’articulation de l ’épaule. re m m e n t d ’épaule, q u a n d le bras
Les crayo ns investiguent p ro f o n d é ­ est passablem ent en abd uction.
m e n t dans le creux axillaire. Le supé­ C ’est im p o rta n t en ta n t que fausse
rieu r a tte in t la d eu x ièm e côte (2R ) source de raideur d ’épaule. L’autre
sur la ligne axillaire m édiane. crayon investigue la face antérieure
Ceci n ’est pas un problèm e d ’épaule de l’o m o p late, et un point de te n ­
à prem ière vue, mais une deuxièm e sion sur le m uscle sous-scapulaire
c ô te abaissée, laquelle est u n iq u e­ (SUB).
146 m e n t c o n fo rta b le en abaissem ent, et
Fig. 80 - Traitement d ’une dysfonc­ tension. Les doigts plongent p r o f o n ­
tion du grand dorsal. d é m e n t dans le creux axillaire et
L’index est sur le po int de ten sio n du en su ite poussent vers l’avant sur la
grand dorsal (L D ). Il est localisé plus surface interne de l’hum érus.
a n té rie u re m e n t sur le fût h u m éral ce Les p o in ts de tension des ad d u c te u rs
qu i lui con fère la p ro p rié té d ’être le ou de “ l’épaule gelée” sont p ro fo n ­
p o in t de tension des a d d u c te u rs de d é m e n t situés dans le creux axillaire
l’épaule. Le m ajeu r est sur le point sur sa face externe. Le p atient qui
de tension de l’a d d u c te u r. souffre de ce p roblèm e ne peut écar­
11 est très difficile d ’investiguer la t e r son cou de de sa poitrine. La
surface inférieure d e l’insertion du position m o n tré e ici est aussi le trai­
grand dorsal, mais o n p eu t l’attein d re te m e n t d ’un e d y s fo n c tio n du grand
d e su ffisa m m ent près p o u r m e ttre en dorsal.
évidence la d o u le u r de son po int de A nouveau, la d é te n te semble prove­
nir d ’un raccourcissem ent m ax im u m force est estim ée à 10 Kg, d o n t la
du m uscle c o n te n a n t le point de te n ­ m ajeure partie est la traction.
sion. P o u r faire ceci, le bras du Le traite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du
p atie n t est tiré vers les pieds et sous-scapulaire est le m êm e mais
l’arrière j u s q u ’à la position “ 7 h eu­ sans tractio n.
re s ” , et placé en ro ta tio n interne. La

Fig. 81 - T ra ite m e n t du p o in t de t e n ­
sion c o rre s p o n d a n t à une d y s fo n c ­
tio n d u sous-scapulaire (SUB).
Il est sem blable à celui d ’une dys­
fo n c tio n d u grand dorsal. C e tte fois
c e p e n d a n t, la force est plus dirigée
vers l’arrière et en ro ta tio n interne de
l’hum éru s, sans tractio n.
Le bras est m a in te n u à une position
148 d ’environ “ 8 h eu res” .
Fig. 82 - T raitem ent des adducteurs est rarem en t utilisé. De plus, ce p ro ­
ou de “l ’épaule gelée” . cédé p eu t être ex é cu té par le patient
Le p a tie n t serre son cou de ferm e­ à la maison. Il s’assied devant une
m e n t c o n tre sa poitrine et souhaite table basse, avec son c o u d e posé sur
q u ’il puisse le pousser plus loin dans u ne p ro te c tio n sur la table et
sa poitrine. s’a p p u y a n t dessus, com m e p o u r for­
Une h y p e r a d d u c tio n p e u t être réali­ cer l’épaule vers le haut près de son
sée ici p a r une force dirigée depuis oreille.
le c o u d e à travers l’hum érus. Ceci
soulève l’épaule et roule en deh o rs
le b o rd inférieur de l’o m o p la te ,
d o n n a n t un relâ chem e nt plus m a r­
qué.
Le p o in t de ten sio n est hau t, sur la
face e x te rn e du creux axillaire, mais
Fig. 83 - Points de tension posté­ (POS), et l’au tre, le second point de
rieurs correspondant à l ’articulation tension th o ra c iq u e e x tern e de
de l’épaule. l’épaule (L T S 2 ), 2 cm plus bas, qui
Au so m m et, derrière la tê te e x tern e sont associés à des d y sfo n c tio n s
de la clavicule, se localise le p oin t de intervertébrales ou costales.
ten sio n p o stérieu r de l’acrom io- 5 cm sous l’épine de l’o m o p la te et
claviculaire (PAC). Progressivement 2 cm en-dehors du b ord interne, se
plus vers l’in térieu r (gauche) dans la localise le troisièm e po in t de tension
fosse sus-épineuse se trou ve le point th o ra c iq u e de l’articulation de
d e tensio n d u muscle sus-épineux l’épaule (T S 3), lequel est souvent
(SPI). Plus en dedans, se situe le associé à des d y s fo n c tio n s du tro i­
second p o in t de ten sio n tho rac iq u e sième segm ent. Ce dern ier est très
d e l’artic u la tio n de l’épaule (MTS2). éloigné de la d y s fo n c tio n la plus
E x té rie u re m e n t, d eu x p o in ts de te n ­ c o u r a n te de l’articu latio n de l’épaule.
sion, l’u n sur l’épine de l’o m o p la te
Fig. 84 - T raitem ent du point de ten ­
sion postérieur correspondant à une
dysfonction de Facromio-claviculaire
(PAC).
Le th é ra p e u te est d e b o u t à la gauche
d u p a tie n t, et tire le bras d ro it vers
les pieds, l’arrière, et l’in térieu r avec
un e force de 10 Kg.
Fig. 85 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion du m uscle grand rond (TM).
Ce p o in t de tension est extern e au
p o in t d u sous-scapulaire, d ans la par­
tie postérieure du creux axillaire.
Les fibres sont raccourcies et relâ­
chées en m obilisant l’épaule vers
l’arrière et le ded ans, mais en ro ta ­
t io n in tern e m arquée.

152
Fig. 86 - Traitement d’une dysfonc­ fait d ’avoir un patient allongé sur le
tion du muscle sus-épineux. d o s et très relâché, détend le muscle
Le bras est élevé à environ 45 degrés, dans ce tte position. Les p o in ts de te n ­
a b d u c té de 45 degrés, et placé en ro ta ­ sion des muscles sous-épineux, sont
tio n e x tern e m arquée. aussi de bo ns sites de d év e lop pe m en t
Ceci est un b o n e n d ro it p o u r les p ra ti­ d e l’habileté palpatoire.
ciens d é b u t a n t s p o u r sentir le change­
m e n t d e tension m usculaire. Le simple
Fig. 87 - Traitement du point de ten­ ch e f du biceps sont relâchés par une
sion externe de la deuxième dorsale flexion hum érale, m arquée. Le trai­
sur le muscle sous-épineux. t e m e n t p o u r les fibres supérieures du
Le p atie n t est allongé sur le dos, avec sous-épineux (d eu xièm e p oin t thora-
le bras placé verticalem ent. Le p ra ti­ cique e x tern e de l’épaule) est une fle­
cien co n trô le le p o in t de tension x io n m oins m arquée et une a b d u c ­
LTS2, et in tro d u it une légère a b d u c­ tion m odérée. Le traite m e n t p o u r le
tion. Des d y s fo n c tio n s sévères de c o u rt c h e f du biceps requiert une
l’épaule sont soulagées de façon flexion décroissante et une a d d u c ­
similaire, avec quelques variations tio n m odérée.
154 m ineures. Le sous-épineux et le long
Fig. 88 - T raitem ent du p oint de
tension de la troisièm e dorsale (TS3)
sur le m uscle sous-épineux.
Un raccourcissem ent m axim al des
fibres inférieures du muscle sous-
ép in eu x est accom pli avec ce tte
m anoeuvre. La flexion est h ab itu el­
lem en t d ’environ 135 degrés.

