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Droit des Sûretés OHADA : Cautionnement

Le document présente trois cas pratiques relatifs au cautionnement. Le premier cas concerne un cautionnement simple où le garant oppose le défaut de notification de l'encours restant. Le deuxième cas est similaire concernant un autre prêt. Le troisième cas traite d'un cautionnement solidaire où l'un des garants s'est vu décharger de son engagement.

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Droit des Sûretés OHADA : Cautionnement

Le document présente trois cas pratiques relatifs au cautionnement. Le premier cas concerne un cautionnement simple où le garant oppose le défaut de notification de l'encours restant. Le deuxième cas est similaire concernant un autre prêt. Le troisième cas traite d'un cautionnement solidaire où l'un des garants s'est vu décharger de son engagement.

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EM GABON REPUBLIQUE GABONAISE

---------------------- UNION-TRAVAIL-JUSTICE
I.E.J.S.P
------------------
Année Académique 2021 - 2022
Année d’Etudes : Licence 3 Droit
Cours de : Droit des sûretés OHADA
Chargé de cours : M. Gaëtan IYEMBE

TRAVAUX DIRIGES DE DROIT DES SURETES

Séance n° 2

Thème n° 1 : LES RAPPORTS AU CAUTIONNEMENT

Directions de recherche

1 – Le cautionnement simple
2 – Le cautionnement solidaire

Bibliographie générale
- BRIZOUA BI MICHEL, L’attractivité du nouveau droit Ohada des hypothèques,
revue droit et patrimoine, n°197, nov. 2010, P.86
- Pr Yvette Rachel KALIEU ELONGO, Cours de droit des sûretés Ohada, kalieu-
[Link]
- Dominique LEGEAIS, Sûretés et garanties du crédit, 5 e éd., LGDJ
- Ghislain MOUTIL, l’inscription de l’hypothèque en droit des sûretés Ohada, in
uniforme Law Review, Vol.25, Issue I, march 2020, P. 109-124
- Pierre CROCQ, les sûretés fondées sur une situation d’exclusivité et le projet de
réforme de l’Acte uniforme portant organisation des sûretés, Revue droit et patrimoine,
n°197, nov.2010, P.78
- Olivier FILLE-LAMBIE et Ariane MARCEAU COTTE, les sûretés sur les meubles
incorporels : le nouveau nantissement de l’Acte uniforme sur les sûretés, Revue droit et
patrimoine, n°197, nov. 2010, P.72
- Traité et Actes uniformes commentés et annotés OHADA, Juriscope 2016
- Code civil gabonais, première partie
I) Documents

- Cass. Civ. 1ère, 27 Juin 1984. Pourvoi n° 83-12.107.


- Cass. Ch. Mixte, 27 Février 2015. Pourvoi n° 13-13.709.
- Cas pratiques.

1
Doc. 1 : Cass. Civ. 1ère , 27 Juin 1984.
Pourvoi n° 83-12.107.
Cour de cassation chambre civile 1
Audience publique du mercredi 27 juin 1984
N° de pourvoi: 83-12107
Publié au bulletin

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Sur le moyen unique pris en sa troisième branche :
Vu les articles 2021, 2025, 2026, ensemble l'article 1203 du Code civil ;
Attendu qu'il résulte de la combinaison de ces textes que lorsque plusieurs personnes se
sont rendues cautions solidaires d'un même débiteur pour une même dette, elles ne
peuvent, sauf convention contraire, opposer au créancier qui les poursuit solidairement
en paiement le bénéfice de division ;
Attendu que par un même acte sous seing privé MM. Y... et X... se sont portés cautions
solidaires de la société anonyme Y... frères envers le Crédit industriel d'Alsace et de
Lorraine, à concurrence de la somme de 120 000 francs ; que, sur les poursuites de cet
établissement bancaire contre les deux cautions, la Cour d'appel a admis qu'elles
pouvaient se prévaloir du bénéfice de division et n'étaient donc tenues, au titre du
cautionnement précité, qu'au paiement d'une somme de 60 000 francs chacune, et cela
au motif "que l'acte ne prévoyait aucune solidarité des cautions entre elles, mais
seulement une solidarité entre chacune des cautions et le débiteur principal";
Attendu qu'en statuant ainsi, la Cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :
CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu entre les parties le 20 janvier 1983 par la Cour
d'appel de Besançon ; remet, en conséquence, la cause et les parties au même et
semblable état où elles étaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant
la Cour d'appel de Dijon.

Doc. 2 : Cass. Ch. Mixte, 27 Février 2015. Pourvoi n° 13-13.709.


Cour de cassation chambre mixte
Audience publique du vendredi 27 février 2015
N° de pourvoi: 13-13709
Publié au bulletin

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, siégeant en CHAMBRE MIXTE, a rendu l'arrêt suivant
:
Sur le moyen unique :

