Diabète, Nutrition & Maladies Métaboliques: Table Des Matières
Diabète, Nutrition & Maladies Métaboliques: Table Des Matières
métaboliques
Table des matières
Le diabète sucré .................................................................................................................................................. 2
Les maladies métaboliques : épidémiologie, impact médical/ social/ économique/ définition .................................. 2
Le diabète sucré : classification, formes cliniques, dépistage ...................................................................................... 4
Tableau clinique du diabète de type 1 et diabète de type 2 ........................................................................................ 5
Etiopathogénie du diabète ........................................................................................................................................... 8
Complications du diabète.......................................................................................................................... 11
Complications chroniques ........................................................................................................................................... 11
Complications aigues du diabète ................................................................................................................................ 22
Prise en charge du diabète ...................................................................................................................... 33
Triade de la prise en charge d’un diabétique ............................................................................................................. 33
Traitement du diabète de type 1 = Insuline................................................................................................................ 34
L’insulinothérapie ....................................................................................................................................................... 35
Traitements non-insuliniques................................................................................................................ 39
Insulino-sensibilisateurs : Biguanides & Thiazolidinédiones ...................................................................................... 39
Insulino-sécréteurs : Sulfamides, Glinides, Inhibiteurs des DDP4 & Agoniste de GLP-1 ............................................ 41
Inhibiteurs des α-glucosidases .................................................................................................................................... 43
Inhibiteurs de SLGT2 ................................................................................................................................................... 44
Recommandations de prescription ............................................................................................................................. 45
Obésité & Syndrome Métabolique ...................................................................................................... 48
Obésité chez l’adulte................................................................................................................................................... 48
Le syndrome métabolique .......................................................................................................................................... 54
Dyslipidémies & Risque cardiovasculaire .................................................................................... 55
Dyslipidémies .............................................................................................................................................................. 55
Le risque cardiovasculaire ........................................................................................................................................... 59
Hyperuricémie ................................................................................................................................................... 61
Principes de nutrition ................................................................................................................................. 63
Besoins nutritionnels et apports alimentaires ............................................................................................................ 63
Evaluation de l’état nutritionnel ................................................................................................................................. 64
Dénutrition & Amaigrissement ................................................................................................................................... 66
Définition du diabète :
► Groupe des maladies métaboliques caractérisées par :
- Hyperglycémie chronique induite par des defaults dans
la sécrétion et/ou l’action de l’insuline
- Anomalies du métabolisme des lipides et des protéines
- Conséquences au long terme – l’apparition des
complications chroniques :
o Rétinopathie
o Néphropathie
o Neuropathie
o Cardiopathie ischémique
o Artériopathie
o Atteinte cérébrale vasculaire
- Ces complications peuvent être prévenues par un
contrôle multifactoriel, intensif et débuté précocement
Pour le dépistage et le diagnostic du diabète et du pré diabète utiliser les mêmes tests : glycémie à jeun, glycémie
2 heures après HGPO, HbA1c.
Aucun de ces trois critères n’est supérieur aux deux autres. La décision est faite en fonction des ressources
disponibles.
La corrélation est imparfaite entre les trois essais (voir le graphique ci-dessous)
Si deux tests différents ont été appliqués (par exemple glycémie à jeun et HbA1c) et les valeurs ne concorde pas,
le test anormale sera répété.
iECN : HGPO a 2 indications : hyperglycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/l et diagnostic du diabète gestationnel
Diagnostic du prédiabète
Hyperglycémie modérée à jeun (HMJ) Glycémie à jeun entre 110 mg/dl et 125 mg/dl
Intolérance au glucose (IG) : Glycémie à 2 heures de l’HGPO entre 140 mg/dl et 199 mg/dl
Circonstances de découverte :
- Examen systématique (dépistage, autre pathologie)
o Le dépistage du diabète doit être effectué à partir de 45 ans sur des FDR
- Apparition d’un syndrome cardinal typique qui témoigne d’une insulinopénie
- Survenue d’une complication (aigue ou chronique)
Diabète de type 1 :
o Conséquence d’un déficit absolu de la sécrétion d’insuline, suite à la destruction des cellules bêta du
pancréas
o Etiologie multifactorielle. On décrit deux catégories :
Auto-immune
Idiopathique
o Début explosif : syndrome cardinal ou acidocétose = urgence, chez un sujet normal ou amaigri
Diabète de type 2 :
o 90-95% des cas
o Conséquence de l’association des 2 mécanismes, qui sont en interrelation :
La baisse de la sécrétion d’insuline
L’insulinorésistance
o Etiopathogénie :
Facteurs génétiques
Facteurs de risque acquis
o Début insidieux, lent : asymptomatique ou complications, chez un sujet obèse ou en surpoids
Diabète gestationnel : débute pdt la grossesse, csqce des mécanismes décrits dans le diabète type 1 ou type 2
Hyperglycémie intermédiaire ou prédiabète :
o Hyperglycémie modérée à jeun (HMJ)
o Intolérance au glucose (IG)
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Dépistage du diabète type 2
Qui dépister ? Personnes âgées > 45 ans dans la population générale tous les 3 ans ; si valeurs anormales, à répéter chaque
Comment dépister ? année
o Glycémie à jeun veineuse (préférable) ou capillaire
o Test HGPO peut être utilisé pour les personnes avec HMJ (glycémie ≥ 100/110 mg/dl et < 126 mg/dl)
Diabète de type 1
o Diagnostic
Absence d’obésité
Début rapide ou explosif des
symptômes (en qques semaines)
Syndrome cardinal évocateur de
carence en insuline
Perte de poids avec appétit
conservé
Syndrome polyuro-
polydispique brutal
Amaigrissement
Asthénie inhabituelle
Douleurs abdominales
Troubles visuels (anomalies de
réfraction)
Modifications du caractère
Tableau clinique et biologie de cétose
Sucre et acétone dans les urines
Cétonémie augmentée
Auto-anticorps
Anti-insuline
Anti-glutamate décarboxylase (GAD65)
Anti-IA-2 (anti-antigen-2 ou tyrosine-phosphatase)
IA-2β et ZnT8 (anti-transporteur de Zn)
o Autres formes cliniques
Acidocétose
Manifestations inaugurale, surtout chez l’enfant
Favorisée par un épisode infectieux aigu et/ou un retard de prise en charge
Coma dans les formes sévères d’acidoses (pH < 7.1)
Diabète type 1 lent ou LADA
Début tardif et progressif comme le type 2
Présence d’AC anti-GAD65
Insulinodépendance après 5 à 10 ans d’évolution
En fait, 10% des types 2 sont des LADA
Diabète du sujet noir d’origine subsaharienne (bush diabetes)
Début cétosique nécessitant un traitement à l’insuline
Evolution vers l’insulinodépendance, mai avec un épuisement des réserves
pancréatiques qui survient rapidement
Absence d’Ac anti-GAD65 et IA2
Diabète MODY 3
Carence en insuline nécessitant l’insulinothérapie
Transmission autosomique dominante
Mutation du gène HFN1α
o Evolution
Phase de rémission partielle ou totale
Diabète de type 2
o Diagnostic d’élimination éliminer :
Diabète de type 1 (notamment les LADA)
Diabète génétique (MODY)
Diabète non cétosique avant l’âge de
20 ans
Hérédité familiale importante (1 mb
sur 2 de la famille atteint, 3
générations successives atteintes)
Cytopathie mitochondriale : hérédité
maternelle
Diabète endocrinien : acromégalie, Cushing,
phéochromocytome, thyrotoxicose, maladie
de Conn ou exceptionnellement
somatostatinome ou glucagonome
Diabète iatrogénique (cortico-induit)
Diabète pancréatique
Pancréatite chronique d’alcoolisme insuffisance pancréatique externe (stéatorrhée)
Pancréatite chronique familiale calcifications pancréatiques diffuses en l’absence
d’atcd de couleurs évocatrices
Hémochromatose : à dépister automatiquement par dosage du CST.