155
Fig. 89 - Points de tension antérieurs l’ex tré m ité de l’épicondyle. Ceci est
du coude. en partie un point de tension corres­
Les points de tension localisés au- p o n d a n t à une d y s fo n c tio n de la tête
dessus de l’épicond yle (LEP ) résul­ radiale, qui est de loin la d y sfo n c tio n
te n t h a b itu ellem en t u n iq u e m e n t de du co ude la plus co m m u n e.
d éso rdres de la prem ière dorsale ou Le p o in t de tension est localisé sur la
d e la p rem ière côte. surface an téro-extern e de la tê te du
Les p o in ts d e tension localisés au- radius (R A D ). Deux autres p o in ts de
dessus de l’épitro ch lée (M EP) résul­ ten sio n sont localisés de chaq ue cô té
te n t de lésions de la q u atriè m e d o r­ de l’ap o ph yse c o r o n o ïd e d u cu bitus
sale o u de la q u atriè m e côte. (CND). Ils c o rresp o n d en t à des dy s­
L’épico n d y lite c o m m u n e discutée fo n c tio n s de flexion de l’articulatio n
p a r les chirurgiens o rth o p é d is te s fait hum éro-cubitale.
156 référence à u n point de tension à
Fig. 90 - Points de tension posté­
rieurs du coude .
Ils sont localisés de cha q u e cô té de
l’ap o p h y s e olécrânicnne du cubitus
(O L ) et in d iq u en t des lésions
d ’e x ten sio n du coude.
Fig. 91 - Traitement des points de
tension coronoidiens internes ou
externes (LC N D ) .
Ils nécessitent une flexion m arquée
d u coude. L ’avant-bras est placé en
p ro n a tio n m o dérée aussi bien q u ’en
flexion (p a u m e vers l’avant). Il est
aussi poussé vers l’extérieu r co m m e
p o u r induire une ro ta tio n ex tern e
d e l’hum érus.
Fig. 92 - Traitement d’une dysfonc­ de tension d u p o in t. Le traitem en t
tion du point de tension olécrânien du p o in t de tension olécrânien
externe (LOL). interne (M OL) est semblable.
Le p atien t est allongé sur le dos, avec
son c o u d e éte n d u co n fo rta b le m e n t
en-d eho rs de la table et su p p o rté par
le gen ou d u th é ra p e u te . La force est
u n e h y p e re x te n s io n d o u ce , avec
généralem e n t une supination et une
légère ab d u c tio n (p arfo is une a d d u c ­
tio n ). L ’index co n trô le la variation 159
Fig. 93 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion de la tête radiale (RAD).
Bien q u e ce p roblèm e de co u de soit
tra ité en ex ten sio n co m p lète, elle
n ’est pas forcée. La su pination et
l’a b d u c tio n sont appliquées à partir
d e l’avant-bras en variant l’am pleur
d e la fo rce; occasionn ellem en t de
l’a d d u c tio n est utilisée.

160
Fig. 94 - Une technique peu courante
pour traiter la tête radiale (RAD).
Le m êm e p oint de tension q u ’à la
figure 93 est em ployé. C e tte fois
c e p e n d a n t, l’avant-bras est fléchi et
t o u r n é en-dedans, de telle façon que
le d o s de la m ain to u c h e la poitrine.
Les forces son t une p ro n a tio n et une
r o ta tio n interne de l’hum érus.
Fig. 95 - Points de tension du poi­ livre, les articulations carpiennes ne
gnet et de la paum e de la main. sont pas discutées individuellem ent.
Les d y s fo n c tio n s du poignet ré p o n ­ Le p oint de tension de la prem ière
d e n t gén éralem ent à une inclinaison artic u la tio n ca rp o m étac arp ien n e co r­
d e la main d u cô té du p o in t de te n ­ respond aux faiblesses du p ouce qui
sion (WRI). Q u a n d un relâchem ent so nt u n pro blèm e très co u ra n t et qui
tissulaire m a x im u m a été tro uvé par e n tra în e n t des d ou leu rs à l’utilisa­
l’inclinaison, il peu t être am élioré tio n. L ’investigation p ro fo n d e sur
162 d avantage p ar une ro tatio n . D ans cel’e x tré m ité proxim ale du prem ier os
m éta c a rp ie n depuis le cô té hypo- doigts. Ils sont localisés du cô té pal­
th é n a rie n de la paum e d é m o n tre ra m aire d e la main, sur les côtés inter­
ce p ro blèm e. Le p atie n t se plaint nes et ex ternes des diap hy ses des os
h a b itu e lle m e n t d ’une d o u le u r de m étacarpiens. Les p a tie n ts aya n t ces
l’e x tré m ité distale du prem ier os p o in ts de tension se plaignent hab i­
m étac arp ien . U ne variante de ce tu e lle m e n t d ’une d o u le u r ou
p o in t de tension est localisée sur la “ a c cro c” de la prem ière articulation
surface dorsale ou e x tern e de l’e x tr é ­ interphalangienne, c o m m e s’ils
m ité pro x im ale du prem ier os m é ta ­ avaient besoin de redresser l’articu­
carpien. Les articulations interos­ lation en tiran t sur le doigts avec
seuses (IN T ) sont les sites des p oints l’au tre main.
de ten sio n co rre s p o n d a n t aux autres

Fig. 9 6 - T ra ite m e n t du p o in t de te n ­ t ê te radiale devrait être investiguée


sion palm aire c o r re s p o n d a n t à une (voir fig. 89 et 93).
d y s fo n c tio n du poignet.
Le poignet est fléchi p assablem ent,
et si possible incliné légèrem ent au-
dessus du p o in t de tension. Les ch a n ­
ge m e n ts tissulaires sont contrô lé s
p e n d a n t q u ’u n réglage fin est fait en
p ro n a tio n o u supination. Ce tra ite ­
m e n t réduira b e a u co u p de s y n d ro ­
m es dits d u canal carpien. P o u r les
d o u le u rs inexpliquées du poignet, la
Fig. 97 - Traitement d’une dysfonc-
tion de la première articulation carpo-
métacarpienne (CM1).
Elle est responsable de b e a u co u p de
faiblesse du pouce. Le p o in t est
tro u v é p ar investigation p ro fo n d e
d ans le tissu palm aire depuis le côté
h y p o th é n a rie n et rédu it p ar une ro ta ­
tio n m arq uée du p o u c e vers la paum e.
Un fin réglage est habitu ellem en t fait
p a r une com bin aiso n d ’ab d u c tio n et
de flexion. La d o u le u r perçue se loca­
lise une articu latio n plus loin, plus bas
e t distale (l’artic u la tio n m étacarpo-
phalangienne).
Fig. 98 - T raitem ent a ltern atif du
pouce.
Le po ignet est fléchi co m m e p o ur
ré d u ire une d y s fo n c tio n de flexion
d u p oig net, et une pression est appli­
q u ée vers le coude, à l’e x tré m ité dis-
tale du p re m ie r os m étacarpien.
Ce p o in t de tension est habituelle­
m e n t celui co rre s p o n d a n t à la variante
m e n tio n n é e Fig. 95.

165
Fig. 99 - T raitem ent d ’une dysfonc­ vers le m uscle interosseux palmaire
tion de la troisièm e articulation affecté.
interosseuse (IN T3). Le p atien t pense que son tro u b le est
Ceci est la d y s fo n c tio n la plus ty p i­ d ans l’articulation interphalangienne
q u e de to u te s les d y s fo n c tio n s articu­
proxim ale.
laires m étacarpo ph alan giennes. Une
plainte co u ra n te du p atien t dans ce
cas est une articulatio n interphalan-
gienne pro xim ale qui accroche en
flexion et qui ne s’éten d pas volon­
tiers. L ’articulation m étac arp o p h a -
langienne est étirée en flexion par
le th éra p e u te .
Des aju s te m e n ts m in eu rs sont faits
1 66 p a r des pressions sur le cô té du doigt
Fig. 100 - P oint de tension d u c in ­
qu ièm e intero sseu x (IN T5).
Le tra ite m e n t est le m êm e q u e celui
déc rit fig. 99.

