I.
Introduction :
Le béton est un matériau utilisé pour construire nombreux type
d’ouvrage dans les domaines du bâtiment, des travaux publics et
hydraulique.
Ce TP applique la formulation de Dreux Gorisse qui contient plusieurs
étapes de calcul qui sont nécessaire à l’obtention de la formulation
théorique de béton.
II. Définition d’un béton :
Le béton est un matériau de construction composite, fabriqué à partir de
ciment, de sable, d'eau et d'agrégats (gravier, pierre concassée, etc.). Le
mélange est coulé dans des coffrages pour créer des formes solides au
séchage. Le béton est résistant, durable, facilement personnalisable, et il est
utilisé dans une grande variété de projets de construction, aussi bien pour les
structures de grande taille que pour les projets de décoration intérieure et
extérieure.
III. Les constituants du béton :
Les constituants d'un béton sont :
1. Le ciment : Il s'agit d'un liant hydraulique qui aide à la solidification du
béton. Le ciment peut être de différents types :
- Le ciment Portland : le plus utilisé
- Le ciment alumineux : pour les travaux en milieu acide
- Le ciment prompt : pour les travaux urgents
2. Les granulats : Les granulats sont les éléments qui assurent la résistance et
l'aspect du béton. Ils sont constitués de graviers et de sables. Les granulats
peuvent varier en taille, de quelques millimètres à plusieurs centimètres.
3. L'eau : L'eau est essentielle pour la prise et la solidification du béton. Elle est
utilisée pour le mélange avec le ciment et les granulats.
4. Les adjuvants : Les adjuvants sont des substances ajoutées au béton pour
améliorer ses propriétés. Par exemple, les adjuvants peuvent rendre le béton
plus résistant à l'eau ou au gel, ou encore accélérer la prise.
5. Les fibres : Les fibres peuvent également être utilisées dans le béton pour
améliorer sa résistance à la flexion et à l'usure. Les fibres peuvent être
naturelles (comme le sisal ou le lin) ou synthétiques (comme le polypropylène).
IV. Analyses granulométrique :
1. Définition :
Une analyse granulométrique désigne l’opération permettant de mesurer la
taille présente au sein d’un échantillon pour en comprendre leur nature.
Elle permet également de mesurer la qualité et la conformité des poudres
utilisées, notamment dans le cadre des productions par fabrication additive.
Ce type d’analyse peut être réalisé par granulométrie laser (voie liquide, ou
humide, ou par voie sèche), par tamisage ou par sédimentation.
2. But du l’essai :
L'analyse granulométrique consiste à déterminer la distribution
dimensionnelle des grains constituant un granulat dont les dimensions sont
comprises entre 0,063 et 125 mm. On appelle :
• REFUS sur un tamis : la quantité de matériau qui est retenue sur le tamis.
• TAMISAT (ou passant) : la quantité de matériau qui passe à travers le tamis.
3. Principe du l’essai :
L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de
tamis un matériau en plusieurs classes granulaires de
tailles décroissantes.
Les masses des différents refus et tamisas sont rapportées à la masse initiale
du matériau. Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme
graphique.
4. Matériels utilisés :
Des plateaux pour recueillir les produits de tamisage (sable
gravier).
Des tamis avec couvercles et fond.
Vibreur électrique.
Balance.
5. Mode opératoire :
Monter la colonne de tamis dans l’ordre décroissant de
l’ouverture des.
Mailles en ajoutant le couvercle et le fond.
Verser le matériau sec dans la colonne de tamis.
Agiter mécaniquement cette colonne (5 min).
Reprendre un à un les tamis en commençant par celui qui a la
plus grande ouverture.
Déterminer la masse du refus de chaque tamis.
V. Les méthodes de formulation d’un béton :
Il existe plusieurs méthodes pour formuler un béton, voici les principales :
- Le dosage en poids : cette méthode est la plus courante et consiste à
doser les différents ingrédients du béton en fonction de leur poids. Les
proportions sont souvent exprimées en pourcentage du poids total du
mélange.
- Le dosage en volume : la taille des granulats et la teneur en eau jouent
un rôle important dans cette méthode. Les proportions sont souvent
exprimées en litres par mètre cube.
- Le dosage en masse volumique : cette méthode prend en compte la
densité des ingrédients du béton et permet de formuler des bétons à
haute densité.
- La méthode empirique : cette méthode est basée sur l'expérience et
permet de formuler des bétons adaptés à des conditions particulières,
comme la résistance aux intempéries ou la résistance au feu.
Chaque méthode à ses avantages et ses limites, et le choix dépendra des
caractéristiques spécifiques du projet et de la disponibilité des ingrédients et
des équipements de mélange.
VI. Les tests de caractérisation d’un béton :
a. A l’état frais :
Les tests de caractérisation d'un béton au jeune âge (état frais) visent à
évaluer les propriétés du béton lorsqu'il est encore frais et facilement
manipulable. Ces tests sont généralement réalisés dans les premières heures
suivant le coulage du béton, avant que le processus de durcissement ne
commence.
Voici quelques exemples de tests de caractérisation d'un béton au jeune âge :
[Link] d'affaissement : également appelé test Slump, ce test mesure la
consistance et la fluidité du béton frais. Il est réalisé en plaçant un cône en
acier sur une plaque et en remplissant le cône avec du béton frais. Le cône est
ensuite retiré et la différence de hauteur entre la hauteur initiale du cône et la
hauteur du béton étalé est mesurée pour évaluer la consistance du béton.
[Link] de la boîte de Vebé: ce test mesure la consistance du béton frais en
évaluant la vitesse à laquelle il s'écoule à travers une plaque de drainage
perforée. Le béton est placé dans une boîte de Vebé spécialement conçue pour
le test et la boîte est secouée à une fréquence régulière pour simuler les
conditions de coulage réelles.
