Cours de Zoologie Agricole Fasa Bafia 2020
Cours de Zoologie Agricole Fasa Bafia 2020
UNIVERSITÉ DE DSCHANG
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FACULTÉ D’AGRONOMIE ET DES SCIENCES AGRICOLES
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ANNEXE DE BAFIA
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Productions Végétales
Licence III
ENSEIGNANT :
SOMMAIRE
PARTIE I : GENERALITE………………………………………………………………………………...........2
CHAPITRE I : RAPPEL DES CONCEPTS EN ZOOLOGIE………………………………………..………2
1 Définition………………………………………………………………………………………………………..2
2 Distinction entre zoologie et botanique……………………………………………………………………....2
3 Classification…………………………………………………………………………………………………...2
4 Systématiques et taxonomie………………………………………………………………………………….3
5 Notion d’espèce………………………………………………………………………………………………..3
6 Nomenclature zoologique…………………………………………………………………………………….3
7 Classification hiérarchique...………………………………………………………………………………….3
8 Plans d’organisation du règne animal.. ……………………………………………………………………...3
9 Biologie et phylogénie du règne animal.. ……………………………………………………………………4
10 Spécialités de la zoologie….………………………………………………………………………………...4
CHAPITRE II : DESCRIPTION DU REGNE ANIMAL……………………………………………………….6
I. Embranchement des chordes…….………………………………………………………………………….6
I.1. Caractères généraux………..………………………………………………………………………………6
I.2. Classification…………….…………………………………………………………………………………..6
I.2.1. Sous-embranchement des Tuniciens ou Urocordés…..……………………………………………….6
I.2.2. Sous-embranchement des Céphalocordés………………………………………………………...…..6
I.2.3. Sous-embranchement des Appendiculaires…………………………………………………………....6
I.2.4. Sous-embranchement des Vertébrés……………………………………………………………….…..6
II. Embranchement des arthropodes………………………………………………………………………....11
II.1. Caractères généraux des arthropodes….………………………………………………………………11
II.2. Classification………………………………………………………………………………………………11
II.2.1 Classe des Insectes (ou Hexapodes)………………………………………………………………….11
II.2.2. Classe des Arachnides (ou Chélicérates = pinces)… ……………………………………………….14
II.2.3. Classe des Myriapodes (mille pattes)….. ……………………………………………………………14
III. Embranchement des mollusques…………………………………………………………………………15
III.1. Description…………..…………………………………………………………………………………….15
III.2. Classification et espèces types………………………………………………………………………….15
PARTIE II : ANIMAUX D’INTERETS AGRICOLE…………………………………………………………...17
CHAPITRE III : LES ARTHROSES…………..………………………………………………………………17
A. Classe des Insectes…..……………………………………………………………………………………17
I. Hemiptera…..…………………………………………………………………………………………………17
I.1 Pucerons…………………………………………………………………………………………………….17
I.2 Cochenilles………………………………………………………………………………………………….18
I.3 Aleurodes……………………………………………………………………………………………………19
I.4 Cicadelles, Membracides et Fulgore….………………………………………………………………….20
I.5 Punaises……………………………………………………………………………………………………21
II. Coleoptera…………………………………………………………………………………………………..23
II. 1. Chrysomèles……………………………………………………………………………………………...23
II. 2. Charançons……………………………………………………………………………………………….24
II 3. Longicornes………………………………………………………………………………………………..25
II. 4. Lampyres………………………………………………………………………………………………….26
II. 5. Coccinelles………………………………………………………………………………………………..26
II. 6. Vers blanc du palmier……………………………………………………………………………………27
III. Lepidoptera…..…………………………………………………………………………………………….27
IV. Orthoptera…………………………………………………………………………………………………..30
V. Diptera….…………………………………………………………………………………………………….31
VI. Hymenoptera….……………………………………………………………………………………………34
VI. 1. Fourmis….……………………………………………………………………………………………….34
VI.2. Guêpes……………………………………………………………………………………………………36
IV. 3. Abeilles….………………………………………………………………………………………………..37
VI. 4. Hyménoptères parasitoïdes……………………………………………………………………………38
VII. Neuroptera….……………………………………………………………………………………………..39
VIII. Dictyoptera…..…………………………………………………………………………………………….39
IX. Odonata……………………………………………………………………………………………………..40
X. Thysanoptera….…………………………………………………………………………………………….40
B. CLASSE DES ARACHNIDES……………………………………………………………………………..41
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ABEGA OWONA F., S., L. (2021). Cours de zoologie agricole FASA-AB, PV 3
COURS DE ZOOLOGIE AGRICOLE GENERALE
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PARTIE I : GENERALITE
1. Définition
La zoologie (zoo : animal ; logos : science) est la science qui étudie les animaux. Elle décrit l'aspect
externe (morphologie externe), l’organisation interne (anatomie), la structure des organes interne
(histologie), le fonctionnement de divers appareils (physiologie), les comportements (éthologie), les
milieux fréquentés (écologie), et attribue à l’animal une place dans le grand arbre du règne animal
(classification).
La frontière entre la zoologie, qui étudie les animaux, et la botanique, qui étudie les végétaux, a été
et est toujours sujet à controverses. Certains êtres vivants, considérés comme végétaux, se sont
révélés être des animaux ; le cas de certains autres est toujours, à l'aube du XXIe siècle, sujet à
discussions. Pour ces êtres vivants atypiques, l'appartenance à l'une ou l'autre des sciences s'est
trouvée modifiée grâce aux avancées et découvertes techniques ou scientifiques (entre autres la
microscopie ou l'analyse de l'ADN). Si la plupart des Métazoaires ont toujours été indiscutablement
placés parmi les animaux, certains Métazoaires inférieurs étaient encore au XIXe siècle placés dans
une catégorie particulière nommée "Zoophytes" (étymologiquement : animaux-plantes). Ce groupe
comprenait traditionnellement les Spongiaires, les Cnidaires, les Cténophores et les Bryophytes. Linné
classait dans cette catégorie des Mollusques comme la Seiche, l'Aplysie, l'Holothurie, mais aussi les
Echinodermes (oursins et étoiles de mer). Ce n'est qu'en 1744 que Jean-André Peyssonel reconnut le
corail comme un animal ; de même, les Spongiaires ne furent reconnus comme animaux qu'en 1825.
