Le Patient Diabétique Musulman: Quelle Approche Culturelle Dans Les Interventions Infirmières en Valais ?
Le Patient Diabétique Musulman: Quelle Approche Culturelle Dans Les Interventions Infirmières en Valais ?
« LE PATIENT DIABÉTIQUE
MUSULMAN : QUELLE APPROCHE
CULTURELLE DANS LES
INTERVENTIONS INFIRMIÈRES EN
VALAIS ? »
Sion, juillet 09
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Remerciements
Au terme de la rédaction de ce mémoire, je remercie Dieu qui m’a toujours donné la force de
passer à travers toutes les épreuves et les découragements, qui m’a aidée à mener à terme cette
recherche.
Je dédie ce travail à ma famille, berceau de ma culture. Sans elle je ne serai pas ce que je suis
aujourd’hui. Je remercie mes parents pour leur soutien tout au long de mon cheminement
scolaire. Merci aux membres de ma famille élargie qui m’ont appuyé chacun de leur manière.
Ce travail n’aurait pas pu être finalisé sans la présence de ces personnes dans ma vie.
Je tiens à remercier ces personnes chères que j’ai rencontrées en Valais : Audrey, Claude,
Laure, les familles Halter et Makuna pour leur amitié et leur soutien.
Enfin, je remercie l’Association Valaisanne du diabète, la HES SO Valais Wallis et tous ses
enseignants pour leur soutien au cours de ces années, ainsi que le RESEAU SANTE
VALAIS.
Que tous ceux qui m’ont aidée dans la réalisation de ce travail trouvent ici l’expression de ma
gratitude.
1
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Résumé
Cette étude à été menée en Valais (Suisse).La population concernée est constituée
d’infirmières cliniciennes en diabétologie du Valais romand ; la collecte des données a été
faite à l’aide d’entretiens semi-dirigés auprès de ces infirmières
Elle tente d’appréhender, les enjeux de l’approche culturelle, liée à la pratique infirmière,
chez le patient diabétique musulman pratiquant en Valais.
Il s’agit ici définir le rôle de l’infirmière clinicienne en diabétologie. Il s’agit également, de
montrer toute la complexité de la prise en charge du patient diabétique musulman pratiquant
par cette infirmière, ainsi que les compétences à mobiliser. Il s’agit enfin d’identifier les
facteurs culturels qui font obstacles à la prise en charge d’un tel patient, tant du côté du
soignant que du soigné.
Il en ressort que la prise en charge d’un patient diabétique musulman, en prenant en compte
une approche culturelle et spirituelle améliore l’observance au traitement et augmente la
qualité des soins. Cela permet au patient d’avoir un choix éclairé sur les soins qui lui sont
proposés.
Il apparaît aussi que l’infirmière clinicienne en diabétologie est celle qui accompagne le
patient et son entourage dans les autosoins thérapeutiques. Elle est celle qui aide le patient
diabétique à atteindre son plus haut niveau d’autonomie .Elle aide également celui-ci, dans la
recherche du sens à son vécu, en cocréant avec lui une relation selon ses propres perspectives.
Il apparaît également que l’infirmière clinicienne en diabétologie, doit mobiliser des
compétences spécifiques, selon un processus mutuel où le patient et le soignant sont
partenaires.
Il apparaît enfin que : Pour une meilleure réflexion sur sa pratique, une bonne argumentation
de ses actes, l’infirmière clinicienne en diabétologie doit se référer aux théories de soins
infirmiers et au code déontologique de la profession infirmière.
2
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Mémoire de fin d’étude
Sommaire
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
1 ERE PARTIE :
INTRODUCTION ET
PROBLEMATIQUE
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Mémoire de fin d’étude
1.1. INTRODUCTION
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Mémoire de fin d’étude
Que ce soit en milieu hospitalier ou extra hospitalier, l’infirmière dans sa pratique doit
respecter la personnalité et les valeurs du patient et de ses proches quelles que soient leur
culture, leur statut économique et leurs convictions religieuses1.
Le code déontologique du CII2 pour la profession infirmière rajoute en allant encore plus loin
que l’infirmière doit non seulement respecter la culture du patient mais la considérer, fournir
des soins en respectant les droits de l’homme, en faisant preuve d’équité, de justice et de
solidarité et en étant sensible aux valeurs, coutumes et croyances des gens3.
Le thème que j’aborde dans mon mémoire de fin d’étude est le suivant:
Au travers de mes expériences pratiques, lors de mes discussions avec des infirmières
d’horizons et de services divers ainsi qu’avec des étudiants en soins infirmiers, j’ai été
étonnée de constater que :
« La sensibilité aux aspects culturels se manifeste plus dans le discours des soignants que
dans leurs pratiques professionnelles. »
La prise en compte de la singularité du patient est essentielle face à une pathologie aussi
complexe que le diabète.
1
ROTH.H et ZIERATH.M. « L’éthique dans les soins infirmiers ». Association suisse des infirmières et
infirmiers, février 1999
2
CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIERES (CII).Code déontologique pour la profession infirmière.
Genève, 2000
3
Ibidem
9
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Mémoire de fin d’étude
La formation des soignants sur le sujet est-elle adéquate ? Existe-t-il en Valais assez de
ressources pour des soins culturellement adaptés au patient diabétique musulman ? Y a-t-il
une nécessité d’inviter à l’amélioration de la formation des soignants dans ce domaine ?
L’objectif principal de mon mémoire est de mettre en relief les compétences nécessaires à la
prise en charge du patient diabétique musulman par une infirmière clinicienne valaisanne
spécialisée en diabétologie.
J’expliciterai dans la suite de ce travail les motivations qui m’ont conduite à porter ma
réflexion sur les soins infirmiers aux patients diabétiques musulmans.
Ma démarche est de type qualitative et explicative. Quant à la méthode utilisée pour mener
cette recherche, j’ai effectué des entretiens semi-directifs auprès des infirmières cliniciennes
en diabétologie du Valais romand.
Après avoir énoncé la problématique, posé des hypothèses et déterminé les objectifs à
mesurer, la discussion s’ouvre sur des propositions d’élaboration d’un projet. Le but de celui-
ci est de répondre aux besoins de l’infirmière clinicienne valaisanne en diabétologie
spécifique à la prise en charge du patient diabétique musulman pratiquant. Celle-ci pourra
ainsi créer un réel partenariat de soin avec son patient qui se sentira impliqué, quelque soit
son état, sa culture, ses croyances, son savoir et son mode de vie.
1.1.3. MOTIVATIONS
Dans un premier temps, je vais expliquer les raisons personnelles qui m’ont motivée à choisir
cette thématique de recherche.
Je suis originaire du Cameroun, pays situé en Afrique centrale ou domine comme religion le
christianisme à 53 %, l’islam à 22% et l’animisme à 25%4.
4
[Link]-ACTUALITES « Tracts anti-chrétiens dans le nord du Cameroun » [En ligne].
Adresse URL : [Link] (page ou site consulté le 12 du 03
2008)
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Mémoire de fin d’étude
Lorsque j'ai pris la décision de commencer la formation d'infirmière HES, j’ai dû effectuer un
pré-stage dans un milieu hospitalier ou un établissement médicosocial avant d’intégrer la
formation.
J’ai donc fait ce stage dans un établissement médicosocial de la ville de Sion.
C’est à cette occasion que j’ai découvert la différence entre ma culture et celle de la Suisse.
J’ai été très marquée par ce premier stage car je ne comprenais pas comment les personnes
âgées pouvaient être placées dans des milieux où des personnes extérieures à leur famille
devaient s’en occuper, car dans mon pays cela ne se fait pas : cette tâche revient à la famille.
Tout au long de mes différents stages, je me suis retrouvée plusieurs fois face à certaines
situations qui questionnaient mes valeurs mais paraissaient normales pour le reste de l’équipe
soignante.
Essayant souvent de me positionner du point du vue du patient lorsque j’élabore mes prises en
charges, je me suis rendue compte que ce n’est pas toujours facile pour l’infirmière
d’identifier les besoins réels d’un patient et d’y répondre. Je suis donc partie d’un constat
personnel :
Au 5ème semestre, nous avons vu lors du module «Santé et Migration» les difficultés et les
souffrances que peuvent rencontrer les personnes migrantes dans l’accessibilité aux soins. Ces
difficultés peuvent être dues à plusieurs facteurs : aux représentations de la maladie, au
traumatisme migratoire, aux valeurs culturelles ainsi qu’au niveau socioprofessionnel. Ces
cours m’ont aidée à affiner mon thème de recherche.
J’ai choisi la religion musulmane car celle-ci est différente de la religion chrétienne qui est la
mienne. Les Chrétiens et les Musulmans diffèrent par leurs croyances et par leurs rites. En
vérifiant une partie de ces éléments, j’ai constaté que les infirmières en Valais, canton où le
catholicisme est dominant, avaient peu ou pas de connaissance sur la religion musulmane.
Ce qui a aussi le plus motivé mon choix pour ce thème, c’est la complexité6 de la situation.
En effet, cette formation d’infirmière HES m’a appris à être une praticienne réflexive. Au fur
5
Selon Leininger, la culture peut être définie comme : les valeurs, les croyances, les normes et les pratiques
apprises et partagées par un groupe particulier, et qui orientent leur pensée et modèlent leurs décisions et leurs
actions. Tiré de : LEININGER.M . les soins infirmiers [Link] infirmiers, 1995,n° 1,pp.60-61
11
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Mémoire de fin d’étude
et à mesure que j’avançais dans ma formation, j’ai développé de l’intérêt pour la pratique de
maîtrise avancée des soins infirmiers, bien qu’étant encore étudiante. J’ai la volonté de mettre
en application un savoir approfondi aux besoins du patient et de son entourage.
Pourquoi le diabète ?
Personnellement, je me sens directement concernée par le diabète car malheureusement, c’est
une pathologie qui sévit dans ma famille ; plusieurs membres en sont atteints. Je possède moi-
même des prédispositions génétiques au diabète.
6
Pour moi, une situation de soin complexe est une situation dont de nombreux aspects différents sont
susceptibles de modifier les soins. Cela demande des interventions adaptées et personnalisées. Une telle situation
peut faire intervenir des facteurs physiologiques, psychologiques, sociaux, familiaux, économiques, culturels,
spirituels, éthiques et légaux.
7
HES SO, HAUTE ECOLE SPECIALISEE DE SUISSE OCCIDENTALE. Référentiel de
compétences de la filière des infirmières et infirmiers. In : Dossier de l’étudiant(e). Sion : 2004
12
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Mémoire de fin d’étude
Voici de manière plus détaillée ce en quoi mon travail de recherche s’inscrit dans l’acquisition
de chacune de ces cinq compétences.
Mon sujet de mémoire touche surtout cette compétence car j’oriente mes interventions d’après
une démarche de soins qui considère le patient dans sa globalité.
En définissant, avec les acteurs impliqués, un projet de soins et les moyens pour
le mettre en œuvre.
Ce travail me permettra d’élaborer une démarche de soin avec le patient, tout en y intégrant
son entourage. Ce projet de soin tiendra compte de ses représentations, de ses croyances, de
ses rites et pratiques religieuses afin de favoriser son autonomie et l’observance au
traitement.
Je dois comprendre les comportements liés aux phases d’acceptation de la maladie et pouvoir
identifier le stade auquel le patient se trouve. Ainsi, je pourrai adopter l’attitude adéquate pour
l’aider à maintenir ou à développer des stratégies d’adaptation à cette maladie chronique qui
est le diabète.
L’approche culturelle lors des interventions infirmières me permet d’être sensible aux
problèmes de santé spécifiques au patient diabétique musulman et d’élaborer des diagnostics
infirmiers ainsi que des choix thérapeutiques adaptés.
13
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Mémoire de fin d’étude
Objectif d’apprentissage : Par ce MFE, j’aimerais mettre en relief les différents aspects de la
prise en charge globale d’un patient diabétique musulman pratiquant en Valais.
Cette compétence est très importante car elle permet de développer une alliance thérapeutique
avec le patient. Ce concept d’« alliance thérapeutique » présente un intérêt majeur dans une
pathologie chronique comme le diabète qui implique une relation soignant /soigné basée sur la
confiance, l’écoute, une succession de négociations et un accord sur les objectifs à atteindre et
les moyens d’y parvenir.
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Cette compétence met en évidence les habitudes de vie du patient. Des enseignements sont à
mettre en place par rapport à l’impact du mode de vie (l’alimentation, l’activité physique, la
médication) sur son état de santé, et notamment sur les complications possibles (ex : le « pied
diabétique). Je connaîtrai les ressources à disposition en matière de prévention pour informer
le patient.
8
FELLAY CHILINSKI, Catherine. Le jugement clinique. Cours D7M50 promotion HES04 à la HES-SO Valais-
Wallis, septembre 2006,p.1-7
15
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Mémoire de fin d’étude
En réalisant mon MFE, je conduis moi-même une recherche en soins infirmiers ; je m’initie à
des méthodes de recherche, répondant à une problématique, je suis une méthodologie précise
tout en respectant les principes éthiques.
16
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Mémoire de fin d’étude
En effet, améliorer l’intégration de la population migrante figure parmi les éléments phares de
la politique fédérale suisse.
Faire de l’égalité des chances une réalité pour tous, voilà ce dont dépend la réussite du
processus d’intégration. Du point de vue sanitaire, cela signifie que la population migrante12
doit pouvoir réaliser son potentiel de santé en Suisse au même titre que la population
indigène. L’Office fédéral de la santé publique poursuit cet objectif depuis 2002, dans le cadre
de la stratégie nationale « Migration et santé ».
Les objectifs de cette stratégie sont :
• Les personnes d’origine migrante disposent de compétences et d’informations
suffisantes dans le domaine de la santé pour pouvoir adopter un comportement
favorable à la santé.
• Le personnel de santé dispose de compétences spécifiques en matière de migration.
• Les interprètes communautaires professionnels sont davantage sollicités et
interviennent en fonction des besoins.
11
OFFICE FEDERALE DE LA SANTE PUBLIQUE « Recherche Migration et santé » ».[En ligne]. Adresse
URL : [Link] (page consultée le 20du 05.2008)
12
On entend par personnes d’origine migrante l’ensemble des personnes résidant en Suisse qui étaient de
nationalité étrangère à leur naissance, indépendamment du lieu de naissance, que ce soit en Suisse ou à
l’étranger. Ce terme englobe donc la première et la deuxième génération de la population étrangère résidant en
Suisse ainsi que les personnes naturalisées. Ibidem
17
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Mémoire de fin d’étude
• Les connaissances sur la situation sanitaire des personnes d’origine migrante sont
complétées et mises à la disposition des milieux intéressés.
13
Depuis 2002, le Valais pose les jalons d’une politique d’intégration des étrangers. Il a passé
à la vitesse supérieure en présentant aux milieux intéressés et concernés des propositions pour
une intégration la plus réussie possible. Ainsi, les nouveaux arrivants en Valais reçoivent un
fascicule de bienvenue et sont invités rapidement à une réunion d'information. Cette dernière
est tenue dans la langue du migrant.
En 2000, le recensement indiquait que la part de la population étrangère représentait
20,5 %14.
En classant la population étrangère résidant en Suisse par pays d’origine, on obtenait à la fin
de 2004 la répartition suivante: 85 % étaient d’origine européenne, dont la majeure partie
(57 %) de l’Union européenne (UE des 25) et des pays membres de l’AELE15.
Parmi les pays européens, l’Italie arrive en tête avec 19 %, suivie de la Serbie et du
Monténégro, Kosovo inclus (13 %), du Portugal (11 %) et de l’Allemagne (10 %). 5 % des
étrangers étaient originaires de l’Espagne, de la France et de la Turquie. Les 15 % restants
venaient principalement d’Asie (7 %), d’Afrique (4 %) et d’Amérique (4 %).
13
RHÔNE FM « Le Valais présente sa politique d'intégration des étrangers ». ».[En ligne]. Adresse URL :
[Link]
etrangers-313-20335(page consultée le 05 du 04 2009)
14
OFFICE FEDERALE DE LA STATISTIQUE « le paysage religieux en Suisse » recensement fédéral de la
population 2000».[En ligne]. Adresse URL :
[Link] (page consultée le 08 du
04 2008)
15
Association Européenne de Libre-échange
16
Ibidem
18
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Mémoire de fin d’étude
17
Ibidem
19
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Mémoire de fin d’étude
En Suisse, en deuxième position après le christianisme, l’Islam constitue une référence morale
et sociale aux populations balkaniques et, dans une moindre mesure africaines, pour lesquelles
il renforce le sentiment d’appartenance à une communauté.
En Valais, canton en majorité catholique, la population musulmane se classe en troisième
position après les catholiques romains et les évangélistes reformés19.
18
[Link] « statistiques religieuses ».[En ligne]. Adresse URL :
[Link] consultée le 08 du 04 2008)
19
Ibidem
20
SALVEO. « Le diabète en Suisse ».[En ligne]. Adresse URL :
[Link] (page consultée le 05 du 01 2008)
20
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Mémoire de fin d’étude
Si, en plus de la chronicité liée à la maladie, se rajoutent les facteurs qui relèvent de ses
croyances et de sa culture, la prise en charge d’un patient musulman diabétique est une
situation de soin complexe où plusieurs facteurs interviennent : physiologiques,
psychologiques, sociaux, culturels (habitude et hygiène de vie), religieux (valeurs, interdits),
éthiques et légaux.
Le patient diabétique musulman est d’abord une personne souffrant d’une maladie
chronique, elle est pour la plupart du temps migrante, de culture musulmane, donc elle
pratique éventuellement le jeûne en période du ramadan. Ce patient doit en principe recevoir
un traitement qui tient compte de ses besoins spécifiques.
Compte tenu de toutes ces données et de telles expériences de vie qui pourraient s’observer
chez un tel patient, la question que je me pose est la suivante :
« Est-il possible de procurer des soins de qualité à un patient quand il est difficile
d’évaluer ses besoins ? »
On ne peut soigner un homme contre son gré, dans l’indifférence de ce qui fait le sens de sa
vie.
Rosemarie Parse présente une théorie de l’humain en devenir21 où la personne est un tout
indivisible. Selon elle, l’infirmière est celle qui accompagne la personne dans la recherche du
sens de l’expérience vécue. Ainsi Parse suggère à l’infirmière d’harmoniser son rythme à
celui de la personne de façon à l’aider à identifier ou à percevoir de nouvelles possibilités à
travers cette expérience, qu’elle nomme co-transcendance, et dans ce but, de favoriser une
qualité de vie.
Dans le même sens, les théoriciennes de l’école du caring22 dans cet esprit d’humain unitaire
qu’elles nomment de « corps âme et esprit », pensent que le rôle de l’infirmière consiste à
accompagner la personne dans sa quête de sens afin de promouvoir une harmonie corps âme
et esprit. Le caring se veut tributaire de la qualité des soins et contribue à promouvoir la
dignité humaine.
21
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, 1994, Chp.2, P 40, 162p
22
Ibidem, p 41
21
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Mémoire de fin d’étude
Pour aller plus loin, Madeleine Leininger, dans la théorie de soins infirmiers transculturels23,
affirme que pour être efficaces, les soins infirmiers doivent être acceptables, congruents, et en
harmonie avec la culture du récipiendaire. L’étude des aspects culturels devient donc
indispensable.
Evaluer les besoins spécifiques d’un patient c’est tenir compte de toutes les sphères
(biologique, psychologique, sociale, culturelle et spirituelle) lors de la prise en charge de ce
patient. Qu’en est-il des patients diabétiques musulmans pratiquants en Valais ? Les
infirmières cliniciennes les prenant en charge ont-elles toutes les ressources pour faire comme
Parse, c'est-à-dire « harmoniser leur rythme à celui du patient ? »
J’ai eu des entretiens exploratoires avec des infirmières exerçant dans différents milieux en
Valais qui ont souligné pour la plupart qu’elles n’avaient jamais été confrontées à cette
problématique. Une infirmière m’a affirmé que soigner un patient diabétique musulman
pratiquant n’était pas différent d’un soin donné à un non musulman ; la pathologie du diabète
reste la même. Celle-ci a souligné l’incompatibilité qu’il peut y avoir entre le jeûne du
ramadan et le diabète, vu le dérèglement de l’équilibre alimentaire que le jeûne pouvait
entraîner sur le diabète qui est déjà en lui-même difficile à équilibrer.
Après ces entretiens exploratoires, je me suis intéressée aux publications scientifiques traitant
de la prise en charge des patients diabétiques musulmans pratiquants.
Ensuite, je me suis tournée vers un centre plus spécialisé : le service de la PMU24, division
rattachée au CHUV à Lausanne, où j’ai effectué un stage de deux semaines avec des
cliniciennes spécialisées en diabétologie.
Toutes ces informations et observations ainsi que le stage effectué en diabétologie à la PMU
m’ont permis de mettre en évidence qu’il existe:
« Une difficulté dans la prise en charge des patients musulmans diabétiques par les
infirmières en Valais ».
