Aires Réservées Aux Préparations Stériles Unité de Pharmacie - Répertoire Des Guides de Planifica-Tion Immo - Bilière
Aires Réservées Aux Préparations Stériles Unité de Pharmacie - Répertoire Des Guides de Planifica-Tion Immo - Bilière
aux préparations 10
des
stériles 11
guides
- Rép
des
Unité de pharmacie 12
de
de pl
tion
13
planification
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immobilière
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19
20
Centres hospitaliers 21
de soins de courte durée
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Juin 2016
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16-610-02W
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ÉDITION
La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux
Le présent document s’adresse spécifiquement aux intervenants du réseau québécois de la santé et des services sociaux et n’est
accessible qu’en version électronique à l’adresse :
Le genre masculin utilisé dans ce document désigne aussi bien les femmes que les hommes.
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2016
Bibliothèque et Archives Canada, 2016
Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction, par quelque procédé que ce soit, la traduction ou la diffusion de ce document, même
partielles, sont interdites sans l’autorisation préalable des Publications du Québec. Cependant, la reproduction de ce document ou son
utilisation à des fins personnelles, d’étude privée ou de recherche scientifique, mais non commerciales, sont permises à condition d’en
mentionner la source.
Remerciements
Le présent guide a été réalisé par l’équipe de la Direction de l’expertise et de la normalisation du MSSS
et grâce à la collaboration des personnes et organismes suivants :
Comité de lecture
CSSS du Nord de Lanaudière :
- Jean-Claude Préville, directeur des services techniques et hôteliers
- Benoît Labelle, pharmacien
CSSS de Rimouski-Neigette :
- Claude Garant, architecte, Direction des services techniques et de la logistique immobilière
- Patrice Bourget, ingénieur, Direction des services techniques et de la logistique immobilière
Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.)
Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS)
Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ)
Direction générale des services de santé et de la médecine universitaire, MSSS
Finalement, nous remercions les équipes des divers établissements qui nous ont reçus et/ou ont fourni
de l’information et ont ainsi permis de partager leurs expériences et leur environnement de travail en vue
de faire progresser le guide. Leur contribution a été grandement appréciée.
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 1
1. Contexte ................................................................................................................................................ 1
1.1 Définitions ..................................................................................................................................... 1
1.2 Descriptions des activités ............................................................................................................. 1
1.2.1 Activités liées aux préparations stériles ........................................................................... 2
1.2.2 Contrôle de la qualité ....................................................................................................... 4
1.2.2 Volume des activités ........................................................................................................ 4
1.3 Description des occupants (clientèle et accompagnants, personnel) .......................................... 4
1.4 Logistique...................................................................................................................................... 5
1.5 Réduction des risques .................................................................................................................. 5
1.6 Tendances émergentes ................................................................................................................ 6
1.6.1 Volume des activités et pharmacothérapie...................................................................... 6
1.6.2 Technologies et techniques de construction ................................................................... 6
1.7 Encadrement légal ........................................................................................................................ 7
4. Références .......................................................................................................................................... 35
4.1 Sources documentaires .............................................................................................................. 35
4.2 Normes (liste non exhaustive) .................................................................................................... 35
4.3 Projets ......................................................................................................................................... 36
5. Glossaire ............................................................................................................................................. 39
Schéma organisationnel de l’aire réservée aux préparations stériles de médicaments dangereux .... 13
Introduction
Le présent guide énonce les objectifs de performance fixés en ce qui concerne la programmation, la
conception et la construction des aires réservées aux préparations stériles. On trouve de telles aires
dans les unités de pharmacie des établissements de santé ayant une mission de centre hospitalier de
soins généraux et spécialisés, ce qui inclut les centres hospitaliers universitaires et les instituts
universitaires ainsi que les centres hospitaliers ayant une affiliation universitaire.
Ce guide traite du volet immobilier et ses recommandations ont été établies sur la base des normes sur la
préparation des produits stériles non dangereux émises par l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ).
Les recommandations contenues dans ce guide n’ont pas force de loi ; cependant, elles peuvent
contribuer à la qualité des services et à la sécurité de tous.
1. Contexte
1.1 Définitions
L’appellation aire réservée aux préparations stériles désigne « un groupe de locaux dans lesquels
se déroulent les activités liées aux processus des préparations stériles qui s’adressent aux patients
hospitalisés ou suivis en mode ambulatoire ». Celles-ci se subdivisent en deux catégories, selon
qu’elles présentent un danger ou non pour le manipulateur.
Ainsi, par médicaments non dangereux, on entend entre autres« les antibiotiques intraveineux ainsi
que les produits pour administration épidurale », dont il est important de préserver la stérilité.
Par médicaments dangereux, on entend « les produits de chimiothérapie, les antiviraux et les
immunosuppresseurs, qui présentent des risques pour le manipulateur ». Pendant la préparation de
tels médicaments, il faut à la fois protéger le manipulateur et préserver la stérilité des produits.
Conséquemment, on distingue deux types d’aires réservées aux préparations stériles, dont les
spécificités techniques et spatiales diffèrent quelque peu en fonction de la catégorie de médicaments
que l’on y produit :
- les aires réservées aux préparations stériles de médicaments non dangereux ;
- les aires réservées aux préparations stériles de médicaments dangereux.
