COURS DE MATHEMATIQUES
GENERALES
SERIE N°01
Votre cours de mathématiques est composé de six parties dans
lesquelles nous aborderons des rappels sur des notions de base en
mathématiques. Il portera sur la notion des ensembles, de l’algèbre
linéaire, des études de fonctions simples, trigonométriques et
exponentielles et enfin des rappels sur l’arithmétique et les suites
numériques. Ce fascicule de cours n’est qu’un bref aperçu et mérite
d’être assisté par une bibliographie plus riche et approfondie.
Ce premier cours traite des généralités sur les ensembles, les
relations et les applications. Nous commençons par une introduction
à quelques objets que nous manipulerons ensembles dans ce premier
cours. Ce dernier est composé de trois leçons :
- Leçon n° 01 : Les ensembles
- Leçon n° 02 : Les relations
- Leçon n° 03 : Les applications
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INTRODUCTION (NOTIONS DE BASE) :
- Terme primitif: On appelle termes primitifs les termes non
définis dans la théorie
- Enoncé : On appelle énoncé un assemblage de termes
primitifs ayant un sens ou non.
- Proposition: On appelle proposition, un énoncé ayant un
sens et ayant une valeur de vérité vraie ou faux notée
respectivement V ou F.
Exemple :
La proposition « x>10 » est vraie si on prend un nombre x réel
strictement supérieur à 10 et fausse dans les autres cas.
- Axiome : Est une proposition qui est vraie a priori.
- Négation d’une proposition P :
Notée non P ouP est la proposition contraire à P.
Exemple :
« 2+2 =4» : P ; non P est alors « 2+2 ≠ 4» table de vérité de la
proposition non P.
P P
V F
F V
Où V=vraie et F=faux
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- Disjonction :
On appelle disjonction de deux propositions Pet Q, la
proposition notée P Q est vraie si l’une au moins des propositions P
et Q est vraie.
Notation : P Q, le symbole signifie «ou»
P Q P Q
V V V
V F V
F V V
F F F
- Conjonction :
On appelle conjonction de deux proposition P et Q la
proposition P et Q notée «P Q », vraie si Pet Q le sont :
Notation : P Q, le symbole signifie : et
Table de vérité de la conjonction :
P Q P Q
V V V
V F F
F V F
F F F
- Implication:
La proposition " Pou Q" est appelée implication et est notée P
Q et se lit P implique Q ou P entraîne Q P Q fausse si P vraie
et Q fausse.
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- Equivalence :
Deux propositions P et Q sont équivalentes si l’une entraîne
l’autre et on note P Q.
P Q est équivalent c'est à dire P Q et Q P table de
vérité.
P Q P Q QP P Q
V V V V V
V F F V F
F V V F F
F F V V V
Enfin voici quelques propriétés établies à l’aide de tables de
vérité :
(P Q) P Q
(P Q) P Q
(P Q) P Q
P Q Q P
P (Q R) (P Q) (P R)
P (Q R) (P Q) (P R)
P (Q R) =(P Q) R
Méthodes de démonstration:
- Raisonnement par déduction :
Ce genre de raisonnement est formalisé par :
Si la proposition P Q et P est vraie alors Q est vraie.
C'est-à-dire qu’on part d’une hypothèse P vraie et en utilisant
des transitions à travers des règles propositionnelles vraies on aboutit
à la conclusion Q. ceci suffit pour dire que la conclusion Q est vraie.
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- Raisonnement par contraposition :
Pour démontrer que la proposition P Q est vraie, il suffit de
montrer que la proposition Q P est vraie, c'est-à-dire que
(P Q et Q) est vraie alors P est fausse.
- Raisonnement par l’absurde :
Si la proposition P Q est vraie et Q est fausse alors P est
vraie.
Exemple :
(x<0 -x 0) est vraie car (x 0 et -x 0) est fausse.
- Raisonnement par récurrence :
Soit à montrer qu’une propriété P(n) « dépend de n N» est
vérifiée, il suffit de vérifier P(n0) avec n 0 0,puis de supposer que la
propriété P est vraie à l’ordre N et le montrer que c’est vraie à l’ordre
N +1.
