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Chapitre 16: Polynômes: Pcsi 1

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PCSI 1

Chapitre 16 : Polynômes

Programme officiel PCSI


PCSI 2

Plan du résumé

I – Polynômes à une indéterminée


1. Vocabulaire et notations
2. Fonctions polynomiales
3. Opérations
a. Combinaisons linéaires
b. Produit
c. Composée
4. Polynôme dérivé

II – Arithmétique dans K[X]


1. Multiples et diviseurs
2. Division euclidienne

III – Racines d’un polynôme


1. Racines
2. Ordre de multiplicité

IV – Factorisation
1. Polynôme scindé
a. Définition
b. Somme et produit des racines d’un polynôme scindé
2. Polynôme irréductible
a. Définition
b. Description des polynômes irréductibles de ℂ[X]
c. Description des polynômes irréductibles de ℝ[X]
3. Décomposition d’un polynôme en produit de facteurs irréductibles
a. Décomposition sur ℂ
b. Décomposition sur ℝ

V – Décomposition en éléments simples


PCSI 3

Résumé

Dans tout le chapitre K désigne le corps ℝ ou ℂ .


I – Polynômes à une indéterminée
1. Vocabulaire et notations
Définitions :
Un polynôme (formel) à une indéterminée sur K est une suite (a n ) n∈ℕ de K ℕ nulle à partir d’un certain
rang. Les termes de cette suite sont appelés les coefficients du polynôme.

Notations :
• On note K[X] l’ensemble des polynômes à une indéterminée à coefficients dans K .
+∞
• On écrit : P = a n X n + a n −1X n −1 + ... + a1X + a 0 = ∑ a k X k . Les a k X k sont les termes de P.
k =0

Propriété :
+∞ +∞
∀ (P, Q) ∈ K[X] × K[X] , tels que P = ∑ a k X et Q = ∑ b k X k , P = Q ⇔ ∀ k ∈ ℕ , a k = b k .
k

k =0 k =0

Définitions :
Le polynôme nul est la suite nulle, et est noté 0.
Un polynôme ne comportant qu’un seul terme est appelé monôme.
Si P = a n X n + a n −1X n −1 + ... + a1X + a 0 ≠ 0 avec a n ≠ 0 , l’entier n est appelé degré de P, noté deg P , le
nombre a n est le coefficient dominant de P et le nombre a 0 est le terme constant de P.
Si le coefficient dominant de P vaut 1, on dit que P est unitaire ou normalisé.
Un polynôme de degré 0 est dit constant.

Notation : ∀ n ∈ ℕ , on note K n [X] l’ensemble des polynômes de degré inférieur ou égal à n.

2. Fonctions polynomiales
Définitions :
A tout polynôme P = a n X n + a n −1X n −1 + ... + a1X + a 0 ∈ K[X] , on associe la fonction polynômiale ou
polynôme Pɶ : K ֏ K ; x ֏ a n x n + a n −1x n −1 + ... + a1x + a 0 définie sur K et à valeurs dans K .
ɶ
Une équation algébrique est une équation de la forme P(x) = 0 où Pɶ est une fonction polynômiale.

Notation : L’ensemble des fonctions polynômiales sur K est noté K[x] .

Propriété :
L’application ϕ : K[X] ֏ K[x] ; P ֏ Pɶ est bijective.
PCSI 4

3. Opérations
a. Combinaisons linéaires :
+∞ +∞
Sur K[X] , on définit les opérations suivantes. ∀ (P, Q) ∈ K[X] × K[X] , avec P = ∑ a k X k et Q = ∑ b k X k :
k =0 k =0
+∞
• Somme : P + Q est le polynôme P + Q = ∑ (a k + b k )X k .
k =0
+∞
• Produit par un nombre : ∀ λ ∈ K , λP est le polynôme λP = ∑ λa k X k .
k =0

Propriété :
Si P et Q sont deux polynômes de degrés n et p et de coefficients dominants a et b respectivement, alors :
• Si n ≠ p , P + Q est de degré max(n, p) et de coefficient dominant celui du polynôme de plus haut
degré.
• Si n = p , P + Q est de degré inférieur ou égal à n avec égalité si et seulement a + b ≠ 0 . Dans ce cas,
son coefficient dominant est a + b .
• ∀ λ ∈ K* , λP est de degré n et de coefficient dominant λa où a est celui de P.

