La Vision Théologique D'Une Église Centrée Sur L'Évangile: Réussite, Fidélité Ou Fruit ?
La Vision Théologique D'Une Église Centrée Sur L'Évangile: Réussite, Fidélité Ou Fruit ?
LA VISION THÉOLOGIQUE
D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
[Le candidat incohérent] vient, doté d’une véhémence et d’un zèle remar-
quables mais d’une absence manifeste d’intelligence. Il tape du pied, brandit
la Bible, mais la montagne accouche d’une souris. Débordant de zèle et d’ar-
deur, il ne peut exprimer plus de cinq idées liées entre elles. D’une compré-
hension infime et d’un orgueil illimité, il s’époumone, peste, pleure et tonne
comme le tambour plein de vide. Une formation ne l’emplira pas 1.
Notez que Spurgeon éprouve une affection évidente pour ces hommes. Il
ne les ridiculise pas. Il dit qu’ils sont fidèles et profondément consacrés au
travail pastoral, mais que « la montagne accouche d’une souris ». Quand ils
enseignent, il y a peu ou pas d’apprentissage ; quand ils évangélisent, il y a peu
ou pas de conversion. Ce qui amène donc Spurgeon à refuser leur candidature.
En résumé, dire que seule la fidélité compte, c’est une simplification excessive.
Nous avons besoin, en effet, de quelque chose de plus que la fidélité pour éva-
luer si nous sommes les serviteurs que nous devrions être.
Au fur et à mesure de mes lectures, de mes réflexions et de mes enseigne-
ments, je suis arrivé à la conclusion que, pour évaluer un ministère, la notion
de fruit est plus biblique que celle de réussite ou de fidélité. Ainsi Jésus dit à
ses disciples qu’ils doivent produire « du fruit en abondance » (Jn 15.8). Et
Paul parle même, de manière encore plus précise, des conversions comme des
« fruits » qu’il désire voir quand il ira prêcher à Rome, pour « pouvoir récolter
quelques fruits parmi vous comme parmi bien d’autres peuples » (Rm 1.13).
L’apôtre parle aussi du « fruit » de la piété qu’un responsable chrétien peut
voir grandir dans la vie des chrétiens dont il a la charge. Ce fruit comprend
le « fruit de l’Esprit » (Ga 5.22). Les bonnes œuvres, comme la compassion
envers les pauvres, sont également appelées « fruits » (Rm 15.28).
Paul a comparé le soin pastoral apporté à la communauté à une forme de
jardinage. Il écrit aux chrétiens de Corinthe qu’ils sont le « champ de Dieu »,
dans lequel certains serviteurs ont planté, d’autres arrosé et d’autres encore
récolté (1 Co 3.9). La métaphore du jardinage montre que la réussite et la
fidélité sont des critères insuffisants en eux-mêmes pour l’évaluation d’un
ministère. Les jardiniers doivent certes être fidèles dans leur travail, mais ils
doivent aussi être qualifiés, sinon rien ne poussera dans le jardin. Pourtant, en
fin de compte, la mesure de la réussite du jardin (ou du ministère) est déter-
minée par des facteurs indépendants de la volonté du jardinier. Le niveau de
fertilité varie en fonction de la « condition de la terre » (certains groupes de
personnes ont des cœurs plus durs que les autres) et des « conditions clima-
tiques » (l’œuvre souveraine de l’Esprit de Dieu).
L’apport du mouvement de croissance de l’Église de ces dernières décen-
nies est indéniable. Mais son insistance excessive sur la technique et les résul-
tats risque de mettre trop de pression sur les responsables chrétiens, parce
1. Charles Spurgeon, Je vous ferai pêcheurs d’hommes. Une sélection des « causeries à mes étu-
diants », Chalon-sur-Saône, Europresse, 1991, p. 30.
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
réussite dans une des villes les plus sécularisées des États-Unis, l’une de celles
où les gens allaient le moins à l’église. Mais quand les visiteurs ont commencé
à venir à Redeemer, au début et au milieu des années quatre-vingt-dix, ils ont
été déçus parce qu’ils n’ont pas discerné de nouveau « modèle », en tout cas
pas sous la forme de programmes originaux et novateurs. À première vue,
l’Église leur semblait tellement traditionnelle. Pour toucher de jeunes adultes
postmodernes qui ne fréquentent pas d’Église, beaucoup de pasteurs prêchent
dans des bâtiments neutres, s’habillent de façon décontractée, s’assoient sur
des tabourets, montrent des extraits de vidéo et passent de la musique rock
indé. À Redeemer, nous ne faisions rien de tout cela, et pourtant nous tou-
chons des milliers de jeunes qui sont précisément de ces adultes sécularisés et
éduqués que les Églises ne parviennent pas à atteindre.
À Redeemer, par exemple, la musique est classique pendant les cultes du
matin et jazz pendant les cultes du soir. Comme c’est inhabituel, certains ont
posé la question : « C’est comme ça que vous touchez la population urbaine ?