Le cas des Protozoaires est encore plus problématique. Certains d'entre eux, comme l'euglène ou
certains Péridiniens qui peuvent avoir une alimentation autotrophe ou hétérotrophe, ont longtemps été
placé à la frontière entre les deux disciplines. Les méthodes modernes de la cladistique ont permis de
distinguer la lignée verte (qui concerne indiscutablement la botanique et à la phycologie), les
opisthochontes (qui concernent la zoologie et la mycologie), la lignée brune (phycologie) et diverses
lignées dont l'appartenance à telle ou telle discipline n'est pas toujours résolue.
3. Classification
Les premières tentatives de classification ont été liées à l’interaction de l’Homme avec les animaux.
Ces derniers ont été classés en comestibles ou non comestibles, utiles ou nuisibles...etc. Les
premières réflexions scientifiques ont utilisées d’autres critères, morphologiques et anatomiques.
Parmi les principales classifications et les travaux importants qui ont montré l’évolution des idées et les
principes sur lesquels reposent les classifications successives, celles de :
Aristote (384-322 av. J.-C.), philosophe grec, fondateur de la zoologie, connaissait plus
de 400 espèces animales. Dans son œuvre de « Zoologie », il a traité l’histoire des animaux,
il distinguait deux grandes catégories animales :
- Animaux ont du sang rouge représentent les vertébrés
- Animaux qui n’en possèdent pas représentent les invertébrés
Après lui, quelques naturalistes se préoccupèrent de la zoologie ; mais les classifications ne
progressent pas.
Linné (1707-1778) botaniste suédois a un œuvre « Systema naturae » (1758). Il a établi
la classification des êtres vivants du plus simple au plus compliqué, de telle sorte que chaque
groupe possède à la fois les grands caractères du groupe classé avec lui et de nouvelles
caractéristiques du groupe qui lui sont propres. Il a donné la nomenclature binomiale qui
marque un immense progrès. Le nom scientifique de chaque animal se compose de deux mots
latins: le premier, désigne le genre et porte une majuscule; le second, indique l’espèce, suivi
du nom de l’auteur ou l’initial de l’auteur qui, le premier a nommé l’espèce considérée et la date
correspondante. Exemple, le lion: Felis leo L. 1758. (L. : Linné). Le genre et l’espèce soulignés
ou écrits en italiques pour tout document scientifique.
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Cuvier (1769-1832), anatomiste français, son travail repose sur l’anatomie comparée. Il a fait
la recherche des homologies et pour la première fois, l’étude des fossiles est associée à celle
des formes actuelles.
4. Systématique et taxonomie
La systématique est l’étude théorique des bases, des principes, des règles et des lois de la
classification des espèces du règne animal.
La taxonomie ou taxinomie est l’étude qui traite à la fois de la théorie et la pratique de la classification
des organismes. Autrement dit c’est l’activité qui consiste à nommer, définir et délimiter les groupes
d’organismes vivants (les taxons), ainsi que les classifications ainsi produites.
5. Notion d’espèce
L’espèce ou unité zoologique est l’élément de base de la systématique. Cette unité fondamentale
est l’ensemble des individus qui se ressemblent entre eux autant qu’ils ressemblent à leurs parents par
des caractères morphologiques, physiologiques, biochimiques, caryolytiques, et écologiques. Les
individus d’une même espèce sont interféconds alors que les individus de deux espèces différentes
sont généralement stériles. Ernst Mayr a défini l’espèce comme une population ou un ensemble de
populations dont les individus peuvent réellement ou potentiellement se reproduire entre eux et
engendrer une descendance viable et féconde, dans des conditions naturelles.
6. Nomenclature zoologique
La dixième édition du Systema Naturaede Linné, parue en 1758, sert de point de départ à la
nomenclature zoologique. Donc c'est Linné qui a établi les règles de base de la nomenclature binomiale
encore utilisée de nos jours. La nomenclature zoologique désigne l'ensemble des règles permettant de
nommer les taxons des animaux. Ainsi Linné utilisait les catégories espèce, genre, ordre, classe et
règne et qui correspondent à des groupes de plus en plus grands. Plus tard, des catégories
supplémentaires ont été introduites comme la famille entre le genre et l’ordre.
7. Classification hiérarchique
La base de la classification est l’espèce. Les espèces voisines sont regroupées en genre, les
genres en famille, les familles en ordre, les ordres en classe, les classes en embranchement (ou clades
ou phylums), et les embranchements en règne. Cette classification a été appliquée par Cuvier. Il est
parfois nécessaire d’introduire des unités intermédiaires entre deux unités successives : sous-
embranchement, super-classe, sous-classe, super-ordre, sous-ordre, sous-famille ou tribu,sous-genre,
sous-espèce. Des suffixes par défaut sont mis en place à partir du taxon de la super-famille (tableau)
Pour définir de façon précise le plan d’organisation d’un animal, différents critères doivent être
utilisés successivement :
Présence ou absence de tissus : Deux sous-règnes se distinguent par ce critère, les
Parazoaires ne possédant pas de vrais tissus, contrairement aux Eumétazoaires qui ont de
vrais tissus.
Nombre de feuillets embryonnaires : Le développement embryonnaire chez certains
animaux s’arrête au stade gastrula. Ils sont constitués de deux feuillets cellulaires, l’ectoderme
et l’endoderme. Ils sont des diploblastiques. Beaucoup d’animaux continuent leur
développement après la gastrulation. Il se forme entre l’ectoderme et l’endoderme un
troisième feuillet individualisé, le mésoderme (figure 2). Ils sont des triploblastiques.
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Classification :
Embranchement des Sarcomastigophora
- Sous embranchement des Flagellés (Mastigophora)
- Sous embranchement des Rhizopodes
- Sous Embranchement des Actinopodes
Embranchement des Ciliophora
Embranchement des Apicomplexa
Embranchement des Cnidosproridies.