Dosage du fer sérique et de la transferrine avec détermination du coefficient de saturation
Mutation du gène HFE
Cancer du pancréas : doit être recherché pour tout diabète survenant rapidement pour
un patient >50 ans, sans arguments pour un diabète T2
o Phénotype clinique
Le plus souvent, diagnostic évident
Ne faire des examens complémentaires que dans les cas douteux élimination des autres
causes de diabète
> 40 ans
Surpoids : indice de masse corporelle > 25 (surpoids)
HTA (ou autre facteur de risque cardio-vasculaire)
Dyslipidémie associée (syndrome métabolique)
Hérédité familiale de 1e degré 1 fois sur 3
o Bilan systématique
TSH, dosage du fer sérique et de la transferrine
Sérologie de l’hépatite C
Augmentation modérée des transaminases le plus souvent sur stéatose hépatique
o Bilan initial
Recherche des facteurs de risque CV ; rechercher les comorbidités
Dépistage systématique des complications de micro- et de macro-angiopathies
Etiopathogénie du diabète
5 mécanismes secondaires
1. Diminution de l’effet des incrétines
2. Augmentation de la sécrétion de glucagon
3. Augmentation de la réabsorption rénale de
glucose
4. Augmentation de l’absorption gastrique et
intestinale de glucose
5. Dysfonction des neurotransmetteurs
6. Dysfonction immune et inflammation
7. Dysfonction du microbiote
Les facteurs environnementaux les plus fréquemment impliqués dans la survenue du diabète de type 1 sont :
Certains virus (virus des oreillons, la rubéole ou Coxsakie B),
Certains facteurs liés à l'alimentation (introduction précoce du lait de vache dans l'alimentation des
nourrissons, des protéines de blé, les composés de type N nitrosamine),
Le stress,
L'exposition réduite au soleil et / ou carence en vitamine D
Aucun n’a été réellement reconnu comme coupable
Le D1 est une maladie Ai, survenant chez des sujets génétiquement prédisposés après déclenchement par un facteur
d’environnement encore indéterminé à ce jour !
[Il est à noter que les données concernant ces facteurs dans la survenue de diabète de type 1 sont de circonstances,
reposant sur l'analyse des études épidémiologiques et animales.
Pour cette raison nous ne pouvons pas clairement affirmer leur implication dans la pathogénie du diabète type 1.]
Complications chroniques
4 mécanismes :
Glycation des protéines : excès de glucose dans les cellules vasculaires suivi d’une glycation des protéines et
formation des produits avancés de glycation qui provoquent des lésions et augmentent la fragilité capillaire
Stress oxydant : excès de glucose dans les mitochondries complètement dépassée par les évènements
production en excès d’espèces oxygénées réactives (ROS) lésions cellulaires irréversibles
Déséquilibre des systèmes d’agression/défense
Accumulation de sorbitol par déviation vers la voie de l’aldose-réductase,
Résultat :
- Distension de la paroi des capillaires sous l’influence de la pression intra capillaire ; avec formation de micro-
anévrysme
- Porosité excessive de la membrane basale qui ne joue plus son rôle de membrane physiologique
o Œdèmes et exsudats (passage d’eau et de fibrine) dans la rétine
o Dans les capillaires glomérulaires, passage de protéines conduisant à la micro- ou la macro-albuminurie
- Rupture de la paroi capillaire avec survenue d’hémorragies périvasculaires : hémorragies rétiniennes
- Thrombose des capillaires anormaux dont la lumière est rétrécie et dont le tapis endothélial est désorganisé
o Présence de territoires ischémiques qui font le lit de la rétinopathie proliférante
o Occlusions vasculaires et disparition progressive des glomérules rénaux
Hémoglobine glyquée :
- La glycation des protéines = fixation irréversible du glucose sur certaines protéines, dont l’hémoglobine, par
un mécanisme non-enzymatique un des principaux mécanismes lésionnels secondaire à l’hyperglycémie
- Pour l’Hb, la glycation s’effectue toute la vie de l’hématie, et est proportionnelle à la glycémie. Le taux d’Hb
glyquée reflète donc les variations de l’équilibre glycémique des 3 derniers mois !
- Normes chez le non-diabétique : HbA1c < 5 – 6,5%
- Objectif chez le diabétique : 6,5 à 9 % à individualiser selon différents facteurs (NB : < 7% pour la prof)
Complications oculaires
- Lésion la plus spécifique, la définition même du diabète repose sur le risque de voie apparaitre la rétinoP diab
- Troubles de la réfraction, induits par hyperglycémie/hypoglycémie (réversibles)
- Rétinopathie diabétique
o Complication fréquente du diabète
o Prévalence : environ 50% après 15 ans d’évolution, >75% après plus de 20 ans d’évolution ;
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
o Le risque d’apparition ou de progression de la rétinopathie augmente avec le niveau de l’hyperglycémie
évalué par l’HbA1c et la durée du diabète
o Surveillance par examen du fond d’œil tous les ans ou plus fréquemment en cas de lésions évolutives :
évaluer la rétinopathie et voir si est associée une maculopathie
Classification : rétinopathie et maculopathie diabétiques Cette colonne a plus de détails que le cours
Lésions dues à la capillaropathie œdémateuse et potentiellement
réversibles :
Non proliférante (RNDP) - Micro-anévrismes : 1ère lésion à apparaitre
Dilatation et microanévrysmes - Hémorragies intra-rétiniennes punctiformes ou en flammèches
Exsudats, hémorragies - Exsudats secs profonds en zone péri-œdémateuse
L’hypoxie devient importante et les 1ères lésions apparaissent, en même
temps que le risque de prolifération
- Lésions de RNDP
Rétinopathie Pré-proliférante - Nodules cotonneux (si péri-papillaire = poussée d’HTA)
Ischémie et néovaisseaux - Veines irrégulières
- AMIR (Anomalies Micro-vasc Intra-Rétiniennes)
- Hémorragies profondes en flaque
Néo-vascularisation : prérétinienne, prépapillaire, irienne
Proliférante minime à sévère
Prolifération fibro-vasculaire
Hémorragie intra-vitréenne
Proliférante compliquée Décollement de rétine par traction
Hémorragie vitré Rubéose irienne et glaucome néo-vasculaire
Décollement rétine Œdème maculaire focal
Œdème maculaire diffus non cystoïde
Œdémateuse
Maculopathie Œdème maculaire diffus cystoïde
Placard exsudatif centro-maculaire
Ischémique
- Physiopathologie : [cours de la prof] tout commence par la microangioapathie diabétique avec la disparition des
péricytes. Csqce :
o Fragilité capillaire
o Hyperperméabilité capillaire
o Occlusion capillaire
o Capillaropathie de double mécanisme œdémateux et ischémique
Capillaropathie œdémateuse
Rupture de la barrière hémato-rétinienne ions et protéines passent dans la rétine
extra-cellulaire entrainant de l’eau par osmose œdème
Lipides et lipoprotéines y passent aussi formation d’exsudats durs et profonds en zone
