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9 Mai 2012, Sté Godet

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Introduction

DA = droit de la puissance publique ; de l’intérêt général

CE applique le droit public naturellement mais peut aussi appliquer le droit privé
Ex : CE applique le CC ds le domaine contractuel s’agissant des intérêts de retard (9 mai 2012,
sté Godet)

CE peut dégager des principes non ecrits a partir du D privé


 Il ne se fonde pas directemt sur le CC, il s’en inspire pour dégager 1 principe non écrit
Exemple : CE juin 1973 Dame Peynet

Il applique de manière dominante le DA

Le juge judiciaire applique principalemt le droit privé mais il peut appliquer le droit public
Ex : applicat° du DA pour mettre en cause la responsabilité de la puissance publique ds 1 opérat°
de police judiciaire (Ccass, civ, 23 nov 1956, Trésor publique contre Giry)

Le DA a fait l’objet de nombreuses doctrines mais surtt présente un intérêt quotidien


 DP économique se rattache au DA
 Règles durant le Covid = administrative

Fonctionnemt de l’état ne doit pas faire disparaitre les mécanismes de protect° des administrés
DA doit réguler les relat° entre :
- État et ses administrées
- État et les autres personnes publiques
- État et les institut° européennes

 Ca se fait par la gestion des institut° mais par une démocratisat° des relat°
administratives
 DP et DA = fortement marqué par l’usage de prérogative de puisssance publiqiue
o E détient des prérogatives de contrainte à l’égard de l’administrée
o Ces pv = sans égale : il n’a pas tt les pv ; il doit respecter ses administrés
 C’est le rôle du droit de mettre un équilibre

DC = étude des fondements et de la structure de l’État


DA a un champ d’applicat° bcp limité ; il concerne au sein du PE l’étude de l’administrat°
 Il va surtt parlé du PE et de l’adm
 Il porte sur l’étude de l’orga du pv administrative : activité administrative, actes adm,
contrôle de l’adm
Il s’inscrit ds la continuité du DC :
1) DA trouve sa source dans la Constitut°
o Vedel : « théorie des bases constitutionnels du DA »
o Il définie le DA : «  Droit applicable à l’ensemble des activités du Gouv et des
auto décentralisés étrangère à la conduite des relat° internationales ou au
rapport entre les pv publics et s’exerçant sous un régime de puissance publique  »
 Texte C reconnaisse la Séparation des pv (art 16 DDHC) :
 CHAQUE foct° = assurée par un organe différent
o Fonct° juridictionnel = dire le droit à l’occasion des litiges
o Fonct° législative = faire les lois ; édicter des normes à portée générale
o Fonct° exécutive = moins importantes ; exercice par le PE (auto politique + adm.)
 Auto pol = PDR + Gouv : elles sont légitimes
 Elles définissent les orientations politiques
 Auto administratives : elles n’ont aucune légitimité démocratique
 Elles sont subordonnées aux politiques
 C’est un rôle d’exécut° : applicat° de l’orientat°

2) PE et + précisémt le Gouv dispose de l’adm


Art 20 al 2 : « le Gouv dispose de l’adm et de la force armée »
Art 21 : « PM assure l’exécution des lois, il exerce le PR »
o Ambivalence du PE : ce sont des auto pol et des auto adm

DA = droit de l’adm ; c’est un droit spécifique à l’adm ; un droit spécifique à l’activité de l’adm
 Pas forcément le cas pour ts les pays
Exemple : Angleterre, adm = soumise au même droit que celui des particuliers

Section 1 : le DA : le droit de l’adm


Adm = objet du DA
Définir l’adm, nous permettra de définir le DA d’un pdv organique

§1 : la définition organique du DA, l’adm


Administrat° = ensemble de l’appareil d’état chargé de gérer l’État comprenant des moyens
humains (agents publiques), des moyens juridiques (actes de l’adm), des moyens matériels (biens
de l’adm)

Définit° négative :
 Ce n’est pas le PL
o Parlement vote des lois concernant l’adm : LOLF…
o Lois doivent être exécutées par l’adm ayant une mission d’applicat°
o Adm relève du PE mais non du PL