Classification :
Métazoaires didermiques
Embranchement des spongiaires (=Porocytes)
Embranchement Cnidaires
Embranchement Cténaires
Métazoaires Tridermiques
Embranchement Plathelminthes
Embranchement des Némathelminthes
Embranchement des Annélides
Embranchement des Mollusques
Embranchement des Arthropodes
Embranchement des Échinodermes
Embranchement Chordés
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Spécialités techniques
Des spécialistes institutionnels étaient formés pour étudier de tel groupe animal, d'en identifier les
espèces, d'en élaborer ou d'en revoir la classification… Aujourd'hui, ces distinctions ne sont plus aussi
claires. Ces termes sont davantage devenus la description d'un domaine de l'érudition, les spécialistes
deviennent très rares. Ceux-ci, qui utilisent les techniques et conceptuels les plus modernes (biologie
moléculaire, analyses phylogénétiques…), ne se réclament plus guère de ces appellations. Ils seront
spécialistes de taxinomie numérique, biologistes de l'évolution. En d'autres mots, sauf exception, ce
n'est plus le matériel (insecte, poisson, champignon, oiseau…) qui sert à définir la discipline, mais les
questions biologiques que ce matériel permet de poser et éventuellement résoudre.
• anatomie comparée, étude de la structure des animaux.
• La physiologie des animaux, domaine qui inclut les champs disciplinaire comme l'anatomie et
l'embryologie.
• La génétique et les mécanismes du développement étudiés au sein de la biologie moléculaire,
génétique moléculaire et biologie du développement
• l'éthologie et l'étude du comportement animal.
• l'écologie qui recouvre entre autres l'écologie comportementale et l'écologie évolutive
• la biologie de l'évolution qui étudie l'évolution, la génétique des populations, l'hérédité, la
reproduction, la sélection naturelle, l'étude de la diversité génétique et les contraintes écologiques.
• la systématique, la cladistique, la phylogénétique, la phytogéographie, biogéographie et
taxonomie qui classifie les espèces et les groupes d'espèces vivante ou disparue et les relations qui
lient ces espèces.
• Paléontologie, incluant tout ce qui concerne et qui permet de comprendre la zoologie passée
comme par exemple la Paléoclimatologie.
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I.2. Classification
L’embranchement des Chordés englobe des animaux du sous embranchement Tuniciens ou
Urocordés, Céphalocordés, Appendiculaires et Vertébrés.
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Description
Les poissons représentent le groupe le plus nombreux de l’embranchement des vertébrés dont
ils représentent environ la moitié des espèces. Soit 20 000 espèces de poisson dont 60% vivant dans
les mers. L’eau et l’air sont deux niches écologiques très différentes qui à travers la densité, la
conductance, les variations ioniques, la disponibilité d’O2, les nutriments et la lumière conditionnent la
grande hétérogénéité de la super classe des poissons.
Classification
La super classe des Poissons et divisée en 2 principales classes actuelles selon la nature du
squelette :
a. Classe des Chondrichtyens (Chondros = cartilage) : le squelette est cartilagineux et la
fécondation interne (ovovivipares), généralement marins, carnivores ou microphages. Ex.
Requins, Baleines et Raies.
b. Classe des Ostéichtyens : (Poissons osseux) la sous classe des Actinoptèrigiens (Actino =
rayons, pteryx = nageoire) renferme la plupart des Poissons actuels de mer et d’eau douce.
On distingue 2 super-ordres :
Sup. OR. Chondrostéens : Espèces de poissons les plus primitives, mi-osseuses mi-
cartilagineuses. Ex. Esturgeon et le Polyodon.
Sup. OR. Téléostéens : (Téléo = parfait, achevé) Groupe de Vertébrés le plus
représenté actuellement, Poissons totalement ossifiés. Parmi les Ordres les plus
rencontrées, on cite:
OR. Cypriniformes (Cyprinus = poisson) : F. Cyprinidés (Carpes, Barbeaux,
Poissonchat,…) ;
OR. Clupéiformes (Clupeus = bouclier) : F. Clupéidés (Sardines, Anchois,…),
F. Salmonidés (Truites, Saumons,…) ;
OR. Anguilliformes (Anguilles).
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Classification
On distingue 3 ordres actuels
a. Chéloniens : Sont des reptiles caractérisés par la présence d’une carapace formée de plaques
osseuses à laquelle sont soudées la colonne vertébrale et les côtes, cette carapace est
recouverte d’écailles épidermiques, le crâne ne présente aucune fosse temporale. Cet ordre
forme principalement les familles des Testudinidae (terrestre), Emydidae (des eaux douces),
Cheloniidae (marines) et Dermochelyidae.
b. Squamates : Reptiles à écailles, ou saurophidiens est un vaste ordre de reptiles qui comprend
tous les lézards, les serpents et les amphisbènes. En fait, cet ordre regroupe les reptiles qui
changent régulièrement de peau. L’ordre des squamates comporte trois sous ordres :
I.[Link].2. Amphisbènes
Les amphisbènes constituent un groupe comptant environ 133 espèces de reptiles
serpentiformes ou vermiformes très spécialisés toujours totalement apodes. La plupart des espèces
sont petites. Les amphisbènes passent la plupart de leur temps sous terre et ne se rencontrent
qu'occasionnellement en surface, leur crâne est épais et modifié pour creuser et la peau est très lâche.
a. Sauriens
Le sous ordre des Sauriens (lézards) ont des oreilles externes apparentes, paupières mobiles,
plusieurs rangées d'écailles ventrales. La queue peut être perdue volontairement (phénomène
d’autotomie, sauf chez les varans) avec régénération, leur mode de vie arboricole, terrestre souterrain
ou fouisseur. Le sous ordre des sauriens regroupe au Sahara septentrional 6 familles : Gekkonidae,
Chamaeleonidae, Agamidae, Varanidae, Lacertidae et Scincidae.
b. Ophidiens
Il existe environ 2900 espèces de serpent, tous les serpents, Adaptes à une vie souterraine
(déplacements dans des anfractuosités). Les pattes ont disparu, les yeux sont bien développés et leurs
paupières sont fixes (fermées et transparentes). L’oreille externe est absente (surdité), la queue est
incapable d’autotomie et de régénération. Ils ont une seule rangée d'écailles ventrales. En se basant
sur les données de la littérature et en tenant compte des récents remaniements taxinomiques, la
richesse spécifique de la faune ophidienne du Sahara septentrional s’établit actuellement 14 espèces
appartenant à trois familles : Elapidae, Colubridae et Viperidae.
c. Crocodiliens
Tétrapodes adaptés à la fois à la marche et à la nage, avec une spécificité suivantes : Le corps est
protégé par une armure de plaques dermiques osseuses recouverte d’écailles ; le palais osseux est
très long et fait débouchés l’air inspiré directement dans la gorge ; la queue est aplatie latéralement ;
les côtes sont reliées entre elles par des expansions en forme de crochets
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Caractères généraux
- Premiers vertébrés terrestres, moins de 1800 espèces actuelles.