23
LEININGER.M . les soins infirmiers [Link] infirmiers, 1995,n° 1,pp.60-61
24
Polyclinique Médicale Universitaire
22
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Mémoire de fin d’étude
Pour affiner le thème de mon travail, j’ai réfléchi à une question de recherche pour les
infirmières cliniciennes en diabétologie valaisannes. Il s’agit de trouver le détail précis qui me
permettra d’orienter ma recherche, de déduire des hypothèses et ainsi formuler les questions
destinées à ces infirmières.
Afin de valider ce constat et d’en identifier les causes, je ferai une enquête sous forme
d’entretiens semi- directifs auprès des infirmières cliniciennes valaisannes. Le but de cette
enquête sera de m’éclairer sur ma question de recherche qui est la suivante :
[Link]. HYPOTHÈSE
La plupart des infirmières cliniciennes en Valais utilisent peu ou pas du tout l’approche
culturelle pour les patients diabétiques musulmans pratiquants lors de leurs interventions
professionnelles. Celles-ci sont peu confrontées à cette problématique, ont leurs propres
représentations sur l’approche culturelle, méconnaissent les rites et pratiques religieuses et
culturels des Musulmans, ont peu de ressources ou n’utilisent pas de façon adéquate les
ressources disponibles.
Soigner le patient diabétique dans toutes ses dimensions25, en tenant compte d’une approche
culturelle et spirituelle, peut augmenter la qualité des soins et influencer favorablement
l’observance du patient. Cela lui permettra d’être « partenaire de soins », il pourra donc
donner son consentement éclairé sur les soins proposés, construire un projet adapté à son
état, ses croyances, son savoir et son mode de vie. Ce processus implique de la part du
soignant des connaissances et des compétences particulières.
Tout cela me permet d’aboutir aux objectifs d’apprentissage suivants :
25
Les dimensions de l’homme que je considère: bio-psycho-socio- culturel-spirituel
23
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
Par conséquent, j’ai voulu avant tout, faire un rappel théorique sur le diabète car ce concept
clé est à la base de la pratique infirmière clinicienne.
[Link]. EPIDÉMIOLOGIE
D’après l’office fédérale de la santé publique, en Suisse on compte 35'405 cas de personnes
diabétiques âgées de 55 ans et plus en Suisse26.
26
OFFICE FEDERALE DE LA STATISTIQUE « Enquête Suisse sur la santé 2007 » recensement fédéral de la
population 2000».[En ligne]. Adresse URL :
[Link]
(page consultée le 08 du 04 2008)
27
FACULTE DE MEDECINE PIERRE ET MARIE CURIE « Diabétologie » ».[En ligne]. Adresse URL :
[Link]
26
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Mémoire de fin d’étude
(HGPO) est supérieure ou égale à 2 g/l, il existe un risque de survenue, dans les 10 à 15 ans
suivants, d'une rétinopathie diabétique.
28
Ibidem
27
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Mémoire de fin d’étude
Cette insulinorésistance survient sur un terrain génétique puisqu'on la retrouve chez les
enfants ayant une tolérance glucidique strictement normale mais ayant deux parents
diabétiques non insulino-dépendants. Toutefois, on ne connaît pas encore les gènes impliqués.
le stockage et l'utilisation du glucose sont diminués au niveau musculaire alors qu'au
niveau hépatique, il y a une stimulation de la néoglucogénèse. Tout ceci concourt à
augmenter la glycémie.
Les principaux facteurs cliniques d'insulinorésistance sont :
L'obésité, appréciée par l'index de poids corporel (poids en kilos sur carré de la taille en
mètre). L'obésité est définie par un index supérieur à 30.
La sédentarité, multiplie le risque de diabète par 2.
Un facteur génétique : l'insulinorésistance pourrait s'expliquer par une augmentation des
fibres musculaires à contraction rapide plus insulino-résistantes que les fibres à contraction
lente.
L'âge : le sujet âgé cumule plusieurs facteurs d'insulinorésistance.
L'hypertension artérielle essentielle, l'augmentation des triglycérides et la baisse du
HDL cholestérol, apparaissent comme des conséquences de l'insulinorésistance, ce qui
rendrait compte de la fréquence de leur association avec le diabète de type 2..
Quoi qu'il en soit, la prédisposition héréditaire est importante dans le diabète de type 2 :
lorsque l'un des parents est diabétique, le risque pour les enfants est de 30 %, lorsque les deux
parents sont diabétiques, le risque est d'environ 50 %. Ceci a des implications en terme de
santé publique, mais aussi pour le médecin traitant qui doit se préoccuper de la prévention de
la maladie chez les enfants et les petits enfants des diabétiques en leur prodiguant des conseils
diététiques visant à réduire ou prévenir la surcharge pondérale, et surtout en les encourageant
à avoir une activité physique.
[Link].1. L’hypoglycémie
29
FACULTE DE MEDECINE PIERRE ET MARIE CURIE « Diabétologie » ».[En ligne]. Adresse URL :
[Link]
28
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Mémoire de fin d’étude
0,45 gramme/ litre, sauf chez le diabétique ou l'on retient comme limite une glycémie à 0,60
gramme/litre. Les symptômes de l'hypoglycémie sont peu spécifiques. Multiples ils se
divisent en symptômes témoignant du mauvais fonctionnement du cerveau (la
neuroglucopénie) et ceux de la réaction de l'organisme à l'hypoglycémie, essentiellement la
sécrétion de catécholamines (adrénaline et noradrénaline), c'est la réaction neurovégétative.
Les signes de neuroglucopénie sont toujours brutaux, ils témoignent du dysfonctionnement de
l'ensemble ou d'une partie du cerveau: trouble brutal du comportement (colère, comportement
inadapté), perte de la capacité à exécuter une tâche, un raisonnement, trouble subit de la vue
de la parole, de la marche, au maximum perte de connaissance, crise d'épilepsie, coma. Les
signes de la réaction neurovégétative sont ceux de la sécrétion brutale d'adrénaline, un moyen
qu'utilise l'organisme dans les situations de danger imminent : sueurs, palpitations,
tremblements, tachycardie, pâleur, etc.
Elle se définit par un taux de lactate sanguin supérieur à 7 mmol par litre et une acidité (pH)
dosé dans le sang, circulant dans une artère, inférieure à 7,25 mmol par litre. Autrement dit, il
s'agit d'une forme particulière d'acidose (acidité trop élevée du sang) due à l’accumulation
d'une quantité trop importante d'acide lactique dans le sang.
L'acide lactique provient d'une diminution des quantités d'oxygène dont dispose l'organisme.
C’est le catabolisme anaérobie du glucose, survenant de façon physiologique dans les tissus.
À jeun, l'acide lactique est retransformé en glucose (sucre) dans la glande hépatique (le foie)
et les reins, on parle alors de néoglycogénèse.
Le diabète se caractérise par un manque ou une mauvaise utilisation de l'insuline dans le sang,
suite à un déficit de fabrication de cette hormone par le pancréas. Cette maladie débute
brutalement, et si elle n'est pas traitée, elle aboutit à une acidose diabétique encore appelée
acidocétose.
L'acidocétose est une élévation excessive de l'acidité du sang due à une accumulation
d'éléments appelés corps cétoniques. L'acidocétose s'observe quand des individus restent une
longue période sans s'alimenter. Elle est observée également en cas de vomissements
importants et prolongés. Dans le cas du diabète insulinodépendant, c'est-à-dire que le malade
29
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
30
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
les mononeuropathies
Elles ne représentent que 10 à 15 % des neuropathies diabétiques : leur début est brutal,
faisant suspecter une pathologie ischémique, mais parfois il s'agit seulement de la
compression radiculaire ou tronculaire d'un nerf « fragilisé par le diabète ». Ces
mononeuropathies se traduisent essentiellement par des signes moteurs déficitaires, des
douleurs évocatrices par leur exacerbation nocturne.
Le pronostic des mononeuropathies est en général excellent ou bon quelle que soit la nature
du traitement, et ce en quelques mois. On se contente en général d'une équilibration parfaite
du diabète et d'un traitement symptomatique de la douleur quand cela est nécessaire, d'une
prescription d'anti-plaquettaires type ASPIRINE à faibles doses s'il n'y a pas de contre-
indication.
30
Ibidem
31
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Mémoire de fin d’étude
La neuropathie végétative.
La neuropathie végétative comporte:
des manifestations cardio-vasculaires et sudorales
On peut dépister précocement une dénervation cardiaque parasympathique par l'étude des
variations de la fréquence cardiaque lors de la respiration profonde, lors de la manoeuvre de
Valsalva et lors du passage de la position couchée à la position debout. Surtout, elles
pourraient comporter, selon certains auteurs, un risque de mort subite, justifiant une
surveillance particulière de ces diabétiques lors d'une anesthésie générale ou d'une hypoxie
respiratoire.
Des manifestations uro-génitales
L'éjaculation rétrograde.
L'impuissance atteindrait 30 % des diabétiques. Enfin, l'impuissance peut être aggravée par de
nombreux médicaments, dont pratiquement tous les anti-hypertenseurs, les fibrates, les
diurétiques, les ß bloquants, les médicaments à visée neuropsychique. Il importe d'insister sur
le caractère souvent multi-factoriel de l'impuissance chez le diabétique, avec fréquemment
une composante psychologique.
La néphropathie diabétique est responsable d’environ 30% des malades pris en charge dans le
programme d’insuffisance rénale terminale.
Physiopathologie :
L’hyperglycémie provoque une dilatation des capillaires glomérulaires responsable d’un débit
sanguin excessif avec ultrafiltration à travers la membrane basale. Il en résulte une
augmentation de la filtration glomérulaire et un passage de l’albumine vers l’urine primitive.
Il s’en suit un étouffement du glomérule par vasoconstriction postglomérulaire, diminution
des glomérules fonctionnels, charge accrue pour les unités restantes et augmentation du
passage de l’albumine avec d’abord une microalbuminurie, puis une protéinurie qui
s’accompagne d’une élévation de la tension et d’une baisse de l’ultrafiltration.
Traitement :
Meilleure contrôle possible de la glycémie
Normalisation de la tension artérielle
31
[Link]. Prévention et complication du diabète à long terme. Cours D1M22 promotion HES04, février
2005
32
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Mémoire de fin d’étude
[Link].3. Macroangiopathie
Ce terme définit les lésions des grosses et moyennes artères. La macroangiopathie est le plus
important facteur de mortalité des diabétiques. Coronarite, infarctus du myocarde, artérite des
membres inférieurs et hypertension artérielle sont plus fréquents chez les diabétiques. Deux
facteurs se combinent : l’atteinte artérielle par artériosclérose et l’hypertension artérielle.
C’est la principale cause d’infirmité chez le patient diabétique. C’est aussi une des
complications les plus coûteuses en temps d’hospitalisation et en incapacité professionnelle.
Ces atteintes sont liées à deux groupes de causes :
En rapport avec le diabète lui-même : l’atteinte vasculaire, l’atteinte nerveuse et l’infection.
En rapport avec l’environnement : le mode de vie, l’hygiène et surtout l’hygiène locale
traduite par des soins appropriés aux pieds, le choix des chaussures, des chaussettes etc.….
L’évolution des lésions peut être extrêmement rapide, raison pour laquelle lors de chaque
consultation de routine, il faut examiner les pieds du patient diabétique.
On distingue des causes internes et des causes externes.
• Causes internes
Atteinte vasculaire
La macroangiopathie, la microangiopathie, atteinte des capillaires en particulier responsable
de la fragilisation cutanée.
Atteinte neurologique
L’atteinte autonome entraîne une diminution de la sudation et favorise l’apparition des
fissures de crevasses.
Les troubles sensitifs
Ils engagent la sensibilité superficielle (tactile, thermique et douloureuse) et profonde (sens de
position des orteils, perturbation des mouvements)
L’atteinte ostéoarticulaire
Elle s’associe à une atteinte musculaire pour entraîner une redistribution des points d’appui du
pied.
Les déformations du pied
33
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Mémoire de fin d’étude
L’infection
Elle est favorisée par la neuropathie. Le trouble circulatoire diminue le débit sanguin, il
affecte aussi non seulement les réactions de défense mais aussi l’arrivée des antibiotiques. A
son tour l’infection retentit sur les lésions du pied pour retarder la circulation voire même
pour les aggraver.
• Causes externes
La chaussure
La chaussure est responsable d’un nombre important de lésions, parce qu’elle est trop serrée,
d’une cambrure inadaptée ou porteuse de points de frictions internes (coutures par
exemple…).Le pied doit être chaussé de souliers larges, changés fréquemment pour éviter la
macération.
L’hygiène
Le pied doit être propre, lavé tous les jours avec un savon non irritant, tenu au sec, les ongles
coupés courts.
Les signes de lésion du pied sont les suivants :
Une peau très sèche et fréquemment hyperkeratosique, surtout au niveau du talon.
Des fissures souvent à la face plantaire ou au bord externe du talon, douloureuses et suintantes
Des ampoules surtout au niveau des points d’appui antérieurs du pied qui font craindre la
survenue d’un mal perforant.
Des irritation distales par frottement ( ongle incarné, chaussure serrée, pédicure agressive) qui
se voient surtout sur les phalanges distales.
Cliniquement le pied est froid, pâle et parfois cyanosé, les battements des artères pédieuses
sont abolis, des lésions nécrotiques se développent aux endroits où le pied est le moins
vascularisé. Lorsque la chirurgie vasculaire est possible le pronostic est souvent favorable.
Dans le cas contraire, la gangrène ischémique est à redouter avec amputation comme seule
solution.
34
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Mémoire de fin d’étude
Physiopathologie :
Diagnostic :
Traitement :
35
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Mémoire de fin d’étude
L'insuline, hormone sécrétée par le pancréas, a été utilisée pour la première fois comme
médicament hypoglycémiant par Frédéric Banting et Charles Best en 1923 au Canada. Elle est
qualifiée d’hypoglycémiante parce qu’elle diminue le taux de glucose (sucre simple) dans le
sang (glycémie). Son insuffisance de fabrication provoque le diabète.
Substance assez résistante, mais qui reste un produit biologique dont la qualité peut se
dégrader dans le temps ou du fait d'une forte chaleur ou du froid, quelle que soit sa forme
(flacon, cartouches, stylos injecteurs d'insuline, pompes).
L'insuline non entamée doit être conservée au réfrigérateur de préférence dans le bac à
légumes, mais en aucun cas dans un congélateur. Une température inférieure à 0°C détruirait
de façon irréversible ses propriétés hypoglycémiantes.
Entamée, elle peut être conservée à température ambiante plusieurs semaines, mais ne doit
jamais être mise en contact avec des températures inférieures à 0°C. Par ailleurs, des
températures supérieures à 30°C ou une exposition à la lumière peuvent en réduire
l'efficacité.
L'insuline humaine, qui possède la même structure que l'insuline produite par un pancréas
humain.
L'insuline analogue dont on a modifié sa structure afin de changer sa vitesse et sa durée
d'action.
L'insuline Ultra Rapide. Elle agit très rapidement, environ 5 à 10 minutes après son
injection et atteint son pic d'action environ 1H à 1H30 après son injection. Elle doit être
injectée au plus près du moment du repas voire même juste après le repas. Injectée trop tôt
32
Ibidem
36
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Mémoire de fin d’étude
avant le repas, elle risque d'engendrer une hypoglycémie. Sa durée d'action est d'environ 5
heures.
L'insuline rapide. Elle doit être administrée 30 minutes avant les repas et son entrée en
action se situe environ 30 minutes après son injection. Son pic d'action se situe environ 2H
après le repas. Sa durée d'action est plus longue que l'insuline précédente et avoisine
généralement 6H à 8H.
L'insuline intermédiaire ou insuline lente. Appelée également NPH, elle est d'aspect laiteux
contrairement aux insulines précitées qui sont parfaitement limpides. Elle entre en action entre
1H et 3H après l’injection. Son pic d'action se situe entre la 6ème et la 12ème heure. Elle agit
environ durant 24 heures avec une forte décroissance d'action dans les 4 dernières heures.
L'insuline Ultra Lente qui entre en action approximativement 4H après son injection. Elle
agit environ durant une vingtaine d'heures avec un pic d'action nettement moins élevé que
l'insuline NPH. Il s'agit aussi d'une substance trouble.
Aux catégories précitées, nous pouvons ajouter les insulines à action bi phasique, aussi
appelées « insulines mixtes ». Ces dernières sont un mélange d'insuline rapide et d'insuline
retard. Soit le diabétique effectue lui même le mélange, soit il utilise des mélanges prêts à
l'emploi selon des proportions différentes (10/90, 20/80, 30/70, 40/60 et 50/50 %)
Les moyens d'injection de l'insuline :
Les Stylos à Insuline. Ils offrent le très net avantage d'injecter l'insuline d'une façon discrète
et sûre. Certains modèles utilisent des cartouches remplaçables, d'autres sont jetables.
Les seringues. Elles sont généralement utilisées par les personnes traitant leur diabète avec
des mélanges d'insuline.
Les pompes à insulines. Certains patients diabétiques sont traités au moyen d'une pompe à
insuline.
37
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Mémoire de fin d’étude
Ils se situent aux mêmes endroits selon que l'on injecte au moyen d'une seringue ou d'un stylo
injecteur. Pour les personnes traitées au moyen d'une pompe à insuline, les sites d'injections
sont moins nombreux. Il faut tenir compte du lieu d'injection car il influence la vitesse
d'absorption de l'insuline.
D'une manière générale, l'abdomen est le site où l'absorption est plus rapide. Suivent alors
respectivement les bras et les cuisses. Il est recommandé de varier le plus souvent possible les
sites d'injection afin d'éviter l'apparition disgracieuse des lypodystrophies.
[Link].2. L’insulinothérapie
38
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Mémoire de fin d’étude
(HbA1c) inférieure à 6,5 % (pour une norme du sujet sain allant jusqu’ à 5,5 ou 6 %)
• Une prise en charge précoce et stricte des cofacteurs de risque :
• Pression Artérielle < 130 /80 mmHg
• Lipides : cibles pour le LDL-cholestérol graduées selon un niveau de risque
cardiovasculaire, croissant.
• Arrêt du tabac
La rétinopathie diabétique
Un examen annuel « fond d’œil », est recommandée chez tout patient diabétique de type2
pour permettre le diagnostic précoce de la rétinopathie, et d’évaluer son évolution.
39
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Mémoire de fin d’étude
Afin de faciliter l’application de ces principes dans leur vie quotidienne, les patients
bénéficient d’une démarche éducative structurée qui repose sur l’établissement d’un
diagnostic éducatif et d’un contrat éducatif réalisé avec une équipe associant les compétences
en diabétologie, diététique et psychologique si besoin.
• Favoriser les sucres lents moins hyperglycémiants
• Faire au moins trois repas par jour et arrêter tout grignotage entre les repas
• Utiliser les matières grasses d’origine végétales riches en acide gras mono insaturés
(olive arachide colza).
• Eviter d’associer plusieurs aliments gras dans un même repas.
• Réduire les graisses d’origine animale
• Favoriser les modes de cuisson sans graisse (vapeur)
• Augmenter la fréquence de consommation de poisson. Préférer les viandes maigres.
• Manger suffisamment de glucides.
• Manger des aliments riches en fibre
• La consommation d’alcool considérée comme acceptable est de l’ordre de deux verres
de vin par jour .Elle doit se faire au cours des repas.
L'exercice physique est aussi important pour le traitement du diabète non insulino-dépendant
que l'équilibre alimentaire.
Arguments de physiopathologie
34
[Link]. Diabeto. L’infirmière en diabétologie, Paris : Edition Lamarre,2002. 211p, ( collection
dirigée par Martine Schachtel )
40
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Mémoire de fin d’étude
Arguments cliniques
35
NOVO NORDISK PHARMA S.A. Informations pratiques pour diabétiques et proches. 2ème édition, Juin
2003
41
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Mémoire de fin d’étude
L’hyperglycémie se définit par une glycémie plus grande que 7 mmol/L à jeun et de 11
mmol/L, une à deux heures après un repas. Elle se produit lorsque la quantité d’insuline dans
le sang est insuffisante par rapport à la quantité de glucose dans le sang.
Chez certaines personnes, l’hyperglycémie peut passer inaperçue. Cependant, au-delà d’un
certain seuil, une glycémie trop élevée peut conduire à l’apparition des symptômes suivants :
Fatigue et somnolence, besoin fréquent d’uriner, soif intense, faim exagérée, amaigrissement,
vision trouble, infections (organes génitaux et vessie), guérison lente des plaies, sécheresse de
la peau et démangeaisons, irritabilité, présence de corps cétonique dans les urines, nausées,
vomissements, douleurs abdominales, haleine fruitée ; confusion, tachypnée.
42
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Mémoire de fin d’étude
Les pieds, qui peuvent avoir perdu leur sensibilité, sont plus exposés aux blessures.
Soigner ses pieds, avoir une hygiène irréprochable, couper les ongles, avoir des chaussures
confortables et consulter régulièrement un podologue limitent les risques de voir survenir des
lésions du pied, très préjudiciables pour les diabétiques.37
Laver chaque jour les pieds à l’eau tiède et au savon
Bien sécher et essuyer entre les orteils afin d’éviter l’apparition de mycose entre les doigts de
pied pouvant provoquer une surinfection
Appliquer une crème hydratante si la peau des pieds est sèche
Poncer les durillons et les cors à la pierre-ponce par exemple.
