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L'assommoir: Description de L'immeuble (1) : Introduction 2' Avec Lecture

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📌

L’assommoir : description de
l’immeuble (1)
Introduction ±2' avec lecture
Éléments de l'intro
→ Présentation auteur: Zola est un romancier naturaliste du XIX° siècle. Le
naturalisme est un mouvement littéraire qui dépeint les basses classes sociales et la
misère dans laquelle ils vivent, et dont Zola est la figure de proue.

→ Présentation de son ceuvre: Zola écrit les Rougon-Macquart. Dans cette série,
l'auteur décrit l'histoire d'une famille dont tous les membres ont récupéré une part de
la folie de la tante Dide, leur aïeule commune. Tous sont déterminés par leur
hérédité. Ils sont en plus conditionnés par leur milieu social
L'Assommoir, septième roman de la série (1877), a pour sujet principal la
gourmandise de la protagoniste, Gervaise, une blanchisseuse résidant dans le
quartier populaire de la Goutte d'Or, qui la conduira dans l'alcoolisme.

→ Présentation du texte: Incipit de l'œuvre. Gervaise attend Lantier: son petit ami,
qui découche. Son milieu de vie et ses enfants nous sont présentés

→Problématique et enjeu du texte: Présenter les personnages et débuter


l'identification.
Donner au lecteur l'envie d'entrer dans l'histoire en crééant du suspens. Remplir la
fonction informative et la fonction programmative.
Comment ce texte présente-t-il la situation dramatique de Gervaise?

→ Trois mouvements du texte (après lecture)

A.Tout d'abord, le texte décrit l'attente de Grevaise: on comprend que Lantier


découche.

B. Ensuite, Zola nous décrit la chambre comme misérable


C. Enfin, la dernière partie du texte nous montre que Gervaise est prisonnière de la
situation, elle est condamnée à attendre Lantier

L’assommoir : description de l’immeuble (1) 1


Mouvement 1
→ Phrase 1: Le début s'effectue in medias res, afin d'accentuer l'effet de réel. Le
premier mot: "Gervaise" attire l'attention du lecteur sur le personnage principal du
récit. Cela favorise l'identification à Gervaise. Enfin, le nom "Lantier" n'est pas
précédé de "monsieur". La scène se passe donc dans un milieu populaire. Enfin,
l'expression "jusqu'à deux heures du matin" fait ressentir au lecteur l'inquiétude de
Gervaise et favorise l'identification par empathie. Les hypothèses de lecture sont
principalement la mort et la tromperie.

→ Phrase 2: La phrase est un bref portrait pathétique de Gervaise, qui consiste en


une accumulation de détails. Le champ lexical de la maladie est visible: Gervaise est
"frissonante" et "fiévreuse". Cela reflète son mal-être mental, qui se traduit par un
mal-être physique. On note également que l'inquiétude la rend déraisonnable: elle
reste "en camisole" à la fenêtre.

→ Phrase 3: Cette phrase marque le début d'une analepse: "depuis huit jours", qui
participe à l'effet de réel. L'imparfait d'habitude amplifie encore l'inquiétude: avant
Lantier rentrait tard, maintenant il ne rentre plus du tout. Le modalisateur "racontant"
laisse entendre que Gervaise suspecte son amant de mentir. Enfin, le Veau à Deux
Têtes est un bistrot peu reluisant où viennent les ouvriers. Ils est paradoxal qu'ils
mangent au restaurant alors qu'ils ne travaillent pas. Cela laisse apparaître le
portrait de Lantier, qui est fainéant et égoïste.

→ Phrase 4: Le verbe "guettait" indique que Gervaise espère voir Lantier partout.
On voit

désormais par les yeux de Gervaise (= focalisation interne) → cela nous donne
accès à sa pensée, ce qui amplifie l'identification. Le Bal du grand Balcon est décrit
de l'extérieur, tel que le voit Gervaise, comme "flambant". Le lieu est assimilé à
l'enfer, et on comprend ici que Lantier est déjà perverti, il est tombé dans le pêché.
Enfin, Adèle est brunisseuse et brune; elle rappelle l'ombre et contraste avec
Gervaise, blonde et qui deviendra blanchisseuse.

Mouvement 2

→ Phrase 5: La subordonnée circonstancielle de temps "quand Gervaise s'éveilla",


indique que Gervaise a peu dormi. Le pathos s'accentue et la douleur de Gervaise
est de plus en plus visible. Les groupes de mots sont de plus en plus longs, tandis
que sa douleur s'accroît.