- Adultes montrent de nombreuses adaptations à la vie terrestre alors que les larves (jeunes)
présentent beaucoup d’analogies avec la classe des Poissons ;
- L’évolution des larves en adultes s’accompagne de profonds changements anatomo
morphologiques.
Classification
La classe des Amphibiens se divise en 3 ordres actuels :
a. OR. Apodes : très peu représentés. Espèces serpentiformes avec peu d’écailles et vivant
dans la terre humide. Ex. Dermophis d’Amérique.
b. OR. Urodèles : la queue des larves persiste chez les adultes. Les larves sont apodes alors
que les adultes sont tétrapodes. Les urodèles ont des mœurs terrestres et nocturnes. Ex.
Salamandra salamandra, Pleurodeles sp.
c. OR. Anoures : Adultes sans queue, pattes postérieures développés et adaptées au saut.
Les larves ont une ligne latérale. Ex. F. Ranidés : Rana esculenta (Grenouille verte), F.
Bufonidés : Bufo bufo (Crapaud commun)
Caractères généraux
- Classe des Vertébrés la mieux représentée (environ 25000 espèces actuelles) et la plus
homogène sur le plan anatomo-morphologique (adaptation au vol : profil
aérodynamique, musculature particulière, sacs aériens et os pneumatiques, acuité
visuelle très fine).
- Le corps recouvert de plumes adopte une attitude bipède : les membres antérieurs sont
transformés en ailes. La bouche édentée est dotée d’un bec cornu adapté au type de
régime alimentaire.
- Les oiseaux sont amniotes, homéothermes, ovipares (l’organe femelle est impaire : ovaire
unique).
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Classification
La classe des Oiseaux est actuellement représentée par 2 principales sous classes :
1. Ratites: Oiseaux terrestres, coureurs, inaptes au vol. Ex. Autruche (Afrique), Nandou
(Amérique du sud), Emeu et Casoar (Australie), Kiwi (Nouvelle Zélande).
2. Carinates: Tous édentés, possèdent des ailes fonctionnelles, groupe homogène réparti en
24 ordres. L’ordre des Passériformes (passereaux) est le plus important.
Caractères généraux
- Définition : Ce sont des Vertébrés amniotes, pilifères, homéothermes, alimentant leurs petits avec
une production glandulaire particulière (le lait), secrété par les glandes mammaires, glandes paires
situées sur la face ventrale. Les parents prennent obligatoirement soin des jeunes.
- Téguments et annexes : épiderme et derme très riche en corpuscules sensoriels, pauvres en
pigments. Nombreuses glandes cutanées (sébacées, sudoripares, mammaires). Poils et productions
cornées diverses (ongles, griffes, épines, sabots,…).
- Squelette : Le Crâne est représenté par une grande cavité cérébrale, le squelette est totalement
ossifié et les membres parasagittaux.
- Appareil respiratoire : Un diaphragme musculaire sépare les cavités thoracique et abdominale. Les
poumons sont alvéolés.
- L’appareil circulatoire: Quatre cavités cardiaques, une crosse aortique gauche et les hématies sont
anucléées.
- Système nerveux central: Développement important des hémisphères cérébraux.
- Appareil digestif : Hétérodontie, estomac souvent plurilobé et l’intestin divisé en 2 parties.
- Appareil uro-génital : Reins = métanephros, une membrane musculaire (le périnée) sépare les
orifices uro-génitaux et l’orifice anal.
- Développement : Œufs alécithes, développement intra-utérin, placentation, soins au(x) jeune(s)
après la naissance.
Classification
Seule la sous-classe des Thériens est actuellement représentée. Elle comprend 2 infra-
classes actuelles :
a. Les Métathériens (Marsupiaux) : Caractérisés par la présence d’un marsupium (poche
marsupiale) portant un nombre élevé de mamelles. Le pénis est bifide, l’utérus peu
différencié, 2 oviductes avec 1 vagin et une vie embryonnaire courte, la fin du développement
se fait dans le marsupium. Ex. Kangourou, Koala,…
b. Les Euthériens (Placentaires) : Mammifères supérieurs, développement embryonnaire
totalement intra-utérin, utérus unique, vagin simple, télencéphale très développé, orifices ano
et urogénitaux séparés. Les Importants Ordres connus jusqu’ici sont :
- Ordre des Insectivores (Taupes, Hérissons, Musaraignes, Loutres,…)
- Ordre des Dermoptères (Chauve-souris)
- Ordre des Primates (Singes, Homme)
- Ordre des Lagomorphes (Lapins, Lièvres)
- Ordre des Rongeurs (Rats, Souris, Gerboises, Castor, Porc-épic, Ecuereuil)
- Ordre des Cétacés (Baleines, Orques)
- Ordre des Carnivores (Chiens, Renards, Lion, Fennec)
- Ordre des Artiodactyles (Sanglier, Hippopotame, ovins, caprins, bovins)
- Ordre des Pérrissodactyles (Equidés).
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Le mot « arthropode » vient du grec arthron (« articulation ») et podos (« pied »). Il fait donc allusion
au fait que les arthropodes ont généralement des appendices segmentés. L'embranchement des
arthropodes est un des plus répandus actuellement; Les arthropodes constitué l’embranchement le
plus important par rapport du règne animal (78%).
II.2. Classification
Selon nombre de pattes et le type de respiration. On distingue principalement 4 classes :
- Classe des Insectes (Hexapodes) : 03 paires de pattes thoraciques, respiration trachéenne.
- Classe des Arachnides (Chélicérates = pinces) : 04 paires de pattes portant des pinces,
céphalothorax, respiration trachéenne.
- Classe des Myriapodes (mille pattes): n paires de pattes, thorax et abdomen non différenciés,
respiration trachéenne.
- Classe des Crustacés : nombre variable de pattes mâchoires et 01 paire de pattes locomotrices
par segment thoracique, la respiration est branchiale (Crevettes, Crabes…….).
- La tête : porte les yeux simples (ocelles) et composés (ommatidies), une paire d’antennes,
la bouche et les pièces buccales externes (Labre, mandibules, maxilles et labium).
- Le thorax : comporte 3 segments (prothorax, mésothorax et métathorax) portant chacun une
paire de pattes locomotrices. Le mésothorax et le métathorax peuvent porter chacun une
paire d'aile.
