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Nouveau Testament 3ème Année

Ce résumé présente brièvement le contexte historique et géographique de la Palestine au temps de Jésus ainsi que la formation du Nouveau Testament. La Palestine était alors divisée en plusieurs provinces sous domination romaine. Le Nouveau Testament s'est formé progressivement au cours des deux premiers siècles avec les évangiles, les épîtres et l'Apocalypse.

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Nouveau Testament 3ème Année

Ce résumé présente brièvement le contexte historique et géographique de la Palestine au temps de Jésus ainsi que la formation du Nouveau Testament. La Palestine était alors divisée en plusieurs provinces sous domination romaine. Le Nouveau Testament s'est formé progressivement au cours des deux premiers siècles avec les évangiles, les épîtres et l'Apocalypse.

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Henri Silvère ZAMBA ZENGUI

2ème année COURS DE FORMATION CHRETIENNE POUR ADULTES


LE NOUVEAU TESTAMENT
Paroisse : Saint Christophe d’OKALA-AVORBAM
Tel : 06 21 63 16

Formateur : Frère Jacques NSIMBA

TRAVAIL DE RECHERCHE

Après avoir expliqué comment le Nouveau Testament a été formé, faites une
présentation globale de la situation de la Palestine au temps de Jésus et des traits
spécifiques de chaque évangéliste.

Février 2016
Le Nouveau Testament (Novum Testamentum) représente, chez les Chrétiens, le support
d’une « Nouvelle Alliance » (concept qui vise à traduire l’appellation latine avec Dieu et
qui avait été annoncée par le prophète Jérémie. Ce qui est opposé à l’Ancien Testament
ou « Ancienne Alliance », qui était celle conclue par Moïse pour le peuple hébreu.

Cette deuxième partie de la Bible chrétienne nous est présenté à travers des textes écrits
en Grec. Certains d’entre eux sont probablement des traductions et des textes antérieurs
écrits en araméen.

Le Nouveau Testament est ainsi formé d’un regroupement de textes rédigés par les
premiers chrétiens au cours des deux premiers siècles, et reconnus comme des fondements
de leur religion, au même titre que les livres de l’Ancien Testament, à partir du milieu du
4è siècle, quand un accord est trouvé sur la liste des textes canoniques, que cette
collection doit contenir. Ils sont au nombre de 27.

On distingue les quatre Évangiles, attribués aux apôtres et qui relatent la vie et


l'enseignement de Jésus-Christ ;

Ceux de Matthieu, Marc et Luc sont dits synoptiques, car ils suivent un plan similaire. Celui
de Jean, d'une écriture très différente, a été qualifié d'Évangile spirituel.

Les Actes des Apôtres livre attribué à Luc, relate le développement des premières


communautés chrétiennes.

Les Épîtres, qui sont une collection de lettres destinées à diverses communautés. La


plupart sont de Paul.

L'Apocalypse de Jean, qui termine la Bible des Chrétiens. C'est le texte qui a eu le plus de
mal à s'imposer comme canonique. 
-

Nous pouvons évoquer ici, le canon du Nouveau Testament, qui n’est autre que, selon
l’usage chrétien une «règle écrite de la foi», c'est-à-dire la liste des livres authentiques et
faisant autorité qui composent la Parole inspirée de Dieu. Les livres canoniques du
Nouveau Testament sont ceux qui ont été reconnus par les Eglises comme les écrits
authentiques des apôtres, revêtus de leur autorité.
A l'époque de Christ, la littérature de la nation juive comprenait un corps d'écrits appelé
«Les Ecritures», que nous appelons aujourd'hui l'Ancien Testament et que le peuple
considérait généralement comme émanant de Dieu. Ils l'appelaient LA PAROLE DE DIEU.
Jésus lui-même la reconnut comme telle. Elle faisait l'objet d'une lecture publique et d'un
enseignement suivi dans les synagogues.
Les Eglises chrétiennes, dès le début, acceptèrent ces Ecritures juives comme la Parole de
Dieu et leur accordèrent, dans leurs assemblées, la même place dont elles jouissaient
depuis longtemps dans les synagogues.
A mesure que paraissaient les écrits des apôtres, on les ajouta à ces Ecritures juives, en
leur accordant la même considération sacrée. Chaque Eglise désirait posséder, non
seulement ce qui lui avait été adressé en propre, mais aussi une copie des écrits adressés
aux autres Eglises.
Les livres du Nouveau Testament parurent pour la première fois dans les régions suivantes:
Matthieu, Jacques, Hébreux (?) en Palestine; Jean, Galâtes, Ephésiens, Colossiens, 1 et 2
Timothée, Philémon, 1 et 2 Pierre, 1, 2, 3 Jean, Jude, Apocalypse, en Asie mineure; 1 et 2
Corinthiens, Philippiens, 1 et 2 Thessaloniciens, Luc, en Grèce; Tite en Crète; Marc, Actes
et Romains à Rome.

