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Ondes EM et Réflexion Conductrice

Le document décrit la propagation et la réflexion d'ondes électromagnétiques planes progressives monochromatiques dans le vide et sur un conducteur parfait. Il présente les équations de Maxwell, démontre l'équation d'onde et la relation de dispersion, et calcule les champs électrique et magnétique de l'onde.

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Ondes EM et Réflexion Conductrice

Le document décrit la propagation et la réflexion d'ondes électromagnétiques planes progressives monochromatiques dans le vide et sur un conducteur parfait. Il présente les équations de Maxwell, démontre l'équation d'onde et la relation de dispersion, et calcule les champs électrique et magnétique de l'onde.

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Mickaël Melzani – [Link].

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Révisions

Correction – physique – CCP TSI 2014

Problème I – Ondes électromagnétiques


Première partie – Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide
1-
ρ −→ ~ ~
∂B
div E
~ = , rot E = − ,
0 ∂t
−→ ~ ~
∂E
div B
~ = 0, rot B = µ0~j + µ0 0 .
∂t

Dans un espace vide de charges et de courants on a ρ = 0 et ~j = ~0, d’où :

−→ ~ ~
∂B
div E
~ = 0, rot E = − ,
∂t

−→ ~ ~
∂E
div B
~ = 0, rot B = µ0 0 .
∂t
−→ −→ ~ −−→
2 - b On part de l’égalité rot (rot E) ~ − ∆E.
= grad (div E) ~
On a div E~ = 0 (pas de charges).
!
−→ −→ ~ −→ ∂B~ ∂ −→ ~ ∂ ~
∂E
Puis rot rot (E) = rot − = − rot B = − µ0 0 .
∂t ∂t ∂t ∂t

∂2E~
On obtient donc : ∆E
~ − µ0 0
2
= ~0.
∂t
−→ −→ ~ −−→
b Pour le champ magnétique on procède de même : rot (rot B) ~ − ∆B.
= grad (div B) ~
On a div B~ = 0.
!
−→ −→ ~ −→ ~
∂E ∂ −→ ~ ∂2B~
Puis rot (rot B) = rot µ0 0 = µ0 0 rot E = −µ0 0 2 .
∂t ∂t ∂t

∂2B~
On obtient donc : ∆B
~ − µ0 0
2
= ~0.
∂t
3 - L’onde se propage selon les x croissants.
Elle est plane car elle ne dépend que d’une seule coordonnée cartésienne : les surfaces d’onde
sont des plans.
Elle est progressive car elle s’écrit sous la forme f (x−vt) : il y a donc propagation sans déformation
du profil.
Elle est monochromatique car la dépendance temporelle est du type cos(ωt + cst) (à M fixé).
c représente la célérité de l’onde, donc sa vitesse de propagation.
On a ~k = k~ex , avec k = ω/c > 0 sa norme.

4 - Il faut calculer :
∂2E ~
~ 0 (−ω 2 ) cos ω t − x = −ω 2 E
h  i
= E ~
∂t2 c

correction – CCP physique TSI 2014 1/8 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018
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∆E ~ = ∆Ex ~ex + ∆Ey ~ey + ∆Ez ~ez


n h  x io n h  x io
= ∆ E0y cos ω t − ~ey + ∆ E0z cos ω t − ~ez .
c c
Calculons la composante selon ~ey :
n h  x io ∂2 h  x i
∆ E0y cos ω t − = E0y cos ω t −
c ∂x2 c
ω2 h  x i
= −E0y 2 cos ω t − .
c c
De même sur ~ez :
n h  x io ∂2 h  x i
∆ E0z cos ω t − = E0z cos ω t −
c ∂x2 c
ω2 h  x i
= −E0z 2 cos ω t − .
c c
À la fin on obtient
~ =− ω2 ~
∆E E.
c2
ω2 ~
L’équation de d’Alembert impose donc que − ~ = ~0, et il faut donc que :
E − µ0 0 (−ω 2 )E
c2
1
µ0 0 = .
c2

5 - On sait que pour une OPPM dans le vide, les équations de Maxwell imposent la relation B~ =
~k ∧ E
~ −→ ~
(on peut le démontrer en appliquant Maxwell-Faraday, rot E ~ si besoin).
= −(∂/∂t)B,
ω
Ceci indique directement que E~ et B
~ sont perpendiculaires.