- L'abdomen : dépourvu d'appendices et se termine par l’anus.
- L’appareil respiratoire : formé de trachées (insectes terrestres) et des fausses branchies
(insectes aquatiques) et des stigmates.
- Les sexes sont séparés. Le phénomène de parthénogenèse existe chez certains, ex :
puceron, abeille.
- Le tube digestif est différencié (pharynx, œsophage, jabot, gésier, intestin)
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mais seulement des ocelles (yeux simple). Outre les 3 paires de courtes pattes
thoraciques (chez la chenille), il existe 5 paires de fausses pattes abdominales.
Corps allongé portant un grand nombre d’anneaux chitinisés (jusqu’à 200, Myria = dix mille),
portant chacun 1 ou 2 paires de pattes;
La tête porte 1 paire d’antennes et des pièces buccales;
Le thorax et l’abdomen ne sont pas différenciés;
L’anatomie interne présente beaucoup de ressemblance avec la classe des Insectes;
La classe des Myriapodes est divisée en 2 principaux ordres :
a. les Chilopodes (Chilos = pince) : présentent une paire de pattes par segment. Ces
derniers sont larges et applatis. Les premières paires de pattes portent généralement des crochets
venimeux. Ex : Mille pattes.
b. les Diplopodes : deux paires de pattes courtes sans crochets par segment
Ils ont n paires de pattes, thorax et abdomen non différenciés, respiration trachéenne.
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Le corps recouvert d’une carapace ou d’une croûte est divisé en 3 parties: La Tête souvent
prolongée par un rostre fouisseur porte des yeux pédonculés, une paire d’antennes et une
paire de mandibules. Le Thorax ou Céphalothorax et l’Abdomen qui portent un nombre variable
de pattes et d’appendices.
Les sexes sont séparés et la fécondation interne ;
La majorité des espèces sont aquatiques et beaucoup sont de grande valeur gastronomique
D’après le nombre d’appendices que porte le corps, on distingue 2 sous classes :
S/C. Entomostracés : (Ostracon = coquille ou test, entomos = coupé) Crustacés inférieurs à
carapace bivalve et abdomen sans appendices.
S/C. Malacostracés : Crustacés supérieurs dont le corps conserve un nombre fixe de
segments : est divisé en 19 segments (5 céphaliques, 8 thoraciques et 6 abdominales), chaque
segment porte une paire d’appendices. Ordre des Décapodes (5 paires de pattes ambulatoires garnies
de pinces). Ex. Ecrevisses, Crabes, Homards, Langoustes, Crevettes (roses et grises).
III.1. Description
Leur corps est mou. Certains sont recouverts d’une coquille nacrée. Ils respirent par des
branchies. Le corps non segmenté présente 3 parties distinctes : La tête (porte la bouche et les organes
sensoriels), le pied (organe de locomotion) et la masse viscérale dorsale protégée généralement
par une coquille secrétée par le manteau (repli du tégument dorsal). La cavité palléale bordée par le
manteau contient les branchies.
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I. Hemiptera
Les pucerons sont des piqueurs-suceurs de sève, ils se regroupent donc sur les tissus qui en
contiennent le plus : rameaux jeunes, nervures de la face inférieure des feuilles, bourgeons, boutons
floraux. Les piqûres n’occasionnent pas de blessures visibles, mais les prélèvements répétés de sève
sont préjudiciables à la plante puisqu’ils constituent pour elle une perte d’énergie. Le miellat (déjections
des pucerons) est convoité par plusieurs insectes, notamment les fourmis, et permet le développement
de fumagine (dépôt noir causé par un champignon). De plus, les pucerons sont vecteurs de virus, ils
peuvent en introduire sur une parcelle ou accélérer la transmission d’un virus déjà présent d’une plante
à l’autre. Les pucerons peuvent se reproduire de manière sexuée (les adultes sont alors ailés) et par
parthénogénèse, c’est-à-dire sans fécondation donc sans intervention des mâles (les femelles sont
alors aptères). Les populations peuvent croître très rapidement grâce à ces modes de.
Le puceron noir des agrumes Toxoptera citricida est présent de manière quasi-systématique sur les
agrumes, quelque soit la variété considérée. Leurs colonies peuvent atteindre des densités très
élevées. Les adultes sont noirs, les individus juvéniles sont bruns. Parmi les ennemis naturels de ce
puceron on compte entre autres les coccinelles Cycloneda sanguinea et les larves de syrphes du
genre Ocyptamus. Ils sont parasités notamment par Lysiphlebus testaceipes (Hymenoptera,
Braconidae). Lorsqu’un puceron est parasité il prend un aspect particulier et est alors qualifié de momie.
Le puceron du haricot
Le puceron Aphis craccivora, de couleur brun-rosé, se développe sur les haricots kilomètre. Les
colonies peuvent être denses au point de recouvrir totalement les fruits ou les rameaux. Des insectes
prédateur sont étés observés dans les colonies d’Aphis craccivora : des larves de coccinelles
Scymninae et des larves de syrphes du genre Ocyptamus.
Le puceron Cerataphis brasiliensis se développe sur les palmiers, il s’attaque particulièrement aux
jeunes palmes encore fermées.
Les Brassicaceae sont souvent infestés de puceron Lipahis erysimi. Cette pullulation attire de
nombreux prédateurs : une dizaine de coccinelles Cycloneda sanguinea adultes et des larves de
syrphes Ocyptamus gastrostactus.
Lipahis erysimi sur une Puceron vert des agrumes Cerataphis brasiliensis Haricots
feuiile de choux Aphis spiraecola sur un palmier recouverts de
pucerons Aphis
craccivora.
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Comme les pucerons, les cochenilles sont des piqueurs-suceurs de sève, elles produisent du miellat
et sont des vecteurs potentiels de virus. Les cycles de reproduction des cochenilles sont compliqués
et s’appuient à la fois sur la reproduction asexuée et sexuée.
La morphologie de ces cochenilles est très variable, leurs hôtes peuvent être des plantes maraîchères
(piment, aubergine) mais sont plus souvent des arbres fruitiers. Sont illustrées ici quelques Coccidae
rencontrées sur les cultures.