 Ce n’est pas l’auto judiciaire


o Auto jud = ensemble des fonctions de l’État ayant pr objet de régler les litiges
o Il existe des relat° entre eux y compris des tribunaux judiciaires
 Les tribunaux ont besoin d’une adm pour fonctionner
 Décision rendue par les juges relèvent du PL, cette adm nécessaire relève
du PE (Tribunal des Conflit, nov. 1952, préfet de la Guyane)

 Ce n’est pas une entreprise, ni une entreprise publique


o But de l’entreprise = rentabilité/assuré un équilibre entre les recettes et les
dépenses
o But de l’adm = satisfact° de l’intérêt général

2 critères permettent de définir l’Adm :


1) Critère organique :

« Adm = ensemble des institut° publiques chargées de faire fonctionner des services d’intérêts
publiques et dépendant du PE  » (Bertrand Sellier)

2) Critère fonctionnel :

 Elle renvoie à l’activité de l’adm, aux finalités de l’adm


 1ère mission : assurer le maintien de l’ordre publique
o CGCT définie l’odre pub par 3 composantes :
 Tranquillité publique : interdict° de la violence
 Sécurité publique
 Salubrité publique : hygiène

o Ordre public = finalité de la police adm

 2ème mission : intérêt général


o Ce n’est pas l’addition des intérêts individuels
o C’est une notion évolutive :
 Époque de l’état gendarme : intérêt juste sur le régalien
 Époque de l’état-providence : intérêt général + large
 Dbt 20ème s : Hauriou (7 avril 1916, Astruc CE) a développé qu’un
théâtre ne pouvait pas etre un SP car c’est un lieu de perdit° et de
débauche

o Ce n’est pas l’intérêt privée

§2 : les personnes publiques sujets de DA


Ca renvoie aux critères organiques
Ce critère présente une importance fondamentale

Personnes morales de DP = soumises au DP, au DA


Personnes morales de Droit privé = soumises au Droit privé

 Nature de l’organe commande le droit applicable

Unité entre les 2 catégories d’organes se fait autour de la notion de personne morale (= entité
fictitive titulaire de droits et d’obligat° et protège des intérets propres à cette fict°)

A) Les personnes publiques soumises au DA

Personne publique comprennent uniquement des personnes morales


 Personnes physiques intervenant dans l’act° adm le font au nom des personnes publiques
Exemple : Police a besoin d’agents

 Les grandes personnes publiques :


o État : not° constitutionnelle et adm
 Il a une compétence générale (pas définie par les textes)
 Ce n’est pas une personne public spécialisé
 Il a la compétence de sa compétence 

o Collectivités territoriales : commune, région, départemt


 Elles représentent des démembrements de l’État unitaire
 Elles ont la personnalité juri
 Elles ont des compétences tels que définies par l’État sur un trr délimité
 Elles gèrent des affaires locales
 Elles bénéficient du principe de libre adm (art 72 al 2, C)

o Établissement publique : hôpital, université


 ILs sont encore + spécialisés
 Principe de spécialité
 Catégorie particulière : établissemt publique de coopérat° intercommunale
(EPCI)
 Regroupemt de commune pour regrouper les moyens pour
rationnaliser l’organisat° du trr
 Ils ont de + en + de pv

o Groupement d’intérêts publiques (GIP)

DA s’applique d’abords à elle ; les personnes privées peuvent aussi se voir appliquer le DA
 Lien entre DA et personne publique = pas un lien automatique
Exemples : personne publique peut gérer des SP comparables aux activités privées (SPIC)
(sté commerciale de l’ouest africain, Tribunal de conflit 22 janvier 1921)

 Personnes privées peuvent gérer des SP


Exemple : des SP administratifs (SPA)

 Lorsque les personnes privées gèrent des SPA, ils peuvent avoir des actes adm
o Ont des prérogatives de puissances publiques (CE, Ass, 31 juillet 1942
Monpeurt)

 Personnes privées peuvent voir leur responsabilité engagée dvt le JA lorsqu’elles gèrent 1
SPA (CE, 23 mars 83, Sté Bureau Véritas)
o Normalemt : c’est une personne publique
o De + en + : personnes privées sur la base d’1 contrat / acte unilatérale (délibérat°
du CM confie un SP
o Présence d’1 personne privé va entrainer pour patrie du D priv mais la présence
d’un SP entraine l’applicat° pour partie du DA