Précisons ici que les aires réservées aux préparations stériles se situant dans l’unité de pharmacie
(pharmacie centrale) sont communément désignées sous le terme de service centralisé d’additifs aux
solutés. Les aires de ce type se situant à l’extérieur de l’unité de pharmacie sont appelées
pharmacies satellites. On peut y préparer l’une ou l’autre des deux catégories de médicaments. Par
exemple, dans la pharmacie satellite située dans une unité de soins critiques, on produit des
préparations stériles de médicaments non dangereux, tandis que dans la pharmacie satellite située
dans une unité d’hémato-oncologie, on exécute des préparations stériles de médicaments
dangereux.
-1-
Que l’on prépare des médicaments non dangereux ou dangereux, les activités demeurent
essentiellement les mêmes ; la différence portera plutôt sur l’équipement à utiliser.
Certaines activités s’effectuent à l’intérieur de locaux dont la qualité de l’air est contrôlée, c’est-
à-dire que les paramètres tels que le nombre de particules en suspension dans l’air, la
température, l’humidité relative et le gradient de pression y sont maintenus à l’intérieur d’une
plage de valeurs admissibles. On parle ici de la salle blanche et du sas.
Des procédures nécessitent quant à elles un équipement spécialisé : l’enceinte de préparation
stérile (EPS). Celle-ci permet d’assurer un environnement propre aux fins de la protection du
médicament et, le cas échéant, d’assurer le confinement des produits dangereux en vue de la
protection du personnel et de l’environnement.
La figure suivante présente la séquence des activités liées aux préparations stériles ainsi
qu’une brève description des tâches ou des procédures se rapportant à chacune de ces
activités et de l’environnement physique dans lequel celles-ci doivent s’effectuer.
-2-
Une fois dans le sas, le manipulateur doit mettre un ÉPI et se laver les mains avant
d’entrer dans la salle blanche. (À son retour dans le sas, il enlèvera l’ÉPI se
déshabillera et se lavera à nouveau les mains.)
Le manipulateur entre dans la salle blanche et prépare le médicament stérile. Les
diverses manipulations sont effectuées à l’intérieur d’une EPS.
La préparation stérile est transférée hors de la salle blanche, par le passe-plat ou par
le sas, dans le respect des procédures décrites à la section [Link]. (changement de
chariot, par exemple) :
Les activités liées aux préparations stériles exigent le respect de normes particulières,
tant sur le plan des procédures que sur celui de l’environnement. En somme, les
installations physiques et les équipements médicaux doivent être conçus de manière à
empêcher la contamination microbienne et, dans le cas des médicaments dangereux, à
protéger les individus ainsi que l’environnement.
-3-
[Link]ôle de la qualité
Une combinaison des deux modes de supervision précités reste également possible, la seule
obligation étant que les différents intervenants disposent d’un système de communication
directe.
Le volume des activités a une incidence directe sur l’organisation physique, par exemple sur le
nombre d’équipements, notamment les EPS, à installer ainsi que sur la distribution des activités
et, conséquemment, sur le nombre de locaux à aménager. Toutefois, il est possible de
regrouper dans un même local des activités telles que la saisie des ordonnances et le
rassemblement du matériel lorsque le volume d’activité est faible1.
l’effectif travaillant dans les aires réservées aux préparations stériles : il s’agit du personnel
de l’unité de pharmacie affecté à l’exécution des préparations. Selon le volume des activités, un
ou plusieurs ATP, ou pharmaciens, exécutent la préparation des produits stériles et, selon les
pratiques de l’établissement, un ou des pharmaciens supervisent le travail et vérifient les
préparations ;
l’effectif des autres unités fonctionnelles : en font partie, notamment, le personnel affecté à
l’hygiène et à la salubrité, qui assure le maintien des conditions requises en cette matière, ainsi
que le personnel responsable de la maintenance des équipements et des systèmes du bâtiment
tels que les appareils biomédicaux et les systèmes de chauffage, de ventilation et de
conditionnement d’air (CVCA), lequel personnel intervient au besoin pour procéder à l’entretien
ou à la réparation.
1. Le qualificatif faible fait référence à l’utilisation d’un seul équipement (EPS) dont l’utilisation reste occasionnelle (ex. : quelques
demi-journées par semaine), mettant ainsi à contribution un minimum de ressources (ex. : un ATP et un pharmacien, ou un
pharmacien seulement).
-4-
1.4 Logistique
Le flux des personnes, le flux des matières ainsi que le flux de l’information et des communications
influencent la programmation des locaux.
.1 Flux des personnes : Le trafic (densité et fréquence du flux) dans les aires réservées aux
préparations stériles doit être minimal afin d’y maintenir les conditions ambiantes requises pour la
préparation des médicaments stériles. Le circuit se fait généralement en aller-retour, c’est-à-dire
que le préparateur accède à la salle blanche et qu’il en ressort par le même sas.
.2 Flux des matières : On prend en considération ici la portion du parcours allant de l’entrée des
matières dans les aires réservées aux préparations stériles jusqu’à leur sortie, au moment de la
livraison ; ces matières incluent les produits, les matériels et les fournitures ainsi que les rejets et
les déchets.
Le circuit des matières s’amorce avec le déballage, auquel succèdent la mise en train et
l’exécution de la préparation stérile. Par la suite, en fonction du type de matières (ex. : matières
résiduelles) et du mode de supervision utilisé (ex. : caméra, observation directe, etc.) le circuit se
subdivise en trois voies : soit l’emballage et la livraison, soit l’entreposage, soit la mise au rebut.
