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Math 1

Ce document présente un problème de mathématiques sur l'étude des valeurs propres d'une application linéaire Q définie sur l'espace des fonctions impaires de classe C2. Différentes parties explorent les valeurs propres de Q à l'aide de problèmes approchés de dimension finie et d'une suite particulière de valeurs propres.

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Ce document présente un problème de mathématiques sur l'étude des valeurs propres d'une application linéaire Q définie sur l'espace des fonctions impaires de classe C2. Différentes parties explorent les valeurs propres de Q à l'aide de problèmes approchés de dimension finie et d'une suite particulière de valeurs propres.

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Concours Centrale - Supélec 2008

Épreuve : MATHÉMATIQUES I Filière MP


Dans tout ce problème C2π désigne l’espace vectoriel des fonctions continues, On pourra utiliser, sans démonstration, le résultat suivant :
2π-périodiques de R dans R muni du produit scalaire défini par : « Soit, pour chaque entier naturel non nul n, (xk,n )16k6n une suite de n nombres
réels. On suppose :
1 2π
Z
(f |g) = f (x)g(x) dx 1. pour tout entier k > 1, la suite (xk,n )n>k est convergente et on note :
π 0
1 lim xk,n = xk ;
dont la norme associée est notée || ||2 . Le choix du facteur dans la définition du n→∞
π
1 2. il existe une suite (ξk )k>1 de nombres réels positifs telle que la série de terme
produit scalaire (contrairement à habituellement) s’impose par la nécessité de
2π général ξk converge et :
rendre les fonctions ck : x 7→ cos(kx) et sk : x 7→ sin(kx) unitaires pour k ∈ N∗ .
Les coefficients de Fourier trigonométriques d’une fonction f de C2π sont, comme ∀k > 1, ∀n > k, |xk,n | 6 ξk .
d’habitude, an (f ) = (f |cn ) et bn (f ) = (f |sn ) pour n ∈ N∗ et a0 (f ) = (f |1) où 1
est la fonction constante x 7→ 1. n
X ∞
X
Alors la série de terme général xk converge absolument et : lim xk,n = xk ».
La formule de Parseval pour f ∈ C2π prend la forme : n→∞
k=1 k=1
∞ Enfin on dit qu’une famille orthonormale (ek )k>1 de vecteurs de E est totale dans
2 a0 (f )2 X
||f ||2 = + an (f )2 + bn (f )2 E si 0 est le seul vecteur de E orthogonal à tous les ek .
2 n=1
L’objectif du problème est l’étude, par diverses méthodes, des valeurs propres de
Q. On peut traiter une question du problème sans avoir résolu les précédentes à
E est le sous-espace de C2π constitué des fonctions impaires et E2 le sous-espace de
condition d’en admettre clairement les résultats.
E des fonctions de classe C 2 .
Une valeur propre d’une application linéaire T de E2 dans E (attention T n’est
pas un endomorphisme) est, par définition, un réel λ tel qu’existe un élément f de Partie I - Quelques résultats généraux
E2 − {0} vérifiant T (f ) = λ f .
On définit de même la notion de vecteur propre et de sous-espace propre de T . I.A - Dans cette section I.A, λ désigne un nombre réel fixé et on considère l’équation
différentielle d’inconnue y :
On fixe une fonction q de classe C 1 , paire, 2π-périodique et non constante de R dans
R. On sait, dans ces conditions, que la fonction q est bornée et on pose : (Eλ ) : y 00 + (λ − q)y = 0
- version du 20 février 2008 16h14

a = inf{q(x) / x ∈ R}, b = sup {q(x) / x ∈ R} et ||q||∞ = sup {|q(x)| / x ∈ R}. I.A.1) Énoncer précisément le théorème de Cauchy-Lipschitz adapté à l’équation
(Eλ ) et exploiter l’unicité pour prouver qu’une solution y de (Eλ ) est impaire si et
On considère alors les applications linéaires de E2 dans E définies par : seulement si y(0) = 0.
A : y 7→ −y 00 + ay B : y 7→ −y 00 + by Q : y 7→ −y 00 + qy I.A.2) Prouver, par exemple à l’aide du wronskien, que (Eλ ) ne peut admettre une
base de solutions de même parité. En déduire la dimension d’un sous-espace propre
de Q.