péri-œdémateuse
L’œdème a 2 conséquences néfastes : entretien de l’hypoxie et troubles visuels en cas
d’œdème maculaire
Capillaropathie ischémique
Obstruction fonctionnelle des capillaires, aggravée par l’œdème = auto-entretien
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Favorise la survenue d’une rétinopathie proliférante
Les néovaisseaux apparaissent par sécrétion de facteurs de croissance proangiogéniques
stimulant l’angiogenèse (VEGF)
Ces néo-vsx sont plus nocifs qu’utiles car ils sont fragiles, s’accrochent à la rétine, et
prennent de la place car leur prolifération est anarchique ; ceci explique les 3 grandes
complications de la rétinopathie diabétique :
o Hémorragie intra-vitréenne
o Décollement de rétine
o Glaucome néovasculaire : néovaisseaux qui obturent l’angle irido-cornéen
o Diagnostic
Anomalies précisées par l’angiographie à la fluoréscine : mise en évidence de zones d’ischémies
rétiniennes secondaires à des capillaires rétiniens, voire des artérioles rétiniennes
Forme la plus sévère : maculopathie ischémique par occlusion étendue des capillaires maculaires
o Traitement
Il concerne les 2 yeux
Médical
Bon contrôle de la glycémie / de la TA
Traitement ophtalmologique
Surveillance et éducation
Par laser
Photocoagulation panrétinienne
o Coagulation de tte la surface
comprise entre l’arc des vsx
temporaux et l’équateur
o Réduit de 50% le risque de cécité
o Indications :
Toutes les rétinopathies proliférantes
Parfs dans les rétinopathies préproliférantes, en particulier si risque
d’aggravation rapide : puberté / adolescence / grossesse / équilibration
rapide de la glycémie
Photocoagulation focale lésions microvasculaires responsables d’exsudation
Photocoagulation en grille œdème maculaire diffus
Chirurgical = vitrectomie ; indications
Hémorragies intra vitréenne
Décollements de rétine par traction
Décollements mixtes associant déchirures de la rétine et traction
Autres
Injections intra vitréennes de corticoïdes sur les œdèmes maculaires réfractaires
Injections intra vitréennes d’anti-VEGF (indications : néovaisseaux)
Ranibizumab (Lucensis)
Bevacizumab (Avastin, off label)
- Cataracte (prématurément) Aflibercept (Eylea)
o Cataracte banale, fréquentes, généralement unilatérale, précoces
o Cataracte diabétique spécifique, rare, généralement bilatérale et sous-capsulaire postérieure
Toute cataracte doit faire doser la glycémie à jeun à la recherche d’un diabète !!
Micro-albuminurie :
- Premier et maitre signe de la néphropathie diabétique !!
- Bandelette urinaire et en cas d’absence de protéinurie à la BU :
o A dépister par le rapport albuminurie/créatininurie sur échantillon
o A confirmer par 2 autres dosages +++++++
- Interprétation : * D1 : mauvais pronostic rénal (50-80% d’IRC dans les 10 ans)
* D2 : mauvais pronostic CV (25% de décès à 5 ans)
- Classification de la maladie rénale chronique KDIGO 2012 (en rouge les valeurs en mg albumine/g)
Neuropathies diabétiques
- L’atteinte des nerfs résulte de lésions de microangiopathie, aggravée par tous les facteurs neurotoxiques :
o Hyperglycémie chronique
- Polyneuropathie
o Beaucoup plus fréquentes que le mono- ou multinévrites
o Tableau clinique
Atteinte bilatérale et symétrique
Distale au départ / Monte progressivement vers la partie prox des membres : « en chaussette »
Débute par des paresthésies et des dysesthésies à prédominance nocturne
Au bout de quelques années, symptomatologie douloureuses avec des douleurs à exacerbation
nocturne qui cèdent en général au cours de l’exercice physique
Aréflexie ostéo-tendineuse fréquente = déficit moteur (tardif et modéré)
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Amyotrophie et troubles trophiques
o Les sensibilités profondes et superficielles peuvent être altérées / Troubles moteurs exceptionnels et
tardifs
o Sur le plan électrophysiologique, les altérations sont d’abord sensitives puis motrices syndrome sensitif
prédominant
Déficit de la sensibilité profonde (abolition de la pallesthésie et d la proprioception
Déficit de la sensibilité thermo-algique
Douleurs neurogènes : brûlures, écrasement, crampes nocturnes, allodynie
Paresthésies nocturnes et dysesthésies (marche sur du coton)
- Tests diagnostic
o Le monofilament de Semmes-Weinstein 5.07 instrument idéal pour le dépistage d’une atteinte
sensitive tactile
Bonne sensibilité et spécificité
Bonne reproductibilité
Cout minime
Risque minime
o Test au diapason sensibilité
Il faut dépister précocement les lésions pour prévenir leurs conséquences dramatiques
Les couts des traitements des complications établies VS les couts du dépistage (dollars)
Photocoagulation : 948
Ophtalmoscopie : 62
Handicap par cécité : 14.296
Dépistage de la neuropathie : 124
Amputations / infections / ulcérations
Evaluation de la protéinurie (compris
des membres inf : 31.225
ponction-biopsie rénale) : 1080
Transplantation rénale (annuel) : 46.207
Artériopathie périphérique
o Artériopathie des membres inférieurs
Lésions étagées tout le long de l’arbre artériel
Elles prédominent au nv distal nécroses distales ± étendues
Neuropathie fréquemment associée peu de douleurs
Evolution en 4 étapes : Classification de Leriche :
Stade 1 : pas de symptomes
Stade 2 : claudication intermittente
Stade 3 : douleurs de décubitus
Stade 4 : lésions trophiques avec nécrose
► Stade 2 & 3 souvent non symptomatiques chez le
diabétique
En raison du caractère distal des lésions artérielles, la survenue
d’une gangrène distale (orteil ou avant-pied) conduit souvent à
une chirurgie non-conservatrice, car la chirurgie de
vascularisation est moins efficace que sur les sujets non- Artériopathie stade 4
diabétiques
o Le pied diabétique
Définition : association d’une neuropathie et/ou artériopathie
périphérique et/ou déformation et/ou ulcération (plaie) au
niveau du pied d’un diabétique
Associé à un haut risque d’amputation
La séquence pathogénique typique dans l’apparition des
ulcérations
Maladie cérébrovasculaire
Troubles trophiques
Ostéoarthropathie du diabétique
o Succède en général à un mal perforant plantaire dont les lésions ont
pris un caractère térébrant avec une surinfection locale :
Foyer infectieux ostéolytique
Destruction articulaire et osseuse (articulations métatarso-
phalangiennes)
o Conséquences remaniement ostéo-articulaire
Raccourcissement antéro-postérieur Mal perforant plantaire puis
dermo-hypodermite
Effondrement de la voute plantaire
Doigts en marteau
Halux valgus
Complications infectieuses
Infections cutanées
o Staphylococcies (furoncles), surinfection des lésions trophiques des pieds
o Mycoses cutanées ou portant sur les muqueuses buccales ou génitales
Infections dentaires Abcès dentaires / pyorrhée alvéolodentaire