36
[Link]. Diabeto. L’infirmière en diabétologie, Paris : Edition Lamarre,2002. 211p, ( collection
dirigée par Martine Schachtel )
37
HOPITAL DE SIERRE .CENTRE HOSPITALIER DU CENTRE DU VALAIS. Le diabète. Guide pour le
patient, 2005
43
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Mémoire de fin d’étude
• Eviter les ongles trop courts et de les couper trop vifs (il est conseillé de les limer)
• Ne pas utiliser un instrument tranchant pour les cors et durillons
• Eviter de prendre des bains de pieds prolongés
• Eviter de marcher pieds nus.
Les chaussettes
Les chaussures
Les acheter en fin de journée lorsque les pieds sont plus enflés
Plusieurs paires sont nécessaires pour varier les appuis et frottements
Passer la main dans les chaussures avant de les mettre afin de s’assurer de l’absence
d’éléments pouvant être sources de traumatismes comme par exemple des cailloux.
Limiter les talons à 5 cm de hauteur
Mettre des chaussettes au cours de toutes les saisons, même l’été
Préférer les chaussures à lacets
Choisir des chaussures souples
Jeter les vieilles chaussures qui peuvent être sources de traumatisme et les jeter.
Attention aux chaussures neuves ou mal adaptées
Porter des chaussures qui auront été inspectées avant d’être portées.
Choisir des chaussures un peu plus grandes que la taille des pieds afin de ne pas être trop
serrés
Avoir si possible, 2 à 3 paires de chaussures qu’il faut mettre en alternance.
44
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Mémoire de fin d’étude
• Examiner les pieds tous les jours afin de repérer toute lésion38
Utiliser un miroir
Se faire aider
Vérifier l’absence de plaie, de durillons, de mycose …
Consulter au moindre doute afin d’éviter gangrène et amputation
Le patient diabétique doit consulter régulièrement une podologue, ou une infirmière, afin
d’évaluer l’efficacité des soins des pieds.
38
HOPITAL DE SIERRE .CENTRE HOSPITALIER DU CENTRE DU VALAIS. Le diabète. Guide pour le
patient, 2005
45
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Mémoire de fin d’étude
L’ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE
Définition
Critères de qualité
Des critères de qualité de l'éducation du patient sont proposés par l'Organisation Mondiale de
la Santé (OMS) Europe40 dans son rapport sur l'éducation thérapeutique du patient. La version
originale est en anglais. Ces critères sont les suivants :
• L’éducation thérapeutique du patient doit être un processus systémique
d’apprentissage centré sur le patient.
• Elle doit prendre en compte d’une part les processus d’adaptation du patient à la
maladie (coping), le sentiment de maîtrise (locus of control),les représentations de la
santé et de la maladie, les aspects socioculturels, et d’autre part les besoins objectifs et
subjectifs, exprimés ou non, des patients.
• Elle doit être intégrée au traitement et aux soins.
• Elle concerne la vie quotidienne du patient et son environnement psychosocial, et doit
impliquer autant que possible la famille et l’entourage proche.
• C’est un processus continu, qui doit être adapté en permanence à l’évolution de la
maladie et de l’état de santé, du patient et de sa vie; c’est une partie de la prise en
charge au long cours.
• Elle doit être structurée, organisée et proposée systématiquement à tous les patients.
• Elle doit utiliser des méthodes et moyens variés d’éducation et d’apprentissage.
39
SIMON.D et autres,Education thérapeutique prévention et maladies chroniques Edition Elsevier Masson SAS,
Issy Les Moulineaux,Chp.1,269p
40
CENTRE D’EDUCATION DU PATIENT « Actualité de la réflexion sur l’éducation thérapeutique » [En
ligne]. Adresse URL : [Link]
46
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Mémoire de fin d’étude
47
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Mémoire de fin d’étude
Un premier niveau " de survie, " comprend l’apprentissage des gestes élémentaires d’auto-
soin
Un second niveau permet de développer une auto-prise en charge fine dans les différents
domaines, de la diététique aux soins du pied.
Un troisième niveau, ayant pour objectif de répondre à des demandes des patients encore plus
personnalisées (notamment l’exploration des difficultés spécifiques des patients en échec) est
proposé à certains patients ayant déjà acquis les deux premiers niveaux.
Il faut viser l’autonomisation du patient, dans le cas où celle-ci est acceptable et bénéfique
pour sa santé. Il est fondamental que cette autonomisation soit progressive et respectueuse des
désirs et des capacités de la personne et de son environnement.
Une complémentarité éducation individuelle / éducation en groupe doit pouvoir être
envisagée.
Comme pour toute éducation, il n’existe pas une méthode pédagogique universelle pour
l’éducation des patients. La pédagogie de la santé emprunte à la plupart des méthodes connues
dans les différents secteurs de l’éducation, mais aussi en crée régulièrement de nouvelles.
Globalement, le choix pédagogique est déterminé par quatre types de considérations :
• La catégorie d’âge du patient
• Les objectifs pédagogiques
• Le respect de certains principes fondamentaux de l’apprentissage
• Le contexte dans lequel s’effectue l’éducation.
Pour assurer le développement et améliorer les pratiques de l'éducation du patient, tant dans
les activités quotidiennes de soins, que dans la formation ou la recherche, il est indispensable
d'établir des cadres théoriques, des référentiels clairs et explicites. Il est indispensable de
veiller à ce que :
chaque programme ou action ait explicitement identifié le modèle ou la théorie sur lesquels il
se fonde,
les modèles choisis et utilisés correspondent à l’état actuel des connaissances scientifiques,
les modèles soient congruents avec les principes éthiques sous-jacents à l’éducation
thérapeutique.
48
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Mémoire de fin d’étude
Evaluation41
41
SIMON.D et autres,Education thérapeutique prévention et maladies chroniques Edition Elsevier Masson SAS,
Issy Les Moulineaux,Chp.1,269p
42
Ibidem
49
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Mémoire de fin d’étude
Le rythme des contrôles glycémiques, leur fréquence ainsi que leurs horaires, est déterminé
par le diabétologue.
Les heures le plus souvent conseillées pour effectuer ces contrôles sont :
Le matin à jeun
Le soir avant le dîner
Deux heures après le début du repas afin d’évaluer l’effet hyperglycémiant d’un aliment par
exemple.
Dans le diabète non traité par insuline, il n’est en général pas nécessaire de mesurer sa
glycémie tous les jours lorsqu’aucune anomalie n’est constatée, sauf si le médecin le conseille
Sensibiliser les diabétiques aux variations de la glycémie lors de la consommation de certains
aliments ou lors de certaines activités physiques.
Débuter un nouveau traitement (antidiabétique oral ou insuline)
Une modification des dosages
Un déséquilibre du diabète
Une anomalie de la glycémie constatée lors d’un contrôle.
Apparition d'une autre maladie, d'une infection par exemple
Il semble néanmoins que de nombreux experts estiment qu’une surveillance plusieurs fois par
jour soit nécessaire.
50
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Mémoire de fin d’étude
Chaque personne diabétique est différente et il n’existe pas de schéma type de surveillance
valable pour tous les diabétiques. Seul le médecin prendra la décision du rythme.
Il est indispensable de tenir un carnet d’auto surveillance afin de mieux surveiller l’évolution
de la glycémie au cours : Des repas, des sorties, des écarts alimentaires, des loisirs, du sport,
de certaines maladies.
Une alimentation équilibrée : l’alimentation doit tenir compte du poids du patient, de son
activité physique, de ses habitudes alimentaires, de ses interdits (religieux ou autres) et de ses
contraintes sociales ou professionnelles.
Une répartition des apports dans la journée : trois repas et deux collations
Une répartition des hydrates de carbones :
Petit déjeuner : 20 %
Collation de la matinée : 10 %
Dejeuner : 30 %
Gouter : 10%
Diner : 30%
L’activité physique est un déterminant essentiel dans le traitement du diabète, car elle abaisse
le taux de glucose dans le sang et réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Elle diminue
la glycémie en augmentant la consommation de glucose par les muscles et en stimulant
l’utilisation de l’insuline. L’exercice agit également sur les lipides sanguins en augmentant les
taux de lipoprotéines de haute densité (HDL) et en réduisant le taux de cholestérol.
51
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Mémoire de fin d’étude
Le diabétique représente le patient type nécessitant une prise en charge multidisciplinaire car
à terme il pourra connaître :
des complications micro-vasculaires (œil, rein, nerf…) plus spécifique de l’hyperglycémie,
des complications macro-vasculaires (coronaires, membres inférieurs, carotides, reins…) liées
à la fois à l’hyperglycémie, à l’hypertension artérielle, aux troubles lipidiques, au
développement fréquent de lésions infectieuses.
La mise en place de réseaux répond à cette volonté d’améliorer la prise en charge du patient
en assurant une meilleure continuité des soins, en installant un dialogue entre les différents
partenaires, et en coordonnant les actions.
Le patient est au cœur du réseau. La multiplicité des intervenants médicaux, des soignants et
autres professionnels dans la prise en charge à long terme du diabète justifie le développement
de réseaux de soins organisés pour le patient et autour du patient.
L’objectif de ce réseau est de parvenir à une implication pratique et quotidienne de suivi, de
surveillance et de traitement, par l’ensemble des professionnels : condition indispensable à
une réelle amélioration des conditions de vie, physique, sociale, morale, et spirituelle du
diabétique
Un autre rôle de l’infirmière est celui d’informer l’entourage du patient, voire améliorer leur
connaissance sur le traitement, l’hygiène de vie, les complications du diabète , l'efficacité et
la nécessité d'une bonne observance .La prise en compte de l’entourage du diabétique dans le
projet thérapeutique est essentielle.
52
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Mémoire de fin d’étude
De plus, l’infirmière doit s’informer, par les formations continues et les congrès, sur les
nouveautés en diabétologie afin de pouvoir les proposer au patient.
[Link]. SA MISSION
43
BLANCO Irma Polyclinique médicale Universitaire document de description des fonctions de l’infirmière
clinicienne
53
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Mémoire de fin d’étude
Enfin elle définit et applique les programmes de mise à jour et de perfectionnement pour les
professionnels de la santé et les étudiants en soins infirmiers dans le domaine de la
diabétologie.
Elle maîtrise l’évaluation des situations cliniques, sur la base des connaissances en sciences
humaines et sciences biomédicales.
Guide et motive les professionnels de la santé dans l’acquisition d’habiletés et des
connaissances spécifiques du diabète.
Développe des approches novatrices dans l’exercice du soin infirmier professionnel en
diabétologie.
Activité principale
L’infirmière clinicienne a le rôle de prodiguer des soins infirmiers spécialisés auprès des
personnes diabétiques et leur famille. Elle évalue les besoins spécifiques, le degré
d’autonomie de la personne soignée ou de sa famille selon l’évolution du problème de santé.
Elle développe et applique des moyens d’apprentissage et d’évaluation des connaissances, des
habiletés et du cheminement personnel vers la gestion quotidienne du traitement.
Elle développe et applique des moyens d’apprentissage et d’évaluation des connaissances, des
habiletés et du cheminement personnel vers la gestion quotidienne du traitement. Tout cela se
fait en collaboration avec une équipe interdisciplinaire. Elle conseille des mesures préventives
et effectue des soins curatifs en podologie.
54
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Mémoire de fin d’étude
• Formation
• Développement
Critères de réussite
La philosophie des membres de l’unité reconnaît que la personne et son entourage ont une
façon unique de réagir à la maladie et de s’engager dans la gestion quotidienne du diabète et
55
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Mémoire de fin d’étude
Dossier infirmier
Travail infirmier
Ce travail infirmier est mis en valeur par des publications et des participations à diverses
manifestations (congrès, etc.…)
56
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Mémoire de fin d’étude
Evaluation
Formation de base
Il faut être infirmière niveau II, ou avoir suivi une formation HES, ou encore, posséder un
diplôme reconnu par la croix rouge Suisse. De plus être infirmière clinicienne spécialisée ou
un titre jugé équivalent.
Expérience professionnelle
Connaissance particulière
Connaissances autres
Cela requiert des connaissances de base de l’utilisation de l’outil informatique PC, l’anglais
parlé et écrit.
57
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Mémoire de fin d’étude
Une compétence est une capacité d’action efficace face une ou des situations, qu’on arrive à
maîtriser parce qu’on dispose à la fois des connaissances nécessaires et de la capacité à les
mobiliser à bon escient, en temps opportun, pour identifier et résoudre des problèmes.44
Perrenoud la définit comme la capacité d’agir efficacement dans un type définit de situation.
Une compétence :
• possède un double caractère opératoire et finalisé et sa forme est toujours contingente. C’est
l’idée de compétence à agir qui doit prévaloir.
• est apprise. On ne naît pas compétent, on le devient par construction personnelle et sociale
• est structurée : les différents éléments qui la constituent, se combinent, interagissent et la
construisent
• est une notion abstraite et hypothétique : elle est, par nature inobservable. Seuls le
comportement et les résultats sont observables.
Le Boterf, dans ses ouvrages sur les compétences, adopte une approche combinatoire de la
compétence et juge la compétence d’une personne en fonction de sa capacité à combiner les
ressources dont il dispose à un moment donné, pour réaliser une activité en prenant en compte
les conditions et les modalités d’exercice de cette activité45.
44
[Link]. Les ressources individuelles pour la compétence interculturelle. Revue
internationale sur le travail et la société,fevrier-mars 2005.
45
[Link]. Les ressources individuelles pour la compétence interculturelle. Revue
internationale sur le travail et la société,fevrier-mars 2005.
58
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
La compétence se définit dans l’action, c’est une compétence en situation qui se construit et
fonctionne dans une action finalisée, pour faire quelque chose.
Les ressources c’est en gros ce que l’on sait (de manière théorique) et ce que l’on sait faire
(d’une manière pratique). Elles sont incorporées (personnelles) ou objectives (qui relèvent de
l’environnement).
Les ressources incorporées sont les:
• Savoirs
Constitués par les connaissances générales (concepts, savoirs disciplinaires…), les
connaissances spécifiques à l’environnement professionnel (règles de gestion, culture
organisationnelle…), des connaissances procédurales (méthodes, règles opératoires,
procédures…)
• Savoir-faire
Ce sont des savoirs actualisés par les leçons tirées de l’expérience. Nous y trouvons des
« savoir-faire » opérationnels, expérientiels, relationnels, et cognitifs.
• Aptitudes et qualités
Principalement constituées par les traits de personnalité. Dans la logique d’une approche
combinatoire, ces qualités sont considérées comme des ressources plutôt qu’une compétence.
• Ressources physiologiques
Elles nous permettent d’acquérir et de stocker notre énergie.
• Ressources émotionnelles
Elles nous permettent de focaliser ces énergies dans le bon sens.
59
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Mémoire de fin d’étude
La théorie de D. Orem, publiée pour la première fois en 1971, porte sur trois concepts
apparentés : l’autosoin, le déficit d’auto soin et les systèmes de soins infirmiers. La théorie de
l’autosoin se fonde sur quatre concepts : l’autosoin, la capacité d’accomplir l’autosoin, les
nécessités d’autosoin et les exigences d’auto soin thérapeutique.
L’autosoin est une activité dans laquelle une personne s’engage de manière autonome tout au
long de sa vie afin de favoriser et de préserver son bien-être. Il dépend de la capacité de la
personne de poursuivre les activités qui y sont reliées : soit la personne les mène a bien elle-
60
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
même, soit elle a besoin de quelqu’un pour les accomplir à sa place. La plupart des adultes
sont capables de prendre soin d’eux-mêmes, tandis que les enfants et les personnes affaiblies
par une affection ou une invalidité ont besoin d’aide.
L’autosoin vise à satisfaire des nécessités précises : les nécessités d’autosoin (NAS). Il y a
trois sortes de nécessités d’autosoin.
Les nécessités d’autosoin universelles, communes à toutes les personnes, quels que soient
leur âge et leur état de santé : apport suffisant d’air, d’eau et de nourriture ; soins associés au
processus d’élimination et à l’évacuation des excréments ; équilibre entre l’activité et le repos,
entre la solitude et l’interaction sociale ; prévention des risques qui menacent la vie, la santé et
le bien-être ; promotion de la santé et du développement humain, notamment du
fonctionnement humain normal.
Les nécessités d’autosoin reliées au développement émergent au cours du passage à un
nouveau stade de développement ou à l’occasion d’un changement exigeant une adaptation
(changement d’image corporelle, perte du conjoint, etc.).
Les nécessités d’autosoins reliés à l’altération de la santé s’imposent au moment d’une
affection, d’une blessure, d’un problème de santé ou de son traitement.
Orem définit le soin46 comme étant un champ de connaissance et service humain visant à
combler les limites de la personne dans l’exercice d’autosoins liés à sa santé et à renforcer ses
capacités d’autosoins.
Réaliser une injection d’insuline, utiliser des appareils d’autosurveillance glycémique,
planifier la prise des médicaments parfois nombreux, corriger un malaise hypoglycémique ne
s’improvise pas. Seul un entraînement à ces gestes peut aider à surmonter les peurs, lever les
croyances et aboutir à une dextérité permettant d’atténuer leurs contraintes.
L’infirmière doit aider le patient diabétique à développer les compétences d’autosoins47.
Toutes ces compétences seront régulièrement évaluées tant par le patient lui-même (carnet
d’autosurveillance) que par le soignant.
Cette théorie de Orem est un outil indispensable à l’infirmière clinicienne pour l’éducation
thérapeutique du [Link] but sera de le rendre autonome par le développement des
compétences d’autosoins afin de retarder les complications dues au diabè[Link] cela
concoure à l’efficacité du traitement.
46
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, Chp.2, 1994,162p
47
SIMON.D et autres,Education thérapeutique prévention et maladies chroniques Edition Elsevier Masson SAS,
Issy Les Moulineaux,Chp.1,269p
48
HALLOUET.P fiches de soins infirmiers ed Masson 2005,625 p
61
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Mémoire de fin d’étude
La spiritualité49 est le reflet d’une vie et d’une expérience intérieure. Elle s’exprime
individuellement et compte à ce titre autant de représentations possibles qu’il existe d’êtres
humains. Plusieurs concepts sont apparentés à celui de la spiritualité : la religion, la foi,
l’espoir, la transcendance et le pardon. Ces concepts ont été définis en Annexe 2.
La spiritualité est une démarche cognitive de l’homme se caractérisant par la recherche
D’un sens et d’un but pour son existence.
Cette recherche de sens peut être fondée sur des croyances, religieuses ou non, ou sur une
attitude philosophique, morale, artistique ou scientifique. Elle peut entraîner des pratiques
dites spirituelles. Elle fait partie du développement de l’homme. Le sens, les valeurs et la
transcendance permettent au patient de se définir spirituellement.
Tout d’abord, qu’entendons-nous par spiritualité dans le domaine des sciences infirmières ?
50
Pour certains, ce terme correspond à la religion du patient. Toutefois, les écrits scientifiques
de la discipline infirmière insistent de plus en plus sur une vision élargie de ce concept et on y
trouve principalement quatre types de définitions.
Par exemple, des auteurs définissent la spiritualité comme étant une relation avec soi-même,
les autres, l’environnement et ce qui est plus grand que soi (Dieu). Cette définition, de nature
relationnelle fait appel à un sens profond d’être lié à ce qui est. Pour Watson, la spiritualité
correspond plutôt à l’essence de la personne, laquelle demeure intrinsèque à l’être humain.
Elle ajoute que la spiritualité s’avère une ressource essentielle pour l’individu soigné, afin de
promouvoir sa guérison.
49
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p., (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ, Sophie et
Lyne CLOUTIER).P705
50
PEPIN.J « la réappropriation de la dimension spirituelle en sciences infirmières »,théologiques,
vol.9,n°2,2001, P 33-46
62
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
L’infirmière ne fait pas qu’accomplir des tâches, elle accompagne, elle soutient, elle renforce
la personne ou la famille lors d’expériences de santé ou de transitions de vie. C’est à la fois
par sa manière d’être, son engagement, sa présence vraie et authentique qu’elle donne forme à
son idéal moral de soin.
En soignant, les infirmières sont constamment interpellées par des expériences humaines qui
posent des questions fondamentales comme celles du sens de la vie, de la santé, de la
souffrance et de la mort.
51
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, Chp.4, 1994,162p
52
Ibidem
53
Ibidem
63
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Si je me réfère à la définition du soin54 comme étant :la science et l’art humaniste appris,
centrés sur les comportements, les fonctions et les processus de soins personnalisés dirigés
vers la promotion et le maintien des comportements de santé ou son recouvrement en
préservant, adaptant et restructurant des soins culturels, je dirais que l’utilisation de la théorie
des soins transculturels de Leininger55, comme cadre de référence, s’avère appropriée. Cette
théorie suggère une approche ethnologique qui permet d’étudier les facteurs socioculturels qui
influencent la santé des individus. (Voir Annexe n 5°)
Leininger a développé la théorie des soins transculturels qui allie de façon créatrice des
connaissances issues du domaine de l’anthropologie et des sciences infirmières. Selon
Leininger, la personne est un être qui ne peut être dissocié de son bagage culturel et ce dernier
guide la pensée, la prise de décision et les actions en matière de santé. Ainsi, divers facteurs
du contexte culturel exercent une influence en ce qui a trait à l’acceptation d’interventions
préventives concernant la pathologie du diabète.
