Les échanges des organes avec le sang
Fiche
lors d'un effort physique, nous observons certaines modifications qui sont liées aux
variations des besoins des muscles lorsqu'ils sont en activité. quels sont les besoins
d'un muscle et de tout autre organe ? quels sont les déchets produits ?
I. L'activité physique et les réactions de l'organisme
• Avant le départ et à l'arrivée d'une course de vitesse, deux collégiens font mesurer
leurs rythmes respiratoire et cardiaque. Ils constatent que ces deux données augmentent
de façon importante.
Ainsi, la fréquence respiratoire ou nombre de mouvements respiratoires par minute de
Thomas est passée de 24 à 38 et celle de Clément de 22 à 36.
De même, la fréquence cardiaque, ou nombre de battements cardiaques par minute, a
sensiblement augmenté chez les deux collégiens. De 80 elle a atteint 150 chez Thomas et
de 78 elle est passée à 140 chez Clément. Le rythme cardiaque se mesure facilement par
le pouls, pris au poignet, qui donne le nombre de pulsations du sang dans une artère
superficielle correspondant au nombre de battements cardiaques.
• La température corporelle augmente également lors d'une activité musculaire. La
transpiration permet de réguler la température.
• Les modifications de l'activité respiratoire montrent que les échanges gazeux de
l'organisme augmentent lors d'un effort physique. Pour le mettre en évidence, il convient
de mesurer la consommation en dioxygène et le rejet en dioxyde de carbone de
Clément, au repos et lors d'un effort.
II. Variation des échanges de gaz d'un organisme lors d'une activité
physique
1. Consommation de dioxygène
• Clément accepte de se prêter à une expérience assistée par ordinateur (EXAO). Pour
cela, le collégien fixe, dans sa bouche, un embout le reliant à une enceinte dans laquelle
un appareil mesure la teneur en dioxygène de l'air qu'il respire ainsi que sa
consommation.
• Dans un premier temps, Clément reste au repos. L'ordinateur enregistre sa
consommation en dioxygène. L'écran affiche une courbe (1) correspondant à une
consommation régulière : on obtient pratiquement une droite.
• Dans un second temps, Clément effectue des flexions pendant 20 secondes : l'écran
affiche une courbe (2) montrant une nette augmentation de la consommation en
dioxygène lors de l'activité physique.
2. Rejet de dioxyde de carbone
La même expérience réalisée cette fois-ci avec un appareil permettant de mesurer la
teneur en dioxyde de carbone montre que le rejet de dioxyde de carbone augmente
lorsque Clément fait un effort.
III. Les échanges gazeux d'un organe
• On place un fragment de muscle frais dans un tube dont le fond contient de l'eau de
chaux. On ferme ce tube hermétiquement et on le relie (à l'aide d'un tube capillaire) à un
récipient contenant de l'eau colorée. Au bout de quelque temps, on constate que l'eau de
chaux s'est troublée, tandis que l'eau colorée est montée dans le tube capillaire. Ceci
prouve que le muscle respire à partir de l'air contenu dans le récipient rempli d'eau
colorée : il y a eu rejet de dioxyde de carbone troublant l'eau de chaux et absorption de
dioxygène entraînant la montée de l'eau colorée dans le tube.
• Un muscle réalise donc des échanges gazeux même lorsqu'il est isolé. N'importe quel
autre organe (foie, cerveau…) réalise les mêmes échanges : absorption de dioxygène et
rejet de dioxyde de carbone. Dans un organisme, les organes ne réalisent pas
directement leurs échanges gazeux avec l'air mais avec le sang.
IV. Autres échanges réalisés entre les organes et le sang
1. Le rôle du sang dans l'organisme.
Tous les organes sont richement irrigués, c'est-à-dire qu'une multitude de petits
vaisseaux sanguins les parcourt. Nous venons de voir qu'ils ont besoin de dioxygène,
mais ils ne sont pas en contact direct avec l'air. Le dioxygène leur est donc apporté par le
sang, et c'est dans le sang qu'ils rejettent le dioxyde de carbone.
2. Les échanges réalisés entre un organe et le sang
• Pour savoir ce que les organes prélèvent dans le sang, ce dont ils ont besoin et ce qu'ils
rejettent (ce qui correspond à leurs déchets), on peut mesurer la concentration des gaz et
des substances dans le sang qui arrive dans un organe et dans le sang qui le quitte.
Les substances qui sont prélevées par les organes ont une concentration inférieure dans
le sang qui sort de l'organe ; la différence correspondant à ce qui a été prélevé par
l'organe.
Les substances qui sont rejetées par un organe ont une concentration supérieure dans le
sang qui sort de l'organe, la quantité supplémentaire correspondant à ce qui a été rejeté
par l'organe.
• Reprenons l'exemple du muscle et identifions ce qu'il absorbe et ce qu'il rejette dans le
sang. Trois substances peuvent ainsi être mesurées : les gaz respiratoires et le glucose
qui est un nutriment du groupe des glucides (sucres).
Le cas d'un muscle au repos
Sang entrant (100 mL) Sang sortant (100 mL)
Constituants
(artériel) (veineux)
Glucose 90 mg 87 mg
Dioxygène 20 mL 15 mL
Dioxyde de
50 mL 54 mL
carbone
On peut observer que le glucose et le dioxygène sont en plus faible quantité dans le
sang sortant du muscle : ils ont donc été prélevés (3 mg pour le glucose et 5 mL pour le
dioxygène pour 100 mL de sang qui a traversé le muscle). Le dioxyde de carbone est en
plus forte quantité dans le sang sortant du muscle, il a été rejeté : 4 mL pour 100 mL de
sang.
Le cas d'un muscle en activité
Sang entrant (100 mL) Sang sortant (100 mL)
Constituants
(artériel) (veineux)
Glucose 90 mg 80 mg
Dioxygène 20 mL 4 mL
Dioxyde de
50 mL 62 mL
carbone
Dans le cas d'un muscle en activité, on observe un prélèvement de 10 mg de glucose, de
16 mL de dioxygène et un rejet de 12 mL de dioxyde de carbone.
Les échanges du muscle en activité sont donc plus importants que lorsqu'il est au repos.
• On peut maintenant expliquer les modifications observées lorsque Clément faisait un
exercice : ses muscles avaient besoin de plus de dioxygène et de glucose que le sang
pouvait leur en apporter. Sa fréquence cardiaque augmentait donc pour permettre aux
muscles d'être suffisamment approvisionnés de ces substances. De plus, ses
mouvements respiratoires s'accéléraient, car ce sont les poumons qui permettent
d'assurer les échanges gazeux de l'organisme avec l'air.
• Ainsi, tous les organes réalisent les mêmes échanges avec le sang, lorsqu'un
organe est plus actif, ses échanges seront plus importants.
© 2000-2023, rue des écoles