Méthode MCO
Le développement économique, les progrès technologiques, l’amelioration de nos cadres de vie sont
fondamentalement liés à l’exploitation des gisements de minéraux et les produits qui en sont dérivés.
Elle est pratiquée partout dans le monde. Particulièrement dans notre pays, le Mali, les mines occupent
une part importante du produit intérieur brut (PIB) et constituent l’essentiel de nos exportations et des
investissements étrangers.
Méthode MCO
I.1. Le rôle et responsabilités de l’ingénieur minier
L’ingénieur minier est un spécialiste des sols, Ils utilisent leurs connaissances techniques et leurs
de la mécanique des roches et des méthodes compétences en gestion de projet pour s'assurer que
d’extraction des ressources minérales. les opérations minières effectuent de manière sûre,
efficace et rentable.
Ils jouent un rôle important tout au long du cycle de
vie d'un projet minier. Avant d'effectuer des travaux
d’excavation, ils procèdent à des études de faisabilité
et environnementales, évaluent les avantages
commerciaux et évaluent toute question relative à la
durabilité du projet.
Une fois ce processus terminé, les ingénieurs miniers
gèrent toutes les activités de planification technique,
en utilisant des logiciels complexes pour modéliser
des sites miniers et en planifiant tout ce qui est vital
pour la construction d'une mine.
Méthode MCO
I.1. Le rôle et responsabilités de l’ingénieur minier
L’ingénieur minier veille sur l’aspect sécuritaire Les ingénieurs miniers suivent ensuite le processus
et environnemental de ses operations avant, de construction et gèrent les aspects techniques de
durant et après le projet minier. la production une fois que la mine est ouverte aux
affaires.
Finalement, une fois qu'une mine a été épuisée de
ses ressources, ou des niveaux de sécurité
acceptables ont été compromises, un ingénieur
minier sera chargé de fermer la mine et de trouver
des moyens lui permettant de palier a ces
problèmes de sécurité.
En tant qu'ingénieur des mines, vous pouvez
également être responsable de la conception, du
développement et de l'entretien de l'équipement
minier, tel que les systèmes de ventilation et
d'extraction.
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
FERMETURE D’UNE
LA PROSPECTION ET DÉVELOPPEMENT ET L'EXPLOITATION ET LA MINE ET
L'EXPLORATION CONSTRUCTION PRODUCTION RESTAURATIION
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
a. L’exploration minérale:
Elle présente est la première étape du cycle de mise en valeur des minéraux. Elle consiste à chercher
de nouveaux gîtes minéraux. Elle a pour objet la découverte de nouvelles sources de métaux ou de
minéraux utiles et économiquement exploitables, comme les minéraux industriels (p. ex. la silice
servant à fabriquer du verre et l’argile à la base de la céramique), le fer et les métaux de base
comme le plomb, le zinc et le cuivre, les éléments des terres rares utilisés dans la haute technologie,
et les métaux précieux et les pierres précieuses (p. ex. l’or, le platine et le diamant).
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
a. L’exploration minérale:
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
a. L’exploration minérale:
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
b. DÉVELOPPEMENT ET CONSTRUCTION:
Si l’exploration donne des résultats positifs, le projet passe à la phase d’aménagement
d’une mine. Cette étape importante consiste à établir avec précision la valeur potentielle
d’un gîte minéral découvert durant la phase d’exploration afin de déterminer la rentabilité
de son exploitation et, si tel est le cas, de construire la mine.
L’aménagement d’une mine n’est entrepris que si le gîte est suffisamment grand et son
exploitation assez rentable pour permettre le remboursement des coûts de construction
(coûts en capital) et des coûts de production (ou d’exploitation). Divers facteurs influent sur
la rentabilité d’un gîte, dont les suivants :
• accès aux infrastructures (routes, pistes d’atterrissage);
• prix des minéraux et des métaux sur le marché;
• emplacement de la ressource; • distance par rapport aux marchés et aux points de
• accessibilité de la ressource; ravitaillement;
• volume de la ressource; • possibilité d’exploiter la ressource en respectant
• valeur de la ressource; l’environnement et de manière socialement responsable;
• type de minéral; • régime de réglementation (p. ex. taxes et paiement de
redevances);
• présence d’une main-d’œuvre qualifiée.