Les cochenilles Pseudococcidae ont une morphologie assez caractéristique : elles produisent des cires
blanches, leur corps est ovale et segmenté. L’espèce Dysmicoccus brevipes a pu être identifiée sur
ananas, pour les autres Pseudococcidae aucun nom de genre ou d’espèce ne peut être avancé.
Ces cochenilles blanches au corps allongé peuvent être confondues avec des aleurodes. Elles
produisent de longues cires filamenteuses qui recouvrent parfois toute la colonie. Les Diaspididae les
plus fréquemment observées appartiennent au genre Fiorinia. A l’exception d’une observation sur
manguier, les cochenilles Diaspididae sont toutes rencontrées sur agrumes.
Les cochenilles Ortheziidae sont blanches, les formes juvéniles sont étoilées, les femelles adultes
gravides sont prolongées postérieurement d’un ovisac (structure contenant les œufs). Ces cochenilles
sont mobiles à tous les stades de leur développement. Elles sont présentes sur les agrumes et sur
aubergine principalement.
Les cochenilles sont les proies de nombreux insectes prédateurs tels les coccinelles et les larves de
chrysopes. Des hyménoptères et des diptères de grande taille (guêpes Vespidae et mouches
Sarcophagidae notamment) fréquentent également les colonies de cochenilles mais il est difficile de
déterminer si ces insectes consomment le miellat ou les cochenilles elles-mêmes. Les cochenilles
maintenues en élevage n’ont révélé la présence de parasitoïdes qu’en de rares occasions : un
Aphelinidae du genre Encarsia parasite des cochenilles des genres Coccus (Coccidae) et Fiorinia
(Diaspididae), un autre Encarsia parasite Lepidosaphes beckii (Diaspididae). Les cochenilles
Diaspididae sont souvent attaquées par un champignon entomopathogène de couleur orange qui
appartient probablement au genre Aschersonia (en cours d’analyse pour identification).
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A l’image de leurs proches parents les pucerons et cochenilles, les aleurodes sont des piqueurs suceurs
de sève, ils produisent du miellat et sont des vecteurs potentiels de virus. Les individus adultes mâles
et femelles sont ailés, ils se reproduisent quasi-exclusivement de manière sexuée. Les formes juvéniles
sont plus ou moins fixées à la plante hôte et produisent des cires filamenteuses ou cotonneuses. En
dehors de la présence des adultes, les colonies d’aleurodes peuvent facilement être confondues avec
des cochenilles.
Aleurothrixus floccosus a été identifié à partir d’échantillons prélevés sur agrumes et sur bananier.
Leurs œufs sont pondus en cercle. Des guêpes ou de gros diptères ont été observés sur les colonies
d’Aleurothrixus floccosus, mais il est difficile de déterminer s’ils sont prédateurs des aleurodes ou s’ils
consomment le miellat qu’ils produisent. Des parasitoïdes de la famille des Aphelinidae appartenant
aux genres Encarsia et Eretmoceru sont émergés des Aleurothrixus floccosus mis en élevage. Un
Signiphora (Signiphoridae) a également été obtenu mais son statut de parasitoïde (s’attaquant à
l’aleurode) ou d’hyper-parasitoïde (s’attaquant aux parasitoïdes primaires de l’aleurode) n’est pas
connu. L’ennemi naturel le plus fréquent sur les colonies d’A. floccosus est un champignon
entomopathogène du genre Aschersonia.
Les formes juvéniles de cet aleurode sont ovales et de couleur noire. Elles sont recouvertes de cires
blanches. Aleurotrachelus trachoides se développe sur la face inférieure des feuilles de piment et de
poivron.
Très proche de l’aleurode décrit ci-dessus, Aleurotrachelus socialis se développe sur le manioc dont il
peut couvrir intégralement la face inférieure des feuilles.
Les espèces appartenant au genre Aleurodicus sont variées mais possèdent quelques traits communs
permettant d’identifier le genre. Les formes juvéniles (ou pupariums) produisent souvent des cires
blanches denses à la surface de leur corps et émettent d’autres cires, plus longues et plus fines,
(filamenteuses).
Étant immobiles, les formes juvéniles des aleurodes sont facilement consommées par les insectes
prédateurs : punaises prédatrices, coccinelles, chrysopes, mouches Dolichopodidae…. Elles
constituent également des hôtes de choix pour de nombreuses micro-guêpes parasitoïdes. Des
pupariums d’aleurodes non-identifiés observés sur chou montrent des symptômes de parasitisme : ils
sont teintés de noir en leur centre, là où se trouve la larve du parasitoïde.
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Les hémiptères Auchenorrhyncha sont tous des piqueurs-suceurs de sève et des vecteurs potentiels
de virus. Bien qu’ayant la même morphologie générale, les formes juvéniles et les adultes ont souvent
des couleurs différentes ou peuvent porter des expansions plus ou moins développées rendant délicate
l’association d’une forme juvénile à l’adulte de l’espèce correspondante. Les juvéniles étant dépourvus
d’ailes, leur technique de fuite consiste à sauter. Les adultes gardent cette habitude mais peuvent aussi
s’enfuir en volant. Les pontes des hémiptères Auchenorrhyncha s’apparentent à une masse spumeuse
ou mousseuse.
Les cicadelles pullulent rarement mais sont toujours présentes, sur une grande variété de cultures
maraîchères, fruitières et vivrières, ainsi qu’aux abords des cultures, dans les zones enherbées. Si les
prélèvements de sève affaiblissent les plantes, les cicadelles ne semblent pas causer de gros dégâts
car leur action est répartie sur l’ensemble de la végétation d’une parcelle (et non concentrée sur une
seule culture). Ces insectes dépassent rarement la taille d’1 cm. Les espèces les plus fréquentes sont
Hortensia similis et une petite cicadelle brune, probablement Agallia sp. Des cicadelles de plus grande
taille appartenant à la sous-famille des Cicadellinaesont remarquables par leur morphologie. Parmi
elles on peut citer Oncometopia sp. et Homalodisca sp., qualifiées de « cicadelles pisseuses » (en
raison de l’abondance de leurs excréments liquides) dont l’avant de la tête évoque un nez proéminent,
et Raphirhinus sp. dont la tête est prolongée d’une corne. Les Dryinidae (Hymenoptera) sont des
parasitoïdes de cicadelles. Un Dryinidae adulte a été collecté sur une parcelle où les cicadelles étaient
particulièrement abondantes. Le parasitisme se manifeste par l’apparition de sacs noirs à consistance
molle sur le corps de la cicadelle. Ces symptômes ont été observés sur un individu portant deux sacs
noirs de part et d’autre de la tête.
