Guide Alimentaire
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EN FONCTION DE L’ÂGE
C'est dans une alimentation saine et équilibrée que les En fait, plus de la moitié des jeunes ne consomment pas
enfants, les adolescents et les jeunes adultes puisent ce le nombre minimal recommandé de portions de fruits et
dont ils ont besoin pour grandir, se développer, appren- légumes. Cela représente :
dre et être actifs. L’alimentation doit fournir l’énergie et
> 58 % des enfants de 4 à 8 ans;
tous les éléments nutritifs nécessaires pour assurer une
croissance normale et un développement optimal. > 53 % des garçons et 67 % des filles de 9 à 13 ans;
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 27
LE S S O U R C E S D’ÉN E R G I E Pour l’ensemble des jeunes de 4 à 18 ans, les apports en
Les « autres aliments », qui n’appartiennent à aucun groupe sodium sont très élevés, même excessifs : selon les esti-
du Guide alimentaire canadien, comblent une part impor- mations, en effet, la consommation de la majorité d’entre
tante des apports énergétiques, surtout pour les 9 ans ou eux dépasse l’apport maximal tolérable établi en fonc-
plus, tant chez les garçons que chez les filles. La contribu- tion de l’âge et du sexe.
tion aux apports en énergie de ces aliments souvent riches Les apports habituels médians en sodium sont estimés à
en sucres, en gras et en sel varie de 22 % à 29 % chez les 2 829 mg par jour pour les 4 à 8 ans, et jusqu’à 4 237 mg
9 ans ou plus. Chez les garçons de 14 à 18 ans, la contribu- par jour pour les garçons de 14 à 18 ans. La proportion de
tion des « autres aliments » aux apports énergétiques est jeunes dont les apports excèdent l’apport maximal tolé-
équivalente à celle des produits céréaliers. rable varie entre 87 % et 99 % selon le groupe âge/sexe.
Ces apports ne tiennent pas compte de l’ajout de sel
à la table.
L E S F I B R E S A L I M E N TA I R E S
À l’inverse, les apports habituels médians en potassium sont
Les apports médians en fibres alimentaires pour les
nettement en deçà de la valeur de référence (apport suffi-
jeunes de 4 à 18 ans varient entre 14 et 18 g. Ces apports
sant), pour tous les groupes d’âge. Ils sont de 2 697 mg chez
apparaissent nettement sous la valeur de référence
les enfants de 4 à 8 ans, et jusqu’à 3 669 mg chez les garçons
(apport suffisant) établie, selon l’âge et le sexe, entre
de 14 à 18 ans. L’apport suffisant est de 3 800 mg pour les
25 et 38 g par jour.
premiers, et de 4 700 mg pour les seconds.
L E S V I TA M I N E S E T M I N É R A U X
Pour 9 % des jeunes filles de 14 à 18 ans, les apports
ÉVALUATION DES BESOINS
en folate seraient en deçà du besoin moyen estimatif de NUTRITIONNELS
330 µg par jour. Les besoins nutritionnels varient selon le sexe et l’âge.
Ils comprennent :
Chez les jeunes filles de 9 à 13 ans et de 14 à 18 ans, les
apports habituels médians en calcium apparaissent net- > des besoins quantitatifs, traduits par l’énergie
tement en deçà de la valeur de référence. À peine 10 % requise pour le bon fonctionnement de l’organisme;
des adolescentes auraient un apport en calcium excédant > des besoins qualitatifs, qui réfèrent aux éléments
l’apport considéré comme suffisant. nutritifs nécessaires au bon fonctionnement
> Filles de 9 à 13 ans : apports habituels médians de de l’organisme.
1 004 mg. Apport suffisant : 1 300 mg.
4-5 ans 4-5 ans 10-11 ans 10-11 ans 14-16 ans 14-16 ans 19-30 ans 19-30 ans
1 500 1 650 2 050 2 300 2 350 3 100 2 350 3 000
Besoins
énergétiques 6-7 ans 6-7 ans
estimatifs 1 700 1 800
(Kcal)
8-9 ans 8-9 ans 12-13 ans 12-13 ans 17-18 ans 17-18 ans 31-50 ans 31-50 ans
1 850 2 000 2 250 2 600 2 400 3 300 2 250 2 900
Niveau d’activité « actif » : 60 minutes d’activités physiques modérées par jour pour les jeunes âgés de 18 ans ou moins et 30 minutes d’activités physiques modérées
par jour pour les adultes en plus des activités quotidiennes typiques.