Infections urinaires
o Elles sont fréquentes
o Cystites ; Polynéphrite aigue ou subaiguë se traduisant par une fièvre trainante, souvent asymptomatique
o Traitement systématique, car risque de déséquilibre du diabète
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Prise en charge des complications chroniques
Acidocétose diabétique
Cétonémie > 3 mmol/L ou cétonurie “++” Glycémie > 6 g/L (>33 mmol/L) Lactates > 5-6 mmol/L
Glycémie > 250 mg/dL OU diabète connu Osmolarité >320 mOsm/kg pH < 7.35 à trou anionique élevé
Bicarbonatémie < 15 mmol/L OU pH < 7.30 pH > 7.30 et pas de cétonémie
Critères de diagnostic
Critères de sévérité
- Bicarbonates < 10 mmol/L
- pH < 7
- Osmolarité > 330 mOsm/kg
Carence profonde en insuline (insulinopénie Insulinopénie relative → hyperglycémie majeure → En dehors de la prise de metformine
absolue) diurèse insuffisamment compensée par apports - Mauvaise oxygénation: choc, anémie
→ hyperglycémie → polyurie et déshydratation hydriques → déshydratation majeure → IRF qui sévère, intoxication CO, tumeurs malignes
→ lipolyse → corps cétoniques → acidose aggrave l’hyperglycémie - Causes hépatiques: IH grave et/ou
métabolique - Sujet >80 ans cirrhose, foie de choc
- Mauvaise accessibilité aux boissons
Aline a un Gros Corps Infect mais à du Coeur - Prise de sodas Prise de metformine si non respect des CI (rare)
- Arrêt volontaire ou oubli d’insuline - Médicaments: diurétiques, corticoïdes - A doser pour prouver son rôle
- Grossesse - Infection aiguë - FF: IR, IH, hypoxie, pathologies aiguës,
Causes/FF - Corticothérapie - Troubles digestifs, cardiovasculaires insuffisance respiratoire, IR sévère < 30
- Infection - DT2 négligé ou méconnu mL/min ou non adaptation des doses si
- Maladies cardiovasculaires entre 30-45 mL/min
Traitements Traitements
- Hypoglycémie, hypokaliémie - Hypoglycémie, hypokaliémie
- Surcharge hydrosodée (oedème cérébral) - Surcharge hydrosodée (oedème cérébral)
Tout trouble de conscience chez un diabétique est une hypoglycémie jusqu’à preuve du contraire
- 3 catégories de cause
o Iatrogène : tts du diabète, alcool, quinine et dérivés, anti-arythmiques
o Fonctionnelles : chir dig, hypoglycémie fonctionnelle idiopathique
o Organique : insulinome ; insuf hormonale (surrénale, GH), hépatique, rénale sévère ; tumeur IGF-2, AI
- Signes de neuroglucopénie
o L’intensité des signes est corrélée à la profondeur de l’hypoglycémie
Hypoglycémie modérée : syndrome neurovégétatif
Fatigue / faim douloureuse
Impression vertigineuse, tremblements
Difficultés de concentration
Modifications de l’humeur ou de la personnalité surprenant l’entourage : anxiété…
Céphalées, pâleur
Palpitations – tachycardie voire angor chez le coronarien
Troubles visuels dont diplopie
Hypoglycémie sévère : syndrome neuroglucopénique : survenue brutal de signes sévères
Signes généraux : céphalées, asthénie intense
Signes moteurs
o Hémiplégie, aphasie =
o Crise comitical dont focale (Bravais-Jackson)
Troubles psychiatriques : agitation psychomotrice, hallucinations, comportement
anormal, voire délictueux
Sensation de froid
Coma hypoglycémique
Urgence vitale +++ Peut conduire au décès
Brutal, souvent précédé par des signes adrénergiques
Coma agité
Syndrome pyramidal : Babinski bilatéral
Convulsions généralisées ou focalisées
Contractures pseudotétaniques
Sueurs profuses ++
L’injection IV immédiate de sérum glucosé hypertonique, après les prélèvements, doit
réveiller le sujet
- Test thérapeutique Correction des symptômes par l’apport de sucre (resucrage)
o Sujet calme et conscient : sucre rapide + sucre lent
o Sujet agité : glucagon si diabète sans sulfamides, G30 2 ampoules en IVD sinon puis sucre rapide et sucre
lent dès retour à la normale
o Coma : PEC habituelle du coma, G30 2 ampoules en IVD puis perfusion de G 10 sur 24h
- Conséquences de l’hypoglycémie
o Si épisodes sévères, prolongés ou répétés, séquelles possibles :
Démence
Comitialité
Neuropathie périphérique amyotrophiante
Syndrome extrapyramidal
Syndrome du motoneurone
o Risque de syndrome coronarien ou d’AVC
o Traumatismes secondaires : fractures, luxations de l’épaule
o Csqces sociales, professionnelles, accidentologiques et médicolégales
o Hypoglycémies organiques
Sans hyperinsulinisme
Causes endocriniennes
o Doivent être exclues avant l’épreuve de jeûne
o Insuffisances surrénalienne, hypophysaire, thyroïdienne profonde
Insuffisance rénale chronique sévère ou terminale
Insuf hépatocellulaire sévère
Infections sévère, dénutrition, tumeur, réanimation
Causes tumorales extrapancréatiques (paranéoplasies)
o Tumeurs sécrétant de l’IGF-2
o Insuline basse / Peptide C bas
o Causes
Fibrosarcome
Hémangiomes
Hémangiopéricytome
Carcinome hépatocellulaire
Cancer du rein
Tumeurs des surrénales
Tumeurs neuroendocrines
Avec hyperinsulinisme
Hyperinsulinisme du nouveau-né de mère diabétique
Hyperinsulinisme post-bypass gastrique
Hypoglycémie AI (Rare)
o Contexte de pathologie AI : LES
o Prise de médoc avec un groupement thiol = antithyroïdiens pour maladie
basedow, D-pénicillamine
o Hypoglycémie parfois postprandiale
o Anticorps anti-insuline ou AC anti récepteurs de l’insuline stimulant
o Insuline et peptide C bas
Insulinome
o Tumeur neuroendocrine du pancréas
o Le plus souvent bénin, unique, de petite taille (moyenne 1,5cm)
o Rare (2/1 000 000 / an)
o Sécrétion inapproprié d’insuline (insulinémie haute pendant les hypoglycémies)
o Sécrétion de peptide C élevée pendant les hypoglycémies
o Dans 10% des cas, néoplasie endocrine multiple (Nem 1 : hyperparathyroïdie,
tumeur hypophysaire, tumeur corticosurrénalienne)
Si absence de dosage d’insuline et peptide C pendant les hypoglycémies :
épreuve de jeûne
o Localisation de la tumeur
Par échoendoscopie pancréatique
Rechercher formes malignes (métastases par écho hépatique ou scanner)
Localisation préopératoire par prélèvements hormonaux étagés dans le
système veineux pancréatique en cas de doute diagnostic
o Hypoglycémie factice
Injection d’insuline (pathomimie ou tentative d’assassinat)
Insulinémie augmentée
Peptide C indosable
Parfois présence d’AC anti-insuline
Hypoglycémies
organiques
Epreuve de jeûne
- Glycémie
- Insulinémie
- Peptide-C
Insulinémie ↑ Insulinémie ↑
Insulinémie ↑ Insulinémie ↓
Pep de C ↑ Peptide C↑
Pep de C ↓ Pep de C ↓
I/G élevé Dosage SH +
- Epreuve de jeûne
o Principe :
Laisser le patient à jeun pour observer la réaction de l’organisme et en particulier pour voir si la
sécrétion d’insuline est adaptée à la glycémie
On dose, à intervalles réguliers, la glycémie et l’insulinémie
o Technique
Personnel averti possédant un protocole écrit
Patient étroitement surveillé (Vigilance constante !)