La santé est liée à des croyances, à des valeurs et à des comportements connus d’une culture
et utilises pour préserver et maintenir le bien-être en vue d’accomplir des activités de la vie
quotidienne56. Issue de cette conception, la théorie des soins transculturels de Leininger, cerne
les divers facteurs culturels qui influencent les pratiques de soins, la santé et le bien-être d’un
individu, d’une famille, d’un groupe ou d’une communauté. D’autre part, grâce à ces
nouvelles connaissances, elle guide la pratique infirmière afin d’offrir des soins
culturellement congruents, le but ultime de cette théorie.
Pour établir une relation de confiance avec un patient musulman pratiquant atteint d’une
maladie chronique comme le diabète, l’infirmière doit fournir des interventions qui prennent
en compte des coutumes et des croyances culturelles du patient.
L’infirmière doit comprendre les facteurs spécifiques qui influencent les comportements dans
la santé et la maladie. Un recueil de données culturelles peut donner un sens à des
54
LEININGER.M. Les soins infirmiers transculturels. Soins infirmiers, Janvier 1995
55
Ibidem
56
Ibidem
64
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
comportements qui, sans lui, pourraient paraître négatifs. Si les comportements culturels ne
sont pas correctement interprétés ou les valeurs des patients respectées et acceptées, on
aboutit à un diagnostic erroné, à la non-observance et à l’aliénation des patients envers le
système de santé. D’où l’échec dans la prise en charge de ce patient.
Afin d’offrir des soins personnalisés au patient, il est donc important que l’infirmière évalue
chaque patient et sa famille, se familiarise avec leurs croyances culturelles et ethniques,
qu’elle connaisse leurs habitudes en matière de soins de santé. Elle pourra ainsi leur proposer
des interventions thérapeutiques congruentes à leur culture.
Un code déontologique57 est l’énoncé formel des idéaux et des valeurs d’un groupe. C’est un
ensemble de principes éthiques qui :
• Sont partagés par les membres du groupe
• Reflètent les jugements moraux que le groupe a acquis au fil des ans
• Servent de normes aux actes professionnels.
L’infirmière dans sa pratique, doit s’appuyer sur les principes éthiques du respect de la dignité
de chaque individu tel que : l’autonomie, la véracité, la fidélité, le respect de la confiance, le
souci de faire du bien et d’éviter de nuire58.
Elle doit aussi se référer au code déontologique du Conseil International des Infirmières (CII)
Les éléments du CII utiles à l’infirmière clinicienne dans la prise en charge du patient
diabétique musulman pratiquant en Valais sont les suivant 59:
57
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p,chap 4, p84, (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ,
Sophie et Lyne CLOUTIER).
58
ASSOCIATION SUISSE DES INFIRMIERES ET INFIRMIERS (ASI). L’éthique dans les soins infirmiers.
Berne, 2000
59
CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIERES (CII).Code déontologique pour la profession infirmière.
Genève, 2000
65
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• Dans l’exercice de sa profession, l’infirmière crée une ambiance dans laquelle les
droits de l’homme, les valeurs, les coutumes et les croyances spirituelles de l’individu,
de la famille et de la collectivité sont respectés.
• L’infirmière s’assure que l’individu reçoit suffisamment d’informations pour donner
ou non son consentement, en pleine connaissance de cause, en ce qui concerne les
soins et le traitement qu’il devra recevoir.
Le consentement éclairé est l’autorisation que donne une personne pour accepter un
traitement ou une intervention ; Toute personne a le droit de prendre des décisions en ce qui
concerne les soins qui lui sont prodigués ; en conséquence, elle a le droit d’obtenir toute
l’information qui lui est nécessaire. Pour donner ou refuser son consentement de façon
valide, le patient doit comprendre librement et sans contrainte la nécessité du traitement ou de
l’intervention.
60
Ibidem
66
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• But du traitement
• Ce que la personne peut s’attendre à éprouver
• Résultats escomptés du traitement
• Risques ou résultats négatifs potentiels
• Avantages et désavantage des autres options de traitement (y compris l’absence de
traitement) ; effets et risques de ces autres options.
Toute personne ayant la capacité de décision est censée être en mesure de décider au sujet de
sa santé.
Voir tableau sur les divers niveaux de qualité des soins en Annexe 6.
67
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Pour prodiguer de façon adéquate des soins à un patient diabétique musulman pratiquant, il
est pour moi important de définir tous les concepts qui gravitent autour de ce patient et qui
vont interagir lors de la prise en charge de ce patient.
[Link]. CRISE
La crise suit un processus : la personne passe d'un état d'équilibre à un état de vulnérabilité;
puis à un état de crise qui consiste en une période de déséquilibre intense.
Ce concept de crise comporte trois phases :
Tout d'abord, chaque individu tend généralement à maintenir son état d'équilibre sur les plans
physique et psychologique. C'est ce que l'on appelle l'homéostasie. Lorsque cet équilibre est
rompu, l'organisme répond aux situations stressantes par un ensemble de comportements qui
lui permettent de maintenir l'homéostasie (comme par exemple, en pratiquant un sport, sortir
entre amis, prier, relaxer, pratiquer un hobby, etc.).
Puis, lorsqu'une personne rencontre des obstacles qui l'empêchent d'atteindre cet état de
stabilité, on dira alors qu'elle se trouve dans un état de vulnérabilité. A ce stade, elle a épuisé
son répertoire de réponses (solutions) habituelles et ne sait plus quoi faire pour se sentir bien
et s'en sortir.
Enfin, un événement supplémentaire peut entraîner un état de crise. Il faut rappeler que
l'individu peut revenir à tout moment à l'équilibre lorsqu'une solution est trouvée. Ceci peut
empêcher la crise de survenir.
Il est important de souligner que les événements qui provoquent une crise sont multiples et
ébranlent différemment les personnes. Donc, les alternatives pour sortir de la crise sont
variées et personnelles à chacun.
68
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
[Link]. CHRONICITÉ
69
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Les capacités attendues de l’infirmière vis à vis d’un patient souffrant d’une maladie
chronique sont :
• Présence
61
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p., (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ, Sophie et
Lyne CLOUTIER).
70
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Besoins physiologiques. Ce sont : besoins d’air, d’eau, d’abri, de repos, de sommeil, d’activité
et de maintien de la température corporelle. Ils sont essentiels à la survie.
Besoin de sécurité. Le besoin de sécurité comporte des aspects physiques et psychologiques.
La personne a besoin de se sentir en sécurité, aussi bien dans son milieu physique que dans
ses relations.
Besoin d’amour et d’appartenance. Ce troisième niveau comprend le fait de donner et
recevoir de l’affection, d’occuper une place au sein d’un groupe et de conserver un sentiment
d’appartenance.
Besoin d’estime de soi. La personne a besoin d’estime de soi (sentiment d’indépendance, de
compétence et de respect de soi) et de l’estime des autres (reconnaissance, respect et
appréciation).
62
Dictionnaire Larousse
63
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, 1994
64
[Link] nature des soins [Link],chronologie et notes explicatives par
[Link]è[Link],paris,1994.
71
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Réalisation de soi. Quand le besoin d’estime de soi est satisfait, la personne s’efforce de se
réaliser ; il s’agit de besoin inné de développer son potentiel maximal et de manifester
pleinement ses capacités et ses qualités.
Tout au long de notre vie, nous nous efforçons de satisfaire nos besoins. La perception qu’a
une personne d’un besoin et sa façon d’y répondre peuvent être influencées par des normes
ethnoculturelles, des stimuli externes et internes (comme la faim) par des priorités
personnelles.
Connaître les bases théoriques des besoins humains aide l’infirmière non seulement à tenir
compte, sur le plan thérapeutique, des comportements d’une personne, mais également à se
comprendre elle-même ainsi que ses propres façons de répondre à ses besoins. Les besoins
humains agissent comme un cadre qui permet d’évaluer les comportements, d’attribuer des
priorités à des résultats escomptés et de planifier des interventions infirmières.
Les besoins sont à la fois universels et spécifiques65. Universels car identiques pour tous les
êtres humains, mais spécifiques pour chacun de nous.
Si je me réfère à la théorie de Orem (décrite au chapitre [Link]) pour déterminer les besoins
spécifiques du patient diabétique musulman, ces besoins regroupent les nécessites d’autosoin
reliés à l’altération de la santé. Tout en m’inspirant de la théorie de Maslow, je classe ces
besoins en 4 catégories différentes :
Cette classification ne reflète que ma vision en tant que professionnelle de la santé, sachant
que chaque être est unique, que les besoins peuvent varier en fonction de la personne, je dois
toujours m’adapter au patient.
65
AMAR.B .Nouveaux cahiers de l’infirmiè[Link] et théorie,démarche de soins,Edition Masson,2007,247p
72
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
qui s’appuie essentiellement sur une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et
une médication.
Le patient est de fait fortement impliqué dans le suivi de sa maladie. Il reçoit une éducation
thérapeutique, notamment pour apprendre à manier le matériel d’autosurveillance (lecteur de
glycémie, bandelette…) et le traitement (injection), à remplir son carnet de suivi quotidien. Le
patient doit aussi être capable d’identifier les signes et symptômes d’une hyper ou hypo
glycémie et de les corriger.
Il est indispensable que le patient parvienne à faire face à sa maladie, à concilier ses projets de
soins et ses projets de vie, sans se laisser submerger par le renoncement : cela nécessite un
accompagnement psychologique du patient.
Le besoin spirituel se rencontre face à toute situation qui provoque une interrogation sur le
sens de la vie, maladie, handicap. Il impose au minimum une prise en compte, une écoute. Les
besoins spirituels doivent pouvoir émerger dans la relation soignant/soigné.
L’infirmière clinicienne en diabétologie doit prendre en compte, la culture musulmane du
patient et les intégrer dans le projet de soin afin de répondre à ces quatre types de besoins.
73
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Je vais plutôt parler d’observance car la compliance me fait plutôt penser à l’obéissance.
On parle d’observance lorsque le comportement d’un patient correspond aux conseils qui lui
ont été donnés (prendre ses médicaments, suivre un régime alimentaire ou modifier son mode
de vie par exemple).Le degré d’observance peut varier entre deux extrêmes : la personne peut
ne tenir compte d’aucune recommandation ou, au contraire respecter la totalité du plan
thérapeutique. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles certains patients observent leur
traitement et d’autres non. Ces raisons sont les suivantes 66:
Pour améliorer l’observance, l’infirmière doit s’assurer que la personne est en mesure
d’appliquer le traitement prescrit, de comprendre les instructions, de participer à
l’établissement des objectifs du traitement et d’accorder de l’importance aux résultats que
produiront les changements de comportement souhaités.
66
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p., (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ, Sophie et
Lyne CLOUTIER).
74
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Des enseignants de l’université de Montréal ont dressé une vue d’ensemble des différents
concepts liés au phénomène de l’observance, dans le but de mieux le cerner dans le contexte
d’un traitement médical.
Les attitudes, les croyances, la perception du contrôle personnel, ainsi que la motivation sont
présentes comme différents facteurs influençant l’adoption et le maintien d’un comportement
de santé. Pour qu’il y ait apprentissage efficace, la personne doit s’engager dans l’autogestion
ou l’autocontrôle de son propre apprentissage. Quelle que soit la stratégie retenue, une
intervention éducative centrée sur les connaissances ne pourra être efficace que si elle permet
à l’individu d’augmenter son contrôle.
Voici des interventions pertinentes auxquelles l’infirmière peut recourir lorsqu’un patient
n’observe pas le traitement prescrit :
Déterminer les raisons pour lesquelles la personne n’observe pas le traitement prescrit.
Selon la raison, l’infirmière pourra donner des informations, rectifier les idées fausses,
proposer des services de consultation si des problèmes psychologiques entravent l’observance
du traitement. Il est également essentiel que l’infirmière réévalue la pertinence des conseils
donnés en matière de santé. Dans les situations où les croyances culturelles ou l’âge semblent
incompatibles avec les traitements prévus, l’infirmière doit trouver des moyens d’adapter les
soins de façon à tenir compte des habitudes de la personne.
75
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Afin de promouvoir la santé, il importe que l’infirmière comprenne bien les croyances des
patients et des familles en matière de santé et de maladie. Celles-ci peuvent dénoter un
manque d’information, ou encore une mauvaise information au sujet de la santé ou des
affections. Aussi certains groupes peuvent entretenir des mythes ou utiliser des méthodes
propres à leur culture.
Une religion est un ensemble de croyances et de rites en lequel communient des individus qui
y découvrent un sens surnaturel aux questions que pose l’existence67.
De nombreux facteurs, conscients ou inconscients influent sur l’état d’une personne ainsi que
sur ses croyances68 et comportements69 en matière de santé. En règle générale, la personne
67
LEVY Isabelle – Soins et croyances – Guide pratique des rites, cultures et religions à l’usage des personnels
de santé et des acteurs sociaux – Ed. Estem, Paris, 1999-222 p.
68
Croyances en matière de santé. Notions relatives à la santé que la personne considère comme étant la vérité.
Ces croyances ne reposent pas toujours sur des faits, et certaines d’entre elles sont influencées par la culture.
Dans certaines cultures, on considère que la maladie est une manifestation de mauvais esprits, de sorte que si on
est malade on adopte certains comportements ou rites visant à chasser ces esprits au lieu de consulter un
médecin.
69
Comportements en matière de santé. Mesures que prend la personne pour comprendre son état de santé,
maintenir un état de santé optimal, prévenir les affections et les blessures et atteindre un potentiel physique et
mental maximal.
76
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
détermine ses comportements en matière de santé et choisit ses activités, qu’elles soient saines
ou malsaines. Par contre, elle exerce peu d’influence en ce qui a trait à sa constitution
génétique, à son âge, à son sexe, à sa culture, voire à son environnement géographique.
Dimensions biologiques
Elles comprennent la constitution génétique, le sexe, l’âge et le niveau de développement.
Dimensions psychologiques
Les facteurs psychologiques (émotionnels) influent sur la santé, notamment sur les relations
entre le corps et l’esprit, et le concept de soin.
Dimensions cognitives
Dans la dimension cognitive on retrouve des facteurs tels que les choix quant au mode de vie
et les croyances spirituelles et religieuses.
Le mode de vie (ou habitudes de vie) est la façon générale dont une personne vit. Il dépend
des conditions de vie et des modes de comportement individuels influencés par des facteurs
socioculturels et les caractéristiques personnelles.
Les croyances spirituelles et religieuses peuvent avoir un effet important sur le comportement
en matière de santé.
Les facteurs se répercutant sur la santé sont l’environnement physique, le niveau de vie, les
croyances familiales et culturelles (la famille transmet des habitudes de vie quotidienne et des
modes de vie à ses descendants. Les interactions culturelles et sociales ont également une
Ces comportements résultent de croyances en matière de santé. Manger raisonnablement, faire de l’exercice,
observer le traitement prescrit.
Les comportements en matière de santé doivent prévenir les indispositions ou les affections ou encore permettre
de les détecter de façon précoce. L’infirmière qui élabore un plan de soin et de traitement avec une personne doit
tenir compte des croyances de celle-ci en matière de santé avant de proposer des changements de comportements
souhaitables.
77
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Mémoire de fin d’étude
incidence sur la façon dont la personne perçoit la santé et la maladie, en fait l’expérience et y
fait face.
Les préceptes, croyances et manifestations les plus susceptibles d’influer sur les soins
infirmiers sont les suivants : fêtes religieuses, livres sacrés, symboles sacrés, prières et
méditations, croyances relatives à l’alimentation, à la guérison, à la tenue vestimentaire, à la
naissance et à la mort.
L’islam70 né après le judaïsme et le christianisme marque de son empreinte la vie quotidienne,
sociale et privée des musulmans. La loi canonique (chiaria) fixe les cinq piliers de l’islam : la
profession de la foi ou la Chachâdâ (il n’y a d’autre Dieu qu’Allah, et Mahomet est l’envoyé
d’Allah), la prière rituelle cinq fois par jour, le jeûne du Ramadan, le pèlerinage à la Mecque
et l’aumône rituelle (Zakaf).
Autour du prophète Mahomet, de nombreux fidèles se rassemblent. Ils sont appelés « les
musulmans », ceux qui s’en remettent à Dieu. Le 16 juillet 622, ses prédications provoquent
l’hostilité des grandes familles de la Mecque. Sa fuite avec ses partisans vers Médine (hégire,
an zéro du calendrier musulman) est leur salut. En 631, Mahomet se rend une dernière fois à
la Mecque pour le grand pèlerinage de l’Adieu. Il décède le 8 juin 632 à Médine ou il est
enterré.
Après la mort du prophète Mahomet des divisions éclatent entre les fidèles : le Sunnites
(90%) suivent Aicha la veuve de Mahomet, représentante de la tradition ; les Chiites (10%)
pensent que l’héritage de Mahomet revient à ses descendants soient Ali, époux de Fatima fille
du prophète et à leur deux enfants Hassan et Hussein.
Dans71 l’islam, l’imam72 est celui qui dirige les croyants et qui montre le droit chemin. Il est
considéré soit comme le chef religieux, le chef d’une école juridique ou théologique
islamique. Guide moral de toute une communauté, élu par ses pairs pour sa piété et son savoir,
il préside les assemblées religieuses, promulgue l’enseignement coranique, recherche les
réponses appropriées aux questions liées aux aspects juridiques ou rituels de la vie des
70
LEVY Isabelle – Soins et croyances – Guide pratique des rites, cultures et religions à l’usage des personnels
de santé et des acteurs sociaux – Ed. Estem, Paris, 1999-222 p.
71
Ibidem,p 29
72
Appellation ancienne des conducteurs de caravanes.
78
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Mémoire de fin d’étude
musulmans au sein d’une société. Les réponses sont compatibles avec les exigences de la foi,
respectueuses des lois et de l’environnement social. L’imam dirige la prière à la mosquée.
Cependant, tout musulman peut assurer cette dernière tâche.
Toutes les mosquées abritent une salle de prière (mussalla).Le sol est recouvert de tapis sur
lesquels les fidèles prient déchaussés. Chaque édifice dispose d’un bassin ou le fidèle peut
procéder à ses ablutions avant la prière. Le musulman doit entrer dans la salle de prière du
pied droit car la droite se rapporte au coté masculin et la gauche au coté féminin. Selon le
Coran, faire passer la droite avant la gauche c’est passer avant tout la générosité et seulement,
en un second temps, corriger la générosité par l’équité.
Le deuxième devoir de tout musulman est de réciter cinq prières quotidiennes (sala) : la
première avant le lever du soleil, la deuxième en tout début d’après-midi, le troisième en fin
d’après-midi la quatrième après le coucher du soleil et la cinquième avant de se coucher. Elles
sont effectuées après avoir pratiqué une purification rituelle.
[Link].1. La prière73
Pour prier, les musulmans se tournent vers la Kaaba, maison de Dieu , de forme cubique,
située sur le site de la grande mosquée de la Mecque, ville sainte de l’Arabie saoudite dont
l’accès est interdit aux non-musulmans.
Le vendredi est le jour de grande prière pour le musulman, c’est le jour ou chacun doit se
rendre obligatoirement à la mosquée pour la grande prière de midi. L’obéissance à Dieu et la
reconnaissance de sa grandeur sont exprimées par des paroles et des prosternations répétées.
Elle est suivie par une réunion amicale, familiale et très conviviale autour d’un repas.
Nombreuses sont les personnes qui considèrent certaines pratiques religieuses, par exemple la
prière comme un moyen efficace de faire face à la maladie.
[Link].2. Le Coran
Le Coran est le livre sacré de la religion musulmane. Le Coran regroupe les paroles qui ont
été récitées par le prophète Mahomet à son auditoire, afin d'être utilisées lors des prières
musulmanes (en arabe « salat ») et transmises par révélation, initialement par l'ange Gabriel.
73
Ibidem
79
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Cette « révélation » s'étend sur une période de vingt-trois ans. Le Coran est parfois appelé
simplement kitâb (livre) ou dhikr (rappel). Il constitue la part la plus connue de la révélation
au prophète, l'autre part étant constituée des hadiths dits "prophétiques". Les musulmans le
considèrent comme une manifestation d'un attribut divin, le Kalam, qui représente la capacité
d’ Allah à transmettre aux prophètes certaines informations relatives au bien et au mal, à la
vie et à la mort, au Paradis et à l'Enfer, ainsi qu'aux lois fixant les limites entre le licite et
l'illicite. En ce sens, il est l'expression de cet attribut de Dieu (Allah) adressée à l'intention de
toute l'humanité: l'islam a ainsi une vocation universelle.
Purement lunaire, le calendrier musulman compte 354 ou355jours (suivant les années)
repartis en 12 mois lunaire de 29 ou 30 jours. En outre, il existe onze années bissextiles pour
chaque période de trente ans de manière que chaque début de mois coïncide réellement avec
la nouvelle lune. Ceci peut entraîner un certain décalage avec le calendrier théorique
préalablement établi. Les fêtes peuvent être différées de plusieurs mois au fil des années en
raison d’un décalage de 10 jours par an du calendrier islamique.