4-5 ans 4-5 ans 10-11 ans 10-11 ans 14-16 ans 19-30 ans 19-30 ans
1 200 1 250 1 500 1 700 2 300 1 900 2 500
Besoins
énergétiques 6-7 ans 6-7 ans 14-18 ans
estimatifs 1 300 1 400 1 750
(Kcal)
8-9 ans 8-9 ans 12-13 ans 12-13 ans 17-18 ans 31-50 ans 31-50 ans
1 400 1 500 1 700 1 900 2 450 1 800 2 350
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 29
Tableau 3 : Recommandations d’apports approximatifs en énergie
pour un repas (dîner), pour un niveau d’activité physique « actif »*
* Les besoins énergétiques estimatifs quotidiens ont été divisés en trois pour établir ces données (tableau 1).
* Les besoins énergétiques estimatifs quotidiens ont été divisés en trois pour établir ces données (tableau 2).
Protéines 6g 11 g 15 g 17 g 15 g 18 g
* Les valeurs du tableau 12 présenté plus bas ont été divisées en trois pour établir ces données.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 31
RECOMMANDATIONS SUR LA TAILLE B E S O I N S P O U R U N R E PA S ( D Î N E R )
DES PORTIONS À SERVIR Afin d’offrir des repas qui répondent aux besoins des
jeunes, le tableau suivant présente le nombre de portions
À Q U O I C O R R E S PO N D U N E PO RTI O N D U G U I D E recommandé pour chacun des groupes du GAC pour un
A L I M E N TA I R E C A N A D I E N ? repas (dîner). Ces données sont présentées à titre indica-
tif et peuvent être appelées à varier.
Une portion du GAC est tout simplement une quantité
d’aliments utilisée à titre de référence dans le but d’aider
à mieux cerner les quantités d'aliments recommandées Tableau 9 : Nombre de portions recommandé
chaque jour dans chacun des groupes. Dans certains cas, pour chacun des groupes du Guide alimentaire
la portion proposée dans le GAC correspond à la quantité canadien pour un repas (dîner),
consommée en une seule occasion (ex. : 1 pomme), mais pour un niveau d’activité « sédentaire »*
ce n’est pas toujours ainsi. Par exemple dans le cas du riz
Enfants Enfants Adolescents Adultes
ou des pâtes alimentaires, plus d'une portion du GAC Âge
4-8 9-13 14-18 19-50
peut être consommée à la fois.
Légumes
Voici quelques exemples. 1-2 2 2-3 2-3
et fruits
LAIT ET SUBSTITUTS
> 2 œufs
Poulet ½ portion
(30 à 45 g ou 1 à 1½ oz) de viande et substituts
ENFANTS DE 9 À 13 ANS
Poulet ½ à 1 portion
45 à 75 g (1½ à 2½ oz) de viande et substituts
Les quantités pour ce groupe d’âge constituent un intermédiaire entre celles proposées pour les 4-8 ans et celles
pour les adolescents.