167
Fig. 101 - Points de tension dorsaux Des d y s fo n c tio n s ca rpom étacarpien-
du poignet (DWR). nes en extension (ECM) sont des
Ils sont relâchés de la m êm e façon d ésordres relativem ent rares.
q u e ceux co rre s p o n d a n t aux dys­ Ils p ro v o q u e n t u ne d o u le u r vague
fo n c tio n s articulaires de la face pal­ d ans la main lors de la flexion m ar­
m aire du poignet, en repliant la quée, et le p atien t p o u rrait se plain­
m ain, p ar dessus les p o in ts de te n ­ dre de faiblesse dans la préhension.
sion. Des a ju stem en ts m ineu rs sont Ils sont relâchés en extension q uel­
faits p a r p ro n a tio n o u supination, et q u e peu co m m e les p o in ts de tension
p eut-être inclinaison au-dessus du interosseux sont résolus en flexion.
168 p o in ts de tension.
Fig. 102 - Traitement des dysfonc­
tions dorsales du poignet.
Celles-ci r é p o n d e n t à u ne extension
d e la m ain par-dessus le p oin t de t e n ­
sion. Des a ju stem en ts m in eu rs sont
faits en p ro n a tio n ou supination et
inclinaison vers le cô té du p o in t de
tension. S ’il y a une d o u le u r inexpli­
q u é e d u poignet, testez la tête
radiale (voir fig. 8 9 et 93). 169

i
Le membre inférieur
Fig. 103 - Points de tension externe ciés au p o in t de tension e x tern e de
du genou. la rotule (LPA) sur le b ord inféro-
Les muscles extenseurs (E X T ) sont e x te rn e de la rotule. Dans la zone
souvent te n d u s et sont trouvés asso­ d ’insertion du te n d o n de la ro tule
(P T E ) sont trouvés des p o in ts de te n ­ tion.
sion associés à une d y s fo n c tio n du La surface postérieure de la tê te du
g en o u , soulagée par une ex ten sio n p éro n é (F IB ) est n o n seulem ent asso­
m arq u é e. U ne d y s fo n c tio n réflexe du ciée à des d y s fo n c tio n s du genou
ligam ent croisé a n térieu r (A C R ) mais est traitée p ar une étiration cor­
ind uit un p o in t de tension sur le rectrice à ce niveau. Le p oint de t e n ­
m uscle long p ostérieur e x tern e de la sion c o rresp o n d an t à une d y s fo n c ­
cuisse (biceps) d ans la zone poplitée. tion du m énisq ue ex tern e (LM ) est
L ’insertion du m uscle long p ostérieu r localisée au-dessus du m énisq ue
e x te rn e de la cuisse (L H ) est le site e x te rn e et est m oins co u ra n t que
d ’un p o in t de tension c o rresp o n d an t celui co rre s p o n d a n t à une lésion
à u ne d y sfo n c tio n en flexion a b d u c ­ du m énisque interne.

Fig. 104 - P o in ts de tension internes est tro uvé sur le m uscle long-
d u genou. p o stérieu r in tern e de la cuisse; il
Le cô té interne du te n d o n rotulien est aussi courant. MH est sur l’inser­
(P T E ) présen te souvent un p o in t de tio n tend ineuse du m uscle long
ten sio n associé à des p ro blèm es de p ostérieu r de la cuisse (m uscles de la
t y p e “ e x te n s io n ” du genou. S ur le p a tte d ’oie).
b o rd inféro-interne de la rotule
(M PA) se localise le p o in t de tension
des autres désordres du genou, traités
par simple pression sur le côté
o p p o s é de la rotule.
Un a u tre p oint de tension très co u­
ra n t et im p o rta n t c o rre s p o n d a n t aux
d o u le u rs d u genou est localisé sur le
m énisq ue in tern e (MM). Le genou ne
s’é te n d r a pas co m p lè te m e n t. Un
a u tre p o in t d e tension c o rresp o n d an t
174 au ligam ent croisé a n térieu r (A C R )
Fig. 105 - Traitement d ’une dysfonc­ Avec son avant-bras posé sur sa p ro ­
tion des muscles longs postéro- pre cuisse, le praticien p ro d u it une
in ternes de la cuisse (MH). ro ta tio n e x tern e par pression vers
Ceci est une d y s fo n c tio n de l’articu­ l’avant et le h au t sous la cheville,
lation d u gen ou assez c o u ran te, avec d é p lo y a n t une force de 15 Kgs. Le
u n p o in t de tension à l’insertion des pied du p atient est m obilisé vers
m uscles longs p ostérieu rs in tern es de l’intérieur.
la cuisse. Le p atie n t est allongé sur
le do s et le gen ou est fléchi à 60
degrés. La force principale utilisée
est u n e ro ta tio n e x tern e du tibia sur
le fém ur. N o tez q u e le pied du th é­
ra p e u te est sur la table, et que
l’avant-pied du p atien t est fixé dans
le creux d u gen ou du th éra p eu te. 175
Fig. 106 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion des muscles longs postéro-
externes de la cuisse (LH).
C e tte lésion est m oin s fréq u en te que
la d y s fo n c tio n des muscles longs
po stero -in te rn es de la cuisse.
Le p atie n t est allongé sur le dos, avec
sa j a m b e abd u c té e en d eh o rs de la
table. Le praticien est assis à côté de
la table et soulève le pied du patient
p o u r p ro v o q u e r une ro ta tio n
ex te rn e , une légère ab d u c tio n , et
environ 3 0 degrés de flexion.

176
Fig. 107 - T raitem ent du point de interne. Le p atien t est allongé sur
tension correspondant à une dys­ le dos, avec le bas de la ja m b e posé
fonction du tendon rotulien (PTE). su r un coussin placé ju s te au-dessus
Ceci est une d y s fo n c tio n d ’e x te n ­ de la cheville. Le praticien applique
sion. Le genou est installé c o n f o rta ­ un e pression sur la cuisse ju s te
b le m e n t en ex tensio n c o m p lète et au-dessus du genou.
est traité en hy p erex ten sio n . Une
force considérable, hab itu ellem en t
d e 10 Kgs, peut être utilisée; un
p atie n t a nécessité une force de 25
Kgs. Souvenez-vous que l’utilisation
d ’un long levier vous rend puissant,
et réduit la possibilité de résistance
d u p a tie n t à l’h y p e re x te n s io n du
gen ou. Le pied est en ro ta tio n 177
Fig. 108 - T raitem ent d ’une dysfonc­ cuisses, et abaisse la ja m b e hors de la
tion du m énisque interne (MM). table. Avec le genou fléchi à environ
Ce p roblèm e très fréq u en t et im p o r­ 4 0 degrés, le th é ra p e u te ap plique une
ta n t d u genou p eu t être habituelle­ fo rce de ro ta tio n interne puissante,
m e n t résolu par une ro ta tio n interne et une légère ad d u c tio n du genou sur
et u ne légère add u c tio n . Le patient le tra n c h a n t de la table.
178 est allongé sur le dos, a b d u c te les
Fig. 109 - Traitement d ’une dysfonc­ mais le genou est souvent légèrement
tion du ménisque externe (LM). a b d u c té et en ro ta tio n extern e lors
Ce p ro b lèm e m o in s fréq u en t du de la correction.
g en o u , d é b u te dans le m êm e sens et
p e u t dans quelques cas être traité
e n tiè re m e n t de la m êm e m anière que
la d y s fo n c tio n d u m énisq ue interne, 179
Fig. 110 - T raitem ent d ’un point de
tension situé sur le bord interne de la
rotule (MPA).
Le p o u ce d u praticien pousse sur le
b o rd e x te rn e de la ro tu le avec une
force d ’environ 2 Kgs. Ce procédé
sim ple résoud certains problèm es du
g en o u é t o n n a m m e n t bien. De m êm e,
u n p o in t de tension situé sur le bord
e x te r n e de la ro tu le est réduit par
pression sur le bord interne de la
ro tule.

180
Fig. 111 - P o ints d e tension p o s té ­ trouvé au milieu du creux poplité.
rieurs du genou. EXA indique la localisation des
ACR indique la localisation des p o in ts de tension du triceps sural sur
p o in ts de tension des réflexes, d o n ­ le bord inférieur du creux poplité.
n a n t des tro u b les d u ligam ent croisé Ceux-ci ne co rre sp o n d e n t pas ac tu e l­
a ntérieu r. Ils sont trouvés dans l’un lem en t à des prob lèm es du genou
o u l’a u tre m uscle long de la cuisse, bien q u ’ils sont souvent considérés
o u dans les d eux , dans l’aire poplitée c o m m e tels. Ils sont corrigés par
PCR indique la localisation du point h y p e re x ten sio n de la cheville (p o in ­
de tension d ’u n e d y s fo n c tio n réflexe te r les orteils).
d u ligam ent croisé postérieur. Il est
Fig. 112 - Traitement d ’une dysfonc­ main gauche du th é ra p e u te co n trô le
tion du ligament croisé antérieur. les ch a n g em en ts t'ssulaircs dans les
P u isq u ’il s’agit d ’une force d e cisaille­ muscles longs p ostérieurs de la
m e n t, et q ue l’o n ne fait pas usage de cuisse.
longs leviers, ce tra ite m e n t requiert
plus de force (p lu s d e 25 Kgs).
L’in te n tio n est d e ra ccourcir le liga­
m e n t croisé antérieur. L’ex tré m ité
inférieure du fé m u r est su p p o rtée sur
la table à l’aide d ’un coussin roulé,
p e r m e tta n t l’app licatio n d ’une force
de cisaillem ent p o stérieure sur
l’e x tré m ité p rox im ale du tibia. De
m êm e, c e tte main p ro d u it une ro ta ­
182 tio n interne du tibia. N o tez que la
Fig. 113 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion du ligam ent croisé postérieur.
Il s’agit ju s te de l’inverse du traite­
m e n t des pro blèm es du ligament
croisé antérieur. Le coussin est placé
sous l’e x tré m ité p ro xim ale du tibia.
La force de cisaillem ent c e tte fois,
pousse le fé m u r p o stérieu rem en t par
ra p p o rt au tibia, avec l’in te n tio n de
racco u rcir le ligament croisé p o sté­
rieur. La ro ta tio n interne d u tibia est
la m êm e.