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LEÇON N° 01 : LES ENSEMBLES
PLAN DE LA LEÇON:
I- NOTION D’ENSEMBLES
II- PROPRIETES DES ENSEMBLES
III- OPERATIONS SUR LES ENSEMBLES
1- L’intersection
2- L’union
3- Le complémentaire
4- La différence de deux ensembles
5- La différence symétrique
6- Le produit cartésien
IV- ENSEMBLE DES PARTIES D’UN ENSEMBLE ET
PARTITIONS D’UN ENSEMBLE
V- EXERCICES CORRIGES
VI- CORRIGES DES EXERCICES
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I - NOTION D’ENSEMBLES :
Un ensemble est le regroupement d’objets (éléments) sous un
même nom pour former une nouvelle entité contenant les propriétés
de tous ces éléments et pouvant être manipulée avec des opérations
sur les ensembles.
Exemple :
a, b, c, d sont des éléments de l'ensemble des lettres de
l’alphabet.
2,4,6 sont des éléments de l’ensemble des entiers naturels
pairs.
II -PROPRIETES DES ENSEMBLES :
1- Deux ensembles A et B sont dits égaux s’ils possèdent les
mêmes éléments.
A=B A B et B A
2- Un ensemble qui ne contient pas d’éléments est appelé
l’ensemble vide noté .
3- Si l’ensemble E est constitué d’un nombre fini d’éléments, le
nombre de ces éléments est appelé cardinal de E et noté E .
III -OPERATIONS SUR LES ENSEMBLES :
1 -L’intersection:
L’intersection de deux ensembles E et F est l’ensemble des
éléments appartenant à E et à F et est notée E F.
Exemple:
A= {x R/ 0<x<2} B={x R/-1<x<1}
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A B ={x R/ 0 < x <1}
2- L’union :
L’union de deux ensembles E et F est l’ensemble des éléments
appartenant à E ou à F et est noté E F.
3- Le complémentaire :
Le complémentaire d’une partie F d’un ensemble E noté C FE est
le sous ensemble de E ne contenant aucun élément de F.
Cas particulier : C EE = ;CE =E
4- La différence de deux ensembles :
Notée E/F est l’ensemble des éléments appartenant à E et non à
F, on l’appelle Différence entre E et F.
5- La différence symétrique :
On appelle différence symétrique des ensembles E et F
l’ensemble (E-F) (F-E).
6- Le produit cartésien :
Soient deux ensembles E et F, on appelle produit cartésien de
E et F noté E×F , l’ensemble des couples (x,y) / x E et y
F.
Exemple:
E= {1, 2,3}; F= {a,b}
E×F ={(1,a),(1,b),(2,a),(2,b),(3,a),(3,b)}
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IV - ENSEMBLE DES PARTIES D’UN ENSEMBLE ET
PARTITIONS D’UN ENSEMBLE :
Définitions :
a- On appelle l’ensemble des parties d’un ensemble, l’ensemble
constitué de toutes les parties de cet ensemble. On le note
P(E) :
P(E)= {X, X E}
Exemple :
Soit E={a,b,c} ; P(E)= { , {a},{b},{c},{a,b},{a,c},{b,c},E}
b- On appelle partition d’un ensemble E, les parties non vides
de E disjointes deux à deux et dont l’union forme l’ensemble
E lui-même.
Exemple:
E= {2, 4, 6, 8,10} A= {2,4} ; B= {8,10} ; C= {6}
A, B et C forment une partition de l’ensemble E car:
- A, B et C sont
- A B= ,A C = , C B= (les partitions A,B et C
de E sont disjointes 2 à 2).
- A B C = E (l’union forme E)
Diagramme de VENN :
On peut représenter les éléments par les points intérieurs à une
courbe fermée ; l’image d’un ensemble est alors une portion du plan
et est appelée diagramme de VENN. En voici quelques exemples :
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B
A
C E
A A
B A
E
A B
A-B
A B
A B
Diagramme de VENN
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V- EXERCICES CORRIGES :
1- Dresser une table de vérité de (P Q) c à d ; (P Q) et de
( P Q).
2- Comparer les tables de vérité de [(P Q) R] et de [P (Q
R)].
3- Soit E l’ensemble des entiers naturels divisibles par 4 et 6.
