L'Audit Énergétique en Copropriété: Le Guide de Et de La Rénovation
L'Audit Énergétique en Copropriété: Le Guide de Et de La Rénovation
L’AUDIT ÉNERGÉTIQUE
ET DE LA RÉNOVATION
EN COPROPRIÉTÉ
INFOTHERMICIEN
Ce guide vous est offert par L’INFORMATION DU BUREAU D’ÉTUDES
TEL. 01 47 40 15 15
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éditorial
VOTRE PARTENAIRE EN ISOLATION THERMIQUE PAR L'EXTERIEUR
L’audit énergétique en copropriété, c’est maintenant !
POUR VOS TRAVAUX DE RAVALEMENTS SUR FACADES
TRADITIONNELLES ET CONTEMPORAINES
Sur les 33 millions de logements de notre pays, près de 8,5 millions sont
« Ne prétendons
en copropriété : c’est dire l’important gisement d’économies d’énergie que
représente ce champ du parc résidentiel.
C’est pourquoi, la loi du 12 juillet 2010 dite « loi Grenelle 2 » est venue
organiser, par différentes étapes, un parcours de sensibilisation et de ré- pas attendre
flexion : le bilan énergétique via l’audit énergétique ou le diagnostic de
performance énergétique à l’immeuble, puis la proposition d’un plan plu-
riannuel de travaux ou d’un contrat de performance énergétique.
d’éventuelles
Après une phase d’élaboration des textes réglementaires, les dispositifs
futures évolutions
sont désormais en place. La réalisation de l’audit énergétique est la pre-
mière étape essentielle du long processus de rénovation des copropriétés. législatives ou
réglementaires
Cet audit est primordial : outre une première sensibilisation des copro-
priétaires à la question énergétique, il révèle les forces et faiblesses de
l’immeuble et identifie les voies de progrès.
Anne-Lise Deloron
Directrice adjointe,
en charge des relations institutionnelles
Plan Bâtiment Durable
sommaire
contexte,
règlementation
& marchés
Les audits énergétiques et les DPE de l’immobilier en copropriété
dans la réglementation européenne....................................................................... 19
Ce guide a été réalisé en collaboration avec : • La Directive Européenne “ENERGIE” de 2002
• La Directive « ENERGIE » de 2012
• La transposition des Directives « ENERGIE » de 2002 et 2012 en France concernant
les bâtiments
• Vers une obligation de travaux énergétiques en copropriété ?
• Vers un système unique européen de certification et d’accréditation des diagnosti-
ARC queurs
CINOV CONSTRUCTION DPE collectif ou audit énergétique ?....................................................................... 21
LA COMPAGNIE DES ARCHITECTES DE COPROPRIETE • DPE ou audit énergétique, que dit la réglementation ?
DEVEKO • Contenu de l'audit énergétique
[Link] Diagnostics de performance énergétique :
GRDF précisions pour les immeubles en copropriété........................................................ 23
LES EDITIONS LEGISLATIVES
ENEOS Audit énergétique : les modalités de réalisation
ENERGIE PULSE et le contenu sont fixés........................................................................................... 24
LA CHAMBRE DES DIAGNOSTIQUEURS IMMOBILIERS FNAIM • Recueil des informations
• Modélisation du bâtiment
LE GIMELEC
• Propositions de travaux
INSTITUT DE LA THERMOGRAPHIE • Compétence de l’auditeur
JULIEN PRIGENT - AVOCAT Le diagnostic de performance énergétique dans les petites copropriétés (- de 50 lots
ORANGE et équipées de chauffage collectif ou refroidissement)........................................... 28
PLAN BÂTIMENT DURABLE Plan de travaux d'économies d'énergie :
PLANETE COPROPRIETE contenu pour les immeubles en copropriété........................................................... 29
POUGET CONSULTANTS Rénovation énergétique : 44% des copropriétaires
ROCKWOOL envisagent d’effectuer des travaux......................................................................... 31
SUNSQUARE 1 milliard d’euros de prestations d’audits énergétiques à réaliser en 3 ans !............ 33
• Quelques chiffres sur les copropriétés
TREENERGY
• Quel marché pour l’audit énergétique ?
TRIBU ENERGIE • Quel budget pour les travaux et autres prestations ?
[Link] Rénovation énergétique des copropriétés :
pourquoi elle ne décolle pas................................................................................... 34
• Un nouveau départ pour la rénovation énergétique
Manque d’appétence ou de moyens ?.................................................................... 35
Les copropriétés : pour le moment laissées pour compte !...................................... 36
• Le conseil syndical
TOUTE LA MESURE
DE L’EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
• L’assemblée générale
Les accompagnateurs de la rénovation énergétique en copropriété........................ 44
• Les agences locales de maîtrise de l’énergie et du climat (ALEC)
• Espaces info-énergie
• S’informer sur la rénovation énergétique des copropriétés Avec la révolution de l’efficacité énergétique, la
• Top départ du Plan de rénovation énergétique de l’habitat mesure devient votre priorité.
• CoachCopro® dope la rénovation énergétique des copropriétés
Les professionnels de la rénovation ....................................................................... 47 Testoon, c’est le choix parmi les plus
grandes marques :
• Les copropriétaires et la maîtrise d’œuvre
• Qui sont les maîtres d’œuvre ?
• Quand faut-il recourir à un maître d’œuvre ?
sommaire
Un constat : Les propriétaires et les locataires de bâtiments ne se rendent pas compte souvent du
NUMEX 3D
potentiel et des possibilités d’économies d’énergies offerts par le « contrat de performance énergétique »
(CPE).
TECHNI ENERGIES SERVICES est un groupe conseil qui conclut un contrat fondé sur des résultats,
dénommé « contrat de performance énergétique » (CPE), avec une copropriété pour mettre en œuvre des
mesures propres à réduire la consommation et les dépenses d’énergies d’une manière techniquement et
NUMÉRISATION DE BÂTIMENT SUR MESURE financièrement viable.
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L’OBJECTIF ETANT DE FINANCER LES TRAVAUX ET AMELIORATIONS RETENUES PAR LES ECONOMIES D’ENERGIES.
TECHNI ENERGIES SERVICES propose des services à la fois techniques et financiers pour mettre en place des projets d’efficacité énergétique garantissant que les
économies d’énergie associées au projet suffiront à couvrir les coûts du projet sur une période donnée. La durée habituelle des contrats de performance est de
Notre métier : dix ans, mais des contrats plus courts qui peuvent aller jusqu’à cinq ans sont de plus en plus fréquents.
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3 financement de
la rénovation
en Copropriété
Contexte financier des travaux de rénovation énergétique..................................... 76
• L'importance de l'indépendance des mesureurs l’ADEME de retour sur investissement teurs pressés, un rapport de
• En quoi la thermographie s'insère-t-elle dans le processus de l'audit énergétique ? consommation des équipe-
ments électriques
• En quoi la thermographie s'insère-t-elle dans le processus de réception des travaux
?
• Une voie d'avenir ? La correction des calculs conventionnels par le Seid
• Un bel exemple à améliorer, renouveler, amplifier
Deux offres
adaptées à vos besoins
5 travaux
& Solutions
de rénovation
Les gros travaux : les conséquences d’une absence
de préparation et de Plan pluriannuel de travaux ................................................ 121
La plate-forme
des entreprises
qui agissent pour la rénovation
énergétique
L’isolation en copropriété..................................................................................... 122
• Suite à l’audit énergétique
• Les types d’isolation les plus souvent rencontrés
Les isolants en laine de roche dits traditionnels…................................................. 124 domofit DPE
• Des produits qui ont fait leur preuve
la plate-forme collaborative
• Des réponses à toutes les questions de rénovation énergétique à destination
• 4 avantages clés d’une isolation en laine de roche en copropriété des particuliers et professionnels
Une solution à moindre coût : la mise en place d’un contrat d’exploitation de chauf-
fage avec engagement de résultat........................................................................ 127
une gestion active des consommations par et pour les copropriétaires................. 130
• Comment appliquer ce principe dans un bâtiment ?
Equiper un immeuble et raccorder ses occupants à la fibre optique...................... 134 NOS TROIS
• La Fibre, à quoi ça sert ? BUSSINESS UNITS
• Comment faire pour installer ou simplement bénéficier de la fibre jusqu’au loge-
ment ?
• Aujourd’hui, comment la fibre arrive-t-elle dans le parc existant ?
• Comment installer dans le parc neuf, voire rénové ?
• La fibre, outil de valorisation du patrimoine.
Réhabiliter énergétiquement des bâtiments patrimoniaux................................... 137
Publicité & communication Web Agency & Plateforme de
• Le rôle des ABF sur nos sites conseil éditorial rénovation énergétique
• Quand rénovation énergétique rime avec aberration architecturale…
• Les étapes d’une réhabilitation énergétique d’un bâtiment à caractère patrimonial Bannière Newsletter et site internet Dossier immobilier numérique
Publi-rédactionnel Contenu rédactionnel et vidéo et partagé
INFOTHERMICIEN
L’INFORMATION DU BUREAU D’ÉTUDES
1
en janvier 2003. C’est donc la naissance officielle du DPE en Europe.
En vertu du traité sur l’Union Européenne les Directives mations d’énergie. Mais comme tous les autres pays
doivent être obligatoirement transposées dans les légis- européens elle est en retard dans ses moyens pour y
& MARCHÉS la Loi nationale. Les copropriétés sont visées par ces
directives dans leurs dispositions concernant les bâti-
ments.
tembre 2012.
3. Le TITRE III fait une synthèse des données re- 6. Le TITRE VI définit les informations du rapport syn-
cueillies et définit les données établies par l'audit thétique.
à partir d'elles (consommations annuelles d'énergie
Détecteur de passage primaire du bâtiment pour chaque usage et totale, 7. Le TITRE VII revient sur les compétences de l'au-
Le luminaire connecté intelligent l'évolution à travers le temps…). diteur en indiquant qu'il doit "présenter au syndi-
Distribué par cat des copropriétaires et au conseil syndical, au
France Lampes 4. Le titre IV exige que l’audit comprenne la "Modé- cours de la procédure de mise en concurrence pré-
[Link] lisation du bâtiment" au moyen d’un logiciel de alable au choix du prestataire (si elle existe)" les
05 63 63 94 69 simulation thermique. justificatifs démontrant de sa compétence définie à
l'article R. 134-17.
Bluetooth 5. Le TITRE V introduit les propositions de travaux,
Contrôleur PWM précisant que "l'audit énergétique comprend une
liste de préconisations visant à améliorer la perfor-
mance et la gestion des équipements privatifs et
communs, et notamment de l'installation collective
de chauffage ou de refroidissement."
Cet article a été rédigé en collaboration avec la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM
Nicolas CHARLES
équipés d’une installation collective de chauffage ou de
Étude thermique réglementaire refroidissement. Le décret en précise les modalités.
Simulation thermique dynamique Énergéticien Ce diagnostic doit être réalisé dans l’ensemble du bâti-
ment selon les modalités du DDT (Dossier de diagnostic
Conception passive 06 21 20 70 72 Technique – Art L. 271-4).
Lorsqu’il est question d’un immeuble en copropriété, le
contact@[Link] syndic a inscrit la décision de réaliser ce diagnostic à
l’ordre du jour de l’AG des copropriétaires. Le diagnostic
est réalisé par un professionnel.
dic de copropriété́ procède à la mise en concurrence
Dans le cas où le syndicat des copropriétaires décide d’entreprises pour la réalisation de ces travaux. Il ins-
de réaliser des travaux d’économies d’énergie, le syn-
1, avenue du général de Gaulle crit à l’ordre du jour de l’assemblée générale suivant
cette mise en concurrence le vote, sur la base des devis A noter également que ce diagnostic vaut diagnostic de
recueillis, soit d’un plan de travaux d’économies d’éner- performance énergétique au sens des articles L134-1 à
gie, soit d’un contrat de performance énergétique. L134-4 pour chacun des lots. Attention, si le DPE n’est
Dans le cas où un plan de travaux d’économies d’éner- pas conforme, il doit être complété.
gie est adopté, les travaux planifies doivent faire l’objet
d’un vote distinct.
[Link]
26 - Guide de l’audit énergétique en copropriété contact@[Link]
Contexte, Règlementation & Marchés Contexte, Règlementation & Marchés
Préconisations générales et propositions de travaux Enfin, sur la base des simulations réalisées dans le des travaux portant sur les parties privatives. Pour en savoir plus : décret n° 2012-1342 du 3 dé-
Une liste de préconisations visant à améliorer la perfor- cadre de la modélisation, le rapport d’audit doit contenir Afin de favoriser la mise en œuvre des travaux d’éco- cembre 2012 relatif aux diagnostics de performance énergé-
mance et la gestion des équipements privatifs et com- des propositions de travaux destinés à améliorer la per- nomies d’énergie dans les copropriétés, la loi Grenelle tique pour les bâtiments équipés d’une installation collective de
muns doit être reprise dans le rapport d’audit. Il s’agira formance énergétique de l’immeuble. 2 (art. 7) a en outre notablement assoupli les modalités chauffage ou de refroidissement et aux travaux d’économies
ici d’actions ponctuelles (mise en place d’un système Ces propositions doivent être présentées sous forme de de prise de décision prévues par la loi du 10 juillet 1965 d’énergie dans les immeubles en copropriété
de régulation, le désembuage, le calorifugeage des ré- « scénarios de rénovation énergétique » cohérents avec fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.
seaux de distribution, la mise en place de robinets ther- les travaux votés ou prévus par ailleurs par les copro-
mostatiques ou la purge des émetteurs de chaleurs). priétaires. Cet article a été rédigé en collaboration avec [Link]
Chaque préconisation doit faire l’objet d’une estimation Avant la présentation du rapport en assemblée, l’audi-
du coût de sa mise en oeuvre et des économies géné- teur doit organiser une réunion de présentation de l’in-
rées.
L’audit doit également intégrer des recommandations
tégralité de l’audit en vue de recueillir l’approbation du
syndicat et du conseil syndical sur les plans d’actions Contenu du Plan de travaux d’économies
sur les comportements individuels permettant d’amé-
liorer la performance énergétique de l’immeuble.
qui seront proposés en assemblée générale des copro-
priétaires. d’énergie pour les immeubles en copropriété
Le contenu du plan de travaux d’éco-
nomies d’énergie ainsi que la nature
et les conditions de réalisation des tra-
vaux d’intérêt collectif sur les parties
Le diagnostic de performance énergétique dans privatives sont fixés par le décret du 3
les petites copropriétés (- de 50 lots et équipées de décembre 2012.
• travaux d’installation, de régulation, d’équilibrage tage des quantités d’énergies consommées. ENVISAGEZ SEREINEMENT
ou de remplacement des systèmes de chauffage,
de refroidissement ou d’eau chaude sanitaire ;
Un programme détaillé indiquant l’année prévision-
nelle de réalisation des travaux et leur durée. Une LA RÉNOVATION DE VOS COPROPRIÉTÉS
• travaux d’isolation des réseaux collectifs de chauf- évaluation du coût des travaux prévus au plan, fon-
fage, de refroidissement ou d’eau chaude sanitaire ; dée sur les devis issus de la consultation d’entre- Consultant spécialisé en habitat depuis 40 ans, URBANiS s’engage à vos
• travaux de régulation ou de remplacement des prises. côtés afin de vous donner les moyens de conduire de manière efficace et
émetteurs de chaleur ou de froid ; simplifiée les projets de rénovation énergétique des immeubles que vous
• travaux d’amélioration ou d’installation des équipe- Les travaux d’économie d’énergie ou de réduction des gérez en votre qualité de syndic.
ments collectifs de ventilation ; émissions de gaz à effet de serre d’intérêt collectif réali-
sés sur les parties privatives comprennent tout ou partie
• travaux d’installation d’équipements de chauffage, NOTRE INTERVENTION EN ASSISTANCE à MAîTRISE D’OUVRAGE S’INSCRIT DANS
des travaux décrits ci-dessus. Une fois votés, les copro-
de refroidissement ou de production d’eau chaude
priétaires concernés sont tenus de réaliser ces travaux LA COMPLÉMENTARITÉ AVEC VOTRE TRAVAIL ET CELUI DU CONSEIL SyNDICAL,
sanitaire utilisant une source d’énergie renouve- POUR :
lable ; dans un délai raisonnable en fonction de leur nature et
de leur coût. • Faciliter les démarches de la copropriété et des copropriétaires
2) travaux d’intérêt collectif portant sur les parties
privatives : Le syndicat des copropriétaires procède à la réception • Optimiser financièrement le projet, au bénéfice de tous
des travaux en présence des copropriétaires concernés.
• travaux d’isolation thermique des parois vitrées
Si des réserves sont émises, le syndic assure le suivi et
donnant sur l’extérieur comprenant, le cas échéant, SOUS VOTRE AUTORITÉ ET EN CONCERTATION AVEC L’ENSEMBLE DES ACTEURS
la réception des travaux destinés à permettre la levée
l’installation de systèmes d’occultation extérieurs ; DE LA RÉNOVATION DE VOS COPROPRIÉTÉS, NOUS :
des réserves.
• pose ou remplacement d’organes de régulation ou
Après réception définitive, le syndic adresse aux copro- • Donnons de la lisibilité aux copropriétaires tout au long de
d’équilibrage sur les émetteurs de chaleur ou de
priétaires concernés, par lettre recommandée avec avis la démarche de projet et préparons ensemble chacune des
froid ;
de réception, les pièces et documents relatifs aux tra- étapes à franchir.
• équilibrage des émetteurs de chaleur ou de froid ; vaux (contrat de l’entreprise, procès-verbaux de récep- • Recherchons et gérons les aides financières mobilisables,
• mise en place d’équipements de comp- tion, attestations des assurances …) qu’il s’agisse d’aides au syndicat ou d’aides individuelles,
en nous appuyant sur notre parfaite connaissance du monde
de la copropriété et des financeurs
Le DGT copropriété prévu pour 2017 (Europe, Etat, Anah, Ademe, Collectivités, banques…)
L’article 58 de la loi ALUR instaure une nouvelle obliga- • Une analyse de l’état apparent des parties com-
tion pour les copropriétés : le Dossier Technique Global munes et des équipements communs,
ou DTG. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2017 pour le • Un état de la situation du syndicat des coproprié-
neuf et en 2025 pour l’existant. Qu’en est-il ? taires au regard de ses obligations légales et régle-
mentaires,
POUR fAIRE DE VOS PROjETS DES
Le DGT ne s’appliquera pas à tous les immeubles en co- • Une analyse des améliorations possibles concernant DÉMARChES ABOUTIES ET
propriétés, mais concernera uniquement les immeubles la gestion technique et patrimoniale de l’immeuble, sAtisFAisAntEs pOuR tOus.
de plus de 10 ans qui ont fait l’objet d’une mise en • Un diagnostic de performance énergétique de l’im- URBANIS, COPILOTE DES PROjETS
copropriété ou bien ceux faisant l’objet d’une procé- meuble ou un audit énergétique, DE VOS COPROPRIÉTÉS
dure pour insalubrité et pour lesquelles l’administration • Une évaluation sommaire du coût ainsi que la liste
demande au syndic de la lui produire. des travaux nécessaires à la conservation de l’im- CONTACTEZ CAMILLE
meuble (notamment sur les 10 prochaines années). 04 72 84 83 61
Quel sera son contenu ? [Link]@[Link]
Si un décret d’application est toujours en attente de Concrètement, le syndic de copropriété devra dans tous
publication d’ici fin 2016, les grandes lignes sont déjà les cas voter ce point qui sera mis en œuvre à la majo-
connues. Le DGT devrait comporter : rité simple.
Les copropriétés :
pour le moment laissées pour compte !
Si sur un parc immobilier total de 34 millions de logements, 14 millions sont des
maisons individuelles, dont 10 occupées par leurs propriétaires, 8,5 millions de
logements sont en copropriété, dont au moins 8 en immeubles collectifs ; et sur
les 600.000 copropriétés qui regroupent ces logements, 250.000 sont en chauffage
collectif. Or force est de constater que pour elles, les dispositifs d'encouragement
sont plutôt homéopathiques...
Les copropriétaires peuvent certes bénéficier pour leur individuel aujourd'hui, un "bouquet" d'au moins deux
logement des mêmes aides (CITE éco-PTZ et primes types de travaux menés en même temps, ce qui rend
pour travaux ceux qui y sont éligibles), pour leurs par- les choses plus difficiles en copropriété, où on a ten-
ties privatives, pour des isolations par l'intérieur, le dance à voter les travaux les uns après les autres...
changement de leurs fenêtres ou leur chaudière indi- Quant aux aides de l'ANAH, elles sont sous le régime du
viduelle s'ils ne sont pas en chauffage collectif, mais programme "Habiter mieux" ("aide de solidarité éco-
aussi pour les parties communes en cas de travaux logique" ou ASE, octroyée en complément d'une sub-
d'économie d'énergie menés par la copropriété : isola- vention aux travaux classique de l'ANAH et d'une aide à
tion par l'extérieur et/ou de la toiture, rénovation de la l'accompagnement pour l'élaboration, le montage et le
chaufferie, voire même recours aux énergies renouve- suivi du projet de rénovation), et donc sous conditions
lables : pompe à chaleur, bois, solaire etc. de ressources pour les occupants et sous conditions de
conventionnement pour les bailleurs.
Le fait est que les économies d'énergie pouvant être ré-
alisées par des travaux sur les parties privatives seules Les aides collectives, quant à elles, ne brillent ni par
sont assez limitées : l'initiative individuelle reste en gé- leur importance, ni par leur simplicité ! L'ANAH peut ac-
néral minoritaire, par la force des choses : un change- corder une subvention au syndicat des copropriétaires
ment de chaudière fait certes faire un peu d'économies, pour la réalisation de travaux d'économie d'énergie por-
mais il est assez vain si le copropriétaire ne procède tant sur les parties communes, en complément des ASE
pas en même temps à une isolation ; or une isolation ; comme elles, elle est versée aux copropriétaires afin
par l'intérieur ne peut se faire que lors de gros travaux de financer la quote-part des travaux leur incombant.
de rénovation du logement, et elle a l'inconvénient de Ne sont concernés que les copropriétaires satisfaisant
réduire la surface. Les changements de fenêtres sont aux conditions d'éligibilité (propriétaires occupants aux
quant à eux soumis à l'agrément de la copropriété - ressources modestes ou très modestes). Mais il faut
l'assemblée des copropriétaires a la main sur tout ce que les travaux atteignent 35% d’économie d’énergie...
qui touche à l'aspect extérieur de l'immeuble -, quant
au modèle et la matière (bois, aluminium, PVC, etc.) : Le syndicat des copropriétaires peut aussi mobiliser
si la copropriété ne décide pas un changement géné- les CEE, mais on a vu que leur montant reste pour le
ral des fenêtres, les copropriétaires sont freinés par les moment mode ste.
limitations qu'impose un changement à l'identique...