→ Phrase 7: Phrase sommaire qui brise les espoirs de Gervaise en tombant comme
un couperet. Elle est irréversible et sans appel. Elle ramène Gervaise à la dure
réalité en la choquant

L’assommoir : description de l’immeuble (1) 2


→Phrase 8: L'inertie dont fait preuve Gervaise en restant "assise au bord du lit"
montre
qu'elle est terrassée et anéantie. Le "lambeau de perse déteinte" est le premier
élément d'une description misérable de la chambre dans laquelle vit Gervaise. Ce
dernier "tombe" et rappelle la chute émotionnelle de Gervaise. Notre regard monte et
tombe aussi, c'est une ascension impossible.

→ Phrase 9: La description est circulaire: elle rappelle l'enfermement de Gervaise,


tant dans ce lieu que dans sa situation sociale. La description se fait par les yeux
"voilés de larmes". Cette occurence des "larmes" (la 3e) a pour but d'accentuer le
pathos. La "misérable chambre garnie" suggère non seulement l'encombrement de
la pièce mais aussi un certain confort. Ce confort est cependant ironique: Zola
dénonce la misère en montrant l'inadmissible. Il montre aux lecteurs aisés ce qu'est
une "chambre garnie" pour la classe populaire.
→ Phrase 10: Le "lit de fer" accentue le manque d'espace. Ils sont à quatre dans
une seule pièce, sans espace ni confort.
→ Phrase 11: On note, dans cette phrase et les deux précédentes, une grande
quantité d'adjectifs montrant la saleté "mangé par la boue sale graisseuse" ou
encore le caractère abîmé de leurs affaires "Vieux | Troué Ébréché | dépareillés". Il
n'y a également que trois chaises, alors qu'ils sont quatre. Leurs vêtements sont très
abîmés, ils portent des "nippes".

→ Phrase 12: Les flambeaux sont en zinc. C'est la matière la moins noble possible
pour les flambeaux. Le paquet, et sa couleur "rose tendre" évoque le bonheur. Or
c'est antithétique, puisque tous leurs biens corrects sont mis en gage.

→ Phrase 13: Il s'agit bien de la "belle chambre de l'hôtel". Elle se trouve à l'étage,
et est sur rue, ce que préféraient les gens de l'époque, puisque dans la cour se
trouvaient eau sale et poubelles. Cette ironie suppose que Gervaise peut encore
descendre socialement.
Mouvement 3

→ Phrase 14: La scène est typique du XIX° siècle, siècle où il y avait beaucoup
d'enfants pauvres. L'adverbe de temps "cependant" suggère à la fois une
simultanéité entre les pleurs de la mère et le sommeil des enfants. Mais cet adverbe
a un double sens; il oppose également le désespoir de la mère à l'innocence des
enfants. Ces enfants sont les victimes innocentes de ce drame familial, dont ils ne
se rendent pas compte, puisqu'ils "sourient". Le tableau est d'autant plus pathétique.

L’assommoir : description de l’immeuble (1) 3


→ Phrase 15: Les enfants incarnent des valeurs. Ils sont paisibles et ont une
"haleine lente". C'est le calme avant le drame familial qui s'annonce. Ils sont "côte à
côte" et incarnent la fraternité. Zola a un regard tendre sur les enfants.

→ Phrase 16: Gervaise revient à la fenêtre, "pieds nus", bouclant la boucle que
forme le texte. Son regard est "noyé de larmes", et reflètent sa situation, dans
laquelle elle se noie.
→ Phrase 17: Elle n'interroge pas une personne, mais un lieu, les trottoirs. Cette
interrogation est vouée à l'échec, puisque les trottoirs ne répondront pas. La
situation initiale se répète et Gervaise ne peut pas résoudre son problème. Lantier
fait ce qu'il veut, et Gervaise est prisonnière de sa position de femme au foyer, ainsi
que de ses enfants, qu'elle doit garder.

Conclusion
En définitive, le texte nous présente la protagoniste, Gervaise, qui attend à la fenêtre
pendant que le lecteur comprend l'adultère de Lantier. Zola nous décrit ensuite la
chambre comme misérable. En dernier lieu, il nous montre Gervaise comme
prisonnière de sa situation: elle est condamnée à l'attendre. Le texte présente les
personnages en remplissant la fonction informative. Il donne au lecteur l'envie
d'entrer dans l'histoire en créant du suspend dramatique. Il remplit la fonction
programmative et nous annonce le conditionnement de Gervaise par son milieu de
vie. L'identification à Gervaise s'effectue par empathie. Zola n'est néanmoins pas le
premier à peindre le milieu ouvrier, il s'inspire notamment des Misérables de Victor
Hugo. La condition de Gervaise rappelle en effet celle de Fantine.

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