[Link].4. Le Ramadan75
Le jeûne ne doit rien changer aux occupations quotidiennes, ni servir de prétexte pour
négliger ses devoirs. Il implique un effort supplémentaire pour leur accomplissement habituel.
Néanmoins, le Coran exempte les femmes pendant leur période menstruelle (elles doivent
récupérer ultérieurement leur jour de jeûne), les voyageurs, les infirmes, les malades et les
personnes âgées. Si leurs moyens le permettent, ils doivent nourrir un pauvre par jour de jeûne
en remplacement de leur indisposition.
Lors d’une des dix dernières nuits du Mois de Ramadan, les musulmans célèbrent la fête « Aïd
El Fitr », c’est la rupture du jeûne. A cette occasion, on offre l’aumône aux pauvres pour que
tous puissent être heureux, on met de nouveaux habits, on offre des présents, on se réjouit, on
se réconcilie, on envoie des vœux de fête et des bénédictions. Traditionnellement elle dure
trois jours.
74
Ibidem,p 84
75
Ibidem,p 85
80
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Mémoire de fin d’étude
D’après les estimations, il y’aurait 1,5 milliard de musulmans dans le monde, soit près de
25% de la population mondiale. L’étude EPIDIAR (Epidemiomogy of Diabetes and
Ramadan) réalisée a révélé qu’environ 43% des personnes atteintes de diabète de type1 et
79% de personnes atteintes de diabète de type 2 jeûnaient pendant le Ramadan76.
La prise de médicaments par la bouche est prohibée entre l’aube et le coucher du soleil. Elle
est autorisée sans restriction entre le coucher et le lever du soleil.
Bien qu’il existe des différences d’interprétation, les autres voies d’administration sont en
général considérées comme possibles durant la journée. C’et le cas des injections
intramusculaires et intraveineuses, des suppositoires, des aérosols et des applications cutanées
ou sur les muqueuses. Le jeûne du Ramadan présente de nombreuses conséquences
biologiques chez le patient diabétique.
L’hypoglycémie77
La réduction de l’apport en aliments est un facteur de risque bien connu de l’hypoglycémie.
On estime que l’hypoglycémie est la cause de 4% des décès chez les personnes atteintes de
diabète de type1.
L’hyperglycémie
L’étude EPIDIAR a révélé une multiplication par cinq de l’incidence de l’hyperglycémie
grave (nécessitant une hospitalisation) pendant le Ramadan chez les personnes atteintes du
diabète de type 2 sans doute due à la réduction excessive de la prise d’hypoglycémiants.
L’acidocétose diabétique
Les personnes atteintes de diabète qui jeûnent pendant le Ramadan sont exposées à un risque
accru de développer une acidocétose diabétique, en particulier lorsque le taux de glycémie est
élevé avant le début de la période de jeûne. En outre, le risque d’acidocétose diabétique peut
être exacerbé par une trop forte réduction de l’insuline liée à la réduction de l’apport en
aliments pendant un mois.
76
ASHRAF Ibrahim.M. Gérer le diabète pendant le Ramadan . Diabetes voice, 2007,numéro 2
77
Ibidem
81
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Mémoire de fin d’étude
Déshydratation et thrombose
La déshydratation due à la limitation de la consommation de liquides peut avoir de graves
conséquences chez les personnes effectuant des travaux physiques. En outre, l’hyperglycémie
peut entraîner une déshydratation en raison d’une miction excessive et contribuer à la
déplétion d’électrolytes dans l’organisme. On peut observer chez le patient les symptômes
d’une pression artérielle trop basse (vertige ou faiblesse générale) ceux-ci peuvent entraîner
une perte de connaissance, des chutes. Les personnes atteintes de diabète ont des taux
d’anticoagulant plus faibles et sont plus exposés à la formation de caillots sanguins qui
peuvent entraîner un malaise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.
Observations générales78
Contrôles fréquents
Il est essentiel que les personnes atteintes de diabète puissent contrôler leur glycémie à
plusieurs reprises tout au long de la journée. Ce point est particulièrement critique pour les
personnes insulinodépendantes.
Nutrition
Le patient diabétique doit maintenir une alimentation saine et équilibrée pendant le Ramadan.
Il ne doit éviter de manger de grandes quantités d’aliments riches en graisses et en hydrate de
carbone, en particulier lors du repas du soir. Il est recommandé d’augmenter l’apport en
boisson non caloriques en dehors des heures du jeûne. Le repas pris avant l’aube doit être pris
le plus tard possible avant le début du jeûne quotidien.
Activité physique
Une activité physique excessive peut accentuer le risque d’hypoglycémie et doit être évité. La
récitation de l’ensemble des prières après le repas du soir doit être considérée comme faisant
partie intégrante du programme d’activité physique quotidien.
78
Ibidem
82
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Mémoire de fin d’étude
Interruption du jeûne
Il est impératif que les personnes atteintes de diabète comprennent qu’elles doivent
immédiatement interrompre le jeûne en cas de risque vital.
Evaluation et conseil
Toutes les personnes atteintes de diabète qui souhaitent participer au jeûne du Ramadan
doivent se préparer de façon adéquate afin de suivre le jeûne en toute sécurité. Cela implique
une évaluation médicale et des conseils éducatifs.
Evaluation médicale
Celle-ci doit avoir lieu un à deux mois avant le Ramadan. Le bien être général des personnes
et le contrôle de leur taux de glycémie, de pression artérielle et de lipides sanguins doivent
faire l’objet d’une attention particulière. Des tests sanguins appropriés doivent être prescrits et
évalués. Les personnes atteintes de diabète doivent recevoir des conseils médicaux
spécifiques sur les risques potentiels du jeûne.
Conseils éducatifs
Il est essentiel que les patients diabétiques et leurs familles reçoivent une formation adéquate
et appropriée aux soins autonomes. Celle-ci abordera les signes et symptômes de
l’hyperglycémie et de l’hypoglycémie, le contrôle glycémique, la planification des repas,
l’activité physique, les médicaments et la gestion des complications graves.
79
Ibidem,
83
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
L’utilisation d’une insuline d’action prolongée ultralente constitue une option, à raison de
deux injections quotidiennes à 12 heures d’intervalle pour imiter l’insuline basale, combinée à
une insuline d’action rapide avant les deux repas. L’insuline ultralente ne peut pas vraiment
être considérée comme une insuline basale en raison de son pic d’action large qui oscille entre
8 et 14 heures. Par conséquent, une hypoglycémie prolongée peut se produire, en particulier
parce que la durée d’action de l’insuline ultralente est très variable – entre 18 et 30 heures.
• Médicaments oraux
En général, les médicaments dont l’action consiste à augmenter la sensibilité à l’insuline sont
associés à un risque nettement plus faible d’hypoglycémie que les composés qui agissent en
augmentant la sécrétion d’insuline. Les personnes sous Metformine peuvent jeûner sans
risque car la possibilité d’hypoglycémie est minime. Toutefois, la répartition des doses doit
être modifiée : les deux tiers de la dose quotidienne totale doivent être pris immédiatement
avant le repas du soir et le dernier tiers avant le repas du matin.
80
Ibidem,
84
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Mémoire de fin d’étude
• Insuline
Les problèmes auxquels sont confrontés les personnes atteintes du diabète de type 2 sous
insuline sont similaires aux problèmes liés au diabète de type 1 bien que l’incidence de
l’hypoglycémie soit plus faible. De nouveau, l’objectif doit être de maintenir les taux
d’insuline basale adéquats. Un objectif clé est de garder la production de glucose par le foie à
des niveaux proches de la normale pendant le jeûne. Une stratégie efficace consiste à
combiner une utilisation prudente des insulines intermédiaires ou d’action prolongée à une
insuline d’action rapide administrée avant les repas.
85
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Mémoire de fin d’étude
[Link].1. Définition
81
THOMAS Marc- Centre de Médiation Interculturelle «La compétence interculturelle : un apprentissage » [En
ligne]. Adresse URL http: //[Link]/IMG/pdf/TXT-Competence_intercult.pdf(page
consultée le 03 du 12 2008)
86
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Mémoire de fin d’étude
Les connaissances générales (concepts…), sont parmi les ressources incorporées sur
lesquelles reposent une compétence. Elles aident à la compréhension générale d’un
phénomène, d’une situation, d’un objet, d’une organisation (théorèmes, lois, sociologie,
histoire etc.) ou d’un contexte professionnel précis (culture du pays, traditions, alimentation,
tenue vestimentaire etc.). Elles répondent à la question : comment ça marche ? Pour la
compétence culturelle, les savoirs nécessaires les plus souvent cités sont principalement :
• La connaissance de la notion de culture en général
• La connaissance de sa propre culture
• La connaissance de la culture spécifique avec laquelle on va être en interaction. D’ou
l’importance des formations culturelles.
Ce sont des savoirs actualisés par les leçons tirées de l’expérience. Nous y trouvons des
savoir-faire opérationnels, expérientiels, relationnels, et cognitifs. Il s’acquiert par la lecture,
l’étude de cas, le Jeu de rôle, les séjours à l’étranger, la pratique. L’expérience concrète,
l’observation réfléchie, ou la conceptualisation abstraite.
Certains savoir-faire relatifs à la compétence culturelle relèvent de la compétence managériale
c'est-à-dire : la capacité linguistique et communicative. C’est la capacité de transmettre un
message d’une manière verbale et / ou non verbale (geste, sourire, mimique, attitude…)
La compétence linguistique permet de partager un code commun de communication avec une
personne parlant une autre langue. La capacité communicative va au-delà de la compétence
linguistique. Elle l’intègre et tient compte du processus de communication.
Cela requiert :
• Capacité comportementale
• Capacité d’adaptation
• Capacité de résolution des conflits issus des incompréhensions
• Capacité relationnelle
• Aptitude à nouer et entretenir des relations durables
87
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Mémoire de fin d’étude
• Capacité de négociation
• Effort de compréhension permanent
Ce sont les aptitudes et les qualités principalement constituées par les traits de personnalité.
L’ouverture d’esprit, la flexibilité et le cosmopolitisme sont souvent mis en avant dans les
situations de travail à caractère international, global ou culturel.
Les personnes disposant d’une ouverture d’esprit présenteraient une capacité d’ajustement
culturelle car ils ne prédisposent pas d’attitudes négatives vis-à-vis d’autres cultures. Leurs
rapports aux valeurs (le bien du mal), aux normes (appropriées ou non appropriées) ne sont
pas rigides et leurs permettent une facilité de compréhension de l’autre culture.
• L’empathie : c’est la faculté de se mettre à la place d’autrui.
• La tolérance : c’est le respect des opinions et des manières d’agir d’autrui
• La tolérance de l’ambiguïté: c’est la capacité à faire des concessions par rapport aux
situations équivoques et imprévisibles.
• La capacité d’empathie culturelle .C’est la capacité de se mettre à la place de l’autre
culturel. Une certaine sensibilité (prise de conscience par rapport à la différence de
l’autre culture : croyances, valeurs, normes, artefacts etc.) est nécessaire.
• L’esprit d’initiative : c’est la capacité d’aller à l’avant des évènements, des situations.
• L’intelligence : c’est l’habilité à comprendre, à connaître, à concevoir
• L’indépendance
• L’optimisme
• L’humilité
• le sens de l’humour
88
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
82
THOMAS Marc- Centre de Médiation Interculturelle «La compétence interculturelle : un apprentissage » [En
ligne]. Adresse URL http: //[Link]/IMG/pdf/TXT-Competence_intercult.pdf(page
consultée le 03 du 12 2008)
89
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• Tolérer l’ambiguïté
Accepter plusieurs points de vue :
Consentir à n’accéder à la réalité qu’à travers des représentations déformantes
Nommer l’absence de consensus
Accepter la frustration personnelle qui en découle
Rechercher les conditions de la coopération.
Dans chaque culture il existe une façon de soigner, imbriquée dans les valeurs culturelles.
Pour être efficaces, les soins infirmiers doivent être acceptables et congruents, en harmonie
avec la culture du récipiendaire83.
83
LEININGER.M . Les soins infirmiers transculturels. soins infirmiers , Janvier 1995
90
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Dans la collecte des données l’infirmière doit évaluer l’héritage culturel de la personne lors de
l’entrevue. Dès le moment où la personne décrit des aspects de son héritage culturel, on peut
mieux la comprendre.
Le processus d’évaluation de l’héritage culturel et des traditions en matière de santé est
important. L’infirmière doit faire preuve de sensibilité culturelle, c’est-à-dire elle doit
reconnaître et respecter les comportements culturels du patient, dans le but de comprendre son
point de vue. Avant de commencer l’évaluation de l’héritage culturel, l’infirmière doit
déterminer la langue que parle la personne, ainsi que son degré de maîtrise du français selon
le cas. Il est tout aussi important de déterminer les habitudes de la personne en matière de
communication et d´orientation spatiale.
[Link].2. Analyse
L’infirmière doit continuer d’offrir des soins appropriés, quelque soit la culture du patient, et
ce, en développant sa sensibilité culturelle. Elle doit tenir compte de l’influence de la culture
sur la façon dont la personne réagit a ses affections, tout comme elle prend en considération
les répercussions de l’âge ou du sexe sur le diagnostic infirmier ainsi que sur le plan de soins
et traitements infirmiers.
[Link].3. Planification
84
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p., (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ, Sophie et
Lyne CLOUTIER).
91
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
[Link].4. Interventions
La prise en compte du point de vue de la personne et la négociation des soins appropriés sont
des tâches qui exigent des compétences en communication ; il faut notamment savoir réagir
avec empathie, confirmer l’information et en résumer efficacement le contenu. La négociation
est un processus de collaboration. Il s’agit de reconnaître la réciprocité de la relation entre
l’infirmière et la personne et d’admettre les divergences de leurs perceptions en matière de
santé, d’affections, de soins et de traitements.
L’infirmière doit tenter de combler le fossé qui sépare son point de vue scientifique du point
de vue culturel de la personne. Au cours de la négociation, l’infirmière commence par
explorer et reconnaître le point de vue de la personne.
Quand une personne choisit d’observer uniquement les traditions issues de sa culture et refuse
toutes les interventions médicales ou infirmières prescrites, l’infirmière et la personne devront
adapter les objectifs en fonction de cette contrainte. De façon réaliste et pratique, il faut
parfois se contenter de surveiller l’état de santé de la personne pour repérer les changements
éventuels et détecter les crises imminentes avant qu’il ne se produise quelque chose
d’irréversible. Au moment de la crise, il est parfois possible de renégocier le plan de soins et
de traitements.
Il est difficile d’offrir des soins adaptés à la culture. Il faut découvrir la signification du
comportement de la personne, faire preuve de souplesse et de créativité, et posséder les
connaissances nécessaires pour adapter les interventions infirmières. L’infirmière doit tirer
des leçons de chaque expérience. Les connaissances ainsi acquises lui permettront de
prodiguer de plus en plus des soins adaptés à la culture.
92
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
[Link].5. Evaluation
On procède à l’évaluation des soins interculturels, qui inclut l’héritage culturel et l’ethnicité,
comme pour n’importe quelle autre évaluation des soins. L’infirmière doit comparer les
résultats avec les buts et les résultats escomptés. Cependant, si les résultats escomptés ne sont
pas atteints, l’infirmière doit revoir sa manière d’appréhender les croyances et les valeurs de
la personne.
Si je me réfère à la théorie des soins transculturels de Leininger, cette démarche systémique
s’élabore sous ces quatre étapes :
Première étape85
Etudier la culture de l’autre, sur le plan de soins, des valeurs et des croyances relatives à la
vie, la maladie, la santé, la guérison.
Deuxième étape
Découvrir les différences et similarités culturelles.
Troisième étape
Observer les modes de soin traditionnels : alimentation, soins aux nouveaux nés , nourrissons,
enfants, femme enceintes , mères malades, etc.
Quatrième étape
Utiliser ces découvertes pour travailler avec les patients, adapter et négocier les changements
indispensables avec eux.
85
LEININGER.M . Les soins infirmiers transculturels. soins infirmiers , Janvier 1995
93
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
86
RUEFF.A,CARPENTIER.B L’éducation thérapeutique des patients diabétiques maghrébins à Grenoble. santé
Education, Paris, 3 février 2006.
87
Code déontologique du Conseil International des Infirmières (CII) pour la profession infirmière, Genève,
2000
94
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Mémoire de fin d’étude
En Valais, le médiateur culturel est honoré dans certaines situations par le Réseau Santé
Valais.88
Le statut et l’acceptation sociale ont une valeur importante dans la culture musulmane89.
Malheureusement, le diabète provoque souvent chez le patient une remise en question d’un
corps fort et bien nourri, une perte de l’aptitude au travail de force. Il peut aussi provoquer un
sentiment de honte, surtout auprès de la population masculine car cette condition est
fortement associée à l’impuissance. De ce fait, les personnes atteintes de diabète, sont
amenées à bannir certains comportements en public successibles de trahir leur condition ;
notamment la prise des médicaments en public, l’adoption d’un régime alimentaire qui ne
correspond pas aux normes en vigueur dans la société, la modification subite des habitudes
alimentaires et la perte de poids.
Le patient doit bénéficier d’une meilleure information sur le diabète et la sexualité. Il convient
à l’infirmière de montrer au patient qu’il est possible de prévenir certains troubles sexuels par
un bon contrôle glycémique. Le jugement de la société doit être pris en considération lorsque
l’on envisage tout changement de comportement. Dans cette optique, l’infirmière et le patient
doivent travailler afin de trouver, dans la mesure du possible, des régimes alimentaires
culturellement acceptables.
Lors de l’enseignement, l’infirmière doit transmettre un message éducatif sécuritaire et le
choix du support éducatif adapté au patient.
88
AVIC (Association Valaisanne des Interprètes Culturels) entretient du23 Avril 2009
89
[Link]. L’approche culturelle de la thérapie du diabète au Moyen Orient. Diabetes
voice, 2001,numero1
95
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Mémoire de fin d’étude
Il peut y avoir une remise en question de la culture occidentale chez certains patients
originaires d’autres continents. Elle peut se manifester par une ambivalence au projet
thérapeutique, une non-observance au traitement, une mauvaise compliance au suivi, un
recourt à la médecine traditionnelle ou encore par un rapport conflictuel aux conseils
diététiques.
Le patient diabétique musulman peut croire que le diabète est pour lui une sanction divine.
Dans ce cas on observera un laxisme dans son hygiène de vie. Cela peut se manifester par une
consommation excessive d’alcool, un abandon des pratiques religieuses.
90
RUEFF.A,CARPENTIER.B « l’éducation thérapeutique des patients diabétiques maghrébins à Grenoble »,
santé Education, Paris, 3 février 2006.
91
Ibidem
92
Ibidem
96
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• En manifestant de l’intérêt
• Elle doit discuter avec le patient et favorises chez lui, l’expression de ses
représentations, de ses habitudes de vie, des objections face aux propositions
thérapeutiques.
• En s’appuyant ses représentations face à la maladie
• L’infirmière doit s’appuyer sur les représentations du patient pour lui donner des
conseils diététiques, et de mode de vie elle pourra utiliser au besoin certains préceptes
coraniques.
• En respectant les fondements culturels et religieux
• Le respect des fondements culturels permet d’éviter certains conflits entre patient et
soignant. Les conseils diététiques seront appuyés sur les habitudes traditionnelles.
(Ingrédients, préparation, composition des repas).
97
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Dans un premier temps je vais définir l’interdisciplinarité et les autres types de collaboration
entre les disciplines. Ensuite je vais faire ressortir la nécessité du mode de fonctionnement
interdisciplinaire en diabétologie. Ensuite je parlerai de l’essentiel du travail interdisciplinaire
qui doit être d’abord axé sur le patient et son entourage. Je décrirai la composition de l’équipe
interdisciplinaire au CHUV à Lausanne, les responsabilités qui incombent à ses membres et la
complémentarité de leurs rôles. Enfin je parlerai du rôle de l’infirmière clinicienne en
diabétologie dans cette équipe interdisciplinaire.
98
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Le patient diabétique doit être compris dans sa globalité et aidé de manière précise et efficace.
Cependant, la multiplicité et l’interaction des problèmes de santé chez ce patient, combinées à
la complexité des soins et services, pose des défis qu’aucune profession ne saurait relever à
elle seule. La mise en commun des compétences propres à diverses disciplines s’impose :
l’interdisciplinarité devient essentielle.
93
Ibidem
99
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Mémoire de fin d’étude
• Permettre de travailler tous dans la même direction (objectif commun) afin que le
patient et sa famille aient les meilleurs services.
• Permettre une cohérence dans les soins et les services donnés grâce à la coordination
de toutes les actions menées auprès du patient et de sa famille
94
KOZIER, Barbara et autres. Soins infirmiers : Théorie et pratique, volume 1, Saint-Laurent, Éditions du
Renouveau pédagogique inc., 2005, 912 p., (Adaptation française sous la direction de LONGPRÉ, Sophie et
Lyne CLOUTIER).