→ Cette formation du Nouveau Testament nous amène à présenter la situation globale de


la Palestine au temps de Jésus-Christ.

Nous pouvons en effet spécifier que la Palestine, au temps de Jésus, n’est qu’une petite
province de l’immense empire romain, semblable à notre province de l’Estuaire. Ce pays,
petit par la taille est pourtant très stratégique car il est au carrefour de 3 continents
majeurs, à savoir, l’Europe, l’Asie et l’Afrique. De ce fait, cette partie de la terre a
toujours été disputée par les grandes puissances de ce monde. C’est une voie de
communication prioritaire entre l’Egypte et la Syrie pour les caravanes et les armées et
chacune des 3 provinces qui la composent a sa particularité. Dans un tel contexte, les
relations ethniques ne sont pas les meilleures et des rivalités sont très manifestes.

Il faut toutefois préciser que le plus ancien nom de la Palestine est Canaan. Les premiers
habitants prétendaient, en effet, descendre de Canaan, fils de Cham. Dépossédés par la
conquête des Hébreux, ils disparurent et les vainqueurs firent appeler leur nouveau pays,
terre des Hébreux, ou terre
d'Israël. Apres l'exil, elle reçut le nom de terre de Judée, de même que les habitants
voyaient changer leur nom d'Israelites en celui de Juifs. Les débris de la tribu de Juda
avaient, en effet, presque exclusivement servi à former la nationalité nouvelle. Aussi les
Romains disaient-ils toujours la Judée, la province de Judée, entendant par la designer
toute la Palestine, tandis qu'en réalité ils n'en désignaient qu'une partie, la province du
Sud. Zacharie, le prophète, nomme une fois la Palestine : Terre sainte, et l'auteur de
l'épître aux Hébreux l'appelle la Terre promise. Dans les Talmuds elle est appelée Terre
d'Israël ou Terre par excellence.

Les limites de la Palestine ont souvent varie dans le cours de l'histoire. L'antique pays de
Canaan n'occupait qu'un espace assez restreint. Le Jourdain le bornait a l'Est, la mer a
l'Ouest ; sa frontière du Sud partait de Sodome et Gomorrhe et aboutissait a Gaza, sa
frontière Nord partait de l'Hermon et aboutissait a Sidon. David et Salomon gouvernèrent
un royaume beaucoup plus étendu.

Pendant la vie publique de Jésus-Christ, nous remarquons trois grandes divisions


politiques : 1° La Judée et la Samarie avec quelques villes frontières sont administrées par
un procurateur romain ; 2° La Galilée et la Pérée appartiennent au tétrarque Hérode
Antipas ; 3° La Batanée, la Trachonite, la Gaulonite, l'Iturée, l'Auranitide, dépendent de
son frère le tétrarque Philippe. De ces petites principautés, tout a fait insignifiantes, nous
ne dirons rien ici. Elles étaient situées au Nord-est du lac de Tibériade, dans une contrée
ou Jésus-Christ ne pénétra jamais. Par contre, nous donnerons quelques détails sur les
autres provinces dont il est fréquemment question dans le Nouveau Testament. Leur
position géographique est aisée à comprendre. Les trois provinces de la Judée, de la
Samarie et de la Galilée étaient l’une au dessus de l'autre, entre le Jourdain et la mer, la
Judée au Sud, la Samarie au centre, la Galilée au Nord. Quant a la Pérée, elle comprenait
tout le pays compris au-delà du Jourdain, au Sud de la tétrarchie de Philippe.
LA GALILÉE.
Ce nom lui venait des mots Gelil haggoyim (cercle des Gentils), par lesquels on la désignait
souvent parce que sa population était très mêlée et que les païens y étaient nombreux.
Cette petite contrée était certainement, au premier siècle, le plus ravissant coin de la
terre. La description que nous en a laissé l'historien Josèphe, donne l'idée d'une véritable
merveille. Tout y était réuni, la douceur du climat, la beauté de la nature, la richesse
inépuisable du sol. Ici de gras pâturages couverts d'arbres magnifiques, la des collines
Irisées descendant jusqu'au lac. Celui-ci, incessamment anime par les barques des
pêcheurs, offrait sur ses bords la végétation la plus abondante et y réunissait, au moins sur
la rive occidentale, ce qui ne se voit nulle part ailleurs, des arbres de toutes les essences,
le noyer, par exemple, à cote du palmier ; sans parler des arbres fruitiers proprement
dits : l'olivier, le figuier, la vigne, tous d'une fertilité surprenante.
Le pays de Nephthalie est partout couvert de champs féconds et de vignes ; les fruits de
cette contrée sont reconnus pour être extrêmement doux. Quant a la population, voici
comment s'exprime Josèphe: « Aucune partie du pays n'est déserte, au contraire, tout est
parsemé de villes et la population des villages est, a cause de l'abondance et de la facilite
des approvisionnements, si nombreuse que le moindre village a plus de quinze mille
habitants ».