Mise en condition
Régime normal les jours précédents
Jeûne complet avec autorisation de l’eau et boissons acaloriques
Exclusion du tabac, du thé, du café
Du glucosé à 30% doit être disponible (pour resucrage)
Toutes les 6 heures (ou 4 heures selon les sources…)
Glycémie capillaire et glycémie au laboratoire
Insulinémie
Peptide C
Cétonurie ou cétonémie (au doigt)
Tube supplémentaire pour un éventuel dosage de médicaments
o En cas de malaise ou de manifestations neuropsychiatriques, contrôle de la glycémie capillaire et dosage
complets
o Arrêt de l’épreuve si glycémie < 0,35 g/l après prélèvement complet et correction de la glycémie
o Peut durer jusqu’à 72h doit être arrêtée avant les 72h en cas de malaise sévère après un dernier
dosage de glycémie, insulinémie et peptide C.
o En l’absence d’hypoglycémie, test d’effort
o Dans l’insulinome, l’hypoglycémie survient souvent dans les 12 premières heures
o Il s’agit d’une hypoG fonctionnelle si :
L’épreuve est bien supportée = 72h sans malaise
Le bilan insulinique est adapté au jeûne = insulinémie effondrée et peptide C effondré
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Organique Fonctionnelle
Prise de poids récente Terrain anxieux
Terrain
NEM 1 Ancienneté du trouble
A jeun (+++) : fin de nuit, repas sauté,
Survenue En postprandial (jamais à jeun)
effort
Syndrome neurovégétatif diminué ou
Tableau Syndrome neurovégétatif sans
absent : synd neuroglucopénique ou
Clinique syndrome neuroglucopénique
coma hypoglycémique +++
Glycémies et A jeun : basse A jeun : normales ++
tests Malaise : effondrées Malaise : N ou diminuées
recommandés Epreuve de jeûne Repas test
- Traitement
o Patient calme et conscient
Admin per os de sucre ou de boissons sucrées
Admin d’un glucide à index glycémique faible (pain) afin de prévenir un nv malaise
o Patient conscient, mais confus ou agité
Injection IM ou SC de glucagon : 1-2 mg
2 contre-indications
Hypoglycémie sous sulfamides hypoglycémiants
Hypoglycémie alcoolique
Admin de glucose PO ou IV pour reconstituer le stock de glycogène
Surveillance rapprochée de la glycémie capillaire
Mise en place d’une perf de G10 pour maintenir une glycémie autour de 2 g/l
o Patient inconscient
Mesures générales en cas de coma
Injection IVD de soluté glucosé à 30% (G30) : 50 mL
Mise en place d’une perf de G10 pour maintenir une glycémie autour de 2 g/l
Eliminer une autre cause de coma
Hospitalisation pour bilan et PEC
Surveillance rapprochée de la glycémie capillaire
Management clinique
Concept « TEME » :
- Thérapie
- Eduction thérapeutique Support psychologique
- Monitoring (surveillance)
- Evaluation Triade de la prise en charge d’un diabétique
1/ Evaluation
1. L’histoire médicale (personnelle / de la famille)
2. L’examen physique – y compris poids, taille, IMC, tour de la taille (CA), ex. du pied
3. Bilan biologique
Glycémie, A1C
Bilan lipidique : cholestérol, triglycérides, HDL cholestérol, LDL chol (mesurée directement ou calculée)
Micro albuminurie
Créatinine et débit de filtration glomérulaire (calculée)
Des avis : Ophtalmologie / Cardiologie / Neurologie / Néphrologie / Obstétrique
4. Evaluation psychologique, sociale, économique
2/ Diagnostic
Diagnostic de la maladie
Diagnostic du risque cardiovasculaire :
o Facteurs du risque cardiovasculaire
o La présence du Syndrome métabolique
o Le risque cardiométabolique
o Evaluation du risque coronarienne et cérébrovasculaire (UKPDS)
Diagnostic des complications micro- et macro-vasculaires
Diagnostic des comorbidités
Concept TEME
Thérapie :
o Optimisation du mode de vie
o Pharmacothérapie
Education thérapeutique : motivation, responsabilisation
Monitoring (surveillance) – contrôle courant
Evaluation – efficacité, coût
Modifications du mode de vie (OSV) / Principes du régime alimentaire chez les diabétiques
L’activité physique :
o Recommandations :
Minimum 150 min / semaine ; 5 jours / semaine
Exercice aérobic moyenne (marcher)
Exercice de résistance (en absence d’une rétinopathie)
o Attention à :
Neuropathie (risque des ulcères du pied)
Hypoglycémies
Maladies cardiovasculaires
Récepteur de l’insuline
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Sécrétion physiologique d’insuline
L’insulinothérapie
► Concentration
Les insulines se présentent avec une concentration de 100 U/ml
Exception!!
o Toujeo = glargine 300 U/ml
o Humalog200 = lispro 200 U/ml
Régimes d’insulinothérapie
Régime basal : 1-2 injection d’insuline NPH/levemir ou 1 injection d’insuline glargine +/- ADO
o Réservé au T2, d’habitude en association avec ADO
Régime basal-prandial (basal-bolus, par des injections multiple) :
o 1-2 injection d’insuline NPH/levemir
o 1 injection d’insuline glargine + 3 injections d’insuline rapide/analogue rapide
o Réservé au T1, dans qq cas de T2
La dose d’insuline prandiale peut être calculée, par le patient, en fonction de la glycémie préprandiale et des glucides
consommés à chaque repas
Biguanides :
- Diminuent l’insulinorésistance en diminuant la production
hépatique de glucose = bloquent néoglucogenèse (ils ont donc
besoin d’insuline sérique pour agir…)
o Dose : 500 mg à 2500-3000 mg (↑ progressive) // dose
habituelle 2000 mg
o Taux de filtration glomérulaire estimé [TFGe]:
30–59 ml/min / metformine peut être admin
Contre-indication si TFGe < 30 ml/min
½ dose si TFGe entre 30 – 45 ml/min
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Classification et caractéristiques des ADO
Insulinosensibilisateurs Insulinosécréteurs
Sulfamides Inhibiteurs α -
Biguanides Glitazones Glinides iDPP4 Analogues GLP-1
hypoglycémiants glucosidases
Glibenclamide Sitagliptine
Exenatide Ascarbose
Médicaments Metformine Glicazide Répaglinide Saxagliptine
Liraglutide Miglitol
Glimepride Vidagliptine
insulinoR par inhibition insulinoR au niveau du insulinosec insulinosec en période Inhibition de la glucagon, vidange Inhibition de l’hydrolyse
Mode d’action de la NGG du foie TA et FM prandiale (action rapide) dégradation de GLP-1
gastrique et satiété
des glucides complexes
et de l’abs de glucose
Diarrhée ++ (1e cause): RCV +++++ (retiré du Hypoglycémie et prise Hypoglycémie et prise Infections ORL Troubles digestifs et Troubles digestifs ++
prendre au milieu ou à marché) de poids de poids hémato transitoires avec flatulences et
la fin du repas Hépatite, troubles Allergie, hépatite diarrhée
(rare) Acidose lactique hématologiques Infections ORL
EI Pancréatite aiguë
(exenatide)
Cancer médull thyroïde
(liraglutide)
Après échec RHD, en Si échec obj glycémique Si intolérance/CI Si intolérance/CI Perte de poids Utilisables dans IH et
1e intention et à sous Metformine, en sulfamides et écart sulfamides ou échec obj hypoglycémie,
prise chez personne âgée
conserver à tous les association avec objectif <1% sous Metformine + sulf de poids hypoglycémie,
prise
stades Metformine Utilisables dans IR et et écart objectif <1% Puissants: 1% HbA1c de poids
Indications/+ prouvée de mortalité Puissants: 1% HbA1c chez la personne âgée Utilisables chez effets
systémiques car
CV Puissants: 1% HbA1c personne âgée non absorbé
hypoglycémie,
prise hypoglycémie,
prise glycémie post-
de poids de poids prandiale
Puissants: 1% HbA1c
Grossesse, allaitement Grossesse, allaitement Grossesse, allaitement Grossesse, allaitement Grossesse, allaitement Grossesse, allaitement
Pathologies aiguës SADAM: sulfamides, IH sévère IH, IR, IC sévères IR sévère Maladies digestives
Hypoxie tissulaire, IC, AVK, DT/DA, AINS, ATCD de IR sévère
CI IH, IRespi Miconazole pancréatopathie,