L’Éco-PTZ Collectif est un dispositif mis en place par
Restent donc les travaux collectifs. Mais là, les aides le décret Décret n ° 2013-1297 du 27 décembre 201
individuelles sont plus compliquées à obtenir, et relatif aux dispositions particulières à l’octroi aux syndi-
dépendent beaucoup de la copropriété. Selon ce qui cats de copropriétaires d’avances remboursables sans
est prévu, le CITE recentré exigera, comme l'éco-PTZ intérêt destinées au financement de travaux de réno-
vation afin d’améliorer la performance énergétique des la performance énergétique (contrairement à l’éco-
logements anciens. PTZ « individuel » pour lequel est exigée la mise
L’Éco-PTZ Collectif est un dispositif mis en place par en œuvre d’un bouquet d’au moins deux actions de
le décret Décret n ° 2013-1297 du 27 décembre 201 travaux)
relatif aux dispositions particulières à l’octroi aux syndi- • soit atteindre un niveau de « performance éner-
cats de copropriétaires d’avances remboursables sans gétique globale » minimal du ou des bâtiments de
intérêt destinées au financement de travaux de réno- la copropriété (comme pour l’éco-PTZ individuel,
vation afin d’améliorer la performance énergétique des cette option n’est réalisable que pour les bâtiments
logements anciens. construits après le 1er janvier 1948)
Concrètement c’est un prêt collectif octroyé au syndicat • soit réhabiliter un système d’assainissement non
des copropriétaires, pour le compte des copropriétaires collectif par un dispositif ne consommant pas
qui souhaitent y participer. Un seul peut être octroyé d’énergie.
pour un même bâtiment de la copropriété et sa finalité Quant aux montants il peut aller de 10 000 euros par
est la même que celle de l’Éco-Ptz individuel : financer logement pour une action simple à 30 000 euros pour
les travaux d’économie d’énergie des bâtiments de la un bouquet de travaux de trois actions sur une durée de
copropriété et les éventuels frais induits par ces travaux. remboursement de 15 ans.
2
puisqu’il peut se faire indemniser financièrement de plein droit à compter de l’acceptation de son mandat
sur la base d’un contrat présenté au vote de l’as- par le syndic désigné par l’assemblée générale.
semblée générale.
• soit en tant que président d’un conseil syndical coo- En cas de difficultés, notamment financières, de la
pératif (syndicat coopératif). Dans ce cas il ne pourra copropriété (art. 29-1 de la loi)
ACTEURS DE
priété.
soit parmi les copropriétaires (mais en dehors du La mise sous administration provisoire de la copropriété
conseil syndical pour conserver la « séparation des est une procédure judiciaire. Elle fixe l’objectif de re-
pouvoirs »), soit un professionnel. dresser la situation financière du syndicat de coproprié-
LA RÉNOVATION
té en nommant un administrateur provisoire, se subs-
Syndics professionnels/non-professionnels, tituant au syndic et en partie à l’assemblée générale
quelles différences ? (voire même au conseil syndical).
Seules différences pour le syndic non-professionnel : Le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) peut
• Pas de garantie de fonds mandant être saisi, quand l’équilibre financier de la copropriété
• Pas d’assurance RCP obligatoire, mais conseillée est « gravement compromis », afin de se prononcer sur
(incluse dans l’adhésion à l’ARC par exemple) la nécessité de désigner un administrateur par :
• Pas de possibilité de dispense de tenir un compte • Un ensemble de copropriétaires représentant au
bancaire séparé. Un syndic non professionnel ne moins 15% des voix du syndicat ;
peut ouvrir un compte qu’au nom du syndicat des • Le syndic
copropriétaires. • Le procureur de la République
Le président du TGI a le pouvoir de définir, dans l’ordon-
Qui peut être syndic non professionnel ? nance de désignation de l’administration, l’étendue de
N’importe qui, à partir du moment où il est coproprié- la mission qui lui est confiée.
taire (ou si son conjoint l’est).
Le conseil syndical sens, il est important que le conseil syndical soit indé- L’assemblée générale méritent de faire valider une décision avant la prochaine
pendant par rapport au syndic : assemblée générale extraordinaire.
Le conseil syndical est constitué de copropriétaires élus • Il faut que le conseil syndical puisse se réunir sans Toutes les décisions du syndicat des copropriétaires Les règles de convocation, déroulement, vote, etc., des
en assemblée générale (majorité de l’article 25, puis que le syndic ne soit systématiquement présent doivent être obligatoirement prises en assemblée géné- assemblée générale extraordinaire sont les mêmes que
25-1) pour assister et contrôler le syndic dans la ges- (seulement sur invitation du conseil syndical). rale. pour les assemblées générales ordinaires.
tion de la copropriété. Son rôle est consultatif et non • Il faut que le conseil syndical puisse mettre en place L’assemblée générale est tenue au moins une fois par
décisionnaire. Une fois constitué, le conseil syndical doit des actions de contrôle critiques : le conseil syndi- an, tous les membres du syndicat y sont convoqués. Les règles de majorité
élire un président parmi ses membres. cal a souvent l’impression que contrôler le syndic Lors de l’AG, chaque copropriétaire vote à propor-
Le conseil syndical est obligatoire signifie remettre en cause sa gestion et le syndic Rôle de l’assemblée générale tion de ses millièmes de copropriété. Il s’agit donc
L’assemblée annuelle obligatoire est dénommée « as- d’un fonctionnement plus censitaire que démocratique
semblée générale ordinaire » ou assemblée générale puisque, plus un copropriétaire possède de millièmes,
annuelle. Toute autre assemblée générale est intitulée plus il est appelé à participer aux charges de coproprié-
« assemblée générale extraordinaire » (en plus de té, et plus sa voix aura de poids en assemblée générale.
l’assemblée générale ordinaire). Une assemblée géné- Concernant les majorités, on parle de millièmes « pré-
rale extraordinaire peut être nécessaire par exemple sents ou représentés », c’est-à-dire qu’il s’agit des
pour le vote de travaux ou d’opérations spéciales qui voix des copropriétaires qui sont présents en assemblée
générale ou absents mais représentés par un mandat plique la copropriété et a des conséquences fortes pour Espaces info-énergie aux copropriétaires de mener à bien la rénovation des
de vote (ou pouvoir). les copropriétaires, plus la majorité nécessaire pour que copropriétés.
Les règles de majorité sont adaptées en fonction de la la décision soit adoptée sera « forte ». Les Espaces Info Energie ont pour mission de délivrer
nature de la décision à prendre. Plus la décision im- une information de qualité et conseiller gratuitement le
grand public sur les réflexes simples à adopter et les Top départ du Plan de rénovation énergé-
Cet article a été rédigé en collaboration avec l’ARC solutions à mettre en œuvre afin de réduire sa consom- tique de l’habitat
mation d’énergie et de contribuer à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Le dispositif « J’éco-rénove, J’économise » marque le
L’Espace Info Énergie- EIE-, prend parfois place auprès lancement opérationnel du Plan devant permettre la
d’une Agence Locale de l’Énergie - ALE. rénovation de 500 000 logements par an d’ici à 2017.
Le gouvernement a annoncé le lancement de «J’éco-ré-
Les accompagnateurs de la rénovation Un service gratuit neutre et indépendant nove, J’économise», un dispositif d’aide à la rénovation
énergétique des logements qui s’appuie sur les réseaux
énergétique en copropriété Des spécialistes répondent à vos questions et délivrent
leurs conseils, sans privilégier de solution énergétique de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de
particulière. Les conseillers ont la capacité profession- l’énergie (ADEME), de l’Agence nationale de l’habitat
nelle nécessaire pour effectuer des comparatifs simples (ANAH) et de l’Agence nationale pour l’information sur
afin d’optimiser votre consommation d’énergie. le logement (ANIL), qui maillent tout le territoire, ainsi
que sur le Commissariat général à l’investissement.
Les agences locales de maîtrise de l’éner- avec l’appui de la collectivité, cristallisant la volonté
Pour en savoir plus : [Link]
gie et du climat (ALEC) conjointe de territoires volontaires et des acteurs du Il doit inciter les Français à engager des travaux de ré-
monde de l’énergie d’œuvrer pour réduire les consom- paces-info-energie,[Link]
Source : ADEME novation énergétique dans leur habitat et les aider dans
mations d’énergie et l’empreinte carbone du territoire ». leurs démarches. Pour cela, une campagne de commu-
S’informer sur la rénovation énergétique nication grand public (web, télévision et radio) débute
Un des quatre champs d’action d’une ALEC touche
des copropriétés mi septembre pour une durée de deux mois.
la réalisation avec l’aide à la décision et le soutien
technique : L’association des responsables de copropriété (ARC), Un accompagnement personnalisé via le service
• Conseils en économies d’énergie pour des consom- l’association Planète Copropriété et le CLER (réseau public de la rénovation énergétique
mateurs finals qui ont peu de moyens (CEP, syndi- pour la transition énergétique) ont créé un site Internet Un service public de la rénovation énergétique est mis
cats de copropriétés, ménages en situation de pré- didactique dédié à la rénovation énergétique en copro- en place pour faciliter l’accès à l’information et offrir
carité énergétique). Elles définissent les objectifs priété, [Link]. un accompagnement à travers un numéro de téléphone
du projet, aident au choix d’un cahier des charges unique national (n° Azur : 0810 140 240) et le site Inter-
adapté, mobilisent les aides financières dispo- Il s’articule autour de quatre axes : net [Link].
Un agence locale de l’énergie et du climat est présidée nibles, mettent en place un suivi des consomma- • comprendre : le fonctionnement d’une copropriété,
par un élu. C’est un pôle d’expertise qui accompagne la tions d’énergie. la réglementation qui la régit en matière d’énergie, En outre, plus de 450 Points rénovation info service
transition énergétique des territoires. • Accompagnement pré-opérationnel à des entre- les techniques de la performance énergétique ; (Pris) répartis sur l’ensemble du territoire constituent
Grâce à leur statut d’associations “loi 1901”, les ALEC prises, des bailleurs sociaux, des copropriétés afin • agir : en partant du bilan initial de copropriété pour la clé de voûte de ce service public de proximité. Ce
regroupent en leur sein des partenaires, acteurs, de les encourager à se soumettre à des audits éner- arriver aux travaux ; réseau se compose des espaces info énergie (EIE) de
décideurs que sont les collectivités territoriales, les gétiques et à mettre en œuvre ultérieurement les • financer les travaux : en mettant en place les outils l’ADEME, des guichets ANAH et des agences départe-
chambres consulaires, les associations de consomma- recommandations découlant de ces audits. adaptés et en faisant appel aux bonnes sources de mentales d’information sur le logement (ADIL). Les Pris
teurs ou de protection de l’environnement, les fédéra- • Supervision, en tant qu’autorité indépendante, des financement ; permettent notamment aux ménages de s’informer gra-
tions de professionnels, les producteurs et distributeurs audits énergétiques et/ ou des travaux afin d’en vé- • mobiliser la copropriété et ses acteurs tout au long tuitement sur la nature des travaux à effectuer, de savoir
d’énergie, les bailleurs sociaux. rifier la qualité et justifier ainsi des aides publiques du projet. comment bénéficier des aides, et de pouvoir constituer
attribuées. rapidement un dossier.
La vocation des ALEC, telle que l’avait souhaité initia- Remarque : deux sites, Coach Copro (porté par plu- Enfin, mille ambassadeurs de la rénovation énergétique,
lement l’Europe, est d’être « un outil de proximité, née Pour en savoir plus : [Link] sieurs agences locales de l’énergie) et Coprojet (porté vont être recrutés via le dispositif des emplois d’avenir,
d’une volonté politique locale, intervenant auprès des les-alec-en-france/quest-ce-quune-alec/ par les PACT, la Caisse d’épargne de Paris, et l’ARC), par les collectivités locales ou les associations en par-
consommateurs finals, acteurs et décideurs locaux, vont prochainement être mis en ligne afin d’offrir des tenariat avec l’ANAH. Ils ont pour mission de mener une
Source : Fédération des Agences Locales de Maîtrise de l’Énergie et du climat (FLAME) informations et des services complets pour permettre démarche proactive de détection et d’identification des
ménages précaires les plus isolés. Pour les ménages modestes, depuis le 1er janvier 2016,
qui ont enclenchés des travaux énergétiques ont ouvert
Des aides pour financer la rénovation énergétique droit à une aide accordée par l’Anah (modestes et très
des logements privés modestes) sont automatiquement éligibles à l’éco-PTZ.
De plus, la loi de finance de 2016 proroge l’éco-PTZ
Pour lutter contre la précarité énergétique, le plafond jusqu’en 2018 et facilite sa mobilisation.
de ressources donnant accès aux aides de l’ANAH a été
relevé : 46 % des Français y sont désormais éligibles. En parallèle du PTZ, le Gouvernement a mis en place le
Une prime complémentaire de 3 000 € financée sur le Micro crédit à taux zéro (Micro éco-PTZ). Adossé à l’éco-
programme Investissements d’avenir est apportée. PTZ, ce nouveau dispositif permet aux bénéficiaires du
Pour les ménages à revenus dits modestes, plusieurs programme Habiter Mieux de financer le reste de leurs
dispositifs d’aides existent. travaux grâce à un crédit à taux zéro adapté aux « petits
montants ». Remboursable sur 8 à 1à ans, il est pla- CoachCopro®,
Le programme «Habiter Mieux» de l’Anah. A travers fonné entre 10 000 et 15 000 euros. En 2015, alors que la plateforme est positionnée comme
ce programme lancé en 2010, l’Anah prend en charge la plateforme de guichet unique pour le conseil et l’information des par-
35% du montant des travaux de rénovation énergétique Enfin, les collectivités sont impliquées dans ces dispo- ticuliers, elle franchit une nouvelle étape en formalisant
des ménages aux ressources modestes et 50% dans le sitifs pouvant octroyer des aides au niveau des Régions, rénovation énergétique une offre de services pour les professionnels de la réno-
des copropriétés
cas de ménages aux ressources “très modestes” (dans Départements, Communautés de communes, Com- vation. Ce positionnement de tiers de confiance entre
la limite de 20.000€ pour les travaux d’amélioration et munes, etc. permettant aux usagers de cumuler les l’offre et la demande doit contribuer à l’émergence du
50.000€ pour des travaux lourds). A ceci, s’ajoute la aides pouvant atteindre, dans certains cas, un finance- marché. Ainsi, elle accompagne la demande, l’offre et
Prime Habiter Mieux (FART) : Une prime d’Etat (officielle- ment public de 80%. rapproche les deux.
ment FART, souvent appelée la « prime Habiter Mieux »)
Lancée en 2013 par l’Agence Parisienne du Climat (APC)
vient compléter les aides du programme Habiter Mieux Le dernier dispositif concerne les Certificats d’Écono-
en partenariat avec la Mairie de Paris, la Direction régio- Egalement CoachCopro® se développe nationalement
lorsque les travaux permettent un gain énergétique d’au mie d’Énergie(CEE). Il oblige les fournisseurs d’énergie
nale Ile-de-France de l’ADEME, Nexity et Ericsson, cette dans l’Est et l’Ouest notamment.
moins 25%. à réaliser des économies d’énergie auprès de leurs
plateforme web gratuite et indépendante est dédiée aux
clients. S’ils ne respectent pas leurs obligations, l’État
copropriétaires pour les aider dans leurs travaux d’éco-
Elle est distribuée de manière proportionnelle : 10% du leur impose de fortes pénalités financières.
nomies d’énergie. Pour en savoir plus : [Link]
montant des travaux engagés, dans la limite de 2 000 Pour l’ensemble des ménages, il est possible de cumuler
euros pour les ménages très modestes et 1 600 euros l’Éco-PTZ 0% et le CITE sans conditions de ressources
pour les foyers modestes. depuis mi-2016. Son objectif ? Simplifier la rénovation énergétique des Pour en savoir plus : [Link]
immeubles, par un accompagnement personnalisé, à
travers les trois grandes étapes du projet : préparation,
Cet article a été rédigé en collaboration avec les EDITIONS LEGISLATIVES
audit et travaux.
Les professionnels de la rénovation discutent avec les entreprises poste par poste (quan- La conception
tité et prix unitaire). A noter qu’une mission de maîtrise Dès qu’un travail de conception est envisagé, même
d’œuvre sans descriptif est à proscrire. s’il s’agit d’un aménagement réduit, il est préférable de
Les copropriétaires et la maîtrise d’œuvre On pourrait estimer que pour des travaux qui atteignent faire appel à un maître d’œuvre.
des coûts au-delà de 20 000 à 30 000 euros, l’emploi Outre la qualité des projets qu’ils apportent, ils peuvent
Le maître d’ouvrage est celui qui commande des tra-
d’un maître d’œuvre peut se justifier à tous les coups. également être source d’économie par des adaptations
vaux pour son compte (donc le syndicat de coproprié-
astucieuses.
taires par l’intermédiaire du syndic).
Les problèmes techniques Enfin, l’architecte peut s’avérer indispensable dans le
Le syndicat peut passer directement commande avec
Il est également fortement conseillé de prendre un cas d’immeuble compris dans des périmètres de sau-
les entreprises et traitées avec elles, ou bien passer par
maître d’œuvre dans les cas de difficultés techniques vegarde ou de protection d’un monument historique, ne
un maître d’œuvre (sauf lorsqu’un permis de construire
particulières, de travaux touchant la structure de l’im- serait-ce que pour définir les prestations, en collabora-
l’y oblige).
meuble, de multiplicité d’intervenants ou par l’emploi tion avec les architectes des bâtiments de France.
Nous allons voir dans quels cas il peut être préférable
de procédés techniques originaux. Outre la garantie
de passer par l’intermédiaire d’un maître d’œuvre et
offerte par la mise en jeu de sa responsabilité, le maître Le contrat
dans quelles conditions traiter avec lui.
d’œuvre se doit de prendre toutes précautions (obliga- Le contrat passé entre un maître d’ouvrage et le maître
tion de moyens) pour éviter que des désordres n’appa- d’œuvre est un contrat de « louage d’ouvrage ». On peut
Qui sont les maîtres d’œuvre ? raissent dans le temps. Ainsi, il saura utilement conseil- distinguer trois types de rémunération :
d’œuvre indépendants sont souvent bien équipés pour ler le maître d’ouvrage sur les prestations techniques à
Les architectes s’occuper des travaux d’entretien ou d’amélioration. envisager et devra veiller à leur bonne exécution. Au forfait établi au démarrage de la mission. Il ne peut
Ayant une formation généraliste, leur rôle s’étend de la faire l’objet de modification, sauf clause de révision et
conception à la réalisation. Les contrôleurs techniques La coordination de redressement ;
Parfois obligatoire lorsqu’il y a dépôt de permis de Ils ont pour mission essentielle de veiller à la conformité Lors des chantiers relativement importants, faisant Au déboursé pour les missions ponctuelles, c’est-à-dire
construire, l’intervention des architectes dans les tra- des travaux avec les règles de l’art, normes techniques appel à plusieurs corps d’état (maçonnerie, plomberie, au paiement à la vacation plus frais réels ;
vaux d’entretien est plutôt répandue, surtout sur des et caractéristiques des bâtiments. Ils fournissent pour électricité…), le choix peut-être fait de traiter, par un Au pourcentage des travaux proportionnel au coût de
chantiers importants. cela des recommandations techniques, préalablement à marché unique, avec une seule entreprise, appelée « réalisation des travaux
l’exécution des travaux et en cours de chantier, suivant entreprise générale », qui gère la totalité des travaux.
Les agréés en architecture les missions confiées par le maître d’ouvrage. En amont Il est également possible de signer des marchés par Ce dernier calcul est le plus répandu, surtout pour les
Institués par la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture, de ces missions générales, les bureaux de contrôle corps d’état séparés. Si cette dernière solution peut missions complètes. Il prend pour base un taux, libre-
les agréés en architecture sont des maîtres d’œuvre et peuvent réaliser des diagnostics préalables, objet de s’avérer moins chère, la difficulté consiste à organiser ment discuté, que l’on applique au montant des travaux.
des techniciens du bâtiment ayant reçu par le Minis- contrats spécifiques. la coordination entre les différentes entreprises pour Ces taux varient généralement entre 7 à 10% en fonc-
tère de la Culture, l’autorisation d’exercer au même titre qu’elles interviennent dans l’ordre au moment convenu. tion de l’importance et/ou de la complexité du chantier.
Quand faut-il recourir à un maître d’œuvre ?
que les architectes. Ils ont les mêmes droits et devoirs, Cette gestion du chantier, si elle est mal menée, peut
notamment d’être inscrits au tableau régional de l’ordre Il est possible de dégager quelques principes qui justi- être source de surcoûts et de retards importants. Une
des architectes. fient la passation d’un contrat de maîtrise d’œuvre. Ils des solutions peut dès lors être de prendre un maître
sont de quatre ordres : d’œuvre pour conduire le chantier.
Les maîtres d’œuvre indépendants
A côté de la profession d’architecte, très réglementée, Le coût des travaux
toute personne ou société peut être maître d’œuvre. Par leur connaissance des coûts, les maîtres d’œuvre
Il lui faut pour ce faire obtenir une assurance profes- sont plus susceptibles de mieux négocier les prix que
sionnelle, ce qui demande une qualification (diplôme et quiconque (références des devis, décomposition des
expérience). Cet intitulé regroupe les bureaux d’études, prix unitaires…). Ainsi, pour les chantiers importants, ils
ingénieurs-conseils, métreurs, économistes de la peuvent être source de rabais sensibles dans la mesure
construction… où ils établissent un descriptif détaillé des travaux et
De formation essentiellement technique, les maîtres
Le rôle du bureau d’études en copropriété • être complétées en cas de besoin par des audits sur • des coûts d’exploitation nombreuses personnes (MOA, utilisateurs, entre-
la structure, sur les installations électriques et sur • des améliorations en termes de confort, d’effica- prises…).
Le bureau d’études : “facilitateur” d’une réhabili- l’acoustique, cité, de productivité
tation réussie. • proposer des solutions permettant d’améliorer la • de la revalorisation de son patrimoine Comment s’exerce le rôle de l’AMO ?
performance énergétique, qui soient réalistes et qui
Qu’est-ce qu’un bureau d’études ? prennent en compte tous les aspects techniques Au niveau de l’audit énergétique
Le rôle de l’ingénierie dans un CPE
mais aussi juridiques et financiers. C’est la première étape nécessaire à la mise en œuvre
Les bureaux d’études qui interviennent dans le domaine Comment garantir la performance des travaux, des
du bâtiment sont des sociétés d’ingénierie qui disposent d’un contrat de performance énergétique.