183
Fig. 114 - Points de tension externes ligne droite. Les p o in ts de tension
de la cheville et du pied. m étatarsien s do rsaux (DM ) indiqu ent
LAN indiqu e le p oint de tension co r­ des p roblèm es d ’exten sion du pied.
re s p o n d a n t à une d y s fo n c tio n très LCA indique la localisation du point
c o u r a n te d e la cheville. Il est souvent d e tension co rre s p o n d a n t à une
à l’origine de ce q u ’o n appelle une lésion réflexe du calcanéum vers
cheville faible ou une cheville insta­ l’ex térieu r; il est trouv é 3 cm en bas
ble. Le p o in t de tension est localisé et en arrière de la m alléole externe.
d ans un e dépression située 2 cm en
avant et ca u dalem ent par ra p p o rt à
la m alléole ex terne. Le p o in t de te n ­
sion dorsal co rre s p o n d a n t à une dy s­
fo n c tio n cu b o ïd ie n n e (D C U ) est 2
cm plus en avant et plus bas par rap ­
p o rt à la malléole e x tern e, sur une
Fig. 115 - Points de tension interne la cheville qui est rédu ite en inver­
de la cheville et du pied. sion. A la face interne du calcaneum ,
A l’e x tré m ité d ro ite se situe un point se localise un p o in t de tension
de tension c o rre s p o n d a n t à une che­ (MCA) co rresp o n d an t à une d y s fo n c ­
ville corrigée en h y p erflexion (F A N ). tio n du calcaneum qui est réd uite de
11 est localisé an té rie u re m e n t et sur fa çon similaire. Il y a aussi un point
le m êm e niveau q u e la malléole de ten sio n co rre sp o n d a n t à une d y s­
in tern e , p ro f o n d é m e n t en avant de la fo n c tio n articulaire, qui est trouvé
cheville, ju s t e en-dedans du te n d o n près du sca p h o ïd e (NA V).
du long e x te n s e u r des orteils. Les p o in ts de tension c o rresp o n d an t
T A L indiqu e la localisation du point à des d y s fo n c tio n s peu fréq uen tes
de tension à l’e x tré m ité de l’astra­ des articulation s m étatarsiennes
gale. (DM) sont corrigés par une e x te n ­
A la face interne d e la cheville se sion du pied (les orteils p ointés vers
localise u n p o in t de ten sio n (MAN) le genou).
c o rre s p o n d a n t à une d y s fo n c tio n de
Fig. 116 - Traitement d ’une dysfonc­ est ap pliquée tro p loin vers le bas sur
tion en extension de la cheville les os m étatarsiens. La force de la
(EX A ). main d ro ite du th é ra p e u te est d ’envi­
L ’h y p e re x te n s io n de la cheville est ro n 15 Kgs, et s’applique en direc­
accom plie avec le p atien t allongé sur tio n céphalique et vers l’avant aidé
le ventre. Le th é ra p e u te est d e b o u t p a r une ro ta tio n interne légère du
au x pieds de la table, et place son tibia. La main gauche co n trô le le
pied sur la table. Le pied du patient p o in t de tension au genou.
repose sur la cuisse du praticien, près
de la cheville.
Bien q u e le pied soit un m écanism e
puissant, il est faible dans ce tte direc-
186 tio n e t p eu t être d é tru it si la force
Fig. 117 - Traitement d ’une dysfonc­ celle utilisée p o u r une cheville en
tion de flexion du calcaneum (FCA). extension, mais les mains du p ra ti­
Ce tra ite m e n t est présen té ici étant cien à présent, forcent le calcaneum
d o n n é la sim ilitude de traitem en t en flexion à l’aide du pied. (Ceci
avec celui d ’u n e cheville en e x te n ­ re q uiert b eauco up m oins d ’effo rt
sion. Le p o in t d e tension est localisé q u e la m é th o d e m o n tré e dans
à la face plantaire du pied, à l’e x tré ­ l’article “ T ra ite m e n t du pied sans
m ité an térieure d u calcaneum . La trau m a tism e m a n u e l” 12).
tra c tio n de la cuisse est similaire à
Fig. 118 - Traitement d ’une dysfonc- niveau que la malléole interne, et
tion en flexion de la cheville (FAN ). ju s t e en dedans du long exten se ur
Le p a tie n t est allongé sur le ventre, des orteils.
avec son gen ou fléchi. Le th é ra p e u te
est d e b o u t aux pieds de la table, et se
p e n c h e lo u rd em e n t sur son avant-
bras, lequel est placé en travers du
milieu de la face plantaire du pied.
Ceci p ro v oq ue une flexion m arq u é e
d e la cheville (orteils p o in tés vers le
genou ). L ’avant-bras est o rien té de
m anière à p ro d u ire une flexion de la
cheville bien droite, évitant une pres­
sion excessive sur le cuboi'de. Le
188 p o in t d e tension est sur le m êm e
Fig. 119 - Traitement d ’une dysfonc­ rieure à 20 Kgs est appliquée du côté
tion vers l’intérieur de la cheville. e x tern e et p ro d u it une hyperinver-
Ceci est un p roblèm e de cheville très sion.
fré q u e n t, p rin cip alem ent chez les N o tez l’index gauche c o n trô la n t le
gens qui usent le côté externe de p o in t de tension. Il est utile de flé­
leurs chaussures, et e ffo n d ren t leur chir l’a u tre genou au-dessus du
arch e longitudinale ex terne. geno u droit p o u r le m a in ten ir vers
Le p o in t de tension est localisé 2 cm le bas.
sous la malléole interne sur un arc
d ’environ 2 cm d e long. Le patient
est allongé sur le cô té gauche, avec
son gen ou d ro it incliné à 90 degrés,
e t son pied suspendu h ors de la table.
La cheville est protégée de la table
p a r un essuie roulé. La force supé­ 189
Fig. 120 - Traitement d’une dysfonc- d e la cheville, où une investigation
tion de l’astragale. p ro f o n d e perm e t d ’a tte in d re une
Ce p ro blèm e de cheville est légère­ tension de l’astragale. Le traite m e n t
m en t diffé rent de celui d ’une cheville est en inversion n o ta b le m e n t accen­
en d y s fo n c tio n interne. Le po int de tu ée p ar u n e force de 2 Kgs vers la
ten sio n est situé 2 ou 3 cm plus en r o ta tio n interne du pied. Le patient
avant de ceux c o rre s p o n d a n t à une est allongé sur le v en tre avec son pied
d y s fo n c tio n interne de la cheville, relevé.
dans une dépression antéro-interne
Fig. 121 - Traitement des points de
tension dorsaux correspondant à une
dysfonction des métatarses.
Ces désordres sem blent être moins
fr é q u e n ts q ue les p ro blèm es plan­
taires, mais parfois ils sont très
im p o rta n ts . Le p atie n t est allongé sur
le ventre avec son pied relevé. Le
th é ra p e u te ap plique une force passa­
b le m e n t puissante sur le b o u t du
pied p o u r h y p e ré te n d rc les m é ta ­
tarsiens. Ce p ro b lèm e est h ab itu elle­
m e n t secondaire aux d y s fo n c tio n s
des articu la tio n s tarsiennes ou aux
d y s fo n c tio n s de la cheville.
Fig. 122 - Traitement d ’une dysfonc­ Ici, une force d ’environ 15 Kgs est
tion interne du calcaneum. ap pliq uée en direction interne, p e n ­
Le p oint de tension p o u r ce p ro ­ d a n t q u ’une c o n tre -ro tatio n d ’envi­
blèm e est localisé 3 cm en arrière et ro n 5 Kgs est appliquée vers l’avant
en d irec tio n caudale par ra p p o rt à la d u pied. N o tez aussi la position de la
m alléole interne. Il est trouvé le main sur le calcanéum . N o tez q u e le
talo n é ta n t m a in te n u en inversion doigt du th é ra p e u te sur la face
par ra p p o rt au reste du pied. Une interne du calcanéum co n trô le les
ten sio n ou m êm e une épine sous la résu ltats du traitem en t.
partie e x tern e du tuberc ule du cal­
caneu m p eu t s’être développée. Au
m oins, à chaque niveau, celles-ci
p eu v e n t être am enées à régresser.
C e tte d y s fo n c tio n est corrigée en
exagératio n co m m e p o u r une dys­
fo n c tio n interne de la cheville.
Fig. 123 - T raitem ent d ’une dysfonc­
tion en flexion interne du calcaneum,
Le point de tension p o u r ce tte d y s­
fo n c tio n est ju s te en arrière du tibia
s u r le b ord in tern e du m ollet, sur les
fibres internes du soléaire. Il est cor­
rigé p a r une e x ten sio n m arq u é e de la
cheville. Le calcaneum est fléchi sur
le pied, co m m e p o u r réduire les
désordres en flexion du ca lcan eum ;
de plus, le calcaneum est inversé par
ra p p o rt à l’avant-pied.