95
Ibidem
100
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Mémoire de fin d’étude
Les avantages
• L’interdisciplinarité offre une meilleure perception des besoins car ils sont vus dans
leur globalité par plusieurs intervenants dans des contextes différents
• Mise en commun de l’ensemble des connaissances médicales, de soins, d’interactions
sociales
• Le travail en équipe stimule la créativité
• Permet d’assurer une meilleure continuité des soins
• Favorise un enrichissement par le partage de diverses expertises
• Une concentration des efforts et une synergie des actions.
• Développer une vision commune des rôles des différents intervenants supposant une
reconnaissance réciproque des compétences
• Apprendre à dépasser sa discipline
• Le véritable travail en interdisciplinarité n’apparaît que lorsque les points de vue de
chacune des disciplines commencent à s’intégrer, voire à se dépasser vers une vision
plus globale.
• Etre capable de partager ses idées et son expertise. Posséder une ouverture d’esprit
(écoute).Toutefois cela ne signifie pas qu’on ne pourrait pas exprimer ses désaccords
et proposer des alternatives.
• Bonne circulation de l’information entre les intervenants concernés.
• Développer une réelle relation de confiance les uns envers les autres
• Une bonne communication est indispensable
• Avoir une structure pour régler les conflits
• Mettre la parole du patient au centre
L’infirmière clinicienne coordonne le travail d’équipe et exerce un rôle consultatif auprès de
ses collègues et de l’équipe interdisciplinaire.
101
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• Médecin diabétologue
• Chirurgien orthopédiste
• Chirurgien vasculaire
• Médecin angiologue
• Médecin spécialiste de l’infection
• Dermatologue
• Infirmière spécialiste des plaies
• Infirmière spécialiste de l’infection
• Infirmière en diabétologie
• Le bottier orthopédiste de la maison Kern
• La podologue du CHUV
• La secrétaire qui prend des notes.
Tous les spécialistes auscultent le pied du patient, chacun donne son avis au sujet de la
situation, émet des propositions et prescrivent ensemble un traitement.
L’avantage de cette consultation est que les décisions sont prises ensemble et le patient n’a
pas besoin de passer de spécialiste en spécialiste.
102
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
En Valais nous avons plusieurs professionnels qui œuvrent autour des patients diabétiques
musulmans :
La prise en charge du patient diabétique mobilise les compétences non seulement du médecin
traitant mais aussi de différents spécialistes. Tous les mardis après-midi à l’hôpital de Sierre a
lieu la consultation du pied diabétique. Cette consultation comprend : le médecin
diabétologue, l’angiologue, l’infectiologue, la chirurgienne orthopédique et le chirurgien
plasticien96.
Le but de l'AVsD est l'amélioration de la qualité de vie des personnes diabétiques, enfants ou
adultes, dans le canton du Valais.
Au service des patients diabétiques, l'AVsD répond à toutes attentes relatives à la prise en
charge du diabète:
96
« Consultation du pied diabétique » Association Valaisanne du diabète, brochure destinée au patient.
103
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
97
COMPLEXE CULTUREL DES MUSULMANS DE LAUSANNE [En ligne]. Adresse URL: [Link]
[Link]/[Link]?option=com_content&task=view&id=5&Itemid=6 (page consultée le [Link] 03.2009 )
104
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
L’infirmière clinicienne en diabétologie peut faire recours à d’autre associations telle que :
Association pour aveugles, le centre Suisse immigré, l’association pour handicapés etc.…
105
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
3 EME PARTIE :
METHODOLOGIE ET
ANALYSE
106
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
3.1. MÉTHODOLOGIE
Mon travail de recherche s’inscrit dans une démarche qualitative explicative.98 Cette
démarche résulte d’une constatation, d’une observation, qui m’a menée à une question de
départ. A partir de cette question, j’ai fait un certain nombre de recherches et de lectures, afin
de recueillir des informations et des éléments pertinents pour mon travail. J’ai ensuite
présenté et explicité des concepts qui sont en lien direct avec ma question de départ, et qui me
paraissent pertinents pour l’analyse et l’interprétation des contenus. L’explicitation de ces
cadres conceptuels m’a ensuite permis de construire une problématique, ce qui a favorisé
l’aboutissement à une question centrale de recherche.
J’ai ensuite posé trois hypothèses pouvant répondre à cette question. Afin d’y répondre, j’ai
effectué des entretiens semi-directifs auprès des infirmières cliniciennes Valaisannes pour
savoir les obstacles à la prise en charge du patient diabétique musulman ainsi que leurs
besoins.
98
AKTOUF.O .Méthodologie des sciences sociales et Approche qualitative des [Link] introduction à
la demarche classique et une [Link] :Les presses de l’Université du Quebec,1987,231pp.
107
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Ensuite j’ai effectué d’autres entretiens auprès des membres de l’équipe multidisciplinaire qui
gravitent autour du patient diabétique pour affiner mon cadre de référence.
Dans ma démarche méthodologique, j’ai posé des objectifs précis, afin de conserver un fil
rouge tout au long de mon travail. De plus, j’ai repris les cadres conceptuels posés en début de
recherche, afin de réaliser une analyse complète et précise du contenu des entretiens.
3.1.2. ECHANTILLON
Mon travail de recherche traite de l’approche culturelle, dans la prise en charge des patients
diabétiques musulmans pratiquants, par des infirmières cliniciennes en Valais. Pour effectuer
cette recherche, je me suis penchée vers les infirmières cliniciennes en diabétologie du Valais
romand.
99
Ibidem
108
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
L’entretien semi- structuré, utilisé dans le cadre de cette étude s’avère tout à fait pertinent
pour répondre aux questions de recherche puisqu’il s’agit d’une méthode de collecte des
données qui permet la compréhension du sens du phénomène à l’étude tel que perçu par les
infirmières.
C'est en formulant ma grille d'entretien (cf. Annexe 7) que je me suis rendue compte que des
entrevues structurées seraient idéales pour répondre à mes attentes. Ils garantiront à la fois
l’authenticité des témoignages et la précision des réponses tout en ciblant les éléments qui me
semblent primordiaux.
Lors de la construction, j’ai privilégié des questions ouvertes de type descriptif qui permettent
à la personne interrogée de s’exprimer librement et minimise mon influence potentielle
relativement au contenu de l’échange.
J’ai ensuite réalisé un tableau (Annexe 7), comprenant ma question de recherche, mes
hypothèses, ainsi que mes objectifs de recherche. La mise en place de ce tableau m’a permis
d’avoir une vision globale de mes objectifs, ainsi que de ma question centrale, de façon à
élaborer des questions reprenant des éléments de mes objectifs, ainsi que de mes hypothèses,
ceci afin de conserver l’idée principale de mon travail.
J’ai tout d’abord posé des questions d’ordre général, en essayant de les formuler le plus
simplement possible. Puis sous chaque question générale, j’ai posé des sous questions, plus
précises, me permettant de relancer, de clarifier, ou de préciser certaines réponses, lors des
entretiens.
109
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
J’ai divisé mon entretien en quatre parties correspondant à mes objectifs de recherche :
La première partie porte sur le rôle de l’infirmière clinicienne en diabétologie.
La deuxième partie m’aide à identifier les facteurs culturels qui font obstacles à la prise en
charge du patient diabétique musulman pratiquant en Valais.
La troisième partie de l’entretien me permet d’identifier les obstacles qui proviennent du
soignant.
La dernière partie de l’entretien me permet d’identifier les besoins de l’infirmière en
diabétologie, de voir aussi si celle-ci utilise, de façon adéquate les ressources qui sont à sa
disposition.
Quatre questions principales, de type ouvert, ont été élaborées afin de répondre aux objectifs
de recherche ci-dessus.
J’ai soumis cette grille à ma directrice de mémoire, qui m’a proposé quelques questions
supplémentaires, avant de me donner l’aval pour débuter les entretiens.
Quatre questions principales ainsi que des relances composent ma grille d'entretien. Elle
comporte des questions ouvertes ainsi que d'autres plus fermées qui visent une exploration
complète de ma problématique.
Un tel outil d'investigation pose 100deux types de problèmes : des problèmes techniques liés à
la façon de préparer et de diriger un entretien et des problèmes humains liés au courant
émotionnel et à l’interaction d’ordre purement affectif qui s’installent entre le questionneur et
le questionné.
100
AKTOUF.O .Méthodologie des sciences sociales et Approche qualitative des [Link] introduction
à la démarche classique et une critique. Montréal : Les presses de l’Université du Québec, 1987,231pp.
110
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Avant de démarrer ma véritable collecte de données auprès des professionnelles, j'ai effectué
un pré-test auprès de deux infirmières d’un service de médecine qui sont en contact
permanent avec les patients diabétiques, vu le nombre limité d’infirmières cliniciennes en
diabétologie qu’il y a en Valais. Ensuite j’ai essayé d’analyser ces entretiens et j'ai ainsi pu
vérifier la pertinence de mes questions en lien avec mon objet de recherche et la possibilité
d’exploitation des données (éléments suffisants).
A la suite de l'écoute répétée de l'entretien, j'ai modifié partiellement mes questions afin que
les réponses correspondent au mieux à mes attentes et que le corpus des données soit
exploitable dans mon analyse.
Au début de chaque entretien, j’ai passé suffisamment de temps pour bien expliquer à
l’interviewé l’objet de l’entretien, les motifs, l’usage qui sera fait des réponses, et les
modalités selon lesquelles se déroulera l’entrevu (temps, méthode, mode d’enregistrement,
anonymat…)
Les entrevues ont été enregistrées sur une bande audionumérique .La durée des six entrevues
a été de 35, 51, 46, 25,36 et 64 minutes. Ensuite, mot à mot, chacune des trames narratives a
été transcrite dans un fichier informatique.
Je ne pense pas avoir obtenu le seuil de saturation des données, car des informations nouvelles
sont ressorties à chaque entretien.
111
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Lors de la réalisation de mon travail de recherche, j’ai respecté les règles et principes éthiques
qui visent à protéger toutes personnes impliquées dans ce mémoire.
Ces principes consistent à protéger ces intervenants contre d’éventuels dommages tels que le
non respect de l’anonymat.
Toutes les personnes interrogées sont libres d'accepter ou de refuser de participer à l'étude.
Pour pouvoir prendre une décision, elles ont le droit d'être informées sur la forme et le
contenu de la démarche. Les intervenantes ont également le droit de se retirer de l'enquête à
n’importe quel moment sans conséquences négatives.
Après avoir choisi la population concernée pour cette étude, j’ai adressé une lettre
individuelle aux infirmières de l’association Valaisanne du diabète, et une autre lettre
explicative à la direction des soins du CHCVs pour interroger l’infirmière clinicienne du
réseau santé Valais. (Voir Annexe 8).
J'ai ensuite contacté directement les personnes ayant accepté de participer à l’étude afin
d’organiser et de planifier les entretiens.
Chacune des participantes a reçu deux documents: « Information destinée aux personnes
participant à l’étude » (cf.: Annexe 9) ainsi que le « Formulaire de consentement éclairé »
(cf.: Annexe10) qu'elles ont approuvé et signé avant d'effectuer l'entretien. Dans ces deux
documents figurent les droits des participantes, tels que l'anonymat des données, le droit de
demander des précisions ou encore de refuser de répondre aux questions.
Les bandes son et les entretiens retranscrits dans leur totalité seront détruits en fin de travail,
c'est-à-dire au plus tard pour septembre 2009.
112
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
3.2. ANALYSE
Ce chapitre présente une discussion des résultats obtenus lors de l’étude. Aussi, ce chapitre
présente une analyse brute des données et une interprétation en lien avec le cadre théorique.
113
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Représentation de la
Education thérapeutique
Anamnèse globale
développement
Recherche /
Autocontrô
alimentaire
nEnseignem
Prévention
Evaluation
Informatio
Formation
Confiance
Croyance
Equilibre
physique
Activité
Réseau
Autres
ent
le
Entretie
n
N°1 X X X X X X X X X X X Aiguill
er le
patient
à sa
sortie
vers
les
inf. de
l’asso
ciatio
n
N°2 X X X X X X X X X X Faire
prend
re
consci
ence,
encou
rager,
N°3 X X X X X X X X X X X X X Occu
pe
plusie
urs
foncti
ons
N°4 X X X X
N°5 X X X X X X X X X X X X
N°6 X X X X X X X X
114
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
[Link].2. 2ème partie : les facteurs culturels et spirituels qui font obstacle à la prise en
charge du diabète chez le musulman
Remise en question
Diabète facteur de
soins: sanction
Diabète : Epreuve
Rites et pratiques
Dieu le véritable
dévalorisation
Religieuses :
thérapeute
Entretien
Diabète
langue
divine
divine
autres
autres
des
N°1 X X X
N°2 X X
N°3 X X X X X Cercle
familial,
poids de la
famille,
finances
N°4 X X
N°5 X X X gestion du
voyage, de
l'insuline
avec le
décalage
alimentation
N°6 X X alimentation
115
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
entretien N°1 entretien N°2 entretien N°3 entretien N°4 entretien N°5 entretien N°6
Peur de Peur de mal Peur Peur Peur peur
l’inconnu faire De l’inconnu De l’inconnu Peur de faire
faux, de dire
des choses
pas
correctes…
Pas Peu Peu Pas Pas Peu
d’expérience d’expérience d’expérience d’expérience d’expérience d’expérience
ignorance
Ne pas savoir
comment aller
à la rencontre
de l’autre
entretien N°1 entretien N°2 entretien N°3 entretien N°4 entretien N°5 entretien N°6
Corps médical Corps médical Corps médical Corps médical Corps médical
Diabétologue Diabétologue
Med. traitant Med. traitant
inf,inf de l Soignants, Internet soignants Assistante
association assistant sociale
assc,aide social
diététicienne Psy Littérature diététicienne
116
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
entretien N°1 entretien N°2 entretien N°3 entretien N°4 entretien N°5 entretien N°6
Cours sur les Cours sur les « On n’a pas cours cours
soins soins un brassage de
culturels culturels population en
Formation témoignages Valais, Formation Formation
continue l’approche continue continue
culturelle n’est « Intéressée sur
pas un tout ce qui
problème touche la
primordial… » femme
musulmane … »
117
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Les propose recueillis lors des entretiens montrent que ces infirmières définissent clairement
leur rôle. Elles affirment également à l’unanimité que, le but de leurs interventions auprès du
patient est de le rendre le plus autonome possible.
Les infirmières ont exprimé chacune à leur manière la complexité de la prise en charge d’un
patient souffrant d’une pathologie chronique en général, et du diabète en particulier. L’une a
dit : « C’est très difficile, c’est un travail de longue haleine…. », et une autre « … il faut
répéter, répéter, et beaucoup répéter… ».
Tout cela démontre que, l’infirmière clinicienne devrait être une professionnelle performante,
qui a développé des connaissances approfondies sur le diabète, et qui met ses compétences au
service du patient et de son entourage.
• Evaluation du patient
Selon Orem, les soins infirmiers visent à aider la personne à surmonter ses limites dans
l’exercice d’autosoins. Ceci dit, avec la collaboration du patient, l’infirmière clinicienne
recueille les données auprès de celui-ci, évalue ses besoins, et pose les diagnostics infirmiers.
Dans le cadre de référence, je me suis inspirée de la théorie de Maslow et j’ai classé les
besoins du patient diabétique musulman en 4 catégories :
besoin physiologique, besoin d’autonomie et d’apprentissage, besoin psychologique et le
besoin spirituel.
• Rôle curatif
Après avoir évalué les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier, l’infirmière en
diabétologie est appelée à prodiguer des soins au patient.
118
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• Rôle éducatif
Orem définit le rôle de l’infirmière comme consistant à amener le patient à adopter une
attitude responsable face à ses autosoins.
L’éducation thérapeutique est très importante, c’est une grande tâche pour l’infirmière auprès
du patient et de son entourage. Cela implique la collaboration du patient, et lui permet d’être
autonome.
• Diététique
Un autre rôle de l’infirmière est celui d’aider le patient à avoir une bonne hygiène de vie au
travers des principes diététiques.
• Recherche
L’infirmière clinicienne contribue au développement de la recherche en soins infirmiers et
interdisciplinaire
• Gestion
L’infirmière clinicienne joue aussi un rôle de gestionnaire au sein d’une équipe de soins.
119
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Dans la définition de leur rôle, ces infirmières ont surtout mis l’accent sur l’éducation
thérapeutique du patient. On pourrait se demander :
Pour répondre à cette question je me suis penchée sur le chapitre « théorie sur le diabète » de
mon cadre de référence.
Le traitement du diabète de type 1 est l’insuline et celui du diabète de type de 2 c’est surtout
une combinaison de principes diététique, et de l’activité physique. Eduquer le patient à ces
traitements, lui permet d’améliorer son équilibre métabolique et d’atteindre les objectifs
fixés.
De plus, si le patient réussit à améliorer son équilibre métabolique à l’aide des enseignements
reçus, il évite toutes les complications métaboliques telles que l’hypoglycémie, l’acidose
diabétique ou encore le coma hyperosmolaire.
On peut donc déduire qu’une bonne éducation thérapeutique permet de prévenir les
accidents aigus et les complications.
On peut aussi déduire qu’une bonne éducation thérapeutique améliore la qualité de vie du
patient dans le sens où, elle permet de retarder toutes les complications chroniques du diabète
telle : la neuropathie, la néphropathie, le pied diabétique, la rétinopathie.
Donc en conclusion, l’éducation thérapeutique est un rôle majeur pour l’infirmière clinicienne
en diabétologie, car elle permet au patient d’acquérir des compétences pour entretenir et
développer son capital santé.
Pour terminer, le rôle de recherche a été moins mis en avant car les institutions dans
lesquelles travaillent ces infirmières ne leur offrent pas la possibilité de faire de la recherche.
Celles-ci sont également très débordées par la prise en charge du patient et de son entourage.
120
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
En résumé
[Link].2. 2ème partie : les facteurs culturels et spirituels qui font obstacle à la prise en
charge du diabète chez le musulman en valais
Les facteurs suivants sont clairement ressortis des propos des infirmières interrogées comme
étant des obstacles à la prise en charge : langue, diverses croyances, rites et pratiques
religieuses: Ramadan. J’ai détaillé tous ces facteurs ci-après.
121
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Nous verrons dans la suite du travail que, ces différents facteurs engendrent des problèmes qui
influent sur la santé du patient et sur sa prise en charge. Ces problèmes ont été relevés sous
forme de diagnostic infirmiers.
[Link].2.1. La langue
Comme il est ressorti plus haut, les infirmières interrogées pensent que leur rôle primordial
auprès du diabétique est l’éducation thérapeutique. Une meilleur compréhension entre le
soignant et le soigné participe à un meilleur enseignement et une bonne observance du patient
face à son traitement, et augmente la qualité des soins. Cela permet aussi à l’infirmière
d’évaluer le patient et de mettre en place ou d’ajuster le projet de soins.
Dans cette démarche, l’infirmière peut collaborer avec le médiateur culturel ou le soignant
de même culture pour effectuer une évaluation des facteurs d’ordre personnels, et
communiquer la signification du résonnement de l’infirmière au patient.
Ce médiateur interculturel va aussi permettre au patient de pouvoir faire un choix éclairé, car
il a plusieurs fonctions :
• Améliorer la communication entre les patients, leurs familles et les professionnels de
santé.
• Informer le personnel soignant sur les caractéristiques, culturelles et religieuses des
patients et les modes d’expression relatifs à la santé, à la maladie.
122
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
En résumé
En Valais, selon l’OFS, les musulmans proviennent essentiellement des pays suivant :
L’ex Yougoslavie, la Turquie, l’Afrique(en particulier les pays du Maghreb et la Somalie)
l’Iran, l’Irak et la Suisse La plupart de ces pays ne sont ni francophones ni germanophone,
d’où le risque pour l’infirmière de rencontrer un problème decommunication face à un tel
patient.
Dans l’exercice de sa profession, l’infirmière doit fournir toutes les informations nécessaires
au patient et s’assurer que celui-ci a bien compris le soin et la nécessite de son traitement :
d’où l’utilisation d’un médiateur culturel.. Le patient dans cette situation donne donc son
consentement éclairé et devient partenaire du soin qui lui est proposé, ce partenariat
augmentera la qualité du soin.
L‘interprétariat doit être assuré par une personne ayant une formation reconnue pour éviter à
un proche le « port de la souffrance » du patient. Cela favorise aussi le respect du secret
professionnel au sein de l’institution.
La place des médiateurs culturels est essentielle dans la relation de soins au patient musulman
qui ne parle pas la même langue que l’infirmière. Elle permet une meilleure communication,
d’éviter une fausse interprétation de la situation, ou une mauvaise interprétation de
comportement de la part du soignant et du soigné.
En Valais ces médiateurs culturels sont les membres de l’association valaisanne des
interprètes et médiateurs culturels (AVIc).
123
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Les infirmières cliniciennes interrogées ont affirmé que le patient diabétique musulman peut
avoir des croyances qui interfèrent dans leur prise en charge.