Trouver la négation de la proposition P : x,x E tel que x
est divisible par 24 ; montrer que P est vraie et par
conséquent P est fausse.
4- Soit E l’ensemble des nombres pairs de 2 à 40 :
A E, A formé des multiples de 6 ;
B E, B formé des multiples de 30 ;
C E, C formé des multiples de 10.
Calculer C EA , C BE , A B, A C, A C.
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VII- CORRIGES DES EXERCICES:
1-
P Q P Q P Q (p Q) P Q
V V F F V F F
V F F V V F F
F V V F V F F
F F V V F V V
2-
P Q R PQ Q R (P Q) R P (Q R)
V V V V V V V
V V F V F F F
V F V F V V V
V F F F V V V
F V V V V V V
F V F V F F V
F F V V V V V
F F F V V F V
Conclusion :
D’après les deux colonnes mises en évidence, nous pouvons
déduire que (P Q) R et P (Q R) sont différentes.
3- E={x,x N/x est divisible par 4 et 6}
x, x E, x est divisible par 24 : Est la proposition P
x,x E, x n’est pas divisible par 24 : Est la négation de P
c à d ; P
E= {12, 24, 36,48,…}
Pour x =12, x n’est pas divisible par 24 (x E)
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Donc P est vraie et P est fausse
4- E= {2, 4, 6, 8, 10, 12, 14,16,…,40}
A= {6, 12, 18, 24, 30,36}
B= {30} : C {10, 20, 30,40}
C EA ={2,4,8,10,14,16,20,22,26,28,32,34,38,40}
C BE = E –B
A B = A ;A C ={ 6,12,18,24,36,10,20,30,40}
A C= {30}
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LECON N° 02 : LES RELATIONS
PLAN DE LA LEÇON :
DEFINITIONS
I- REPRESENTATION GRAPHIQUE
II- PROPRIETES DES RELATIONS
1- La réflexivité
2- La symétrie
3- L’antisymétrie
4- La transitivité
III- LA RELATION D’EQUIVALENCE
IV- LES CLASSES D’EQUIVALENCE
V- LA RELATION D’ORDRE TOTAL
VI- LA RELATION D’ORDRE PARTIEL
VII- EXERCICES CORRIGES
VIII- CORRIGES DES EXERCICES
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DEFINITIONS :
Soient deux ensembles X et Y, on appelle relation de x vers
y tout triplet (X, Y, G).
Où :
G est une partie du produit cartésien (X × Y)
X est appelé ensemble de départ de
Y est appelé ensemble d’arrivée de
G est appelé le graphe de la relation.
Si (x,y) G, on dit que x est en relation avec y et on écrit x y
y est appelé image de x par
x est appelé antécédent de y par
G=(x,y)/x X,y Y , x y
Exemple :
Soient deux ensembles X et Y ; une relation de X vers Y
X =2,3,4,5, ; Y= 4,6,8,10.
La relation est définie :x y x est la moitié de y
Donner le graphe
Soit G le graphe de : G = (2,4),(3,6), (4,8),(5,10)
Relation réciproque :
Si x est lié à y par une relation , alors y est lié à x par une
relation appelée réciproque de et est notée -1.
I- REPRESENTATION GRAPHIQUE :
Les flèches reliant un élément de X à un élément de Y mettent
en relation un élément de X et un élément de Y.
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Par exemple :
32 et 6 2 6 4
Le graphe de cette relation est :
G= (3,2),(6,2), (6,4)
X
2
0
1 4
3
6 7
II- PROPRIETES DES RELATIONS :
1- La réflexivité :
Une relation définie dans un ensemble X est dite réflexive si
et seulement si tout élément de X est en relation avec lui-même.
est réflexive dans X ( x X ), x x
Exemple :
Soit la relation définie dans |R par : x y x y
est-elle réflexive dans |R?
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est réflexive dans |R si x |R, x x
x |R, x x x |R, x x
x x est vraie car un nombre est toujours égal à lui-même,
donc est réflexive.
2-La symétrie :
Une relation définie dans l’ensemble X est dite symétrique si et
seulement si (x,y) X2, x y y x.
Exemple :
On définit dans Z la relation par :
x y ( k Z) / x-y = 2k.