En prenant la norme, et en utilisant le fait que pour une OPPM dans le vide E~ et ~k sont
~ ~ ~ ~
~ = kkkkEk = ω/ckEk , d’où kBk
perpendiculaires, on obtient kBk ~ = kEk .
ω ω c
Calculons :
~ = k~ex ∧ (E0y ~ey + E0z ~ez ) cos ω t − x
h  i
B
ω c
1 h  x i
= (E0y ~ez − E0z ~ey ) cos ω t −
c c
E0z E0y
On a donc B0y = − et B0z = .
c c

~ ~
~ = E ∧ B.
6 - 1/ Le vecteur de Poynting est défini comme R
µ0
Son unité est le watt par mètre carré (W · m−2 ).
~ ·−
Il donne la puissance électromagnétique passant par unité de surface. R

dS est ainsi égal à la


puissance des champs passant à travers la surface élémentaire dS.

2/ On passe les calculs, on arrive à :

~ = c0 E02 cos2 ω t − x ~ex .


h  i
R
c

On prend ensuite la valeur moyenne sur une période T , en sachant que celle d’un cosinus au carré
de pulsation 2π/ω donne 1/2. On a donc

~ = c0 E02
hRi ~ex .
2

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Deuxième partie – réflexion d’une OPPM sur un conducteur parfait en incidence


normale
7 - La direction de polarisation du champ électrique est ~ey .

8 - Les relations de passage (qui ne sont plus exigibles dans les programmes post-2014) sont :

E ~ 1 = σ ~n12
~2 − E et B
~2 − B
~ 1 = µ0~js ∧ ~n12 ,
0

avec ~n12 un vecteur unitaire qui va du milieu 1 vers le milieu 2, E ~ 1 le champ électrique total
dans le milieu 1 au niveau de l’interface, E2 le champ électrique total dans le milieu 2 au niveau
~
de l’interface, et de même pour B~ 1 et B
~ 2 , σ la densité surfacique de charge à l’interface, et ~js la
densité surfacique de courants à l’interface.

9 - 1/ D’après la relation précédente pour E, ~ on sait que la composante tangentielle au plan du


champ électrique est continue. Ici la direction de propagation de E
~ i et de E
~ r est selon ±~ex , donc
le champ électrique associé à chacune de ces OPPM est justement dans le plan du conducteur :
on a affaire uniquement à des composantes tangentielles, il y a donc continuité de E. ~

En x = 0, on a côté conducteur E
~ tot (x = 0+ , t) = ~0, et côté vide E
~ tot (x = 0− , t) = E
~i + E
~r =
~
E0~ey cos(ωt) + E0r cos(ωt).

Il faut donc que E0~ey cos(ωt) + E ~ 0r = −E0~ey , et on a donc


~ 0r cos(ωt) = ~0, on a donc E

~ r = −E0 cos(ωt + kx) ~ey .


E

Et on rappelle que
~ i = E0 cos(ωt − kx) ~ey .
E

~ ~
~ = k ∧ E , qui est valable indépendamment pour chacune des
2/ On utilise encore la relation B
ω
OPPM dans le vide.
~
~ i = k~ex ∧ Ei = E0 cos(ωt − kx) ~ez .
On a donc B
ω c
~
~ r = −k~ex ∧ Er = E0 cos(ωt + kx) ~ez .
Et B
ω c

3/ On utilise cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b et cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b pour arriver
au résultat demandé, à savoir que

~ =E
E ~i + E
~ r = 2E0 sin ωt sin kx ~ey et B
~ =B ~ r = 2E0 cos ωt cos kx ~ez .
~i + B
c

Il s’agit d’ondes stationnaires.

10 - b Compte tenu du fait que le milieu 1 est le vide, le milieu 2 est le conducteur où donc E ~ 2 = ~0,
σ
la relation de passage s’écrit ~0 − E
~ 1 = ~ex .
0
Or E~ 1 est le champ total dans le vide en x = 0. L’expression précédente montre qu’il est nul. On
a donc σ = 0.

b pour B ~ on a aussi B~ 2 = ~0 dans le conducteur. On a B ~ = 0− , t) = 2E0 cos ωt ~ez .


~ 1 = B(x
c
2E 0
La relation de passage est donc ~0 − cos ωt ~ez = µ0~js ∧ ~ex .
c
Le vecteur ~js est dans le plan yz. D’après la relation ci-dessus, il doit être exclusivement selon
~ey . Posons donc ~js = js~ey .

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2E0 2E0
On a alors ~0 − cos ωt ~ez = µ0 js~ey ∧ ~ex = −µ0 js~ez , d’où js = cos ωt, et finalement (en
c µ0 c
utilisant aussi µ0 0 c2 = 1) :
~js = 20 cE0 cos ωt ~ey .

11 - 1/
−−→ ~
dFL = js dS ∧ B
~i
E0
= 20 cE0 cos ωt ~ey dS ∧ cos(ωt) ~ez
c
= 20 E02 cos2 ωt dS ~ex .
Pour obtenir la force totale on intègre sur toute la surface S. Comme rien ne dépend des variables
spatiales, on obtient directement

F~L = 20 E02 cos2 ωt S ~ex .

