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I - La Femme Et La Famille

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INTRODUCTION

L’Afrique demeure le continent qui enregistre le taux de croissance le plus important au


monde. Un essor économique qu’il est aujourd’hui impossible d’ignorer, et auquel les plus
de 410 millions femmes qui peuplent le continent africain participent amplement et ce
malgré les difficultés. En effet, même si des progrès considérables ont été observés de part
et d’autre du continent en matière d’égalité des sexes, de nombreux défis persistent.
L’éducation, l’accès aux soins de santé, la représentation politique ou encore les conditions
de travail constituent quelques-uns d’entre eux.
Malgré l’adoption de plusieurs conventions internationales et de protocoles qui réaffirment
l’égalité des sexes, la discrimination et les préjugés freinent encore l’émancipation
des femmes sur le continent africain. Dans la plupart des secteurs d’activité, les femmes
peinent encore énormément à faire reconnaître leur droit.
En matière de santé par exemple, les chiffres de la banque mondiale sont alarmants. En
effet, dans des pays tels que l’Angola, le Mozambique, le Liberia ou encore la Sierra Leone,
une fillette sur 20 perd la vie à l’accouchement. Dans plus d’une vingtaine de pays en
Afrique, les jeunes filles continuent également de subir des mutilations génitales. De même,
les femmes représentent la majorité des 800.000 africains victimes du trafic humain. Sans
compter que pour chaque jeune homme infecté du VIH/Sida, on compte trois jeunes filles
qui subissent le même sort. Da Dans le domaine de  même si des progrès ont été accomplis,
il reste encore beaucoup à faire. Le r

I - LA FEMME ET LA FAMILLE
La famille africaine est un lieu d’inculcation de valeurs et ce sont les femmes
qui transmettent les valeurs culturelles à leurs enfants, dès le jeune âge, au
moyen d’expressions telles que le chant, la danse, les contes etc. Malgré une
éducation sexiste, les femmes grâce à leur insertion dominante dans l’entité
familiale, ont une prédisposition pour la vie associative (société secrète,
association de danse, tontine etc.) qui les a souvent protégées en leur
permettant d’avoir une vie relativement autonome. En dépit des tentatives de
confinement dans des secteurs sociaux peu porteurs, elles sont parvenues,
avec une ingéniosité extraordinaire, à transformer les handicaps en atouts. De
nos jours d’autres formes d’associations se développent sous la forme de
groupements, de coopératives, de comités et leur permet de mener des
activités génératrices de revenus, de suivre des formations mais aussi d’avoir
un terrain favorable à l’expression. Ces organisations cohabitent avec les
structures traditionnelles.
A- Les femmes en milieu rural
Près de la moitié de la main d’œuvre agricole est féminine, pour un
secteur qui contribue à 30% du PIB régional. Les femmes sont non
seulement responsables du processus de production surtout au niveau
des cultures vivrières dont elles produisent 70%, elles s’occupent de la
transformation et de la conservation des 3 vivres, mais sont également
fortement impliquées dans la sphère sanitaire à travers leur rôle dans les
soins de santé tel que l’accouchement ou hygiène du milieu,
l’approvisionnement en eau, l’amélioration de l'habitat et de
l’alimentation de la famille. Elles aident également les hommes dans les
grandes cultures, s’occupent de la transformation et de la
commercialisation des produits récoltés. Les semis, le désherbage, les
récoltes, le conditionnement lui sont, par tradition, réservés. Ces
multiples activités participent à la définition de l’identité féminine et de
son statut social. Pour des raisons de valeurs traditionnelles et de rigidité
dans les statuts, il est peu probable que le droit de propriété foncière,
reconnu dans les lois, entre effectivement dans les pratiques des
communautés rurales. La nécessité d’obtenir une autorisation de la part
de son mari afin de pouvoir travailler la terre limite le champ des
activités possibles de la femme. Cependant, cette limite n’est pas
infranchissable et une des solutions pourrait s’imposer via les projets de
développement ruraux destinés aux milieux traditionnels. Il reste
néanmoins à mesurer la place qui est accordée aux femmes au sein de
ces programmes. Au Sahel, les femmes jouent un rôle indéniable dans la
lutte contre la désertification. Elles sont à l'origine de plusieurs activités
pionnières. Pourtant, elles sont longtemps restées isolées par rapport
aux programmes et projets de lutte contre la désertification. Il est
impossible aujourd'hui, d'envisager des projets de lutte contre la
désertification en dehors des femmes.