Précisons que les matières résiduelles incluent, entre autres, les objets piquants ou tranchants,
les déchets pharmaceutiques, les résidus de produits dangereux ainsi que les résidus de
déballage.
Tout comme dans le cas des personnes, le trafic relatif aux matières, incluant les activités de
manutention doit être réduit le plus possible.
.3 Flux de l’information et des communications : Les activités liées à la saisie et au suivi des
ordonnances, à l’impression des procédures ou à la gestion des produits et des fournitures sont
généralement informatisées.
On peut également inclure dans le flux de l’information et des communications les systèmes de
vidéosurveillance (caméra numérique, etc.). Soulignons que ces systèmes augmentent la
capacité de recueillir des données tout en permettant de respecter les obligations relatives à la
traçabilité des produits, tel que le recommande l’OPQ.
Les communications entre les intervenants qui travaillent dans les différents locaux nécessitent
des systèmes dotés d’un dispositif mains libres (ex. : interphones mains libres), compte tenu des
tâches effectuées.
Ces mesures visant à réduire le risque de contamination des produits stériles servent à assurer,
ultimement, la sécurité des patients à qui ces médicaments seront administrés.
-5-
.2 Menaces pour la santé et la sécurité du personnel : Toute exécution d’une préparation stérile
comporte des risques, à plus forte raison celle des médicaments dangereux. En effet, ces
produits peuvent être cancérigènes ou tératogènes et ils peuvent présenter d’autres dangers. Il
existe différents moyens de pallier ces risques.
Ainsi, la construction d’un environnement physique approprié, des points de vue fonctionnel et
technique, ainsi que la mise en place de procédures et de mesures de sécurité (ex. : surveillance
du gradient de pression dans la salle blanche utilisée pour préparer les médicaments dangereux)
permettent de réduire l’exposition du personnel aux effets néfastes des médicaments dangereux.
S’ajoutent à ces mesures des considérations d’ordre réglementaire telles que le respect d’un code
vestimentaire et l’utilisation appropriée de l’équipement de protection individuelle (EPI).
Voici quelques exemples de tendances dans le domaine des technologies et des techniques de
construction.
Systèmes de surveillance
Automatisation et robotisation
Quoique des processus mécanisés soient déjà largement implantés dans l’industrie
pharmaceutique, bien peu de ces systèmes sont applicables aux préparations stériles en milieu
hospitalier. Toutefois, l’automatisation est graduellement introduite dans les aires réservées à
ces préparations. Quant à la robotisation, elle demeure peu envisagée pour l’instant parce
qu’elle requiert généralement plus de surface aménageable.
Dans le domaine de la construction, des systèmes modulaires ont été conçus pour
l’aménagement des aires réservées aux préparations stériles en milieu industriel, et on assiste
à une percée de ces systèmes dans le milieu hospitalier. Des modèles variés, présentant des
spécificités fonctionnelles et techniques diverses, sont proposés par les fabricants. Ces
systèmes seraient adaptables tant aux impératifs techniques des infrastructures existantes qu’à
ceux des nouvelles constructions.
Il est recommandé que l’implantation de tels systèmes fasse l’objet d’études comparatives.
-6-
- la Loi sur la pharmacie (LRQ, c. P-10), qui stipule que l’encadrement de la préparation
des produits stériles relève des organismes de réglementation provinciaux. Au Québec,
l’OPQ assume cette responsabilité et fixe les normes relatives aux préparations stériles
(document actuellement en voie de publication) ;
- la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LRQ, c. S-2.1), en particulier les articles 49 et
51, lesquels font référence aux obligations de l’employeur et à celles du travailleur ;
- le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (LRQ, c. S-2.1, r. 13), particulièrement
les articles qui concernent les contaminants.
-7-
2. Éléments de la programmation
2.1 Critères de programmation (Établir les besoins sur la base des critères suivants)
.1 Définir les besoins selon la catégorie de .4 Tenir compte du type d’enceinte (EPS)
médicaments stériles, soit : utilisée pour établir les besoins. Par exemple,
- les médicaments non dangereux; l’utilisation d’un isolateur implique
- les médicaments dangereux. l’application de procédures particulières et a
.2 Opter pour l’aménagement d’une pharmacie une influence sur les performances
satellite seulement lorsque soit le volume des techniques.
activités, soit les distances à parcourir, ou les .5 Tenir compte du rayon de giration des
deux, le justifient. accessoires et des équipements, tels que les
.3 Planifier les besoins relatifs aux surfaces et caméras et les chariots pour dimensionner
aux accessoires en fonction des procédures les locaux.
propres à chaque unité de pharmacie. .6 Prendre les moyens requis pour assurer
l’étanchéité des salles blanches (mise en
service, surveillance accrue en exécution
etc.)
2.2 Critères de conception (analyser et reporter au PFT les critères jugés pertinents)
Les critères relatifs à la conception des aires réservées aux préparations stériles s’inscrivent ici dans
une perspective d’ensemble. Des critères d’aménagement sont appliqués plus loin aux espaces et
locaux (voir la section 2.3).