équipements, et des procédés mis en œuvre dans le
de compétences techniques dans les domaines de la Les missions de consultation des entreprises et de cadre d’une opération de réhabilitation énergétique ? Cet audit a été formalisé par l’ADEME, qui accorde à
structure, de la thermique, de l’électricité, de l’acous- contrôle des travaux certains MOA une aide financière substantielle afin de
Comment garantir la réduction des consommations à
tique. Ils ont des compétences juridiques qui leur per- Le syndic aura besoin (pour présenter à l’Assemblée franchir cette première étape.
travers un contrat particulier qui engage la responsa-
mettent de faire du droit à titre accessoire, et aussi des Générale des projets de travaux ou de contrat de per- L’audit énergétique constitue une mission complexe qui
bilité financière d’un groupement d’entreprises ou d’un
compétences en ingénierie financière. formance énergétique) d’une mise en concurrence nécessite des compétences techniques , associées à
opérateur, dans un projet de réhabilitation énergétique ?
Les bureaux d’études de taille moyenne et de petite d’entreprises. une expérience dans le domaine de l’énergie des bâti-
Un Maître d’Ouvrage (MOA) qui va s’engager dans un
taille sont représentés au niveau national par la Fédé- Il pourra s’appuyer pour cela sur le bureau d’études, ments, mais aussi des compétences juridiques qui per-
projet important de réhabilitation a en effet besoin de
ration CINOV et, dans le domaine du bâtiment, par le prestataire connaissant parfaitement les techniques du mettent d’ apprécier les contraintes liées aux contrats
garanties techniques et financières pour s’assurer de
syndicat CINOV CONSTRUCTION. Ils sont nombreux et bâtiment et les contrats d’exploitation pour réaliser les en cours, et aux règles de droit auxquelles sont soumis
la pertinence économique et environnementale des tra-
implantés sur l’ensemble du territoire national, proches Cahiers des Charges qui permettront aux entreprises de les MOA.
vaux qui seront réalisés.
de leurs clients et indépendants des grands groupes. répondre et aux copropriétaires de comparer les offres.
C’est cette idée de garantie qui est contenue dans la
Si l’AG décide de voter les travaux, le rôle du bureau notion de Contrat de Performance Énergétique. Cette L’audit énergétique doit permettre de définir le plus pré-
Les bureaux d’études et leurs missions d’études sera essentiel pour vérifier la bonne applica- garantie a toutefois ses limites puisque, comme dans cisément possible la situation initiale, du point de vue
Les missions que les bureaux d’études peuvent assu- tion du marché et aider le syndic à prononcer la récep- tout contrat entre deux parties, il convient de définir les énergétique, en tenant compte :
rer comme prestataires et partenaires des syndics et tion des travaux. limites de responsabilité de chacune des deux parties. • d’une analyse des caractéristiques du bâti.
copropriétaires sont nombreuses. La Loi Grenelle 2 a • d’une analyse des qualités des installations exis-
imposé aux copropriétés de réaliser dans les prochaines Les missions d’ingénierie d’exploitation tantes.
Le rôle d’Assistant à la Maîtrise d’Ouvrage
années un DPE Collectif (pour les copropriétés de moins Les bureaux d’études peuvent enfin accompagner le (AMO) • d’une analyse de la qualité de la conduite et de
de 50 lots) et un audit énergétique pour les autres. Elle syndic et le conseil syndical pour vérifier la bonne appli- l’exploitation des installations.
a également imposé aux syndics de présenter un plan cation des contrats d’exploitation, la facturation de ces Pour assurer, dans de bonnes conditions, la mise en • d’une analyse du niveau de confort et du comporte-
de travaux pluriannuel et/ou un Contrat de Performance contrats, et proposer des améliorations en fonction de œuvre des contrats de performance énergétique (CPE), ment des usagers.
Energétique. l’évolution des techniques et des besoins de la copro- les MOA auront besoin d'un accompagnement tech- • d’une analyse des contrats en cours.
Pour répondre à ces obligations, le syndic et le conseil priété. nique fort dès les premières étapes du projet.
syndical vont devoir s’entourer de conseils compétents, Cette situation initiale, qui n’est pas toujours facile à
Par ailleurs, pour assurer cette mission, l’AMO devra caractériser, doit être réalisée par un bureau d’études
objectifs et indépendants : les bureaux d’études dis-
L’audit énergétique disposer, en plus des connaissances techniques néces- compétent et indépendant, qui devra engager sa res-
posent de toutes ces qualités nécessaires pour assurer
L’audit énergétique doit permettre au Maître d’ouvrage : saires, de connaissances particulières telles que : ponsabilité sur son analyse, vis-à-vis de son client, et
les missions d’assistance à la maîtrise d’ouvrage très
particulière que constitue le syndicat des coproprié- • de connaître la situation de son patrimoine en • des connaissances juridiques relatives au droit des vis-à-vis du cocontractant du CPE, qui n’aura pas les
taires, et notamment : termes : contrats. moyens matériels de procéder à cette analyse appro-
Les missions de DPE Collectif et d’audit énergétique • de consommation d’énergie • des connaissances en ingénierie financière pour fondie de la situation initiale, qui va devenir contrac-
accompagner au financement du projet qui consti- tuelle dans le futur contrat.
Ces missions sont très importantes et doivent être de • de coût d’exploitation
tue une étape essentielle de la réussite du CPE. L’audit énergétique doit comporter un second volet : les
grande qualité car elles constituent la première phase • de décider d’un programme de réhabilitation, au
d’un projet de réhabilitation. • des connaissances dans le domaine de l’exploita- propositions d’amélioration de la performance énergé-
regard :
tion des installations qui va constituer le second tique.
• de l’état de son patrimoine volet du CPE et qui va garantir, de manière contrac- Là encore les notions de compétence et d’indépen-
Elles doivent : • des conditions de mise en œuvre des solutions tuelle, la performance du projet. dance sont primordiales car il va falloir, dans cet audit,
• permettre de faire un état des lieux le plus objectif proposées • Enfin, l’AMO devra être un bon communicant et convaincre le MOA de la pertinence des solutions qui
possible, en prenant en compte la qualité énergé- • des coûts d’investissement, des aides éven- devra savoir s’exprimer, au besoin en public, car sont proposées, du point de vue :
tique des bâtiments et des installations thermiques, tuelles la réussite du projet requiert la sensibilisation de • des coûts prévisionnels d’investissement.
• des économies prévisionnelles engendrées par les • un CCAP qui précise les conditions administratives via leurs assurances respectives, les conséquences Il peut avoir une mission particulière de conseil dans
travaux envisagés. et financières liées aux travaux réalisés. d’une performance insuffisante au regard des engage- les opérations de passation du contrat entre l’ancien
• des contraintes de mise en œuvre (milieu occu- • un CCTP qui précise qualitativement et quantitati- ments contractuels qui auront été pris. exploitant et la société d’exploitation du Contractant
pé…). vement la nature des travaux à réaliser. Cela n’exclut pas la responsabilité éventuelle du MOA général retenu.
• des contraintes juridiques liées aux contrats en • une obligation d’assurance (DO, …). dans le cas où le non-respect des objectifs contractuels
cours. La formalisation de ce marché de travaux est néces- résulte d’un défaut de comportement mesurable ou Au niveau du contrôle de l’exploitation
• des conditions possibles de financement des tra- saire pour régler les conflits qui ne manqueront pas de d’une modification unilatérale des conditions d’exploi- La mission de l’AMO doit comporter une mission de
vaux. naître à l’occasion de la réalisation et qui entraîneront tation. contrôle de l’exploitation au minimum sur un an (davan-
un recours auprès des assureurs. On comprend donc que la qualité du cahier des charges tage si l’importance du projet le justifie), au cours de
qui va présider à la consultation des entreprises est es- laquelle il devra :
Au niveau de la consultation des entreprises
sentielle, si l’on veut éviter les conflits lors de la phase • s’assurer que les prestations dues au contrat sont
Si le MOA a été convaincu de la pertinence du projet 2/ Un marché d'exploitation
d’application du contrat. bien mises en œuvre.
proposé, et que celui-ci s’inscrit en cohérence avec Le marché d’exploitation, dans lequel l’Entreprise va
Le cahier des charges doit toutefois laisser à l’Entreprise • que la facturation est conforme aux prescriptions
son budget et avec son plan pluriannuel de travaux, on s’engager sur la qualité et sur le contenu des presta-
la possibilité de proposer des variantes, sous réserves contractuelles.
va pouvoir passer à la phase suivante : la consultation tions de maintenance, complète le marché travaux et
qu’elles soient fondées et compatibles avec les objec-
d’entreprises sur un projet de Contrat de Performance définit quantitativement l’amélioration de la perfor- • que les objectifs d’économies sont bien atteints.
tifs du MOA et avec son plan pluriannuel de travaux.
Énergétique qui va associer : mance énergétique résultant des travaux réalisés, sur • arbitrer les éventuels conflits nés de l’application
laquelle l’entreprise s’engage techniquement et finan- On comprend également que l’analyse des offres sera
• la réalisation de travaux d’amélioration de la perfor- du contrat.
cièrement. complexe et nécessitera l’intervention de l’AMO et de la
mance énergétique. Cette mission permet de conforter le MOA dans les
Maîtrise d’Œuvre car elle doit faire la part des garanties
• le financement de ces travaux. Le marché d’exploitation devra comporter : choix qui ont été faits, et de disposer d’un conseil indé-
techniques et financières apportées par les concurrents.
• les conditions de maintenance des installations. • un acte d’engagement précisant les conditions fi- pendant qui défend ses intérêts dans l’application des
• les garanties de résultat, en termes de réduction de nancières et les objectifs de performance garantis. clauses contractuelles.
Au niveau de la réalisation des travaux
la consommation d’énergie. • un CCAP qui précise les conditions administra- Elle doit comprendre obligatoirement l’établissement
tives et financières liées au contrat, les pénalités Selon la solution qui aura été retenue dans la phase d’un bilan annuel qui sera présenté au MOA afin de
Selon la nature et l’importance des travaux envisagés, précédente, l’AMO interviendra de plusieurs façons.
le management du projet sera différent. encourues en cas de non-respect des engagements rendre compte de la pertinence des choix qui ont été
contractuels, et le cas échéant au financement des Dans le cas de petits projets, l’entreprise assume la res- faits et d’expliquer les difficultés éventuelles qui sont
Dans les petites opérations, le MOA privé, assisté de son ponsabilité totale de la réalisation. L’AMO peut intervenir
travaux (dans le cas où l’entreprise assure le finan- apparues (incidents d’exploitation, évolution du coût
AMO, pourra consulter directement des entreprises sur comme conseil au niveau de la réalisation des travaux
cement de ces travaux). des énergies…).
la base de l’audit. et des conflits qui peuvent survenir en cours de travaux
• un CCTP qui précise les conditions techniques liées Cette mission fait l’objet de conditions d’assurances
Dans des opérations plus complexes, le MOA devra faire entre le MOA et les entreprises, au niveau de la récep-
aux engagements contractuels, et les conditions particulières.
appel à un Maître d’œuvre, ou à une équipe de Maî- tion des travaux par le MOA et, éventuellement, dans
d’indexation de ces engagements.
trise d’œuvre, pour réaliser un dossier de consultation les opérations de passation du contrat entre l’ancien
d’entreprises. exploitant et la société d’exploitation du Contractant Conclusion
Toutefois on retrouvera, dans les deux cas, des 3/ Ces deux marchés constituent un contrat général retenu. La mise en œuvre d’un contrat de performance éner-
constantes qu’il faudra prendre en compte. unique qui doit être conclu soit avec un groupement gétique nécessitera une assistance technique juridique
Dans le cas des projets plus importants si une Maî-
d’entreprises conjointes et solidaires, soit avec un opé- et financière qui doit permettre au MOA de conclure en
Le Contrat de performance Énergétique devra compor- trise d’œuvre ( MOE) a été désignée, elle doit assurer le
rateur qui assure le rôle de contractant général. toute sérénité ce type de marché et qui lui assurera un
ter obligatoirement : contrôle et la réception des travaux jusqu’à la réception
Dans les deux cas on comprend bien que les engage- des travaux. contrôle, dans la durée, de la réalité des améliorations
ments de résultats en termes d’économie d’énergie énergétiques obtenues.
1/ Un marché de travaux Dans cette phase, un bureau de contrôle et un coordina-
sont liés à la fois : L’ingénierie indépendante qui dispose des compétences
teur de sécurité peuvent être nommés par le MOA pour
Dans le cadre d’un CPE, qu’il soit limité aux installations • à la qualité des travaux réalisés. techniques et qui doit acquérir, si elle ne les a pas, les
s’assurer de la conformité des travaux réalisés et pour
ou qu’il intègre une modification du bâti, les travaux compétences juridiques et financières complémen-
• à la qualité de la maintenance. satisfaire aux obligations réglementaires en matière de
devront faire l’objet d’un marché en bonne et due forme taires nécessaires, est parfaitement fondée à assurer
• à la qualité de l’analyse technique qui aura conduit sécurité sur le chantier. Ces missions peuvent égale-
avec notamment : cette mission d’AMO.
à l’évaluation de la performance du projet. ment être prises en charge par le Contractant général
• un acte d’engagement avec un bordereau détaillé dans le cadre du Contrat. En effet, le rôle de l’ingénierie dans la mise en œuvre
de prix, afin de gérer les éventuels travaux supplé- C’est pourquoi il est nécessaire de faire porter la res-
ponsabilité de ces engagements sur la ou les entre- L’AMO dans ce cas n’a pas à intervenir pendant la pé- d’un contrat de performance énergétique est essentiel,
mentaires qui sont inhérents à une intervention sur depuis la phase d’audit préalable jusqu’au suivi de l’ex-
prises contractantes qui devront régler en interne, ou riode des travaux qui est sous la responsabilité du MOE.
un bâtiment existant. ploitation.
Une réflexion devra être menée avec les assureurs sur Le rôle du diagnostiqueur dans le dispositif principal autre qu'habitation,
Le processus de management du projet, tel que décrit les responsabilités, dans ce type de contrat : • les DPE des bâtiments équipés d’une installation
ci-avant, est enrichissant : • du Maître d’ouvrage en termes d'assurance dom- Le Diagnostic de Performance Energétique a été intro- collective de chauffage ou de refroidissement
mage-ouvrage. duit en novembre 2006 à la vente d'un bien, puis à la autres que ceux soumis à l'audit énergétique.
• pour l’ingénierie, lorsque celle-ci assure la totalité
location. C'est l'embryon de tous les dispositifs incitant
des missions, car elle dispose ainsi d’un retour • de l’AMO, vis à vis du Maître d’ouvrage.
à la rénovation énergétiques que nous connaissons Alors que les exigences demandées aux diagnostiqueurs
d’expérience sur les résultats réels en terme de fia- • de la MOE, vis à vis du Maître d’ouvrage. désormais. sont assez encadrées pour la réalisation des DPE, elles
bilité et d’efficacité des solutions techniques qu’elle • du Contractant général vis à vis du Maître d’ouvrage. Le diagnostiqueur a donc une place fondamentale et restent encore "souples" pour la réalisation d'audits
prescrit,
• des entreprises cotraitantes ou sous-traitantes au incontournable dans la dynamique du Grenelle de l'en- énergétiques, mis à part un niveau d'entrée assez élevé
• pour le MOA et ses représentants qui ont à leur dis- sein de l’équipe constituée par le Contractant géné- vironnement. (BAC+3 dans le domaine des techniques du bâtiment
position un conseil compétent et indépendant, sur ral. Côté compétence, rappelons que, depuis le 1er no- et 3 ans d'expérience dans un bureau d'études ther-
lequel ils peuvent s'appuyer tout au long du projet, vembre 2007, le diagnostiqueur doit notamment être miques OU 8 ans d'expérience dans un bureau d'études
• pour les entreprises de travaux et d’exploitation certifié pour la compétence "DPE" par un organisme thermiques).
qui peuvent dialoguer avec un homme de l’art pour accrédité par le COFRAC (liste des organismes sur le
faire valoir d’éventuelles difficultés et éviter ainsi site [Link]). La validité de ce certificat est de 5 Voici un tableau récapitulatif de la réglementation, qui
des conflits toujours coûteux dus à une incompré- ans maximum. reprend :
hension entre les parties. En 2012, ce dispositif de contrôle et de suivi de la com- • les immeubles visés,
pétence a été profondément réformé avec de nom- • les prérequis et exigences de compétences deman-
Cet article a été rédigé en collaboration avec CINOV CONSTRUCTION breuses nouvelles mesures dont les plus notables sont : dés aux professionnels pour réaliser ces presta-
La création de deux niveaux de compétence dont tions.
les limites sont ainsi définies :
• un niveau sans mention (dit "DPE individuel")
pour :
• les DPE des habitations individuelles,
• les DPE de lots dans les bâtiments à usage prin-
cipal d'habitation,
• les attestations de prise en compte de la régle-
mentation thermique,
• un niveau avec mention (dit "DPE à l'im-
meuble") pour :
• les 3 cas cités au-dessus,
• les DPE des lots dans les bâtiments à usage
Cet article a été rédigé en collaboration avec la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM
telles que syndicat de copropriété principal, syndicat de l’article 25) qui forment le conseil syndical. Ce conseil
copropriété secondaire, ASL, AFUL, Union des syndicats, élira son (ou sa) président(e). Découpage de la loi Articles
etc.). Dans le cas d’une copropriété « coopérative », l’assem- Définition et organisation de la copropriété :
blée générale élit d’abord parmi les copropriétaires un chapitre relatif aux parties communes et privatives, Articles 1 à 16-2
Ces structures de gestion peuvent par ailleurs réunir des conseil syndical qui, à son tour, élira le président du au règlement de copropriété, aux charges, etc.
copropriétés verticales et des copropriétés horizontales conseil syndical, qui assumera les fonctions du syndic. Administration de la copropriété - dispositions générales
(pavillons) pour lesquelles les problématiques sont très On l’appelle alors président-syndic. section relative aux dispositions concernant la gestion
différentes ou des entités très différentes (centres com- La grande différence entre les deux formules est que, Articles 17 à 29
de la copropriété, les obligations du syndic, l’assemblée générale, les règles
merciaux, HLM, etc.). dans le syndicat coopératif, le syndic est une émanation de majorités (articles 24 à 26-3 plus spécialement)
du conseil syndical. Dans le premier cas, il y a toujours
Administration de la copropriété - dispositions particulières aux
Chacune des entités de gestion ayant ses propres ins- une dualité entre syndic et conseil syndical qui demeure Articles 29-1 A à 29-6
copropriétés en difficulté
tances de gestion (assemblée générale, syndic pour un organe de contrôle.
syndicat de copropriété principal et secondaire, pré- Sur le plan pratique, les conséquences sont les sui- Améliorations, additions de locaux privatifs
Articles 30 à 37
sident de l’ASL…), les frais de gestion ainsi que les vantes : et exercice du droit de surélévation
appels de charges propres à chaque entité en seront • Dans le cas du syndicat coopératif, le changement Reconstruction Articles 38 à 41
multipliés. de syndic est plus souple ; il suffit d’une décision Résidences services
du conseil syndical. En revanche, pour le syndicat concerne uniquement un type de copropriétés spécifiques (avec services Articles 41-1 à 41-5
Nous allons montrer quelques exemples de ce type de classique, en cas de démission du syndic, il faudra intégrés pour étudiants ou pour personnes âgées par exemple).
structures qui engendre une certaine complexité juri- recourir à une assemblée générale. Dispositions d’ordre général
dique et renforce l’opacité de gestion. • Autre conséquence : la gestion dans le système concerne notamment les conditions d’application Articles 42 à 50
coopératif pourra être plus collégiale, tout le conseil de certaines règles ou certaines décisions.
syndical y étant étroitement associé. Néanmoins, la
La copropriété normale et la copropriété responsabilité restera personnelle, le syndic sup-
dite « coopérative » Le décret du 17 mars 1967 20 avril 2010 qui a notamment précisé les modalités
portant l’entière responsabilité de sa gestion. d’application de la procédure d’alerte.
Un inconvénient important de la formule coopérative est Le décret du 17 mars 1967 est le décret d’application Voici les grands thèmes traités par le décret du 17 mars
Dans le cas d’une copropriété « normale », le syndicat
que le syndic ne peut pas être rémunéré. de la loi de juillet 1965, et a lui aussi été modifié à dif- 1967 :
de copropriété reste un syndicat classique. L’assemblée
En dehors de ces points, le fonctionnement d’une co- férentes reprises, notamment par le décret du 27 mai
élit un syndic parmi les copropriétaires (syndic dit « bé-
propriété normale et d’une copropriété coopérative sera 2004, puis celui du 1er mars 2007 et enfin le décret du
névole » mais qui peut être indemnisé) ou professionnel,
tout à fait identique.
à la majorité de l’article 25. Par ailleurs, l’assemblée élit
des conseillers syndicaux (également à la majorité de Découpage du décret Articles
Règlement de copropriété et acquisition en copropriété Articles 1 à 6-3
Cet article a été rédigé en collaboration avec l’ARC Les assemblées générales de copropriétaires Articles 7 à 21
Les autres textes qui régissent la copropriété Textes concernant les répartiteurs de frais
de chaleur
et des entreprises, afin d’obtenir notamment des débits
internet plus élevés, de meilleure qualité, la télévision
haute définition et en 3D etc.
Les immeubles où cela est techniquement possible et Les textes applicables en matière de fibre optique sont
Le décret « carnet d’entretien » ; concerne les toutes petites chaufferies, assez qui consomment plus d’une certaine quantité de com- l’article 109 de la loi du 4 août 2008 de modernisation
rare car en général on a du chauffage individuel bustible pour le chauffage par an et par mètre carré de l’économie et les articles R 9-2 à R 9-4 du code des
Le « carnet d’entretien », né d’une proposition d’amen- pour ces installations ; devront s’équiper de compteurs ou de répartiteurs de postes et des communications électroniques.
dement déposée par l’ARC, devait permettre, dans sa • tous combustibles, plus de 70 kW : arrêté du frais de chauffage avant le 31 mars 2017.
mise en œuvre, de retracer, pour chaque copropriété, 23 juin 1978 ; concerne la grande majorité des Il s’agit des immeubles : Les modalités de déploiement
équipement par équipement, ouvrage par ouvrage, les chaufferies en copropriété une lettre ministé- • qui consomment – pour le seul chauffage – plus de Le déploiement des nouveaux réseaux en fibre optique
interventions et travaux facturés à la copropriété. Le but rielle précise que, lorsqu’elles conduisent à des 150 kWh par mètre carré et par an, si plus de 80% s’effectue en deux phases :
de ce carnet était de suivre la gestion (voir ce qui était « transformations immobilières importantes » des logements sont équipés de robinets thermos- • Le déploiement dans les rues
fait ou non, entretenu par qui, à quel prix) pour repérer les dispositions de l’arrêté ne sont pas appli- tatiques • Le déploiement à l’intérieur des immeubles.
soit les carences, soit les abus passés et ainsi mieux cables ; • qui consomment plus de 190 kWh par mètre carré La règlementation encadre les modalités de déploie-
contrôler les interventions à venir.