193
Fig. 124 - T raitem ent d ’une dysfonc­ force de 25 Kgs sur la surface interne
tion externe de la cheville. d u pied est appliquée. [Link] est
Le p atien t est allongé sur son côté protégée d e la table par un essuie
d ro it, avec sa cheville suspendue hors roulé. (C e tte puissante force app li­
de l’e x tré m ité de la table. Le point q u ée p en d a n t 90 secondes p eu t être
d e tension situé en avant de la fatigu ante p o u r le praticien. L’a u te u r
malléole extern e est co n trô lé à utilise le stratagèm e de placer son
l’aide d e l’index droit, p e n d a n t que olécrâne dans son a b d o m e n p o u r
la cheville est forcée en inversion épargner son bras.)
194 m arq u é e d ep uis le dessus. Une lourde
Fig. 125 - Traitement d ’une dysfonc­ d irectio n caudale p ar ra p p o rt à la
tion externe du calcaneum. m alléole externe. Le p o in t de tension
Ce tra ite m e n t est similaire à celui u ti­ sur le tuberc ule du calcaneum , dans
lisé p o u r une d y s fo n c tio n extern e de ce cas, sera d u cô té interne s’il est
la cheville, avec les m êm es variantes présent, parce q u e le calcaneum
utilisées p o u r le cô té interne du pied. forcé en éversion to u c h e le sol par
A p p liqu ez u ne force p o u r éverser le sa face interne. N o tez que le doigt
calcaneum avec la m ain d ro ite ; avec placé sur le cô té interne du calca­
la m ain gauche, exercez u ne contre- neum co n trô le le ch angem ent tissu-
ro ta tio n de la partie distale du pied. laire.
Le p o in t de tension est derrière et en 195
Fig. 126 - Traitement d ’une dysfonc­ allongé sur le ventre. Le th é ra p e u te
tion dorsale du cuboïde (DCU). place le cô té e x tern e du pied du
Le po in t de tension est ju s t e à mi- p atie n t en inversion to u t en c o n trô ­
d istance e n tre la m alléole extern e et lant le p o in t de tension.
le p o in t de tension c o rresp o n d an t à C e tte d y sfo n c tio n devrait être
un e d y s fo n c tio n e x tern e de la che­ recherchée dans to u s les cas de t r o u ­
ville, et le tra ite m e n t est a p p ro x i­ bles m étatarsiens persistants.
m a tiv e m e n t opposé. Le p atient est

Fig. 127 - Points de tension de la p ro é m in e n ce du cinquièm e m é ta ta r­


plante du pied. sien, laquelle est utilisée co m m e déli­
NAV ind iqu e le p oint de tension du m ita tion .
s c a p h o ïd e et FAC le p o in t de tension Les p o in ts de tension c o rresp o n d an t
c o rre s p o n d a n t à u n e d y s fo n c tio n en à des d y sfo n c tio n s en flexion des
flexion du calcaneum . m étatarsien s sont localisés à l’e x tré ­
Le p o in t de tension du c u b o ïd e m ité proxim ale, principalem ent des
(CUB) est tro u v é sur le tub erc ule d eu xièm e, troisièm e et q u atrièm e
d u c u b o ïd e , lequel est investigué p ro ­ m étatarsiens (M2 - M3 - M4). Les
fo n d é m e n t dans la plante du pied. Il p o in ts de tension p o u r les prem ier
est 3 cm en arrière et en ded a n s d e la e t cinquièm e m étatarsiens ( M 1 - M 5)
Epine calcanéenne

sont tro uvés le long des b o rd s inter­ “ L’o ig n o n ” est tellem ent m anifeste
nes des m étaph yses. q u e bea u co u p de praticiens m a n ­
BUN indique la localisation du point q u e n t souvent d ’observer une ten ­
d e ten sio n c o rre s p o n d a n t à un sion m arquée sous le sésam oïde
“ o ig n o n ” (hallux valgus), lequel est ex terne. La co rrectio n tend à faire
associé à u n tro u b le du c ô té interne avo rte r o u arrêter un “ o ig n o n ”
d u g ro s orteil. d é b u ta n t. 197
Fig. 128 - Traitement d ’une dysfonc­ m e n t pro vo q u e r la m oin d re d o u ­
tion du scaphoïde. leur. Le praticien est tro p occ u p é
Le p a tie n t est allongé sur le ventre. p o u r p o uv oir co n trô le r avant la fin
Le th é ra p e u te en rou le son index d u tra ite m e n t.
a u t o u r d u sc a p h o ïd e , puis le renforce
avec so'n m édius, et finalem ent re n ­
force le t o u t avec les doigts de l’au tre
m ain. C e tte te c h n iq u e fo u rn it suffi­
s a m m e n t d e force p o u r p ro d u ire la
r o t a t i o n en inversion du scaphoïde.
Il y a aussi une légère flexion. T o u te
la partie distale du pied p eu t être
198 am e n é e en ro ta tio n sans ap p a rem ­
Fig. 1 29 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c ­ son second m é tac arp e sur la base du
tio n p lan taire du c u b o id e (CUB). cin qu ièm e m étatarse du p atient.
Le p atie n t est allongé sur le ventre Le th é ra p e u te utilise une force
avec son genou fléchi. Le th é ra p e u te d ’environ 20 Kgs. Ceci p ro d u it une
est d e b o u t aux pieds de la table. Il éversion et u n e légère exten sio n du
agrippe la m oitié e x tern e des m éta­ c u b o ïd e p ar ra p p o rt au reste du
tarsien s et co m p rim e en direction pied.
cép h aliq u e avec l’e x tré m ité distale de
Fig. 130 - Traitement d ’une dysfonc­
tion duprem ier métatarsien.
Le p o in t de ten sio n est tro uvé sur la
face inféro-interne de la diaphyse,
in d iq u a n t q u ’un relâ chem e nt peut
être ex é cu té en la ro u lan t en inver­
sion. La force nécessaire est estim ée
à 3 Kgs.
Fig. 131 - Traitement d ’une dysfonc- d e la longueur, co m m e p o u r p o in ter
tion en flexion d’un métatarse. les orteils vers l’extérieur).
Les p o in ts de tension sont co ntrô lés
sur les faces plantaires des ex trém ités
p rox im ales des m étatarses. La force
nécessaire est estim ée à 3 Kgs. Le
t h é r a p e u te tire les d eux ièm e , tro i­
sième et q u a triè m e m étatarses en fle­
x io n et ro ta tio n e x tern e (dans le sens 201
Fig. 132 - Traitement d ’une dysfonc­
tion du cinquième métatarse.
Le p o in t de ten sio n p o u r ce tte dys­
fo n c tio n est sur la face interne de la
d iap h y se du cinquièm e m étatarse. Le
tra ite m e n t est ju s t e un resserrem ent
d u pied, lequel p ro v o q u e une inver­
sion d u cin qu ièm e m étatarse.

