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Chapitre III

Ce document décrit les différents types d'ouvrages annexes prévus pour une retenue formée par un barrage fixe, notamment l'ouvrage de vidange de fond, l'ouvrage de prise d'eau, l'ouvrage d'évacuateur de crues et l'ouvrage de dérivation provisoire. Il explique ensuite en détail les types d'évacuateurs de crues, notamment les évacuateurs de surface, les évacuateurs en charge, et les évacuateurs frontaux et latéraux.

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Chapitre III

Ce document décrit les différents types d'ouvrages annexes prévus pour une retenue formée par un barrage fixe, notamment l'ouvrage de vidange de fond, l'ouvrage de prise d'eau, l'ouvrage d'évacuateur de crues et l'ouvrage de dérivation provisoire. Il explique ensuite en détail les types d'évacuateurs de crues, notamment les évacuateurs de surface, les évacuateurs en charge, et les évacuateurs frontaux et latéraux.

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Chapitre IV :

« Ouvrage annexes »
Introduction

Pendant d’élaboration d’un projet de la retenue formée par un barrage fixe, on doit
prévoir l’implantation des ouvrages annexes convenant à cet ouvrage en tenant compte du
type de barrage, sa fondation, les rives de la vallée, la topographie du site et autres.

Les ouvrages annexes prévus pour la retenue seront.

• l’ouvrage de vidange de fond ;


• l’ouvrage de prise d’eau ;
• l’ouvrage de l’évacuateur de crues ;
• l’ouvrage de la dérivation provisoire.

Chaque catégorie de ces ouvrages comporte différentes variantes, représentants des


avantages et des inconvénients, le but est donc de choisir le type d’ouvrage le plus adéquat
(fonctionnement - économie) à la retenue

I- Dérivation pendant la construction :

Principe: la construction d’un barrage ne doit pas provoquer des ondes de crues qui
dépassent les conditions naturelles (sans barrage)

I-1 Types de dérivation Types de dérivation

Ces figures représente les différents types des dérivation .

Figure 1
Page | 25
Figure 2

Figure 3

Figure 4

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Figure 5

II- EVACUATEURS DE CRUES

Les évacuateurs de crues ont pour rôle d’assurer l’évacuation des crues exceptionnelles
survenant à retenue normale pleine sans risque de déversement sur la digue et sans crée
d’érosion en aval risquant d’être dommageable pour la digue. Cet ouvrage consiste en un seuil
calé à la côte de retenue normale qui peut être implanté sur la partie centrale pour les barrages
rigides. Pour un barrage en remblai, il est implanté en rive ou, si la géologie ou la topographie
des rives ne le permet pas, en tulipe

1- Types d'évacuateur de crues:

D’habitude on distingue les évacuateurs de crue des barrages fixes suivant :

• le type de fonctionnement hydraulique :

Les évacuateurs de surface et les évacuateurs en charge (de fond ou de demi-fond). Les
évacuateurs de surface peuvent être libres ou vannés. Les évacuateurs de fond sont vannés
(sauf pour les barrages écrêteurs de crue à pertuis ouvert).

• Et selon leur angle de déversement :


• Évacuateurs de crue frontal ;
• Évacuateurs de crue latérale.

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1-1 Évacuateurs à surface libre (sans organe mobile) :

Les déversoirs-poids en béton (ou en maçonnerie) : C'est un type de déversoir de


surface à entonnement frontal. Il est conçu à la manière d'un barrage-poids à seuil Graeger ou
pseudo-Graeger , posé sur la fondation

Figure 6 : Schéma d'un déversoir-poids en béton à profil Craeger


Les évacuateurs de crues à seuil libre sont naturellement des évacuateurs de surface.
Leurs principaux avantages sont les suivants :

✓ Pas d’organes mobiles donc une fiabilité accrue.


✓ Pas de présence permanente nécessaire sur l’ouvrage, ce qui les rend très
intéressants lorsque les crues sont dites « rapides » ou pour des sites isolés.
✓ Très peu d’entretien

Il existe divers types de seuils libres, dont la forme hydraulique est plus ou moins
complexe et détermine le coefficient de débit de l’ouvrage : seuils profilés, seuils minces ou
épais, seuils labyrinthes, seuils à touches de piano (PK-Weir),..etc.