IR sévère <30 mL/min IH sévère gastroparésie
( ½ si 30-45) IR sévère (<30 mL/min) Enfant
Essais cliniques
- UKPDS (United Kingdom Prospectivs Diabetes Study) dans le diabète de type 2
- DCCT (Diabetes Control and Complications Trial) dans le diabète de type 1
Prédiabète
Hyperglycémie intermédiaire à jeun / Diabète
Intolérance au glucose
Facteurs favorisants
- Apports énergétiques excessifs (alimentation trop riche, trop dense en calories, boissons sucrées, grande taille
des portions) (Nv 2)
- Sédentarité (Nv 3)
- Arrêt ou réduction de l’activité physique et sportive (Nv 2)
- Arrêt du tabac non accompagné de mesures adaptées (Nv 2)
- Consommation d’alcool (Nv 3)
- Prise de certains médocs [parmi lesquels certains : neuroleptiques ;
antidépresseurs ; antiépileptiques ; insuline ; sulfamides
hypoglycémiants ; corticoïdes] (Nv 2)
- Facteurs génétiques et atcd familiaux d’obésité (Nv 2)
- Atcd d’obésité dans l’enfance (Nv 2)
- Grossesse (Nv 2)
- Ménopause (Nv 2)
- Troubles du comportement alimentaire [impulsivité alimentaire ;
compulsions alimentaires ; hyperphagie boulimique] (Nv 4)
- Troubles anxio-dépressifs (Nv 2) et périodes de vulnérabilité psychologique ou sociale (Nv 4)
- Facteurs professionnels [parmi lesquels stress au travail ; travail posté] (Nv 4)
- Diminution du temps de sommeil (Nv 4)
- Age
Causes d’obésité secondaire ++++
- Hypothyroïdie
- Hypercorticisme (obésité faciotronculaire, signes d’hypercatabolisme)
- Tumeur hypothalamique ou hypophysaire
- Génétique Dans tous les cas, l’obésité n’a qu’une origine : un
excès d’apport caloriques par rapport aux dépenses.
Complications de l’obésité
Il s’agit donc uniquement d’un problème quantitatif.
Cardiovasculaires
o Evènements coronariens
o Hypertrophie ventriculaire
o Insuffisance cardiaque multifactoriels
Ischémique
Examens complémentaires
o Examens systématiques
Glycémie à jeun
Bilan lipidique (triglycérides, cholestérol total et HDL, calcul du LDL)
Uricémie
Gamma-GT, transaminases ► En l’absence de signes cliniques en faveur d’une
NFS hypothyroïdie pas d’indication à faire un dosage de TSH.
Ionogramme sanguin ► En l’absence de signes cliniques en faveur d’une maladie
Créatinine de Cushing, il n’y a pas d’indication à faire un dosage de
ECG de repos cortisol libre urinaire/24h.
o En fonction du contexte clinique
Polygraphie ventilatoire nocturne de dépistage (recherche d’un syndrome d’apnée du sommeil)
Epreuves fonctionnelles respiratoires, gazométrie artérielle
Epreuve d’effort ECG
Traitement
o Patients en surpoids
Il n’y a aucun argument pour inciter à la perte de poids pour un patient en simple surpoids stable
et sans comorbidité associée, mais il est important de prévenir une prise de poids supplémentaire.
Quand le tour de taille est élevé (≥ 80 cm chez la femme, ≥ 94 cm chez l’homme), l’objectif est de
prévenir une prise de poids supplémentaire et de réduire le tour de taille car un tour de taille élevé
est un facteur de risque de diabète et de maladie cardio-vasculaire (indépendamment de l’IMC).
n cas de comorbidité associée, l’objectif est de perdre du poids et/ou de réduire le tour de taille.
o Objectif de poids raisonnable fixé après évaluation clinique détaillée et en tenant compte de la demande
du patient patients obèses
Perte de poids de l’ordre de 5-10%
5-10% du poids maximal
Permet une amélioration significative des complications (au rythme de 2-3 kg/mois)
Maintien du poids perdu, stabilisation ou prévention de la reprise de poids
Amélioration de la qualité de vie
o Prescription individualisée : Conseils alimentaires / Activité physique régulière, limiter la sédentarité /
Soutien psychologique
o Activité physique
Les patients doivent être encouragés à effectuer au moins 150 minutes (2 h 30) par semaine
d’activité physique d’intensité modérée.
Cette activité physique peut être fractionnée en une ou plusieurs sessions d’au moins 10 minutes
o Chirurgie bariatrique
Gastroplastie par anneau ajustable
(réversible)
► Complications : vomissements ;
intolérance alimentaire ; déplacement
de l’anneau induisant une dilatation de
la poche voire de l’œsophage
By-pass gastrique (non-réversible)
Dumping syndrome
Carences (martiales, vitaminiques) voire dénutrition
Supplémentation systématique (fer, vit) à vie indispensable
La «sleeve» est une gastrectomie en manchon longitudinale. Effet restrictif car il s'agit d'enlever
les deux tiers de l'estomac, ce qui permet de se sentir rassasié tout en mangeant moins. Elle
présente aussi un effet hormonal car on ôte la partie de l'estomac sécrétant la ghréline, une
hormone stimulant l'appétit. Cette opération est irréversible.
Remarques
La perte d'excès de poids suite à une opération de chirurgie bariatrique est de 40 à 70%, selon
l'agressivité de la technique utilisée.
Suivi
o Pathologie chronique : accompagnement au long cours avec consultations régulières, adaptation des
traitements et des conseils concernant le mode de vie à l’évolution de la situation médicale et général du
patient et à sa tolérance
o Hospitalisation en milieu spécialisé si
Complications somatique nécessitant des explorations et/ou un traitement urgent
Obésité massive multi-compliquée (en particulier sur les plans CV et rhumato)
PEC multidisciplinaire avant et après chir bariatrique
o Si régime trop restrictif et déséquilibré, risques d’abandon avec reprise de poids et dépassement du
poids initial, dénutrition protéique, dépression …
- Composants
o Obésité androïde (abdominale)
o Insulinorésistance ; intolérance au glucose, diabète T2
o Hyperlipidémie athérogène (HDL↓, TG↑, LDL athérogènes)
o HTA
o Susceptibilité à la thrombose (↑fibrinogène, PAI-1)
o Susceptibilité à l’inflammation (↑PCR, TNF-α, IL)
o Dysfonction endothéliale
o Stéatose hépatique
↑ Adipsine Insulinorésistance
↑ Lactates
(Complément D)
& Diabète Type 2
↑ inhibiteur-1 de l’activateur de
↓ Adiponectine
plasminogène (PAI-1)
Athérosclérose Thrombose
- Traitement
o Perte de poids par amélioration du mode
de vie (régime hypocalorique, exercice physique)
o Contrôle de chaque facteur de risque CV (hypertension, hyperlipidémie, prédiabète/diabète) inclus dans
le syndrome
Hyperchylomicronémie Déficit en LPL, apo C2 Déficit du catabolisme des Couche crémeuse à la NON ATHEROGÈNE
AR, rare TG → ↑TG exogène → ↑CM surface (CM +) avec sérum Xanthomes tégumentaires
Hyperlipidémie type I clair en bas Lipemia retinalis (rétine)
PA, hépato-splénomégalie
Peut s’encadrer dans Production excessive de ↑VLDL → ↑TG ↑fractions pré-β ATHÉROGÈNE
hyperlipidémie familiale VLDL par le foie
Hyperlipidémie type IV combinée avec 2b et 5 Opalescent opaque
homogène
Peut s’encadrer dans Production excessive de TG ↑VLDL (TG endogène) ↑fractions pré-β ATHÉROGÈNE
hyperlipidémie familiale endogène et apport excessif ↑CM (TG exogène)
Hyperlipidémie type V combinée avec 2b et 4 exogène Opalescent opaque avec
couche crémeuse à la
surface
Hypercholestérolémies familiales
Fréquence dans la population générale 1/500 Formes monogéniques atteinte d’un seul
Seulement 15% atteignent les centres de soins pr traitement gène responsable d’une grande variation de LDLc
(gène à effet majeur), transmission autosomique
Forme homozygote (très rare 1/1.000.000):
dominante ou récessive (hérédité de type
o CT > 5,0 g/l
mendélien)
o Accidents coronariens très précoces (adolescence)
Formes polygéniques atteinte de plusieurs
Forme hétérozygote : gènes (gènes à effets mineurs), chacune est
o CT < 5 g/l responsable d’une petite variation de LDLc.