Montrer que est une relation symétrique.
Par définition, on sait que :
est symétrique si (x,y) Z2 , x y y x
D’après la définition de .
On a x y k Z tel que x-y =2k.
On veut montrer que : y x k' Z / y - x =2 k'
Sachant que x y :
-(x-y)= -2k y - x = 2(-k)
On sait que k Z, alors (-k) Z, donc on a trouvé notre k'.
k' Z tel que - k= k'
y- x = 2 k', k' Z
Donc y x
La relation est symétrique.
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3- L’antisymétrie :
Une relation définie dans un ensemble X est dite
antisymétrique si et seulement si:
(x,y) X2, x y et y x x =y
Exemple :
On définie dans |R la relation par : xy x y, est
antisymétrique ?
((x,y) |R2), x y et y x x =y ?
Hypothèse :
(x,y) |R2, x y x y
et yx y x
Conclusion : On veut montrer que x = y
Démonstration :
On a
x y
et y x x=y
Donc est antisymétrique dans |R.
4- La transitivité :
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Une relation définie dans un ensemble X est dite transitive si
et seulement si (x, y, z) X3, x y et y z x z.
Exemple :
On définit dans Z la relation par :
x y k Z / x-y = 5k.
Montrer que est transitive ?
est transitive dans Z si ( (x, y, z) Z3), x y et
y z x z ?
On a :
x y k Z/ x - y = 5k,
y z k' Z/ y - z = 5k',
On veut montrer que x z k'' Z, x-z = 5k'' ?
Démonstration :
On a: k Z /x - y = 5k
k' Z /y - z = 5k'
x –z =5k+5k'
x – z=5(k+ k')
Comme k Z
k' Z K+K' Z
On pose : k+k'=k''
On aura : x – y = 5 k'' x z, donc est transitive dans Z.
III - LA RELATION D’EQUIVALENCE :
Soit X un ensemble et la relation définie dans X.
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Une relation définie dans l’ensemble X est dite d’équivalence si et
seulement si elle est réflexive, symétrique et transitive.
IV- LES CLASSES D’EQUIVALENCE :
Soit X un ensemble et une relation d’équivalence définie dans X.
Soit X un élément de l’ensemble X.
Lorsqu’une relation est d’équivalence dans X, on peut
repartir les éléments de X en différents sous-ensembles, disjoints de
façon à ce que tous les éléments d’un même sous-ensemble soient
équivalents. On appelle classe d’équivalence chacun de ces sous-
ensembles. x Est la classe de x .
V- LA RELATION D’ORDRE TOTAL :
Une relation d’ordre est une relation dans un ensemble X, qui
est à la fois réflexive dans X, antisymétrique et transitive.
Exemple :
X= |N (ensemble des entiers naturels) : est une relation
d’ordre, < n’en est pas une car elle n’est pas réflexive.
Une relation d’ordre dans un ensemble X est dite relation
d’ordre total si pour tout x et tout y de X, x y ou y x.
(x,y) X2, x y ou y x.
Exemple :
La relation « inférieure ou égale » dans l’ensemble des réels |R
est une relation d’ordre total.
VI-LA RELATION D’ORDRE PARTIEL :
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On dit qu’une relation d’ordre dans un ensemble X est une
relation d’ordre partiel si et seulement si elle n’est pas une relation
d’ordre total.
Exemple :
La relation d’ordre dans |N définie par :
x y (x est multiple de y) est une relation d’ordre partiel.
VII- EXERCICES CORRIGES :
EXERCICE N°1 :
Dans |R*, on définit une relation par x y x2-y2= x-y.
1- Etudier les propriétés de ?
2- Chercher les éléments de la classe de 2 et de (-1) ?
EXERCICE N°2 :
On définie dans |N la relation par : x y x y
Montrer que est une relation d’ordre sur |N ?
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VIII- CORRIGES DES EXERCICES :
EXERCICE N°1 :
QUESTION N° 1 :
1- Réflexivité :
x, x |R*,x x ?
x x x2- x2 = x - x
x2-x2= x- x =0.
0=0
D’où est réflexive.