Est-ce que c’est une clé ? » Réponse ef
immédiate de ma part : « Non. Non Le « secret » des fruits de Redeemer n’était
seulement vous parviendrez à dif- pas tant la façon particulière dont s’ex-
férentes conclusions à propos de la prime le ministère, mais comment nous
musique dans différentes villes du sommes arrivés aux formes que nous
monde, mais il y a eu et il y a d’autres utilisons.
gh
choix musicaux possibles pour le culte
qui fonctionnent à New York. » D’autres ont conclu que c’était le style de pré-
dication de Redeemer qui était la clé de la réussite. Ils ont remarqué que j’avais
tendance à citer abondamment des sources médiatiques et littéraires et ils en
ont déduit que c’était la façon de toucher les populations urbaines. Mais il est
possible d’adopter ce style sans obtenir de grands résultats. Pour qu’une prédi-
cation captive les jeunes adultes sécularisés, il ne suffit pas que les prédicateurs
utilisent des extraits vidéo de leur film préféré, s’habillent de façon détendue
et étalent leurs connaissances. La prédication intéresse les auditeurs quand les
prédicateurs comprennent leur culture et leur cœur tellement bien que ceux
qui les écoutent sentent la force de l’argumentation du sermon, même si, en
fin de compte, ils ne sont pas d’accord. Ce n’est pas une question de style ou
de programme.
Pendant ces années de conférences, il devint évident que le « secret » des
fruits de Redeemer ne résidait pas dans ses programmes de ministère mais se
situait à un niveau plus profond. L’important, pour les observateurs, n’était
pas tant qu’ils comprennent la façon particulière dont s’exprime le ministère,
mais qu’ils saisissent comment nous étions arrivés aux formes que nous uti-
lisions. Nous avions longuement réfléchi à la nature et aux implications de
l’Évangile, puis nous avions longuement réfléchi à la culture new-yorkaise,
aux sensibilités des chrétiens et des non-chrétiens, et au paysage émotionnel
et spirituel du centre-ville. Ce furent la nature de cette analyse et le processus
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
de prise de décisions qui s’ensuivit, plutôt que ses résultats spécifiques, qui ont
joué un rôle primordial dans les fruits de notre ministère. Nous voulions nous
laisser façonner par ce que Jonathan Edwards appelait « les règles de l’Évan-
gile 2 ». Nous ne nous sommes pas contentés de choisir un style de musique
ou des illustrations de sermons qui correspondent à nos goûts et nous fassent
plaisir, pas plus, d’ailleurs, que le Christ n’a vécu pour se faire plaisir.
2. Jonathan Edwards, « Christian Charity : The Duty of Charity to the Poor Explained and
Enforced », dans The Works of Jonathan Edwards, éd. E. Hickman, Carlisle, Banner of
Truth, 1974, vol. 2, p. 171. Dans ce traité, Edwards utilise l’expression « règles de l’Évan-
gile » pour désigner la forme de l’œuvre rédemptrice du Christ (le don de soi sacrificiel en
faveur de personnes qui sont pauvres et en échec d’un point de vue spirituel), qui doit en
retour façonner la façon dont nous nous comportons dans le monde. Il déduit de l’Évangile
que nous devrions a) pardonner à ceux qui nous ont fait du mal ; b) donner aux pauvres,
qu’ils le « méritent » ou non ; c) aider les autres même quand nous ne pouvons pas nous
le permettre. Edwards élargit les implications de l’expiation substitutive du Christ et de la
gratuité de la justification à chaque domaine de notre vie. Dans ce texte, il nous donne un
bon exemple de la façon dont une réflexion sur les éléments essentiels de l’Évangile conduit
à une implication dans un ministère en faveur des pauvres.
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
C’est C. Peter Wagner qui est à l’origine de la vague de livres pratiques sur la crois-
sance de l’Église, avec Conduire votre Église vers la croissance (Rouen/Nyon, Menor/
LCC, 1992) et Your Church Can Be Healthy (Nashville, Abingdon, 1979). Plus récemment,
d’autres livres influents sur la croissance de l’Église ont paru, de la plume de pasteurs
de grandes Églises américaines. Parmi ces livres : Rediscovering Church. The Story and
Vision of Willow Creek (Grand Rapids, Zondervan, 1997), de Bill et Lynne Hybels ; L’Église,
une passion, une vision (Ministères Multilingues, 1999), de Rick Warren. Beaucoup de
ces livres de « seconde génération » sur la croissance de l’Église rendent compte de l’ef-
ficacité d’une méthode ou d’une pratique du ministère. Larry Osborne, par exemple,
dans Sticky Church (Grand Rapids, Zondervan, 2008), met en valeur l’utilité des groupes
de maison basés sur les prédications du dimanche ; Fusion. Turning First-Time Guests
into Fully Engaged Members of Your Church (Ventura, Regal, 2008), de Nelson Searcey,
met l’accent sur le suivi des visiteurs et leur intégration.
D’autres livres, nettement différents, peuvent être groupés dans la catégorie « Église
missionnelle ». Parmi les exemples récents, on peut citer Church Next. Quantum
Changes in How We Do Ministry (Downers Grove, IVP, 2000), d’Eddie Gibbs ; The Present
Future (2003), de Reggie McNeal ; et Emerging Churches. Creating Christian Community
in Postmodern Cultures (Grand Rapids, Baker, 2005), de Ryan Bolgers. Plus récemment
encore : Missional Renaissance (2009) et Missional Communities (2011) ; de Reggie
McNeal, publiés par Jossey-Bass ; et Missional Small Groups. Becoming a Community
that Makes a Difference in the World (Grand Rapids, Baker, 2010), de M. Scott Boren. Voir
la partie 6 pour d’autres informations sur l’Église missionnelle.