o Accidents coronariens précoces L’interaction complexe entre ces différentes
Anomalies génétiques variantes de gène et leur interaction avec
o Nombre de récepteurs LDL l’alimentation va affecter le niveau de LDLc
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
o Fonction des récepteurs LDL
o Anomalies de l’Apo B
Niveau de risque
1. Très haut risque : Risque (SCORE) ≥ 10%
o Atteinte cardiovasculaire établie ou lésions ATS non
équivoques à l’imagerie (échographie ou angiographie).
o Diabète avec une atteinte des organes cibles (par
exemple une protéinurie) ou ayant un autre facteur de
risque cardiovasculaire
o Insuffisance rénale chronique (IRC) sévère débit
filtration <30 ml/min
2. Haut risque : SCORE entre 5 et 10%.
o Facteurs de risque sévères, tels que
l’hypercholestérolémie familiale, l’hypertension sévère
o Diabète sans atteinte des organes cibles ou avec
d’autres facteurs de risques majeur
o IRC modérée débit filtration = 30-59 ml/min
3. Risque modéré : SCORE entre 1 et 5%.
4. Faible risque : SCORE <1%
Recommandations générales
Des recommandations diététiques sont recommandées si le LDL-c est supérieur à 1 g/l pour tous les patients.
Un traitement médicamenteux peut être considéré si le LDL-c est supérieur à 1,90 g/l sous diététique quel que
soit le risque (ce seuil élevé correspond donc essentiellement au bas risque, puisque le seuil est plus bas pour les
risques intermédiaire et élevé).
L'hyperlipidémie familiale doit être traitée plus rapidement car elle appartient d'emblée au haut risque.
Recommandations diététiques Pour le clinicien, elles sont toujours les mêmes avec:
o La priorité de diminuer l'apport en graisses saturées incluant les graisses TRANS (présentes dans les
produits laitiers gras et certains produits industriels)
o La quantité totale de calories provenant des graisses est comprise entre 25 et 35%, ce qui laisse une
grande liberté dans le type d'alimentation possible.
o Les recommandations spécifiques aux sujets avec hypertriglycéridémie : comme cible principale la
diminution des sucres à haut index glycémique et du fructose.
Recommandations thérapeutiques
o Prescrire une statine à la dose maximale recommandé ou tolérée pour atteindre la cible
En cas d’intolérance aux statines, l’ézétimibe ou les séquestrants d’acides biliaires ou leur
combinaison pourraient être considérés
Si la cible n’est pas atteinte, une combinaison de statine et d’un inhibiteur d’absorption du
cholestérol pourraient être considérée
Si la cible n’est pas atteinte, une combinaison de statine et d’un séquestrant d’acides biliaires
pourraient être considérée
o Chez les patients à très haut risque et avec un nv de LDL-c élevé malgré le traitement par statine à dose
max toléré, en combi à l’ézétimibe ou chez les patents avec une intolérance aux statines, un inhibiteur de
PCSK9 pourrait être considéré
Statines
o Les statines sont des inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthyl-3-glutaryl-coenzyme A- réductase (HMG-CoA-
réductase).
o Elles réduisent le LDL-cholestérol de 25 à 60% en augmentant le nombre de récepteurs hépatiques au
LDL, mais elles affectent peu le HDL-cholestérol et les triglycérides.
o Il est possible que les statines, en plus de leur effet sur la taille des plaques d’athérosclérose, stabilisent
ces plaques ou exercent un effet direct sur la paroi
vasculaire.
o CI = grossesse & allaitement, hépatopathies sévères
o L'effet hypocholestérolémiant est dépendant de la
dose
Simvastatine (Zocor®, Elisor®) 20-40-80
mg
Atorvastatine (Tahor®) 10-20-40-80 mg,
Rosuvastatine (Crestor®) 10-15-20 mg
o Effets secondaires:
Symptômes musculaires (5à10% des
patients), mais rarement sévères :
myosites, rhabdomyolyses
↑ des transaminases, justifiant un bilan
hépatique avant traitement et une
surveillance pendant le traitement jusqu’à
1 an après la dernière augmentation de
dose, rares hépatites
Risque de diabète type 2 (si terrain au
risque et forte dose) mais le risque est
moins important à comparer aux effets sur la maladie CV
Rappel :
Acide urique = produit final
du métabolisme des
purines qui provient des
purines alimentaires, du
catabolisme des acides
nucléiques cellulaires et de
la purinosynthèse de novo.
Deux tiers de l’acide urique
sont éliminés par voie
rénale et un dernier tiers
est éliminé par voie
digestive.
Causes de l’hyperuricémie
- Primitive (> 95% des gouttes) Idiopathique (>99% des gouttes primitives)
o Excrétions urinaire N (80-90%) : ↓ clairance rénale acide urique ± hyperproduc on acide urique
o Excrétion urinaire ↑ : hyperproduction ± ↓ clairance rénale acide urique
- Secondaire
o Déficit en G6PD
o Hémolyse chronique (hémopathies malignes)
o Causes rénales : Insuf rénale chronique + diurétique
o Syndrome métabolique (↑ modérée)
Apport nutritionnels conseillés (ANC) : couvrent les besoins de 97,5% des membres d’une population étudiée
(besoins nutritionnels + 2 écarts-types) / quantité de nutriments à apporter à une population donnée afin de
prévenir les carences en ce nutriment
Besoin énergétique = moyenne des besoins d’un certain nombre de sujets – besoin net
Le besoin nutritionnel en un nutriment correspond à la plus faible quantité nécessaire au développement, à la
croissance et à l’état de santé normal sans perturber le métabolisme d’autres nutriments
Il n’existe aucune méthode pour évaluer les besoins individuels ++++
But
o Maintenir un bon état de nutrition (limiter les carences, les déséquilibres ou les surcharges)
o Améliorer les durées et la qualité de vie
o Prévenir ou retarder certaines pathologies chroniques
o Dépendant des circonstances physiologiques de l’individu, les besoins augmentent dans les cas suivants :
croissance, sénescence, grossesse, lactation, sportif, maladie, agression, stress
Besoins énergétiques
- Dépense énergétique = Métabolisme de base + thermorégulation + action dynamique spécifique + travail
musculaire
- Besoin net = dépense énergétique (DE 24h) ≈ 30 à 35 kcal/kg/j chez l’adulte en bonne santé = métabolisme de
base (DER) + dépense liée à l’activité physique
- Métabolisme de base : DER ≈ 20 kcal/kg/j (composante principale +++)
o Fortement corrélé à la masse maigre = masse biologiquement active. Il diminue donc lors de la dénutrition,
avec l’âge et est plus faible chez la femme.