ADOLESCENTS DE 14 À 18 ANS
Poulet 1 portion
75 g (2½ oz) de viande et substituts
Il faut prendre en considération que les milieux scolaires regroupent souvent plusieurs catégories d’âge et que ces exemples
de composition d’assiettes visent à proposer une étendue des grosseurs de portions à présenter selon l’âge de la clientèle.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 33
CALCUL DES VALEURS NUTRITIVES DES ASSIETTES PROPOSÉES
Tableau 10 : Ingrédients utilisés pour la réalisation des assiettes modèles de sauté de poulet
Poitrine de poulet
38 g 60 g 75 g
coupée en lanières
Huile de tournesol 10 ml 10 ml 10 ml
Carottes en lanières 60 ml 70 ml 70 ml
Champignons tranchés 50 g 60 g 60 g
Miel 10 ml 10 ml 10 ml
Vinaigre de riz 5 ml 5 ml 5 ml
Lipides 11 g 11 g 12 g
Glucides 56 g 66 g 66 g
Protéines 22 g 31 g 36 g
Fibres 7g 8g 8g
Fer 7 mg 8 mg 8 mg
Calcium 44 mg 53 mg 54 mg
Acide folique 38 µg 46 µg 46 µg
Tableau 12 : Apports quotidiens recommandés pour quelques nutriments, selon le sexe et le groupe d’âge9,10
19 g 34 g 46 g 52 g 46 g 56 g
Protéines* (ANR)
0,95 g/kg 0,95 g/kg 0,85 g/kg 0,85 g/kg 0,8 g/kg 0,8 g/kg
Fer (ANR) 10 mg 8 mg 15 mg 11 mg 18 mg 8 mg
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APPRENTISSAGE ET RESPECT Comme 6 à 8 % des enfants sont touchés par les allergies
alimentaires12, les exploitants de services alimentaires
DES SIGNAUX DE FAIM ET DE SATIÉTÉ scolaires devraient prendre des mesures afin de prévenir
Les quantités d’aliments consommées par les enfants tout risque potentiel.
peuvent varier d’un jour à l’autre en fonction de leur
À la discrétion des différents établissements scolaires,
appétit, de leur niveau d’activité et de la présence ou non
des politiques d’exclusion de certains allergènes
d’une poussée de croissance. L’excitation et la fatigue
devraient être établies en fonction de leur clientèle.
peuvent également influer sur l’appétit de l’enfant.
L’arachide est parmi les aliments les plus à craindre, en
Lorsqu’ils ont vraiment faim, les enfants se concentrent
raison de son risque de contamination élevé et des vio-
sur ce qu’ils mangent. Aussitôt qu’ils sont rassasiés, ils
lentes réactions qu’elle provoque. Il est recommandé
s’intéressent à autre chose. Les variations de quantités
d’éviter sa présence, de même que celle des noix dans
ont tendance à s’équilibrer à la longue. L’enfant finit
les écoles primaires. De plus, tous les milieux devraient
par consommer les quantités de calories et d’éléments
avoir un programme de gestion des allergies alimentaires
nutritifs dont il a besoin, surtout lorsqu’on l’encourage à
afin de diminuer les risques d’accidents reliés aux aller-
manger des aliments sains quand il a faim et à arrêter de
gènes alimentaires.
manger aussitôt qu’il est rassasié. L’enfant doit demeurer
responsable de la quantité de nourriture qu’il ingère.
LE SUCRE
LES ALLERGÈNES ALIMENTAIRES Si une saine alimentation peut contribuer à conférer aux
dents une certaine résistance, le contact direct des dents
La plupart des réactions d’allergies alimentaires sont
avec des aliments riches en sucres demeure une menace
causées par les aliments suivants et leurs produits
11 tout au long de la vie. Il est connu que la consommation
dérivés :
d’aliments sucrés favorise la carie. En effet, les compo-
> arachides; santes du sucre nourrissent les bactéries constituant le
> noix (amandes, noix du Brésil, noix de cajou, film transparent qui se dépose sur la surface des dents, et
noisettes [avelines], noix macadamia, pacanes, que l’on appelle la plaque. Les bactéries forment alors un
pignons, pistaches, noix de Grenoble); acide qui attaque l’émail des dents, permettant à la carie
de s’installer.
> graines de sésame;
Les boissons aux fruits, les boissons gazeuses et les jus de
> lait;
fruits sont toutes des boissons acides qui provoquent
> œufs; l’érosion des dents – un phénomène apparenté à la carie.
> poissons, crustacés et mollusques; Par surcroît lorsqu’elles sont sirotées, elles ont pour effet
de maintenir la bouche dans un milieu acide pour de
> soja;
longues périodes et, à cause du sucre qu’elles contien-
> blé; nent, fournissent aux bactéries l’occasion d’acidifier
encore plus la bouche.
> sulfites.