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
LA VISION THÉOLOGIQUE
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
« vision théologique 3 ». Selon Lints, notre base doctrinale, tirée des Écritures,
est le point de départ de tout :
La théologie doit d’abord être une conversation avec Dieu. […] Dieu parle
et nous écoutons. […] Le cadre théologique chrétien consiste principalement
à écouter – écouter Dieu. Lorsque nous faisons de la théologie, l’un des grands
dangers auxquels nous devons faire face, c’est le désir d’être les seuls à par-
ler. […] Nous succombons le plus souvent à cette tentation en imposant des
limites conceptuelles extérieures à ce que Dieu dit dans sa Parole. […] Nous
introduisons de force le message de la rédemption dans un cadre culturel qui
en déforme les véritables intentions. Ou bien nous tentons de ne considérer
l’Évangile que du point de vue d’une tradition qui n’a que peu de lien présent
avec l’œuvre rédemptrice du Christ à la croix. Ou alors nous imposons des res-
trictions rationnelles à notre conception même de Dieu, au lieu de laisser Dieu
définir notre conception de la rationalité 4.
Cependant, la base doctrinale n’est pas suffisante. Avant de choisir telle
méthode spécifique de ministère, vous devez d’abord vous demander com-
ment vos convictions doctrinales « peuvent être mises en rapport avec le
monde moderne ». C’est la réponse à cette question qui « constitue la vision
théologique » 5. En d’autres termes, la
ef
vision théologique est la vision de ce
« La vision théologique moderne doit cher-
que vous allez faire de votre doctrine cher à apporter tout le conseil de Dieu au
à un moment et à un endroit donnés. monde d’aujourd’hui, afin que ce monde
À partir de quoi la vision théologique puisse être transformé. » – Richard Lints
se construit-elle ? Lints montre que gh
la vision théologique provient, bien
entendu, d’une profonde réflexion sur la Bible elle-même, mais qu’elle dépend
aussi beaucoup de ce que vous pensez de la culture qui vous environne.
Lints explique pourquoi nous ne pouvons pas nous limiter à notre base
doctrinale, mais devons prendre en compte aussi notre environnement
– le moment de l’histoire et l’espace culturel dans lesquels nous vivons :
Lorsque nous avons reconnu la source du dialogue [Dieu], il nous faut
ensuite tenir compte de ceux à qui Dieu parle. Dieu ne parle pas dans le vide
mais à des gens et par des gens, dans et par l’histoire. Le discours de Dieu
[…] s’adresse à des gens issus de différentes histoires culturelles, et c’est pour
cette raison (entre autres) qu’il est souvent incompris et mal interprété. […]
Nicodème et les pharisiens se situaient au sein d’une tradition donnée, ils
étaient conditionnés par une culture particulière et appliquaient certains prin-
cipes de rationalité à leurs dialogues avec Jésus. Nous faisons la même chose
aujourd’hui. Il est [essentiel que] le peuple de Dieu [prenne] conscience des
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
filtres historiques, culturels et rationnels qu’il applique, pour qu’il ne soit pas
gouverné par eux 6.
Ceci révèle, à mon avis, l’une des raisons du manque de fruits. Il nous faut
discerner dans quels domaines et comment la culture peut être critiquée ou
approuvée. Les réponses à ces questions auront d’énormes conséquences sur
la façon dont nous prêchons, évangélisons, organisons, dirigeons, formons des
disciples et accompagnons les gens. Lints fait cette observation importante :
La vision théologique permet [aux gens] de voir leur culture différemment
de la façon dont ils la voyaient auparavant… Ceux qui sont animés par une
vision théologique ne se contentent pas de s’opposer aux mouvements domi-
nants de la culture ; ils prennent l’initiative de comprendre cette culture et de
s’adresser elle à partir du cadre des Écritures. La vision théologique moderne
doit chercher à apporter tout le conseil de Dieu au monde d’aujourd’hui, afin
que ce monde puisse être transformé 7.
6. Ibid., p. 83.
7. Ibid., p. 316-317.
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
Selon Richard Lints, dans The Fabric of Theology, quatre facteurs interviennent dans
l’élaboration d’une vision théologique. Le fondement, bien sûr, c’est une écoute de la
Bible conduisant à la définition de nos convictions doctrinales (p. 57-80). Le deuxième
facteur est une réflexion sur la culture (p. 101-116) : nous nous demandons ce qu’est
la culture moderne, et ce qui doit en être critiqué et ce qu’on peut en approuver.
Troisième facteur : notre compréhension particulière de la raison (p. 117-135). Certains
considèrent que la raison est capable d’amener un non-chrétien très près de la vérité,
tandis que d’autres nient cette possibilité. Notre conception de la nature de la rationa-
lité humaine façonnera notre manière de prêcher, d’évangéliser, de discuter et d’en-
trer en dialogue avec les non-chrétiens. Le quatrième facteur est le rôle de la tradition
théologique (p. 83-101). Certains croyants sont anti-tradition et n’hésitent pas à quasi-
ment réinventer le christianisme à chaque génération, sans accorder aucune impor-
tance aux interprètes de la communauté chrétienne du passé. D’autres accordent une
grande importance à la tradition et s’opposent aux innovations en ce qui concerne la
communication de l’Évangile et la pratique du ministère.
formes d’évangélisation et ainsi de suite. C’est parce que des Églises de même
doctrine fondamentale sont façonnées par des visions théologiques différentes
et répondent chacune à leur manière à ces questions de culture, de tradition
et de rationalité.