Selon la diététicienne Suha Khoury, le statut et l’acceptation sociale ont une valeur importante
dans la culture musulmane. Malheureusement, le diabète provoque souvent chez le patient
une remise en question d’un corps fort et bien nourri, une perte de l’aptitude au travail de
force. Il peut aussi provoquer un sentiment de honte, surtout auprès de la population
masculine car cette condition est fortement associée à l’impuissance. De ce fait, les personnes
atteintes de diabète, sont amenées à bannir certains comportements en public pouvant trahir
leur condition ; notamment la prise des médicaments, l’adoption d’un régime alimentaire qui
ne correspond pas aux normes en vigueur dans la société, la modification subite des habitudes
alimentaires et la perte de poids.
L’infirmière et le patient doivent trouver, dans la mesure du possible, une modification des
habitudes de vie et du régime alimentaire culturellement acceptables. La soignante peut aussi
agrémenter son argumentation d’exemples vécus de personnes qui sont parvenues à mieux
vivre leur diabète en adoptant un nouveau style de [Link] exemple un contrôle glycémique
correct et une bonne autogestion permettent d’éviter les complications liées à la maladie telle
l’impuissance.
De plus, Rueff. A nous dit que le patient musulman peut avoir une croyance fataliste de la
maladie. Celui-ci peut être amené à croire que la maladie est une épreuve divine, que les
événements sont contrôlés et prédéterminés par Allah. Il croit que les êtres humains ont peu
d’emprise, voire pas du tout, sur leur destinée. Ce fatalisme justifie leur incapacité à contrôler
et à façonner leur destinée.
Cette vision du patient à un impact sur la prise en charge de la maladie en ce sens que la
baisse du suivi, un mauvais contrôle ou l’apparition de complications peut être attribué à la
volonté divine.
124
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
L’infirmière doit considérer tous ces divers éléments dans la prise en charge du patient, au
risque de faire face à une non-observance101 se manifestant par un refus du traitement et une
augmentation des complications. L’infirmière doit également informer le patient des risques
encourus lorsque celui-ci n’adhère pas au traitement. Le patient diabétique doit percevoir les
bénéfices de son traitement, cela passe par une bonne éducation thérapeutique.
101
DOENGES ,MOORHOUSE ; Diagnostics infirmiers Interventions et bases rationnelles. Editions du
Renouveau Pédagogique Inc. Montréal,2001.1280 [Link]
125
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
En résumé
La majorité des infirmières interrogées ont affirmé que le réel problème de leur prise en
charge du patient diabétique musulman résultait de la volonté de celui-ci de faire le Ramadan.
Une seule d’entre elles a mis l’accent sur : « une difficulté à enseigner ce patient… »
Parmi les 6 infirmières interrogées, 4 ont manifesté leur volonté à accompagner le patient
dans son jeûne. Les deux autres pensent que le jeûne et le diabète ne sont pas compatibles,
donc qu’il faudrait décourager le patient par rapport à cette démarche.
126
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Les soignantes se disent démunies, l’une d’entre elle a même affirmé: « je n’aimerais pas me
retrouver face à cette situation…. Car ce serait très difficile pour moi….. »
Telle est la question que l’on pourrait se poser face à un patient diabétique qui aimerait faire
le jeûne du Ramadan. Cela pose un vrai dilemme au sein du panel interrogé.
Afin de répondre à cette question il serait intéressant de comparer les deux possibilités, les
problèmes et les bénéfices en découlant et de faire la balance.
Argument religieux
Sourate II, verset 183 : « Il vous est permis de manger et de boire jusqu’au moment où vous
pourrez déjà distinguer le fil blanc d’un fil noir. A partir de ce moment, observez strictement
le jeûne jusqu’à la nuit »102.
Le jeûne du Ramadan est un des cinq piliers de l’islam, c’est un mois de prière et de ferveur
religieuse où les pratiquants vont développer la relation spirituelle qu’ils entretiennent avec le
créateur. Pendant ce mois les pratiquants voient essentiellement les aspects positifs de la
religion.
• Raison sociale
102
LA RELIGION MUSULMANE « Le Coran »[ En ligne]. Adresse URL :
[Link] (consultée le 30 Avril 2009 )
127
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Nous avons parlé de ce que représente le Ramadan dans la vie d’un musulman, maintenant
nous allons mettre l’accent sur les conséquences physiologiques et psychologiques qui en
découlent.
S’il y a un risque vital, l’infirmière doit faire comprendre au patient que le Ramadan doit être
interrompu comme le préconise le Coran. Elle peut le faire s’interroger sur le fait qu’il est en
désaccord avec les préceptes du Coran en faisant le Ramadan alors qu’il est malade.
103
L’éthique dans les soins infirmiers .Association Suisse des infirmières et infirmiers. Berne 2000.
104
Ibidem
105
DOENGES ,MOORHOUSE ; Diagnostics infirmiers Interventions et bases rationnelles. Editions du
Renouveau Pédagogique Inc. Montréal,2001.1280 [Link]
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Mémoire de fin d’étude
L’infirmière doit faire un effort conscient pour voir chaque patient comme un individu unique
avec ses caractéristiques.
Chaque infirmière devrait pouvoir réfléchir sur sa propre personnalité pour pouvoir
accueillir et comprendre les clivages identitaires d’un patient qui souffre parce qu’il est perdu
dans le cercle de ses multiples appartenances et qu’il se sent contraint en permanence de trahir
une de celles-ci au profit d’une autre.
Le rôle de l’infirmière est d’aider le patient musulman à identifier ses besoins universels et
spécifiques afin de pouvoir se donner des autosoins. Parmi les besoins spécifiques du patient
diabétique, j’ai cité dans le cadre de référence le besoin spirituel qui apparaît face à toute
situation, qui provoque une interrogation sur le sens de la vie, maladie, handicap. Il impose au
minimum une prise en compte, une écoute.
Lors du recueil de données, l’infirmière identifiera les besoins spirituels du patient afin de
pouvoir y répondre.
C’est pourquoi, l’infirmière doit, comme dit Parse « harmoniser son rythme à celui du
patient » et l’aider à trouver son équilibre corps âme et esprit.
La pratique du Ramadan peut permettre d’éviter un risque de détresse spirituelle106 relié au
stress physique et psychologique causé par la maladie. Or nous savons que le stress augmente
le taux de glucose dans le sang en augmentant le taux de catécholamine.
106
DOENGES ,MOORHOUSE ; Diagnostics infirmiers Interventions et bases rationnelles. Editions du
Renouveau Pédagogique Inc. Montréal,2001.1280 [Link]
129
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Mémoire de fin d’étude
Dans ce cas, le jeûne pendant le Ramadan a un effet reposant sur l'esprit. Il génère une paix
intérieure et une diminution de la glycémie, de même que n'importe quel outil pour abaisser le
stress ; exemple : la relaxation, améliore le contrôle du diabète. Ainsi, le jeûne islamique
pendant le Ramadan devrait avoir un effet potentiellement bénéfique en ce qui concerne le
contrôle du diabète.
Pour cela, l’infirmière doit faire preuve d’une sensibilité culturelle afin d’aider le patient
diabétique à trouver les ressources nécessaires dans la pratique de ses rites religieux,
notamment le Ramadan.
Au niveau physiologique elle doit :
• Anticiper les problèmes
• Préparer le patient avant le jeûne à un bon équilibre alimentaire
• Déterminer avec lui les objectifs
• Associer la famille à la diététique et à la surveillance
• Ajuster le traitement (antidiabétique oraux et insulines)
130
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Mémoire de fin d’étude
En résumé
131
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Mémoire de fin d’étude
« Peur de l’inconnu », « peur de mal faire », « peur de ne pas être à la hauteur », « peur de
frustrer », « peur de créer les conflits internes au sein de la famille du patient », « peur que le
patient se sente seul… ». Voici certains des propos recueillis à la question posée aux
infirmières cliniciennes au sujet des obstacles à la prise en charge provenant du soignant.
Les participantes ont exprimé une « peur » face à la prise en charge du patient diabétique
musulman et notamment celui qui aimerait faire le jeûne du Ramadan.
Parfois la différence fait peur et on se protège en se réfugiant vers la fuite, l’ignorance,
l’agressivité.
132
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Mémoire de fin d’étude
La réflexion personnelle aide l’infirmière à cerner les valeurs qui sous-tendent sa démarche
et ses interventions et à saisir leurs répercussions sur le patient et à lever la peur.
Le fait de bien comprendre l’écart qui sépare ses valeurs, ses pratiques et ses croyances de
celles du patient permet à l’infirmière de s’ouvrir à une culture différente, voire de
l’apprécier.
Les infirmières ont également souligné en majorité leur manque d’expérience face à la prise
en charge du patient diabétique musulman.
Une infirmière a affirmé : «.. Je pense que le dernier patient musulman dont je me rappelle
était une dame qui était enceinte et la notion culturelle on l’avait mise de côté parce que
l’important était que sa grossesse se passe bien….. »
La compétence culturelle fait aussi appel à un « savoir faire » qui est actualisé par les leçons
tirées de l’expérience. Si l’infirmière est limitée dans son savoir-faire expérientiel, elle peut
utiliser son savoir-faire opérationnel, relationnel, et cognitif. Tout cela s’acquiert par la
lecture, l’étude de cas, le Jeu de rôle, les séjours à l’étranger, l’observation réfléchie ou la
conceptualisation abstraite.
133
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Mémoire de fin d’étude
Un autre aspect des compétences infirmières est à souligner : il s’agit ici de celui de la
collaboration. Consulter les collègues soignants ou encore de faire appel à un autre membre
du réseau. La collaboration interdisciplinaire peut avoir un impact sur la continuité et la
qualité des soins ; dans le cas où aucune réponse à un problème de soin n’existe, il est
opportun pour l’infirmière clinicienne de soulever ce problème et de travailler en
collaboration avec les chercheurs de sa discipline107.
En résumé
Le manque d’expérience et la peur sont les deux obstacles ressortis chez les
infirmières dans la prestation de soins au patient diabétique musulman en
Valais.
Il est à noter que lors des entretiens, les infirmières ont dit avoir reçu peu voire aucun cours
sur les soins culturels, ce qui explique leur manque d’expérience et leur peur : d’où la
nécessité de la compétence culturelle.
L’infirmière doit également s’appuyer sur les expériences et les ressources de ses collègues
grâce à la collaboration interdisciplinaire.
107
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, Chp.2, 1994
134
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Mémoire de fin d’étude
Les besoins de l’infirmière qui sont ressortis au cours des entretiens sont : des cours sur
l’approche culturelle, savoir comment équilibrer le diabète pendant le jeûne, ainsi que de réels
formations sur les soins culturels.
Une infirmière a affirmé qu’elle serait intéressée par un échange interactif entre cliniciennes
et patients ou un débat interactif avec des cas concrets pour une mise en situation. « je suis
intéressée par des témoignages de patients diabétique musulmans, des témoignages
d’infirmières aussi autour d’un débat interactif, comme ça on pourra s’exercer sur des cas
concrets… ».
Les ressources mentionnées sont les suivantes :corps médical, soignant de même culture,
infirmière musulmane, PMU Lausanne, autres professionnels de la santé, cms, secrétaire,
entourage, famille, livre, documentation , Internet.
Le constat que j’ai tiré de l’analyse des entretiens est le suivant : les infirmières utilisent plus
efficacement les ressources des autre professionnels de la santé, et dans une moindre mesure
celle de l’association valaisanne des interprètes et médiateurs culturels
135
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
4EME PARTIE :
CONCLUSION
136
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Mémoire de fin d’étude
« La plupart des infirmières cliniciennes en Valais utilisent peu ou pas du tout l’approche
culturelle pour les patients diabétiques musulmans pratiquants lors de leurs interventions
professionnelles. Celles-ci sont peu confrontées à cette problématique, ont des représentations
propres à elles sur l’approche culturelle, méconnaissent les rites et pratiques religieuses et
culturels des Musulmans, ont peu de ressources ou n’utilisent pas de façon adéquate les
ressources disponibles »
Cette hypothèse est en partie vérifiée par l’analyse des résultats de l’enquête. L’analyse met
en évidence que la peur et le manque d’expérience étaient les obstacles majeurs rencontrés
chez l’infirmière clinicienne valaisanne dans la prise en charge du patient diabétique
musulman. Sur les 6 infirmières interrogées 4 parlent de la nécessité de l’approche culturelle
et une seule pense que ce n’est pas indispensable en Valais car il n y a pas une grande
population musulmane.
« Soigner le patient diabétique dans toutes ses dimensions108, en tenant compte d’une
approche culturelle et spirituelle, peut augmenter la qualité des soins et influencer
favorablement l’observance du patient. Cela lui permettra d’être « partenaire de soins », il
108
Les dimensions de l’homme que je considère: bio-psycho-socio- culturel-spirituel
137
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
pourra donc donner son consentement éclairé sur les soins proposés, construire un projet
adapté à son état, ses croyances, son savoir et son mode de vie. Ce processus implique de la
part du soignant des connaissances et des compétences particulières ».
Arrivée au terme de mon analyse, je peux dès à présent répondre à ma question de recherche
qui était la suivante :
PRATIQUANTS
Il ressort de l’analyse que la prise en charge du patient diabétique musulman est une situation
complexe de soins qui fait intervenir plusieurs facteurs : physiologiques, psychologiques,
sociaux et culturels, spirituels, éthiques et des normes de qualité.
Cette prise en charge nécessite de la part de l’infirmière la mobilisation de plusieurs
compétences :
138
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
139
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
• Recherche et le développement
Les entretiens effectués auprès des infirmières montrent que celles- contribuent volontiers à la
recherche en soins infirmiers car 6 infirmières sur 7 ont accepté de participer à cette étude.
Par contre ni le RSV,109 ni l’association valaisanne du diabète, ne leur donne la possibilité
d’effectuer elles-mêmes des recherches, ce qui est pourtant une des compétences des
infirmières cliniciennes.
D’après les entretiens effectués, les infirmières se réfèrent plus souvent aux membres de
l’équipe médicale et paramédicale (comme le médecin, la diététicienne, les collègues de la
PMU de Lausanne,), la famille, qu’aux autres professionnels tels que : l’AVIc : l’association
Valaisanne des interprètes et médiateurs culturels, ou encore le centre culturel islamique.
Les infirmières en diabétologie n’utilisent pas les théories de soins infirmiers dans leurs
interventions professionnelles.
109
Réseau Santé Valais
140
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Je ne vois pas d’autre moyen, pour développer la qualité des soins, que de l’organiser autour
d’un projet centré sur les besoins en santé des patients. Cette démarche n’est possible que si
elle a des points de repère qui lui permettent de ne pas s’égarer, un cadre l’oblige à recentrer
Ses idées et son objectif, et auquel elle peut faire référence dans sa pratique. Le modèle
théorique lui offrant ce cadre est indispensable au développement de la qualité des soins.
• Compétence culturelle
Des 6 infirmières interrogées, toutes ont avoué leur méconnaissance sur la religion
musulmane ainsi que des rites et pratiques religieux. Elles ont mis en évidence la nécessité de
cours sur la notion de culture. Cette compétence n’a toutefois pas été utilisée par les
infirmières soignant des patients diabétiques musulmans, car elles n’ont pas manifesté leur
sensibilité culturelle lors de la prise en charge, soit par oubli ou par ignorance.
Les soins de qualités impliquent une meilleure communication entre le patient et le soignant.
Cela implique que la personne reçoive des conseils adéquats lui permettant de progresser
grâce à une relation thérapeutique avec le soignant111. Qui dit communication dit langage.
110
Proposer des soins de qualité à un patient c’est que la personne comprenne le but et le sens de son traitement,
donne son accord et collabore. Il est préparé à suivre son traitement seul avec l’aide de son entourage qui
participe à la planification de son traitement et de ses soins. C’est prendre en compte la sphère biologique,
psychologique, sociale culturelle et spirituelle de ce patient.
111
EXCHAQUET [Link] ZUBIN L. Guide pour le calcul de la dotation en personnel soignant des services de
malades des hôpitaux de soins généraux Etude des soins infirmiers en Suisse. Berne, 1975
141
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Au niveau politique le fait de normaliser une prise en charge des migrants permettrait une
ouverture institutionnalisée aux autres cultures. Ce qui est alors une situation particulière
deviendrait dès lors une situation normalisée.
Je peux sans hésiter dire que cet objectif a été atteint. Le cahier de charge de l’infirmière
clinicienne de la PMU m’a permis de définir son rôle dans mon cadre de référence. De plus,
les participantes, très au clair dans leur rôle professionnel, m’ont chacune apporté des
informations complémentaires, que ce soit sur leur rôle en milieu hospitalier ou
extrahospitalier.
142
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
En ce qui concerne le deuxième objectif que je m’étais fixé pour cette recherche :
J’identifierai les facteurs culturels qui font obstacle à la prise en charge du patient
musulman pratiquant en Valais ainsi que les problèmes qui découlent de ces obstacles.
Il en est ressorti que la langue, les rites et pratiques religieuses, les croyances du patient et
l’alimentation sont les principaux facteurs qui font obstacle à cette prise en charge. Je dirai
que cet objectif a été atteint.
Et le dernier objectif :
J’ai tenté au travers de ce travail d’analyser les ressources et besoins de l’infirmière en lien
avec le cadre de référence et le corpus de données recueillies. J’espère avoir atteint cet
objectif.
A l’aide de cette analyse, je mettrai en relief les compétences nécessaires aux infirmières
cliniciennes pour la prise en charge de patients diabétiques musulmans en Valais.
Les résultats de l’analyse pourront être insérés dans un manuel à l’usage des soignants
valaisans.
Au travers de cette analyse, j’ai pu ressortir toutes les compétences nécessaires aux
infirmières pour cette prise en charge .Par contre je n’ai pas pu insérer cela dans un manuel à
l’usage des soignants, car j’ai manqué de temps et de moyens. Cet objectif est donc
partiellement atteint.
143
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Afin de vérifier la validité des résultats de mon travail, je vais parler ici des limites de mon
travail, de la validité interne, de la crédibilité et de l’authenticité des résultats obtenus, ainsi
que de la validité externe.
Le fait de ne considérer que le patient diabétique musulman pratiquant, pour ce qui est de
l’approche culturelle, est la grande limite que je pose à ma recherche. En effet la population
musulmane étant minoritaire en Valais, certaines infirmières interrogées n’avaient jamais eu à
rencontrer cette situation. Néanmoins j’ai tenu à faire cette recherche pour une ouverture au
questionnement, afin de faire émerger la question de l’approche culturelle au sein des
institutions valaisannes de santé.
J'estime ne pas avoir obtenu le seuil de saturation des données car j'ai enregistré des éléments
nouveaux au cours de chaque entretien. C'est la raison pour laquelle les résultats de mon
analyse sont cohérents seulement dans ce contexte particulier et offrent une vision incomplète
de la situation.
De plus, ma collecte de données auprès des infirmières aurait été plus parlante si elle avait été
confrontée et comparée à une collecte de données effectuée auprès des patients diabétiques
musulmans pratiquants eux-mêmes, ce que je n’ai pas pu faire par manque de temps.
144
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Les éléments qui peuvent représenter un biais dans ma recherche sont le fait que j'ai eu
l'occasion d'effectuer mes entretiens non pas auprès de six infirmières cliniciennes en
diabétologie mais auprès de cinq cliniciennes en diabétologie plus une infirmière en
diabétologie non clinicienne, ces deux spécialités ne possédant pas tout à fait les mêmes
compétences. De plus, deux des six infirmières étaient nouvellement diplômées en
diabétologie tandis que les autres ont une grande expérience professionnelle en diabétologie.
Enfin, parmi les infirmières interrogées, deux travaillent en milieu hospitalier, les autres
travaillent en milieu extra hospitalier, ce qui diffère dans la prise en charge.
Au cours de la construction de mon analyse, j'ai extrait des éléments significatifs à mon sens,
J'ai donc certainement omis de mettre l'accent sur d'autres informations auxquelles je n'ai pas
été sensible.
Malgré cela, les résultats de ma recherche exposés tout au long de l'analyse ont, selon moi, un
sens et restent plausibles dans ce contexte particulier. Etant donné qu’elle est basée sur une
démarche authentique de recherche, tous les résultats obtenus sont crédibles et significatifs
pour la population interrogée si ces différentes limites sont prises en compte par le lecteur. La
validité interne de ma recherche est donc bien présente.
En ce qui concerne la validité externe, étant donné que mon travail de recherche porte sur une
population bien définie, il m’est difficile de généraliser les résultats, à l’ensemble des
infirmières cliniciennes ou non du canton. Toutefois, certains éléments théoriques peuvent
être appliqués à d'autres situations similaires.
145
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Après avoir analysé les données obtenues lors des entretiens, je vais maintenant m’attarder
plus précisément sur la forme de mon travail de recherche. Mon autoévaluation va tout
d’abord porter sur les objectifs personnels d’apprentissage que je m’étais fixée au début du
travail. Je vais ensuite parler des facilités et difficultés rencontrées tout au long de ma
démarche. Enfin, je porterai une critique générale de mon travail.
Par ce MFE, j’aimerais mettre en relief les différents aspects de la prise en charge globale
d’un patient diabétique musulman pratiquant en Valais.