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
b. DÉVELOPPEMENT ET CONSTRUCTION:
Les principaux intervenants dans l’aménagement d’une mine
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
c. L'EXPLOITATION ET LA PRODUCTION:
L’exploitation d’une mine, qui représente la troisième étape du cycle de mise en valeur des
minéraux, consiste à extraire des minéraux ayant une valeur économique, au profit des
actionnaires, des divers intervenants et de la société en général. Une mine est en exploitation
lorsqu’on y retire du sol de la roche et de la terre afin d’en extraire un produit vendable à la
sortie de l’usine de traitement.
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
c. L'EXPLOITATION ET LA PRODUCTION:
Les principaux intervenants dans l’exploitation d’une mine
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
d. FERMETURE D’UNE MINE ET RESTAURATION:
Cette étape est la dernière du cycle de mise en valeur des minéraux.
L’exploitation d’un gisement minéral a une durée de vie limitée en raison de la nature
même de cette ressource.
Certains gisements sont très grands et leur exploitation peut durer plus de 50 ans, alors que
d’autres ne demeurent en exploitation que quelques années seulement.
Les mines ferment pour différentes raisons, mais les deux raisons les plus communes sont :
• l’épuisement des réserves de minerai;
• la faiblesse du prix des minéraux ou des métaux, ce qui rend la mine non rentable.
Le processus de fermeture d’une mine est la conversion d’une mine en exploitation à une
mine fermée, de manière ordonnée, sûre et respectueuse de l’environnement. Les
écosystèmes des zones perturbées par les activités de la mine doivent être remis dans un
état correspondant à un environnement sain qui se prête à l’activité humaine.
Bien que la fermeture d’une mine représente la dernière étape du cycle minier, sa
planification commence de nos jours avant l’étape de l’aménagement
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
d. FERMETURE D’UNE MINE ET RESTAURATION:
Méthode MCO
I.2. cycle de mise en valeur des minéraux
d. FERMETURE D’UNE MINE ET RESTAURATION:
Les principaux intervenants dans la fermeture d’une mine
Méthode MCO
Une fois ce gisement mis a jour, la décision de l’exploiter à ciel ouvert ou en souterrain est
dictée principalement par le coût de revient de l’unité de volume du minerai marchand et
des questions environnementales.
Le coût de revient de l’unité de volume du minerai marchand dépend de plusieurs
paramètres dont :
• le type de gisement
• la géométrie et l’angle de pendage du gisement
• la profondeur du gisement
• la situation géographique du gisement
• le cours des éléments valorisables
Méthode MCO
I.1. Méthodes d’Exploitation
Il existe deux principaux types d’exploitation minière : la mine souterraine et la mine à ciel
ouvert.
On utilise une mine à ciel ouvert lorsque la ressource minérale se trouve à la surface ou près
de la surface du sol. Une mine souterraine est construite lorsque la ressource minérale se situe
trop loin en profondeur pour exploiter une mine à ciel ouvert en toute sécurité.
Les mines souterraines requièrent des puits artificiels et des rampes inclinées pour accéder au
minerai et l’extraire.
Méthode MCO
I.1. Méthodes d’Exploitation
Liste exhaustive des paramètres déterminant la méthode d’exploitation:
1) La Forme du corps minéralisé (tabulaire, cylindrique, sphérique,
etc.).
2) L'Orientation du corps minéralisé (subhorizontal, subvertical).
3) La Continuité du corps minéralisé.
4) La Puissance du corps minéralisé.
5) La profondeur du corps minéralisé.
Mines à Ciel Ouvert
(MCO)
Mines Souterraines
(TMS)
Méthode MCO
I.1. Méthodes d’Exploitation
Ce choix est basé sur un certain nombre de critères mentionnés ci-dessous:
6) La teneur du minerai (Forte Teneur, Faible Teneur).
7) Distribution des minéraux contenu dans le minerai au sein du
gisement {i.e., massive ou disséminée (avec une teneur de
coupure)}.
8) L'épaisseur des mort-terrains (stériles de recouvrement).
9) La compétence du corps minéralisé et des morts-terrains/roche
Mines à Ciel Ouvert encaissante.