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MATHÉMATIQUES I Filière MP

II.C - On pose, dans la suite du problème, Ik = k 2 + a, k 2 + b . Prouver que, si


 
I.B -
I.B.1) Déterminer les valeurs propres de A et B et, pour chacune d’entre elles, un k ∈ N∗ , la suite (λk,n )n>k converge vers une limite λk élément de l’intervalle Ik et
vecteur propre unitaire associé. que la suite (λk )k>1 est croissante.
I.B.2) Démontrer, pour tout f ∈ E2 , les inégalités suivantes :

(f |A(f )) 6 (f |Q(f )) 6 (f |B(f )) . Partie III - Une suite de valeurs propres de Q


Dans cette partie III seulement on suppose le réel λ strictement positif.
On considère les problèmes de Cauchy suivants :
Partie II - Problème approché de dimension finie
• (Eλ ) : y 00 + (λ − q) y = 0 √
d’inconnue y avec les conditions initiales y(0) = 0 et y 0 (0) = λ.
II.A - Dans toute la suite du problème on note Vn le sous-espace de E2 engendré par √ q √ q
la famille orthonormale (sk )16k6n (on posera V0 = {0}) et Πn ∈ L(E) la projection • (Tλ ) : θ0 = λ − √ sin2 θ = λ − √ (1 − cos(2θ))
orthogonale de E sur Vn . Si T est une application linéaire de E2 dans E et n ∈ N∗ , λ 2 λ
d’inconnue θ avec la condition initiale θ(0) = 0.
on conviendra de noter Tn l’endomorphisme de Vn défini par f 7→ Πn ◦ T (f ).
III.A -
II.A.1) Questions de cours dont les preuves ne sont pas demandées :
justifier l’existence de Πn . Que représente Πn (f ) relativement à la série de Fourier III.A.1) Soit yλ la solution maximale de (Eλ ).
de f ? Que valent lim ||Πn (f )||2 et lim ||f − Πn (f )||2 ? Prouver qu’existent deux fonctions rλ et θλ , de classe C 1 sur R telles que :
n→∞ n→∞
y0
II.A.2) Démontrer, pour tout couple (f, g) ∈ E 2 , la relation (f |Πn (g)) = (Πn (f ) |g) . rλ > 0, √λ = rλ cos θλ , yλ = rλ sin θλ , θλ (0) = 0.
λ
II.A.3) Établir, pour tout couple (f, g) ∈ E22 , que (f |Q(g)) = (Q(f ) |g) . En III.A.2) Prouver que θλ est l’unique solution maximale de (Tλ ).
déduire que Qn est un endomorphisme symétrique de Vn . Dans la suite de cette partie on posera pour tout couple (λ, x) ∈ ]0, +∞[ × R :
II.B - Dans la suite on notera λ1,n 6 λ2,n 6 · · · 6 λn,n le système des valeurs
θ(λ, x) = θλ (x).
propres de Qn rangées par ordre croissant (chaque valeur propre apparaı̂t donc dans
la liste autant de fois que sa multiplicité l’exige) et (e) = (e1,n , e2,n , . . . , en,n ) une
base orthonormée de Vn telle que, pour chaque indice k ∈ {1, 2, . . . , n}, ek,n est un III.A.3) Déterminer une équation différentielle linéaire du premier ordre, dont les
vecteur propre de Qn associé à la valeur propre λk,n . coefficients dépendent de la fonction θ, satisfaite par rλ .