• tous combustibles, plus de 2MW : arrêté du 25 et par an, si moins de 20 % des logements sont ment et de mutualisation des réseaux de fibre optique
Malheureusement, le décret du 30 mai 2001 a trans-
juillet 1997, ajoute des dispositions supplémen- équipés de ces robinets. dans les immeubles. Elle garantit le déploiement d’un
formé le vrai carnet d’entretien complet qui aurait été
taires à l’arrêté du 23 juin 1978, essentiellement Les répartiteurs doivent pouvoir être relevés sans avoir réseau mutualisé, c’est-à-dire permettant aux autres
utile aux copropriétés en une fiche d’information gros-
concernant la sécurité besoin d’accéder à l’intérieur des logements. opérateurs raccordés de proposer leurs offres com-
sière. Cela tient au fait qu’on a donné à ce carnet une
• obligation pour les chaufferies de plus de 30 kW merciales aux habitants de l’immeuble, quel que soit le
double fonction contradictoire : il doit à la fois servir au
de disposer d’une régulation automatique. Dans les immeubles concernés par cette obligation, les mode de câblage mono-fibre ou multi-fibres par loge-
suivi de la gestion patrimoniale de la copropriété, ce qui
radiateurs devront, en plus, être dotés de robinets ther- ment.
nécessite qu’il soit complet, mais aussi à la fois servir • Chaufferies (entretien) :
mostatiques. Pour installer la fibre optique dans une copropriété, il
à l’information des candidats acquéreurs, ce qui néces- • Code l’environnement (R224-20 à 41)
faut porter à l’ordre du jour d’une assemblée générale le
site qu’il soit synthétique. - pour les chaufferies de moins de 400 kW, un entretien La répartition des frais liés au chauffage devra se faire fibrage de l’immeuble. Lors de l’AG, les copropriétaires
annuel avec remise d’attestation (décret 2009-649 du ainsi : choisissent, parmi plusieurs propositions de fibrage,
9 juin 2009) ; 1. 70% des frais de combustible seront répartis en l’opérateur qui sera chargé de déployer le réseau en
Texte concernant l’individualisation des
contrats d’eau - pour les chaufferies de plus de 400 kW, tous les deux fonction des « consommations individuelles » ; fibre optique dans l’immeuble.
ans, contrôle de l’efficacité énergétique de la chaufferie 2. 30% continueront à être répartis en fonction des Une convention doit alors être conclue entre l’opérateur
L’individualisation des charges d’eau, à certaines condi- (décret 2009-648 du 9 juin 2009) ; tantièmes de copropriété. choisi et le syndicat des copropriétaires (article L 33-6
tions, est le meilleur moyen pour lutter contre les gas- • Code de l’énergie (L241-1 à 11), avec les prin- du Code des postes et des communications électro-
pillages, les fuites et inciter à une meilleure gestion. cipales dispositions concernant les contrats Remarque : les copropriétés déjà équipées de répar- niques).
La loi SRU (article 93) du 13 décembre 2000 a introduit d’entretien (décret du 4 mai 1981). titeurs ou de compteurs d’énergie thermique peuvent La convention prévoit en particulier que les opérations
deux innovations dans ce domaine : • Réglementation thermique dans l’habitat existant conserver leurs anciens coefficients de répartition entre d'installation, d'entretien et de remplacement mention-
• L’abaissement de la majorité nécessaire pour voter (décret du 19 mars 2007) : ce texte encadre les consommations individuelles et tantièmes de copro- nées à l'alinéa précédent se font aux frais de l'opérateur.
la pose de compteurs divisionnaires d’eau froide ; choix techniques à adopter lors d'une rénovation priété. Elle fixe aussi la date de fin des travaux d'installation,
• La possibilité d’individualisation des contrats d’eau pour améliorer l'efficacité énergétique des bâti- qui doivent s'achever au plus tard six mois à compter
en habitat collectif. ments. Par exemple si vous changez votre chau- de sa signature.
Textes concernant la fibre optique
dière, vous êtes obligé d'installer une chaudière
atteignant au moins une performance minimale Définition et textes législatifs
Textes concernant le chauffage
(ce décret concerne également : les fenêtres, les Une fibre optique est un fil de verre ou de plastique qui
Un grand nombre de textes encadre le chauffage collec- façades, les toitures, les réseaux de chauffages, la conduit la lumière. Le signal lumineux émis dans la fibre
tif en copropriété. Voici les principaux thèmes traités : ventilation, les chauffages électriques, les ballons est capable de transporter de grandes quantités de don-
• Température : selon d’article R131-20 du code de d'eau chaude). nées à la vitesse de la lumière sur plusieurs centaines
la construction, la température maximale des loge- • Règlement sanitaire départemental : le règlement voire milliers de kilomètres.
ments est fixée à 19°C. Il faut savoir qu’un degré de sanitaire départemental type contient plusieurs L’extension de cette technologie aux logements permet
plus, c’est 7% de consommation en plus. dispositions relatives au chauffage : entretien des de répondre aux « besoins » croissants de la population
• Chaufferies (local, équipements) : chaudières, ramonage, etc.
• Gaz, moins de 70kW : arrêté du 2 août 1977 Cet article a été rédigé en collaboration avec l’ARC
Les gros travaux et la copropriété (théorie) de jouissance » de certains logements : bruit, odeur à la
place du calme et de la verdure).
copropriétaires, ou d’une partie d’entre eux, n’ait pour
conséquence de créer des catastrophes. Ce pouvoir est
assorti du droit de procéder aux appels de fonds néces-
3. Calendrier des appels de fonds saires, mais également l’obligation de convoquer une
Les obligations législatives ou réglementaires (ex. mise en confor-
Le vote de travaux lors de l’assemblée générale néces- assemblée générale.
mité des ascenseurs).
site de trouver les fonds nécessaire à la réalisation des
• Certains travaux d’économie d’énergie
1. La mise en concurrence travaux. Il existe plusieurs solutions, uniques ou com- Le syndic procède à un appel de fonds nécessaires en
• Certains travaux permettant d’assurer la mise en
Les dispositions de l’article 19-2 du décret du 17 mars plémentaires : vue de l’ouverture du chantier et de son premier appro-
conformité des logements avec les normes de salu-
1967 prévoient que « la mise en concurrence prévue • L’appel de fonds exceptionnels auprès des copro- visionnement. Il peut, sans délibération préalable de
brité, de sécurité et d’équipement ; il s’agit essen-
par le deuxième alinéa de l’article 21 de la loi du 10 juil- priétaires, l’AG, mais après avoir pris l’avis du conseil syndical,
tiellement de la pose, en partie commune, de cana-
let 1965, lorsque l’assemblée générale n’en a pas fixé • La constitution régulière de provisions sur travaux, demander le versement d’une provision spéciale qui ne
lisations ou de gaines.
les conditions, résulte de la demande d’une pluralité de • Le recours à l’emprunt. peut toutefois excéder le tiers du montant du devis esti-
• L’installation ou l’adaptation d’une ou plusieurs an-
devis ou de l’établissement d’un devis descriptif soumis matif des travaux.
tennes collectives de radiodiffusion et de télévision.
à l’évaluation de plusieurs entreprises. » La solution la plus courante et celle à laquelle ont re-
• Les travaux d’accessibilité aux personnes handica-
cours la plupart des syndics est l’appel de fonds excep- Par la suite, il est obligé de convoquer l’assemblée
pées à mobilité réduite, sous certaines réserves.
D’autre part, depuis la loi du 13 décembre 2000 qui a tionnel. générale qui devra se prononcer sur les modalités du
• Etc.
modifié la loi du 10 juillet 1965 (article 29), le syndic est Néanmoins, cette solution présente deux inconvénients financement dans son ensemble.
obligé de faire voter en assemblée une somme au-delà :
La double majorité
de laquelle il devra mettre les entreprises en concur- • Pour le syndicat, il se traduit par des appels de
La double majorité (article 26 de la loi du 10 juillet 1965) Les fonds travaux facultatifs
rence. charges en « dents de scie » ce qui accroît le risque
correspond à la majorité de tous les copropriétaires for-
d’impayés.
mant le syndicat (nombre de personnes) représentant La loi du 21 juillet 1994 a institué, au travers de l’article
Exemple : Si l’assemblée vote un seuil de mise en • Pour les copropriétaires, c’est une cause d’endet-
les 2/3 des voix (c’est-à-dire des tantièmes) du syndi- 18, alinéa 6, de la loi du 10 juillet 1965, l’obligation pour
concurrence de 1 500 euros, cela voudra dire que tous tement avec l’obligation de recourir à un emprunt
cat. le syndic de proposer au vote de l’AG – dès sa nomina-
les contrats ou marchés de travaux qui dépasseront individuel plus coûteux qu’un emprunt collectif.
Elle concerne entre autres les travaux de transforma- tion et tous les trois ans, la création d’un « fonds travaux
cette somme devront obligatoirement faire l’objet d’une tion, d’addition ou d’amélioration, à l’exception de cer- » (fonds destiné à des travaux non encore votés).
mise en concurrence, et donc le syndic aura l’obligation Par ailleurs, l’article 14-2 de la loi de 1965 impose au
tains visés sous l’article 25 (la vente de parties com-
de demander au minimum deux devis. syndic de faire voter un calendrier d’appels de fonds.
munes par exemple). La majorité requise est la majorité absolue de l’article
Si le syndic oublie de faire voter cette somme, la mise 25 (501/1 000e).
en concurrence devra s’imposer dès le premier euro… Certains syndics prétendent attendre de récupérer la
D’autre part, une double majorité allégée (article 26,
totalité des fonds appelés pour commencer les travaux.
7ème alinéa) correspond à la majorité de tous les co- Le fonds de travaux a un double avantage :
2. Majorité Malheureusement, cette stratégie entraîne souvent des
propriétaires (nombre de personnes) représentant les • Pour le syndicat, il facilite les prises de décision
Il existe, en matière de travaux, trois types de majorité : problèmes :
2/3 des voix des seuls copropriétaires présents ou re- concernant le lancement de travaux puisque les tra-
• Le syndic qui attend d’avoir tous les fonds appelés
présentés. Cela permet de reconvoquer une assemblée vaux peuvent être financés en partie par ce fonds ;
La majorité simple (et qui en attendant place les fonds recueillis à son
générale et de décider de certains travaux d’améliora- • Pour les copropriétaires, les appels de charges sont
La majorité simple (article 24 de la loi du 10 juillet 1965) profit) a un bon prétexte pour ne pas lancer les tra-
tion. plus réguliers, ce qui facilite l’élaboration de leur
c’est-à-dire la majorité des tantièmes des coproprié- vaux
budget familial et diminue le risque d’impayés.
taires présents ou représentés (en excluant les absten- • Comme les travaux ne commencent pas, certains
L’unanimité, qui n’est pas une majorité (figurant sous
tions), est requise dans tous les autres cas. copropriétaires se sentent justifiés dans leur attente
l’article 26 de la loi du 10 juillet 1965), correspond à Le fonds travaux a été mis en avant comme dispositif
et ne paient pas.
l’obtention d’un vote recueillant tous les tantièmes de essentiel par le Président de l’Agence Nationale d’Amé-
La majorité absolue Cela crée un cercle vicieux et pendant ce temps-là,
tous les copropriétaires formant le syndicat. L’unanimité lioration de l’Habitat, Dominique BRAYE, dans son rap-
La majorité absolue (article 25 de la loi du 10 juillet l’immeuble se dégrade et le syndic touche des produits
est requise pour les travaux entraînant la modification port de 2012. Ce dispositif permettrait de résoudre la
1965) est la majorité de tous les tantièmes. Elle permet financiers.
de la « destination de l’immeuble » (par exemple, le ren- situation de dégradation et de paupérisation d’une part
notamment de voter : forcement excessif de son caractère ou usage commer- non négligeable des copropriétés.
• L’autorisation donnée à un copropriétaire de faire 4. Travaux d’urgence
cial), les travaux visant la création de parties privatives
à ses frais des travaux affectant les parties com- Le syndic peut faire procéder aux travaux nécessaires
réalisées aux frais du syndicat ou les travaux modifiant Les associations de copropriétaires et les organisations
munes ou l’aspect extérieur de l’immeuble. à la sauvegarde de l’immeuble et à la sécurité des per-
les « conditions de jouissance des parties privatives » professionnelles agissent depuis maintenant dix ans
• Les modalités de réalisation ou d’exécution des tra- sonnes de sa propre initiative, en cas d’urgence. Ce
(par exemple, si le syndicat veut construire des parkings pour l’instauration d’un « fonds travaux obligatoire »,
vaux rendus obligatoires en vertu de dispositions pouvoir lui a été reconnu pour éviter que l’inertie des
à la place des pelouses, cela va changer « les conditions ce dispositif étant le seul à pouvoir agir efficacement
qui s'adresser ? Comment faire le tri entre le bon grain entendu le conseil syndical. Il résulte du constat que que pour les copropriétaires âgés, il soit prélevé dans le A défaut, il ne resterait qu'à espérer une forte hausse
des bureaux d'études sérieux et qualifiés, et l'ivraie ! sans cette implication, les copropriétés ne s’approprient cadre de la succession ? De même pour les bailleurs, des coûts de l'énergie, ou envisager une taxe carbone,
Comment aussi faire en sorte que ceux qui seront char- pas les conclusions des audits et ceux-ci restent lettre une partie du remboursement ne pourrait-il pas être l'une ou l'autre ayant pour effet de réduire les temps de
gés de l'audit ne se découragent devant la difficulté de morte. L'association Planète copropriété qui l'a mis au assis sur le surcroît de valeur locative qu'apporte retour de l'investissement...
recueillir les données préalables nécessaires sur l'im- point, développe aussi le cahier des charges à propo- la réduction des charges de chauffage, déjà assuré
meuble, puis à l'indifférence plus ou moins hostile des ser aux auditeurs, et a entrepris de labelliser et for- par la "contribution pour le partage des économies de
copropriétaires peu réceptifs à l'exposé des scénarios mer des "trinômes" architectes-bureaux d'études charges" qui peut être demandée aux locataires en ap-
de rénovation que l'audit doit proposer ? thermiques et planificateurs financier - le meilleur plication de la loi "Melle" du 25 mars 2009 ?
"mix" de compétences pour cette mission - à propo-
L'association Planète Copropriété, issue du "Chantier ser aux copropriétés qui ne savent pas a priori à qui
Copropriété" du Plan Bâtiment Grenelle (rebaptisé Plan s'adresser...
Cet article a été rédigé en collaboration avec [Link]
Bâtiment durable), et dont l'objet est de favoriser par
tous moyens la mise en mouvement des copropriétés Mais il est une seconde raison à l'apathie qui frappe
vers une rénovation énergétique à la fois ambitieuse actuellement les copropriétés, la même que celle qui
testé avec succès Le diagnostiqueur engagerait sa responsabilité à l’égard Si la réalisation des travaux est, en l’état actuel de la
unique au monde
du syndicat des copropriétaires et des copropriétaires législation, facultative, le syndic, à la demande d’un co-
TESCON VANA I TESCON No.1 I UNI TAPE
[Link]/100years
s’il effectuait des préconisations qui ne s’avéreraient propriétaire ou de sa propre initiative, peut néanmoins
pas avoir l’effet escompté au regard de la performance inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée des coproprié-
énergétique. Le syndicat des copropriétaires pourra taires la question de la réalisation des travaux.
décider en effet l’exécution de travaux au regard des
préconisations du diagnostiqueur et des économies que Le syndic devra joindre à la convocation à l’assemblée
ces travaux sont censées engendrées. S’il s’avère que générale, le diagnostic de performance énergétique ou
*Information sur le niveau d’émission de
substances volatiles dans l’air intérieur,
ces économies sont inférieures à ce qui avait été an- le rapport synthétique de l’audit énergétique.
présentant un risque de toxicité par inhalati-
on, sur une échelle de classe allant de A+
(très faibles émissions) à C (fortes émissions) Pour plus de conseils et d‘aide à la conception, noncé, le syndicat des copropriétaires, voire des copro-
contactez l‘équipe d‘ingénierie pro clima France au
priétaires pris individuellement, pourraient solliciter la Si l’assemblée des copropriétaires décide de réaliser les
08 11 85 01 49 ou par mail : technique@[Link]
réparation du préjudice en résultant (coût des travaux travaux, le syndic aura l’obligation de mettre en concur-
s’ils ont été totalement inutiles, perte d’une chance de rence les entreprises pour la réalisation des travaux.
prendre une décision d’effectuer d’autres travaux plus
efficaces ou moins couteux, etc.). Cette responsabilité Le syndic devra inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée
du diagnostiqueur ne sera pas nécessairement exclu- générale qui suit cette mise en concurrence le vote, soit
sive dès lors qu’une opération de rénovation énergétique d’un plan de travaux d’économies d’énergie, soit d’un
KAFLEX / ROFLEX impliquera d’autres intervenants qui seront également contrat de performance énergétique.
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(architecte, bureaux d’étude, entreprise, etc.). En tout Outre que le vote tiendra compte des devis, le syndic
Résistance à la diffusion hygro- Collage des recouvrements de pour les raccords aux supports Raccord rapide, facile et fiable
variable sd de 0,25 à plus de 25 m lés et raccords aux supports rugueux et minéraux aux câbles et conduits
état de cause, le diagnostiqueur devra être vigilant dans devra informer au mieux les copropriétaires des autres
lisses non minéraux
la formulation de ses préconisations. options offertes pour faciliter la réalisation des travaux
(la possibilité et les modalités de l’emprunt collectif en
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avec toutes les informations concernant bauökologische Produkte GmbH Le syndic devra également veiller, en amont, à apporter
l‘étanchéité sûre de l‘enveloppe du bâtiment: Rheintalstraße 35 - 43 son assistance au diagnostiqueur dans le cadre de la de travaux d’économies d’énergie, etc.) et permettre un
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réalisation de l’audit et, en aval, à apporter les éclaircis- vote éclairé.
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Copropriété & Acteurs de la rénovation énergétique Copropriété & Acteurs de la rénovation énergétique
Le syndic pourrait engager sa responsabilité s’il ne met énergétique engagerait sa responsabilité en cas de Sur le plan financier, ce montage contractuel s’appuie des offres. De plus, comme recommandé par le CGDD
pas en concurrence les entreprises ni n’informe suffi- mauvaise exécution et si les travaux ne permettent pas sur le remboursement des prestations sur la base des (Commissariat Général au Développement Durable) en
samment les copropriétaires au moment du vote. la diminution de la consommation d’énergie projetée. économies d’énergie réelles mesurées après travaux et 20101 , la fourniture d’énergie ne doit pas figurer dans
constatées sur les factures d’énergie. Ce modèle peut l’appel d’offres en services d’efficacité énergétique :
Au titre de la réalisation des travaux, les entreprises également prévoir de faire entrer un tiers investisseur ces compétences doivent faire l’objet de contrats stric-
de travaux ou le partenaire du contrat de performance dans le montage du projet, permettant ainsi à la maî- tement séparés avec des prestataires aux compétences
trise d’œuvre de s’affranchir de l’apport en capital ini- bien différenciées. Cela permet à un panel très large de
Cet article a été rédigé en collaboration avec Julien PRIGENT - AVOCAT tial, qui constitue bien souvent un obstacle au démar- PME spécialisées dans les services d’efficacité énergé-
rage des projets. tique (génie électrique, génie climatique, BTP, etc.) de
proposer leurs solutions innovantes afin de garantir les
Le Bilan Initial de Copropriété (le BIC), que l’ARC pro- économies en volume d’énergie finale consommé.
pose d’accompagner, est la première étape sur laquelle
le projet de rénovation doit s’appuyer. A partir de ce D’un point de vue plus macro-économique, grâce au
diagnostic initial, le conseil syndicat peut constituer un partenariat des industriels sur une approche en coût
La Contractualisation de la Performance comité de pilotage dédié au montage du projet de réno-
vation. Ce comité de pilotage, composé de droit par le
global par les solutions de gestion active de l’énergie,
la CPPE en copropriété pourrait même être un levier
Patrimoniale et Energétique syndicat, le conseil syndical et par tout sachant copro-
priétaire volontaire, élabore un projet de CPPE qui com-
fort d’innovation et de compétitivité et par là-même un
vecteur de relance pour tout un tissu de PME locales,
prendra notamment la mise en œuvre de l’audit global indépendantes des groupes fournisseurs d’énergie. Les
La rénovation énergétique du parc de bâtiments existants en France est une en vue de rédiger l’appel d’offres. Peut ensuite s’enga- technologies de gestion active permettent également
priorité pour atteindre nos objectifs en termes de réduction des consommations ger une démarche incrémentale de montage de projet d’offrir des garanties sur la pérennité de la performance
d’énergie. Parmi la variété des typologies de bâtiments et des maîtres d’ouvrage de rénovation dans laquelle conception par un bureau des rénovations, grâce à l’automatisation optimisée des
d’étude thermique et maîtrise d’œuvre doivent s’asso- usages énergétiques. Ces technologies, par leur inté-
concernés par la rénovation de leur patrimoine, les logements en copropriétés et cier au plus tôt, en garantissant le respect des com- gration au cœur des logements, ont également une di-
les spécificités associées à ce secteur en font une cible particulièrement intéres- pétences respectives et des intérêts de l’ensemble des mension pédagogique intéressante à l’égard des occu-
sante à traiter dans le cadre du programme de rénovation des logements. parties prenantes énumérées plus haut. Ainsi, la réno- pants, ce qui leur permet une meilleure appropriation de
vation patrimoniale et énergétique doit être un proces- la performance énergétique de la copropriété, avec des
Tout d’abord, les projets de travaux en copropriétés déterminera l’adhésion au projet ou non des parties sus partagé dans la durée par de nombreux acteurs. La retombées comportementales notables sur les volumes
sont souvent difficiles à initier pour les deux raisons prenantes. En effet, pour un projet d’investissement de CPPE permet un accompagnement contractuel dans le de consommation.
principales suivantes : la gouvernance déconcentrée et la copropriété, les aspects énergétiques, bien qu’incon- temps des parties prenantes engagées dans ce projet.
les capacités d’investissement limitées. En effet, pour tournables, ne peuvent pas seuls faire l’objet de la réno- En conclusion, la Contractualisation de la Performance
le premier point, la cohabitation de nombreux acteurs vation de l’immeuble. Toute rénovation doit intégrer les Afin d’assurer l’accès aux solutions d’efficacité énergé- Patrimoniale et Energétique doit être conçue comme
en fait une structure complexe à gérer. Les décisions problèmes de structure, de clos couvert, ainsi que les tique les plus compétitives disponibles sur le marché, il un outil pour concilier les intérêts de toutes les parties
d’investissement dans des travaux doivent refléter la équipements techniques et de confort de l’immeuble. faut veiller à ce que l’appel d’offres ne comporte aucune prenantes de la copropriété derrière un projet commun.
volonté de l’ensemble des parties prenantes : résidents, L’efficacité énergétique est donc une problématique prescription technique, de façon à favoriser la créati- Elle permet d’accompagner la rénovation globale d’une
bailleurs et locataires. Cette division de la maîtrise transversale qui doit par conséquent être abordée de fa- vité et l’innovation des entreprises. A contrario, une copropriété en intégrant les problématiques énergé-
d’ouvrage complexifie nécessairement le processus çon globale. Vient évidemment s’ajouter une dimension plus grande souplesse dans les modalités et conditions tiques au cœur du projet, mais également en assurant la
décisionnel démocratique, qui a lieu lors de l’assemblée sociale essentielle, puisque la performance énergétique spécifiées par l’appel d’offres sera la garantie d’une valorisation patrimoniale des travaux effectués et de la
générale du syndicat des copropriétaires. En revanche, de la rénovation dépendra forcément du comportement plus grande variété de solutions proposées, permet- performance finale sur la valeur verte de la copropriété.
dans le cadre de la loi A.L.U.R., la mise en place d’un des occupants. C’est cette performance énergétique tant à la maîtrise d’œuvre de conserver un plus grand
fonds travaux devrait permettre de répondre, en partie améliorée qui viendra in fine renforcer la valeur verte de pouvoir décisionnel, notamment sur la mieux-disance
du moins, au problème des capacités de financement l’immeuble, et ainsi la valeur patrimoniale de la copro-
limitées des copropriétés. De plus, ce fonds travaux est priété. La bonne cohésion du bouquet de travaux dé- 1
[Link]
une excellente mesure pour accroître l’autonomie bud- terminera la cohésion du projet d’investissement dans
gétaire des copropriétés vis-à-vis de leurs créanciers son ensemble. C’est ainsi qu’il convient de considérer
habituels (utilités, banques). l’accompagnement contractuel de la rénovation sous
forme d’une Contractualisation de la Performance Patri-
Ensuite, le contenu des travaux que peut lancer une moniale et Energétique (CPPE).
copropriété est un facteur de première importance qui Cet article a été rédigé en collaboration avec LE GIMELEC
3
Cet article a été rédigé en collaboration avec ENERGIE PULSE
Mécanismes de financement
Dispositif fiscal d’aucune affectation (location par exemple) entre le
FINANCEMENT DE En vigueur depuis 2005, le crédit d’impôt a été progres- paiement de la dépense et son occupation à titre d’ha-
sivement modifié par les lois de finances. Depuis le 1er bitation principale.
septembre 2014, le CIDD a été remplacé par le crédit Lorsque l’habitation principale est située dans un im-
d’impôt pour la transition énergétique (CITE). meuble collectif, les dépenses éligibles peuvent por-
EN COPROPRIÉTÉ
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique, mis en
gardien par exemple) pour la quote-part des dépenses
place par l’article 3 de la loi de finances pour 2015, per-
effectivement payée.
met de bénéficier d’un taux unique de réduction d’impôt
de 30 %, sans condition de ressources et sans obliga-
tion de réaliser un bouquet de travaux. À noter : Dans un immeuble collectif le crédit d’impôt
peut porter sur les dépenses d’équipements communs
qui ont été payées au titre de la quote-part correspon-
Conditions d’application
dant au logement occupé.