(MCO)
10) La cadence de production. Mines Souterraines
(TMS)
Méthode MCO
I.1. Méthodes d’Exploitation
Ce choix est basé sur un certain nombre de critères mentionnés ci-dessous:
11) Le capital disponible, les retours sur investissement et les
bénéfices.
12)Espaces disponibles pour la mise en terril (Les mines à ciel
ouvert couvrent une plus grande surface et génèrent un plus
grand volume de stériles).
13) Aspects de santé et sécurité au travail.
Mines à Ciel Ouvert
(MCO) 14) Les impacts sur la surface et sur l‘ecosysteme (impacts
Mines Souterraines
environnementaux, drainage de surface et les aquifères (TMS)
souterrains, Changements dans l'aménagement du territoire,
social).
15) Les Aspects de réhabilitation
Méthode MCO
I.2. Evaluation des Méthodes d’Exploitation
a) Exploitation à Ciel ouvert
En ne considérant que les couts relatifs au chargement et au transport, le cout d’excavation
d’une tonne de minerai pour une mine a à ciel ouvert comprend deux types de dépenses:
1. les dépenses liées directement à l’excavation et au transport d’une tonne de
minerai (soit Cm);
2. les dépenses liées à l’excavation et transport des stériles (Cs).
Ainsi, le coût total pour l’excavation d’une tonne de minerai peut s’écrire de la manière
suivante :
Cmco = Cm + Cs (1)
ou encore
= Cm + cs×Rd (2)
Où: Cm: coût d’excavation et de transport d’une tonne de minerai marchand;
cs: coût d’excavation et de transport d’une tonne de stérile;
K: rapport de découverture: rapport du volume (masse) des stériles au volume
(masse) du minerai extrait durant une période donnée.
Méthode MCO
Considérons l’exemple ci-dessous représentant une fosse dont les couts d’excavation et de
transport pour le minerai et le stérile sont égaux (1$/t).
Le coût d’excavation du premier bloc de stérile à la periode P1 est égal:
Cmco1 = Cm1 + Cs1 Cm1 = 1t×1$/t=1$
CS1 = 10t×1$/t=10$
Mmco1 = Cm1 + Cs1 =1$+10$=11$
Cmco1 = Cm1 + cs1×Rd1
𝑇𝑠 10𝑡
𝑅𝑑1 = 𝑇𝑚 = 1𝑡
=10
Cmco1 = 1$+1$×10=11$
Note : Cmco étant proportionnel à Rd, il vient que si Rd augmente, alors Cmco augmente.
On en déduit que Cmco est donc fonction de l’importance des roches de recouvrement
(de la profondeur auquel se trouve le corps minéralisé)
Méthode MCO
I.1. Evaluation des Méthodes d’Exploitation
b) Exploitation souterraine
Considérant la formule (2) du cout d’excavation du minerai pour une mine a ciel ouvert où:
Cmco = Cm + cs×Rd
Le coût d’extraction des travaux miniers souterrains sont quasiment indépendant du taux de
recouvrement Rd. Pour une méthode donnée, on suppose constant le coût de production
d’une tonne de minerai en souterrain.
Ctms=Cm=constante
Méthode MCO
I.1. Evaluation des Méthodes d’Exploitation
c. Rapport de découverture limite / Choix du mode d’exploitation
Economiquement les deux modes
Coûts d’exploitation sont équivalents à un
moment où le taux de recouvrement
Rdl prend une valeur Rdl.
On a :
Domaine
Cmco = Ctms ↔ Cm + cs. Rdl = Ps
TMS
Rdl = (Ps – Cm)/cs
Domaine MCO
Rdl est appelé Rapport de
Découverture découverture limite .
Note
1. Les dépenses Cm seules sont généralement largement inférieures à Cs. C’est pourquoi,
lorsque Rd est faible, l’exploitation à ciel ouvert s’impose plus économique que l’exploitation
souterraine.
2. Lorsque K devient grand, Cmco devient supérieur à Ctms et le choix de l’exploitation
souterraine s’impose.