2/ On remarque que cette force de Laplace est perpendiculaire à la surface. La pression est donc
donnée par la norme de la force de Laplace divisée par la surface : P = 20 E02 cos2 ωt.

On prend la valeur moyenne sur une période : hP i = 0 E02 .

~ ~
~ = E ∧ B et on prend les champs totaux de la question 9.3.
12 - R
µ0
On obtient alors R
~ = 4c0 E02 sin ωt sin kx cos ωt cos kx ~ex = c0 E02 sin(2ωt) sin 2kx) ~ex .
La valeur moyenne est nulle. C’est normal, car la réflexion étant parfaite l’onde incidente amène
autant d’énergie que l’onde réfléchie n’en transporte dans l’autre direction. Il n’y a donc pas de
transport en moyenne.

Problème II – L’oscilloscope cathodique


Première partie : création et accélération d’un faisceau d’électrons
1 - Le champ électrique est selon l’axe z. Il pointe vers les bas potentiels, donc vers −~ez . On a donc
~ = − UAC ~ez .
E
d

~ = eUAC ~ez (on prend e > 0, la charge de l’électron est donc −e).
2 - f~ = −eE
d
10−19 × 103
3 - La force électrostatique est de l’ordre de = 10−15 N, et le poids de l’ordre de me g ∼
0.1
10−30 × 10 = 10−29 N.
Le poids est donc largement négligeable devant la force électrostatique.
4 - Théorème de l’énergie cinétique appliqué à l’électron, entre les points C et A :
eUAC
Ec (A) − Ec (C) = WCA (f~) = ~ez · d × ~ez = eUAC .
d
1
Or Ec (A) = me v02 et Ec (C) est négligeable devant Ec (A). On en déduit :
2
r
2eUAC
v0 = = 1.9 × 107 m/s.
me
Ceci est élevé, mais reste petit devant la vitesse de la lumière, ce qui montre que notre analyse
utilisant la mécanique classique est valide.

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Deuxième partie : Dispositif de déflexion du faisceau d’électrons

~ = − Uy ~ey .
5 - La différence de potentielle est positive. Elle est donc associée à un champ électrique E
L1

~ = eUy ~ey .
La force s’exerçant sur les électrons est donc f~0 = −eE
L1
Elle est dirigée vers les y positifs : les électrons sont donc déviés vers le haut.

6 - Principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron (dans le référentiel galiléen du


eUy
laboratoire) : me~a = f~0 , d’où ~a = ~ey .
me L1

7 - On projette 

 ẍ = 0,

 eUy
ÿ = ,

 me L1

z̈ = 0.

On intègre : 

 ẋ = A = 0,

 eUy eUy
ẏ = t+B = t,

 me L1 me L1

ż = C = v0 .

On a déterminé les constantes d’intégration A, B et C en utilisant le fait que à t = 0, l’électron


arrive en O1 avec une vitesse v0~ez .
On intègre encore, en prenant en compte le fait que à t = 0 l’électron est en (0, 0, 0) pour éliminer
les constantes d’intégration : 

 x = 0,

 eUy 2
y= t ,

 2me L1

z = v0 t.

Pour obtenir l’équation y(z), on écrit que t = z/v0 , et on injecte dans l’expression de y :

eUy
y= z2.
2me L1 v02

eUy
8 - 1/ En z = ZE = L2 on a XE = 0 et YE = L2 .
2me L1 v02 2

dy eUy eUy L2
2/ La tangente est donnée par = z, et donc en z = L2 elle vaut p = .
dz 2
me L1 v0 me L1 v02

3/ Après la sortie, l’électron n’est plus soumis à aucune force. Il voyage donc en ligne droite.

eUy L22
4/ L’équation est y = p(z − ZE ) + yE , soit y = p(z − L2 ) + .
2me L1 v02

L2
5/ Le point d’impact est pour Xs = 0 (il n’y a pas de mouvement selon x), pour Zs = + D,
2
L2
et sa coordonnée y est donnée en prenant z = + D dans l’équation de la droite précédente,
2
eUy L22
 
eUy L2 L2 eUy L2 D
donc YS = + D − L 2 + , soit YS = .
me L1 v02 2 2me L1 v02 me L1 v02

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9 - Ys est proportionnel à Uy . Ceci permet donc de prévoir facilement le point d’impact sur l’écran,
et de réaliser un affichage sur l’écran de l’oscilloscope.

Problème III – Pince ampèremétrique à induction


Remarque : Dans tout ce problème on se place dans le cadre de l’ARQS magnétique, qui permet
−→ ~
d’utiliser l’équation de Maxwell-Ampère simplifiée rot B = µ0~j, et donc d’avoir le théorème d’Ampère
et les propriétés de symétries du champ comme en magnétostatique.