• Habitation principale
• Éco-prêt
Le logement doit constituer l’habitation principale du
Si vous avez bénéficié d’un “éco-prêt” à taux zéro pour
contribuable à la date du paiement de la facture à l’en-
financer, même partiellement, une dépense réalisée en
treprise qui effectue les travaux.
2015 (ou en 2014 dans le cadre d’un bouquet de travaux
Toutefois lorsque les travaux sont réalisés dans un lo- sur deux ans) dans votre habitation principale, vous ne
gement destiné à devenir la résidence principale dans pouvez pas bénéficier du crédit d’impôt au titre de cette
un délai raisonnable (six mois, à titre de règle pratique) même dépense si le revenu fiscal de référence (RFR) de
à compter du paiement de la facture, le contribuable votre foyer de l’avant-dernière année précédant celle de
peut bénéficier du crédit d’impôt sous réserve qu’il soit l’offre de prêt (RFR de l’année 2012 pour une offre de
propriétaire ou locataire du logement au jour du paie- prêt en 2014 et RFR de l’année 2013 pour une offre de
ment de la dépense et que le logement n’ait fait l’objet prêt en 2015) excède les montants suivants. (CGI, art.
sont soumises au taux de 30 % dans la limite d’un pla- s’agit d’une aide accordée par les producteurs d’éner- chargent de leur gestion. tifier, pour chaque projet, de la réalité de l’économie
fond par m2 de 150 € TTC en cas de parois isolées par gie dans le but d’encourager la réalisation de travaux aux professionnels intervenant sur le projet et qui réalisée. Ils doivent également procéder au calcul du
l’extérieur et de 100 € TTC en cas de parois isolées par d’économies d’énergie. Cette aide peut prendre plu- peuvent avoir conclu des partenariats pour la valorisa- volume de Certificats d’Economie d’Energie généré. Les
l’intérieur (matériel et pose). sieurs formes : une prime, des bons d’achat, une pres- tion des Certificats d’économie d’énergie. dossiers à fournir sont relativement lourds.
tation dans le cadre des travaux prise en charge entiè- Pour être éligibles, les travaux doivent répondre à des La participation dans des programmes de réduction de
Aides financières rement ou partiellement, un prêt bonifié, etc. critères techniques définis dans les « fiches d’opéra- la consommation qui sont agréés par l’Autorité adminis-
Les Certificats d’économie d’énergie La disparité des formes que prend cette aide et la mul- tions standardisées ». Elles sont fixées par Arrêtés et trative (FEE Bat, Habiter mieux, Pacte Energie Solidarité,
tiplicité des points d’entrée peuvent parfois en brouiller publiées sur le site du Ministère du Développement Toits d’abord, Rénovation solidaire Bordeaux…).
La Loi de programme fixant les orientations de la po-
la lisibilité. Il n’en demeure pas moins que les Certificats Durable. Plus faciles à mettre en œuvre, mais aussi moins coû-
litique énergétique (Loi Pope) impose aux vendeurs
d’économie d’énergie sont aujourd’hui une des aides Ces fiches sont réparties par secteur : bâtiment résiden- teuses pour les obligés et éligibles, les opérations stan-
d’énergie, appelés obligés, de réaliser des économies
les plus accessibles, puisqu’il suffit pour en bénéficier, tiel, bâtiment tertiaire, industrie, réseaux et transport. dardisées sont les plus fréquentes. Elles représentent
d’énergie et crée à ce titre le dispositif des Certificats
d’en faire la demande auprès : Elles sont rédigées pour les typologies de travaux les en moyenne plus de 95% du volume total de Certificats
d’économie d’énergie, qui leur permet de justifier de
l’atteinte de leurs objectifs. Les Certificats d’économie des vendeurs d’énergie qui sont les « obligés » du dis- plus fréquentes et se présentent généralement selon la d’économie générés.
d’énergie, dont l’unité de calcul est le kWh cumac1 , positif2, trame suivante :
représentent la quantité d’énergie économisée grâce à aux structures collectives3. Les structures collectives le secteur d’application Subventions de l’ADEME et des Collectivités territoriales
l’action de l’obligé. sont des entités indépendantes qui regroupent les la dénomination des travaux L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Ener-
Du point de vue des particuliers et des copropriétés, il obligations d’économie d’énergie d’obligés et qui se gie (l’ADEME) est un Etablissement publique au service
les conditions pour la délivrance des certificats : perfor-
4
Liste des Espaces-Info-Energie sur le site [Link] mances thermiques des matériaux, performances des des pouvoirs publics, des collectivités, des entreprises
5
Ce qui était le cas exceptionnellement en 2013, puisque les financements des projets de réhabilitation en copropriété n’ont pas fait l’objet d’un appel équipements, certifications et labels… et des particuliers. Ses missions principales sont axées
à projets. Les dossiers de demande de financement pouvaient être librement envoyés par les copropriétés. Leur éligibilité était étudiée au cas par cas. autour de la mise en œuvre des politiques publiques
6
Voir le site de l’Agence Parisienne du Climat [Link] la durée de vie conventionnelle
d’environnement, de développement durable et d’éner-
le montant de Certificats en kWh cumac.
gie.
Ces fiches permettent d’estimer la quantité de Certifi-
Ile-de-France : cats d’économie d’énergie auquel les travaux ouvrent
droit. Leur prix (en Euro) est fourni par l’entité qui les L’aide de l’ADEME à destination des particuliers et des
Nombre de personnes com- Ménages aux ressources Ménages aux ressources valorise. copropriétés se matérialise sous deux formes :
posant le ménage très modestes (€) modestes (€) Pour information, la cotation du kWh cumac (prix moyen des conseils et un accompagnement gratuits via les
1 19 616 23 881 de cession du mois) est calculée par le Registre National Espaces-Info-Energie présents sur tout le territoire4
2 28 793 35 050 des Certificats d’économie d’énergie (EMMY) et publiée des subventions accordées aux projets qui présentent
3 34 579 42 096 sur son site. Cet indicateur permet de connaitre la ten- un intérêt en termes d’exemplarité, d’ambition…
4 40 375 49 153 dance observée sur le prix des Certificats d’économie L’ADEME est organisée en directions régionales, ce qui
d’énergie et sur les volumes échangés. lui permet d’optimiser la mise en œuvre de ses aides
5 46 192 56 532
Les obligés et les éligibles sont tenus de prouver leur dans le cadre de contractualisations avec les Collecti-
Par personne supplémentaire 5 804 7 068 vités territoriales. Ces aides peuvent ainsi sensiblement
rôle « actif et incitatif » dans la réalisation des travaux.
A ce titre, ils doivent être en mesure de prouver qu’ils différer d’une région à une autre, voire d’un départe-
Province : sont intervenus sur le projet avant son acceptation par ment à un autre. L’aide destinée aux copropriétés est
le maitre d’ouvrage. C’est pourquoi, la demande de Cer- généralement de deux natures : une subvention de
Nombre de personnes com- Ménages aux ressources Ménages aux ressources l’étude d’aide à la décision et une subvention pour les
tificats d’économie d’énergie doit se faire avant le vote
posant le ménage très modestes (€) modestes (€) travaux de rénovation énergétique.
des travaux en Assemblée Générale des copropriétaires.
1 14 173 18 170 En Ile-de-France, par exemple, l’ADEME et le Conseil
2 20 728 26 573 Régional se sont regroupés afin d’attribuer une aide
Remarque :
3 24 930 31 957 financière aux Syndicats de copropriétaires qui s’en-
Pour atteindre leurs objectifs d’économie d’énergie, les
4 29 123 37 336 gagent dans des travaux importants de rénovation
obligés et éligibles du dispositif ont le choix entre les
5 33 335 42 736 énergétique, ainsi que pour le financement de l’audit
trois catégories d’opérations suivantes :
énergétique dans les cas où il n’est pas obligatoire.
Par personne supplémentaire 4 200 5 382 Les opérations standardisées d’économie d’énergie. Cette aide est distribuée soit sous la forme d’un appel
Les opérations spécifiques : les opérateurs doivent jus- à projets publié sur le site de l’ADEME Ile-de-France
8
[Link] pour plus d’informations
9
Liste disponible sur le site du Ministère du Développement Durable
10
Ces niveaux de consommation sont modulés selon la zone climatique et l’altitude du logement. Voir les modalités fixées par l’Arrêté du 30 mars 2009
relatif aux conditions d’application de dispositions concernant les avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation
afin d’améliorer la performance énergétique des logements anciens.
04 75 84 36 48 - 06 82 29 20 02
[Link]
84 - Guide de l’audit énergétique en copropriété Offert par [Link] - 85
Financement de la Rénovation en Copropriété Financement de la Rénovation en Copropriété
Le dispositif RGE : qu’est-ce que c’est ? Rentabilité des projets de rénovation énergétique
Dans un contexte de demande en énergie croissante Il est intéressant de constater que les travaux de rénovation énergé-
et de souci de qualité éco-environnementale, la re- tique présentent les mêmes caractéristiques financières qu’un « investis-
cherche d’efficacité énergétique est devenue une prio- sement » : un coût initial à apporter et des revenus attendus par la suite.
rité. Le dispositif RGE répond à cet objectif, en certi- Il est donc possible d’en estimer la rentabilité.
fiant les compétences des professionnels du bâtiment La rentabilité d’un projet signifie le rapport entre les Faut-il en déduire que les travaux de rénovation énergé-
dans ce domaine, et en soutenant financièrement les revenus générés par l’investissement et le coût de sa tiques ne sont pas rentables ?
particuliers qui font appel à eux. Faisons le point. mise en œuvre. Elle dépend ainsi de plusieurs facteurs : Dans le cas présent, ce raisonnement est en réalité
• le prix de l’investissement (coût des travaux), incomplet.
• les revenus attendus (économies sur la facture
La mention RGE, rebaptisée “Reconnu Garant de l’Envi- concerne les professionnels de la maîtrise d’œuvre :
d’énergie), En effet, en termes de retour sur investissement, nous
ronnement” en 2013 et créée par l’Ademe et les pou- bureaux d’étude, économistes de la construction, archi-
• l’ingénierie financière du projet (aides et subven- ne pouvons prendre en compte que ce que nous pou-
voirs publics, est un signe de qualité pour tous les pro- tectes, sociétés d’ingénierie. Objectif : engager la mon-
tions mobilisées, coût des financements néces- vons quantifier, c’est-à-dire les économies sur la fac-
fessionnels du bâtiment (artisans et entreprises) qui tée en compétence de la maîtrise d’œuvre. Cette men-
saires, évolution des prix des énergies). ture d’énergie. Nous négligeons ainsi les autres béné-
concourent à l’amélioration de la performance énergé- tion est délivrée par 4 organismes.
fices attendus de ces travaux, à savoir la valorisation
tique et environnementale des constructions (en neuf > + d’infos : voir article “A quels organismes s’adresser
Le calcul de la rentabilité se fait principalement à tra- du patrimoine immobilier et l’amélioration du confort
et rénovation), et qui a été porté par une campagne de pour obtenir la mention RGE ?”
vers les indicateurs suivants: de vie, puisque les outils et les techniques actuelles ne
sensibilisation grand public « J’éco-rénove, j’économise
• le temps de retour sur investissement qui repré- savent pas encore les mesurer.
». Des soutiens financiers seront donc mis en place pour
sente le nombre d’années nécessaire pour que les
l’aide à la décision préalable aux travaux des bâtiments
économies sur charges couvrent le coût initial des L’ensemble des études menées par l’ADEME montre
L’obtention de cette mention, pour les professionnels, et aux installations d’énergies renouvelables. L’aide
travaux, pourtant que l’amélioration du confort constitue, avec
est soumise à deux pré-requis : sera conditionnée à la réalisation des études (audits
• la valeur actuelle nette du projet qui est la diffé- la réduction des consommations énergétiques, la prin-
• obtenir une certification de qualification délivrée énergétiques, études thermiques, études de faisabilité
rence entre le coût de l’investissement et la somme cipale motivation des particuliers à entreprendre des
par l’organisme correspondant à sa filière métier ; pour les énergies renouvelables…) titulaires d’un signe
des économies attendues, travaux de rénovation dans leurs logements.
• être formé aux économies d’énergie par l’orga- de qualité RGE. Patience toutefois : il faut attendre jan-
• le taux de rentabilité interne qui est le taux qui per- Elles montrent également que la valeur verte repré-
nisme agréé (FEE Bat). vier 2015 pour que la mention RGE études bénéficie de
met d’annuler le montant de la valeur actuelle nette sente aujourd’hui entre 5% et 30% de la valeur d’un
> + d’infos : voir article “A quels organismes s’adresser l’éco-conditionnalité.
de l’investissement sur un horizon donné. bien immobilier ancien rénové et que cette proportion
pour obtenir la mention RGE ?”
est appelée à augmenter dans l’avenir notamment du
Avec l’ouverture du dispositif et des aides, l’Etat table
Intuitivement, nous pouvons dire qu’un projet est inté- fait du renchérissement des prix de l’énergie.
Le principe d’éco-conditionnalité, en vigueur depuis le sur 500 000 rénovations par an d’ici 2017.
ressant lorsque :
1er septembre 2014, impose que seules les entreprises
• son temps de retour sur investissement est le plus Même si les formules de calcul de la rentabilité ne
certifiées RGE peuvent faire bénéficier à leurs clients Voir l’article “Comment bénéficier du dispositif RGE”
petit possible, savent pas encore intégrer ces paramètres, il convient
des aides publiques pour les travaux d’amélioration des pour connaître la liste complète des travaux éligibles
• sa valeur actuelle nette est positive est d’un mon- toutefois de toujours les prendre en compte comme des
performances énergétiques des bâtiments. Il s’agit de aux aides de l’Etat.
tant important, bénéfices importants de la rénovation énergétique et
l’Eco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et des crédits d’impôts
• son taux de rentabilité interne est élevé. qui contribuent ainsi à sa rentabilité.
transition énergétique (Cite). > Pour + d’infos :
• RGE : un dispositif avantageux pour les profession-
Au regard de ces éléments, il est généralement observé
L’éco-conditionnalité définit les conditions d’application nels et les particuliers
que les travaux de rénovation énergétique se carac-
concernant les avances remboursables sans intérêts • Comment bénéficier du dispositif RGE ?
térisent par des indicateurs de rentabilité insuffisants
destinées au financement de travaux de rénovation et • A quels organismes s’adresser pour obtenir la men-
: des temps de retour sur investissements longs, une
les critères de qualifications requis pour le bénéfice du tion RGE ?
valeur actuelle nette et un taux de retour sur investisse-
crédit d’impôt développement durable et des avances
ment relativement faibles.
remboursables sans intérêts.
Depuis le 1er juillet 2014, le dispositif RGE, jusque-là Cet article a été rédigé en collaboration avec ENERGIE PULSE
réservé aux TRAVAUX, a été étendu aux études, avec 14
Voir étude de l’ADEME 2011 « Analyse préliminaire de la valeur verte pour les logements »
la création de la mention RGE ÉTUDES. Ce dernier volet
Les CEE permettent de financer jusqu’à 30% du mon- A quel moment doit-on s’en préoccuper ?
Le CGA : un critère à utiliser... mais pas tant des travaux, lorsque ceux-ci respectent les critères
tout seul La réglementation impose un processus de valorisation
Pour les questions énergétiques, choisir technique d’éligibilité définis par la Loi.
des CEE très stricte : il faut obtenir l’engagement de
On aura compris que le CGA ne poussera pas systé- systématiquement la solution la moins financement avant la signature du bon de commande.
matiquement le décideur vers le « moins disant », mais chère est de moins en moins pertinent. Comment avoir recours aux CEE en copro- Le conseil syndical devra donc lancer la recherche de la
plutôt vers le « mieux disant ». meilleure valorisation des droits à CEE avant la décision
Le coût global est un critère qui prend en priété ?
de lancer les travaux. La démarche pouvant s’avérer
Mais si le calcul montre que la solution « A » est préfé- compte les coûts de construction ou de
Les CEE financent une partie des travaux de rénovation complexe et longue, sachez que vous pouvez vous faire
rable à la solution « B » alors que le décideur n'a pas les rénovation et les futures dépenses. Mais énergétique. Il convient donc de suivre toutes les étapes aider par des conseils spécialisés qui vous permettront
moyens financiers de choisir « A », c'est finalement vers son calcul doit être réalisé avec sérieux devant vous conduire à des travaux de qualité. d’obtenir rapidement des propositions intéressantes.
« B » que s'opérera son choix. et les solutions envisageables doivent Il faut d’abord réaliser un diagnostic énergétique de
être comparées également sur d’autres votre bâtiment et des ses équipements qui vous orien-
Par ailleurs, la solution « A » peut être économiquement tera dans vos choix de travaux et vous informera sur Quelques exemples !
la meilleure, mais en est-il de même pour d'autres critères (environnement, santé et confort
leur coût et sur les économies que vous réaliserez sur
aspects (émissions de CO2, pollutions, facilité d'usage, des occupants). votre facture énergétique selon chaque scénario de tra-
Certains travaux peuvent générer plus de CEE que
confort,...) ? d’autres, proportionnellement à leur coût.
vaux défini.
L’isolation de la toiture terrasse ou encore le chan-
Une fois les travaux choisis et dès l’obtention des devis
gement de l’ancienne chaufferie par une chaudière à
Cet article a été rédigé en collaboration avec TRIBU ENERGIE des entreprises consultées, vous pouvez obtenir des
condensation font partie de ces opérations particuliè-
estimations de la prime dont vous pouvez bénéficier au
rement intéressantes, puisqu’elles peuvent générer un
titre des CEE. Ces démarches doivent être entreprises
éco-bonus au titre des CEE couvrant jusqu’à 25% et
avant le vote en Assemblée Générale des travaux.
ZOOM
20% respectivement du coût des travaux.
Les Certificats d’Economie d’Energie Les CEE peuvent prendre différentes formes : une pres-
tation gratuite, un financement à des conditions boni-
et la rénovation énergétique des fiées, ou encore une prime que vous encaissez à la fin
des travaux.
A titre d’exemple, lors du changement de votre chau-
copropriétés dière. Si la nouvelle chaudière respecte les critères
d’éligibilité au CEE (s’il s’agit d’une chaudière à conden-
Mesure phare de la Politique gouvernementale d’en- Mis en place par la Loi de programme fixant les orienta- sation, par exemple), alors vous pouvez bénéficier d’une
couragement aux économies d’énergie, les Certificats tions de la politique énergétique (Loi Pope) du 13 juillet prime pour vous aider à la financer.
d’Economie d’Energie (CEE) sont aujourd’hui un outil 2005, ce dispositif a instauré l’obligation pour les four- Cette prime peut vous être directement proposée par
incontournable du financement des travaux de rénova- nisseurs d’énergie de promouvoir les actions visant à
tion énergétique des copropriétés. réduire la consommation d’énergie de leurs clients et
Cet article a été rédigé en collaboration avec ENERGIE PULSE
Pour en savoir plus sur les certificats d’économies d’énergie, téléchargez le Guide des Crédit d'impôt et prêt à taux zéro : du neuf avec
CEE (Certificats d’Economies d’Energie) sur [Link] : du vieux...
[Link]
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite)
a remplacé le crédit d’impôt développement durable
Les certificats d'économie d'énergie : (CIDD) pour les dépenses payées depuis septembre
2014. Destiné aux locataires, propriétaires ou occupants
Les certificats sont obtenus à la suite d’actions entre- Enfin, la LTECV prévoit d’ores et déjà une 4ème période
prises en propre par les opérateurs, par l’achat de CEE d’obligations de 2018 à 2020.
auprès d’autres acteurs ayant mené des opérations
d’économies d’énergie, ou à travers des contributions
financières à des programmes d’accompagnement. En
cas de non respect de leurs obligations, les obligés sont
tenus de verser une pénalité libératoire de deux cen-
times d’euro par kilowattheure manquant.