B) Les personnes publiques auteurs du DA

Il s’agit du prbl particulier de l’organisat° adm et du cadre trr de l’act° de l’adm


1er cadre : celui de l’État
 État = personne de droit public à compétence générale
o PDV matériel : État peut intervenir ds tt les domaines 
o PDV géographique : sa compétence couvre tt le trr
 Unitaire : 1 seul centre d’impulsion politique, juridique
 Auto adm agissent au nom de l’État avec un titre de compétences
s’élargissant sur l’ensemble du trr
 Ces auto ont une compétence pol et adm

 Les principales autorités adm de l’état centrales = PDR et le PM


o PDR exerce un PR générale :
 Il signe les décrets délibérés en CM et les ordonnances
 Il nomme les hauts fonctionnaires

o PM et le Gouv :

Art 20 : « Gouv détermine et conduit la pol de la nation. Il dispose de l’adm  »


 Ministres = auto adm centrales ; chefs hiérarchiques de leur adm
 Ils détiennent un Pv d’orga de leur adm exercé par un PR
 Ils n’ont pas de PRG mais un PR d’organisat° de leur service (CE, 7 fev
1936, Jamart)

PM dirigent l’action du Gouv et donc de l’adm


Art 13 de la C. : «  »

PDR et PM = principales auto adm centrales :


- Sont entourés de nombreuses adm consultatives centrales
- Éclairent d'un pdv technique les auto pol
Exemple : le conseil scientifique pdt la crise sanitaire ; covid ; problème de légitimité
CE = pérenne
Autorités faisant place aux citoyens : légitimité

- Permettent parfois d'associer les administrés aux décisions pour + d'efficacité


o Risque : dilution des responsabilités

- Ont un pouvoir consultatif :


o Avis simple (pas obligée de consultée et de suivre l’avis)
o Avis conforme, (obligat° de consultée mais pas de suivre)
o Avis obligatoire (obligat° de consulter et de suivre l’avis)
Exemple : rôle consultatif du CE

Autres autorités administratives :


 = indépendantes (en dehors du pouv hiérarchique de l'Etat)
 Détiennent un PR
Exemple : CNIL, CSA, défenseur des droits.

AAI ont fait l'objet d'une L.O. du 20 janv 2017 :


 Bénéficient ainsi d'un statut commun avec les autorités publiques indépendantes (API)
o Not° apparue avec la création du Médiateur (1971), de la CNIL en 1978
o Autorités créées le + souvent pour résoudre un problème ponctuel
o Créées par la loi en fixant les principes fondamentaux (composit°, attribut°)

Autorités créées pour :


- Offrir à l'opinion une garantie renforcée d'impartialité / alibi d’impartialité
- Permettre une participation élargie des professionnels / spécialistes de la question
- Assurer l'efficacité de l'intervent° de l'État

Points communs de ces autorités :


- Agissent au nom de l'Etat
- Ne sont pas subordonnées au gouvernement
- Autonomie entourée de garanties
- Pv + ou - étendus : PV de règlementat°, d'autorisat°, de contrôle, d'injonct°, de sanct°...

Modalité de fonctionnement doivent garantir leur garantir une indépendance


 Composition : mandat non révocable

Il existe 2 grandes modalités d'organisat° adm de l'Etat

Déconcentrat° et la décentralisat° : idée que le PV de l'Etat doit faire l'objet d'un aménagement
afin de gérer au mieux les affaires locales et nationales.

Une organisat° de proximité serait + efficace qu’une ad centrale

Déconcentrat° : auto centrales délèguent certaines compétences administratives à des


représentants locaux de l'Etat

Exemple : préfet, recteur académique....

La déconcentration joue au sein de l’État


 Autorité déconcentrée = soumis hiérarchiquement à l’État :
 Principe de hiérarchie administrative :
o État peut adresser des instruct° à ces agents
o État peut annuler ou réformer les décisions prises par ces autorités
 Ttes ces décisions sont censées être prise au nom de l’État

Avantage : prise en compte des intérêts locaux

3 inconvénients principaux :
- Peu démocratique : auto déconcentrée ne sont pas élues
- Obligat° de conciliat° avec les intérêts locaux, avec les élus locaux
- Elle joue dans des circonscript° administratives sans personnalité morale se superposant
aux CT qui interviennent dans cadre de la décentralisat°