Méthode MCO
I.1. Evaluation des Méthodes d’Exploitation
c. Rapport de découverture limite / Choix du mode d’exploitation
Notes
On opte pour l’exploitation à ciel ouvert pour un gisement plat ou légèrement incliné
lorsque le Rdl est supérieur ou égal au taux de recouvrement moyen;
La profondeur à laquelle Rd = Rdl est appelée profondeur limite de l’exploitation à ciel
ouvert;
Dans la pratique, on trouve des gisements exploités à l’aide des travaux ouverts et
souterrains respectivement dans leur partie supérieure et inférieure;
Il est souvent rationnel de poursuivre les travaux d’exploitation à ciel ouvert au-delà de la
profondeur limite parce que ce mode par rapport au souterrain offre :
- la possibilité de réduire les pertes quantitatives et qualitatives de minerai;
- une plus grande sécurité des travaux;
- des conditions d’hygiène et de santé meilleures;
- une productivité élevée.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
L’exploitation minière se déroule en 5 phases :
- Le développement
- L’extraction
- Le chargement et le transport
- Le traitement
- La commercialisation
Ce présent cours étudiera les 3 premières phases. Il est important de comprendre quelques
notions de calcul de réserves.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
A. Le développement
Le développement est le stade qui existe entre la recherche minière et l’exploitation. Après la
recherche, si le minerai est confirmé on passe ou développement qui consiste à repérer et à
débroussailler les blocs à exploiter. Il s’agit également de se protéger et d’installer un cadre
de vie agréable. L e développement peut varier d’une mine à une autre compte tenu de
différences de contextes géologiques et environnementaux.
1- Repérage des blocs et leur débroussaillement
Il fau dégager la zone à exploiter de tourte la végétation et le rendre accessible.
2- Protection contre les inondations
Lorsque la minéralisation se trouve dans une vallée, prêt d’un cours d’eau à grand débit ou
prêt d’un barrage, on élève des digues pour se protéger des crues. Lorsqu’on se trouve dans
une zone à fort précipitation, il faut évacuer les eaux de ruissellement à travers l’exhaure (qui
consiste à vider l’eau dans une rivière).
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
A. Le développement
3- La création de voies d’accès
Il est indispensable de créer des solides routes à raison du trafic et du matériel roulant.
L’accès aux différentes sections de la mine doit être très facile. Dans le cas des mines
souterraines, on fonce plusieurs puits et on crée plusieurs galléries d’avancement.
4- Installation de la laverie
Une plate forme est aménagée sur un air (espace) non minéralisé. Cet espace es aplani et
doit être facile d’accès. On veille aux possibilités d’évacuation des boues et rejets du
traitement.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
B. L’EXTRACTION
L’extraction est l’opération qui consiste à tirer hors du sol le minerai et le préparer pour
l’expédition vers l’unité de laverie. Très souvent le minerai est couvert de stérile. On aura
donc l’extraction du stérile et l’extraction du minerai proprement dit.
1- L’extraction du stérile
Aussi appelé la découverture, elle se fait à l’aide d’engins d’excavation (pelle hydraulique).
On réalise certains travaux préliminaires tels que :
- Construction de la verse (poubelle) et de sa voie d’accès
- On doit assécher la zone d’excavation, etc.…
Les engins généralement utilisés sont les camions bennes, les scrapers, les engins de
chargement, les bulldozers, les pelles hydrauliques, etc.
Le transport des terres enlevées s’effectue par des camions, des convoyeurs.
2- L’extraction du minerai
Selon les caractéristiques mécaniques de la roche, on peut soit l’attaquer directement soit le
disloquer d’abord à l’aide des explosifs. L’extraction se fait avec soin pour éviter les
contaminations. Le minerai est convoyé jusqu’à l’unité de traitement.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
C. LE CHARGEMENT
Les engins de chargement sont souvent confondus à ceux d’extraction. Il existe des
chargeuses frontales et des chargeurs continus.
. Les chargeuses frontales sont montées sur chenilles (pour les zones marécageuses
difficilement praticables) ou sur pneus (pour les zones faciles d’accès).
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
C. LE CHARGEMENT
Les chargeurs continus sont utilisés lorsque les roches sont tendres. Ils effectuent le travail
d’extraction et de chargement en même temps. Il n’y a pas d’interruption d’où le nom de
chargeur continu.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
D. LE TRANSPORT
1- Les camions bennes
Dans les mines à ciel ouvert, les tombereaux sont les plus utilisé pour transporter le matériau
extrait. Les tombereaux peuvent être reconvertis à d’autres usages. Les camions ont
l’avantage de négocier facilement des pentes abruptes. Mais l’unité de laverie ne doit pas
être trop éloignée du lieu d’extraction (5km au maximum), les routes doivent être de bonne
qualité et très souvent reprofilées (refaites).