202
Fig. 133 - Traitement d ’une dysfonc­ de rech erch er des problèm es sim ul­
tion dorsale ou d’extension des qua­ ta n é s au niveau du cuboi'de et de la
trième ou cinquième métatarses cheville en lésion interne. La plu­
(DM4). p art des problèm es m étatarsiens
Ceci est un déso rd re fréq u en t appelé o n t leur origine dans des d y s fo n c ­
“ pied p l a t ” . Bien q ue les p a tie n ts tio n s tarsiennes. O ublier de corri­
aient u n e histoire de traite m e n t long ger ces problèm es c o n d a m n e le
et in fru c tu e u x , ils peuvent être sou­ traite m e n t p u isq u ’il récidivera.
lagés de façon m a rq u é e et p erm a­
nen te. Le p atien t est allongé sur le
v e n tre et le th é ra p e u te est d e b o u t au
pied de la table. Il utilise la base de
son p o u c e p o u r fo rcer les m é ta ta r­
ses en extension.
Le th é ra p e u te ne d o it pas o m e ttre 203
Fig. 134 - Traitement de dysfonc­ n o rm ale m e n t q u e possible.
tions du sésamoide externe (LSE) ou Il devrait s’agir de chaussures avec un
de “l’oignon”. large b o u t ou u n b o rd interne
C e tte artic u la tio n p eu t le plus sou­ d ro it. Le sésam o ïde e x tern e est sou­
v en t être am éliorée dans to u s les p ro ­ vent fo rt te n d u d u cô té plantaire. Le
b lèm es avancés “ d ’o ig n o n ” . Le suc­ gros orteil est a b d u c té (de la ligne
cès p o u r être durable, d o it inclure m édiane) éversé et fléchi au niveau
l’utilisation de chaussures p e rm e tta n t d e l’articulatio n m étatarso ph alan-
2 0 4 au gros orteil de fo n c tio n n e r aussi gienne.
Fig. 135 et 136 - Dysfonction du orteils o n t été infru c tue ux. C om m e
pied en flexion et extension, et p o u r les m étatarsiens, leurs sources
orteils en marteau. d e p roblèm es sont h abitu ellem ent lo­
Un pied en flexion est un pied avec calisées à p rox im ité, dans les a r tic u ­
u n e arche surrélevée ou “ pied lations m étatarso-phalangicnnes.
c r e u x ” . Dans b e a u co u p de cas, le Les orteils en m arte au peuvent être
pied creux est plus c o m m u n é m e n t sou vent aidés s’ils sont découv erts
associé à une d y s fo n c tio n articulaire avant q u ’une fibrose m arqu ée soit
réflex-e. survenue. Ils sont to u jo u rs associés
L’inverse est ce q u ’o n appelle un à des troub les de pieds creux.
pied plat, avec une arche abaissée. L’ex ten sio n m étatarsop halang ienn e
Celle-ci aussi est associée à une dys­ de ce p ro blèm e est un résultat direct
fo n c tio n articulaire réflexe. Les de l’h yperflex io n du pied. Le tra ite ­
orteils en m a rte a u sont souvent trai­ m e n t se tient à la co rrection de la
tés localem ent. Les ten tativ es d ’éti- d y s fo n c tio n articulaire responsable
ra tio n des te n d o n s exten se u rs des du degré anorm al de flexion tarso- 205
m étatarsienn e.
Ces d e u x p h o to s m o n tr e n t les chan­
g e m e n ts m arqué s dans les articula­
tio n s m étatarso p h alan g ien n es résul­
ta n t d ’u ne flexion (fig. 135) ou
d ’u ne exten sio n (fig. 136) du pied.

206
Table des illustrations

Fig. 3 - P o in ts de tension sur la face latérale de la tê te 50


Fig. 4 - P o in ts de tension sur la face postérieu re du crâne 52
Fig. 5 - T ra ite m e n t habituel des prob lèm es occipito-m astoi'diens 54
Fig. 6 - U n tra ite m e n t m o ins usuel des lésions o cc ip ito -m astofdiennes 55
Fig. 7 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s de l’écaillc du tem po ral 56
Fig. 8 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s rétro-auriculaires 57
Fig. 9 - T ra ite m e n ts des lésions du sp h én o ïd e 58
Fig. 10 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n de la com m issure extern e de
la p aup ière 58
Fig. 1 1 - T ra ite m e n t des lésions de la suture coronalc 59
Fig. 12 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s sous-orbitaires 60
Fig. 13 - L ocalisation des différen ts p o in ts de tension de la face,
de la gorge et du cou 62
Fig. 14 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s sus-orbitaires 64
Fig. 15 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s nasales 64
Fig. 16 - T ra ite m e n t des désordres du m asseter 65
Fig. 17 - C om p ression bilatérale de la tête 66
Fig. 18 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s lam b d o ïd es 66
Fig. 19 - T ra ite m e n t des torsio ns sphénobasilaires 67
Fig. 2 0 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n zy go m atiq u e 68
Fig. 21 - Localisation des p o in ts de tension antérieurs c o rresp o n d an t
au x lésions d u cou 71
Fig. 22 - T ra ite m e n t et c o n trô le des p o in ts de tension antérieurs
c o rre s p o n d a n t aux d y s fo n c tio n s articulaires des prem ière et deu xièm e
cervicales 72
Fig. 23 - T ra ite m e n t utilisé avec des variations m ineures p o u r les d y s­
fo n c tio n s d e la 3èm e cervicale et l’une des d y s fo n c tio n s antérieures
d e la 1ère cervicale 73
Fig. 24 - T ra ite m e n t du p oin t de tension antérieu r co rre s p o n d a n t à
u ne d y s fo n c tio n articulaire de la q u atriè m e cervicale 74
Fig. 25 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension antérieurs co rre s p o n d a n t
à une d y s fo n c tio n articulaire des cinquièm e et sixième cervicales 75
Fig. 26 - T ra ite m e n t du p oin t de tension antérieu r co rre s p o n d a n t à
une d y s fo n c tio n articulaire de la septièm e cervicale 76
Fig. 27 - T ra ite m e n t du p oint de tension antérieu r co rre s p o n d a n t à
une d y sfo n c tio n articulaire du huitièm e espace intervertébral cervico-
dorsal 77 207

I
Fig. 28 - T ra ite m e n t du p oint de tension e x tern e co rre s p o n d a n t à une
d y s fo n c tio n articulaire de la prem ière cervicale 77
Fig. 29 - L ocalisation des p o in ts de tension postérieurs c o rresp o n d an t
à des d y s fo n c tio n s articulaires cervicales 81
Fig. 3 0 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension postérieurs c o rresp o n d an t
à des d y s fo n c tio n s articulaires des prem ière et deuxièm e vertèbres
cervicales 82
Fig. 31 - T ra ite m e n t du p o in t de tension po stérieu r co rre s p o n d a n t à
une d y sfo n c tio n de la q u atriè m e cervicale 83
Fig. 32 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension postérieurs c o rresp o n d an t
à des d y s fo n c tio n s des cervicales basses et des dorsales hautes 84
Fig. 33 - P o in ts de tension an térieu rs co rre s p o n d a n t à des d y s fo n c ­
tion s dans l’aire th orac iq u e 87
Fig. 3 4 et 35 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension an térieu rs corres­
p o n d a n t aux lésions articulaires en flexion des prem ière et deu x ièm e
dorsales 89
Fig. 3 6 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension an térieurs c o rresp o n d an t
aux d y s fo n c tio n s articulaires des troisièm e et q u atriè m e dorsales 90
Fig. 37 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension an térieu rs c o rresp o n d an t
à des d y s fo n c tio n s articulaires des cinquièm e et sixième dorsales 91
Fig. 38 - V ariante de tra ite m e n t des d y sfo n c tio n s co m m u n es et
difficiles des p o in ts de tension antérieurs des cinq uièm e, sixième,
septièm e et huitiè m e dorsales 92
Fig. 39 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension antérieu rs c o rresp o n d an t
au x d y s fo n c tio n s des zones septièm e, h uitièm e et neuvième dorsales 93
Fig. 4 0 - U ne vue plus ra p pro chée de la fig. 39 94
Fig. 41 - P o in ts de tension postérieurs du th o rax 97
Fig. 4 2 - T ra ite m e n t en d é c u b itu s ventral, des p o in ts de tension
p ostérieu rs c o rre s p o n d a n t à des lésions articulaires des cervicales infé­
rieures et des p rem ière et deu x ièm e dorsales 98
Fig. 43 - T ra ite m e n t similaire et d é m o n s tra tio n des p o in ts de tension
p ostérieu rs c o rre s p o n d a n t à des lésions articulaires des troisièm e, q u a ­
trièm e et cin qu ièm e dorsales 99
Fig. 4 4 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension postérieurs c o rresp o n d an t
à des lésions articulaires de la sixième dorsale à la deu x ièm e lom baire 100
Fig. 45 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension m édians ou situés près des
a p o ph yses épineuses, co rre s p o n d a n t à des d y s fo n c tio n s articulaires
des dorsales m o y e n n e s et basses 101
Fig. 4 6 - T ra ite m e n t d ’une prem ière cô te en inspiration 102
Fig. 47 - T ra ite m e n t des côtes en inspiration 103
Fig. 48 - T ra ite m e n t des prem ière et deu x ièm e côtes en expiration 104
Fig. 4 9 - T ra ite m e n t des côtes 3 à 6 en lésion d ’expiration 105