De nombreux ministères ont leurs propres circonscript°


Exemple : ministère de l’intérieur n’a pas les meme que celui de l’éducat°

Départemt (D) = cirocnscript° de principe


 Différents ministères étaient représentés au sein de direction
Exemple : DDE

 Progressivement : il a perdu de ses compétences


 Ajd : les grands services déconcentrés se situent au niv de la Région

Décentralisat° : elle permet à certaines collectivités géographiques de s’administrer elle-même


 Libre administration (art 72) : déce

 Établissement publique = décentralisat° technique

Décentralisat° territoriale : État transfère des compétences aux CT


o CT ont la personnalité juridique et sont dotées d’organes élues
o C impose l’élection des assemblées
o Ces organes élues exercent des attribut°, s’occupent de gérer les activités
locales
o Décentralisat° va s’accentuer depuis les lois Defferre
 Transfert de + en + de compétence permettant d’alléger le bugdet de
l’État
 Création de la Région
 Depuis 1982 : les lois de décentralisat° = nombreuses
 Lois C du 28 mars 2003 a affirmé la décentralisat° comme un principe
constitutif de la Rép

Avantages : proximité (surtt vrai pour la commune)


 Ca a été accentué avec la crise des gilets jaunes
 Exécutifs locaux = nommés par la liste

Inconvénients :
- Clientélisme envers les électeurs
- CT ne sont pas égales entre elles : très forte inégalité de richesses
o Principe de péréquation entre CT ne joue pas très efficacement

La décentralisat° joue ds le cadre de l’Etat unitaire :


o CT bénéficie du principe de LA
o La LA ne veut pas dire l’autonomie/indépendance des CT
o Compétence des collectivités locales = définies par l’État
 Elles peuvent donner comme reprendre

Dans la C, on a pas de liste des compétences des CT


 Dans un état unitaire, c’est la loi qui définie les compétences
 Ds un état fédéral, c’est la constitut°

LOI Notre (aout 2015) a supprimé la Clause générale de compétence au D et à la R


CM règle par ses délibérat° les affaires de la commune
 Région et Département ne peut intrevenir que ds les domaines ou la loi le permet
 Région : ce n’est pas une perte : elle a gagné bcp de compétences
 Département = CT intervient ds le domaine social et sanitaire

Inconvénient majeur : émiettement du trr de l’État


- Chevauchement des compétences : ca coute chere
Exemple : financement croisé

- État essaye de rationnaliser cela


o Fusion des régions : loi MAPTAM

Dernière loi de décentralisat° : loi du 21 fev 2022 3D relative à la differenciat°, décentralisat°,


la déconcentrat° et portant diverses mesures de simplificat° de l’act° publiques locales
 Au sein d’une catégorie de CT : elles n’ont pas ttes les mêmes compétences
o Différenciat° veut mettre fin à l’uniformité trr

Décentralisat° technique (ou par service) :


 Elle conduit à la créat° de personne morale compétente pour gerer des SP
o Ce sont les établissements publics
o On parle de SP personnifié

 Principe : ils ne sont créés que pour gérer les SP figurant ds leur statut :
o Principe de spécialité 

 Ils obéissent à 2 autres principes :


o Autonomie (il est tjr soumis à un contrôle)
Exemple : université est soumis par un contrôle du recteur

Critère organique = critère majeure mais il ne faut pas l’exagérer


 Il n’a pas une portée absolue : DA peut aussi s’appliquer aux personnes privées
Exemple : quand un privée gère un SP, ses actes peuvent etre adm dès lors qu’il révéle
l’usage de prérogative de puissance publique

 Droit privé peut aussi s’appliquer aux personnes publiques

 Critère organique = svt conforté par un critère matériel (activité)

Art L103-3 du CRPA : définit° du champ d’applicat° d’un pdv matérielle et orga
« On entend par 1° adm, les adm de l’État, les CT, leurs EP adm et les organismes et personnes de
DP et de D privé chargé d’une mission de SP adm y compris les organismes de sécurité sociale  »

o Personnes privées peut etre considéré comme une adm dès lors qu’elle remplit les
critères d’un SPA
o Un organisme de sécu sociale = personnes privées gérant un SPA
Exemple : fédérat° sportives…

