0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues16 pages

Thermodynamique IV - Le Premier Principe Et L'énergie

Transféré par

Albert Isaac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues16 pages

Thermodynamique IV - Le Premier Principe Et L'énergie

Transféré par

Albert Isaac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

THERMODYNAMIQUE

IV -Le premier principe et l’énergie


L. Carpentier
Expérience de Joule Manivelle

Thermomètre
Liquide

W = Mgh
Mg
Q = mcDT Mg
h
Palet fixe
Enceinte
W = (J)Q Palet mobile adiabatique

-Le travail est produit par la chute de masses sur une hauteur.
-L’énergie mécanique produite permettait de faire tourner des palets dans un liquide visqueux
(eau, mercure ou huile de baleine dont les capacités thermiques c étaient connues).
- La viscosité stabilise rapidement la vitesse de chute et échauffe le liquide.
- L’énergie potentielle initiale W = Mgh se convertit en énergie cinétique (négligeable) et en
énergie thermique Q.
Définition de l’énergie interne U

L’énergie interne d’un système thermodynamique est la somme des énergies cinétiques
microscopiques des i constituants du systèmes et des énergies potentielles associées à toutes les
forces intérieures, d’origine microscopique ou macroscopique:

N N
U =  E +  E int
int
c ,i
p ,i E int
c , E int
p
i =1 i =1

Système thermodynamique au repos


dans le référentiel R du laboratoire.

Si le système est en mouvement, son énergie totale est:


z
ET = U + E ext
C +E ext
p

U = E T − E ext
C − E ext
p E int , E int
c p
L’énergie interne est l’énergie totale à laquelle on a enlevé
l’énergie cinétique macroscopique et l’énergie potentielle
associée aux forces extérieures.
Premier principe de la thermodynamique
ou principe d’équivalence
(un principe ne se démontre pas, il est vérifie par l’expérience)
« Ex nihilo nihil fit» : rien ne vient de rien

« L’énergie de l’univers est constante »


J. R. von Mayer Rudolf Clausius
(1814 – 1878) (1822 – 1888)

Enoncé
Pour tout système physique S, il est possible de définir une fonction d’état U des variables d’état,
extensive, appelée énergie interne, qui vérifie les propriétés suivantes:

-Si le système S est isolé du monde extérieur, son énergie interne U se


conserve et ne souffre d’aucune variation: aucun transfert d’énergie système S
mécanique (travail) ou thermique ne se produit entre le système et le
monde extérieur.
Système isolé: n’échange
U isolé
S = constante  DU isolé
S =0 avec l’extérieur ni matière,
ni énergie (pas de
transformation possible)

 « L’énergie de l’univers est constante »


-Si le système S est non isolé (fermé) du milieu extérieur, un transfert d’énergie mécanique (W)
ou thermique (Q) (ou les deux) peut se produire entre S et le milieu extérieur. Dans ce cas, toute
énergie perdue par un des systèmes est récupérée par son complémentaire dans l’univers

DU S = W + Q
énergie

U S + U ext = constante  DU S = −DU ext système S

Forme différentielle: Système fermé: Echange


dU = Q + W avec l’extérieur de l’énergie
mais pas de matière

Avec, par convention, Q>0 (respectivement W>0) lorsque le transfert thermique (respectivement
mécanique) se fait vers le système S.

Qqs = CVdT + ldV


Q: Qqs = CPdT + hdp W: W = −PdV
Qqs = ldp + mdV
Conséquences du premier principe

Expressions différentielles de l’énergie interne - coefficients thermiques

 U   U 
U(T,V) dU =   dT +   dV
 T  V  V  T
 U   U 
U(T,P) dU =   dT +   dp
 T  P  p  T
 U   U  
 U   U  Q =   dT +   + p  dV
dU =   dp +   dV
U(V,P)
 P V  V P  T  V  V  T 
Qqs = CVdT + ldV
Premier principe: dU = Q + W = Q − pdV
CV : capacité thermique isochore
Q = dU + pdV l : coefficient de dilatation isotherme

 U   U 
CV =   l = p+ 
 T  V  V  T
Energie interne d’un gaz parfait (E int
P =0 )
Théorème d’équipartition de l’énergie

n dl
 tot = kT E tot = N  tot = U
2

n dl n dl n dl L’énergie interne d’un gaz parfait ne


 tot = kT U= NkT = nRT dépend que de la température (1èr loi
2 2 2
de Joule)

∂U 3
CV = = nR (G.P. monoatomique)
∂T V
2

∂U 5
CV = = nR (G.P. diatomique)
∂T V
2

 U 
Qqs = CVdT + ldV avec l = p+  =p
 V  T
Energie interne d’un gaz de Van der Waals

 an 2
 nRT an 2
 p + 2 (V − nb ) = nRT Equation d’état de Van der Waals p= − 2
 V  V − nb V

Première relation de Clapeyron: l, le coefficient de dilatation isotherme vaut

 P  an2
l = T  (voir entropie) l=p+ 2
 T  V V
 U   U 
dU =   dT +   dV
dU = CV dT + (l − p)dV
 T  V  V  T
 U   U 
CV =   l = p+ 
  T V  V  T
2 2
an 2 an an
dU = C V dT + 2 dV U VdW = CV T − = U GP −
V V V
Equation d’une adiabatique (Q = 0):
dV
Q = C V dT + pdV = C V dT + nRT =0
V
dT nR dV
+ =0 CP − C V = nR (relation de Mayer)
T CV V
dT C p − C V dV dT  Cp 
+ ( − 1)
dV 
+ = =0 =  
T CV V T V  CV 
P
isotherme