208
Fig. 5 2 - T ra ite m e n t régularisant le p o in t de tension a n térieu r corres­
p o n d a n t à u ne d y s fo n c tio n de la d eux ièm e lom baire (un e lésion
c o u ra n te ) 111
Fig. 53 - T ra ite m e n t des p oints de tension an térieurs c o rresp o n d an t
à une d y s fo n c tio n des troisièm e et q u atriè m e articu latio ns lom baires 112
Fig. 5 4 - T ra ite m e n t du p o in t d e tension abd o m in al co rresp o n d an t
à u n e d y s fo n c tio n d e la d eux ièm e lom baire 113
Fig. 55 - T ra ite m e n t du p o in t de tension a n térieu r co rre s p o n d a n t à
une d y sfo n c tio n articulaire de la cinquièm e lom baire 114
Fig. 5 6 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n ilio-sacrée inférieure 115
Fig. 57 - V a rian te p o u r la lésion ilio-sacrée m o n tré e fig. 56, avec un
d é p lo ie m e n t e x tern e du s o m m e t de l’ilium par ra p p o rt au sacrum 116
Fig. 58 - P o in ts de tensio n dans l’aine 117
Fig. 59 - T ra ite m e n t de la d y s fo n c tio n tro c h a n té rie n n e antéro-ex tern e
(A L T ), une au tre d y s fo n c tio n coxale 118
Fig. 6 0 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du m uscle iliaque 119
Fig. 61 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du ligament inguinal, une
a u tre d y s fo n c tio n de la glène de la hanche 120
Fig. 6 2 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n des ad d u c te u rs 121
Fig. 63 - P o in ts de tension postérieurs c o rresp o n d an t à des d y s fo n c ­
tion s dorsales et lom baires hautes 125
Fig. 6 4 - P o in ts de tension trouvés sur les fesses 129
Fig. 65 - T ra ite m e n t des d y s fo n c tio n s articulaires des troisièm e et
q u a triè m e lom baires et du pôle supérieur de la cinquièm e lom baire 130
Fig. 66 - T ra ite m e n t de la d y s fo n c tio n du pôle inférieur de la cin­
qu ièm e lom baire (L P 5L ) 131
Fig. 67 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n ilio-sacrée co rresp o n d an t
à un ilium haut 132
Fig. 68 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n du pôle sacro-iliaque m oyen
(MPSI) 133
Fig. 69 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n ilio-sacrée en d ép lo iem en t
vers le h au t (H F O - SI) 134
Fig. 70 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n du tro c h a n te r postéro-in terne
(PM T) 135
Fig. 71 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du tro c h a n te r p o stéro -externe
(P LT) 136
Fig. 72 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n du t ro c h a n te r extern e (LT) 137
Fig. 73 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du m uscle pyram idal 138
Fig. 74 - P oin ts de tension antérieu rs co rresp o n d an t à des d y s fo n c ­
tion s articulaires de l’épaule 141
Fig. 75 - T ra ite m e n t du point de tension a n térieu r co rre s p o n d a n t à
une d y s fo n c tio n articulaire de l’acromio-claviculaire 142
Fig. 108 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du m énisque interne (MM) 178
Fig. 109 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du m énisque e x tern e (LM ) 179
Fig. 110 - T ra ite m e n t d ’un p o in t de tension situé sur le b o rd interne
de la r o tu le (M PA) 180
Fig. 111 - P o in ts de tension postérieurs du genou 181
Fig. 112 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du ligament croisé a n térieu r 182
Fig. 113 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du ligament croisé p o stérieu r 183
Fig. 1 14 - P o in ts de tension ex ternes de la cheville et du pied 184
Fig. 115 - P o in ts d e ten sio n internes de la cheville et du pied 185
Fig. 116 - T ra ite m e n t d ’u ne d y s fo n c tio n en extension de la cheville
(E X A ) 186
Fig. 117 - T ra ite m e n t d ’u ne d y s fo n c tio n de flexion du calcaneum
(F C A ) ' 187
Fig. 118 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n en flexion de la cheville
(F A N ) 188
Fig. 119 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n vers l’in térieur de la cheville 189
Fig. 120 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n de l’astragale 190
Fig. 121 - T ra ite m e n t des p o in ts de tension dorsaux co rre s p o n d a n t à
une d y s fo n c tio n des m étatarses 191
Fig. 122 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n interne du calcaneum 192
Fig. 123 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n en flexion interne du
calcaneum 193
Fig. 124 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n extern e de la cheville 194
Fig. 125 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n ex tern e du calcaneum 195
Fig. 126 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n dorsale du cuboi'de (D C U ) 196
Fig. 127 - P o in ts de tension de la plante du pied 196
Fig. 1 28 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du scaphoi'de 198
Fig. 129 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n plantaire du cuboi'de (CUB) 199
Fig. 130 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n du prem ier m étatarsien 200
Fig. 131 - T ra ite m e n t d ’une d y sfo n c tio n en flexion d ’un m étatarse 201
Fig. 132 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n du cinquièm e m étatarse 202
Fig. 133 - T ra ite m e n t d ’une d y s fo n c tio n dorsale ou d ’exten sio n des
q u a triè m e ou cinqu ièm e m étatarses (DM 4) 203
Fig. 134 - T ra ite m e n t de d y s fo n c tio n du sésam oïde ex tern e (LSE) ou
de l’“ o ig n o n ” 2 04
Fig. 135 et 136 - D y sfo n c tio n du pied en flexion et en extension,
et orteils en m a rte a u 205

211
Index des dessins

Fig. 1 (I à III) — R e p ré s e n ta tio n schém atique d ’une articu latio n et


d u rôle de ses muscles 29
Fig. 2 M éth o d e de rech erche d ’u n p o s itio n n e m e n t de co n fo rt idéal 31
P o in ts “ Trigger” sensibles de la face latérale de la tête 51
P o in ts “ Trigger” sensibles de la face postérieure de la tête 53
P o in ts “ Trigger” sensibles de la face 62
P o in ts de tension postérieurs 96
P o in ts “ Trigger” sensibles des faces antérieure et postérieure du
genou 173
P o in ts sensibles de la face dorsale du pied 187
P oin ts sensibles de la face plantaire du pied 197

212
Bibliographie

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213
Contribution à l’étude comparative
des relations entre :
le diagnostic structurel et fonctionnel
de la dysfonction somatique vertébrale,
ainsi que des attitudes thérapeutiques
qui en découlent. *
** J . Burnotte, D.O. m.s.b.o.
S. Hautain, D.O. m.s.b.o.
M. Bockstael, D.O. m.s.b.o.
A. Sainte Croix, D.O. m.s.b.o.

* Conférence donnée au First International Congress o f Ostéopathie Medicine


Bruxelles 1984.

** Chargé de cours à la Faculté de Médecine de Paris-Nord Hobigny et à l ’Ecole


Européenne d'Ostéopathie de Maidstone - Kent (G.B.).
218
L ’art du diagnostic clinique, s’il laisse u ne large part à l’in tu itio n , c o m p re n d
n é a n m o in s un su p p o rt objectivable sous fo rm e de tests articulaires et m yo-
fasciaux re p rodu ctib les.

Il n o u s a paru utile de p o u v o ir re n fo rce r la confiance du praticien en l’exa­


m en clinique objectif, en étu d ia n t les relations en tre deux m é th o d e s d ’e x a­
m en : les tests de m ob ilité stru c tu ra u x et la recherche des p o in ts sensibles
dits “ trigger” de L.H. Jo n es, D.O. Le diagnostic et le tra ite m e n t de la d y s­
f o n c tio n so m a tiq u e tel q u e l’o n t codifié n o ta m m e n t H. F ry e tte D.O. ou
F. Mitchell D.O. p e r m e tte n t de bien co m p re n d re le c o m p o rte m e n t bio-
m éca n iq u e vertébral.

F ace à u n e d y s fo n c tio n articulaire (fig. 1), la verté b ro th éra p ie simpliste a


l’h a b itu d e de con sid érer q u e le verrouillage articulaire se situe du cô té de
la convergence articulaire (o u ex ten sion), c ’est-à-dire d u côté de la tran s­
verse p o stérieu re, o r le blocage articulaire p eu t très bien se tro u v er du côté
de la transverse antérieu re, on est dans ce cas en présence d ’une facette arti­
culaire qui refuse la convergence.

L ’école am éricaine ( F r y e tt e , M itchell n o ta m m e n t) a clairem ent codifié ces


d y sfo n c tio n s vertébrales. On parlera de D ysfon ctio n E.R.S. dans le cas d ’un
blocage en convergence (fig. 2) refusant d o n c la divergence et d ’une lésion
F.R .S. dans le cas d ’un blocage articulaire en divergence refusant d o n c la
convergence (fig. 3).

219
P o u r rappel, les deu x d y s fo n c tio n s sont dites du 1er degré, la ro ta tio n se
faisant d ans le m êm e sens q u e l’inclinaison latérale (fig. 4) et pré céd a n t
ce tte dernière.