Ponte d’un hémiptère Sibovia sp. sur Cicadelles pisseuses Hortensia similis sur
Auchenorrhyncha indéterminé. haricot. Homalodisca sp. concombre.
sur bananier
Les membracides ont une morphologie générale proche de celle des cicadelles, mais leur pronotum
(plaque qui couvre dorsalement le thorax) peut prendre des formes variées et très originales. Si les
juvéniles restent souvent groupés près de leur lieu de naissance ou d’une source de nourriture, on
rencontre les adultes isolément. L’espèce la plus fréquente est Cyphonia clavata. Ce membracide est
polyphage, il est présent sur la quasi-totalité des cultures maraîchères, plus rare sur les arbres fruitiers.
Il mesure environ 0,5 cm. D’autres espèces ont été collectées: un probable Enchenopa sp. (10
individus), Membracis tectigera et Bocydium globulare.
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Aetalion reticulata est rarement rencontré mais est néanmoins connu. La famille des Aetalionidae est
très proche des Membracidae (parfois assimilée à cette famille). Ces insectes peuvent être présents
sur divers arbres fruitiers.
Ce groupe compte près de 20 familles qu’il est délicat de reconnaître. Les fulgores montrent des
morphologies très variées. Dans leurs formes les plus simples, ils peuvent être confondus avec des
cicadelles, d’autres ressemblent à des papillons. Les juvéniles sont parfois très différents des adultes
de la même espèce. La moitié des fulgores rencontrés ont été collectés dans les herbes hautes. L’autre
moitié provient de collectes sur diverses cultures, maraîchères, vivrières et fruitières sans qu’aucune
préférence pour une plante particulière ne puisse être établie. Un représentant de la famille des
Derbidae, Cedusa sp., est fréquent. Des Flatidae et des Dictyopharidae ont également été rencontrés.
Les hyménoptères Dryinidae sont parasitoïdes des fulgores : un individu juvénile portant des
symptômes de parasitisme (sacs noirs lui sortant de l’abdomen, voir la description sur cicadelle) a été
collecté.
Les punaises sont des insectes piqueurs-suceurs mais toutes ne sont pas phytophages. En effet, leur
appareil buccal ne leur permet d’ingérer que des liquides mais ceux-ci peuvent être d’origine végétale
(sève) ou animale (hémolymphe et tissus liquéfiés des insectes, sang des vertébrés). Le groupe des
punaises est très diversifié, il compte environ 80 familles dont la plupart sont phytophages. Si les
individus juvéniles ont la même morphologie générale que les adultes, leurs couleurs peuvent être tout
à fait différentes. De plus, il est fréquent que leur coloration évolue au fil des mues de croissance. Les
punaises restent souvent groupées pendant les premiers stades de leur développement, puis se
dispersent et adoptent un mode de vie solitaire une fois adulte.
Ces punaises dites « à bouclier » ont une silhouette typique, large au niveau du thorax. Les
Pentatomidae sont toutes phytophages, à l’exception des membres de la sous-famille des Asopinae
qui sont prédateurs d’insectes, notamment de chenilles. Les Pentatomidae rencontrées n’ont pas été
identifiées au niveau de la sous-famille, il n’est donc pas possible de savoir si les collectes comptent
des espèces prédatrices. Certaines Pentatomidae phytophages sont séminivores, on les trouve sur les
Poaceae dont elles consomment les graines au stade laiteux. Oebalus poecilus est notamment connue
en Guyane pour être le principal ravageur du riz. Cette punaise est fréquemment collectée dans les
herbes hautes et les friches, tout comme Mormidea ypsilon, une espèce proche portant des motifs
similaires. Les punaises du genre Edessa sont observées sur diverses cultures maraîchères.
L’aubergine semble être l’unique plante hôte d’Edessa rufomarginata. Cette punaise, verte et bordée
de rouge-orange, est remarquable par sa taille (jusqu’à 2,7 cm de long).
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Les Thyreocoridae sont de petites punaises noires (couleur dominante), brillantes, arrondies, dont le «
bouclier » (scutellum) recouvre presque intégralement le corps. La partie visible de leurs ailes est donc
réduite à une étroite bande latérale. Elles consomment des graines ou se nourrissent dans les fleurs.
Les Thyreocoridae sont rencontrées principalement dans les friches.
Cette famille n’est représentée dans les collectes que par une punaise, du genre Dysdercus
(probablement Dysdercus fernaldi). Cette punaise Pyrrhocoridae semble se nourrir uniquement sur les
plantes de la famille des Malvaceae : elle a été observée sur groseille-pays et gombo. Les adultes sont
très souvent observés accouplés.
Les punaises Coreidae sont communes. Plutôt élancées, elles peuvent porter des motifs et des
couleurs remarquables ou être ternes et très discrètes. Elles sont rarement petites, certaines atteignent
la taille de 3 cm. Les Coreidae sont phytophages, leur rostre long et fin est adapté à la perforation des
tissus végétaux. Les pontes des Coreidae ne sont pas toutes identiques, néanmoins la photographie
ci-contre illustre un type d’œufs commun chez cette famille de punaises. Si certaines espèces sont
polyphages, d’autres peuvent être associées quasi-systématiquement à une culture particulière ou à
une famille botanique. L’espèce Phthia picta est rencontrée sur deux cultures de la famille des
Solananceae, l’aubergine et le piment. Les punaises ci-dessous ont été observées sur concombre.
Dans le cas de Leptoglossus gonagra, la bibliographie mentionne d’autres plantes hôtes* de la famille
des Cucurbitaceae ainsi que quelques fruitiers. Trois punaises sont inféodées aux Passifloraceae, elles
ont été observées sur des passiflores sauvages. Il s’agit d’Holhymenia sp., de Diactor bilineatus et
d’Anisocelis sp., ces deux dernières étant facilement reconnaissables aux expansions extravagantes
portées par leurs tibias postérieurs.