Heureusement, des aliments viennent à la rescousse des Les enfants qui ne mangent pas le matin peuvent s’expo-
dents! ser à des problèmes de santé. Ces problèmes sont le
résultat d’un jeûne prolongé de 18 heures entre le repas
LE FROMAGE du soir et le dîner du lendemain. En raison de leur petite
C’est l’aliment de choix pour la santé des dents! Plusieurs taille et de leur métabolisme plus élevé (période de crois-
études démontrent en effet que le fromage aide à préve- sance), les enfants résistent beaucoup moins bien que les
nir la carie dentaire15. adultes à cette privation. L’organisme doit faire face en
tout temps à une demande de glucose, élément nutritif
LE LAIT essentiel au bon fonctionnement du cerveau. Or, après
un jeûne aussi prolongé, les réserves de glucose sont très
Bien qu’il contienne un sucre qui s’appelle lactose, le lait
basses et le foie doit le produire à partir des réserves
ne favorise pas la carie. Il fournit des éléments nutritifs
énergétiques (glycogène) des muscles. Ce stress
(calcium, phosphore, vitamine D) qui rendent les dents
additionnel provoque des malaises, telles la fatigue, la
plus dures et moins vulnérables à l’attaque des bactéries
déshydratation et une perte d’énergie. Les enfants qui
acidifiantes. Sa teneur en protéines et en lipides en fait
ne déjeunent pas sont souvent fatigués et inattentifs en
un produit non acide, donc moins « corrosif » pour les
classe, ce qui diminue leur concentration et leur capacité
dents. La caséine, une protéine du lait, a même des pro-
d’apprentissage. De plus, des études tendent à montrer
priétés anti-caries.
que ceux qui sautent le déjeuner présentent davantage
de surplus de poids16.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 37
RÔLES ET SOURCES DES MACRONUTRI- peut obtenir des protéines complètes en faisant les com-
binaisons suivantes :
MENTS ET MICRONUTRIMENTS –
> associer une protéine végétale
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
à une protéine animale;
LE S ÉLÉM E NTS N UTR ITI FS À PR IVI LÉG I E R > associer une légumineuse à des céréales
(riz, boulghour, pain, etc.);
LES PROTÉINES
> associer une légumineuse à des noix
Les protéines, chaînes d'acides aminés présentes dans ou des graines.
l’organisme, sont à la base de toute forme de vie. Toutes
les cellules de notre corps en contiennent. Les protéines Ces associations n’ont pas besoin d’être faites au cours
entrent dans la composition de la peau, des muscles, des du même repas. Si les aliments complémentaires sont
cheveux et du sang, et jouent le rôle d'enzymes, d'anti- consommés dans une période de 24 heures, on pourra
corps ou encore d'hormones. quand même profiter des bienfaits des protéines com-
plètes. Dans un environnement scolaire, il serait pertinent
Pourquoi les protéines sont-elles si importantes ? de s’assurer que les repas fournissent aussi les quantités
de protéines complètes nécessaires aux jeunes.
L’organisme est incapable de faire des réserves de
protéines et a sans cesse besoin de s’en procurer dans
LE CALCIUM
l'alimentation.
Le calcium est un minéral essentiel à la formation et au
Le rôle des protéines :
développement des os et des dents. Le squelette
> constituer les muscles; contient jusqu'à 99 % de tout le calcium disponible du
corps, mais bien d'autres cellules ont également besoin
> fournir les matériaux nécessaires à la croissance
de calcium pour fonctionner.
des enfants et des adolescents ainsi qu’au dévelop-
pement du fœtus; Les os se développent jusqu’à l’âge d’environ 30 ans. Par
> défendre l’organisme contre les maladies; la suite, la masse osseuse commence à diminuer. C’est
pourquoi un apport constant et suffisant en calcium est
> procurer un effet rassasiant. capital à tout âge, et ce, particulièrement pour les
femmes, en raison de leur risque d’ostéoporose.