LA SAMARIE.
Les Samaritains sont souvent nommés dans l'Evangile. En effet, nous pouvons aborder ici
quelques détails géographiques indispensables a l'intelligence des Livres Saints. La
Samarie, enclavée entre la Judée et la Galilée, était plus petite qu'elles. Son territoire ne
s'étendait même pas jusqu'a la mer, car toute la cote a partir du Carmel appartenait à la
Judée. Aussi les Galiléens qui se rendaient à Jérusalem prenaient-ils volontiers, soit le
chemin qui longeait la mer, soit la rive opposée du Jourdain. Ils évitaient ainsi de traverser
un territoire ou ils étaient exposes aux insultes des habitants. La Samarie tirait son nom de
sa capitale : Samarie. Cette ville avait été bâtie par Omri, roi d'Israël, sur une colline qu'il
avait achetée d'un certain Schemer dont elle a conserve le nom ; Salmanasar l'avait
détruite. Elle fut reconstruite ; mais Jean Hyrcan la détruisit encore. Enfin, Gabinius, légat
impérial de Syrie, la fit rebâtir, et, sous Hérode le Grand, elle était florissante. Ce prince y
fit bâtir un temple en l'honneur d'Auguste et changea son nom en celui de Sébaste (mot
grec ; en latin Augusta) qu'elle porte encore (Sebustieh).

Les souvenirs du premier siècle sont encore vivants, il n'en est pas de même au puits de
Jacob. Cette fontaine, immortalisée par l'entretien de Jésus avec la Samaritaine, n'est plus
qu'un trou sans profondeur au milieu d'un champ ; l'emplacement en parait bien
authentique, mais l'authenticité n'est pas tout. Il faut des ruines, des pierres au moins ;
quelque chose qui rappelle le passe, qui permette à l'imagination de le reconstruire. Au
puits de Jacob, il n'y a rien ; et pour y retrouver Jésus et l'y entendre, il faut se rappeler
que d'après les paroles mêmes qu'il y a prononcées, on ne doit pas plus adorer près du
puits qu'ailleurs, il faut se rappeler que le culte qu'il a fondé au bord de cette fontaine, est
un culte en esprit et en vérité.

LA JUDÉE.
L'aspect général de la Judée est celui d'un pays de montagnes. Le sol est rocailleux, la
terre aride et desséchée, et si le contraste de la Judée et de la Galilée est encore frappant
aujourd'hui, il devait certainement l'être plus encore au premier siècle. En Galilée la
nature était tour à tour riante ou grandiose, partout riche et luxuriante, la terre d'une
admirable fertilité, l'eau abondante, les champs bien cultives, le pays tout entier très
boise. En Judée les montagnes dominaient, abruptes, arides, incultes et l'impression
générale était celle de la sécheresse et de la désolation. La capitale était Jérusalem, la
plus grande cite de la Palestine, le siège des autorités religieuses, le centre du culte et de
la vie publique, la ville qui attirait immédiatement les regards. Elle est située à douze
heures de la mer et a huit heures du Jourdain. Nous pouvons ainsi avoir une vue
d'ensemble de la ville en montant sur la colline des Oliviers et le chemin qui mène à
Béthanie, où Jérusalem, la capitale apparait aux habitants et aux passants, à l'endroit
précis ou Jésus la vit le jour des Rameaux et pleura sur elle. La première impression est
celle d'une ville forte presque imprenable. Une épaisse et haute muraille se dresse au-delà
du torrent de Cédron, elle est garnie de tours et s'éloigne a droite et a gauche en
remontant vers l'Est et l'Ouest pour entourer toute la ville. Quelques unes des tours
dépassent les autres en hauteur. Il y en a surtout trois énormes que l’on aperçoit de l'autre
cote de la ville dans l'éloignement. Dans l'enceinte apparait la masse des maisons
groupées, serrées les unes contre les autres ; elles n ont point de toits mais des terrasses
et forment autant de petits cubes de pierres blanches qui se détachent sur le ciel bleu.
Celui qui n'a pas vu Jérusalem, disent les Talmudistes, n'a jamais vu une belle ville.