Fonctionnalité
.1 Situer tout local utilisé pour les activités .3 Prévoir la signalisation appropriée pour
clinico-administratives (ex. : bureau, salle de l’accès aux locaux. Par exemple, utiliser :
consultation) à l’extérieur de l’aire réservée - les pictogrammes « Avec précaution » ou
aux préparations stériles. « Accès restreint », notamment ;
.2 Regrouper les locaux servant aux activités - le symbole de danger « Cytotoxique » pour
telles que le déballage des produits, la mise les médicaments dangereux.
en train ou l’entreposage des préparations
stériles, pour plus d’efficacité.
Confort et ambiance
.1 Opter pour un design qui donne une ambiance .4 Laisser pénétrer uniquement la lumière
propice à l’accomplissement d’activités naturelle indirecte, car la lumière directe
nécessitant un degré élevé de concentration. risque d’affecter les propriétés des produits.
Par exemple, réduire les sources négatives .5 Adapter l’éclairage aux activités et aux
d’agents stressants tels que le bruit. équipements. Par exemple, éviter les reflets
.2 Assurer le confort thermique du personnel, sur les écrans informatiques.
spécialement les employés qui travaillent avec .6 Concevoir le mobilier intégré et établir le
des EPI, lesquels peuvent causer de choix du mobilier ainsi que des équipements
l’inconfort. en fonction des principes d’ergonomie. Par
.3 Éviter que le personnel travaillant de longues exemple, pour les postes de travail
périodes dans ces locaux n’ait un sentiment multiutilisateurs, prévoir des équipements et
d’isolement. Par exemple, prévoir des percées du mobilier ergonomiques adaptables en
visuelles sur des espaces connexes. position assise ou debout, et prendre en
compte le fait que les tâches peuvent
s’exécuter sur de longues périodes de temps.
-8-
Sécurité
-9-
La distribution des aires réservées aux préparations stériles dans le bâtiment, tout comme
l’organisation interne de ces aires, est fonction, entre autres, du volume des activités, de la
proximité des unités utilisatrices ainsi que des modes de livraison anticipés.
Les liens fonctionnels illustrent la proximité physique2 requise entre deux secteurs
d’activité et sont déterminés en fonction de la sécurité (criticité, urgence), de la qualité
(prévention et contrôle des infections) ainsi que de la fréquence des déplacements et
du temps de déplacement (efficience) souhaitables.
La nature et les caractéristiques de ces liens, tels qu’ils apparaissent dans les schémas
du présent document, sont les suivantes :
- le lien de contiguïté, qui correspond au contact direct jugé essentiel entre deux
secteurs d’activité ;
- le lien fort, établi quand une distance doit être courte et parcourue rapidement
(privilégier l’installation d’un système transporteur à usage restreint si le lien, par
exemple entre l’unité des urgences et les blocs opératoires, est vertical) ;
- le lien moyen, correspondant à un trajet aisé qui peut être horizontal ou vertical et
qui ne demande aucun système transporteur particulier ;
- le lien visuel, établi lorsqu’il s’avère nécessaire que deux intervenants se voient ;
2. Les systèmes transporteurs tels que les ascenseurs, les monte-charges et les systèmes pneumatiques sont des moyens
pouvant satisfaire le degré de proximité requis ; à titre d’exemple, un ascenseur dont l’usage sera restreint reliera l’unité des
urgences à l’unité des soins critiques située à un autre étage du bâtiment.
- 10 -
- le passe-plat, qui est un guichet à deux portes devant être installé entre deux
espaces ou locaux pour lesquels les conditions environnementales diffèrent.
Aux fins de la programmation, sont données ici, sous forme de tableau, des
informations générales sur les espaces et les locaux ainsi que des suggestions sur les
superficies minimales nettes et les proportions de certains éléments qu’il faut prendre
en compte dans l’aménagement d’une aire réservée à la préparation stérile de
médicaments non dangereux (voir le tableau 1). Des informations complémentaires
sont présentées dans la section portant sur l’aire où l’on prépare des médicaments
dangereux (voir le tableau 3, à la section 2.2.6.).
Le tableau suivant indique les superficies minimales nettes et les ratios suggérés
concernant la programmation des locaux. Pour les locaux spécifiques, indiqués par
l’icône dans la colonne « lien », des informations complémentaires sont montrées
dans la section 2.4 du présent document.
- 11 -
[Link] Équipements
Lorsque le volume d’activité est faible, cette aire peut comprendre seulement une salle
blanche, un sas et une salle de soutien. Le déballage, le nettoyage et la désinfection
ainsi que l’entreposage peuvent alors être regroupés dans la salle de soutien. Il faut
s’assurer que les conditions s’appliquant à l’entreposage des produits stériles puissent
être respectées.
- 12 -
Les liens fonctionnels illustrant la proximité physique requise entre deux secteurs
d’activité sont les mêmes dans toutes les aires réservées à la préparation stérile des
médicaments, quelle que soit la catégorie des médicaments que l’on y prépare (voir la
description donnée à la section [Link].
Aux fins de la programmation des espaces et des locaux, sont regroupées dans le
tableau suivant des informations sommaires sur les différents lieux ainsi que des
suggestions sur les superficies minimales nettes et les proportions de certains
éléments dont il faut tenir compte dans l’aménagement d’une aire réservée à la
préparation stérile de médicaments dangereux. Ces informations sont
complémentaires à celles qui ont été présentées auparavant, quand il a été question
de l’aménagement des locaux servant à la préparation stérile de médicaments non
dangereux (voir le tableau 1, à la section [Link]).