Certaines Églises croient, par exemple, que la culture populaire est presque
entièrement corrompue. Par conséquent, ces Églises n’utiliseront jamais de
musique populaire dans leurs cultes. D’autres n’ont aucun problème avec ce
style de musique. Pourquoi ? Ce n’est pas simplement une question de préfé-
rence personnelle. Quand nous prenons de telles décisions, nous posons des
questions implicites de vision théologique. Les différences fondamentales pro-
viennent souvent de visions théologiques concurrentes. Pourtant, puisque la
vision théologique est en grande partie invisible, les gens concluent inévitable-
ment (et malheureusement) que les différences sont doctrinales.
On pourrait même soutenir que la notion de vision théologique peut nous
aider à comprendre bien des conflits dans les Églises locales et les dénomi-
nations. Nos convictions doctrinales et nos confessions de foi ne nous disent
pas ce qui peut être approuvé et ce qui doit être critiqué dans notre culture ;
elles ne nous parlent pas non plus directement de notre rapport à la tradition
et au passé du christianisme, et n’expliquent pas vraiment comment la raison
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
QUE FAIRE ?
Comment l’Évangile s’exprime dans une Église particu-
EXPRESSION lière, dans un lieu et un temps précis :
DU MINISTÈRE • Adaptation locale et culturelle
• Style de culte et programmes
• Formation de disciples et processus d’évangélisation
• Gouvernance et gestion de l’Église
QUEL REGARD ?
Une reformulation fidèle de l’Évangile comportant de
profondes implications pour la vie, le ministère et la
mission dans un type de culture donné et à un moment
VISION
donné de l’histoire :
THÉOLOGIQUE
• Vision et valeurs
• « ADN » du ministère
• Accents et positionnements
• Philosophie du ministère
QUE CROIRE ?
Les vérités bibliques intemporelles concernant Dieu,
FONDEMENT notre relation avec lui et ses projets pour le monde :
DOCTRINAL • Tradition théologique
• Affiliation dénominationnelle
• Théologie biblique et systématique
théologique décrite dans ce livre. Une fois que nous avons accueilli les futurs
implanteurs d’Églises, sur la base de leurs dons et leur solidité théologique,
nous consacrons relativement peu de temps aux bases doctrinales (bien que
nos formations soient très théologiques) et aux formes de ministère (même
si les implanteurs d’Églises luttent avec des problèmes concrets d’expression
et de forme dans leurs Églises). Voici ce que nous avons découvert en deux
décennies d’expérience.
1. Définir une vision théologique est difficile, mais c’est ce dont les pas-
teurs ont besoin. Les pasteurs qui travaillent en milieu urbain ont du mal
à faire le lien entre les bases doctrinales et la forme que prend le ministère.
On a tendance à accorder trop d’importance à la contextualisation locale
(ce qui conduit généralement à affaiblir ou à relativiser l’attachement de
l’Église à l’orthodoxie doctrinale) ou à accorder trop peu d’importance à
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
cette contextualisation (ce qui crée des Églises repliées sur elles-mêmes, qui
touchent seulement certains genres de personnes et ne parviennent pas à faire
avancer l’action de l’Évangile dans la ville). Mais nous constatons que la qua-
lité de la vision théologique détermine souvent la vitalité du ministère, parti-
culièrement dans les milieux urbains.
2. La vision théologique peut être transférée et adaptée. Nous constatons
que cette vision théologique peut très bien être transférée vers d’autres Églises
– confessantes et orthodoxes – dans divers contextes et styles culturels. En
nous concentrant sur la vision théologique, nous prenons réellement part à
un mouvement, au lieu de nous contenter de créer des Églises à notre image.
Cette approche convient également aux responsables qui ont l’esprit d’initia-
tive, et qui n’ont pas envie de passer leur temps à reformuler de la doctrine ou
à reproduire un modèle reçu ; ils veulent créer de nouvelles et belles façons
d’exprimer leur ministère.
3. La vision théologique va au-delà des Églises. Nous avons constaté
que cette vision théologique alimente l’implantation et le développement des
Églises, mais concerne aussi tous les genres de ministère, et même la mission
et la vocation de personnes qui ne sont pas des pasteurs « professionnels ».
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
SYSTÈME D’EXPLOITATION,
VISION THÉOLOGIQUE ET ADN
Alors que nous nous étions en train de nous éloigner à la fois du général (des discus-
sions fondamentales pour savoir ce que devait être l’Église) et du particulier (des pro-
grammes et des styles détaillés), nous avons dû trouver une manière d’exprimer ce que
nous voulions dire. Nous n’avons pas employé l’expression « vision théologique » ni la
métaphore du système d’exploitation, comme on aurait pu s’y attendre. À Redeemer,
nous parlons le plus souvent d’« ADN » de l’Évangile et de la ville.