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
D. LE TRANSPORT
2- Les scrapers
Moins rapides que les tombereaux, les scrapers peuvent rouler sur de longues distances. En
plus de s’autocharger, il effectue les travaux de terrassement.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
D. LE TRANSPORT
3- Les convoyeurs
Il offre l’avantage de transporter de grands volumes sur de longues distances et à moindre
coût. Par contre leur installation nécessite de gros investissements. Ils sont donc utilisés si la
durée prévisionnaire de l’exploitation est relativement longue.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
D. LE TRANSPORT
4- Les trains
L’installation des trains a un coût élevé. Les trains transportent les
matériaux plus loin que les convoyeurs et à moindre coût. Les trains ne
peuvent pas gravir des pentes supérieures à 3%.
Les camions et les scrapers sont efficaces sur les courtes distances tandis
que les convoyeurs et les trains sont efficaces sur les longues distances.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
E. LE TRAITEMENT
C’est la phase de l’exploitation où la substance utile est récupérée pour être commercialisée.
Méthode MCO
I.2. Les Différentes Phases de l’exploitation minière
F. LA COMMERCIALISATION
Comme tout produit, les dérivées de l’industrie minière sont soumises à la vente. La
commercialisation de l’or, du diamant ou tout autre produit est organisée et régit par une
réglementation. Le marché comprend : les producteurs, les acheteurs et les vendeurs. Ce
sont des personnes morales ou physiques depuis les petites entreprises jusqu’au
multinationales.
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
A. Le coefficient de foisonnement
Le foisonnement est l’augmentation d’un matériau après son extraction. Il est définit par un
coefficient qui est la constante par laquelle ce matériau augmente de volume une fois
extrait.
𝑉𝑒𝑥 Vex= volume extrait ou foisonné
𝐶𝑓 =
𝑉𝑖 Vi= volume in-situ
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
B. Les types de volume dans les travaux de terrassement
BCM = volume in-situ non remanié (Volume extrait par la pelle)
LCM = volume extrait ou foisonné (Volume dans le camion)
CCM= Volume compacté (Volume compacté par le Bulldozer)
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
C. Le taux de dilution
La dilution désigne les stériles qui sont excavés avec du minerai durant l'opération. Ces stériles
sont mélangés avec du minerai et envoyés à l'usine de traitement. La dilution augmente le
tonnage de minerai tout en diminuant sa teneur. La dilution peut être définie comme le
rapport entre le tonnage des stériles extraits et envoyés à l'usine par le tonnage total de
minerai et de stériles combinés qui sont envoyés au moulin. Il est habituellement exprimé en
pourcentage. Cela peut s'exprimer comme suit:
𝑄𝑠 Qs= quantité de stérile envoyée au
𝐷𝑖𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 =
(𝑄𝑚 + 𝑄𝑠) moulin
Qm= quantité de minerai envoyée au
moulin
Par exemple, si 10 tonnes de stériles sont excavés avec 90 tonnes de minerai, le total de matériau
excavé et envoyé à l’usine est de 100 tonnes, la dilution serait de 10,0%.
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
C. Le taux de dilution
Bloc minier dans une mine à ciel ouvert et différents types de dilution
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
C. Le taux de récupération
C’est le rapport entre la masse réellement récupérée et la masse en place dans le sous-sol.
Mr: masse de substance utile récupérée
Mp: masse de substance utile en place
te: teneur excavée, Ve : volume excavé
tp: teneur en place, Vp: volume en place
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
D. Le rendement
Il faut calculer certaines données pour avoir une idée exacte du rendement. Il s’agit de :
- Le volume de minerai excavé par équipe et par homme
- Le volume du minerai excavé par heure
- Le volume total excavé
Méthode MCO
I.3. Les bases de l'évaluation des terrassements
E. Le tonnage
Il sert à évaluer un gisement en déterminant la quantité de substance utile dans les
gisements.