B- Les femmes en milieu urbain


L’invisibilité du travail des femmes a été reconnue, et celles-ci ont fait
l’objet d’une attention nouvelle. Cette reconnaissance formelle a été
internationalisée par la décennie de la Femme, initiée par l’ONU (1975-
85). Cela s’est aussi traduit par la multiplication de travaux et de
publications sur le sujet pour, petit à petit, déboucher sur le concept de
“genre et développement”, devenu incontournable depuis la Conférence
des Nations Unies à Pékin, en 1995. En Afrique, le contexte urbain
favorise un changement social rapide qui contribue à l’émergence de
nouveaux statuts féminins. La dégradation des conditions de vie dans les
villes africaines a entraîné une redéfinition des rôles des hommes et des
femmes au sein des ménages. La diminution des opportunités d’emploi
dans le secteur formel de l’économie urbaine, la difficulté à trouver un
emploi dans le secteur informel qui garantisse des ressources suffisantes,
la baisse du pouvoir d’achat, sont autant de réalités qui ont plongé les
responsables de familles dans des situations difficiles. Habituels
détenteurs du statut de chefs, les hommes se trouvent de plus en plus
souvent contraints de céder la place à leurs épouses. Dans bien des
villes, le rôle croissant des femmes comme soutien de famille n’échappe
pas à l’observation du vécu quotidien. À Dakar, en particulier, les
femmes sont de plus en plus amenées à jouer un rôle économique
important et contribuent aux revenus du ménage, bien au-delà du simple
apport complémentaire aux petites dépenses quotidiennes. La
contribution croissante des femmes aux revenus des ménages compte
parmi les nombreuses « micro-stratégies d’adaptations démo-
économiques » (Coussy, 1996) mises en œuvre dans les familles
africaines. Leurs répercussions sur les modalités de partage du pouvoir et
des responsabilités entre les individus et en particulier entre les hommes
et les femmes sont loin d’être toutes connues. Les situations
d’autonomie des femmes, qui semblent aller à contre-courant des us et
coutumes, ne sont pas sans lien avec ces changements. La valeur sociale
des femmes fut déniée, leur rôle productif fut au mieux ignoré, au pire
exploité, leur émancipation durement entravée. Il n'empêche que par le
biais de contacts culturels extrêmement diversifiés, les femmes ont aussi
joué depuis deux siècles un rôle privilégié de médiatrices culturelles
entre les valeurs autochtones et les valeurs occidentales. A partir des
années 80, la femme, en tant qu’actrice, devient le concept d’une
nouvelle approche du développement, et depuis trois décennies, sa
participation est devenue une exigence des bailleurs de fonds. Cette
volonté d’impliquer davantage les femmes repose sur les images
véhiculées à leur sujet. Sur ce point, F. Puget propose quatre types de
représentation de la femme qui justifient la mise en place de projets
dans la société rurale subsaharienne. La première est celle d’une femme
victime de la domination masculine, et que les projets de développement
doivent absolument sauver; la seconde est celle de son rôle en harmonie
avec la culture traditionnelle, et qui doit pour cela être préservé tel quel,
sous peine de briser un équilibre; la troisième envisage la femme comme
se refusant à se prendre en charge elle-même et préférant se reposer sur
Lhomme (il faut alors la bousculer pour quelle s’active...); la dernière
image insiste sur le rôle économique fondamental dont elle a tout à fait
conscience, et sur la nécessité de l’appuyer dans ses activités.