Art L1O3-3 du CRPA définit le mot adm, son champ d’applicat° organique et matérielle (le SP)
 DA = droit applicable à l’administrat°

Sect° 2 : le DA : un instrument de l’État de droit


État de droit s’oppose à l’État de police ou il n’est pas soumis à des règles juridiques
 État = soumis au droit en France
 Principe de libéralisme politique développée en France à partir de 1789

En agissant conformément au droit, État assure la protect° des libertés


 Puissance de l’État = limité par les droits fondamentaux
 Il accepte de limiter sa souveraineté

Il persiste des ilots de non-droits : certains actes de l’État = insusceptible de contrôle


 Ce sont les actes de gouvernement : juges ne peuvent les contrôler

§1 : les origines du DA ou le dualisme juridique


La soumission de l’État au D ne remonte pas simplement à la Rev
But de l’Etat = satsisfact° de l’intérêt général
 Ca justifie le contrôle de l’Etat par le juge
 Intérêt général = fondement de l’activité de l’adm et sa limite

Cette idée de légalité a émergé avt la Rev : édit de moulins (1566)


Idée de contrôle = présente sous l’AR :
 Litiges mettant en cause l’adm de base (municipalités) relevaient des tribunaux ordinaires
o En appel : ils relevaient des parlements

 Litiges mettant en cause l’adm royale relevaient des intendants

Roi pouvait casser une décision de parlem t ;


Parlemt pouvaient intervenir en dehors de leurs compétences juridictionnelles par 3 manières :
1) Ils pouvaient adresser des remontrances
2) Ils pouvaient rendre des arrêts de règlements
3) Ils pouvaient refuser d’enregistrer les édits royaux

Ils intervenaient ds la fonct° exécutive :


 Ca a fait l’objet de contestat° sous la Rev
 Traduct° : séparation des Pv (art 16 DDHC)

Les révolutionnaires ont adopté :


- Loi des 16 et 24 aout 1790 :
- Décret du 16 fructidor an 3

 Ils posent le principe de la Séparat° des autorités administratives et judiciaires


 Interdict° au JJ de troubler de quelques manières que ce soit les opérat° des corps adm
 Juge ne peut connaitre les actes d’adm de quelques espèces qu’il soit

 Ces 2 textes signifient que le juge avait interdict° d’intervenir ds la fonct° exécutive
o Juge doit se limiter à sa fonction juridictionnelle

Révolutionnaires ont fait une mauvaise interprétat°


 Ils les ont interprétés comme interdisant le juge de juger l’adm
o Autre lecture : juge ne doit pas intervenir dans l’act° de l’adm
Il n’y a pas de juge pour juger l’adm alors qu’elle est soumise au droit

Ministres vont juger eux-mêmes les affaires relevant de leurs propres départements
ministériels
= administrateur-juge

 Ce n’est pas favorable aux administrés


 Ministre va juger une affaire où il est parti

A l’époque : on considérait qu’il n’y avait pas d’atteinte à la séparation des pv car « juger l’adm
c’est l’administré »

Ce système évolue à partir de l’AN 8 : création du CE et des conseils de préfecture


 Leurs missions = conseiller l’État
 Mission juridictionnelle = secondaire

 Système du ministr-juge = tjrs en vigeur

 CE ne fais que proposer au PE une solut° : la justice est encore retenue

Loi du 24 mai 1872 : instaure la justice déléguée


 Consacrat° définitive de la séparat° entre l’adm et son juge
 Adm perd son pv de jugement

Ce système = définitivemt consacré par l’arret Cadot CE, 13 décembre 1889


 CE tranche une affaire n’étant pas passé par le ministre avant

Est créé une juridct° chargée de départager les compétences entre la juridict° adm et la
judiciaire
 Elle est chargée de trancher les conflits de compétence : tribunal des conflits
o Composé à parité de JJ et de JA

Frontières entre les 2 ordres = pas totalemt imperméable


 Les grandes not° du DA s’inspirent du Droit civil
 Il a fallu créer les critères pour dire la juridict° compétente

Doctrine a tenté de créer des critères ; rejet de l’applicat° systématique du critère orga
 Cette applicat° auto avait celle retenue sous la rév

Selon elle : dès lors qu’il ya 1 personne publique en cause ds un lige ca entrainerait obligatoirem t
l’applicat° du DA et la compétence du JA