- 13 -
Le tableau suivant indique les superficies minimales nettes et les ratios suggérés
concernant la programmation des locaux. Pour certains locaux spécifiques de l’USC,
indiqués par l’icône dans la colonne « lien », des informations complémentaires
sont montrées dans la section 2.4 du présent document.
Sup. nette
Sous-composantes, espaces et locaux Lien
min. ou
ratio
1. Aire réservée à la préparation comme telle
.1 Salle blanche Local dans lequel sont installés les équipements servant É
à l’exécution des préparations stériles.
2
ESB 7,5 m /ESB
.2 Sas Espace de transition entre la salle blanche et la salle de
soutien, dans lequel on procède à l’hygiène des mains
2
et pour revêtir les ÉPI. 5m
Lave-yeux
.3 Salle de soutien Local adjacent au sas et à la salle blanche, dans lequel É
s’effectuent les tâches et les procédures relatives à la
mise en train.
.4 Lieu de déballage Local situé à proximité de la salle de soutien, dans É
et de nettoyage ou lequel s’effectuent les tâches et les procédures relatives
de désinfection au déballage ainsi qu’au nettoyage ou à la désinfection
des produits.
.5 Lieu d’entreposage
Local servant exclusivement aux médicaments
des médicaments É
dangereux.
dangereux
2. Autres locaux
.1 Lieu Local réservé exclusivement aux produits servant à É
d’entreposage l’entretien des aires de préparation des médicaments
des produits stériles dangereux et situé hors de l’aire servant à
d’entretien l’exécution des préparations..
ménager
2
.2 Douche Facilement accessible. 1,5 m
d’urgence
.3 Aire de réception Espace pour prendre possession des médicaments prêts, É
transférés par le passe-plat, dans le cas où la salle
blanche est située à proximité de la salle de
chimiothérapie.
Cet espace doit être situé à l’écart de toute circulation
publique, et organisé de façon à permettre la
manipulation et le transport sécuritaires des
médicaments jusqu’aux patients.
[Link] Équipements
- 14 -
Attention : les mesures sont présentés à titre indicatif seulement et restent à valider dans le cadre
de chaque programme en fonction du mobilier, des équipements et des pratiques mises en place
par chaque établissement.
- 15 -
- 16 -
Poste avec EPS avec chariot mobile Poste avec EPS avec chariot mobile à gauche
EPS de 775 x 1500 mm : 4,5 m² EPS de 775 x 1500 mm : 3 m²
EPS de 775 x 2000 mm : 5,5 m² EPS de 775 x 2000 mm : 4 m²
Dégagement minimum : 300 mm Plus dégagement pour caméra
- 17 -
2
Superficie nette totale : 5 m
- 18 -
2
Superficie nette : 2,5 m
- 19 -
- 20 -
Poste avec ESB avec chariot mobile Poste avec ESB avec chariot mobile à gauche
EPS de 775 x 1500 mm : 4,5 m² EPS de 775 x 1500 mm : 3 m²
EPS de 775 x 2000 mm : 5,5 m² EPS de 775 x 2000 mm : 4 m²
Dégagement minimum : 300 mm Plus dégagement pour caméra
Plus dégagement pour caméra
Poste en U avec 2 chariots mobiles Exemple d’aménagement
Superficie : de 3 à 4,5 m²
- 21 -
2
Superficie nette : 5 m Superficie nette : 5,5 m
2
- 22 -
- 23 -
Concernant les aires réservées aux préparations stériles, le facteur de conversion inclut
strictement les surfaces des murs et des cloisons, un tel groupe de locaux ne nécessitant pas
de corridor interne.
Lorsque le programme du projet inclut une aire de préparation située dans une unité
fonctionnelle, il faut tenir compte du facteur attribué à cette unité.
- 24 -
Généralités
Les objectifs liés aux performances techniques présentés ici s’adressent à toutes les disciplines
concernées par le projet à programmer, notamment l’architecture, l’ingénierie mécanique,
l’ingénierie électrique ainsi que la structure.
Les « généralités » sont applicables à toutes les sous-sections de la classification Uniformat II qui
suivent et elles n’y sont pas systématiquement répétées afin d’alléger le texte.
.1 Fonctionnalité
Note :
Les documents suivants, parmi d’autres, comportent des recommandations relatives à
la mise en service d’une salle blanche pour la préparation de produits stériles :
NSF/ANSI 49 Biosafety Cabinetry: Design, Construction, Performance, and Field
Certification ;
USP <797> Guidebook to Pharmaceutical Compounding–Sterile Preparations ;
CETA CAG-003 Certification Guide for Sterile Compounding Facilities.
Outre les éléments de construction générale, l’exercice de mise en service devrait
comporter des activités de prévention et de contrôle des éléments de performance
suivants, sans s’y limiter :
qualité de l’air à l’intérieur de la salle blanche et du sas : compte de particules
(classification ISO), débits d’air, certification des filtres HEPA;
ségrégation de la salle blanche avec les autres espaces : étanchéité de la
construction, pressurisation;
conditions de fonctionnement en situations d’urgence, alarmes;
fiabilité et redondance des installations;
facilité d’entretien des installations (minimum de perturbation des activités de
préparation des médicaments);
ergonomie et confort : aménagements physiques, éclairage, bruit, température et
humidité ambiantes, vitesse de l’air;
conformité des finis intérieurs;
certification des EPS (enceintes de sécurité biologique, isolateurs, enceintes à
flux laminaire).