Pourquoi utiliser cette image particulière ? L’ADN est l’ensemble des informations qui,
inscrites au plus profond des cellules d’un organisme, dirige son développement, sa
croissance et sa reproduction. Au cœur du ministère de Redeemer, il y a une théologie
orthodoxe évangélique (qui comprend les doctrines classiques de l’Évangile biblique).
Nous voulons que notre doctrine contrôle et pilote notre ministère, ce qui n’est pos-
sible que si nous formulons, à partir de la doctrine, une vision théologique. Nous le
faisons en nous posant la question : « Comment telle doctrine évangélique essen-
tielle devrait-elle être communiquée et incarnée dans une grande ville mondialisée
comme New York aujourd’hui, dans la période présente de l’histoire de l’humanité ? »
Nos réponses à cette question – c’est-à-dire notre vision théologique – représentent
l’ADN qui nous permet de choisir et de construire des expressions de ministère qui
seront non seulement en accord avec nos convictions doctrinales, mais aussi adaptées
à notre époque à notre lieu et à notre culture. Avec pour résultat un ministère qui pour-
rait se développer, grandir et se reproduire en portant du fruit.
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
comprendre leur environnement local et leur milieu social, l’aimer et s’y iden-
tifier, tout en étant capables et désireux de le critiquer et de le remettre en
question. Parce que Redeemer exerçait son ministère dans un grand centre
urbain, nous avons dû passer du temps à étudier la Bible pour voir ce qu’elle
disait à propos de la ville (et à notre grande surprise, nous avons découvert
qu’elle avait beaucoup à dire sur le sujet). Chaque Église, qu’elle soit située
en ville, en banlieue ou en milieu rural (et de nombreuses combinaisons de
ces catégories sont possibles), doit apprendre à bien connaître et maîtriser les
traits caractéristiques de ces environnements. Mais il nous faut aussi réfléchir
à la façon dont la foi chrétienne et les Églises peuvent interagir avec la culture
en général. Cette question est essentielle aujourd’hui, alors que la culture occi-
dentale est de plus en plus post-chrétienne. Des Églises ayant des bases doc-
trinales proches sont parvenues à des conclusions étonnamment divergentes
quand il s’agit d’établir un lien avec la culture ; or leur modèle du rapport entre
« le Christ et la culture » joue un grand rôle dans la façon dont s’exprime leur
ministère. Encore une fois, la construction d’une théologie de la ville et de la
culture ne relève ni de la théologie systématique ni de la pratique concrète du
ministère : c’est un aspect de la vision théologique.
Le mouvement. Le dernier grand domaine de la vision théologique
concerne les relations de l’Église, avec son environnement, avec son histoire
passée et récente, avec les autres Églises et ministères. Pour Richard Lints, la
vision théologique comprend la façon dont nous considérons la tradition.
Certaines Églises sont extrêmement institutionnelles et insistent fortement
sur leur passé, tandis que d’autres sont anti-institutionnelles, souples et mar-
quées par l’innovation et le changement. Certaines Églises se considèrent
comme fidèles à une tradition ecclésiale donnée, dont elles chérissent la litur-
gie historique et traditionnelle ainsi que les pratiques. Celles qui s’identifient
très fortement à une dénomination particulière ou à une tradition résistent
souvent au changement. À l’opposé, on trouve des Églises qui ne se sentent
que très peu concernées par un passé théologique et ecclésial particulier, et qui
créent facilement des liens avec une grande variété d’Églises et de ministères.
Tous ces éléments ont une grande influence sur la façon dont nous pratiquons
le ministère. Encore une fois, ils n’entrent pas dans la catégorie de la théologie
systématique ; ces problèmes ne peuvent pas être résolus par des confessions
ou des déclarations de foi historiques. Mais ils soulèvent aussi des questions
profondes, auxquelles les manuels pratiques ne peuvent pas répondre 10.
10. Quasiment tous les livres consacrés à la croissance de l’Église, par exemple, partent du prin-
cipe que les Églises n’appartiennent pas à une tradition ecclésiale particulière. Les ouvrages
concernés parlent des Églises réformées, anglicanes, méthodistes, baptistes et luthériennes
comme si elles étaient toutes les mêmes. Mais ce point de départ n’est pas argumenté de
façon théologique ou exégétique. Il est simplement présupposé : la tradition historique ne
veut rien dire ou pas grand-chose.
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
Légalisme
Religion
L’ÉVANGILE Relativisme
Irréligion
Sous-adaptation
Contestation seulement
LA VILLE
Sur-adaptation
Appréciation seulement
Organisation structurée
Tradition et autorité
LE MOUVEMENT
Organisme fluide
Coopération et unité
L’une des manières les plus simples d’exprimer l’approche de ce livre – et
les principes de la vision théologique correspondant à chacune des parties –
consiste à penser à trois axes.
1. L’axe de l’Évangile. À une extrémité de cet axe se trouve le légalisme,
c’est-à-dire l’enseignement ou l’état d’esprit selon lequel nous pouvons nous
sauver nous-mêmes par la façon dont nous vivons. À l’autre extrémité se
trouve l’antinomisme ou, en langage populaire, le relativisme, point de vue
selon lequel la façon dont nous vivons n’a pas d’importance, et Dieu, s’il existe,
aime tout le monde de la même manière. Mais l’Évangile, comme nous le mon-
trerons dans un des chapitres suivants, n’est ni du légalisme ni du relativisme.