2-Symétrie :
(x,y) |R*2, x y y x.
x y [ x2-y2=x-y ]hypothèse.
y x y2-x2 = y - x ?
x2-y2 =x-y - (x2-y2) = - (x-y) y2 -x2 = y -x
d’où y x, donc est symétrique.
3-Transitivité :
(x, y, z) |R*3 , x y
et x z
y z
x y [x2-y2=x-y]
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y z [y2-z2=y-z] par hypothèse
x z [x2-z2= x -z] ?
x2-y2+(y2 - z2)=x-y+(y-z)
x2-y2+y2-z2 = x-y +y-z
x2- z2 =x-z d’où x z donc est transitive.
QUESTION N° 2 :
Classe de 2 :
2=x, x R*/x 2
=x, x R*/x2-22 = x-2= x, x R*/x2-4=x-2
2= x, x R*/x2-4+2-x=0
= x, x R*/ x2-x-2 = 0
On résoud l’équation x2-x-2 = 0
= b2-4ac=1 + 4×1×2 = 9
0 donc l’équation admet deux (02) racines distinctes x1 et x2
x1= -b- /2a=(1-3)/2=-1 d’où x1 = -1
x2= -b+ /2a=(1+3)/2 d’où x2 = 2
La classe de 2, c à d 2 = -1, 2
Classe de (-1) :
1 =x, x R*/x2-(-1)2 = x+1
=x, x R*/x2-1 = x+1
=x, x R*/x2-1-x-1 = 0
=x, x R*/x2-x-2 = 0
C’est la même équation que précédemment
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-1=-1, 2.
EXERCICE N°2 :
1-Réflexivité :
x |N , x x ?
x x x x (vrai)
donc est réflexive dans |N . (I)
2- Antisymétrie :
(x, y) |N , x y et y x x = y
2
Hypothèse : on a x y x y
Et
y x yx
x y 0 y- x
y – x 0
y x y- x 0
0 y- x 0 y- x =0 x = y
d’où est antisymétrique. ( II )
3- Transitivité :
(x, y, z) |N3, x y et y z x z
Hypothèse: x y x y
y z yz
x z xz ?
On a : x y
et x+y y+z x z
yz
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d’où est transitive dans N. ( III )
( I ), ( II ) et ( III ) est une relation d’ordre dans N.
LEÇON N° 03 : LES APPLICATIONS
PLAN DE LA LEÇON:
DEFINITION
I- PROPRIETES DES APPLICATIONS
1- L’injection
2- La surjection
3- La bijection
4- L’application réciproque
II- COMPOSITION D’APPLICATION
III- EXERCICES CORRIGES
IV- CORRIGES DES EXERCICES
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DEFINITION :
Soient deux ensembles X et Y.
Une application est une relation qui permet d’associer à tout
élément x de X un élément unique y dans Y.
f:X Y
f est une application si et seulement si x X !y Y/y=f(x)
X a Y
1
b
c
2
Exemple 1 :
Soit la fonction f définie de |R vers |R par :
f : |R |R
x f(x)=3x2-2x
Le domaine de définition de f est |Df =|R
Donc on peut dire que x R, f (x) est définie (a une valeur dans R).
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On peut alors conclure que :f est une application de |R vers |R.
Exemple 2:
Soit la fonction f définie de |R vers |R par :
f : |R |R
x2
x f (x) =
x 1
Le domaine de définition de f est |Df = |R
f n’est pas une application de|R vers |R car (-1) n’a pas d’image par
la fonction f,f est une application de |R --1 vers |R.
I- PROPRIETE DES APPLICATIONS :
1- L’injection (application injective) :
Soit f une application de X vers Y.
f est injective si et seulement si tout élément y de Y est image d’au
plus un élément de X.
f est une application injective (x1, x2) X2,x1x2 f(x1)
f(x2)
Ou bien en utilisant la contraposée de l’application.
(x1, x2) X2 ,f(x1) f(x2) x1=x2
X Y
a 1
b 2
c 3
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Exemple :
Soit l’application f définie de|R* vers |R par :
f : |R* |R
x f (x)= (2x+3)/x
f est elle une injection de |R* vers |R ?
f est une injection de |R* vers |R si :
x1 , x 2 lR , f(x1 ) f(x 2 ) x1 x 2
*2
Remplaçons f(x1) et f(x2) par leurs expressions :
f(x1)= f(x2) (2x1+3)/ x1 =(2x2+3) /x2
(2x1+3) x2=(2x2+3) x1
2x1 x2+3 x2 =2x2 x1+3 x1
3 x2 =3 x1
x2 = x1
f est donc une injection de |R* vers|R.