En d eh o rs de ces po sitions de flexion et d ’extension lorsque l’étage v erté­


brale est en po sition neu tre , l’inclinaison latérale se fait dans le sens o pp o sé
à la ro ta tio n et précède ce tte dernière. C ’est le c o m p o rte m e n t vertébral en
d eu x ièm e degré N.S.R . (fig. 5).

220
Le diagnostic de ces d y s fo n c tio n s som atiqu es se fait par des tests de m o b i­
lité. Le tra ite m e n t consiste e n l’inversion des c o m p o san te s lésionnelles en
utilisant : soit l’énergie de la co n tra c tio n m usculaire et les effets proprio-
ceptifs qui l’ac co m p a g n e n t ( m é th o d e m yotensive de F. Mitchell dite
“ Muscle E n e rg y ” ), soit des tech n iq u e s m anipulatives ( m é th o d e structurelle
dite “ High V elocity T h r u s t ” (H.V .T.). 221
A u contraire, la m é th o d e de correc tio n s p o n tan ée par mise en position (dite
“ Strain and C o u n te rs tra in ” ) de L. J o n e s D.O. utilise p o u r élém en t diagnos­
tiq u e l’existence de p o in ts sensibles à la p alpation (d its “ points trigger” )
co rre s p o n d a n t à la d y s fo n c tio n so m atiq u e d ’un étage vertébral. Il existe des
p o in ts antérieurs, m é d ia n ts et latéraux et des p o in ts postérieurs, m édians et
latéraux p e r m e t ta n t le diagnostic de la lésion som atique.
Le tra ite m e n t consiste à tro u v er une position du corps du p a tie n t p o u r
laquelle le p o in t trigger devient m u e t à la palpation.
Dans ce tte position, t o u t se passe c o m m e si les in fo rm atio n s propriocep-
tives e n tre te n a n t la fixation étaie n t mis h ors circuit, ceci p e r m e tta n t une
co rrec tio n sp o n ta n é e du segm ent vertébral lors du re to u r à la position
neutre.

Existe-t-il une relatio n de c o rre sp o n d an c e en tre le diagnostic s tru ctu re l clas­


sique E .R .S ., F .R .S ., N .S.R ., et la localisation des points trigger de J o n e s ?

P o u r ré p o n d re à c e tte q u estio n, une étu d e clinique p o r t a n t sur plus de d eux


c e n ts cas a été réalisée.
Les p a tie n ts o n t été répartis en deu x g roupes en fo n c tio n de l’anam nèse,
ceux p ré s e n ta n t une suite lésionnelle lom bo-pelvienne et ceux p ré sen tan t
u ne suite lésionnelle cervico-dorsale.

C h a q u e p atien t a subi une d o ub le évaluation, c ’est-à-dire un diagnostic


stru c tu re l et une recherche des p o in ts trigger de Jo n es, par des th é ra p eu tes
différents.

Les résultats sont collatio nnés dans le tableau ci-contre (fig. 6).

En o rd o n n é e , les d y sfo n c tio n s som atiques structurelles E.R.S., F.R .S. et


N.S.R. ; en abscisse, l’existence de p o in ts trigger J o n e s soit an térieu r, soit
po stérieur, soit an té rie u r et postérieur sim ultan ém ent.

La diagonale de ce tableau m o n tre q u e :


les d y s fo n c tio n s E.R.S. p ré sen ten t des p o in ts trigger antérieu rs d ans 90
cas sur 100,
les d y s fo n c tio n s F .R .S. p ré sentent des p o in ts trigger postérieurs dans 73
cas sur 96,
les d y s fo n c tio n s N.S.R. p ré sen ten t sim u ltan é m en t des p o in ts an térieurs
et p ostérieurs d ans 43 cas sur 55.

(L es n o m b re s dans les en carts supérieurs re p résen te n t la répartitio n au


niveau cervical dorsal et lom baire.)

Le m êm e tableau représen té sous form e d ’histogram m e ex prim é en p o u r­


cent (fig. 7) m o n t r e com bien la co rresp o n d an c e est significative puisque :
9 0 p ou r-cent des d y s fo n c tio n s E.R.S. p ré sentent un point trigger an térieur,
76 p o ur-cent des d y s fo n c tio n s F.R .S. pré sen ten t un p oint trigger p o s té ­
rieur, et,
78 p ou r-cent des d y s fo n c tio n s N.S.R. du 2èm e degré p ré sen ten t sim ultan é­
m e n t un p o in t a n té rie u r et un p oint p ostérieur (fig. 8).

222
223
POINT TRIGGER DYSFONCTION
JONES VERTEBRALE

ANTERIEUR ► E.R.S.

POSTERIEUR ► F.R.S.

ANT. & POST. ► N.S.R.

Fig.8

TRAITEMENT

La méthode myotensive lève les points Triggei* dans 2/3 des cas.

La méthode des Thrust lève les points Trigger dans 3/4 des cas.

La méthode Jones lève les dysfonctions articulaires dans 2/3 des cas.

En cas d’échec, une méthode pâlie l’autre.

224 Fig. 9
La m é th o d e J o n e s consiste à raccourcir la s tru c tu re musculo-fasciale c o n te ­
n a n t le p o in t trigger afin d ’inhiber celui-ci. C e tte s tru c tu re myofasciale n ’est
pas fo rc é m e n t celle qu i fixe la d y s fo n c tio n vertébrale.
P o u r u n e lésion E.R.S. p ar exem ple, le p o in t trigger é ta n t antérieu r, nous
serons a m en é s à m e ttre le sujet en flexion, c ’est-à-dire à inverser la c o m p o ­
sante principale de la lésion.

Il arrive souv ent, dans la génèsc étio p ath o lo g iq u e de la d y s fo n c tio n som ati-
q u e, q u e le p o in t trigger se tro uve dans la stru ctu re musculo-faciale an tag o ­
niste des fix ate u rs de la lésion. Ce p o in t est présent d ans le muscle raccourci
au d é p a rt, puis b ru s q u e m e n t étiré par le m écanism e lésionnel et ses muscles
fixateurs.

N o u s n o u s so m m es égalem ent intéressés aux d iffé ren ts résultats que p eu ­


vent a p p o r te r la m é th o d e de traite m e n t m yotensive, la m é th o d e de tra ite ­
m en t m anipulative (H .V .T .), et la m é th o d e de tra ite m e n t Jones.

Les p a tie n ts o n t été répartis en trois groupes différents, chaque groupe


é ta n t soigné p ar l’une des trois m é th o d es de tra ite m e n t, chaq ue p atient
subissant après tra ite m e n t la d o uble évaluation diagnostique (structu relle et
p o in t trigger).

On c o n s ta te q u e la m é th o d e m y otensive de F. Mitchell, D.O., supprim e les


p o in ts trigg;ers dans 2/3 des cas, lorsque la co rrectio n est considérée com m e
réussie après une réévaluation structurelle (fig. 9).
La m é th o d e m anipulative (H .V .T .) supprim e les points triggers dans 3 /4 des
cas (résu lta t légèrem ent meilleur) to u jo u rs lorsque la correc tio n est consi­
dérée c o m m e réussie après une réévaluation structurelle.
Il reste 1/4 à 1/3 d ’échecs où la co rrectio n structurelle q u o iq u e m éca n iq u e­
m en t acquise laisse subsister le p oint trigger, ce dernier pou van t être source
de récidive, il faut dès lors c o m p lé te r le tra ite m e n t par la m é th o d e Jones.

Inv ersem en t, lo rsq u ’on ab o rd e les d y s fo n c tio n s articulaires par la m é th o d e


Jo n c s , celle-ci ne corrige m é c a n iq u e m e n t l’étage vertébral que d ans 2/3 des
cas égalem ent, bien q u e le point trigger ait disparu.
C eci rend nécessaire le reco urs à une co rrectio n plus biom écanique.

En conclusion, aucun e des m é th o d e s investiguées ne p e rm e t de corriger à la


fois la c o m p o s a n te bio m éca n iq u e et la co m p o s a n te neuro phy siologique de
la d y s fo n c tio n som atiq u e dans cent p o u r cent des cas.

P ar co n tre , en cas d ’échec partiel de l’une des m éth o d es, l’autre p eu t c o m ­


p lé te r avantageusem ent.

Ceci d é m o n tre l’in térêt p o u r l’o s té o p a th e de che rch e r à élargir c o n stam ­


m e n t l’éventail de son arsenal diagnostique et th é ra p e u tiq u e p o u r résoudre
les cas ph ysio lo g iq u e m e n t com plexes.

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