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Fonctionnement des tubes fluorescents

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EXERCICE II. TUBES FLUORESCENTS.

(5,5 points)

BAC S Métropole 09/2012 [Link]

Les tubes fluorescents sont un type particulier de lampes électriques qui


produisent de la lumière grâce à une décharge électrique. Leur lumière peut
être blanche (pour l’éclairage) ou colorée (par exemple, pour la fabrication
d’enseignes lumineuses). Les différentes couleurs obtenues dépendent de
la nature du gaz utilisé dans les tubes ; ainsi, les lumières bleues, jaunes
ou rouges sont dues respectivement à la présence de mercure, de sodium
ou de néon… Ces lampes sont d’ailleurs appelées par abus de langage
« néons ».
La tension électrique, appelée tension d’allumage, nécessaire pour
produire la décharge électrique lors de l’allumage de ces lampes peut être
produite dans un circuit électrique assimilé à un condensateur et un
conducteur ohmique placés en série.

Cet exercice a pour objectif d’une part de comprendre comment le circuit électrique proposé dans le texte
précédent permet d’allumer et d’éteindre un tube fluorescent et d’autre part d’étudier l’aspect visuel du
phénomène.

Le circuit électrique, dans lequel est inséré le tube fluorescent, est schématisé sur la figure 3 ci-dessous.

Figure 3. Schéma du circuit

Le tube fluorescent s’allume quand la tension à ses bornes dépasse 80 V, cette tension appelée tension
d’allumage est notée 𝑈𝑎 . Il s’éteint quand la tension 𝑢𝐶 redescend sous la valeur de 30 V appelée tension
d’extinction, notée 𝑈𝑒 .

Quand le tube fluorescent est éteint, il se comporte comme un interrupteur ouvert. Par contre, lorsqu’il est allumé,
il se comporte comme un conducteur ohmique de faible résistance.

Un système informatisé d’acquisition de données permet de visualiser la tension 𝑢𝐶 (𝑡) en fonction du temps. À
un instant 𝑡 = 0 pris comme origine des dates, le tube fluorescent étant éteint, le condensateur n’étant pas
chargé, on ferme l’interrupteur. On obtient le graphe de la figure 4.

Données :
➢ tension aux bornes du générateur : 𝐸 = 100 V ;
➢ capacité du condensateur : 𝐶 = 0,60 µF ;
➢ résistance du conducteur ohmique : 𝑅 = 60 kΩ.
Figure 4. Évolution de la tension aux bornes du condensateur

1. Étude de l’évolution de la tension 𝒖𝑪 (𝒕) dans la partie initiale comprise entre 𝟎 et 𝒕𝟏

À un instant 𝑡 = 0 pris comme origine des dates (tube fluorescent éteint, condensateur déchargé), l’interrupteur
K est fermé. Le circuit précédent peut être simplifié selon le schéma de la figure 5 ci-dessous car le tube
fluorescent se comporte comme un interrupteur ouvert.

Figure 5. Schéma du circuit simplifié

1.1. Quel phénomène électrique se produit au niveau du condensateur quand on ferme l’interrupteur K ?

1.2. Établissement de l’équation différentielle régissant le fonctionnement de ce circuit.


1.2.1. Exprimer la tension 𝑢𝐶 (𝑡) aux bornes du condensateur en fonction de la charge 𝑞(𝑡) et de la
capacité 𝐶 du condensateur.
1.2.2. Écrire la relation entre la tension 𝑢𝑅 (𝑡), l’intensité du courant 𝑖(𝑡) et la résistance 𝑅.
1.2.3. Donner la relation liant 𝑖(𝑡) et 𝑞(𝑡). En déduite la relation liant 𝑖(𝑡) et 𝑢𝐶 (𝑡).
1.2.4. Établir l’équation différentielle régissant l’évolution de la tension 𝑢𝐶 (𝑡) au cours du temps.
𝑡
1.2.5. Vérifier que l’expression 𝑢𝐶 (𝑡) = 𝐸 (1 − e−𝑅𝐶 ) est bien solution de cette équation différentielle.
1.3. À l’instant 𝑡1 , le tube s’allume. La tension aux bornes du condensateur vaut alors 𝑈𝑎 appelée tension
d’allumage.
1.3.1. D’après l’expression de 𝑢𝐶 (𝑡) donnée à la question 1.2.5, quelle est la valeur maximale théorique
que pourrait atteindre la tension 𝑢𝐶 aux bornes du condensateur ?

1.3.2. Donner l’expression de la constante de temps 𝜏 pour le circuit de la figure 5. Calculer sa valeur.

2. Étude des oscillations

L’interrupteur K de la figure 3 étant toujours fermé, à partir de la date 𝑡1 , le tube fluorescent est allumé. Il se
comporte alors comme un conducteur ohmique de faible résistance 𝑟 = 10 Ω.
La résistance 𝑅 étant très supérieure à la résistance 𝑟, le schéma de la figure 3 se simplifie comme représenté
sur la figure 6.

Figure 6. Schéma équivalent du montage simplifié quand le tube est allumé

2.1. Quel phénomène électrique se produit au niveau du condensateur juste après l’allumage ?
𝜏
2.2. Calculer le rapport où 𝜏 ′ est la constante de temps du dipôle (𝑟, 𝐶) ainsi constitué.
𝜏′

Que faudrait-il faire au niveau de l’acquisition, si on voulait déterminer graphiquement la valeur de la constante
de temps 𝜏 ′ du dipôle (𝑟, 𝐶) ?

2.3. Quand la tension 𝑢𝐶 atteint la valeur de la tension d’extinction 𝑈𝑒 = 30 V, le tube fluorescent s’éteint. Que se
produit-il à nouveau au niveau du condensateur ?

2.4. Le tube est allumé pendant la décroissance de la tension de 80 V à 30 V et éteint dans la partie croissante
de 30 V à 80 V. Que peut-on dire des durées pendant lesquelles le tube est allumé par rapport à celles où il est
éteint ?

2.5. Choisir, en les justifiant, le ou les adjectif(s) permettant de qualifier le régime observé.

À partir de l’instant 𝑡1 on obtient un régime : apériodique – sinusoïdal – amorti – périodique – alternatif.

2.6. Que se passerait-il si la tension aux bornes du générateur avait été réglée à la valeur 𝐸 = 60 V ? Justifier
votre réponse.

3. Perception visuelle

Les succession d’allumages et d’extinctions du tube fluorescent peuvent ne pas se voir du fait de la persistance
rétinienne des images. En effet, pour une intensité lumineuse telle que celle émise par ce tube, notre cerveau
met environ 50 ms à « éliminier » une image de la rétine de l’œil.

3.1. Mesurer sur le graphe de la figure 4 la durée Δ𝑡 d’un cycle allumage-extinction.

3.2. Que voit une personne qui regarde le tube fluorescent dans le cas de l’expérience précédemment étudiée ?
Justifier votre réponse.

3.3. On multiplie par cinq la valeur de la capacité 𝐶 du condensateur dans le circuit de la figure 3, les autres
paramètres de l’expérience intiale n’étant pas modifiés. Que voit désormais une personne qui regarde le tube
fluorescent (aucun calcul n’est demandé) ?

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