TV (  −1) = Cste adiabatique

PV  = Cste T1

 (1−  )
= Cste
T2
TP
V
Formule de Reech:
Equation de l’isotherme: PV = Cste
 P  P
Pente de l’isotherme au point (P,V): PdV + VdP = 0    = −
 V  T V
Equation de l’adiabatique: PV = Cste
 P  P
Pente de l’adiabatique au point (P,V): P. V−1dV + VdP = 0    = − 
 V  Q V
P
P

isotherme
T1
adiabatique
>1
V
T2

Détente adiabatique V
 P 
 
 V Q
Le rapport des pentes au point de coordonnées (P,V) vaut: =
 P 
 
  V T Clément-Desormes
Mesure des capacités thermiques (calorimétrie): capacité thermique à volume constant

système (état initial) système (état final)


pi, V0, Ti pf, V0, Tf
DU, W, Q

Cas d’une transformation monochore

A volume constant (DV = 0), le travail mécanique reçu est nul, la variation d’énergie interne est
Égale à l’énergie thermique reçue par le système:

W = 0 et DU = (Q)V

Dans ce cas particulier, comme DU est une différentielle totale exacte, il en est de même pour
Q:

QV = Uf - Ui
Cas d’une transformation monobare
Une transformation est monobare si le système n’échange du volume qu’avec un réservoir dont la
pression pext reste constante.

DU, W, Q
système (état initial) système (état final)
pext, Vi, Ti pext, Vf, Tf

La travail de pression reçu par le système lorsqu’il passe d’un état (i) à un état (f) est alors:
W = -pextDV
D’après le premier principe: DU = W + Q = -pextDV + Q
Thermomètre Agitateur
Q = DU+pextdV = D(U + pextV) = DH

Le transfert thermique Q apparaît dans ce cas comme


la variation au cours d’une transformation monobare
d’une nouvelle fonction H, appelée enthalpie, et
définie par:

H = U + PV B A air
(isolant)
Dans la pratique, de nombreuses expériences
Principe du calorimètre quasi-adiabatique
ont lieu à pression extérieure constante.
de Berthelot
L’enthalpie H
Le produit pV a les dimensions d’une énergie. Toute fonction analytique de variables d’état est
une fonction d’état.
-La somme de fonctions d’état de mêmes dimension étant également une fonction d’état, la
fonction U + pV est une fonction d’état appelée enthalpie H = U + pV.
-Comme l’énergie interne, l’enthalpie caractérise l’énergie du système, l’intérêt d’introduire
cette nouvelle grandeur apparaît dés que l’on écrit sa forme différentielle:

dH = dU + d(pV) avec dU = Q − pdV

dH = Q + Vdp avec Q = CPdT + hdp CP: capacité thermique isobare


h : coefficient de compression isotherme

dH = CpdT + (V+h)dp
 H   H 
 H   H  Cp =   h = −V +  
dH =   +   dp
 T  P
dT
 p  T
 T  p  p  T
H est la grandeur d’état ayant la dimension d’une énergie
permettant d’étudier les transformations d’un système
lorsque p et T varient
Relation de Mayer

Q = CPdT + hdp CP: capacité thermique isobare


h : coefficient de compression isotherme
Q = CVdT + ldV CV : capacité thermique isochore
l : coefficient de dilatation isotherme

 V   V    V    V 
dV =   dT +   dp Q = C V + l   dT + l  dp
 T  P  p  T   T  P   p  T
Q = CPdT + hdp
 V 
C P = C V + l 
 T  P   U   V 
C P − C V = p +    
 U    V  T  T  P
l = p+ 
 V  T
 V  nR
Application au gaz parfait: pV = nRT   =
1ér loi de Joule: U(T)
 U 
  =0
 T  P P CP − C V = nR
 V T
Application au gaz parfait H(T) = U(T) + PV
3 5
G.P. monoatomique H(T) = nRT + nRT = nRT
2 2
5 7
G.P. diatomique (rigide) H(T) = nRT + nRT = nRT
2 2
L’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la température: deuxième loi de Joule
La variation de l’enthalpie d’un gaz parfait lors d’une transformation monotherme est nulle

 U  3  H  5
CV =   = nR Cp =   = nR (G.P. monoatomique)
 T  V 2  T  V 2
Cp – CV = nR  H 
 U  5 CP =   = nR
7 (G.P. diatomique)
CV =   = nR
 T  V 2  T  V 2

coefficient adiabatique :
CP Gaz parfait monoatomique:  = 5/3
= diatomique rigide:  = 7/5
CV diatomique non rigides:  = 9/7

L’expérience de Joule – Thomson permet de montrer que l’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend
que de la température
Détente de Joule - Thomson
Milieu poreux Milieu poreux

G.P.
P1 P2<P1 P1 V2 P2<P1
V1

Parois adiabatiques  Q = 0

système (état initial) système (état final)


p1, V1, T p2, V2, T
DU, W, Q
Travail: W1 = -P1(0-V1) W2 = -P2(V2-0)
Premier principe: DU = U2 – U1 = W + Q = W1 + W2 = P1V1 – P2V2
Soit: U1 + P1V1 = U2 + P2V2
DH = 0 : la transformation est isenthalpique
Lorsqu'un gaz subit une détente de Joule-Thomson sans variation de température on dit qu'il suit
la deuxième loi de Joule. C'est le cas notamment des gaz parfaits pour lesquels H ne dépend que
de la température. Pour les gaz réels en revanche, la détente de Joule-Thomson est généralement
accompagnée d'une variation de température : c'est l'effet Joule-Thomson (ou effet Joule Kelvin)
la température d’un gaz diminue lorsque celui-ci subit une détente adiabatique  principe de le
liquéfaction des gaz.

Vous aimerez peut-être aussi