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Figure 7 : les différents types de seuils.
Le choix du type de seuil dépend de la hauteur d’eau admise pour la surélévation du
plan d’eau, du débit à évacuer et de la longueur de seuil disponible. Il résulte le plus souvent
d’un calcul technico-économique entre le coût de l’ouvrage et la valorisation de la réserve
d’eau.

1-2 Les évacuateurs en charge :


a- Evacuateur de crues en puits tulipe

L’évacuateur en puits est un ouvrage en béton de forme circulaire. Il évacue l’eau par
chute verticale dans la conduite enterrée débouchant à l’aval de la digue dans un bassin de
dissipation. Le puits peut servir également de tour de prise d’eau. La conduite d’évacuation
joue le rôle de conduite de vidange.

- Ce type d’ouvrage équipera le plus souvent les grands barrages vu les avantages :

a) évacuation d’importants débits (80 < Q < 6000) m 3 /s ;

b) bon fonctionnement avec forte chute pour des grandes charges.


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En parallèle ce type d’évacuateurs représente les inconvénients :

1. Problème de saturation (Débit supérieur à celui de dimensionnement,


charriage).
2. Problème de vibration.
3. Problème de liaison difficile à assurer (digue - conduite ou galerie).
4. Prévoir des protections anti-vortex (coût et entretient).
5. Dissipation au pied de la digue

Figure 8 : évacuateur siphon a faible charge et fort débit


b- Evacuateur de crues en siphon

Ce type d’ouvrage est à écoulement en charge, poser sur le corps du barrage ,

il représente les avantages :

❖ aucune exigence topographique ;


❖ calcul usuel.

Ces inconvénients sont :

❖ amorçage et le désamorçage ;
❖ entretien indispensable ;
❖ débit faible à évacuer ;
❖ dispositif sur le corps de la digue

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Figure 9 : Déversoir en charge de type siphon
c- Evacuateurs vannés

Les évacuateurs vannés peuvent fonctionner à surface libre ou en charge. Les


évacuateurs vannés permettent de contrôler le débit sortant du barrage tout en augmentant le
volume emmagasiné tant que toutes les vannes contribuant à l’évacuation des crues ne sont
pas totalement ouvertes . Toutefois, les vannes sont sujettes à des défaillances, pouvant
remettre en cause la débitance totale de l’ouvrage lors d’une crue. La fiabilité doit donc être
un élément prioritaire pour les évacuateurs vannés.

Les vannes les plus utilisées sont souvent des vannes segments, des vannes wagons ou
encore des clapets.

a) Clapet
Les clapets sont des vannes abaissantes constituées d’un bordé généralement de forme
cylindrique Supporté par une structure en caisson type « ventre de poisson » ou
classiqu articulé sur le seuil du pertuis.

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Figure 10 : Vanne Clapet
b) Vanne segment
Les vannes segments sont des vannes levant constituées d’un tablier de forme
cylindrique assurant la bouchure du pertuis, prolongé par deux bras latéraux permettant le
transfert des charges sur le béton des bajoyers par l’intermédiaire de tourillons et
éventuellement de corbeaux .

Figure 11 : Vanne segment


c) Vanne wagon
Vanne wagon Les vannes wagons simples sont des vannes levantes constituées d’un
tablier métallique plat, réalisé en un ou plusieurs éléments solidaires entre eux . Chaque
élément possède des galets de roulement prenant appui sur des rails situés dans des rainures
latérales réalisées dans le béton des bajoyers. Leur manœuvre nécessite des efforts de
manœuvre importants, des rainures latérales et une superstructure verticale importante

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Figure 12 : Coupes types d’une vanne wagon

d- L’évacuateur de crue frontale :

Le déversoir de type frontal est adopté par des pentes du versant fortes L’écoulement dans le
coursier est perpendiculaire au seuil.

