PCSI5 Lycée Saint Louis
DM11
Devoir maison à rendre le 02/05/16
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements interviendront pour une part
importante dans l’appréciation des copies.
Suite des noyaux et images itérés
Soit E un K-espace vectoriel et u ∈ L(E) un endomorphisme non nul. Notons pour tout k ∈ N :
Nk = Ker(uk ) et Ik = Im(uk ).
I. Étude d’un exemple
Considérons le R-espace vectoriel R3 , B = (e1 , e2 , e3 ) une base de R3 et u ∈ L(R3 ) défini par :
u(e1 ) = 0 , u(e2 ) = e1 + 2e2 + 3e3 , u(e3 ) = e1 .
1. Déterminer pour tout entier k ∈ N, Nk et Ik . On en donnera une base.
2. Montrer que N2 et I2 sont supplémentaires dans R3 .
3. Montrer que la restriction de u à N2 est un endomorphisme nilpotent (on précisera l’ordre de
nilpotence).
Montrer que la restriction de u à I2 est une homothétie de rapport 2.
II. Monotonie
1. Montrer que pour tout k ∈ N, Nk et Ik sont des sous-espaces vectoriels de E stables par u.
2. Montrer que pour tout entier naturel k : Nk ⊂ Nk+1 et Ik+1 ⊂ Ik .
3. On suppose qu’il existe un entier naturel p tel que Np = Np+1 . Montrer que pour tout entier
naturel k, Np = Np+k .
4. On suppose qu’il existe un entier naturel q tel que Iq = Iq+1 . Montrer que pour tout entier
naturel k, Iq = Iq+k .
III. En dimension finie
Dans cette partie, l’espace vectoriel E est supposé de dimension finie non nulle n. Pour tout k ∈ N,
on note nk = dim(Nk ) et ik = dim(Ik )
(
∀k ∈ [|0, p − 1|], Nk 6= Nk+1
1. Montrer qu’il existe p ∈ N tel que .
∀k ∈ N, k ≥ p ⇒ Nk = Nk+1
Penser à utiliser la suite des dimensions (nk ).
(
∀k ∈ [|0, q − 1|], Ik 6= Ik+1
2. Montrer qu’il existe q ∈ N tel que .
∀k ∈ N, k ≥ q ⇒ Ik = Ik+1
3. Montrer que p = q ≤ n.
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4. Montrer que E = Np ⊕ Ip .
5. Montrer que la restriction de u à Np est un endomorphisme nilpotent (préciser l’ordre de nilpo-
tence).
Montrer que la restriction de u à Ip est un automorphisme de Ip .
6. Facultatif. Pour tout k ∈ N, on note δk = ik − ik+1 .
(a) Montrer que pour tout k ∈ N, δk = nk+1 − nk .
On désire montrer que la suite (δk ) est décroissante.
(b) Justifier l’existence d’un sous-espace vectoriel Dk tel que Ik = Ik+1 ⊕ Dk et déterminer
dim(Dk ).
(c) Établir que Ik+1 = Ik+2 + u(Dk ).
(d) En déduire que δk+1 ≤ δk pour tout k ∈ N.
(e) Application. Supposons que u soit un endomorphisme nilpotent et que dim(Ker(u)) = 1.
Déterminer l’indice de nilpotence de u.
III. Cas de la dimension quelconque (facultatif )
Dans cette partie, l’espace vectoriel E n’est plus supposé de dimension finie.
1. (a) Donner un exemple d’espace vectoriel E et d’endomorphisme u de E où la suite (Nk ) est
constante à partir d’un certain rang et la suite (Ik ) est strictement décroissante (au sens
de l’inclusion).
(b) Même question avec la suite (Nk ) strictement croissante (au sens de l’inclusion) et la suite
(Ik ) constante à partir d’un certain rang.
2. On suppose que les suites (Nk ) et (Ik ) sont constantes à partir d’un certain rang, et on introduit
les entiers p et q définis comme en II. 1. et 2..
(a) Montrer que pour tout entier naturel k :
(Nk = Nk+1 et Ik+1 = Ik+2 ) ⇒ (Ik = Ik+1 ),
(Ik = Ik+1 et Nk+1 = Nk+2 ) ⇒ (Nk = Nk+1 ).
(b) En déduire que p = q.