Suite à cette présentation sommaire des 3 principales provinces de la Palestine au temps


du Christ, nous pouvons dire la vie politique est organisée de manière directe en Judée et
en Samarie, provinces prises par Rome En 6 après Jésus-Christ. Le gouvernement est assuré
par un préfet romain mais qui doit se référer systématiquement à l’Empereur de Rome
pour les problèmes importants. Pour les affaires courantes, il dispose plutôt d’une grande
autonomie, notamment dans les domaines civil et militaire. Il a toutefois besoin de l’aide
des grands prêtres juifs et des anciens pour gouverner dans la paix.

En Galilée, l’administration est différente. Elle n’est pas directe. C’est le Roi Hérode qui
gouverne en dépendance de l’autorité des Empereurs de Rome. Les Juifs bénéficient
pourtant d’un traitement spécial ; exemption du service militaire, respect du sabbat,
possibilité de payer un impôt annuel au Temple. Ils dépendent de deux juridictions ; celle
de l’Empereur et celle du Sanhédrin de Jérusalem.

Le système économique est basé sur l’agriculture et le grand commerce. Le nord et le


centre de la Palestine sont productrices de blé et d’orge. La Palestine est aussi renommée
pour ses fruits, son vin et son huile. Elle exporte de nombreux produits et l’industrie
connaît également quelques secteurs intéressants comme la pêche (qui permet de
commercialiser le poisson fumé dans tout le pays) et le bâtiment (construction de
théâtres, d’aqueducs, de palais…). Le Temple de Jérusalem est aussi considéré comme un
lieu de richesses grâce aux offrandes, aux impôts obligatoires, la dîme, les prémices (les
premiers fruits), l’argent réservé aux sacrifices d’expiation, d’actions de grâce, les 3
pèlerinages annuels imposés par la loi (Pâques, Pentecôte, Fête des Tentes). Toutefois, il
ressort que ce système économique crée des inégalités entre les grands prêtres, les juifs
fortunés et les classes sociales les plus pauvres.

Sur le plan social et religieux, nous distinguons plusieurs groupes bien définis qui ont tous
un caractère religieux, même si chez certains d’entre eux, les aspects politiques et sociaux
sont plus prononcés :

- Les saducéens : qui soutiennent les Asmonéens, chefs qui cumulent les fonctions
politiques et sacerdotales. Doctrine : Acceptent la loi écrite, rejetent les traditions
orales adoptées par les pharisiens, nient la résurrection du corps et l’immortalité
de l’âme, le jugement après la mort ;
- Les zélotes : secte consacrée à la défense de la loi et de la vie nationale juive.
Beaucoup d’influence sur la Galiléé et Jérusalem, à l’époque d’Hérode jusqu’à la
chute de la ville en 70. Opposant à la domination de Rome ;
- Les scribes : les docteurs de la loi, « spécialistes et interprètes officiels de la loi » ;
- Les Pharisiens : groupe de juifs pieux luttant contre la pénétration de l’hellénisme
dans la culture hébraïque, religion basée sur la loi et une observance stricte de la
circoncision, du sabbat et des fêtes annuelles ;
- Les esséniens : Juifs pieux qui vivent en autarcie et excluent les femmes ;
- Les publicains : Juifs percevant les impôts pour le compte des romains, qu’ils ont
tendance à majorer pour leur propre compte. Ils sont mal vus et tenus pour
pêcheurs publics.

Ensuite, nous avons le mouvement de Jésus qui est un groupe né autour de Jésus, à l’écart
des groupes et institutions officiels, souvent en opposition. C’est un mouvement de
protestation de l’ordre établi qui cherche le royaume de Dieu.

