Fatim-Zahra TAHIRI J.
LA PROTECTION DE LA MARQUE
EN DROIT COMPARÉ FRANCO-MAROCAIN
À TRAVERS L’INFLUENCE
DE LA JURISPRUDENCE EUROPÉENNE
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A nrt
Diffusion
Atelier national de reproduction des thèses
Thèse à la carte
Au Maroc comme en France, la création de la marque exige une protection pour tout
titulaire cherchant une exploitation pérenne de son produit. Son existence recouvre différentes
strates allant de ses conditions de validité à son enregistrement obligatoire ou ces modes de
transmission. Cette réflexion autour de sa création et de son développement est le fait d’études de
marché englobant le e-commerce. Cette stratégie d’implantation incluant les noms de domaines
est souvent avantageuse mais révèle de nombreuses failles au niveau juridique. Non prévu par
les législateurs, leur protection devient un souci récurrent pour tout propriétaire, leur défense
se faisant au gré des jurisprudences. Un produit une fois installé sur le marché peut voir son
originalité subordonnée. La contrefaçon et la concurrence déloyale constituent l’axe central
d’atteinte à une marque. Le e-commerce frauduleux en est un des problèmes majeurs. Reste la
contrefaçon dite classique. Issue de réseaux organisés, sa lutte est le fait de mesures douanières
légales et d’une coordination internationale. La mondialisation a donné à la libre concurrence une
signification nouvelle. En France, la protection de la marque s’est trouvée élargie entre autre grâce
au rapprochement des droits de la consommation et de la marque. C’est ce lien d’abord voulu par
le droit et la jurisprudence communautaire qui a progressivement fait émerger un droit européen
de la marque. La notion d’épuisement du droit en est une particularité et annonce ce que sera la
marque de demain. De ce qu’il précède et quelque soit la forme de son exploitation, la protection
de la marque jusque là prévue doit être complétée dans les deux pays.
Mots clés :
Marques, site de référencement, nom de domaine, mode de transmission, contrefaçon,
concurrence déloyale, consommateur, droit communautaire, risque de confusion, épuisement des
droit.
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In Morocco, as in France, launching a brand requires a legal framework to protect it. A
brand’s protection procedure covers various aspects such as terms of validity, mandatory registration
procedures and terms and conditions for rights transfer. This thesis about brand creation and
development is the result of market analysis including e-commerce. With regards to e-commerce
brand protection, a development strategy using internet domain names, while advantageous, also
reveals many legal loopholes. Given the absence of a clear legal framework and the need to rely on
case law to defend a brand, protection becomes a recurrent concern for owners. Once introduced
to the market, a product can see its uniqueness undermined. Counterfeiting and unfair competition
constitute the principal threat to a brand and one of the major means through which this occurs
is fraudulent e-commerce; in addition to more conventional types of counterfeiting. But the latter,
often tied to organized criminal networks, is fought using customs measures and international
coordination. Globalization has given new meaning to the free-market economy and e-commerce
brings new threats to brand protection.
Brand protection in France has been strengthened, thanks to the close ties built between
consumer rights and trademarks. Initially established through local laws and European case law,
these ties gradually led to the establishment of European trademark laws. One feature is the idea
of exhaustion of trademark rights, which can often predict the brands of the future. This analysis
pleads for the strengthening of trademark/copyright laws in both countries with an emphasis on
e-commerce.
Keywords:
Brands, web site referral, method of transmission, counterfeit, unfair competition, consumer,
community right, risk of confusion, exhaustion of rights