II.B.1) À l’aide de la question I.B.2), démontrer, pour tout f ∈ Vn , les inégalités : III.B - On admet que la fonction λ 7→ θ(λ, 2π) est continue sur ]0, +∞[.
III.B.1) Prouver, pour tout t > 0, les inégalités :
(f |An (f )) 6 (f |Qn (f )) 6 (f |Bn (f )) . √ ||q||∞ t  √  2||q|| t

θ(λ, t) − λt 6 √ puis cos (2θ(λ, t)) − cos 2 λt 6 √

II.B.2) λ λ
III.B.2) Prouver l’existence d’une constante K telle que :
a) Déduire de la question I.B.1 les valeurs propres des endomorphismes An et Bn
√ Z 2π Z 2π  √  K

classées par ordre croissant.
θ(λ, 2π) − 2π λ + √1 1
q(t) dt − √ q(t) cos 2 λt dt 6
b) Soit k ∈ {1, 2, . . . , n} ; montrer qu’il existe un vecteur unitaire f appartenant à
2 λ 0 2 λ0 λ
Vk ∩ Vect(ek,n , ek+1,n , . . . , en,n ) puis que λk,n 6 (f |Q(f )) 6 (f |B(f )) 6 k 2 + b. III.B.3) Montrer que, quand λ est au voisinage de +∞ :
Prouver de manière analogue l’inégalité k 2 + a 6 λk,n . √ Z 2π
  
1 1
θ(λ, 2π) = 2π λ 1 − q(t) dt + o
c) Dans cette question, on suppose n > 2. Démontrer que, pour tout élément f de 4πλ 0 λ
Vn−1 , (f |Qn (f )) = (f |Qn−1 (f )) . En déduire, en utilisant une méthode analogue à
celle suggérée dans la question précédente, que si 1 6 k 6 n − 1 alors λk,n−1 > λk,n .
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MATHÉMATIQUES I Filière MP

III.B.4) d) Pour 1 6 m 6 n, on pose rm,n = ||qsm − Πn (qsm )||2 . Établir les inégalités :
n
a) Prouver l’existence d’un entier naturel k0 > 0 et d’une suite (µk )k>k0 , strictement X
croissante de réels strictement positifs telle que, pour tout entier naturel k > k0 , on ||Q(yn ) − αn yn ||2 6 |bm (yn )| rm,n et rm,n 6 ||qsm ||2 6 ||q||2 .
m=1
ait θ(µk , 2π) = 2kπ.
Z 2π e) Prouver, pour 1 6 m 6 n, la relation :
2
 1
b) Montrer que lim µk − k = q(t) dt. m2 bm (yn ) + bm (qyn ) − αn bm (yn ) = 0. (1)
k→∞ 2π 0
f) Prouver, pour 1 6 m 6 n, les inégalités :
III.C - Dans cette section III.C on suppose que le réel λ > 0 vérifie la relation
θ(λ, 2π) = 2kπ où k ∈ N∗ et on se propose de prouver que λ est valeur propre de Q. |bm (yn )| 6 1 et m2 |bm (yn )| 6 [||q||2 + sup{|αn | / n ∈ N∗ }] qui sera noté C.
III.C.1) Démontrer que pour tout x ∈ R : g) Déduire du résultat admis dans le préliminaire que lim ||Q(yn ) − αn yn ||2 = 0.
n→∞
θ(λ, −x) = −θ(λ, x) et θ(λ, 2π + x) − 2kπ = θ(λ, x). IV.A.2) On note (u, v) la base de solutions de l’équation y 00 + (α − q)y = 0 telle
III.C.2) Prouver queZ si u est une fonction continue, impaire et 2π-périodique alors que :
x
u(0) = 1, u0 (0) = 0, v(0) = 0, v 0 (0) = 1
la fonction x 7→ exp u(t) dt est 2π-périodique. En déduire que rλ est 2π-
0 et on pose zn = Q(yn ) − α yn ∈ E.
périodique.
a) Prouver que lim ||zn ||2 = 0.
III.C.3) Prouver que yλ est 2π-périodique et impaire et conclure. n→∞