o Il augmente lors d’une hyperthermie (10% de plus par degré supplémentaire), et quand agression, activité
physique, tabac, grossesse, hyperthyroïdie
- Dépense énergétique des 24h = DER x NAP (Nv d’activité physique) (composante ajustable)
- DE24 h femmes 2000 kcal/j , DE 24h hommes 2500 kcal/j (pour une activité physique « usuelle »
- Majorité de la population : activité moyenne (NAP = 1,6)
o Activité faible (NAP = 1,4)
o Activité forte (NAP = 1,8) chez l’homme
o Activité élevée (NAP = 1,9 F et 2 H) chez la femme
Exemple
1. Femme, poids 60kg, T 1,64m, IMC = 22,3, activité physique moyenne
a. DER = 20 kcal x 60 kg = 1200 kcal Régime recommandé: 1700 kcal/j
b. DE = 1200 x 1,6 = 1920 kcal/j Glucides: 55% donc 935 kcal = 234 g de glucides
2. Femme, poids 85kg, T 1,64, IMC = 31,6, activité moyenne Lipides: 35% donc 595 kcal = 66 g de lipides
a. DER = 20 kcal x 85 kg = 1700 kcal Protéines: 10% donc 170 kcal = 42.5 g
b. DE = 1700 x 1,6 =2720 kcal pour maintenir le poids
c. – 500 (-1000) kcal pour la perte de poids, donc 2270 ou 1720 kcal (régime hypocalorique)
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
Besoins Pouvoir calorique % de la ration calorique Particularités
Hydriques 0 25 à 35 ml/kg/j Seul besoin indispensable
0,8 kg/kg/j de poids
Protéines 4 kcal/g 10 à 12 %
Couvrir les besoins en AAEssentiels
Limiter les apports lipidiques et, en
particulier, en AG saturés
Lipides 9 kcal/g 30 à 35 %
Reco : ¼ AG saturés / ½ AG mono-
insaturés / ¼ AG polyinsaturés
Glucides 4 kcal/g 50 à 55 % Privilégier les glucides complexes
Fibres 25 à 30 g/j Fonctionnement digestif
Ethanol 7 kcal/g
Une alimentation équilibrée donc diversifiée apporte suffisamment de micronutriments si les apports énergétiques
sont ≥ 1500 kcal/j !
L’état nutritionnel est le résultat de l’adéquation entre les apports et les besoins en protéines et/ou en énergie
Démarche globale
- Interrogatoire principal biais = la subjectivité. Attention aux erreurs au niveau de l’estimation/de la déclaration
o Evaluer les apports
Par une des méthodes suivantes (carnet alimentaire, rappel des 24h, questionnaire de fréquence
de consommation, histoire alimentaire)
Modification nombre, quantité ou qualité des repas ingérés
Grilles d’évaluation (dépiste les risques de malnutrition, degré de dénutrition)
o Activité physique quotidienne
o Evaluer le niveau socio-économique ++
o Polymédication, état dentaire
o Perte d’autonomie, dépression sévère
o Rechercher une affection somatique responsable ou aggravant un état de dénutrition : K, fièvre,
infection, pathologie digestive, traumatisme
o Il faut qu’il y ait un but nutritionnel à la consultation : il ne faut agir que s’il y a un réel bénéfice à une
intervention …
Ce qu’on doit en tirer :
Si le patient appartient à un groupe à risque de carences
Si le patient présente un TCA
Si le patient est motivé à modifier ses habitudes alimentaires
Si le patient présente une pathologie nutritionnelle
IMC Etat nutritionnel
- Clinique
o Critères anthropométriques : poids, taille, IMC hors < 10 Dénutrition de grade 5
œdèmes, tour de taille/tour de hanche (TT/TH) 10 à 12,9 Dénutrition de grade 4
o Circonférence musculaire + palpation musculaire + force 13 à 15,9 Dénutrition de grade 3
musculaire 16 à 16,9 Dénutrition de grade 2
o Pli cutané (évalue la masse grasse) 17 à 18,4 Dénutrition de grade 1
o Variation pondérale 18,5 à 24,9 Normal
Si perte de poids 25 à 29,9 Surpoids
Quantifier et exprimer le pourcentage du poids initial
Rapidité (2% en 1 semaine = 5% en 1 mois = 10% en 6 mois)
o Rechercher des signes fonctionnels de carence
o Diminution des capacités de mémorisation et de concentration, asthénie
o Aménorrhée (femmes)
o Dénutrition protéique
Anomalie des téguments : anomalies des phanères, chute de cheveux, anomalies des muqueuses,
peau terne, globe saillant, troubles vasomoteurs des extrémités, fatigabilité
Œdèmes
La maigreur correspond à un poids corporel compris entre 80 et 90% du poids souhaitable du patient.
Témoin d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques, l’amaigrissement peut être la csqce :
D’une affection évolutive ou
De troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale)
La maigreur peut être un état constitutionnel stable.
Démarche diagnostic
- Anamnèse (cinétique de perte de poids, atcd familiaux)
- Evaluation des modifications du comportement alimentaire (ingesta, appétit, anorexie)
- Examen clinique (poids, taille, IMC, % de perte de poids, signes associés)
- Examens complémentaires ciblés
ADJIDÉ Ocilia MGFR IV
La démarche dg est basée sur l’existence ou non d’une perte de poids et sur le niveau des apports alimentaires :
Traitements
- Traitement de la cause spécifique quand étiologie retrouvée
- ↑ des ingesta (alimentation diversifiée, tenir compte des préférences, ↑ la palatabilité des plats, convivialité,
accompagnement social)
- Compléments nutritionnels protéinoénergétiques ou mise en place d’une nutrition assistée à discuter au cas par
cas
- Eventuellement, PEC psychiatrique ou en thérapie comportementale, en fct des situations
- Prescription d’un régime diététique
o Evaluer les habitudes et le contexte alimentaire + évaluer profil alimentaire
Interrogatoire simple ou utilisation du carnet alimentaire (reporter les ≠ prises alimentaires,
densités caloriques, habitudes familiales et culturelles pour la cuisine et les repas, sources
d’approvisionnement)
Rechercher des prises alim extra-prandiales, identifier d’éventuels troubles du comportement
alim (grignotages, compulsions, voire boulimie)
Evaluer la motivation aux modif du comportement
Evaluer le nv habituel d’act physique (professionnelle, loisir, sport), le nv de sédentarité (tps assis
ou tps d’écran), les obstacles à l’act physique
o Etablir un programme alimentaire
Pas de prescription diététique std = conseils pragmatiques, individualisés
Fixer des objectifs précis
Adapté au patient (âge, pathologies, habitudes, culture, motiv au changement)
Equilibre alimentaire
Rythme des prises alim : selon habitudes et tolérance individuelle : 3 repas ou repas
fractionnés pour éviter les prises extra prandiales anarchiques. Eviter les périodes de
jeûne trop longues
Diversification : conso quotidienne d’aliments de chacune des grdes catégories d’aliments
Ajuster fréquence de conso de certains aliments
o Suivi
Soutenir les efforts
Réajuster les erreurs (rappe dès 24h : recueil précis de tout ce qui a été ingéré la veille)
Adapter en fct de l’évolution de la situation médicale, nutritionnelle et générale