𝑇 =𝑉×𝑑
𝑇 =𝑉×𝑑
T : Tonnage du matériau
V :Volume du matériau
d : densité du matériau
Q : masse de substance utile
t : teneur du minerai
Introduction
II. Méthodes d’exploitation à ciel ouvert
II.1. Définition
On définit la méthode d’exploitation à ciel ouvert comme la progression temporelle de
l’ensemble de gradins à l’intérieur de la fosse ultime.
Introduction
II. Méthodes d’exploitation à ciel ouvert
II.1. Définition
Introduction
II.2. Classification des méthodes d’exploitation à ciel ouvert
Il existe deux types de classification des méthodes d’exploitation a ciel ouvert:
Une classification qui tient compte de la morphologie du gisement
Une classification qui tient compte des moyens de déplacement du stérile
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
Les méthodes d’exploitation dépendant de la morphologie du gisement peuvent être
classées en deux types principaux :
les gisements en forme d’amas et de filon (dressants et semi dressants)
les gisements subhorizontaux ou tabulaires (horizontal)
Dans le premier cas, il s’agit soit du gisement avec stériles juxtaposés qui, généralement,
affleurent et ayant des terrains durs, soit des gisements ayant des terrains de recouvrement
superficiels (ex : cuivre, fer).
Dans le second cas, il s’agit des gisements sans stérile de recouvrement qui affleurent
(calcaire, porphyre), soit des gisements ayant des terrains de recouvrement superficiels
(lignite, charbon,…)
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
a. Méthode par fosses emboîtées
i. Principe
Dans le cas des gisements en amas ou des filons, l’exploitation se développe verticalement
en contre bas par fosse successives comportant du minerai et du stérile que l’on est obligé
d’excaver, et de déplacer au fur et à mesure de l’approfondissement des travaux
d’exploitation.
C’est une méthode générale appelée excavation globale, il s’agit d’un grand cratère dont
le profil est constitué de gradins. La crête de chaque gradin est représentée en plan par une
courbe fermée.
Si la région est montagneuse, certains gradins peuvent être incomplets, ce qui permet
périodiquement de créer des nouveaux gradins plus profonds en faisant progresser le front
des travaux en profondeur.
La zone minière : il est toujours variable et le creusement de l’incliné se réalise jusqu’au stade
final de l’exploitation.
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
a. Méthode par fosses emboîtées
ii. Schéma d’éxécution
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
a. Méthode par fosses emboîtées
iii. Caractéristiques
Ce type d’exploitation possède deux particularités :
la conduite des travaux d’exploitation présente un caractère irréversible, leur évolution étant
fixée par une étude préalable de la forme ultime (finale) et il est pratiquement impossible de
s’en écarter par la suite, ceci à cause du rapport de découverture important qui peut
survenir en voulant extraire une partie de minéralisation non incluse dans le projet de la fosse
finale.
Le rapport de découverture étant fonction de la profondeur d’exploitation et de la
morphologie du gisement, ses variations peuvent dans certaines conditions être importantes
entre deux phases d’exploitation successives.
Par conséquent, la planification de la production minière est l’un des problèmes délicats de
ces types d’exploitation. Cette méthode exige la constitution des terrils extérieurs non loin du
champ minier, à des endroits spécialement prévus à cet effet.
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
b. Méthodes d’exploitation par tranchées successives
i. Principe
Dans le cas des gisements subhorizontaux ou en plateures, l’exploitation se développe
horizontalement et en s’efforce pour diminuer la distance de transport du stérile, de le
déposer dans la fosse aussitôt après avoir exploité le minerai. Ce remblayage peut être fait soit
par un seul engin (pelle ou dragline de découverture), soit au moyen de pont de transfert ou
des sauterelles, soit par des camions bennes associés aux bulldozers.
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
b. Méthodes d’exploitation par tranchées successives
ii. Schéma d’éxécution
Introduction
II.2.1. Méthodes d’exploitation basées sur la morphologie du gisement
b. Méthodes d’exploitation par tranchées successives
iii. Caractéristiques
Cette méthode est appelée méthode par tranchées successives, c’est-à-dire des terrains en
place qui recouvrent la couche minéralisée sont déplacés et remis en arrière là où on a déjà
enlevé du minerai.