Nous sommes sauvés par la foi seule et par la grâce seule, mais non par une
foi qui resterait seule. La vraie grâce conduit toujours à une vie transformée
dans le sens de la sainteté et de la justice. Il est bien entendu possible de perdre
de vue l’Évangile parce qu’on aurait quitté l’orthodoxie doctrinale. Autre-
ment dit, si nous ne croyons plus en la divinité du Christ ou en la doctrine
de la justification, nous glisserons nécessairement vers le relativisme. Mais il
est aussi possible de s’en tenir à une doctrine saine et d’être pourtant du côté
de l’orthodoxie morte (d’un état d’esprit d’auto-justification), de l’orthodoxie
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
11. On pourrait arguer que l’axe de l’Évangile n’est pas comparable aux deux autres. Dans les
deux autres axes, la position désirée est un point médian, un équilibre entre deux extrêmes.
Or Sinclair Ferguson et d’autres soutiennent que l’Évangile n’est pas un point d’équilibre
entre deux extrêmes mais tout autre chose. En fait, on peut aussi affirmer que le légalisme et
l’antinomisme ne sont pas des extrêmes, mais foncièrement deux expressions d’une même
réalité (un salut par soi-même), opposée à l’Évangile. Notez donc que le fait de mettre
l’Évangile entre deux extrêmes n’est qu’un raccourci visuel.
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UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
SECTION 1 : L’ÉVANGILE
Première partie. La théologie de l’Évangile
Nous cherchons à être caractérisés par la profondeur de notre théologie de
l’Évangile, plutôt que par la superficialité doctrinale, le pragmatisme, l’absence
de réflexion ou une philosophie basée sur des méthodes.
Deuxième partie. Le renouvellement par l’Évangile
Régulièrement, une touche de grâce est appliquée à tout, afin que le minis-
tère ne soit ni marqué par le légalisme ni par un intellectualisme froid.
12. Le lecteur attentif remarquera plus loin dans le livre que je conseille aux Églises de ne pas
chercher à occuper précisément la place médiane entre une organisation structurée et un
organisme fluide. Je suggère plutôt qu’elles se situent davantage du côté de l’organisme
fluide, afin de garder un état d’esprit d’innovation et de créativité. Même si ce schéma en
trois axes ne communique donc pas tout ce que nous voulons dire sur chaque sujet, il est un
bon moyen de se souvenir des thèmes fondamentaux et des priorités particulières.
13. Certains ont fait remarquer que ces huit éléments couvraient à peu près le même terrain
que Francis Schaeffer dans son petit livre fondateur 2 Contents, 2 Realities (Downers Grove,
IVP, 1975), basé sur sa conférence consacrée à l’évangélisation mondiale du congrès de Lau-
sanne de juillet 1974. L’intervention de Schaeffer couvrait quatre éléments qu’il considé-
rait comme « absolument nécessaires si, en tant que chrétiens, nous devons répondre aux
besoins de notre temps et à la pression envahissante à laquelle nous faisons face de plus en
plus » (p. 7). Ces quatre éléments sont les suivants : une doctrine saine, une implication
contextuelle et culturelle (« des réponses honnêtes à des questions honnêtes »), un renou-
veau spirituel de l’Évangile dans nos cœurs (« une vraie spiritualité ») et une communauté
chrétienne belle et vivante (« la beauté des relations humaines »). J’espère que l’équilibre
des données de Schaeffer se reflète dans ma propre liste, qui est analogue bien que plus
spécifique.
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LA VISION THÉOLOGIQUE D’UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
SECTION 2 : LA VILLE
Troisième partie. La contextualisation de l’Évangile
Nous cherchons à rester sensibles à la culture, plutôt que d’ignorer l’époque
culturelle dans laquelle nous vivons ou les différences culturelles entre les
groupes.
Quatrième partie. Une vision de la ville
Nous adoptons des façons d’exercer le ministère qui s’inspirent de notre
amour de la ville, plutôt que des approches hostiles ou indifférentes au milieu
urbain.
Cinquième partie. Une implication culturelle
Nous nous impliquons dans la culture, en cherchant à éviter les écueils du
triomphalisme, de l’enfermement culturel et de la sous-culture.
SECTION 3 : LE MOUVEMENT
Sixième partie. Une communauté missionnelle
Chaque activité et département de l’Église est tourné vers l’extérieur, s’at-
tendant à ce que des non-chrétiens soient présents ; les chrétiens laïcs engagés
reçoivent le soutien qui est nécessaire à leur ministère dans le monde.
Septième partie. Un ministère d’intégration
Nous exerçons notre ministère en paroles et en actes, en cherchant à
répondre aux besoins spirituels et matériels des personnes démunies comme
de tous ceux qui vivent et travaillent dans les milieux culturels.
Huitième partie. Une dynamique de mouvement
Nous nous plaçons dans un état d’esprit de coopération avec les autres
croyants, sans nous préoccuper de défendre notre territoire ou avec une quel-
conque méfiance, mais en cherchant à promouvoir avec enthousiasme une
vision pour la ville tout entière 14.