Exemples :
- Exiger des joints soudés pour les cadres en acier et les autres composantes.
- Prolonger les armoires hautes avec un plan vertical se rendant au plafond, pour éviter
l’accumulation de la poussière.
- Dissimuler les canalisations.
- 26 -
Éviter le développement microbien et fongique en choisissant des matériaux, des finis, des
composantes, des surfaces de plafonds, de murs ou de planchers ainsi que de l’ameublement
intégré et du mobilier ayant les qualités suivantes : lisses, imperméables, exempts de fissures et
de crevasses, non poreux et résistant aux produits corrosifs ainsi qu’aux nettoyages répétitifs.
Exemples :
- Exiger des joints soudés pour les finis de sol, les cadres en acier et les autres
composantes.
- Prolonger les armoires hautes avec un plan vertical se rendant au plafond, pour éviter
l’accumulation de la poussière.
- Dissimuler les canalisations.
Assurer le maintien de la qualité de l’air dans la salle blanche et le sas en choisissant, pour les
surfaces et le mobilier, des finis et des revêtements qui ne libèrent pas de particules ou de fibres.
.3 Sécurité
Assurer la continuité des soins et des services, pendant les travaux, en fonction des besoins
énoncés par l’établissement.
Assurer l’obtention des certifications requises, pour la salle blanche et les équipements, en
respectant les exigences en vigueur. Précisons ici que la certification d’un équipement peut
influencer la conception de l’environnement physique.
Choisir les systèmes et les composantes en fonction des besoins reliés à la sécurité des
personnes, des produits et du matériel, à la supervision et à la surveillance des activités ainsi
qu’aux procédures mises en place par l’établissement.
Opter pour des matériaux qui ne dégagent pas de vapeurs nocives ou allergènes.
Exemple :
- Choisir des produits sans composés organiques volatils.
.4 Confort et ambiance
.5 Exploitation et entretien
Limiter les types de finis et de matériaux de revêtement utilisés pour les planchers et les
plafonds, de façon à réduire le nombre de procédures d’hygiène et de salubrité à appliquer, et à
faciliter la gestion de l’entreposage de certaines composantes nécessaires aux fins de la
réparation et de l’entretien.
Prévoir les accès aux équipements et aux systèmes (mécaniques, électriques et médicaux), de
manière à ce que les travaux d’entretien puissent être exécutés facilement et occasionner le
minimum de désagréments, et ce, sans interrompre les activités courantes. Ainsi, il faut que les
valves de sectionnement, les volets de contrôle et les autres systèmes soient accessibles de
l’extérieur de la salle blanche.
.6 Pérennité
Sélectionner des matériaux et des produits durables, reconnus, testés pour leur facilité
d’entretien, adaptés aux activités et aux produits utilisés pour exécuter les préparations stériles,
et qui résistent aux chocs, au besoin (ex. : dans les endroits où circulent des chariots).
- 27 -
C Aménagement intérieur
.1 Fonctionnalité
Opter pour des portes actionnables sans contact là où le personnel circule fréquemment avec
des chariots ou des contenants. La quincaillerie de ces portes doit permettre le maintien de
l’ouverture à différents degrés et les portes elles-mêmes doivent être faciles d’utilisation.
Exemple :
- Doter les portes du sas et de la salle blanche d’un mécanisme d’ouverture automatique.
.2 Sécurité
Fenêtrer les portes afin d’assurer la sécurité des déplacements d’un local à l’autre,
particulièrement là où le personnel transporte des produits sur un chariot ou un plateau, comme
suit :
hauteur maximale du bas de la fenêtre : 900 mm ;
largeur minimale : 450 mm.
Protéger les portes contre les chocs occasionnés par les chariots et les autres équipements
roulants, la hauteur de la protection restant à évaluer en fonction des équipements utilisés (ex. :
pour un chariot bas, la hauteur minimale de la partie haute de la protection est de 1100 mm).
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Exemples :
- Spécifier des cadres en aluminium ou en acier, sans allège.
- Installer des portes et cadres en aluminium anodisé.
Privilégier, si besoin est, l’utilisation de stores intégrés dans les portes et les cloisons intérieures
vitrées.
.2 Exploitation et entretien
Protéger les angles et les surfaces jusqu’à la hauteur minimale égale ou supérieure à celle des
chariots là où ceux-ci sont utilisés.
Renforcer ou protéger, dans les zones de circulation des chariots, les murs et les cloisons qui
sont constitués de matériaux peu robustes (ex. : gypse).
.1 Fonctionnalité
Faciliter la circulation du matériel roulant (chariots) en privilégiant des revêtements souples qui
aident au maniement des équipements tout en permettant d’atténuer le bruit de la circulation.
Choisir des revêtements absorbants les sons.
Éviter l’utilisation de seuils et rendre la transition la plus douce possible entre les différents
revêtements.
- 29 -
.3 Exploitation et entretien
Réduire le nombre de procédures d’hygiène et de salubrité à appliquer en limitant les types de
revêtements de plancher.