Figure 13: évacuateurs de crues frontal


- Composition de l'évacuateur de crues frontal :
Dans ce type de déversoir le déversement est effectué d’une façon coaxiale á l’axe
de l’évacuateur. Ce dernier est composé des parties suivantes :
▪ Canal d'entrée
▪ Déversoir
▪ Coursier
▪ Élément de dissipation
▪ Canal de sorti

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I-3 L’évacuateur de crues latéral:
Le déversoir du type latéral est adopté dans le cas où la pente du versant est faible. Ce
type d’ouvrage repose directement sur le sol pas soumis à des tassements sous l’effet du
massif du barrage. Ce type d’ouvrage est à écoulement à surface libre, son critère de choix
est purement topographique.
Ce type représente l’avantage principal d’une limitation du volume des fouilles avec
une grande largeur déversée.
L’inconvénient majeur est celui de la saturation, puisque la capacité de débit est
limitée par la section d’entonnement du coursier.
1. Composition de l'évacuateur de crues latéral:
L'évacuateur de crues se compose essentiellement figure :
➢ Canal d'entrée
➢ Déversoir.
➢ Transition (chenal).
➢ Coursier.
➢ Élément de dissipation.
➢ Canal de sortie.

Figure 14:évacuateurs de crues de surface.


➢ Le canal d’approche :
est un dispositif qui permet de réduire au minimum les pertes de charge et guider
calmement la crue vers le seuil déversant. Généralement, l’écoulement est fluvial avec une
vitesse faible.
➢ .Déversoir :
Le débit d’un évacuateur de crue est généralement contrôlé par le déversoir. Ainsi
l’écoulement doit être dénoyé On définit généralement le type de déversoir standard car la
crête et le parement sont profilés de manière à épouser le plus possible la lame déversée.

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➢ Chenal d’écoulement :
Le chenal est de section rectangulaire de préférence, sa longueur est rarement
importante, il est de pente assez faible (inferieure à la pente critique) .Le régime
d’écoulement est de type fluvial juste après le déversoir on retrouve un ressaut hydraulique
qui amène le régime fluvial.
➢ Coursier :
Construit en béton, de section rectangulaire et de forte pente (supérieure à la pente
critique) l’écoulement est torrentiel, le tirant d’eau est inférieur à la hauteur critique. La
hauteur de départ est celle trouvée à la fin du chenal, dans le cas où il n’y a pas de ressaut
hydraulique c’est une section de contrôle.
➢ Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie :
Ce sont des ouvrages associés au déversoir qui ont pour rôle de dissiper l’énergie
cinétique de l’eau à la sortie aval du coursier ou de la conduite (suivant le type de
déversoirs). La création d’un ressaut hydraulique, transforme un courant torrentiel (rapide)
en un courant fluvial (lent) pouvant être restitué sans risque dans le lit de l’oued.

Figure 15:Types de Bassin de dissipation d’énergie

I-4 Choix de l'évacuateur de crues :


Le choix d'un évacuateur de crue dépend de plusieurs facteurs. Il existe plusieurs
critères pour juger qu'un type d'évacuateur est plus avantageux qu'un autre type tels que:
✓ La sûreté et la sécurité de fonctionnement ;
✓ Le coût ;
✓ La difficulté de réalisation ;
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✓ La difficulté du calcul hydraulique ;
✓ Les exigences topographiques et géologiques ;
✓ La facilité d'entretien ;
✓ La possibilité de modifier les ouvrages.

2- VIDANGE DE FOND
L’ouvrage de vidange est primordial pour un barrage , il a pour rôle :
a- Objectifs de sécurité :
❖ Maîtrise de la poussée hydrostatique et des gradients de pression correspondants
notamment lors de la première mise en eau .
❖ Vider la retenue en cas de problème de stabilité du barrage .
b- Objectifs d’exploitation :
❖ Lutter contre l’envasement du réservoir et prolonger ainsi la durée de vie du barrage .
❖ inspecter les parties immergées, parement et têtes amont des ouvrages.
❖ travaux de réparation sur ses organes ou d’injection complémentaire .
c- Objectifs en phase de construction :
❖ Servir comme dérivation de la rivière ou accessoirement y participer.
❖ Accessoirement remplacer la prise d’eau ou permettre la réparation de celle-ci en cas
de défaillance .
❖ Mise hors service de l’ouvrage à long terme.