 Il est simple mais entrainerait un champ d’applicat° extensif du DA

Recherche de critère = d’auta t + nécessaire à partir du momment ou certaines activités de l’adm


= comparables aux activités privées
Si l’adm a des cativités comparables à celes des privées : applicat° d’un droit dérogatoire, DA ne
se justie plus forcément

1er critère : État débiteur (invoquée jusqu’au milieu du 19ème s)


 Idée erronée : JJ ne peut condamner l’État à payer 1 somme d’argent ; il ne peut le
rendre débiteur
 Rejeté : ts les contentieux adm ne se traduisent pas par une dette à l’État
Exemple : REP

2ème critère : théorie des actes d’auto et de gestion (élaboré par Laferrière et Berthelemy) 
 Idée : certains actes de l’adm expriment la puissance publique par l’utilisat° de privilèges
exorbitant
 Adm dispose d’un pv de contrainte : elle peut imposer des obligat° sans le consentem t des
destinataires
 Elle dispose des privilèges que les privées ne disposent pas
o Ils expriment la puissance publique
o Actes exprimant la pp = actes adm

Adm peut adopter d’autre actes n’exprimant pas la PP


Exemple : lorsqu’elle gère son domaine ; pas de raison de la soumettre au JA

On oppose les actes d’autorités et ceux de gestions comparables aux actes privées

Cette théorie présente des inconvénients :


- Elle limite excessivemt le champ d’applicat° du DA
- Elle ne prend pas en compte les nouvelles activités de l’adm

Elle a tenu soutenu par le doyen Hauriou ayant insisté sur la puissance publique :
o Personne publique en tant que puissance pub utilise des préro de pp entrainant
l’applicat° du DA
o Il s’est opposé à Duguit : il fait du SP le critère du DA

Opposit° entre la doctrine des buts de l’adm (duguit) et la doctrine des moyens de l’adm

Théorie de Duguit a pu se développer a partir de l’arrêt blanco TC 8 fev 1873

 Il a été annoncé par l’arrêt BAUDRY, CE 1er juin 1861


o Responsabilité de l’État = mis en cause dvt le JC pour obtenir la reprat° d’un
dommage causé par un véhicule mil à un cheval

Arrêt BLANCO, Tribunal des conflits, 8 fév 1873

Faits :
- Une fillette a été renversé par un wagonnée de la manufacture des tabacs de la Gironde
- Son père engage la resp de l’État dvt le JJ et ils se fondent sur le CC
- Préfet conteste la compétence du Jciv (motif : adm étant en cause, JA doit être
compétent)

Conflit = élevé dvt le TC, c’est un conflit positif


Les 2 ordres s’estiment compétents ais l’un a tort

Il est majeur pour 2 raisons :


1. Fin de l’irresponsabilité de principe de l’État :
 État peut etre responsable même sans texte
o Engagémt suivant des règles particulières

 Le CC ne peut pas s’appliquer à l’État

2. Blanco établit un lien entre SP, DA et compétence du JA :

Il n’a pas tt de suite succès


Duguit a partir de cet arret a fait du SP le critère excllusif du DA
 Avec ce critère, il fait disparaitre le critère de l’état débietur, d’autorité et de gestion

Cet arret est à l’origine d’un adage : la compétence suit le fond


 Le droit applicable détermine le juge compétent

Arret blanco = aussi à l’origine d’une applicat° extensive du SP


 Dès lor qu’il ya SP on applique le DA ; JA est compétent
 « Age d’or du SP »

Il a été relayé par d’autres arrêts :

Arrêt TERRIER, CE, 6 fev 1903

Faits :
- Département de Saône et Loire attribue des primes pour la destruct° des nuisibles
- Terrier réclame le paiemt et le D refuse
- Conseil de préfecture se déclare incompétent

Compétence du juge dépend de la nature du contrat 


Juges du CE ont retenu que le contrat entre Terrier et le D = contrat adm :
o La destruct° des animaux nuisibles = SP

Dès lors les relat° entre le D et Terrier ne sont pas du droit privé
Le contentieux contractuel des CT relève du contentieux adm de part la présence d’un SP