Les meilleures sources de protéines :
Le rôle du calcium17 :
> viande, volaille, poisson et fruits de mer;
> bâtir et maintenir des os et des dents solides;
> œufs;
> normaliser les battements du cœur;
> lait et substituts;
> régulariser la pression sanguine;
> légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots
rouges…); > assurer un bon fonctionnement du système nerveux;
Les protéines animales (viande, volaille, poisson, produits > lait et substituts (yogourt, fromage, kéfir);
laitiers) sont des protéines complètes, c’est-à-dire > boissons de soya enrichies;
qu’elles contiennent tous les acides aminés essentiels à la
> saumon en conserve (avec arêtes);
croissance et au maintien de l’intégrité de l’organisme.
Les protéines végétales, à l’exception de la protéine de > légumes verts feuillus.
soya, ne contiennent pas tous les acides aminés en quan-
tité suffisante pour être des protéines complètes. On
Le GAC recommande à tous les individus âgés de 2 ans > des difficultés dans le contrôle de la température
ou plus de boire 500 ml (2 tasses) de lait chaque jour corporelle;
puisqu’il s’agit de la principale source alimentaire de > l’affaiblissement du système immunitaire.
vitamine D. Les boissons de soya enrichies peuvent
remplacer le lait.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 39
Les meilleures sources de fer : Il importe toutefois de se soucier de la qualité des
matières grasses que l’on consomme. Les gras saturés et
Le fer existe sous deux formes : hémique et non
trans doivent être limités alors que les gras insaturés (gras
hémique. La viande rouge, la volaille, le poisson et les
monoinsaturés et polyinsaturés) doivent être privilégiés.
fruits de mer renferment à la fois du fer hémique et non
hémique, tandis que les végétaux renferment unique-
LES GRAS INSATURÉS
ment du fer non hémique. Le fer hémique est plus facile-
ment absorbé par l’organisme que le fer non hémique. Cette catégorie de gras comprend les gras monoinsatu-
rés et les gras polyinsaturés, des matières grasses qui
Fer hémique :
devraient être privilégiées. Il faut d’ailleurs consommer
> abats; chaque jour une petite quantité de lipides insaturés. La
> viande et volaille; quantité recommandée par le Guide alimentaire cana-
dien est de 30 à 45 ml, ou environ 2 à 3 c. à table. Cela
> poisson et fruits de mer.
comprend les huiles utilisées pour la cuisson, les vinai-
grettes, la margarine et la mayonnaise. La quantité
Fer non hémique :
recommandée correspond à un apport suffisant en
> légumes verts; acides gras essentiels.
20,21
Tableau 13 : Distinction entre les fibres solubles et insolubles et leurs sources
> Elles sont solubles dans l'eau et ont la > Elles ne sont pas solubles dans l'eau
capacité de l'absorber comme une et augmentent la quantité de matières
éponge. Elles facilitent le parcours des qui se trouvent dans l'intestin.
déchets dans le côlon et ralentissent le
transit intestinal. > Elles accélèrent le péristaltisme
intestinal. Par conséquent, une aug-
Effets dans l’organisme > Les études ont montré que les fibres mentation de l'apport en fibres
solubles jouent un rôle important dans insolubles est recommandée pour
la réduction du taux de cholestérol soulager la constipation.
et, par conséquent, elles contribuent
à diminuer les risques de maladies
coronariennes.
Tous les aliments contenant des fibres fournissent une certaine quantité des deux types de fibres. Les aliments les plus riches en fibres contiennent toutefois plus de fibres
insolubles que de fibres solubles.
LES FOLATES
Les folates, ou vitamine B9, font partie de la grande Une carence en folates augmenterait le risque de
famille des vitamines B et sont présents à l’état naturel maladie cardiovasculaire.
dans les aliments. Leur forme synthétique, l’acide folique,
Les meilleures sources de folates :
se retrouve dans les aliments enrichis et les suppléments.
> foie;
Le rôle des folates :
> produire des globules rouges et ainsi, prévenir > légumes vert foncé;
l’anémie; > légumineuses;
> prévenir certaines malformations à la naissance; > produits céréaliers enrichis;
> favoriser la croissance et le développement normal
> orange et jus d’orange;
de la colonne vertébrale, du cerveau et du crâne du
fœtus durant le premier trimestre de la grossesse. > banane.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 41
Les signes d’une carence en acide folique : LE S ÉLÉM E NTS À LI M ITE R
> anémie;
LES GRAS SATURÉS ET LES GRAS TRANS
> diarrhée;
Les gras saturés et les gras trans sont dommageables pour
> faiblesse; la santé puisqu’ils augmentent les risques de maladie
> perte d’appétit et perte de poids; cardiovasculaire. Il faut donc limiter leur consommation.