Propriétés :
• ( K[X], +, ⋅) est un K -espace vectoriel.

• Pour tout n ∈ ℕ , K n [X] est un sous-espace vectoriel de K[X] de dimension n + 1 .

Propriétés :
L’application ϕ : K[X] → K[x] ; P ֏ Pɶ est un isomorphisme.
ɶ
∀ a ∈ K , L’application ϕa : K[X] → K ; P ֏ P(a) est linéaire.

Définition :
On dit qu’une famille (P1 , P2 ,..., Pn ) de K[X] est échelonnée en degrés, si deg P1 < deg P2 < ... < deg Pn .

Propriétés et définition :
• Toute famille de polynômes non nuls de K[X] échelonnée en degrés est libre.

• La famille (1, X,..., X n ) est une base de K n [X] appelée base canonique de K n [X] .

• Toute famille de n + 1 polynômes non nuls de K n [X] échelonnée en degrés est une base de K n [X] .

b. Produit :
+∞ +∞
∀ (P, Q) ∈ K[X] × K[X] , avec P = ∑ a k X k et Q = ∑ b k X k , on définit le produit de P et Q par :
k =0 k =0
+∞ k
P × Q = PQ = ∑ c k X k où ∀ k ∈ ℕ , ck = ∑ a i b k −i .
k =0 i =0
k k
Remarque : ∑a b
i=0
i k −i = ∑ bi a k −i donc le produit est commutatif.
i=0
PCSI 5

Propriété :
 = PQ
Si ϕ : K[X] → K[x] ; P ֏ Pɶ , alors ∀ (P, Q) ∈ K[X] × K[X] , ϕ(PQ) = ϕ(P)ϕ(Q) , soit PQ ɶ .

Propriété :
Si P et Q sont deux polynômes de degrés respectifs n et p et de coefficients dominants respectifs a et b,
alors PQ est de degré n + p et de coefficient dominant ab.

Remarque : Avec combinaisons linéaires et produit commutatif, les identités remarquables, dont la formule du
binôme sont valables dans K[X] .

Propriété :
∀ (P, Q) ∈ K[X] 2 , PQ = 0 si et seulement si P = 0 ou Q = 0 . On dit que K[X] est intègre.

c. Composée :
Définition :
+∞
Si P et Q sont deux polynômes avec Q = ∑ b k X k , alors la composée, Q  P , de P par Q est définie par :
k =0
+∞
Q  P = Q(P) = ∑ b k P k .
k =0

Propriété :
Si P et Q sont deux polynômes non nuls de degrés respectifs n et p et de coefficients dominants respectifs
a et b, alors Q  P est de degré np et de coefficient dominant a p b .

4. Polynôme dérivé
Définition :
Si P ∈ K[X] avec P = a n X n + a n −1X n −1 + ... + a1X + a 0 , le polynôme dérivé de P, noté P ' , est 0 si n ≤ 0 et
na n X n −1 + (n − 1)a n −1X n − 2 + ... + 2a 2 X + a1 si n > 0 .

Propriétés :
• Pour tout P ∈ K[X] et tout k ∈ ℕ , on a deg P (k ) = deg P − k si k ≤ deg P et P (k ) = 0 si k > deg P .

• Pour tous P, Q ∈ K[X] , tous λ, µ ∈ K et tout n ∈ ℕ , on a (λP + µQ)(n ) = λP (n ) + µQ(n ) .