Nous ne présentons donc pas dans ce livre un « modèle Redeemer », mais
bien plutôt une vision théologique particulière du ministère qui, croyons-nous,
permettra à d’autres Églises de toucher des gens d’aujourd’hui, à une époque
où la mondialisation occidentale de la modernité tardive a particulièrement
influencé la culture. Ce qui suit vaut d’abord pour les villes, mais ces chan-
gements culturels se font sentir partout. Nous espérons que les responsables
d’Églises trouveront ce livre utile dans la diversité des milieux socioculturels
14. Ceux qui connaissent bien Redeemer se demanderont sûrement pourquoi la prédication n’a
pas sa propre section dans ce livre. La réponse, c’est qu’elle incarne tous les éléments de la
vision théologique. Vous découvrirez, par exemple, que des suggestions sur la prédication
apparaissent dans plus de la moitié des huit éléments : comment prêcher en vue d’un renou-
veau, comment contextualiser nos prédications, comment prêcher d’une manière qui entre
en dialogue avec la culture, etc.
21
UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
L’ÉVANGILE.....................................................................................................................................23
PREMIÈRE PARTIE
THÉOLOGIE DE L’ÉVANGILE
1. L’Évangile n’est pas tout........................................................................................................27
L’Évangile est à distinguer de ses conséquences.......................................................................30
L’Évangile a deux ennemis opposés mais égaux.......................................................................32
L’Évangile compte plusieurs chapitres.......................................................................................33
La relation que l’Évangile doit avoir avec le ministère de l’Église..........................................41
2. L’Évangile n’est pas une réalité simple.............................................................................45
La Bible ne donne pas une unique présentation standard de l’Évangile...............................45
L’Évangile doit être attaché au récit biblique global et aux thèmes bibliques.......................47
L’Évangile doit être contextualisé...............................................................................................53
3. L’Évangile a des répercussions sur tout...........................................................................55
La richesse de l’Évangile...............................................................................................................56
L’Évangile change tout..................................................................................................................58
DEUXIÈME PARTIE
LE RENOUVELLEMENT PAR L’ÉVANGILE
4. La nécessité d’un renouvellement par l’Évangile.........................................................69
Une critique des réveils................................................................................................................71
Le revivalisme aujourd’hui...........................................................................................................74
5. L’essence du renouvellement par l’Évangile..................................................................83
Trois manières de répondre à Dieu............................................................................................84
Prêcher la troisième voie à tous...................................................................................................88
Le changement de comportement moraliste.............................................................................89
651
UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
LA VILLE.........................................................................................................................................123
TROISIÈME PARTIE
LA CONTEXTUALISATION DE L’ÉVANGILE
7. Une contextualisation intentionnelle.............................................................................127
Une contextualisation intelligente............................................................................................128
Une brève histoire du terme......................................................................................................131
Les risques de la contextualisation............................................................................................133
Le caractère inévitable de la contextualisation........................................................................136
Le risque de ne pas contextualiser (ou de penser que nous ne le faisons pas)....................141
8. Une contextualisation équilibrée.....................................................................................145
Le pont et la spirale.....................................................................................................................150
9. Une contextualisation biblique.........................................................................................157
Romains 1-2 et la nature variée de la culture..........................................................................157
1 Corinthiens 9 et la flexibilité à l’égard de la culture............................................................161
1 Corinthiens 1 et l’équilibre biblique......................................................................................163
Les discours de Paul dans les Actes..........................................................................................164
Les appels bibliques.....................................................................................................................167
L’Évangile et la contextualisation..............................................................................................170
10. Une contextualisation active..............................................................................................175
Entrer dans la culture et s’y adapter.........................................................................................177
Remettre en question la culture................................................................................................184
Appeler et encourager les auditeurs..........................................................................................194
Les « grammaires » de l’expiation.............................................................................................196
QUATRIÈME PARTIE
UNE VISION DE LA VILLE
11. La ville, lieu d’une tension..................................................................................................203
Définir la ville...............................................................................................................................204
La ville dans l’Ancien Testament..............................................................................................208
12. La rédemption et la ville......................................................................................................219
Le ministère urbain dans l’Église primitive.............................................................................222
L’accomplissement : cultiver la ville.........................................................................................225
13. L’appel de la ville.....................................................................................................................231
Mondialisation et renaissance...................................................................................................232
L’avenir des villes.........................................................................................................................236
Le défi du ministère urbain........................................................................................................238
Les possibilités de ministère dans les villes..............................................................................242
652
Table des matières
CINQUIÈME PARTIE
UNE IMPLICATION CULTURELLE
15. La crise culturelle de l’Église..............................................................................................271
Des changements culturels........................................................................................................271
Le positionnement du piétisme.................................................................................................276
L’émergence de nouveaux modèles..........................................................................................279
16. Les attitudes de l’Église à l’égard de la culture............................................................289
Le problème des modèles...........................................................................................................289
Le modèle transformationniste.................................................................................................292
Le modèle de la pertinence culturelle.......................................................................................303
Le modèle de la contre-culture..................................................................................................310
Le modèle des deux royaumes...................................................................................................318
Se retrouver sur la question de la culture ?..............................................................................331