2- La Surjection (Application surjective) :
Soit f est application de X vers Y, f est dite surjective si et
seulement si tout élément de Y est au moins l’image d’un élément de
X.
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f est surjective y Y , x X / y = f(x)
X Y
a 1
b 2
c
d 3
Exemple :
Soit f une application définie de |R-1 vers|R par :
f : |R-1 |R
2x 1
x f (x) =
x 1
Montrer que f est une surjection de |R-1 vers |R ?
f est une surjection de R-1 vers |R si :
y |R, x |R -1 /y = f(x)
2x 1
On a : y = y(x-1)=2x+1
x 1
y x-y = 2x+1
y x-2x= y+1
x( y -2)= y+1
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Deux cas sont possibles :
Si y-2 0 y 2
Alors on aura x=(y+1) / (y-2)
Si y-2 =0 y=2
Alors on aura : x(y-2)= y+1
x(2-2)= 2+1
x * 0 = 3 impossible
Donc pour y =2, x n’existe pas.
Conclusion :
f n’est pas une surjection de |R-1 vers|R ,mais f est une
surjection de |R-1 vers|R-2.
3- La bijection (application bijective) :
Une application est bijective si et seulement si elle est injective
et surjective.
On dit que l’application f est une bijection de X vers Y si et
seulement si :
y Y, ! x X /y = f(x).
Le symbole ! : Veut dire unique
a
1
X b Y
2
c
3
e
4
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4- L’application réciproque :
Pour que la relation réciproque d’une application soit une
application il faut et il suffit que l’application soit une bijection.
On appelle application réciproque de la bijection f, l’application
noté f -1 définie de Y vers X par :
f:Y X
y x = f -1 (y)
y = f (x) f -1(y)
Remarque :
- La relation réciproque d’une bijection est une bijection.
- Une application f est dite involutive si et seulement si elle est
égale à sa réciproque.
f involutive f = f -1
x X, f(x) f -1 (x)
II- COMPOSITION D’APPLICATIONS :
Soient trois ensembles X, Y et Z, f une application de X vers Y,
g une application de Y vers Z.
L’application h de X vers Z, telle que h(x)= g[ f (x)] est appelé
application composée de deux applications f et g on la note h=gof.
f g
X Y Z
x y =f(x) z = g(y)= g f(x)
h= gof
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h :X Z
x z= (gof)(x)= h(x)
on a : (gof) (x) = g f(x)
Exemple :
Soit f et g tel que :
f :X Y
x 2x +1
et
g:Y Z
y 2y
Alors
h :X Z
x h(x)
h(x) gof (x) = g f ( x )
= 2 2x 1
= 4x+2
h=gof
X Y Z
x 2x+1 2 (2x+1)
= 4 x +2
D’une manière générale
gof ≠ fog
fog (x) = f g (x)
= 2 (2x)+1
= 4x +1
Propriétés :
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Soit f une bijection de X dans Y ; elle possède une application
réciproque f -1 de Y dans X : f -10 f est une application de X dans lui-
même.
Y = f(x) x=f -1
(y)
(f -1 o f) (x) = f -1 f(x) = f -1 y = x.
f -1 o f transforme tout élément de X en lui-même : f -1
o f est
l’indentité dans X :
f -1 o f =Ix
f -1étant l’application réciproque de f, on en déduit fof -1 =IY
III - EXERCICES CORRIGES :
EXERCICE N° 1 :
Soient f et g deux applications définies dans |R par :
f: |R |R g : |R |R
x | f(x)= 1-2x x | g(x)=3x+2
Montrer que f et g sont bijectives ?
EXERCICE N° 2 :
Soient f: |R |R et g : |R |R
x | f(x)= 1-2x x | 3x+2 =g(x)
Déterminer (f -1og)-1 (x) et g-1 of ?
EXERCICE N° 3 :
Soient f: |R |R
x| 1/(x2+1)
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et
g : |R |R
x | 3x-7
1- f et g sont elles bijectives ?