Enfin, dans la vie cultuelle, la foi d’Israël ne tolère pas deux existences séparées : l’une
religieuse, l’autre profane. La vie du juif est toute consacrée aux prescriptions de la loi.
Les juifs célèbrent sept fêtes par an, à savoir :

- Le rosch hasch-schana : la fête du nouvel an ;


- Le yom kippour, jour des exiaptions, le 10 tishri ;
- La fête des tabernacles, soukkoth, le 15 tishri ;
- La Fête de Pâque ;
- La Fête de la moisson ou des prémices ou Pentecôte ;
- La Fête de la dédicace, hanoukah, le 25 kisleu (décembre);
- La Fête du Purim, les 14 et 15 adar (mars).
-

Nous pouvons maintenant évoquer les traits spécifiques des quatre évangélistes en
précisant que notre foi repose sur le témoignage des apôtres. Parmi ceux qui ont relaté les
épisodes marquants de la vie de Jésus, quatre ont été retenus par l'Eglise : Marc, Matthieu,
Jean et Luc.
Les évangiles de Matthieu, Marc et Luc présentent de nombreux points communs. On les
appelle "synoptiques", parce qu'on peut les présenter en colonnes pour mieux les
comparer. Le quatrième évangile, celui de Jean, apparaît bien spécifique, dans son plan
comme dans les thèmes qu'il aborde.

- Matthieu

Cet évangile est destiné aux nouveaux chrétiens d'origine juive. Il semble daté des années
80. Il aurait été rédigé en Jordanie ou en Syrie. L'auteur est manifestement un juif pétri de
culture biblique devenu chrétien. Il écrit, avec de nombreuses références à l'Ancien
Testament, pour des juifs qui ont choisi de suivre le chemin de Jésus. Dans son texte
apparaissent les tensions entre juifs, notamment à l'égard de ceux qui ont quitté leur
univers d'origine pour se réclamer du Christ.

Matthieu, soucieux de marquer la continuité entre ces communautés, débute son


témoignage par une généalogie qui présente Jésus comme le descendant de David. Au fil
de nombreux renvois à l'Écriture, Jésus est présenté comme un nouveau Moïse, qui
interprète et radicalise la Loi. L'auteur laisse entendre que Jésus sera reconnu par des
étrangers à son peuple. Il explique que la Loi juive devient une loi intérieure, qui consiste
essentiellement à aimer son prochain.

- Marc

Son évangile, le plus court des quatre, est le plus ancien, rédigé vers 65-70, probablement
Rome. Selon certaines traditions, Marc aurait été un disciple de Pierre. Ce livre est destiné
à un public, peut-être romain, ébranlé par les persécutions de Néron, qui connaît mal le
judaïsme palestinien. Marc cite peu la Bible, et il explique les mots et les usages juifs.
Son écriture grecque est populaire, facile d'accès, pleine de vie. Il présente Jésus comme
libre, refusant d'être le Messie politique et royal que les Juifs attendaient. Il est ouvert aux
non-juifs. Dans son texte, c'est le centurion romain, donc étranger au monde juif, qui
donne la clé finale, au pied de la croix : "Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu". Au
centre de cet évangile, la croix. Chaque lecteur comprend ainsi que lui aussi doit prendre
ce risque-là.

- Luc

La tradition fait de Luc un compagnon de Paul. Son évangile aurait été rédigé vers l'an 85,
à Antioche, après la ruine de Jérusalem et la destruction du Temple en l'an 70. L'écriture
semble être celle d'un homme de culture grecque, qui s'adresse à des communautés
grecques autrefois païennes, loin du judaïsme. Son "second tome" s'intitule les Actes des
Apôtres, et fait partie également du Nouveau Testament.

Ces deux livres constituent la première "histoire" du christianisme, débutant à la naissance


de Jésus jusqu'à l'arrivée de Paul à Rome, soixante ans plus tard. Luc introduit des épisodes
absents des autres évangiles, comme par exemple celui du Bon Samaritain. Il insiste sur le
fait que la Bonne Nouvelle n'est pas réservée aux Juifs.

- Jean

Ce texte, fort différent des trois autres évangiles, semble être le résultat d'une longue
élaboration littéraire, aboutie vers l'an 90, probablement dans la région d'Éphèse, dans la
Turquie d'aujourd'hui. Il s'adresse à un public féru de philosophie grecque. C'est une œuvre
méditative, qui relate peu d'événements. Jean insiste sur la relation étroite qui lie Jésus à
Dieu. Était-il Jean, fils de Zébédée, l'un des douze compagnons de Jésus, celui "que Jésus
aimait" ? Ou bien Jean dit l'Ancien, l'un des disciples de Jérusalem ?

Son texte est le seul à mettre en scène les noces de Cana, la rencontre avec la
Samaritaine, le lavement des pieds. Jésus y est présenté comme le Verbe, la Parole de
Dieu. Jean insiste sur la dimension symbolique des événements, des "signes" qu'il relate,
qu'il appartient à chacun de reconnaître.

FIN

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