Tout au long de ce travail, j’ai tenté de faire ressortir les facteurs culturels qui font obstacle à
la prise en charge du patient diabétique musulman.
J’ai ressorti, pour chaque problème énuméré, les différents diagnostics infirmiers rencontrés
chez le patient dans une telle situation. Ces diagnostics sont les suivants : manque de
connaissance, difficulté à se maintenir en santé, non-observance au traitement, conflit
décisionnel, risque de détresse spirituelle.
Ce travail me permet, d’élaborer en collaboration avec le patient, un projet de soins qui tient
compte de ses croyances, ses rites et pratiques religieuses.
J’ai ressorti également toutes les compétences nécessaires à l’infirmière pour une telle prise
en charge. J’ai enfin, identifié les besoins et ressources de ces infirmières.
146
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Au travers de mon MFE, j’appliquerai une méthodologie afin de mener à bien une recherche
en sciences infirmières avec tout ce que cela implique : recherche de documents pertinents,
explorations diverses (lectures et entretiens), définition d’une problématique, création d’un
cadre de référence, création d’un outil d’investigation, récolte de données sur le terrain. Je
serai capable d’analyser les données recueillies au cours des entretiens en fonction du cadre
de référence construit et d’élaborer une synthèse finale avec une autoévaluation finale.
J’ai utilisé au mieux les outils qui étaient à ma disposition, afin de réaliser un travail
respectant la rigueur méthodologique. Ma recherche a commencé par la lecture d'ouvrages et
d'articles en lien avec mon sujet afin de définir une problématique. Ensuite, j'ai construit
différents cadres théoriques qui m'ont finalement permis d'analyser les données recueillies
lors des entretiens pour aboutir aux résultats de recherche explicités lors de la synthèse de
l'analyse.
112
Une des qualités d’un chercheur est celle de la distanciation : il doit être capable de maintenir
une certaine distance avec son objet d’étude afin de mener à bien sa recherche.
147
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Je me suis particulièrement sentie à l'aise durant l'analyse de mon travail. C'est durant cette
étape clé de mon mémoire que j'ai eu du plaisir à mettre en lien les différents éléments mis en
évidence tout au long de mes cadres de références avec le corpus de données récoltées durant
mes entretiens semi-dirigés.
La première difficulté que j’ai rencontrée dans l’élaboration de ce travail était celle de parler
de cette pathologie qu’est le diabète. En effet bien qu’ayant de l’intérêt pour ce sujet, il me
bouleverse énormément car comme je l’ai mentionné dans mes motivations personnelles,
c’est une pathologie qui sévit dans ma famille. En parlant du diabète j’ai du faire face à mes
propres représentations et mes propres croyances.
La deuxième difficulté pour moi a été de délimiter mon travail. N’ayant pas pris conscience
au départ de la charge de travail et du temps que j’avais à ma disposition, je suis partie sur une
énorme recherche en physiopathologie sur le diabète. Grâce à ma directrice de recherche j’ai
pu me recentrer sur l’essentiel.
148
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Malgré la grande difficulté que j’ai éprouvée au démarrage de cette recherche et lors de
l’élaboration de mon cade de référence, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à l’écriture de ce
mémoire de fin d’études. J’ai acquis de nouvelles connaissances et j’ai pris conscience de
l’importance du travail de l’infirmière clinicienne, spécialisation qui m’intéresse.
Je suis satisfaite car le sujet choisi était à la hauteur de mes espérances. Il reste toutefois des
éléments à améliorer si j’étais amenée à élaborer où à participer une nouvelle fois à une
recherche de ce type.
Le choix du lieu à effectuer la recherche. : au départ je savais que je voulais faire une
recherche qui traite du patient diabétique musulman, mais j’ai hésité entre le canton du Valais
et le canton de Vaud. Cette réflexion et la décision qui en a découlé m’ont freinée au
démarrage de cette recherche.
Je n’ai pas su gérer le temps que j’avais à ma disposition. J’ai mis beaucoup de temps avant
de m y mettre complètement, j’ai donc dû prolonger le délai pour arriver au terme de cette
recherche.
L’envergure de mon travail m’a posé problème. Je pense que j’aurais pu me focaliser sur un
seul thème car j’ai choisi une situation assez complexe qui a nécessité beaucoup de concepts.
L’élaboration de mon cadre de référence a été très laborieuse.
149
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Cette recherche a généré de nombreux résultats. Toutefois, d’autres recherches pourraient être
menées en Valais afin d’améliorer la qualité des soins par le développement de l’approche
culturelle au sein du Réseau Santé Valais (RSV). Je propose quelques pistes à examiner pour
les recherches futures :
Les participantes qui ont collaboré à cette étude représentent un sous groupe d’infirmières, car
elles sont cliniciennes spécialisées en diabétologie. Ainsi, il s’avérerait intéressant de
reproduire cette recherche auprès des infirmières des services de médecine par exemple afin
de voir si les besoins ressortis et les compétences à développer sont identiques.
Il serait fort utile de mener une étude similaire auprès des patients diabétiques musulmans afin
d’identifier chez eux si des facteurs culturels sont susceptibles d’influencer l’acceptation de la
prise en charge. Cette étude pourrait aussi permettre de savoir quelles sont leurs attentes face
au soignant ?
Dans le contexte de la mise en place d’un programme structuré sur l’approche culturelle, il
faudrait identifier quelles sont les croyances, les attitudes, les besoins et les ressources des
différents professionnels de la santé au sein du RSV, afin d’élaborer une formation continue
appropriée.
150
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Pour mon avenir professionnel, cette recherche m’offre un potentiel bénéfice. Elle me
permettra, de mettre en application dans mon pays, toutes ces différentes compétences
acquises.
Les soins infirmiers connaissent une grande révolution en Suisse romande. Aujourd’hui la
formation est de niveau tertiaire et on assiste maintenant à la venue du master en soins
infirmiers. Ce qui prouve que les infirmières de demain devront faire preuve de maturité,
d’autonomie et posséder les valeurs, les attitudes, les connaissances et les habiletés
intellectuelles nécessaires au questionnement des pratiques courantes et à leurs responsabilités
croissantes envers la société.
L’infirmière de demain doit donc accepter l’univers moderne des soins de santé. Il s’agit d’un
univers complexe, où les facteurs biologiques, psychologiques, sociaux, culturels, spirituels
vont interférer. Un univers qui sera fertile en dilemmes éthiques et moraux. L’infirmière de
demain devra développer sa capacité à créer, à inventer, à progresser, surtout au travers de la
recherche.
Pour ma part, je suis favorable à la recherche en soins infirmiers, et j’invite les infirmières
valaisannes à s’y engager davantage. Je pense que la recherche contribuera à l’avancement
des connaissances dans cette discipline, et à l’amélioration de la qualité des soins.
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NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
5EME PARTIE :
BIBLIOGRAPHIE
152
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
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DECHANNOZ.G. Les besoins en soins infirmiers des personnes soignées. Paris : Editions
Bayard, 1986.
KEROUAC S., La pensée infirmière, Conception et stratégie, Editions Maloine, Chp.2, 1994
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Mémoire de fin d’étude
LEVY Isabelle, Rites et Religions-Guide pratique pour accueillir les malades à l’hôpital, Ed.
Estem, Paris,1997-47 p.
LEVY Isabelle – Soins et croyances – Guide pratique des rites, cultures et religions à l’usage
des personnels de santé et des acteurs sociaux – Ed. Estem, Paris, 1999-222 p.
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NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
EXCHAQUET [Link] ZUBIN L. Guide pour le calcul de la dotation en personnel soignant des
services de malades des hôpitaux de soins généraux Etude des soins infirmiers en Suisse.
Berne, 1975.
LEPAIN Catherine. L’approche culturelle en soins infirmiers pour les patients Musulmans
Magrébins relevants des soins palliatifs .Recherche en soins infirmiers, Mars 2003, numéro 72
Sciences Humaines, février-mars 1996 Eduquer et Former n°12 p57
NOVO NORDISK PHARMA S.A. Informations pratiques pour diabétiques et proches. 2ème
édition, Juin 2003
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ROTH.H et ZIERATH.M. L’éthique dans les soins infirmiers. Association suisse des
infirmières et infirmiers, février 1999
5.3. COURS
156
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
5.5. ENTRETIENS
Entretien du 23 Avril 2009 avec une représentante de l’association Valaisanne des interprètes
et médiateurs culturels à Sion
Entretien du 27 Avril 2009 avec une représentante du centre Suisse Immigré à Sion
157
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
INFIWEB. « Site francophone des soins infirmiers » [En ligne]. Adresse URL:
[Link] ( consulte le [Link] 2007)
158
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
[Link]
integration-des-etrangers-313-20335(page consultée le 05 du 04 2009)
159
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
EME
6 PARTIE : ANNEXES
I
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Mémoire de fin d’étude
II
NDJOUMBI Carine HESSO- Filière soins infirmiers- Volée 04 Sion, le 25 juillet 2009
Mémoire de fin d’étude
Dorothea Orem est une théoricienne de l’école des besoins. Elle accorde une place importante
à la maladie et aux problèmes de santé. Orem oriente sa discipline ver la personne.
Soins
Champs de connaissance et service humain visant à combler les limites de la personne dans
l’exercice d’autosoins liés à sa santé et à renforcer ses capacités d’autosoins.
Personne
Etre fonctionnant biologiquement symboliquement et socialement qui présente des exigences
d’autosoins universels, de développement, et liés à des déviations de santé.
Santé
Etat d’être complet et intégré à ses différentes composantes et à ses modes de fonctionnement.
Environnement
Tous les facteurs externes affectant les autosoins ou l’exercice d’autosoins.
Eléments clés
Autosoins
Agent d’autosoins
Déficit d’autosoins
Système de soins infirmiers
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
Religion
La religion est un système organisé de croyances et de pratiques. Elle procure à ses adeptes
une manière d’exprimer leur spiritualité et leur fournit des pistes de réflexion, voire des
modalités d’action, devant les grandes questions et les épreuves de l’existence. Pour Vardey,
toutes les religions présentent les caractéristiques suivantes :
• Le sentiment d’appartenance à une communauté soudée pas des croyances communes
• L’étude collective des écritures saintes (Bible, Coran etc.…)
• L’accomplissement de rituels
• Le respect des règles de discipline et de coutumes connexes, de commandements et de
sacrements
• Des méthodes de renforcement ou de régénération de l’âme et de l’esprit, par exemple
le jeûne, la prière, la méditation.
De nombreuses cérémonies et de pratiques religieuses traditionnelles sont liées aux grands
évènements de la vie tels que la naissance, le passage de l’enfance à l’âge adulte, le mariage,
la maladie et la mort.
Le cheminement religieux d’une personne se mesure au fait qu’elle accepte certains rituels,
valeurs, règles de conduite et croyances spécifiques.
Foi
La foi est la croyance en une personne ou une entité ; elle suppose que le fidèle fasse
confiance à l’objet de sa foi s’engage à suivre les voies qu’il lui indique. Selon Fowler, la foi
ne serait pas l’apanage des personnes religieuses ; elle pourrait également caractériser des
personnes qui n’appartiennent à aucune religion. La foi donne un sens à la vie, elle procure
une force considérable dans l’épreuve. Elle donne aux personnes soignées courage, endurance
et espérance qu’elles croient en une autorité supérieure. (Dieu, Allah, Jéhovah, etc...), en
elles- mêmes, en l’équipe soignante ou en plusieurs de ces entités.
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Mémoire de fin d’étude
Espoir
Transcendance
La transcendance est souvent assimilée à la transcendance de soi, qui est la capacité à aller au-
delà de soi, à dépasser ses préoccupations personnelles pour envisager la vie dans une
perspective plus vaste, s’investir dans des activités d’une portée plus grande et poursuivre des
buts plus larges. La transcendance suppose aussi que la personne croie en l’existence d’une
entité autre ou plus grande qu’elle-même, qu’elle la valorise et cherche à la connaître, à entrer
en relation avec elle. Qu’il s’agisse d’un être suprême, d’une force supérieure ou d’une valeur
qu’elle estime particulièrement importante.
Pardon
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Mémoire de fin d’étude
Culture
La culture est une notion dont les définitions varient en fonction des disciplines et des
orientations théoriques.
Ses composantes (valeurs, croyances, représentations sociales, attitudes collectives, normes et
standards comportementaux) résultent d’un premier niveau d’abstraction, permettant de
rendre compte des diverses réalités symboliques constituant le culturel.
Il existe plusieurs définitions de la culture, on définit habituellement la culture comme la
combinaison de différentes caractéristiques abstraites, telles que les valeurs, les croyances, les
attitudes et les coutumes, qu’un groupe de personnes partagent et se transmettent de
génération en génération.
La culture correspond également aux pensées, aux communications, aux actions, aux
croyances, aux valeurs et aux institutions de groupes raciaux, ethniques, religieux ou sociaux.
La culture est la somme des caractéristiques sociales héritées d’un groupe humain,
comprenant tout ce qu’une génération peut dire, communiquer ou transmettre à la suivante.
• La culture n’est ni une réalité en soi transcendant les esprits des individus, ni un
programme mental homogène commun à tous les membres d’un même groupe humain
• La relation entre culture e personnalité n’est pas directe, autrement dit : la personnalité
n’est pas la culture en réduction
• La notion de culture doit être distinguée de celles de « système social », « société »,
« nation » et « ethnie », qui concernent d’autres plans de réalité collective.
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Mémoire de fin d’étude
Interculturel
Multiculturel
Transculturel
Adjectif combinant le préfixe latin « trans » et la notion de culture(s). Ce terme sert à désigner
des contacts entre plusieurs cultures au même titre que : interculturel et multiculturel. Si ces
deux dernières notions décrivent des phénomènes issus du contact entre plusieurs systèmes
culturels relativement autonomes, 'transculturel' et 'transculturalité' s'appliquent, quant à eux,
à des identités culturelles plurielles, qui remettent en question la représentation de cette
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Mémoire de fin d’étude
Croyances
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
Rosemarie Parse fait partie de l’école de l’être humain unitaire ; Les théoriciennes de cette
école tentent de répondre à la question « à qui s’adressent les soins infirmiers ».
Soin
Science et art centré sur l’humain en tant qu’unité vivante en devenir et sur la qualité de vie à
travers la participation qualitative de la personne dans ses expériences de santé.
Personne
Etre ouvert ayant la capacité d’agir en synergie avec l’univers dont il partage les limites
spatiales ou temporelles ; libre de choisir ses orientations.
Santé
Processus de devenir tel qu’il est vécu par la personne.
Environnement
Coconstitue le devenir dans des échanges simultanés d’énergie avec la personne.
Eléments clés
• Devenir coconstitué
• Signification
• Rythmicité
• Cotranscendance
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Mémoire de fin d’étude
Les théoriciennes de l’école du caring croient que les infirmières peuvent améliorer la qualité
des soins aux personnes si elles s’ouvrent à des dimensions telles que la spiritualité, la culture,
et si elles intègrent les connaissances reliées à ces dimensions.
Soin
Art et science humaine de Caring, idéal moral et processus transpersonnel qui vise la
promotion de l’harmonie « corp-âme-estprit »
Personne
Forme vivante qi croit et qui comprend corps, âme et esprit.
Santé
Unité et harmonie entre corps, âme et esprit.
Environnement
Réalité interne et réalité externe de la personne.
Eléments clés
• Caring
• Réalité trans-personnelle
• Facteurs de soins
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Mémoire de fin d’étude
Soins
Science et art humaniste appris, centrés sur les comportements, les fonctions et les processus
de soins personnalisés dirigés vers la promotion et le maintien des comportements de santé ou
son recouvrement en préservant, adaptant et restructurant des soins culturels.
Personne
Etre culturel qui a survécu au temps et à l’espace.
Santé
Croyances, valeurs et façon d’agir reconnues culturellement et utilisées afin de preserver et de
maintenir le bien-être d’une personne ou d’un groupe et de permettre l’exécution des activités
quotidiennes.
Environnement
Tous les aspects contextuels dans lesquels se trouvent les individus et les groupes culturels,
par exemple les caractéristiques physiques, sociales, ainsi que les visions du monde.
Eléments clés
• Soins
• Culture
• Diversité du soin
• Universalité du soin
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Mémoire de fin d’étude
XVII
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Mémoire de fin d’étude
XVIII
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Mémoire de fin d’étude
« QUELLES SONT LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES AUX INFIRMIÈRES CLINICIENNES EN DIABÉTOLOGIE DANS LA PRISE EN
CHARGE DU PATIENT DIABÉTIQUE MUSULMAN PRATIQUANT »
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Mémoire de fin d’étude
occidentale et donc de
sa médecine/
compliance au suivi,
recours aux
médecines
traditionnelles,
rapport conflictuels
aux conseils
diététiques,
alimentation
traditionnelle
• Religieux : valeur
divine, épreuve
divine, pratique du
jeûne du ramadan
XX
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Mémoire de fin d’étude
• En quoi
leur(s)invention
s modifient la
prise en
charge ?
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Mémoire de fin d’étude
XXII
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Mémoire de fin d’étude
CARINE NDJOUMBI
Etudiante en Soins Infirmiers
HESSO Santé Valais / Wallis
Rue de la bourgeoisie, 6
1950 Sion
Téléphone : 00 (41) 765208726
Madame,
Dans le cadre de mon travail de mémoire de fin d’étude, réalisé en vue de l’obtention de mon
diplôme en soins infirmiers à la HES SO VALAIS/WALLIS de Sion, je mène une enquête
sur :
Cette lettre a pour but de vous demander une autorisation afin de pouvoir interroger les
infirmières du Réseau Santé Valais en contact avec ce type de patients.
L’étude sera menée sous forme d’un entretien semi-directif auprès de ces infirmières
cliniciennes en diabétologie travaillant au Réseau Santé Valais ou auprès des infirmières des
services de médecine. Ces entretiens seront enregistrés pour éviter de déformer leurs propos
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Mémoire de fin d’étude
lors de l’analyse des données. Les bandes magnétiques seront détruites à la fin de l’étude c’est
à dire au plus tard en fin septembre 2009.
Les données recueillies dans le cadre de cette étude seront analysées de manière strictement
anonymes et pourront faire l’objet de publication dans les revus professionnelles.
Je reste à votre disposition pour toute autre information complémentaire donc vous aurez
besoin au sujet de cette étude.
Tout en remerciant de porter attention à ma demande et dans l’attente d’une réponse de votre
part,
Je vous transmets Madame mes meilleures salutations.
Carine NDJOUMBI
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Mémoire de fin d’étude
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Mémoire de fin d’étude
ETUDE SUR : « L’approche culturelle dans les interventions infirmières chez un patient
diabétique musulmans pratiquant »
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de mon travail de mémoire de fin d’étude, réalisé en vue de l’obtention de mon
diplôme en soins infirmiers à la HES SO VALAIS/WALLIS de Sion, je mène une enquête sur
la prise en charge des patients musulmans diabétique.
Directement concerné(e) par ce sujet, vous êtes pour moi une source précieuse de
renseignements et je vous en remercie infiniment.
Cette lettre a pour but de vous donner des informations sur cette étude et vous demander su
vous souhaitez y participer.
Vous êtes bien entendu entièrement libre d’accepter ou de refuser .Si vous refuser, cela n’aura
aucune conséquence négative pour vous. Par ailleurs, même si vous acceptez dans un premier
temps, vous pouvez à tout moment changer d’avis et interrompre votre participation sans
avoir à vous justifier.
L’étude sera menée sous forme d’une enquête. Si vous acceptez d’y participer, je vous
contacterai et nous fixerons un rendez-vous en vue d’un entretien. Cet entretien se déroulera à
l’hôpital au moment qui vous conviendra le mieux, en tête en tête avec moi durant environ
quarante-cinq minutes. Il sera enregistré pour éviter de déformer vos propos lors de l’analyse
des données. Les bandes magnétiques seront détruites à la fin de l’étude c’est à dire au plus
tard en fin septembre 2009.
Si vous acceptez de participer à l’étude, vous signerez un formulaire qui confirmera votre
accord (consentement éclairé).Lors de l’entretien, vous serez en tout temps libre de refuser de
répondre à certaines questions si elles vous dérangent.
Les données recueillies dans le cadre de cette étude seront analysées de manière strictement
anonymes et pourront faire l’objet de publication dans les revus professionnelles.
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Mémoire de fin d’étude
ANNEXE X : FORMULAIRE DE
CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ
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Mémoire de fin d’étude
ETUDE SUR : « L’approche culturelle dans les interventions infirmières chez un patient
diabétique musulmans pratiquant »
La soussignée :
• Certifie avoir été informée qu’elle n’a aucun avantage personnel à attendre de sa
participation à cette étude.
• Est informée du fait qu’elle peut interrompre à tout instant sa participation à cette
étude sans aucune conséquence négative pour elle même.
• Accepte que l’entretien soit enregistré, puis transcrit anonymement dans un document.
• Est informée que les enregistrements seront détruits dès la fin de l’étude à savoir au
plu tard en fin septembre 2009.
• Consent à ce que les données recueillies pendant l‘étude soient publiées dans des
revues professionnelles, l’anonymat des ces données étant garanti.
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