+∞
P (k ) (a)
• Formule de Taylor : Pour tout P ∈ K[X] et tout a ∈ K , on a P = ∑ (X − a) k .
k =0 k!
n
n
• Formule de Leibniz : Pour tous P, Q ∈ K[X] et tout n ∈ ℕ , on a (PQ)(n ) = ∑   P (k ) Q(n − k ) .
k =0  k 
PCSI 6

II – Arithmétique dans K[X]


1. Multiples et diviseurs
Définitions :
Soit (P, Q) ∈ K[X] 2 avec Q ≠ 0 . On dit que Q divise P, et on note Q | P , s’il existe R ∈ K[X] tel que
P = RQ . Dans ce cas, on dit aussi que Q est un diviseur de P et que P est un multiple de Q.

Propriétés :
• La relation « divise » est réflexive et transitive.
• Si Q divise P1 et P2 , alors pour tous R1 , R 2 ∈ K[X] , Q divise P1R1 + P2 R 2 .

Définition :
Soit (P, Q) ∈ K[X] 2 . Si Q | P et P | Q , alors on dit que P et Q sont des polynômes associés.

Propriété :
Deux polynômes P et Q sont associés si et seulement si ∃ λ ∈ K* tel que P = λQ .

2. Division euclidienne
Théorème et définition :
Soit (A, B) ∈ K[X] 2 avec B ≠ 0 .

Il existe un unique couple (Q, R) ∈ K[X] 2 tel que A = QB + R et deg R < deg B .
Cette écriture est la division euclidienne de A par B, R est le reste et Q le quotient de la division.

Propriété :
Soit (P, L) ∈ K[X] 2 avec L ≠ 0 . L | P si et seulement si le reste de la division euclidienne de P par L est
nul.

Propriété :
Soit P ∈ K[X] et a ∈ K . Le reste de la division euclidienne de P par X − a est P(a) .

III – Racines d’un polynôme


1. Racines
Définition :
Soit P ∈ K[X] . On dit que a ∈ K est racine (ou zéro) de P si P(a) = 0 .

Propriété :
Soit P ∈ K[X] . Un scalaire a ∈ K est racine de P si et seulement si (X − a) | P .
PCSI 7

Corollaires :
• Soit P ∈ K[X] et a1 , a 2 ,..., a n sont n racines distinctes de P, alors ∏ 1≤ i ≤ n
(X − a i ) divise P.

• Soit P ∈ K[X] de degré n ≥ 0 (donc non nul). P possède au plus n racines distinctes.

Méthode de Horner
La méthode de Horner est un algoritheme qui permet de calculer la valeur d’un polynôme P en un scalaire x 0
(réel ou complexe) en utilisant une forme (obtenue à partir de la forme développée) qui réduit le nombre
d’opérations à effectuer pour obtenir P(x 0 ) :

( )
P(x 0 ) = a n x 0n + a n −1x 0n −1 + ... + a1x 0 + a 0 = (... ( a n x 0 + a n −1 ) x 0 + ....) x 0 + a1 x 0 + a 0 .

Elle est aussi utilisée en informatique pour trouver des valeurs approchées des racines d’un polynôme.

2. Ordre de multiplicité
Dans ce qui suit, on considère P ∈ K[X] non nul.
Propriété et définition :
Soit a ∈ K une (éventuelle) racine de P. Il existe un unique entier naturel α ≥ 1 tel que (X − a)α divise P
et pas (X − a)α+1 . α est appelé ordre de multiplicité ou multiplicité de a.
Si α = 1 , on dit que a est une racine simple ; si α ≥ 2 , on dit que a est une racine multiple (double pour
α = 2 , triple pour α = 3 , …)
On dit qu’une racine de P est comptée avec multiplicité si elle est comptée autant de fois que son ordre de
multiplicité.

Propriété :
Un nombre a ∈ K est racine de P de multiplicité α ≥ 1 ⇔ P = (X − a)α Q avec Q(a) ≠ 0 .