Arrêt THEROND, CE, 4 mars 1910

Faits :
- Contrat entre Montpellier et Therond sur la capture/mise en fourrière de chiens errants
- Il souhaite obtenir la résiliat° du contrat et des dommages et intérêts
- Conseil des préfectures rejettent sa demande
- Il est porté dvt le CE

CE estime qu’il est compétent puisque le contrat entre eux porte sur l’exécut° meme d’un SP

Arrêt du tribunal des conflits FEUTRY 29 fev 1908

TC étant le principe de la resp de l’État du fait de l’inéxecut° de la mauvaise exécut° du SP au


CT : resp quasi délictuelle

Ce critère connait une fin à partir des années 1910


Dès 1910 : ce critère connait une crise
 Critère du SP n’apparait plus suffisant pour justifier le DA et la compétence du JA
 Ca devient un critère parmi d’autres
Exemple : critère du SP n’est pas forcément utilisé un contrat d’adm

Un contrat peut etre adm sans lien avec l’adm du moment qu’il conti…

Cette crise = renforcée par l’apparit° d’une nouvelle catégorie de SP : Eloka (SCOA)
 Reconnue depuis TC, Janv 1921, Sté commerciale de l’Ouest africain

Apparit° des SPIC : activités pris en charge par la personne publique mais comparable aux
activités des personnes privées : transport…

 On leur applique le Dprivé

Activités des SP échappent au DA


Le SP ne permet plus de définir les grandes not° du DA

Crise du SP prend fin dans les années 1950


 1954 : juge utilise à nouveau le SP comme 1 critère pour définir les grandes not° du DA
o SP :
 N’est plus un critère exclusif
 Ne fait pas nécessairement obstacle à l’applicat° du Dprivé
Exemple : SPIC, on applique la compétence du JJ

SP = critère mais il existe d’autres critères : c’est un critère alternatif


 Loi peut décider que certains SP se verront appliquer le Dprivé et la compétence
judicaire

Loi du 31 décembre 1957 sur les dommages causés par les véhicules des personnes publiques : dès
lors qu’il cause un dommage, on applique le droit privé

Conseil de la Concurrence, 23 janvier 1987, CC

Définit° d’un noyau dur de compétences du JA :


 Consacrat° tardive de l’adm par la C.
 Reconnaissance de certaines compétences du JA auxquelles le PL ne peut porter
atteinte :
o Annulat° et la réformat° des décisions adm exprimant les prérogatives de PP

Ce noyau dur = PFRLR

DA = droit autonome par rapport au Dprivé ; droit dérogatoire


 Svt : on va le définir par rapport au droit privé
o Cette originalité s’explique par la finalité d’intérêt général poursuivi par l’adm
o Elle subie donc des contraintes particulières
o Intérêt général explique que l’adm dispose de moyens :
 Exorbitants
 Qu’une personne privée ne pourrait exercer

Cette autonomie a été affirmée par l’arrêt Blanco :


 État = responsable mais on ne peut lui appliquer les règles du Cciv

Autonomies ce n’est pas l’indépendance


 Dpriv inspire le DA : contrat, responsabilité…
 Mais ses règles de Dprivé sont adaptées aux finalités du DA

Droit JP : les grandes not° ont été forgées par le JA


 Il existe de + en + de lois qui vont s’appliquer à l’adm
 Certains codes reprennent la JP : codificat° à droit constant

CE ne rend pas d’arrêt de règlement : ils sont interdits


 Juge n’est pas le législateur

Il peut poser des arrêts de principe (= arrêt rendue lors d’un fait s’appliquant aux parties ; à
l’occasion de cet arrêt, le juge dégage un principe s’imposant aux juridict° inférieures)

Ces grands principes ne vont svt pas s’appliquer à l’espèce en cause :


o Non-rétroactivité

Ce caractère JP fait du DA un droit souple


 C’est aussi un droit difficile d’accès

DA = droit d’équilibre entre la défense des droits des administrés et l’intérêt général poursuivie
par l’adm
 Ce pt d’équilibre a évolué
 Evolut° JP va vers la reconnaissance de nouveaux droits à l’administré

 Ds les 1er temps : JA faisait prévaloir l’intérêt général, l’intérêt de l’adm sur les
administrés
o Fil du temps : DA sous influence du droit de l’UE, de la CEDH vise à donner + de
droit à l’administré
o On lui donne + de moyens pour contester les actes de l’adm

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