3. Test de la densité : ce test mesure la densité apparente du béton frais en
pesant un échantillon connu de béton frais. La densité est ensuite calculée en
divisant la masse de l'échantillon par son volume.
4. Test d'émulsion : ce test mesure la capacité du béton frais à se subdiviser.
Un échantillon de béton frais est placé dans un récipient et agité à une vitesse
élevée pendant un certain temps. La formation d'émulsion est observée et
évaluée pour déterminer la qualité du béton.
Ces tests permettent d'obtenir des données précieuses sur les propriétés
du béton frais, ce qui peut aider les ingénieurs et les constructeurs à ajuster les
ratios de mélange en temps réel pour obtenir les caractéristiques souhaitées
du béton durci.
b. A l’état durci :
Les tests de caractérisation d'un béton à l'état durci sont des tests
effectués pour déterminer les propriétés physiques et mécaniques du béton
après qu'il ait durci. Ces tests sont essentiels pour évaluer la qualité et la
performance du béton utilisé dans les projets de construction. Voici quelques-
uns des tests les plus couramment utilisés pour caractériser un béton à l'état
durci :
1. La résistance à la compression : C'est le test le plus couramment utilisé pour
évaluer la résistance du béton. Il mesure la force nécessaire pour briser un
échantillon de béton sous une charge compressive.
2. L'élasticité : Ce test mesure la capacité du béton à se déformer et à
récupérer sa forme initiale en réponse à une charge. C'est une propriété
importante pour le béton utilisé dans les structures soumises à des charges
répétées.
3. La rigidité : Ce test mesure la résistance du béton à la déformation en
flexion. C'est une propriété importante pour le béton utilisé dans les structures
soumises à des charges ponctuelles.
4. La porosité : Ce test mesure la quantité d'air et d'eau qui peut pénétrer dans
le béton. Une porosité élevée peut réduire la durabilité du béton.
5. La perméabilité : Ce test mesure la vite+9²sse à laquelle l'eau peut traverser
le béton. Une perméabilité élevée peut causer des problèmes de corrosion des
armatures et d'infiltration d'eau.
6. La fissuration : Ce test évalue la propension du béton à se fissurer sous des
charges. La fissuration peut réduire la durabilité et l'esthétique du béton.
Ces tests sont tous importants pour caractériser la qualité du béton à l'état
durci. Ils permettent de s'assurer que le béton utilisé dans les projets de
construction est sûr et durable.
VII. Contrôle des caractéristiques du béton :
On distingue deux types d’essais qui permettent la vérification de la
résistance de béton à la compression à l’âge (j) :
les essais non destructifs économisent la matière et le temps d’exécution
et on a la possibilité de les effectuer sur l’ouvrage, mais les résultats ne sont
pas très exacts.
Parmi ces essais on a l’essai au scléromètre et l’essai ultrason.
les essais destructifs qui s’effectuent avec la presse sur des éprouvettes
standards de 16cm de diamètre et 32cm de hauteur âgés de (7j ; 14j ; 21j ;
jusqu’à 28jours) de durcissement.
1. LES ESSAI NON DESTRUCTIFS :
A. Essai au scléromètre :
Le scléromètre est un appareil simple qui mesure la " dureté au choc " du
béton au voisinage de la surface (Indice scléromètrique).
Cet indice, reporté sur abaque, permet de déduire la résistance à la
compression du béton testé.
Utilisation :
Une tige en acier, sortant d'un cylindre, est appuyée sur le béton et
comprime un ressort. En fin de course, ce ressort projette une masse sur la
tige, sur laquelle elle rebondit.
Ce rebondissement est d'autant plus important que le béton est dur. Un
index fixé sur l'appareil permet de déterminer l'indice scléromètrique.
Scléromètre
B. Essai ultrason :
Les méthodes d'essais aux ultrasons sont les plus appropriées pour
estimer l'homogénéité et l'intégrité d'une structure. On observe le mode de
propagation d'ondes ultrasoniques à travers le matériau. Le but principal est
de déterminer le temps de propagation des ondes entre des transducteurs
émetteurs et récepteurs pour en déduire la vitesse. Celle-ci dépend de la
densité et des propriétés élastiques du matériau. En analysant les vitesses de
propagation, il est possible d'évaluer l'homogénéité et d'identifier
d'éventuelles fissures, vides, alvéoles, anomalies ou manque d’homogénéité
des propriétés élastiques. Afin d'obtenir des données plus complètes sur le
matériau étudié, plusieurs méthodes d'essais peuvent être combinées
comme par exemple les résultats d'un essai aux ultrasons avec ceux obtenus
au scléromètre; on pourra ainsi apprécier non seulement des résultats
d'essais isolés mais avoir une estimation plus complète de la résistance d'un
béton.
Appareil à ultrason
2. ESSAI DESTRUCTIF (ESSAI DE COMPRESSION) :
a) But de l’essai :
L'essai a pour but de connaître la résistance à la compression du béton,
qui peut être mesurée en laboratoire sur des éprouvettes.
b) Principe de l’essai :
Les éprouvettes étudiées sont soumises à une charge croissante jusqu'à la
rupture. La résistance à la compression est le rapport entre la charge de
rupture et la section transversale de l'éprouvette.
c) Equipement nécessaires :
Une machine d'essai qui est une
presse de force et de dimension
appropriées à l’éprouvette à tester.
La presse
d) Conduite de l’essai :
Mettre les 3 éprouvettes l’une après l’autre entre les faces de la presse,
il faut veiller qu’ils soient centrées.
appliquer un pas de chargement de 0,5 KN/S jusqu'à avoir la rupture de
l’éprouvette.
lire la force de compression et la contrainte dans le béton
correspondant à la rupture.