Choisir des matériaux adaptés aux méthodes et aux produits de nettoyage utilisés dans l’aire
réservée aux préparations stériles.
.4 Pérennité
Privilégier des revêtements souples en rouleau.
Exemples :
- Revêtement de vinyle homogène :
conforme à la norme ASTM F-1913 ;
d’une épaisseur minimale de 2,0 mm ;
2
d’un poids minimal de 3,4 k/m pour la circulation moyenne ;
2
d’un poids maximal de 3,3 k/m pour les zones de circulation intense (corridor,
vestibule).
- Revêtement de vinyle hétérogène :
conforme à la norme ASTM F-1303, de type I, de catégorie I et à endos de
classe B ;
ayant une couche d’usure minimale de 0,5 mm.
- Revêtement de vinyle avec endos :
conforme à la norme ASTM F-1303, de type II, de catégorie I et à endos de
classe A ;
ayant une couche d’usure minimale de 1,27 mm.
- Revêtement de linoléum :
conforme à la norme ASTM F-2034, de type I ;
d’une épaisseur minimale de 2,5 mm.
.1 Fonctionnalité
Prévoir une hauteur libre minimale de 2400 mm.
Opter pour des finis lavables tels que des panneaux à enduit de vinyle dans les locaux où le
nettoyage est fréquent.
D Services
D30 CVCA
Note :
- Ce point doit faire l’objet d’une analyse de la valeur au moment de la conception de
chaque salle blanche.
- 30 -
Concevoir les systèmes de façon à ce que leurs performances puissent être contrôlées
facilement et à ce que la maintenance puisse se faire aisément. Exception faite des composantes
terminales, toute la maintenance doit pouvoir être effectuée à partir de l’extérieur de la salle
blanche.
Note :
L’important débit d’air ventilé ne doit pas causer d’inconfort en raison de la stratification
thermique de l’air d’alimentation ou d’une mesure imprécise de la température de cet air dans
le conduit.
La United States Pharmacopeial Convention (USP), dans le chapitre 797 de l’USP-NF,
recommande une température de 20 °C ou moins pour assurer le confort du personnel
travaillant avec des vêtements de protection.
Note :
Une attention spéciale doit être prêtée à la conception du système de climatisation afin que
celui-ci puisse maintenir en tout temps un taux d’humidité inférieur à 60 %, à la température
ambiante requise la plus basse.
La norme CAN/CSA-Z314.3-09 Effective sterilization in health care facilities by the steam
process contient une mise en garde au sujet des risques liés à un taux d’humidité de plus de
70 % dans la réserve de matériel stérile. Il apparaît raisonnable d’étendre cette mise en
garde à la salle blanche.
Note :
Dans la salle blanche servant à la préparation de médicaments dangereux, le débit
d’évacuation des enceintes de sécurité biologiques (ESB) peut à lui seul assurer un taux de
renouvellement d’air et de dilution dépassant amplement 30 changements d’air par heure et
permettre de rencontrer le critère ISO 7 dans la salle. Malgré cela, la présence de grilles de
reprise d’air au bas des murs reste recommandée.
Le recours à un logiciel de modélisation du flux d’air, de la trajectoire des particules et de la
propagation de la contamination est recommandé.
- 31 -
Filtration
- Assurer la filtration de tout l’air amené dans la salle blanche et le sas par des filtres HEPA
terminaux, intégrés aux diffuseurs.
- Assurer un niveau de filtration MERV 13 ou meilleur en amont des filtres HEPA, de façon à éviter
l’encrassement prématuré de ceux-ci.
Conduits
- Maintenir une pression négative dans toute la portion du conduit d’évacuation des ESB située à
l’intérieur du bâtiment.
Chauffage
- Chauffer la pièce par l’intermédiaire du système de ventilation ou des surfaces radiantes lisses,
sans aucune ailette ni détail de construction difficile à nettoyer ou favorisant l’accumulation de
poussière. Aucun convecteur ni plinthe électrique n’est acceptable.
.2 Confort
Limiter le plus possible le niveau de bruit mesuré devant l’EPS afin de minimiser la fatigue du
personnel.
Note :
- Pour le personnel travaillant dans la salle blanche, la source dominante de bruit est
l’EPS (de l’ordre de 50 à 70 dBA, selon le type, la capacité et la marque de l’EPS). Afin
de ne pas contribuer à hausser d’avantage le niveau sonore, le bruit de fond ambiant
causé par le système de ventilation de la salle blanche doit être d’au moins 10 dBA
inférieur à celui qu’engendre l’EPS.
- La norme NSF/ANSI Standard 49-2010 limite à 70 dBA le niveau de bruit total mesuré
devant une enceinte de sécurité biologique en fonction.
- Doter le système de contrôle des fonctions d’alarme permettant d’aviser sans délai la personne en
autorité des conditions anormales de fonctionnement de la salle blanche, notamment en ce qui
concerne :
le débit d’évacuation des EPS;
le débit d’alimentation d’air de compensation;
la pression différentielle (salle blanche et sas);
la température;
l’humidité relative.
- Les caractéristiques du moniteur de pression différentielle sont les suivantes :
électronique, avec affichage numérique de la pression;
dont la lecture de la pression peut être interprétée sans équivoque par le personnel utilisateur
(état normal ou anormal);
doté d’une alarme sonore pour signaler une pression d’opération anormale (mais l’ouverture
normale des portes du sas ne doit pas déclencher d’alarme intempestive);
panneau d’alarme localisé aux abords immédiats de la salle blanche, de façon à être vu et
entendu par le personnel responsable.