Introduction
II.2.2. Méthodes d’exploitations basées sur des déplacements des stériles
Les moyens mis en œuvre pour déplacer les stériles déterminent les principaux paramètres de
la méthode d’exploitation à ciel ouvert :
La hauteur et le nombre de gradins des stériles et du minerai
La largeur des plates-formes de travail
Le nombre d’inclinés pour le transport
Le nombre de fronts d’abattage, l’ordre et le système de
déplacement des fronts des travaux
La quantité des réserves découvertes et préparées
On distingue cinq méthodes d’exploitation en se basant sur le mode de transport des déblais au sein
de la carrière avec formation des terrils intérieurs ou extérieurs.
i. Méthodes sans transport :
ii. Méthode avec emploi d’engins de transfert
iii. Méthode spéciale
iv. Méthode avec transport des déblais
v. Méthode mixte
Introduction
II.2.3. Types de fronts de carrières et ordre de progression
Selon l’ordre, la position des tranchées d’accès au front des carrières sur le niveau
d’exploitation, on distingue trois principaux cas :
1. Front unilatéral 2. Front bilatéral 3. Front central
Introduction
I.2.3. Types de fronts de carrières et ordre de progression
D’une façon générale, l’ordre de l’extraction des matériaux suivant le front de carrière d’un gradin
quelconque est déterminé par des moyens d’excavation et de transport. On distingue
essentiellement les types d’extractions suivantes :
i. Extraction par tranches horizontales de faible hauteur avec disposition des enlevures en direction
du front des gradins:
Cette méthode convient à l’emploi des scrapers et des bulldozers (par exemple lors de l’exploitation
des gîtes alluvionnaires de diamants)
ii. Extraction par tranches verticales de faibles épaisseur suivant le talus du gradin:
Ce procédé est pratiqué lors de l’utilisation des excavateurs à chaînes à godets.
iii. Extraction par enlevures orientés dans la direction du front des gradins :
ce procédé est généralement répandu lorsqu’on utilise des pelles mécaniques et hydrauliques
accompagnées des camions-bennes ou des locomotives et des wagons.
iv. Extraction par enlevures orientées transversalement par rapport au front de gradin :
ce procédé est généralement pratiqué lorsqu’on utilise la roue pelle accompagnée habituellement
des moyens de transport suivants : convoyeur à bandes, parfois locomotive et wagon ainsi que
draglines.
Introduction
II.2.3. Types de fronts de carrières et ordre de progression
La vitesse de progression du front de carrière est donnée par l’expression suivante :
Avec
Pa : la production annuelle en m3/an
Lef : la longueur totale du front de carrière sur tous les niveaux d’exploitation en m
Hg : la hauteur du gradin en m
Dans les carrières contemporaines, la vitesse de progression du front de carrière varie de 30 à
400 m par an. Cette progression est la plus faible dans les gisements semi dressants et dressants
exploités
par la méthode des fosses emboîtées ; et la plus grande dans les gisements en plateure exploité
par la méthode des tranches successives.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
Le stade principal en mine à ciel ouvert consiste à élargir petit à petit une tranchée de découpage
dont les parois sont taillées et prennent par la suite la forme d’un gradin.
A) Gradins
C’est un élément fondamental technologique de l’exploitation à ciel ouvert représentant une partie
des morts terrains ou du gisement enlevée de manière autonome et qui est desservi par des moyens
de transport qui lui sont propres.
Chaque gradin a généralement deux surfaces dégagées :
• Le front d’attaque
• Le talus du gradin
Les éléments géométriques et technologiques sont sur la figure ci-dessous :
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
1. Toit du gradin : c’est la surface horizontale
limitant le gradin à sa partie supérieur
2. Mur : c’est la surface horizontale limitant le
gradin à sa partie inférieure
3. Talus : la surface latérale inclinée limitant
le gradin du coté vide de l’exploitation
4. Front d’attaque : c’est l’emplacement où
l’excavateur travaille
5. Arrête supérieure : c’est la ligne
d’intersection entre le toit et le talus,
6. Arrête inférieure : c’est la ligne
d’intersection entre le mur et le talus
7. Angle du gradin : c’est l’angle formé entre
le mur et le talus. Cet angle est choisi suivant
la nature des roches et particulièrement en
fonction de leur nature.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
La largeur de la plate forme de travail est habituellement de 10 m afin de faciliter les
manœuvres de transport.