Les grands groupes de BTP et les grands fournisseurs les copropriétés, les petits bailleurs sociaux et le parc
d'énergie ont déjà lancé des expérimentations (Bou- des bâtiments des collectivités territoriales, elle appor-
ygues, Gaz de France Provalys...), qui ne paraissent tera le financement initial et sera remboursée sur 15 ou
pas pour le moment optimisées, en tous cas pour les 25 ans.
copropriétés concernées : l’ARC (Association des res- Les obstacles restent néanmoins encore nombreux
ponsables de copropriété), qui a "disséqué" les contrats sur cette voie, à commencer par la mise au point des
qu’elle s’est procurés, a émis de sérieuses réserves sur conditions juridiques et assurantielles de la garantie
leur économie générale et même sur les conséquences de performance énergétique, pièce indispensable d'un
sur les locataires des copropriétaires bailleurs... Pas CPE avec tiers financement, mais aussi de la capacité
étonnant en fait : ces grands groupes financent ces des sociétés de tiers financement ou de tiers inves-
opérations sur capitaux internationaux et exigent une tissement à proposer des opérations qui se traduisent
rentabilité importante. pour les copropriétés par une économie substantielle
immédiate sur leur facture énergétique et pas seule-
Un financement aidé par l'Etat et les collectivités terri- ment après remboursement du financement, condition
toriales, et la constitution à leur initiative de structures sine qua non de l'obtention d'une décision favorable
de tiers financement ou de tiers investissement, au plan des assemblées de copropriétaires ! Pourquoi s'enga-
national comme au plan local, peut permettre de réali- ger dans une aventure complexe dont on n'est pas sûr
ser et financer des opérations plus intéressantes pour de tout comprendre, et pleine d'aléas qu'on n'est pas
les copropriétés ; ainsi, le Conseil régional d’Ile-de- sûr de maîtriser, pour une économie nette dérisoire,
France a décidé dans le cadre du Plan Climat de la ré- voire négative après paiement de la redevance du "tiers
gion la création d’une société d’économie mixte (SEM) financeur", avec de surcroît le risque d'avoir à la fin du
appelée "Energies Posit’if" : elle aura pour mission le remboursement à réinvestir dans le remplacement de
développement d’aides à la rénovation thermique des matériels dont la durée de vie n'excèderait pas la durée
logements et des énergies renouvelables. Orientée vers du contrat ?
4 AUDIT
ÉNERGÉTIQUE
EN COPROPRIÉTÉ
Ce que dit le décret [Article 1, article R.134- [Note de l’ARC : donc les factures d’électricité également]
16.] (...) ;
• le carnet d’entretien prévu à l’article 18 de la loi no 65-
« Le syndic de copropriété fournit à la personne qui réalise 557 du 10 juillet 1965 ;
l’audit : • le contrat d’exploitation et de maintenance de l’installation
• La quantité annuelle d’énergie consommée pour la copro- collective ;
priété par l’installation collective pour le chauffage ou le • les coefficients de répartition des charges de chauffage,
refroidissement et, le cas échéant, la production d’eau de refroidissement et, le cas échéant, de production d’eau
chaude sanitaire. chaude sanitaire appliqués aux lots ;
• Les documents en sa possession relatifs aux installations • les factures des travaux réalisés, les devis des travaux
collectives de chauffage, de refroidissement ou de pro- éventuellement envisagés,
duction d’eau chaude sanitaire, et à leur mode de gestion. • les plans de la copropriété ;
• Les contrats d’exploitation, de maintenance, d’entretien et • le diagnostic de performance énergétique éventuellement
d’approvisionnement en énergie. réalisé sur le bâtiment ».
• Le dernier rapport de contrôle périodique de la ou des
chaudières. « Tout autre document ou étude informelle permettant d’appré-
cier la qualité thermique de la copropriété est également fourni
« II. - Le syndic fournit également à la personne en charge de ».
la réalisation de l’audit énergétique, tout autre document en
sa possession nécessaire à son établissement. La liste de ces Le décret et l’arrêté visent donc un travail de prépara-
documents est définie par arrêté (...)» tion très important, qui n’est pas du ressort du bureau
d’études, mais bien de la copropriété donc du syndic
NB : il s’agit de l’arrêté du 28 février 2013 (ci-dessous) et - comme on le verra - du conseil syndical.
Cet article a été rédigé en collaboration avec PLANÈTE COPROPRIÉTÉ Cet article a été rédigé en collaboration avec SUNSQUARE
Le déroulement et les opérations d’analyse de l’audit : fenêtres est souvent très succincte, car cela prend trop
de temps aux bureaux d’études : il n’y a souvent aucun
et patrimonial de la copropriété joint à l’audit ; c’est
ce que Planète Copropriété nomme « l’audit global
le descriptif du bâti et des installations et de leur décompte de fenêtres rénovées, ni d’analyses de leurs
pathologies.
partagé »,
2. Soit les copropriétaires missionnent un technicien
entretien Idem pour les volets. De plus les types de radiateurs
dans les appartements et leurs organes de réglages
ou un architecte « indépendant » qui va travailler
conjointement à la réalisation de l’audit.
sont mal ou non décrits ».
Ce que dit le décret [Article 1, article R.134- • des équipements collectifs et privatifs : chaufferie,
15, a)] radiateurs, production d’eau chaude, ventilation, Quel est l’intérêt d’associer un technicien
éclairage, gaines techniques. Nos conseils dès la réalisation de l’audit ?
« (L’audit comprend d’abord) un descriptif des parties com- Le bureau d’études devra non seulement détailler, mais
munes et privatives du bâtiment. Ce descriptif s’appuie sur les Ces observations sont plutôt alarmantes puisque le dé- Le technicien grâce à son expertise sur le bâti (maté-
apprécier ce qui va ET ce qui ne va pas concernant la
caractéristiques « pertinentes » du bâtiment et sur un descriptif cret précise que les propositions de travaux de l’audit riaux, entretien, usage et pathologies) et aux échanges
gestion des équipements et les éléments bâtis.
de ses installations collectives de chauffage ou de refroidis- devront tenir compte au premier rang de l’état du ou avec les copropriétaires, pourra conseiller le bureau
sement et de ses équipements collectifs de production d’eau des bâtiments. d’études thermique au moment des préconisations pour
chaude sanitaire, de ventilation et d’éclairage. Il décrit les La visite de la copropriété Or, les bureaux d’études thermiques se cantonnent trop que ces dernières soient réellement adaptées et non «
conditions d’utilisation et de gestion de ces équipements. » souvent aux calculs de déperditions, d’apports énergé- génériques ».
Notons que le conseil syndical est directement partie tiques, de rendements…
prenante dans le déroulement des visites. Le légis- Par ailleurs, dans une seconde phase, une fois l’audit
Ce que dit l’arrêté [Article 3, a) et b)] lateur reconnaît ainsi son rôle primordial pour le bon En effet : terminé, il sera de toute façon nécessaire de missionner
déroulé de l’audit. Il faut également retenir que tous les 1. les thermiciens ne sont pas des spécialistes des un maître d’œuvre pour mettre au point et finaliser le
« La personne en charge de la réalisation de l’audit énergé- éléments ayant des incidences sur les consommations pathologies du bâti, programme des travaux, établir les cahiers des charges
tique réalise une visite du site, en saison de chauffe si possible, énergétiques doivent être mis en évidence, et que des 2. le descriptif des parties privatives, qui demande pour les consultations d’entreprises et enfin, pour diri-
accompagnée d’un employé du syndic et du président du mesures de rendements sur les équipements de chauf- beaucoup de temps, risque d’être insuffisant, ger l’exécution des travaux. C’est donc bien le maître
conseil syndical ou de l’un de ses membres, s’il existe. Cette fage doivent être effectuées. 3. le diagnostic de l’éclairage et des installations élec- d’œuvre qui sera le véritable « chef d’orchestre » de la
visite inclut : triques n’est pas encore entré dans les pratiques rénovation énergétique de votre copropriété.
« a) l’appréciation de l’environnement extérieur, de la valeur des thermiciens,
patrimoniale du bâtiment et des éléments ayant des incidences Retour d’expériences (ce que disent les 4. enfin, tous les thermiciens ne sont pas spécialistes
sur les consommations énergétiques de celui-ci : localisation observateurs) des chaufferies et des réseaux de distribution de
et orientation du bâtiment, masques solaires, mitoyenneté, élé- chauffage.
ments architecturaux ; « Concernant les parties communes, les matériaux du
Ainsi les adhérents de Planète Copropriété se sont aper-
« b) l’inspection détaillée des parties communes et de leurs gros œuvre ne sont pas tous identifiés (il y a souvent
çus qu’un ingénieur thermicien, seul, permet difficile-
équipements (dispositifs d’éclairage et de ventilation, réseaux différents types de murs dans un bâtiment) et les patho-
ment d’établir des préconisations de travaux adaptées
de distribution, émetteurs), des gaines techniques et de l’ins- logies du bâtiment sont rarement décrites.
et donc d’être un « déclencheur » de campagnes de tra-
tallation collective de chauffage ou de refroidissement, com- Parfois, alors que la copropriété est composée de plu-
vaux au sein des copropriétés…
prenant des mesures in situ afin d’évaluer le rendement éner- sieurs bâtiments, les calculs de l’audit ne sont fondés
gétique de l’installation. que sur un seul bâtiment qui représenterait l’ensemble.
C’est pour cela qu’ils pensent, comme de plus en plus
Elle s’appuie sur le dernier rapport de contrôle ou la dernière de bureaux d’études thermiques, qu’il est essentiel
attestation d’entretien de la chaudière ». Les organes de distribution du chauffage (vannes
qu’un technicien du bâtiment ou un architecte puisse
d’équilibrages, régulateurs) ne sont pas décrits, et l’on
être associé au travail de repérage et de diagnostic dès
note également un regard « peu critique » des ther-
le départ.
Analyse et points de vigilance miciens sur la gestion du chauffage collectif et une
absence d’analyse des contrats P2 (petit entretien) et
Le descriptif visé par le décret concerne donc l’en- Deux cas de figure se présentent :
P3 (gros entretien) ainsi que sur les interventions effec-
semble de la copropriété les parties communes et pri- 1. Soit le bureau d’études thermique qui fait une pro-
tuées, et possibles optimisations.
vatives doivent être décrites et analysées. Il s’agit : position à la copropriété, s’attache les services d’un
Le poste « éclairage » (halls, escaliers, circulations, par-
• des éléments bâtis relatifs à l’enveloppe du ou des technicien ou d’un architecte pour que ce dernier
kings…) n’est, quant à lui, souvent ni décrit ni analysé.
bâtiments : façades, toiture, combles, fenêtres, réalise un diagnostic technique, voire architectural
sous-sols, etc. Concernant les parties privatives, la description des
Cet article a été rédigé en collaboration avec PLANÈTE COPROPRIÉTÉ
Comment faire en cas de chauffage mixte dernier étage, pignons) et appliquer des ratios pour priété Sinon, il y a un fort risque de ne visiter que les loge-
(collectif + appoint électrique) ? déterminer la part des kWh affectés au chauffage (no- • la visite de logements posant problème, repérés ments des personnes présentes en journée par hasard.
tamment en comparant les consommations pendant les avec le questionnaire ;
En cas de chauffage mixte, il est difficile de déterminer mois d’été et pendant les mois d’hiver). • le repérage du système de distribution du chauffage Lors de la recherche du bureau d’études ther-
la part d’électricité utilisée pour les radiateurs d’appoint. (où sont les colonnes montantes ?), des émetteurs mique qui réalisera l’audit, nous conseillons de
Néanmoins les thermiciens peuvent tout à fait deman- (radiateurs, etc.) et de leurs moyens de réglages, demander aux thermiciens :
der des copies de quelques factures d’électricités pour des entrées d’air, etc. • comment font-ils le choix des logements ?
certains appartements stratégiques (rez-de-chaussée, En pratique, il est nécessaire que le conseil syndical et • quels nombres de logements seront visités ?
le syndic organisent les visites en informant les proprié- • quelles mesures seront prises ?
Cet article a été rédigé en collaboration avec PLANÈTE COPROPRIÉTÉ
taires occupants et les bailleurs (jours et heures des vi- • comment la synthèse sera intégrée à l’audit ?
sites) et en prévoyant l’accès (se faire confier les clefs)
aux logements « témoins ».
Visite de la copropriété et des logements Cet article a été rédigé en collaboration avec PLANÈTE COPROPRIÉTÉ
Ce que dit le décret [article 1, article R.134- La visite des logements est très importante et là encore
15, c)] le conseil syndical joue un rôle majeur. Bien faite, cette
visite permettra : L’intérêt de la métrologie préalable et du suivi
des consommations
Le décret prévoit aussi « c) la visite d’un échantillon de loge- 1. de repérer des problèmes non encore identifiés
ments et, le cas échéant, des parties privatives à usage tertiaire jusque-là par les conseillers syndicaux ou par le
(bureaux), sous réserve de l’accord des occupants concernés syndic ;
». 2. de préciser les problèmes identifiés par l’intermé- Quelle température fait-il chez vous ? La température ressentie ou la tempéra-
diaire des questionnaires ; ture du thermomètre ?
3. d’approfondir des problèmes déjà repérés avant
Ce que dit l’arrêté [article 3 c)] l‘audit ;
« La visite inclut (...) 4. d’analyser ensuite l’origine de ces problèmes (qui saison de chauffage. Or la température réelle s’avère
« c) La visite des combles, des sous-sols, des locaux à usage sont comme des symptômes) pour comprendre les bien souvent très éloignée (au dessus ou en dessous)
tertiaire et d’un échantillon de logements. Cet échantillon pathologies du bâti ou des équipements ; de cette valeur pour différentes raisons : des façades
contient au moins : 5. d’intégrer dans les futures préconisations le traite- diversement ouvertes vers l’extérieur, une distribution
• un logement au rez-de-chaussée ; ment de l’ensemble des problèmes repérés. du chauffage qui peut être différenciée selon les orien-
• un logement au dernier niveau ; tations principales du bâtiment, des situations multiples
• un logement d’un étage courant ; La visite des appartements est également l’occasion d’appartements dans le bâtiment (sous toiture, en pi-
• un logement sur mûr pignon. d’approfondir certains points de l’enquête sur parties gnon…) plus ou moins favorable.
« La visite de chaque logement s’accompagne d’un descriptif communes.
des principales caractéristiques thermiques et géométriques Pour améliorer la qualité de l’audit énergétique et la
du logement et de ses équipements énergétiques de chauf- On note finalement que ces visites sont assez bien « fiabilisation des données à prendre en compte pour
fage ou de refroidissement (émetteurs et appoints éventuels), encadrées » par les textes ; cette obligation étant très le calcul de modélisation thermique du bâtiment, il
de production d’eau chaude sanitaire, de ventilation et d’éclai- récente, une attention particulière devra être apportée convient d’utiliser une métrologie simple qui va consis-
rage. à son respect, car il est à craindre que la réalité ne soit ter en une campagne d’enregistrement des tempéra-
« Lors de la visite, les occupants sont interrogés sur leurs habi- pas aussi « belle ». tures intérieures des bâtiments pendant la saison de
tudes d’utilisation et de gestion des différents équipements du chauffe et également l’été si la copropriété dispose d’un
logement (ouvertures des fenêtres, puisage d’eau chaude et système de rafraichissement. Cette campagne se dé-
Nos conseils roulera sur une durée suffisamment longue et dans un
d’eau froide, régulation des émetteurs...), sur les dépenses Dans le cadre de l’audit énergétique une des étapes obli-
annuelles liées à ces équipements et sur l’appréciation de leur gatoires consiste à calculer la consommation théorique échantillon de logements représentatif de la variété des
Pour que les visites soient utiles, les adhérents de Pla-
confort thermique ». de l’énergie nécessaire au chauffage des bâtiments. situations. Les informations ainsi collectées (tempéra-
nète Copropriété pensent qu’il faut exiger dans le cahier
Ce calcul s’établit souvent sur la base d’une hypothèse ture, hygrométrie) pour chaque logement de l’échantil-
des charges :
Analyse et points de vigilance • un nombre de visites adapté à la taille de la copro- de température moyenne autour de 19°C pendant la lon permettront de mieux caractériser la situation de la
Le cahier du BIC disponible en téléchargement sur le Par ailleurs, ce travail de recensement des informations
site de Planète Copropriété ou le site de l’UNARC permet nécessaires à la réalisation d’un audit énergétique per-
au conseil syndical de recenser les informations néces- mettra à la copropriété de mieux négocier financière-
saires à la réalisation d’un premier état des lieux de la ment les conditions de réalisation d’un audit efficace,
situation de la copropriété, aussi bien du point de vue une partie du travail de l’audit ayant déjà été préparée
de la gestion, de son fonctionnement, de ses équilibres et le déroulement de celui-ci faisant l’objet d’une aide
financiers, que du point de vue technique et de ses be- du conseil syndical.
soins de travaux.
Les différents points de contrôle pour le vaux que d’autres considérations rendraient souhaitables (par
exemple, l’isolation par l’extérieur des façades peut poser des
11. Énergies renouvelables
La possibilité d’implantation de panneaux solaires, ou plus
diagnostic du bâti problèmes au regard du risque incendie).
2. Isolation thermique
rarement d’éoliennes, est examinée.
12. Évacuation des déchets
Là aussi, on ne se contente pas de confronter l’immeuble Cet article examine les locaux poubelles, vide-ordures, les
avec la réglementation actuelle, mais de le considérer dans conditions de collecte et le cheminement des bennes.
Les diagnostics d’immeuble s’imposent peu à peu comme un moyen de gérer
sa matérialité et de voir comment améliorer les choses rai- 13. Ventilation
correctement le patrimoine bâti. Ils sont ainsi devenus obligatoires pour la mise sonnablement. On évoque aussi la possibilité d’une rénovation Ce problème excessivement important mais méconnu est
en copropriété d’un ensemble immobilier. C’est également la méthode du dia- thermique par bouquet de travaux, on la replace dans une abordé à partir des pathologies qu’on constate. Une vérification
gnostic qui a été retenue pour la prise en mains du problème énergétique dans perspective globale, et on renvoie à l’audit thermique s’il en des circuits aérauliques est également effectuée.
les grandes copropriétés (plus de 50 lots avec chauffage collectif). Pour finir, les existe un. 14. Ascenseur
3. Plomb, Termites, Amiante S’il existe, on le mentionne. S’il n’existe pas, on évalue les pos-
lois en préparation envisagent d’imposer la réalisation de diagnostics (ou audits)
On évoque surtout ces problèmes en renvoyant aux diagnos- sibilités d’installation.
globaux à intervalles réguliers. tics spécialisés. Si ceux-ci prescrivent des travaux, on les cite 15. Menuiseries extérieures
ici, et on les raccorde au reste du diagnostic global. 16. Menuiseries intérieures
4. Protection contre l’intrusion 17. Détail des logements (ou bureaux ou boutiques…)
5. Accessibilité Handicapés C’est dans cet article qu’on fait l’inventaire des problèmes spé-
L’architecte visite tout l’immeuble à diagnostiquer, ficile, ce qui explique des dispositions constructives qui sinon Là aussi, on va au-delà d’une simple application de la régle- cifiques à chaque logement (ou bureau), entre autre les instal-
parties communes et privatives. Il procède essentiel- paraissent illogiques. mentation en vigueur, pour mettre en évidence les mesures lations sanitaires, étanchéité des sols, ventilation, etc.
lement à des constatations qualitatives, avec pour but de bon sens aptes à faire évoluer les choses. Comme pour la
d’inventorier le maximum d’éléments, et d’établir une III. Structure thermique, on replace cette problématique dans une perspec- V. Liste des travaux à prévoir sous cinq ans
synthèse. Il replace aussi l’immeuble dans son contexte On va « de fond en comble », expression remarquablement tive globale. Essentiellement qualitative, cette liste donne
historique, sociologique et financier : par exemple, dans opérante. 6. Revêtements et sols des parties communes également les ordres de grandeur des investisse-
la proche banlieue parisienne, les anciens logements On décrit correctement l’existant, et on insère dans la descrip- 7. Canalisations eau froide et eaux usées ments à prévoir.
ouvriers ont été investis par de jeunes bourgeois, et le tion la liste des pathologies qui l’affectent. Le problème du plomb est encore très présent dans les im-
diagnostic ne sera pas le même que dans le même bâti- 1. Fondations et caves meubles d’avant 1948. Ce diagnostic rend l’immeuble intelligible à ses proprié-
ment situé dans un environnement resté populaire. 2. Humidité en rez-de-chaussée 8. Gaz taires. Il a un rôle technique, mais également prospectif,
D’une manière générale, humidité et ventilation sont les deux On procède à une inspection sommaire, souvent suffisante financier, et il rend plus efficaces les Assemblées Géné-
clés pour comprendre un bâti ancien. Ce sont aussi les don- pour détecter des problèmes à régler. Si nécessaire, on ren- rales de Copropriété
Détail du diagnostic-type nées le plus souvent négligées. voie à un diagnostic technique spécialisé. Ce n’est qu’après la réalisation d’un tel diagnostic glo-
3. Éléments porteurs verticaux 9. Installations électriques et télécommunications bal qu’on peut, en pleine connaissance de cause, abor-
On précise tout d’abord que ce Document est confidentiel,
4. Structure porteuse des planchers On décrit les ouvrages, ce qui suffit généralement pour déter- der la rénovation énergétique proprement dite.
réservé aux Copropriétaires et à leur Syndic.
5. Structure porteuse des escaliers miner s’ils nécessitent des travaux.
Il n’engage la responsabilité de l’architecte que sur les ouvrages
6. Charpente 10. Chauffage
qu’il a effectivement pu visiter dans le cadre de la mission qui
Il va de soi que si l’immeuble n’en comporte pas, ce chapitre Là encore, on reste descriptif. Tous ces points techniques
lui a été confiée, ouvrages qui sont répertoriés ci-après.
n’est pas renseigné. sont évoqués pour être replacés dans le contexte global de
7. Couverture l’immeuble.
I. But de ce diagnostic
8. Façades
S’il s’agit de mettre aux normes un immeuble devenu inadapté
à sa fonction, ou de vérifier avant ravalement que d’autres tra- Cet article a été rédigé en collaboration avec LA COMPAGNIE DES ARCHITECTES DE COPROPRIÉTÉ
IV. Équipements et finition
vaux moins évidents ne seraient pas nécessaires, la manière de
1. Protection incendie
rédiger le rapport doit s’adapter à la demande de la clientèle.