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- Protéger la salle blanche à l’aide d’extincteurs automatiques conçus pour réduire les probabilités de
déclenchement accidentel pendant le nettoyage de la pièce.
- Considérer la possibilité d’utiliser des gicleurs encastrés et camouflés par une plaque.
D50 Électricité
Sécurité
- Limiter au minimum le filage apparent.
- Assurer la continuité de l’alimentation électrique.
- Planifier la localisation des prises de courant en fonction des types d’équipements. Le nombre de
prises doit être suffisant.
- Prévoir des prises d’urgence aux endroits stratégiques.
Télécommunication
Note :
Choisir des équipements de télécommunication dotés d’un dispositif mains libres.
- Prévoir une caméra ayant la fonction mains libres pour la vérification de la préparation des
médicaments dans les EPS.
- Munir d’un système d’interverrouillage les portes donnant accès aux zones contrôlées.
- Doter de mécanismes d’ouverture automatique (électronique ou entièrement mécanique) les portes
donnant accès au sas et à la salle blanche. Permettre d’ouvrir une seule porte à la fois (voir la sous-
section C1020).
E Équipements et ameublement
.1 Confort
- Prévoir un mobilier ajustable selon les besoins des utilisateurs lorsque la tâche de ceux-ci le
requiert.
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- Privilégier le mobilier mobile pré-usiné (ex. : table, comptoir mobile) au mobilier intégré afin de
faciliter le nettoyage et la polyvalence.
- Privilégier le mobilier et les équipements ayant une faible empreinte au sol.
- Choisir du mobilier et des équipements (ex. : claviers tactiles, laser) faciles d’entretien (ex. : faits
de matériaux non poreux, faciles d’accès ou faciles à démonter, ou encore dont les pièces
mécaniques et électriques sont scellées).
.3 Sécurité
Passe plat
- Choisir, pour le passage des médicaments et des fournitures entre la salle blanche, dont le degré
de propreté de l’air est de classe ISO 7, et tout autre espace dont le degré de propreté de l’air est
inférieur à cette classe, des passe-plats ayant les caractéristiques suivantes :
deux portes, à fermeture étanche, dotés d’un mécanisme interdisant l’ouverture simultanée
des portes ;
faits d’acier inoxydable ou d’un matériau qui ne génère pas de particules, non poreux,
antistatique et résistant aux désinfectants ;
précisément conçus pour cet usage.
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4. Références
4.1 Sources documentaires
American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditionning Engineers. « Health-Care
Facilities », dans ASHRAE Application Handbook–HVAC Applications, chapitre 8, Atlanta (Géorgie),
American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditionning Engineers, 2011.
American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditionning Engineers. “Clean Spaces”, dans
ASHRAE Application Handbook– HVAC Applications, chapitre 18, Atlanta (Géorgie), American
Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditionning Engineers, 2011.
Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales. Guide de
prévention : Manipulation sécuritaire des médicaments dangereux, Montréal, Association paritaire
pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales, 2008, pag. variée.
United States Pharmacopeial Convention. 2012 USP 35 NF30. USP-NF General Chapter <797>
Pharmaceutical Compounding–Sterile Preparations, chapitre 797, United States Pharmacopeial
Convention, 2011, 39 p.
Ordre des pharmaciens du Québec. Conditions requises pour la préparation des produits stériles en
pharmacie, mise à jour, [s. l.], Direction des services professionnels, Ordre des pharmaciens du
Québec, 2010, 25 p.
Ordre des pharmaciens du Québec. Normes 2014.01 : Préparation de produits stériles non
dangereux en pharmacie, 2014, 104 p. Norme 2014.02 Préparation de produits stériles non
dangereux en pharmacie, 2014, 116 p.
Québec, Règlement sur les déchets biomédicaux, c. Q-2, r. 3.001, [Québec], Éditeur officiel du
Québec, c2006.
Québec, Règlement sur les déchets biomédicaux, c. Q-2, r. 12, à jour au 1er octobre 2012, [Québec],
Éditeur officiel du Québec, c2012.
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4.3 Projets
Mise en garde : Les plans reproduits dans les pages qui suivent ne sont pas nécessairement
représentatifs de toutes les recommandations fonctionnelles et techniques contenues dans le présent
guide. Cependant, ils illustrent des aspects positifs, et parfois négatifs, qui peuvent guider le
programmateur dans sa démarche.
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5. Glossaire
Le présent glossaire définit certains termes relatifs aux activités liées à la préparation des produits
stériles ou à l’environnement dans lequel ceux-ci sont préparés. Ces termes peuvent avoir des
significations différentes dans d’autres contextes.
Sas : Espace clos, muni d’un minimum de deux portes ne pouvant être ouvertes en même
temps, placé entre deux ou plusieurs pièces (de différentes classes d’environnement,
par exemple) afin de maîtriser le flux d’air entre ces pièces au moment des entrées et
des sorties. Selon le type de sas, celui-ci peut servir au passage du personnel ou au
transfert des produits.
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P. 31 Modification de la note relative aux grilles de reprise d’air au bas des murs.
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