Corollaires :
• Si a1 , a 2 ,..., a n sont n racines distinctes de P d’ordres de multiplicité respectifs α1 , α 2 ,..., α n , alors
∏ 1≤ i ≤ n
(X − a i )αi divise P et les a i ne sont pas racines du « quotient ».

• Un polynôme de degré n ≥ 1 admet au plus n racines comptées avec multiplicité.


• Si a1 , a 2 ,..., a n sont racines de P, d’ordres de multiplicité respectifs α1 , α 2 ,..., α n , alors :

P = λ∏1≤i≤ n (X − a i )αi ⇔ α1 + α 2 + ... + α n = deg P

où λ est le coefficient dominant de P.

Propriété :
Un nombre a ∈ K est racine de P de multiplicité α ≥ 1 ⇔ ∀ k ∈ 0; α − 1
, P (k ) (a) = 0 et P ( α ) (a) ≠ 0 .
PCSI 8

IV – Factorisation
1. Polynôme scindé
a. Définition :
Définition :
n
Soit P ∈ K[X] non constant. On dit que P est scindé sur K s’il peut s’écrire P = a ∏ (X − λ i ) .
i =1

b. Somme et produit des racines d’un polynôme scindé :


Propriété :
Soit P ∈ K[X] de degré n et scindé sur K .
a n −1
Si P = a n X n + ... + a1X + a 0 , alors la somme des n racines de P (distinctes ou non) vaut − et le produit
an
a0
des racines vaut (− 1) n .
an

2. Polynôme irréductible
a. Définition :
Définition :

Soit P ∈ K[X] non constant. On dit que P est irréductible sur K lorsque dans toute décomposition
P = AB avec A et B polynômes, A ou B est constant.

b. Description des polynômes irréductibles de C[X] :


Théorème : de d’Alembert-Gauss
Tout polynôme non constant à coefficients réels ou complexes possède au moins une racine complexe.

Corollaire :
Les polynômes irréductibles de ℂ[X] sont les polynômes de degré 1.

c. Description des polynômes irréductibles de R[X] :


Propriété :
Soit P ∈ ℝ[X] non constant . Si z est une racine complexe de P de multiplicité α, alors z est aussi une
racine complexe de P de multiplicité α.

Propriété :
Les polynômes irréductibles de ℝ[X] sont les polynômes de degré 1 et les polynômes de degré 2 sans
racine réelle (de discriminant < 0).
PCSI 9

3. Décomposition d’un polynôme en produit de facteurs irréductibles


a. Décomposition sur C :
Théorème : Corollaire du théorème de d’Alembert-Gauss
Tout polynôme non constant à coefficients réels ou complexes est scindé sur ℂ .

b. Décomposition sur R :

Propriété :
Tout polynôme P de ℝ[X] non constant se factorise en produit de polynômes irréductibles sur ℝ .
Plus précisément, si λ est le coefficient dominant de P, x1 , x 2 ,..., x p sont les racines réelles de P de
multiplicités respectives α1 , α 2 ,..., α p et z1 , z1 , z 2 , z2 ,..., z q , zq sont les racines complexes non réelles et
deux à deux conjuguées de P avec z j de multiplicité β j , on a :
p q
βj
(
P = λ∏ (X − x i )αi ∏ X 2 − 2 Re(z j )X + | z j |2 ) .
i =1 j=1

V – Décomposition en éléments simples


Définition :
P
Une fraction rationnelle est un quotient (formel) de deux polynômes de P, Q ∈ K[X] avec Q non nul.
Q

Propriété :
Soit P, Q ∈ K[X] et L le quotient de la division euclidienne de P par Q.
p
• Si Q = ∏ (X − x i ) avec les x i distincts (Q est scindé à racines simples), alors :
i =1
p
P ai
= L+∑
Q i =1 X − x i

où les a i sont des scalaires.


P αX + β
• Si Q = X 2 − aX + b sans racines, alors = L+ 2 où αX + β est le reste de la division
Q X − aX + b
euclidienne de P par Q.
• On peut généraliser à Q quelconque.

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