Les gradins qui reculent au cours d’exploitation à ciel ouvert sont appelés gradins en
exploitation. Les gradins autres que ceux en exploitations sont limités par des plates formes
étroites dont la largeur
est de 20 à 50 % de la hauteur du gradin. Ces plates formes sont destinées à améliorer la
stabilité des talus et on les appelle banquettes de sécurité.
8. bloc:
Elle est la partie de l’enlevure limitée en longueur par des moyens d’abattage et de
chargement indépendant.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
9. fond de la carrière:
Constitue la plate forme
inférieure du dernier gradin.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
B. Bords de la carrière
1. Les bords de travail: représentent un ensemble de
gradin sur lesquels les travaux d’exploitation sont
exécutés progressivement.
2. Les bords inexploités: sont des bords où l’on
n’effectue pas les travaux d’exploitation et sont
utilisés pour l’évacuation des produits et la sécurité
des travaux.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
3. Contour de la carrière
Le contour supérieur de la carrière est l’intersection du bord supérieur de la carrière et la surface
vierge. Tandis que le contour inférieur est l’intersection du bord inférieur de la carrière et de son
fond.
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
4. Talus de la carrière
La position principale du bord de la carrière en tout moment d’exploitation est caractérisée
par le talus de la carrière. Ce dernier représente une surface imaginaire passant par le contour
supérieur et inférieur de la carrière.
L’angle de talus de la carrière est déterminé en fonction de :
La position de la profondeur d’exploitation Hx
La largeur de la plate forme de travail et banquette de sécurité
La tenue des roches formant le bord de la carrière
Introduction
II.3. Eléments fondamentaux d’une mine à ciel ouvert
4. Talus de la carrière
Pour les bords de travail, l’angle de talus γ1 est toujours inférieur
à celui du bord inexploité γ2.
D’une façon normale, on adopte des angles des talus plus faibles pour une roche de
mauvaise tenue. Par contre, on adopte des angles plus élevés pour une roche de bonne
tenue.
Le talus de liquidation est la pente générale des talus de la carrière dans la phase finale de ses
activités. Il est choisi sur base des calculs spéciaux de manière à assurer la stabilité des bords
de la
carrière et la diminution des stériles à excaver. Pratiquement, l’angle de talus de liquidation
correspond dans la plupart des cas à l’angle de talus de la carrière du coté du bord
inexploité. C’est-à-dire γ 2 = γ 2''
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Une entreprise autonome dans le cadre duquel se réalise l’exploitation à ciel ouvert porte le
nom de découverte ou mine à ciel ouvert.
Dans l’ensemble des travaux miniers d’une mine à ciel ouvert, on distingue quatre opérations
technologiques principales :
• L’abattage (avec ou sans explosifs selon la nature de la roche)
• Le chargement des produits
• Le transport
• La constitution des terrils (ceux-ci peuvent être intérieurs ou
extérieurs) ainsi que la constitution des remblais en minerai.
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Outre ces quatre opérations technologiques principales, nous pouvons aussi parler de
l’exhaure, de la stabilité des talus et des travaux de terrassement.
Pour les terrils extérieurs, on utilise les moyens de transport adaptés (bennes, locomotives et
wagons).
Dans les régions plates, on incline les voies en les installant sur les remblais dont la hauteur
augmente progressivement, parfois on utilise le relief de la région (ravins, dépressions…).
Les terrils intérieurs se font sans moyen de transport en jetant le stérile dans les vides crées par
l’exploitation ; cette opération appelée transfert se fait par des pelles mécaniques et
draglines de découverture, ponts de transfert et sauterelles. Qu’il soit intérieurs ou extérieurs,
les terrils ont soit un seul ou soit plusieurs gradins pouvant s’étendre par déplacement soit
parallèle, soit en éventail, soit en anneaux.
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Schémas d’évolution d’un terril
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Cas des quatre opérations technologiques
En mines à ciel ouvert, il existe deux schémas types des quatre opérations technologiques
selon qu’on se trouve dans les roches dures ou dans les tendres.
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Cas des quatre opérations technologiques
i. dans les roches dures
Introduction
II.4. Principales opérations technologiques
Cas des quatre opérations technologiques
i. dans les roches tendres