III.C.4) Que représentent les réels µk définis dans la question III.B.4) pour l’ap- b) Prouver que le wronskien de (u, v) vaut constamment 1.
plication linéraire Q ? c) En résolvant une équation différentielle, déterminer en fonction de u et v une
fonction K : R2 → R, continue et telle que, pour tout x ∈ R :
Z x
0
Partie IV - Valeurs propres de Q yn (x) = yn (0) v(x) + K(x, t) zn (t) dt
0
d) Pour tout entier naturel n, on note fn la fonction de R dans R définie par :
On se propose, dans cette partie, d’établir que les λk définis dans la partie II sont les
valeurs propres de Q associées à un système orthonormal total de vecteurs propres. Z x
∀x ∈ R, fn (x) = K(x, t) zn (t) dt.
IV.A - Dans cette section IV.A on considère une suite réelle (αn )n>1 telle que, pour 0
tout n > 1, αn soit une valeur propre de Qn . On suppose que la suite (αn )n>1 est
convergente et on note α sa limite. Pour tout entier n > 1, on note yn ∈ Vn un Prouver que la suite de fonctions (fn )n∈N tend uniformément vers 0 sur tout segment
vecteur propre de Qn associé à la valeur propre αn On veut prouver que α est une de R. s
Z 2π
valeur propre de Q.
e) Prouver que lim (yn (x) − yn0 (0)v(x))2 dx = 0. En déduire la limite de la
IV.A.1) n→∞ 0
0
a) Montrer que, pour tout entier n > 1, on peut prendre yn unitaire et tel que suite (yn (0))n>1 .
yn0 (0) > 0. Cette condition sera supposée remplie dans la suite de cette partie. f) Établir la convergence uniforme sur tout segment de R de la suite de fonctions
b) Démontrer que Qn (yn ) = −yn00 + Πn (qyn ). En déduire que : (yn )n>1 vers une fonction de norme 1 que l’on déterminera en fonction de v. En
||Q(yn ) − αn yn ||2 = ||qyn − Πn (qyn )||2 dont on se propose de prouver la déduire que v ∈ E et que α est une valeur propre de Q.
convergence vers 0 quand n → ∞.
c) Établir la relation : IV.B - On reprend maintenant les fonctions (ek,n )16k6n définies à la section II.B
n
en imposant de surcroı̂t e0k,n (0) > 0. La section IV.A a établi, pour tout k > 1, la
convergence uniforme sur tout segment de R de la suite (ek,n )n>k vers un élément
X
qyn − Πn (qyn ) = bm (yn ) [qsm − Πn (qsm )] .
m=1
de E unitaire noté ek qui est un vecteur propre de Q pour la valeur propre λk .
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MATHÉMATIQUES I Filière MP

IV.B.1) Prouver que la famille (ek )k>1 est orthonormale ; en déduire que la suite
(λk )k>1 est strictement croissante.
IV.B.2) Soit m ∈ N∗ et n > m
a) Prouver, à l’aide de la relation (1) convenablement adaptée que, pour tout k ∈ N∗
tel que k 6 n et k 2 + a > m2 on a :

||q||2
|(ek,n |sm ) | 6 .
k2 + a − m2

b) Prouver, grâce au préliminaire, que :



X n
X
2 2
1 = ||sm ||2 = (ek |sm ) puis lim ksm − (ek |sm )ek k2 = 0
n→∞
k=1 k=1
IV.B.3) Montrer que la famille (ek )k>1 est totale dans E.
(On pourra calculer (f |sm ) pour un vecteur f orthogonal à tout vecteur ek ).

IV.B.4) Montrer que les valeurs propres de Q sont exactement les éléments de la
suite (λk )k>1 .
(On pourra supposer l’existence d’une valeur propre λ différente des λk et calculer
(e|ek ) pour un vecteur propre e associé à la valeur propre λ).

Partie V - Comportement asymptotique


V.A - On rappelle que q est non constante.
Z 2π
1
V.A.1) Prouver que a < q(t) dt < b.
2π 0
V.A.2) On adopte ici les notations de la question III.B.4) dont on utilisera les
résultats.
a) Démontrer l’existence d’un entier k1 > k0 tel que, pour k > k1 on ait Ik ∩Ik+1 = ∅.
b) Prouver que λk = µk à partir d’un certain rang. En déduire que
Z 2π
1
λk = k 2 + q(t) dt+ o(1)
2π 0
lorsque k → ∞.

• • • FIN • • •

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