2
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Orléans, 13 décembre 2012) et les productions, que la
caisse régionale de Crédit agricole mutuel de la Touraine et du Poitou (la caisse) a
consenti les 6 juin 2001, 8 août 2006, 3 novembre 2006 et 3 mai 2007 à la société X...
divers prêts dont M. Fabrice X..., son gérant, s'est porté caution solidaire aux mêmes
dates ; que M. Cédric X..., qui s'était également porté caution des trois derniers prêts, a
été déchargé de ses engagements à raison de leur disproportion manifeste ; qu'assigné en
paiement par la caisse à la suite de la défaillance de la société X..., M. Fabrice X..., lui
reprochant de l'avoir privé de recours contre son cofidéjusseur, a revendiqué le bénéfice
des dispositions de l'article 2314 du code civil ;
Sur le moyen unique, en ce qu'il fait grief à l'arrêt de condamner M. Fabrice X... à payer
à la caisse des sommes au titre des prêts cautionnés consentis les 8 août 2006 et 3 mai
2007 :
Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt de statuer ainsi alors, selon le moyen :
1°/ que la caution est déchargée de ses obligations lorsque son engagement est
disproportionné ; qu'en jugeant que M. Fabrice X... disposait d'un recours personnel
contre ses cofidéjusseurs, M. Cédric X... et Mme Christelle X..., cependant que ces
derniers avaient été déchargés de leurs engagements disproportionnés à leurs revenus et
biens, la cour d'appel a violé les articles L. 341-4 du code de la consommation, par refus
d'application, et 2310 du code civil, par fausse application ;
2°/ que la caution bénéficie d'une décharge partielle, à la mesure des droits perdus,
lorsque la subrogation dans les droits, hypothèques et privilèges du créancier ne peut
s'opérer par le fait de ce dernier ; qu'en jugeant, pour écarter la demande par laquelle
M. Fabrice X... sollicitait d'être déchargé de son engagement de caution en raison de la
perte de la possibilité d'un recours contre ses cofidéjusseurs, que la sanction du
caractère disproportionné de l'engagement de son cofidéjusseur consistait en
l'impossibilité pour le créancier de se prévaloir de cet engagement et n'avait pas pour
objet de réparer le préjudice subi par les autres cautions, quand la seule perte de ce
recours suffisait à le décharger, la cour d'appel a violé l'article 2314 du code civil ;
3°/ que la caution bénéficie d'une décharge partielle, à la mesure des droits perdus,
lorsque la subrogation dans les droits, hypothèques et privilèges du créancier ne peut
s'opérer par le fait de ce dernier ; qu'en affirmant qu'il n'y avait pas lieu de décharger la
caution au motif que la perte d'un droit de recours contre des cofidéjusseurs ne
procédait pas de la responsabilité et d'une faute de la banque, quand il suffisait que cette
perte résulte, en vertu de quelque mécanisme que ce soit, d'un fait imputable au
créancier, la cour d'appel a violé l'article 2314 du code civil :
Mais attendu que la sanction prévue par l'article L. 341-4 du code de la consommation
prive le contrat de cautionnement d'effet à l'égard tant du créancier que des
cofidéjusseurs ; qu'il s'en déduit que le cofidéjusseur, qui est recherché par le créancier
et qui n'est pas fondé, à défaut de transmission d'un droit dont il aurait été privé, à
revendiquer le bénéfice de l'article 2314 du code civil, ne peut ultérieurement agir, sur le
fondement de l'article 2310 du même code, contre la caution qui a été déchargée en
raison de la disproportion manifeste de son engagement ;

Que par ce motif de pur droit, substitué, dans les conditions de l'article 1015 du code de
procédure civile, à ceux justement critiqués, l'arrêt se trouve légalement justifié ;

3
Et sur le moyen unique, en ce qu'il fait grief à l'arrêt de condamner M. Fabrice X... à
payer à la caisse les sommes de 16 760, 95 euros au titre du prêt consenti le 6 juin 2001
et de 45 000 euros au titre du prêt consenti le 3 novembre 2006 :
Attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce
moyen, qui n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. Fabrice X... aux dépens ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;

Doc 3 : Cas Pratiques :

1°/ La banque LA SOCIÉTÉ FINANCIÈRE a consenti un prêt de 500 000€ en Janvier


2016 à une nouvelle entreprise d’édition de revues juridiques spécialisée en droit des
sûretés : l’entreprise DAL’OSE. Afin de rassurer ses banquiers, son nouveau dirigeant
Monsieur Li TEK se porte caution de ce prêt en Janvier 2017. Les dernières échéances
de l’entreprise DAL’OSE n’ayant pas été honorée depuis deux mois, la SOCIÉTÉ
FINANCIÈRE a alors activé Li TEK en garantie. Ce dernier oppose qu’il n’a jamais
reçu de courrier de la banque relativement à l’encours du prêt restant et refuse de payer.

Monsieur Li TEK est décidemment bien embêté. Il s’est aussi porté caution d’un prêt à
la consommation effectuée par son fils Ludo TEK, en vue de l’achat d’une voiture à
hauteur de 5000 €. La banque en ligne YCLIQUE a consenti le prêt le 03 novembre
2016. Le 1er Février Li TEK apprend que des échéances du prêt n’ont pas été
remboursées et pense opposer le même refus à cette banque pour défaut de réception
de courriers.
Qu’en pensez-vous ?
2°/ Par acte authentique, Messieurs BEL, FORT et LION, associés, se sont engagés
solidairement en garantie de la dette de l’entreprise de construction BARTHOLDI
pour obtenir l’octroi d’un prêt de 300 000€.
Monsieur LION a obtenu une décharge de son engagement le 1er Décembre 2017, au
titre que ce dernier était manifestement disproportionné au vue de ces facultés
financières.
Le 15 Février 2018, la dernière échéance étant impayée, LA SOCIÉTÉ FINANCIÈRE
décide d’activer Monsieur BEL en garantie.
À quels montants est tenu Monsieur BEL ?
Monsieur FORT devra-t-il payer une quelconque somme ?

TRAVAIL À FAIRE :
1/ Etablir des fiches d’arrêts
2/ Résoudre le cas pratique

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