1 - Il s’agit du phénomène d’induction : la présence d’un courant I(t) variable dans le fil central crée
un champ magnétique variable, dont le flux à travers les spires varie, ce qui crée une fem induite
et donc un courant dans les spires.

2 - b On considère un point M . Le plan (M, ~er , ~ez ), noté Π sur le schéma ci-dessus, est un plan de
symétrie de la distribution de courants.
Conséquence : le champ B ~ au point M est orthogonal à ce plan. Il est donc selon ~eθ .

On a donc B
~ = Bθ (r, θ, z, t)~eθ (en régime variable il y a également la dépendance en t).

b La distribution de courants est invariante par rotation autour de l’axe z (d’angle θ). Les
composantes de B~ ne dépendent donc pas de la coordonnée θ.

On a donc B
~ = Bθ (r, z, t)~eθ .

3 - On va utiliser le théorème d’Ampère.

b On considère un point M de coordonnées (r, θ, z), qui est à l’intérieur des spires.

b Le contour choisi est un cercle dont le centre est sur l’axe z, perpendiculaire à l’axe z, et
passant par le point M (donc de rayon r).
On oriente ce contour pour que sa normale soit orientée selon +~ez . D’après la règle de la main


droite, il faut donc procéder comme sur la figure. On a alors dl = dl ~eθ . D’où :
˛ ˛ ˛


B · dl =
~ Bθ (r, z, t)~eθ · dl ~eθ = Bθ (r, z, t) dl = Bθ (r, z, t) × 2πr.
C C C

b On exprime ensuite le courant enlacé : Ienlacé = I(t) + N i(t) car dans le contour passent le fil
du centre (courant I(t)), et chacune des N spires (courant i(t) par spire).

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˛
b On applique le théorème d’Ampère : ~ ·→
B

dl = µ0 Ienlacé , ce qui donne, après avoir isolé Bθ :
C

µ0 (I(t) + N i(t)) ~ = µ0 (I(t) + N i(t)) ~eθ .


Bθ (r, z, t) = , d’où B
2πr 2πr

4-
x
Φ= ~ ·−
B

dS
S une spire
ˆ 3a ˆ a/2
µ0 (I(t) + N i(t))
= ~eθ · dS~eθ
r=2a z=−a/2 2πr
ˆ 3a ˆ a/2
µ0 (I(t) + N i(t))
= dS
r=2a z=−a/2 2πr
ˆ 3a ˆ a/2
µ0 (I(t) + N i(t))
= drdz
r=2a z=−a/2 2πr
ˆ ˆ
µ0 (I(t) + N i(t)) 3a dr a/2
= dz
2π r=2a r z=−a/2
µ0 (I(t) + N i(t)) 3a
= × ln ×a
2π 2a
µ0 (I + N i) 3
Φ= a ln .
2π 2

On vient de donner l’expression du flux du champ magnétique à travers une spire. Or la pince
comporte N spires. Le flux Φtot à travers tout le bobinage de la pince ampèremétrique est donc

µ0 N (I + N i) 3
Φtot = a ln .
2π 2

5 - Le circuit considéré ici est le bobinage de la pince, parcouru par un courant i(t).
Par définition des coefficients L et M , le flux total du champ magnétique à travers le circuit
s’écrit Φtot = Li + M I.
On a alors bien, par identification avec le résultat de la question 4, les expressions de l’énoncé.

6 - La fem induite est en convention générateur, et sa valeur est donnée par la loi de Faraday :

dΦtot dI di
e = − = −M −L .
dt dt dt

7 - On écrit l’équation électrique du circuit à l’aide d’une loi des mailles :


di dI
On a e = Ri, soit Ri + L = −M .
dt dt
On passe en régime complexe : Ri + jωLi = −jωM I.
i −jωM
On en déduit H = = .
I R + jωL

ωM
8 - |H| = p .
R + (ωL)2
2

R ωM
Lorsque ω  on a |H| ∼ et qui tend vers 0.
L R

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R M 1
Lorsque ω  on a |H| ∼ = .
L L N
On peut donc mesurer des intensités dans la gamme de fréquences où l’amplitude de i est pro-
R
portionnelle à celle de I, donc pour f  .
2πL
À basse fréquence on n’a plus proportionnalité, la mesure devient donc plus complexe. À fréquence
nulle (courant continu), i devient nul et on ne peut plus faire de mesure. On s’y attendait car le
phénomène d’induction nécessite un flux variable du champ magnétique, et non pas constant.

9 - L’intérêt d’une telle pince est qu’on peut faire une mesure de courant sans “couper” le circuit
pour placer un ampèremetre en série.

correction – CCP physique TSI 2014 8/8 Pierre de Coubertin | TSI 2 | 2017-2018

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