2- Calculer (fog) (1) ; (fog ) ( 2 ) ; (gof) (1/2)
IV- CORRIGES DES EXERCICES :
EXERCICE N° 1 :
Etude de l’application f:
1- Injection :
f est injective (x1,x2) |R2 x1 x 2 f(x1 ) f(x 2
[f(x )=f(x ) x =x ]
1 2 1 2
On pose : f(x1) = f(x2)
1-2 x1 =1-2 x2
1- 2 x1 -1+2 x2= 0
-2 x1 +2 x2= 0
2(x2 - x1)=0 x2-x1=0 x2=x1
D’où l’injection.
2- Surjection :
f est surjective y |R, x |R/y= f(x)
f(x) = 1- 2x
y = 1- 2x
2x = 1- y
x = (1-y)/2 f est surjective dans |R
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Donc f est bijective.
Etude de l’application g:
1- Injection :
g est injective ( x1,x2) |R2 g(x1)=g(x2) x1= x2
On pose : g(x1)=g(x2)
3 x1+2=3 x2+2
3 x1+2-3 x2-2=0
3 x1-3 x2=0
3 (x1- x2)=0 x1- x2=0 x1=x2
d’où l’injection.
2- Surjection:
g est surjective y |R, x |R/y= g(x)
y = g(x)
y =3x+2
y-2 = 3x
x = (y-2)/3 g est surjective.
Donc g est bijective.
EXERCICE N° 2 :
1- (f -1og)-1 (x) ?
On sait que : y=f(x) x = f -1(y) cherchons f -1(y)
f : |R |R
x| f(x)= 1-2x
y = f(x) = 1-2x x =(1-y)/2
f -1 (y) = x = (1-y)/2
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Calculons d’abord (f -1og) (x)
(f -1og) (x) = f -1 g ( x )
= f -1 3x 2
= 1 (3x 2)/ 2
= 1 3x 2/ 2
= 1 3x / 2
-1
D’où ( f og) (x)= (-1-3x) /2
y = (-1-3x) /2
2y = -1-3x
3x = -1-2y
x = (-1-2y)/3
Donc (f -1og)-1 (y)= (-1-2y)/3 ou (f -1og)-1 (x)= (-1-2x)/3
2- g-1 of ?
g (x) = 3x +2 = y
on tire x = (y-2)/3
g-1 (y) = (y-2)/3
Donc ( g-1 of) (x)= g-1 f ( x )
= g-1 1 2x
= (1-2x-2)/3
= (-1-2x)/3
Remarque :
(f -1og)-1 = g-1of
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EXERCICE N°3 :
1- |D f= |R ; |Dg= |R
Injection de f :
( x1, x2) |R2, f(x1) = f(x2) x1= x2
1/(x12+1) = 1/( x22+1)
x22+ 1= x12+1
x22= x12
x 2 = x 1 ; f n’est pas injective donc f n’est pas bijective.
Injection de g :
( x1,x2) |R2, g(x1) = g(x2) x1= x2
3x1-7 = 3x2-7
3x1= 3x2
x1 = x2 d’où g est injective.
Surjection de g :
y |R, x |R/ g(x) = y
3x-7= y
3x = y+7 x = (y+7)/3 g est surjective
g surjective et injective g est bijective.
2- (fog) (1) ?
fog (x) = f g ( x )
= f 3x 7
= 1/ (3x 7) 1
2
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fog(1) = 1/ (3* x 1 7) 2 1
= 1/ (4) 2 1
= 1/(16+1)
= 1/17
fog( 2 ) = 1/[(3 2 -7)2+1]
=1/[(3 2 )2-6 2 *7+49+1]
=1/[18-42 2 +50]
= 1/[68-42 2 ]
gof (x) =g[f(x)]
= g[1/(x2+1)]
= 3 [1/(x2+1)]-7
= 3/[ (x2+1)]-7
gof (1/2) = 3/[(1/2)2+1)]-7
= 3/[(1/4 +1)]-7
= 3/[(1+4) /4)]-7= 3/
(5/4)-7 = 3*4/5-7=12/5-7
= (12-35)/5 =-23/5
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