Une analyse complète du risque incendie est nécessaire. On
ne se contente pas de pointer les non-conformités (un im-
II. Présentation générale
meuble ancien doit être aux normes de l’époque où il a été
Il faut préciser à quel type de construction on a affaire !
construit, ce qui le rend non-conforme aux normes actuelles,
C’est aussi là que les éléments historiques, sociologiques
évidemment), mais on considère le bâti avec bon sens, et on
et techniques trouvent leur place. Par exemple, pour les im-
en déduit des mesures souvent très simples à prendre pour
meubles très anciens, on rappelle systématiquement qu’avant
améliorer la sécurité.
l’invention du camion, le transport de matériaux était très dif-
C’est ici aussi qu’on évoque l’éventuel danger de certains tra-
Mise en garde tirer parti ni vendre cette prestation non encore imposée L’ARC et l’UNARC
par la réglementation.
Par essence, la thermographie du bâtiment est trom-
peuse, mais pire encore, elle est dangereuse pour qui D'ailleurs le donneur d'ordre n'a pas non plus de com-
La plus importante association de conseils
n’a pas intégré que le bâtiment est une machine ther- pétence en la matière et s'interroge sur : syndicaux et de syndics bénévoles en France.
mique dans un environnement évolutif : on trouvera des • l'intérêt de la thermographie - ne s'en est-on pas
images thermiques très aisées à comprendre et à inter- passé jusqu'ici ?
préter. Mais quel que soit le bâtiment, la thermographie • la nécessité de la payer - non obligatoire, n'est-il
produit immanquablement des images dont la compré- pas normal qu'elle soit proposée gracieusement !
hension et l’interprétation nécessitent des savoirs spé-
cifiques qui ne s’acquièrent qu’auprès de formateurs Dans ce contexte indigent, cette puissante technique
expérimentés. Attention donc, si, en thermographie, il pourra-t-elle porter ses fruits, l'ingénieur y consacrera-
y a des vérités et des illusions, il en est de même pour t-il le temps nécessaire, ne sent-il pas que son rapport
l'internet, la presse, les fournisseurs et les centres de - du reste illisible - ne sera pas même considéré, cela
formation. vaut-il la peine de dépenser pour se former ? Pour qu'un
constat plus heureux se dessine, il faudra un nouvel élan
des acteurs de part et d'autre, ainsi qu'une approche
L'entrée en matière des bureaux d'études plus professionnelle avec démonstration à la clé.
thermiques L’ARC, Association des Responsables de Copropriété, est une association à but non lucratif (loi
1901) créée en 1987. Elle est implantée, en 2012, sur plus de 14 000 immeubles en copropriété
Aujourd'hui, il n'est plus anecdotique que l'ingénieur L'importance de l'indépendance des me- représentant plus de 900 000 lots principaux.
thermicien du bureau d'étude, sollicité par un maître sureurs
d'ouvrage pour un audit énergétique ou une étude ther- Nommée par arrêté conjoint des ministères du Logement et de la Justice comme membre
mique, propose une thermographie dans son offre. Mais permanent de la Commission nationale relative à la copropriété (12 membres seulement), l’ARC
il ne s'agit, la plupart du temps, que d'une cerise sur La notion d'offre globale de travaux doit être com- siège également dans de nombreuses commissions officielles où elle représente les intérêts des
le gâteau, manifestant accessoirement que le BE dis- prise pour être opérante ; elle ne doit pas pro- copropriétaires.
pose de moyens illustratifs et... souvent gracieux. Cette voquer la confusion des genres : juge et partie. En, 1991, l’ARC a créé l’UNARC – Union Nationale des Associations de Responsables de
cerise n'est pas valorisée à sa juste valeur puisque Ainsi, l'AMO, le contrôle à réception ou le conseil, Copropriété – qui regroupent 12 associations régionales et couvre désormais toute la France.
l'ingénieur, presque toujours non ou mal formé à cette doivent impérativement rester distincts des entre-
technique qu'il croit comprendre - la thermographie L’ARC a aussi créé une coopérative (Copropriété-Services) réservée à ses adhérents collectifs, qui
prises de conception et d'exécution. L'autocontrôle
n'est-elle pas parfaitement évidente (!) - ne sait pas en apporte de nombreux services aux copropriétés (groupement d’achats, audits techniques,
fait par l'artisan ou la démonstration incitative n'ont
référencement d’entreprises, services comptables, logiciels, sites gratuits, etc.)
L’ARC et l’UNARC aident ainsi tous leurs adhérents à résoudre l’ensemble des problèmes d’ordre
juridique, comptable, financier, technique et pratique qu’ils rencontrent dans leur copropriété et à
améliorer la gestion de ces copropriétés.
d'autre valeur que... commerciale. L'audit énergétique reur doit déjà être inscrite au stade de la préconisation l'enveloppe voit ainsi sa surface de déperdition aug- donneurs d'ordre locaux n'ont pas tous suivi les recom-
ou l'étude thermique ne doivent pas faire partie de des travaux : l'infiltrométrie et la thermographie sont menter par rapport au strict calcul surfacique. L'intérêt mandations détaillées et motivées dans ces documents.
l'offre globale de travaux sous peine d'autosatisfaction, des techniques impératives de contrôle incluses dans de cette nouvelle notion, présentée au colloque CETE Les résultats sont très clairs : retenir le moins disant,
de conflit d'intérêt voire d'incongruité ou de non-perti- la réception. Ce contrôle a un coût, à intégrer aux pro- de l'Ouest-CSTB en janvier 2011 ([Link] sans tenir compte des recommandations, signifie obte-
nence. Enfin, une AMO est plus que fortement conseil- positions. Par thermographie, la réception a lieu quand actualites/dossiers/batiments-basse-consommation- nir un rapport de mauvaise qualité, inconsistant ou er-
lée pour les travaux de copropriété où généralement les les conditions d'emploi de la technique sont réunies, ce [Link]) n'a pas encore excité les roné. Suivre les recommandations a abouti à des coûts
compétences en matière de performance énergétique qui n'est pas souvent possible en stade de la réception décideurs des organismes. Nous leur disons : qu'ils supérieurs pour un rapport circonstancié, élaboré et
sont minimales. classique. Il faut donc y penser durant l'année de garan- s'en emparent, la développent et définissent son champ pertinent. Et de tels rapports ne peuvent être rédigés
tie de parfait achèvement : les réserves à la réception d'application. Le Seid permettra de corriger les calculs que par des intervenants solidement formés ou certi-
classique diront donc que la performance énergétique conventionnels. fiés (... Cofrac). Si les rapports avaient été notés sur 20,
En quoi la thermographie s'insère-t-elle sera observée par thermographie, à telle date et dans la la fréquence des notes donnerait deux maxima, l'un à
dans le processus de l'audit énergétique ? mesure où l'hiver le permet. Au-delà, on entre dans le 3/20 (ce que l'on ne devrait pas même payer - interve-
délai de la garantie décennale. Un bel exemple à améliorer, renouveler, nants non formés, non certifiés) et l'autre à 18/20 (ce
L'audit énergétique (de même que le DPE ou l'étude amplifier qui est simplement correct et attendu - intervenants
thermique) comprend une phase de calcul qui ne prend
Le contrôle par thermographie à réception comprend solidement formés ou certifiés). Voilà qui valide le prin-
pas en compte les défauts localisés de la construction L'hiver 2012-2013, un grand bailleur social a diffusé
toutes les applications habituelles de la technique. cipe-même des fameux documents : ils ont été rédi-
: le calcul est dit conventionnel. Or, plus l'enveloppe du 40 appels d'offre de thermographie sur la base de trois
gés dans l'optique d'en finir avec l'amateurisme à la
bâti est performante, et plus les défauts localisés ont de documents établis par un ingénieur thermicien formé
Il va falloir s'y faire : les maîtres d'œuvre commencent à fois des donneurs d'ordre inconscients et des thermo-
conséquence sur sa performance énergétique, au point et en liaison avec l'association des thermographes
employer la thermographie (même à mauvais escient et graphes équivoques.
que l'on peut dire que l'enveloppe de la maison passive professionnels, l'Institut de la Thermographie. Mais les
sans la comprendre, comme un outil flou de père fouet-
ne souffre plus que de ses défauts localisés.
tard). C'est un début. D'autres y ont renoncé puisqu'ils
ont fait appel au moins disant qui en a dit... le moins
L'audit énergétique comprend aussi des phases du Cet article a été rédigé en collaboration avec L’INSTITUT DE LA THERMOGRAPHIE
possible. Et il est alors considéré que la thermographie
réel :
n'a rien à dire, alors qu'il aurait suffi de payer un ther-
• une enquête d'évaluation de la consommation et du
mographe certifié... à sa juste valeur.
confort thermique ;
• une visite de logements ;
• des propositions de travaux.
Un des problèmes importants de la Copropriété est ce- Par ailleurs ces travaux non programmés sont difficiles
lui-ci : à payer par les copropriétaires les plus modestes du fait
• Les copropriétaires, mais aussi le conseil syndical que ceux-ci n’ont pas anticipés ni provisionnés les inter-
et le syndic ne savent pas, la plupart du temps, quel ventions correspondantes. Les impayés se développent,
est l’état exact de la copropriété (ouvrage par ou- la gestion devient plus tendue (ainsi que les relations
vrage : toiture ; caves ; balcons, etc... - ou équipe- entre les copropriétaires), l’entretien courant pâtit de
5
ment par équipement, voire partie d’immeuble par cette situation et la copropriété peut être entraînée dans
partie d’immeuble) ; une spirale plus ou moins rapide de dégradation.
• de ce fait, les copropriétaires attendent que les
ouvrages ou équipements soient dégradés pour Il y a deux solutions :
intervenir ; • Ne rien faire, ce qui aura pour conséquence de faire
L’isolation en copropriété Critère 1 : Économique Ce critère permet de valoriser un matériau local dans la
Afin de réduire durablement le coût d’exploi- rénovation de la copropriété et de réduire l’impact du
Une grande partie des co- tation de la copropriété, le choix d’un système bâtiment sur son environnement. Pour cela des fiches
d’isolation devra être fait par rapport à son coût de données environnementale et sanitaire (FDES) sont
propriétés n’ont aucune
global et non uniquement par rapport à son coût disponibles sur une large gamme de produits. Les éco-
isolation thermique, la d’investissement. Ce critère permet de prévoir un matériaux envisageables en copropriété sont :
mise en œuvre d’une iso- temps de retour sur investissement en fonction du coût • La laine de bois rigide et semi-rigide,
lation globale permet de de fourniture plus la pose et des gains énergétiques • La laine de lin /chanvre,
réduire le coût d’exploita- engendrés. Dans tous les cas, l’isolation mise en œuvre • Les bottes de paille,
devra respecter au minimum les exigences du crédit • La ouate de cellulose,
tion du bâtiment. Outre la
d’impôt et des certificats d’économies d’énergie. De • L’isolation textile…
réduction du coût d’exploi- plus, il faut veiller à «ne pas tuer le gisement d’éco-
tation, une isolation cor- nomie d’énergie». En effet, la rénovation d’une paroi
rectement mise en œuvre se fait environ tous les 20 à 30 ans. Il convient de choi- Les types d’isolation les plus souvent ren-
contrés
permet : sir correctement l’épaisseur d’isolation pour les vingt
prochaines années en prenant en compte l’évolution du
• Isolation de la toiture terrasse : isolation rigide au-
• D’augmenter le confort inté- prix de l’énergie. L’analyse du coût global des copro-
dessus de la toiture terrasse,
rieur : car la température inté- priétés met en avant que la sur-isolation par rapport au
• Isolation des combles non aménagés : isolation en
rieure des murs devient plus du budget annuel alloué à la rénovation. Dans tous les standard du crédit d’impôt est souvent rentable à court
soufflage d’isolant en vrac,
chaude. En effet, pour être confortable on estime cas une isolation globale à très court terme permet de terme. Par exemple la fourniture « l’isolant » ne repré-
• Isolation des murs extérieurs : isolation par l’exté-
qu’il faut moins de 4°C entre la température de l’air réduire très rapidement le coût d’exploitation, cepen- sente que 30% en moyenne du coût d’une isolation par
rieur avec enduit,
intérieur et la température du mur extérieur. dant nombreuses sont les copropriétés ne pouvant pas l’extérieure, les autres coûts sont quasiment invariables
• Changement des fenêtres : changement des fe-
• De réduire les ponts thermiques : dans le cas se permettre de financer la totalité des travaux dès la en fonction de l’épaisseur.
nêtres et pose en applique extérieure dans l’aligne-
de l’isolation par l’extérieure et donc de réduire les première année. ment de l’isolation extérieure,
risques de condensations ponctuelles entrainant
• Isolation du plancher bas sur sous-sol/garage : flo-
parfois des pathologies. Le déroulé des travaux est propre à chaque coproprié- Critère 2 : Durée de vie
cage en sous-face de plancher.
• De réduire les émissions de CO2 : la réduction té, cependant certains travaux sont souvent exécutés Ce critère parfois oublié est indispensable au choix de
du besoin de chauffage permet de réduire les émis- ensemble : l’isolation. Il convient de choisir un isolant adapté à la
sions de CO2 de la copropriété. • Toiture/combles, paroi. Il est donc indispensable de vérifier l’adéquation
• De diminuer la puissance de chauffage : en • Murs/fenêtres/ventilation, entre l’isolant et son support notamment pour la fixation
d’autres termes avoir des températures dans le ré- • Chauffage et eau chaude sanitaire, mécanique, la migration de la vapeur d’eau, le dépha-
seau de chauffage plus basses pour la même tem- • Plancher bas (peut être effectué seul car il n'y a sage thermique.
pérature de confort. De ce fait, la diminution de la pas de connexion avec le reste de l'ouvrage (mur,
puissance de chauffage permet de limiter les pertes comble, fenêtre, toiture... En général sur les réno- Critère 3 : Eco-matériaux et matériaux recyclés
du réseau de chauffage. vations cette partie se fait à la fin.)
• D’augmenter le coût de revente des logements : Estimation Estimation
Résistance Résistance
un logement globalement rénové est plus attractif L’occupation des logements, le pourcentage de la réno- de l’épaisseur de l’épaisseur
thermique du thermique
qu’un logement ancien sans isolation. vation et la répartition des déperditions de la coproprié- (cm) avec des (cm) avec des
crédit d’impôt excellente
té permettent de dégager des travaux plus urgents que isolants isolants
d’autres. Ainsi, il est souvent plus rentable de grouper (m².K/W) (m².K/W)
standards standards
Suite à l’audit énergétique les travaux ensembles afin de réduire le temps d’inter- Isolation toiture terrasse 4,5 14 10 25
vention et donc le coût de la rénovation (par exemple Isolation combles perdus 7 30 10 40
Suite à l’audit énergétique de la copropriété, il convient
la mise en place d’un échafaudage pour plusieurs tra-
de valider un programme de rénovation énergétique. Ce Isolation des murs extérieurs 3,7 15 8 25
vaux). Il convient de rappeler que le choix de l’isolation
programme permet de distinguer les travaux à réaliser Isolation du plancher bas sur sous-sol 3 12 6,5 20
et de son épaisseur doit se faire sur plusieurs critères
rapidement des travaux à réaliser à plus ou moins long Changement des fenêtres Uw <1,7 2,4 Uw < 0,8 4,4
pour être pertinent.
terme. Ainsi, le programme permet un phasage des tra-
vaux d’isolation thermique de la copropriété en fonction Cet article a été rédigé en collaboration avec TREENERGY
Chauffage et production d’eau chaude Une solution à moindre coût : la mise en place
en copropriété d’un contrat d’exploitation de chauffage avec
Une fois la rénovation globale de la copropriété accomplie, il convient engagement de résultat
de se pencher sur le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.
En effet, en cas de changement de sys- Qui est responsable de la consommation de chauffage ici ?
tème de chauffage, il est important de
Dans le panel des solutions d’amélioration énergétique un prestataire-pilote responsable de la conduite des
le dimensionner en fonction des tra- en copropriété, il est un champ d’action à très fort effet installations et des consommations d’énergie. Dans ce
vaux réalisés afin que sa puissance de levier : celui de la conduite et de l’entretien des ins- cas le prestataire s’engage à maintenir une température
soit adaptée à la copropriété. Cela tallations thermiques de la copropriété (chaudière, bru- de confort contractuelle ainsi qu’une cible de consom-
permet d’augmenter la durée de vie leur, échangeur de chauffage urbain, producteur d’eau mation d’énergie assortie. Chaque année à la fin de la
de la chaufferie et de limiter l’inves- chaude sanitaire…). Ces installations sont bien souvent saison de chauffe, un bilan est tiré afin de savoir si la
l’objet d’un contrat simple d’entretien, de nettoyage et cible a été atteinte : si la consommation de chauffage
tissement. vérification. Or ce sont ces installations qui consom- est inférieure, le prestataire a réalisé des économies ; si
Suite à l’audit énergétique, il est indispensable de réa- Autres astuces : ment l’énergie de la copropriété pour assurer les diffé- la consommation est supérieure à la cible le prestataire
liser un calcul de coût global pour vérifier la pertinence • Vérifier l’existence du réseau de gaz naturel ou d’un rents services du chauffage ou encore de la production est en excès, il est pénalisé en conséquence.
du changement de chaufferie. Cela permet de prendre réseau de chaleur proche de la copropriété ; à noter d’eau chaude sanitaire.
en compte le coût d’installation, le coût du nouveau que raccorder un bâtiment au réseau de chaleur ne On se situe dans une démarche d’efficacité énergétique
combustible, le coût de maintenance et d’entretien. En permet de signer un contrat de fourniture qu’avec Le contrat d’entretien qui porte sur les installations ther- qui permet de faire des gains substantiels (15 à 30%
fonction de l’âge de la chaufferie actuelle et des travaux l’opérateur exploitant le réseau en question alors miques peut, à condition d’être bien défini et correcte- parfois) grâce à une réelle conduite des installations.
réalisés sur la copropriété, il peut être très pertinent que raccorder le bâtiment au réseau de gaz permet- ment négocié, être transformé pour contrôler et surtout
d’avoir un nouveau système de chauffage. tra de mettre en concurrence les différents fournis- maîtriser les consommations d’énergie tout au long de
En effet, le remplacement d’une chaudière ancienne seurs de gaz naturel pour retenir celui proposant les la saison de chauffage. On parle alors d’un contrat de
présente souvent le meilleur ratio réduction des tarifs les plus avantageux et, le cas échéant, d’en résultat ou encore d’un contrat avec engagement de
consommations d’énergie par rapport à l’investisse- changer ultérieurement. résultat. Ce contrat permet à la copropriété de désigner
ment consenti. • Veiller à couper les circulateurs du réseau de chauf- Cet article a été rédigé en collaboration avec ENEOS
Il convient de rappeler dans l’ordre décroissant, le com- fage en-dehors de la période de chauffage.
bustible le plus cher jusqu’au moins cher : • Afin de responsabiliser chaque copropriétaire le
chauffage et l’eau chaude sanitaire devra être
• Propane
• Electricité
comptabilisé par logement. Cela peut être mis en Rénovation : triple ou double vitrage ?
place avec l’installation de compteur énergétique
• Réseau de chaleur
• Fioul
par logement. Le contexte du Grenelle de l'Environnement incite
• Le réseau de chauffage devra être désemboué et tous les acteurs du bâtiment à trouver des solutions
• Gaz naturel
équilibré.
• Granulés de bois en vrac
• En fonction de la chaufferie et de sa régulation, il
techniques pour répondre aux nouvelles exigences
• Plaquettes de bois
peut être pertinent d’installer des robinets ther- de la RT 2012, mais aussi pour agir sur les bâtiments
Dans tous les cas le choix d’un combustible devra se mostatiques ou des têtes électrothermiques sur les existants sans « tuer le gisement », c'est-à-dire ré-
faire en fonction : radiateurs. aliser des rénovations qui ne seront pas considé-
• De la taille de la copropriété, • Le réseau de bouclage de chauffage et d’eau rées comme insuffisantes 5 ou 10 ans plus tard. Les
• De sa consommation énergétique, chaude sanitaire devra être correctement calorifugé
afin de limiter les pertes inutiles.
parties vitrées sont à la fois les plus coûteuses du
• De la proximité des combustibles,
• De l’étude d’approvisionnement en énergie (obliga- • La température intérieure des logements devra être bâti et les plus complexes à bien dimensionner et
toire dans le cas d’une rénovation lourde de plus de limitée à 20°C. choisir. Un nouveau produit semble répondre aux
1000m² SHON arrêté du 18/12/2007). • Si le système de régulation le permet, il peut être nouveaux besoins : le triple vitrage. Qu'en est -il ?
pertinent selon les copropriétés, de réduire la tem- Est-ce pertinent d'abandonner le double vitrage au
pérature de chauffage pendant la nuit.
profit du triple ?
Cet article a été rédigé en collaboration avec TREENERGY
Pourquoi avoir inventé le triple vitrage ? durant l'été grâce à une meilleure protection du soleil
et de la chaleur extérieure...quand la fenêtre est fermée.