Figure 16:Eléments d’une vidange de fond

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d- Conception des vidange des fond
➢ Vidange de fond combinée avec un barrage :
- Barrage en béton ,
- Epaisseur de barrage au pied > 18 à 15 m,
- Conduite en amont blindée en acier ,
- Chambres des vannes frottement armée .
➢ Vidange de fond combinée avec la fondation de barrage
- Digue en terre ,
- Chambre des vannes située le plus prés possible du parement amont de la digue.
➢ Vidange de fond combinée avec la galerie de dérivation :
- Transformation e la galerie de dérivation,
- Chambre des vannes directement à l’aval de l’écran d’étanchéité .
e- Critères de dimensionnement :
▪ Sécurité : Temps de vidange
▪ Gestion : Débit à satisfaire à l’aval
▪ Envasement : calage du seuil à l’amont
▪ Retours des eaux : Tête aval au-dessus des PHE aval
▪ Accessibilité : Diamètre > 800mm pour permettre inspection
▪ Décantation : V> 40m/s pour éviter le dépôt des sédiments
▪ Dimensionnement des vannes : Vitesse, nombre de pertuis, …
▪ Chambre des vannes : emplacement adéquat (montage, entretien et réparation)

AMENAGEMENT DES POINTS DE PRISES

Pour les eaux superficielles le choix de l’emplacement de la prise d’eau est basé sur
les principes suivants :

- la prise d’eau doit être installée le plus proche possible du consommateur d’eau ;
- la quantité et la qualité d’eau doivent correspondre aux exigences des
consommateurs ;
- l’épuration de l’eau doit être la plus simple ; - les intérêts d’autres consommateurs
doivent être garantis ;
- les conditions naturelles (topographiques, hydrologiques, géologiques,
hydrogéologiques…etc.) doivent être acceptables pour la construction et
l’exploitation d’une prise d’eau ;

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- la protection sanitaire doit être sûre et peu couteuse.

L’emplacement d’une prise d’eau potable et domestique sur une rivière doit se
trouver :

- au-dessus des sorties d’eau d’égout et des localités ;


- en dehors des rivages à l’érosion et à la sédimentation active ;
- au-dessus des embouchures des affluents et des ravins qui importe les dépôts
considérables ; - en dehors des zones en aval des stations hydroélectriques ;
- es prises d’eau sur les lacs naturels et artificiels ne doivent pas être sur leurs têtes, elles
doivent être déposées sur des profondeurs égales à la hauteur triples d’une vague
maximale pour le niveau minimal d’eau.

Les prélèvements d’eau se font grâce à un tuyau (rigide ou souple) muni d’une crépine
et simplement plongé dans l’eau, soit à partir de la digue soit sur une rive. Les ouvrages de
prise comportent, en général, trois parties principales :

- un ouvrage d’entrée muni d’un seuil (S1)


- des dispositifs de réglage du débit dérivé (B), constitués essentiellement par le barrage
mobile qui permet de modifier le niveau du plan d’eau en agissant sur les bouchures
mobiles et, par un déversoir latéral aménagé à l’entrée du canal de dérivation.
- des ouvrages de dégrèvement, de dessablage (D) et d’élimination des corps flottants
(G1 et G2).

Figure 17: Prise d’Eau en Rivière

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Les caractéristiques d’un ouvrage de prise dépendent essentiellement des problèmes de
transport solide. L’analyse des causes fondamentales des transports solides est très complexe :

- Elle doit remonter jusqu’à la géologie, la stabilité géomorphologique, le relief du


bassin versant, et jusqu’à la pluviométrie ;
- Le bon fonctionnement du captage doit être assuré quels que soient les débits de crue
et la quantité de matériaux charriés ;
- Le dessableur doit assurer la décantation et l’évacuation des matériaux solides quelque
soient les conditions hydrauliques.
Les points suivants doivent être pris en considération pour minimiser les interventions
d'entretien ou de dragage à long terme :
✓ éviter les zones de sédimentation ;
✓ éviter les secteurs où il y a présence de plantes aquatiques ;
✓ choisir un site où la profondeur est suffisante en tenant compte du niveau
d'étiage, de l'épaisseur et du déplacement des glaces ;
✓ choisir un site où le substrat est de nature grossière.

Pour un choix optimum de la prise, il est indispensable de connaitre les caractères de la


rivière suivants :

✓ régime des débits et des crues (hydrologie) ;


✓ transport solide : débit et apport solide, granulométrie ;
✓ Morphologie :
- caractérisation des matériaux du lit ;
- zones d’érosion et d’alluvionnement.

Pour les ouvrages importants, des essais sur modèles réduits en laboratoire sont nécessaires.

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Figure 18:Prises d’Eau dans une Retenue

Figure 19 : Schéma de principe d’une prise d’eau avec tour

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