17. Pourquoi tous les modèles ont à la fois raison… et tort.........................................335
Comment aller de l’avant...........................................................................................................337
Deux questions à propos de la culture.....................................................................................339
Les outils de la théologie biblique.............................................................................................342
Le paysage de l’implication culturelle chrétienne...................................................................348
18. Pour une mixité des apports..............................................................................................353
Recherchez le centre....................................................................................................................353
Discernez les « saisons ».............................................................................................................357
Restez fidèles à vos convictions.................................................................................................360
Maintenez la distinction entre organisé et organique............................................................364
Agissez, ne réagissez pas.............................................................................................................365
LE MOUVEMENT........................................................................................................................371
SIXIÈME PARTIE
UNE COMMUNAUTÉ MISSIONNELLE
19. À la recherche de l’Église missionnelle..........................................................................375
Newbigin et Bosch à la rescousse..............................................................................................377
Le mouvement de l’Église missionnelle aujourd’hui..............................................................383
Qu’est-ce que ces approches ont en commun ?.......................................................................388
20. Les équilibres de l’Église missionnelle...........................................................................395
Problème no 1 : une définition trop partielle...........................................................................395
Problème no 2 : trop lié à une forme particulière....................................................................397
Problème no 3 : la perte d’une compréhension claire de l’Évangile......................................401
Les marques d’une Église missionnelle....................................................................................408
653
UNE ÉGLISE CENTRÉE SUR L’ÉVANGILE
SEPTIÈME PARTIE
UN MINISTÈRE D’INTÉGRATION
22. L’équilibre entre les divers fronts de ministère..........................................................441
Respecter l’équilibre des images bibliques de l’Église............................................................443
Quatre fronts de ministère.........................................................................................................445
Les sphères et les rôles de l’Église..............................................................................................447
23. Mettre les gens en relation avec Dieu.............................................................................451
Principes directeurs pour mettre les gens en relation avec Dieu..........................................454
Culte sensible aux personnes en recherche ou culte d’évangélisation ?...............................459
Trois tâches à accomplir pour un culte d’évangélisation.......................................................462
« Et si on veut un enseignement plus profond et plus substantiel ? »..................................468
24. Mettre les gens en relation les uns avec les autres.....................................................473
La fonction de la communauté..................................................................................................474
Piété d’Église et « revivalisme ecclésial »..................................................................................479
L’Évangile et la communauté.....................................................................................................485
25. Mettre les gens en relation avec la ville..........................................................................491
Les fondements bibliques des ministères de compassion et de justice................................492
Approches pratiques pour les ministères de compassion et de justice................................497
26. Mettre les gens en relation avec la culture....................................................................503
L’Évangile façonne notre travail................................................................................................504
L’aide que peut apporter l’Église...............................................................................................507
HUITIÈME PARTIE
UNE DYNAMIQUE DE MOUVEMENT
27. Mouvements et institutions...............................................................................................515
En quoi mouvements et institutions sont différents..............................................................517
En quoi mouvements et institutions se ressemblent..............................................................521
28. L’Église : un organisme organisé......................................................................................525
Office général et office spécial....................................................................................................526
La dynamique du mouvement dans l’Église locale.................................................................531
Une tension créative...................................................................................................................536
29. L’implantation d’Églises comme dynamique de mouvement...............................541
L’implantation naturelle.............................................................................................................542
Rendre l’implantation d’Églises naturelle................................................................................544
Répondre aux objections............................................................................................................548
De combien d’Églises la ville a-t-elle besoin ? De bien plus que vous ne le pensez............554
Les étapes de l’implantation d’une Église.................................................................................555
654
Table des matières
SUPPLÉMENTS
A. L’Église protestante au Québec – d’hier à demain.....................................................585
Glenn Smith
Tendances lourdes : mutations et continuités.........................................................................587
Portrait des Églises protestantes francophones : une mosaïque en évolution....................591
Vers un mouvement de fondation d’Églises contextualisées
– De la description à la prescription..................................................................................594
B. La meilleure évangélisation de l’Europe francophone.............................................603
Daniel Liechi
Deux grands défis........................................................................................................................605
Rechercher la croissance de chaque Église et du nombre d’Églises.....................................605
Plus fondamentalement, pourquoi pensons-nous que l’augmentation
du nombre d’Églises – marquées par la centralité de l’Évangile
et au service de leur ville – est la meilleure évangélisation ?...........................................606
Pourquoi implanter de nouvelles Églises dans les villes
et les régions où il y en a déjà ?...........................................................................................608
À l’exemple de la France, quelle est l’évolution récente
du protestantisme évangélique ?.........................................................................................610
L’Église en tant que communauté de disciples ouverte est une évangélisation..................611
N’allez pas à l’église, soyez l’Église.............................................................................................613
Implanter des Églises ayant un réel impact spirituel et socioculturel
dans leur environnement....................................................................................................615
Concrètement, quelle méthode employer pour démarrer une implantation ?...................617
Le développement d’une Église, du projet à la majorité, est un processus
qui se prépare et qui doit conduire vers un but clairement identifié et énoncé..........619
Rechercher à chaque étape de développement l’accroissement des capacités
de leadership, de ressources et de reproduction-multiplication....................................620
Au cœur du processus : des hommes et des femmes..............................................................621
Tous sont disciples et témoins – certains sont appelés
à un ministère pastoral spécifique......................................................................................622
Des Églises et leurs divers ministères fonctionnant
en écosystème, au service de la ville...................................................................................623