Production d’énergies renouvelables en
Cette question rappelle celle qu'on se posait lors du
passage du simple au double vitrage. La réponse est la
copropriété
même. Une lame d'air entre deux vitrages confère une Alors que choisir ?
meilleure isolation thermique parce que l'air conduit mal En fonction de la copropriété et de son implantation sur site, certains types
Les calculs semblent converger vers la conclusion
la chaleur. Alors deux lames d'air, c'est deux fois mieux... d’énergies renouvelables peuvent être pertinents et pris en compte dans le calcul
Ceux sont les pays nordiques qui ont mis au point ces suivante, seulement applicable aux logements : si les
vitrages sont orientés au Sud (du sud-est au sud-ouest) de coût global.
triples vitrages dès les années 90. Les allemands les
et sans masque, le double vitrage reste le plus avanta-
ont banalisés chez eux dès 2005 et en France, tous les Solaire thermique
principaux fabricants de fenêtres industrialisées pro- geux. Pour les autres situations, le triple est meilleur. Le
posent maintenant leurs modèles « triple ». choix va principalement dépendre des coûts même si La mise en place de panneaux
beaucoup de paramètres entrent en jeu : les données solaires thermiques est pertinente
Le coefficient de déperdition d'une fenêtre Uw est pas- climatiques, les orientations et masques, les coûts d'in- dans le cas par exemple d’un bou-
sé d'une fourchette de 1.8 -1.3 à 1.3 - 0.8, soit, pour vestissement, la taille des surfaces vitrées… et le coût clage d’eau chaude sanitaire. Il faut
un même type de même menuiserie, une réduction des de l'énergie. cependant avoir une toiture orientée
pertes calorifiques d'environ 35%. plein SUD ou une toiture terrasse sur
S'il s'agit d'un changement de fenêtre dans un bâtiment laquelle il faudra créer un support
Ce qui est bon pour les finlandais est-il bon pour nos existant, la possibilité de la mise en place d'une fenêtre d’inclinaison. L’inclinaison idéale
climats ? Les hivers ne sont pas les mêmes et certains avec son encombrement plus important est la première pour un capteur plan est égale à la
se demandent si cette nouvelle offre industrielle ne plie question à se poser avant d'aller plus loin. latitude du projet pour la production
pas à une mode du « toujours plus ». Une certitude : le triple vitrage va se banaliser rapide- d’eau chaude sanitaire annuelle car
ment, surtout si le baril de pétrole persiste au-dessus lorsqu'on positionne les capteurs à
des 100 $. cette latitude ils produisent correc-
Avantages / inconvénients par rapport aux tement aussi bien en été et en hiver,
double-vitrages la demande d'eau chaude étant qua-
si constante durant toute l'année. En Éolien
Un petit rappel est préalablement nécessaire. Le produit fonction des besoins et de l’utilisation de l’eau chaude,
standard actuel ne contient plus de l'air mais de l'argon, En fonction du site et de l’étude de la rose de vent locale,
l’inclinaison des capteurs pourra être différente.
gaz plus dense que l'air, donc moins enclin à circuler l’installation d’éolienne sur le terrain de la copropriété
entre les deux vitrages et donc, transférant moins de ou en toiture peut être pertinente. L’électricité produite
chaleur du vitrage intérieur vers le vitrage extérieur. En Solaire photovoltaïque peut ainsi être revendue ou utilisée pour l’ensemble de
outre, les vitrages sont équipés d'une couche faible- la copropriété.
ment émissive qui permet à un vitrage qui reçoit de la Le triple vitrage débarque sur le marché La mise en place de capteurs photovoltaïques peut être En cas de production d’électricité renouvelable, il fau-
chaleur de moins restituer cette chaleur vers l'extérieur. français. Va-t-il balayer le double ? Dans le intéressante sur une copropriété pour l’alimentation dra privilégier l’autoconsommation avant la revente. En
Le double vitrage de 2011 est donc bien plus perfor- contexte actuel, il est urgent de ne pas se des espaces communs, de l’éclairage extérieur et de la effet, l’autoconsommation permet d’utiliser l’énergie
mant que son homologue de 2000. Les triples vitrages chaufferie. L’électricité produite peut ainsi être reven- locale et de limiter les pertes réseaux.
précipiter. Il ne faut pas se tromper car on ne
bénéficient également de ces technologies : deux lames due ou utilisée pour l’ensemble de la copropriété. Les systèmes présentés sont régulièrement subven-
change pas une fenêtre tous les 10 ans. Une tionnés. Le bureau d’études thermiques peut vous ai-
d'argon et une couche faiblement émissive.
Les « moins » du triple vitrage sont le coût, le poids, analyse des besoins et un calcul précis sont der à trouver les aides. Le conseil régional, l’ADEME,
l'encombrement. La lumière extérieure a également des conditions nécessaires pour aboutir au Cogénération l’Europe… aident les installations d’énergies renouve-
plus de difficulté à passer à travers. choix le plus pertinent. lables afin que les temps de retour sur investissement
Une partie des nouveaux systèmes de chauffage (bois,
deviennent attractifs.
gaz…) permet de créer de l’électricité en même temps
Les « plus » sont des déperditions réduites d'où moins que le chauffage, c’est le principe de la cogénération.
de chauffage, un confort accru l'hiver car la surface du L’électricité produite peut ainsi être revendue ou utilisée
vitrage intérieur est encore moins froide, mais aussi pour l’ensemble de la copropriété.
Cet article a été rédigé en collaboration avec TRIBU ENERGIE Cet article a été rédigé en collaboration avec TREENERGY
Bi
pr
• Explication aux copropriétaires sur la gestion de
op r
Thèmes possibles de la sensibilisation : l’énergie,
• Explication aux copropriétaires sur l’isolation mise • Explication aux copropriétaires sur les protections
iété
en œuvre, estivales et hivernales.
Audit G
une gestion active des consommations par et pour
les copropriétaires
l ob
lP
a
L’Agence Internationale de l’Energie le disait dans son World Energy Outlook ar t
agé
2012 : l’efficacité énergétique doit être rendue plus visible en renforçant les dis-
positifs de mesure et d’affichage des consommations. En effet, la performance
globale et réelle d’un bâtiment ne peut être assurée et maintenue dans le temps
que par la mise en place d’un ensemble de services permettant cette visualisation. Qui est Planète Copropriété ?
C’est précisément cet ensemble de services que couvre l’efficacité énergétique Planète Copropriété est une association indé-
active. La mise en place d’un dispositif d’efficacité énergétique active présente de pendante regroupant l’ensemble des acteurs,
intervenants en copropriétés, qui œuvrent dans
plus un certain nombre d’avantages particulièrement adaptés à la gestion éner- l’intérêt des copropriétaires. Ses champs d’ac-
gétique des copropriétés. tions concernent notamment la recherche et le
développement de méthodes et d’outils innovants
Revenons sur le concept de performance énergétique. digme dans notre façon d’appréhender nos choix éner- permettant de réussir la rénovation énergétique Rénovation
Que ce soit à l’échelle d’un pays ou à l’échelle d’un bâti- gétiques. En effet, l’énergie ne doit pas être considérée des copropriétés.
ment, le système énergétique a toujours été conçu pour comme une finalité en soit, mais comme un moyen de
fournir de l’énergie en quantité. Plus un système était répondre à des besoins de services rendus. C’est sur
capable de fournir d’énergie, plus le système pouvait l’analyse de ces besoins que le dimensionnement d’un Vous êtes intéressés par la démarche ?
être qualifié de performant. Il est maintenant évident système énergétique doit être fait pour ne pas générer Vous trouverez toutes les infos sur :
que ce mode de pensée n’est pas soutenable. Il faut de gaspillage ou de surproduction inutile. L’énergie doit
dès lors effectuer un nécessaire changement de para- être consommée à son plus juste besoin. C’est sur cette [Link]
info@[Link]
règle simple que se fonde le concept d’efficacité éner- là d’optimiser l’approvisionnement énergétique pour
gétique active. servir ces besoins à leur juste niveau. Enfin, ce juste
niveau d’énergie est approvisionné jusqu’à la pièce. Les
capteurs permettent de vérifier que le service énergé-
Comment appliquer ce principe dans un tique est bien rendu et d’ajuster en temps réel, par un
bâtiment ? dialogue permanent avec les équipements, les niveaux
de consommation.
Tout d’abord en identifiant les besoins dans chaque
pièce : pour cela, à l’aide d’un système de capteurs
Avec ce schéma de fonctionnement, ce sont les besoins
de présence, de température, de qualité de l’air, de
qui déterminent le niveau de consommation en fonc-
lumière, on peut déterminer avec précision la quantité
tion du service désiré et non l’inverse. Ainsi, la consom-
d’apports énergétiques qu’il faut fournir à cette pièce
mation énergétique du logement est maintenue à son
en particulier.
niveau le plus faible possible pour fournir les services
L’information est ensuite envoyée au régulateur des
dont le consommateur a besoin : pas de gaspillage, pas
installations qui peut alors ajuster le niveau de pro-
d’énergie consommée inutilement.
duction des équipements énergétiques (chaudière,
En parallèle, afin que le consommateur puisse s’impli-
climatisation, régulateur de la lumière, etc.). Il s’agit
quer dans la performance énergétique de son logement,
Equiper un immeuble et raccorder ses occupants les immeubles ont été définies (loi de modernisation de l’éco-
nomie – LME - du 4 août 2008, trois décrets d’application du
rale des copropriétaires. Précisons que cette inscription
doit être faite de droit lorsqu’un opérateur en fait la
à la fibre optique 15 janvier 2009, recommandations de l’ARCEP.
Enfin depuis mars 2014 (par l’Ordonnance n° 2014-329
demande au syndic.
L’assemblée, à la majorité des présents et représentés
du 12 mars 2014), il est devenu possible à un opéra- (article 24-2 de la loi de 1965), pourra alors désigner
Bénéficier chez soi de tous les teur d’immeuble de faire payer l’installation de la fibre l’opérateur de son choix pour procéder à l’installation,
(jusqu’ici gratuite) à la copropriété si celle-ci a refusée étant entendu que l’opérateur d’immeuble retenu devra
usages multimédias dans de bonnes
par deux fois la dite installation. prendre à sa charge tous les frais de construction, d’ex-
conditions de réception et d’envoi ploitation et de maintenance du réseau installé.
d’informations : c’est ce qu’offre la Aujourd’hui, comment la fibre arrive-t-elle Lorsque l’immeuble est en mono-propriété, un rendez-
fibre optique, une technologie per- dans le parc existant ? vous avec un de ses conseillers dédié à la fibre est gé-
mettant un débit quasi illimité. Si néralement proposé par l’opérateur au propriétaire de
l’immeuble afin de lui présenter sa proposition.
l’équipement en fibre est désormais
obligatoire pour les constructions Un document essentiel : la convention proposée
de logements neufs, beaucoup reste par l’opérateur
encore à faire pour les immeubles Afin de protéger les propriétaires contre des démarches
anciens ou à rénover. abusives, le législateur a prévu la signature entre le pro-
priétaire, ou le syndicat des copropriétaires, et l’opé-
La Fibre, à quoi ça sert ? futur du logement par un futur Fournisseur d’Accès rateur, d’une convention encadrant l’implantation du
à Internet (FAI). réseau FttH (Fiber to the Home, signifiant en français
L’internet et les technologies de l’information et de la
« fibre jusqu’au foyer »). Les clauses obligatoires de ce
communication font désormais partie de notre quoti- • cas des constructions neuves ayant fait l’objet d’un contrat ont été précisées par le décret n° 2009- 54 du
dien. En 2012, 7 ménages sur 10 étaient abonnés à l’in- Permis de Construire antérieur au 1er avril 2012 (en 15 janvier 2009.
ternet. Tous les membres de la famille s’y connectent, application du décret n° 2009-52 du 15 janvier 2009). Cette convention a pour objectif de fixer clairement les
les usages se multiplient, souvent simultanément dans
règles d’installation, de gestion, d’entretien et de rem-
un même foyer : tablettes, télévision haute définition, Un guide de bonnes pratiques pour fibrer les im- Ces dernières années, de nombreuses copropriétés et
placement des lignes en fibre optique. Elle précise les
connectée ou 3D via une box, messagerie, réseaux meubles neufs coécrit avec les parties prenantes propriétaires d’immeuble ont été sollicités par les opé-
conditions de réalisation des travaux, les règles de ges-
sociaux, jeux, achats et démarches diverses en ligne, de la plateforme objectif fibre¹ est en télécharge- rateurs privés ou publics qui se sont lancés sur le mar-
tion, d’entretien et de remplacement des matériels, les
stockage dématérialisé de données (Cloud)... Le télé- ment libre sur le site de l’Arcep². ché de la fibre en vue d’être autorisés à installer la fibre
modalités d’accès au bâtiment. Elle définit les obliga-
travail, la gestion « intelligente » de la maison avec de dans l’immeuble. Ce qui n’empêche pas les coproprié-
tions de responsabilité et d’assurances de l’opérateur,
plus en plus d’équipements et d’appareils connectés, • cas des rénovations des parties communes taires, une fois que l’immeuble est équipé en fibre par
ainsi que les modalités d’information du propriétaire et
l’enseignement en ligne, l’e-médecine, le maintien des (exemple : cage d’escalier, redistribution des diffé- un opérateur (« l’opérateur d’immeuble »), de s’abonner
des opérateurs tiers.
personnes âgées à domicile sont quelques-uns des rents réseaux), installation anticipée sur la base du au service fibre d’un autre opérateur, qui devient pour
Ce document détermine aussi les dispositions finan-
usages qui se développent aujourd’hui. cas précédent. eux l’opérateur commercial (FAI). Il s’agit là de l’applica-
cières liées à l’installation ainsi que les droits de pro-
tion du principe de mutualisation du réseau (le câblage
priété. Y figurent, enfin, la durée de la convention et les
2. attendre l’arrivée d’un opérateur chargé du déploie- mis en place par un opérateur doit pouvoir être utilisé
Comment faire pour installer ou simple- conditions de son renouvellement ou de sa résiliation.
ment (dont les travaux restent à la charge de celui- par d’autres opérateurs).
ment bénéficier de la fibre jusqu’au loge- L’Arcep a mis au point une convention-type à destina-
ci). Ce type de déploiement restant à la main de tion notamment des conseils syndicaux et syndics de
ment ? l’opérateur candidat est règlementairement enca- Une première étape indispensable : l’accord for-
copropriété, qui peut être téléchargée sur [Link].
dré. malisé du propriétaire
Deux possibilités s’offrent à nous : A compter de la signature de la convention entre l’opé-
L’ensemble du dispositif législatif et réglementaire tend
1. anticiper le raccordement du logement en installant rateur, le propriétaire unique ou le syndic (sur déléga-
Un guide pour les syndics et les propriétaires est à sécuriser les propriétaires qui désignent un opérateur
la liaison en fibre optique de la limite du bâtiment tion de l’assemblée générale), les travaux devront être
téléchargeable sur le site de l’Arcep. d’immeuble, seul responsable devant la copropriété des
jusqu’à l’intérieur du logement (à la charge du don- réalisés dans un délai maximum de 6 mois, sous peine
Afin de protéger les propriétaires d’immeuble et les coproprié- travaux d’installation de la fibre, même dans le cas où
neur d’ordres). Le pré-équipement du site ayant pour non-respect des délais de nullité du document,
taires, des règles précises d’installation de la fibre optique dans ils sont confiés à des sous-traitants.
pour effet de faciliter et simplifier le raccordement autorisant les copropriétés et propriétaires d’immeuble
Les propriétaires restent, bien entendu, libres de leur
à signer une convention avec un autre opérateur.
¹ Objectif Fibre est une plateforme de travail ouverte aux acteurs concrètement impliqués dans le déploiement de la fibre optique, volontaires pour identifier choix, qui ne sera fait qu’après l’inscription de l’instal-
et lever les freins opérationnels à un déploiement massif, en produisant des outils pratiques d’intérêt multisectoriel. lation de la fibre à l’ordre du jour de l’assemblée géné-
² Autorité de régulation des communications électroniques et des postes ([Link]
Combien ça coûte ? optique lors d'une rénovation, même mineure consti- La fibre, outil de valorisation du patri- garantie d’être recherché par des utilisateurs soucieux
Tous les frais d’installation, d’équipement et de mainte- tue une démarche pertinente qui facilitera l’arrivée de moine. de retrouver un environnement identique, permettant
nance sont entièrement pris en charge par l’opérateur la fibre et de ses services, sans générer de surcoût ou les usages que seul offre le très haut débit, en cas de
d’immeuble. La loi est claire à ce sujet, la copropriété de désagréments significatifs lors d'éventuels travaux Le Très Haut Débit répond aux enjeux du développe- déménagement. Au même titre que le droit à l’antenne,
(ou le propriétaire d’immeuble) n’a rien à débourser. supplémentaires. ment durable et contribue à valoriser le patrimoine. En les bilans énergétiques, la pose de détecteurs de fumée,
Chaque résident peut ensuite choisir l’opérateur com- effet, dans un parc immobilier croissant, mais encore de le droit à la fibre devient un standard de l’équipement
mercial qui procèdera au raccordement du logement Comment garantir que l’installation de la fibre moins de 3 millions de foyers, être le propriétaire d’un immobilier.
sur le réseau installé dans l’immeuble. optique dans les logements neufs ou rénovés est logement ou d’un immeuble fibré, à la pointe de la tech-
L’occupant qui souhaite souscrire une offre auprès d’un conforme à ce qu’attendent les futurs opérateurs nologie, qui se distingue par son réseau intérieur, est la
opérateur commercial différent de celui qui a installé commerciaux qui s’y interconnecteront.
la fibre dans son immeuble n’a pas de démarche à Cet article a été rédigé en collaboration avec Didier CAZES de la direction fibre d’ORANGE FRANCE
faire. C’est son opérateur commercial qui contractua- Comme le précise le guide pratique pour les immeubles
lisera une offre de mutualisation avec l’opérateur de neufs, le contrôle des installations mises en place de-
l’immeuble. vra être fait tant par l’installateur lui-même (s’il en a
la capacité) que par un organisme externe. Systémati-
Institution d’un droit à la fibre quement, l’opérateur devra trouver sur le site un dos-
La même volonté des pouvoirs publics de favoriser le sier de récolement (au format papier ou électronique)
déploiement du très haut débit a prévalu pour instaurer
une notion de « droit à la fibre », inspirée de la loi sur
rassemblant tous les documents techniques et admi-
nistratifs concernant les câblages de communication Réhabiliter énergétiquement des bâtiments
le droit à l’antenne. Le décret n° 2009-53 du 15 janvier
2009 d’application de loi précise qu’un propriétaire ne
de l'immeuble. Il est constitué en deux exemplaires par
l'entité en charge du contrôle dont un exemplaire est patrimoniaux
peut s’opposer au raccordement à un réseau en fibre
optique
Combien de fois a-t’on entendu dire : « Les ABF m’ont interdit de changer mes
d’un locataire, sauf motif sérieux et légitime, qui sera,
en cas de litige, arbitré par le tribunal. fenêtres » ? Mais qui sont les ABF ? Quel est leur rôle ? Ont-ils forcément tort de
Cette obligation ne préjuge pas du choix de l’opérateur s’opposer à certains travaux ?
commercial qui raccordera le logement de chaque ré-
sident qui le souhaitera. En effet, l’opérateur, en charge
de l’installation dans l’immeuble, est tenu par la loi,
Le rôle des ABF
de proposer à ses concurrents des matériels mutuali-
sables. Les architectes des bâtiments de France (ABF) ont un
rôle primordial dans la conservation du patrimoine fran-
çais. Ils sont chargés de l'entretien et la conservation
Comment installer dans le parc neuf, voire
des monuments et la protection du patrimoine urbain et
rénové ?
paysager.
Le dernier domaine d’intervention de la LME porte sur
les immeubles neufs, et vient renforcer la volonté affir- Les travaux de construction, de rénovation ou de réha-
mée des pouvoirs publics, à travers le législateur, de bilitation d'un bâtiment existant nécessitent une dé-
promouvoir le développement rapide de la fibre optique claration préalable ou une autorisation de travaux. La
sur le territoire. protection du patrimoine relevant de l'ABF fait partie de
La publication d’un arrêté interministériel a précisé le cette démarche.
décret n° 2009-52 du 15 janvier 2009, indiquant que
tout permis de construire pour des immeubles neufs Dans les espaces du territoire présentant un intérêt pa-
remis au maître d'ouvrage (pour transmission au ges- trimonial (historique, artistique ou naturel), l’ABF délivre
déposé à compter du 1er avril 2012, devra intégrer la
tionnaire) à la fin du chantier et l’autre déposé dans le plusieurs types d’avis selon les types de travaux et les
mise en place de lignes très haut débit en fibre optique
point de raccordement. servitudes qui s’appliquent :
dans l’immeuble et dans chaque logement. Toutefois,
prévoir des infrastructures dédiées au futur réseau op- • avis conforme, c’est-à-dire auquel le maire doit se
tique ou même envisager le pré-équipement en fibre conformer. Un avis défavorable de l’ABF donne lieu
à un rejet par le maire de la demande d’autorisation Les étapes d’une réhabilitation énergé-
; tique d’un bâtiment à caractère patrimo-
• avis simple, dont le maire peut ou non tenir compte nial
;
• avis consultatif, demandé ou non par le maire. 1. Réaliser un diagnostic complet multicritère et non
pas seulement énergétique
Les 100 Services départementaux de l’architecture et • Identifier la « valeur patrimoniale » du bâtiment et
du patrimoine rendent près de 600 000 avis par an, de son voisinage
mobilisant seulement 800 agents et environ 120 ABF. • Evaluer les risques architecturaux et techniques
et les atouts que les actions de rénovation éner-
Les zones de protection ne couvrent qu’une petite partie gétique peuvent avoir sur le bâtiment, notamment
du territoire et sont de plusieurs types : les risques pathologiques (ex : ne pas engendrer de
• immeubles classés, désordres par exemple liées à l’humidité.).
CE GUIDE A ÉTÉ RÉALISÉ EN COLLABORATION AVEC :
• immeubles inscrits et périmètres de protection, • Conserver les propriétés hygroscopiques des maté-
• secteurs sauvegardés, riaux notamment lors de la mise en place d’isolant
• zones de protection du patrimoine architectural, et/ou d’enduit.
urbain, paysager (ZPPAUP), • Préserver au maximum l’aspect extérieur du bâti-
• sites classés, ment : matériaux d’origine ; dimensions…
• sites inscrits, • Evaluer l’impact technico-économique des travaux
• sites et les abords de monuments historiques. envisagés pour cibler ce qui est vraiment indispen-
sable.
Ainsi les ABF ne sont amenés à formuler un avis que • Ne pas plaquer des solutions habituellement utili-
sur une petite partie du territoire français, alors que de sées dans les bâtiments neufs
nombreux bâtiments ruraux ont une valeur architectu- • Ne surtout pas utiliser les « chiffres » issus des
rale patrimoniale mais n’y sont pas soumis. Par ailleurs, modèles de calcul usuels comme des vérités abso-
un ABF traite en moyenne 5000 dossiers par an, parmi lues mais prendre du recul car tout n’est pas quan-
ceux-ci, la majeure partie obtient des avis positifs mais tifiable… JULIEN
PRIGENT
il y a lieu de présenter un dossier clair et complet pour • Etablir un bouquet de travaux cohérent, efficace et Avocat à la cour
faciliter son instruction. sans risque et parfois accepter qu’il sera difficile de
viser un niveau « basse consommation ».
Quand rénovation énergétique rime avec
aberration architecturale… 2. Constituer une équipe de maitrise d’œuvre avec des
compétences multicritères et ayant l’expérience de
Nombre d’aberrations sont visibles en se baladant dans ce type de rénovation, lorsque cela est possible
les rues, juste en levant la tête et brisent l’harmonie selon l’importance du projet à mener.
des façades : remplacement des fenêtres existantes par
des fenêtres ayant des profilés plus larges ; remplace- 3. Déposer auprès de l’ABF un dossier précis et com-
ment des volets battants ou persiennes existants par plet, ne pas hésiter à utiliser les fiches disponibles
des volets roulants dont le coffre est visible et placé sur le site : [Link]
dans l’encadrement de la baie ; mise en place d’unités [Link]
extérieures de climatisation sur les garde-corps…
On ne peut pas tout se permettre en se cachant derrière 4. Faire appel à des professionnels, artisans et entre-
la raison des économies d’énergie ! prises, qualifiés et ayant de l’expérience dans ce
type de bâtiment.
Cet article a été rédigé en collaboration avec TRIBU ENERGIE