II - LES FEMMES PASSERELLES DE PAIX ET EDUCATRICES


CULTURELLES

Les femmes sont intermédiaires dans des situations de conflits en


facilitant la communication et les négociations et sont de véritables
passerelles entre les 5 communautés, elles sont artisanes de la paix dans
la famille et dans la communauté. Malgré leur rôle important dans ces
médiations, elles sont malgré tout, souvent reléguées au second plan au
moment des négociations officielles puisqu’elles sont exclues du
processus de communication. Cependant le seul fait que les hommes
aient cessé de se battre ne suffit pas au maintien de la paix qui repose
sur un système d’équilibre social où, bien au contraire, les hommes
comme les femmes sont convaincus que vivre dans la paix est ce qu’ils
souhaitent avant tout. La paix suppose donc inévitablement une
confrontation entre les attitudes belliqueuses et celles qui tendent à
atténuer le conflit. Ce dernier ne se limite pas uniquement à un
affrontement armé : chaque individu, la famille, le clan, le village sont
des sources de tension possibles et dangereuses pour la paix. À ce stade,
les femmes ont incontestablement un rôle décisif. Elles sont
responsables de l’éducation des enfants et influencent considérablement
leur développement. D’après le rapport du FNUAP de 1992 : « Les
femmes jouent un rôle tout à fait déterminant quant à la qualité des
enfants, des garçons comme des filles… L’éducation et la sensibilisation
des femmes ainsi que leur gestion des ressources familiales déterminent
le développement des enfants sur le plan nutritionnel, intellectuel et
physique. C’est par elles qu’il pèse sur leur réussite… et leur future
productivité ». Il pèse également sur leur vie morale et leurs principes
éthiques d’êtres humains et de citoyens. Dans les zones paisibles, les
responsabilités des femmes sont normales. En cas de violence elles
continuent à travailler, à s’occuper de leur famille et à assumer leurs
tâches pendant que les hommes vont combattre.

A- La situation de la femme en Afrique

67% des heures de travail prestées dans le monde le sont par les
femmes (NU). Pourtant, la situation des femmes se dégrade souvent
davantage que celle des hommes, en valeur relative comme souvent
en valeur absolue. Les femmes continuent de gagner moins que les
hommes pour le même travail.

Elles sont les premières victimes de l’arrêt prématuré de la scolarité.


Sur les 700 millions d'adultes analphabètes vivant sur notre planète,
près de deux sur trois sont des femmes. L’une des premières raisons
de cette réalité est la persistance du mariage forcé, pour certaines
raisons culturelles.

De plus, les femmes sont les premières victimes des violences basées
sur le genre (viols, prostitution forcée…). Elles sont plus touchées
également que les hommes par la pauvreté depuis une vingtaine
d'années (apparition du terme "féminisation de la pauvreté). En
parlant de guerres, les femmes sont encore les premières victimes
(parce qu’elles sont plus vulnérables et parce que le mariage leur
offre une stabilité sociale, économique et que lorsqu’elles sont
veuves, elles deviennent socialement et économiquement fragiles).
En matière de santé, deux-tiers des personnes infectées par le VIH en
Afrique subsaharienne sont des femmes. Cette situation pourrait
laisser croire que la femme ne joue aucun rôle dans le
développement du continent Africain ; il n’en est rien

B- Rôle de procréation et d’éducation

La femme, en dehors de son rôle de reproductrice, joue un grand rôle


d’éducatrice. En effet, en Afrique, cette tâche lui est presque toujours
dévolue car l’homme est chargé d’effectuer les activités génératrices
de revenus. A ce sujet, on dit souvent qu’éduquer un petit garçon,
c’est éduquer un individu alors qu’éduquer une petite fille, c’est
éduquer une nation. Or, l’éducation est l’ingrédient essentiel de tout
développement. C’est l’éducation qui insuffle aux citoyens d’une
nation l’état d’esprit à adopter pour générer des attitudes favorisant
l’essor de ce dernier. L’éducation dans la cellule familiale complète
l’instruction et permet de former les futurs cadres d’un pays :
médecins, dirigeants, enseignants.

III- Les valeurs de la vie familiale, précieux atout pour la vie de l'entreprise

Une femme qui est épouse et mère est porteuse dans son métier d'une force inestimable.
Elle l'enrichit de ces valeurs inhérentes à la vie familiale qui sont tout aussi essentielles à celle
de l'entreprise :
 Savoir écouter. Qui peut nier cette patience de l'écoute si caractéristique des
mamans, elles qui savent entendre ce qu'il y a derrière les mots, qui savent lire dans les yeux,
le visage et tout le corps de son enfant ce que le langage n'exprime qu'imparfaitement. Cette
capacité d'écoute est indispensable pour bien encadrer et piloter une équipe.

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