> irritabilité et changements de comportement. Les sources de gras saturés et de gras trans :
Chaque jour, on doit remplacer l’eau perdue naturelle- Certaines huiles tropicales, comme les huiles de coco, de
ment dans les urines, la sueur, les selles et la respiration. palmiste et de palme, ont une forte teneur en lipides
L’organisme en rejette encore plus lorsqu’il fait très chaud saturés. Elles devraient aussi être limitées22. Les viandes
ou lorsque l’on pratique une activité physique intense. Il et la volaille renferment également des gras saturés, c’est
est conseillé de boire un peu tout au long de la journée. Il pourquoi on recommande de privilégier les coupes de
ne faut pas attendre d’avoir soif, car la soif signifie que viande maigres et la volaille sans peau (voir le chapitre 4).
l’organisme est déjà en état de déshydratation.
LA CAFÉINE
La Guide alimentaire canadien recommande de boire de
l’eau pour étancher la soif et favoriser une bonne hydra- Agissant sur les neurotransmetteurs du système nerveux
tation sans ajouter de calories à l’alimentation. Les bois- central, la caféine a une action stimulante. Rapidement
sons gazeuses, les boissons sportives et énergisantes métabolisée par l’organisme, elle pénètre tous les tissus,
ajoutent un nombre important de calories à l’alimenta- y compris ceux du cerveau.
tion à cause de leur teneur élevée en sucre. Ces boissons
La caféine se retrouve dans le café, le thé, les colas et le
peuvent aussi contenir du guarana, source de caféine, ou
chocolat. La guarana, une substance dite naturelle que
du sodium, des éléments qui devraient être limités.
contiennent plusieurs boissons énergétiques et énergi-
santes, est également une source de caféine.
Tableau 14 : Teneur en caféine La plus grande partie du sel que nous consommons se
de quelques boissons et aliments23 trouve dans les aliments du commerce préparés et préem-
ballés, comme les soupes en conserve ou en sachets, les
Aliments Teneur en caféine sauces, les mets transformés et les charcuteries.
Guide d’application du volet alimentation de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif 43
LES SUCRES CONCENTRÉS
Les friandises, les pâtisseries, les biscuits sucrés et les formes : ainsi, les termes glucose, sucrose, fructose,
boissons gazeuses ou boissons aromatisées aux fruits sirop de maïs, miel sont tous indicateurs de la présence
contiennent de grandes quantités de sucre. Ces aliments de sucre (voir le chapitre 4).
fournissent peu d’éléments nutritifs, contiennent généra-
Une alimentation saine basée sur les recommandations
lement beaucoup de calories et contribuent à favoriser
du Guide alimentaire canadien pourrait comporter occa-
l’obésité et l’embonpoint. Il est conseillé de lire les
sionnellement des aliments riches en sucres concentrés,
étiquettes pour vérifier la présence de sucre ajouté et
s’ils sont consommés avec modération. Ils ne doivent
comparer les produits. Si le sucre apparaît en tête de la
cependant pas prendre la place d’aliments nutritifs, tels
liste des ingrédients, cela indique que le produit a une
que les fruits et le lait.
teneur élevée en sucre; sa consommation devrait être
limitée, voire éliminée. Le sucre peut prendre différentes
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Québec, sous presse.
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20. [http://www.kelloggs.ca/french/nutrition/ci_he_fibre.htm] (consulté le 12 février 2008).
21. EXTENSO, CENTRE DE RÉFÉRENCE SUR LA NUTRITION HUMAINE. [www.extenso.org] (consulté le 1er mai 2008).
22. SANTÉ CANADA. Bien manger avec le Guide alimentaire canadien. Ressource à l’intention des éducateurs et formateurs, op. cit.
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25. SANTÉ CANADA. Valeur nutritive de quelques aliments usuels, 1999.