Les Alydidae sont phytophages, elles se nourrissent principalement sur les Fabaceae et les Poaceae,
souvent de leurs graines. Ces punaises sont généralement longues et fines. Deux punaises très
proches, particulièrement fines, vertes à marques rouges, sont rencontrées ponctuellement mais en
très grand nombre dans les herbes hautes. Elles appartiennent probablement aux genres Stenocoris
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Les Miridae sont des punaises de petite taille, reconnaissables à leur corps déclive postérieurement («
cassure » environ au dernier tiers du corps). Cette famille comprend des espèces phytophages*, des
espèces prédatrices et des punaises ayant un régime alimentaire mixte. Les ressources alimentaires
privilégiées des Miridae collectées ne sont pas connues, mais il est probable que la plupart d’entre elles
soient phytophages. C’est le cas des Miridae qui ont pu être identifiées, Laemocoridea dispersa et
Polymerus spp. Les Miridae sont abondantes dans les herbes hautes et les friches, occasionnelles sur
diverses cultures maraîchères et vivrières, et rares sur les arbres fruitiers.
Divers prédateurs généralistes, comme les araignées et les punaises Reduviidae, sont susceptibles de
consommer des punaises, particulièrement les formes juvéniles, peu mobiles et de petite taille. Les
œufs de punaises sont également une source de nourriture facilement disponible pour prédateurs
généralistes. Les œufs des punaises sont attaqués par des micro-hyménoptères parasitoïdes. Deux
pontes collectées ont donné lieu à des émergences de guêpes Scelionidae (identification à confirmer).
Les mouches Tachinidae parasitent les punaises (juvéniles et adultes). Leurs œufs sont déposés
isolément sur le tégument des punaises ils sont donc visibles extérieurement. Ces œufs sont ovales,
lisses et brillants, leur couleur varie du blanc-jaunâtre au brun. Ils ont été observés sur trois individus,
chaque punaise ne portant qu’un seul œuf, sur l’aile antérieure ou sur l’antenne.
II. Coleoptera
Les chrysomèles représentent 80 % des coléoptères collectés sur les parcelles. Elles sont fréquentes,
abondantes et variées : 84 groupes morphologiques différents ont été rencontrés. Les chrysomèles
sont phytophages à tous les stades. Les adultes peuvent consommer les feuilles, les fleurs (notamment
le pollen) ou les fruits. Les larves peuvent vivre et se nourrir sur les parties aériennes des plantes ou
être souterraines et consommer les racines. Certaines espèces sont spécialistes d’une culture ou d’une
famille botanique, d’autres sont polyphages.
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Cette sous-famille est la plus représentée dans les échantillons, 16 groupes morphologiques collectés
ont pu être identifiés comme lui appartenant. Seules les chrysomèles les plus courantes seront
présentées ici. La chrysomèle Acalymma bivittula est l’un des ravageurs les plus problématiques sur
les cultures de la famille des Cucurbitaceae. Les adultes en consomment principalement les feuilles,
mais peuvent aussi s’attaquer aux fleurs et aux fruits. Les larves se nourrissent des racines. Cette
espèce est rencontrée sur concombres (plusieurs variétés), courges (plusieurs variétés), pastèque et
melon.
La chrysomèle Cerotoma arcuata se nourrit sur les Fabaceae. Elle est presque toujours rencontrée sur
les plants de haricot et de haricot kilomètre. Elle est considérée comme un ravageur majeur du soja au
Brésil. Diabrotica speciosa est une chrysomèle polyphage, elle est observée sur diverses cultures
maraîchères (Cucurbitaceae, Solanaceae, et Fabaceae entre autres) et vivrières (patate douce,
manioc).
D’après la bibliographie, des Tachinidae (Diptera) du genre Celatoria et des Braconidae (Hymenoptera)
du genre Centistes sont des parasitoïdes de chrysomèles adultes. Des chrysomèles des
Cucurbitaceae Acalymma bivittula ont été mises en élevage mais ces essais n’ont donné lieu à aucune
émergence de parasitoïde. En revanche, un ennemi naturel s’est déclaré spontanément dans les
populations de chrysomèles. Il s’agit d’un champignon entomo-pathogène qui se manifeste par
l’apparition d’une mousse blanche à la surface du corps de l’insecte. Ce champignon est actuellement
en cours d’identification. Il est apparu sur les espèces Acalymma bivittula, Diabrotica speciosa et
Cerotoma arcuata, ainsi que sur trois groupes morphologiques proche du genre Diabrotica.
Les charançons sont des ravageurs notoires dans de nombreuses régions du Monde, ils peuvent
causer des dégâts importants à certaines cultures (notamment aux palmiers) ainsi qu’aux récoltes
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stockées (particulièrement aux céréales). Le groupe des charançons est généralement assimilé à la
famille des Curculionidae mais d’autres familles portent l’appellation de charançons. Les charançons
typiques portent leurs mandibules à l’extrémité d’un prolongement de la tête. Ils sont généralement
minuscules. Le charançon de la patate douce Cylas formicarius appartient à la famille des Apionidae.
Il est connu pour les galeries que creusent ses larves dans la patate douce et qui provoquent le
pourrissement du tubercule. L’adulte mesure 5 à 9 mm, il cause des dégâts superficiels au tubercule
et aux feuilles. L’insecte est rarement rencontré mais les dégâts qu’il cause sont souvent observés.
Tous les charançons n’ont pas la tête prolongée vers l’avant. C’est le cas des Curculionidae Entiminae,
qui représentent un tiers des charançons collectés. Chez eux les pièces buccales s’apparentent plutôt
à des brosses carrées. Les charançons sont présents sur diverses cultures, sur des arbres fruitiers et
aux abords des cultures (friches, lisières).
Les longicornes tirent leur nom de leurs antennes particulièrement longues. Ils sont phytophages aux
stades larvaires et adulte mais les dégâts causés aux cultures, particulièrement aux arbres fruitiers,
sont le fait des larves. La plupart d’entre elles sont xylophages, elles se nourrissent de bois mort plus
ou moins décomposé mais parfois aussi de tissus vivants. Les Cerambycidae adultes se nourrissent
principalement dans les fleurs, ils peuvent également consommer de la sève, des feuilles, des
bourgeons ou boutons floraux. Les longicornes sont rares sur les parcelles agricoles. Chez les
Cerambycidae du genre Oncideres (sous-famille des Lamiinae), la femelle ronge un rameau
transversalement sur toute sa circonférence et pond en aval de l’anneau creusé. La circulation de sève
dans cette portion de la branche est perturbée, le rameau meurt, tombe, et devient le gîte de la larve
qui se nourrit du bois mort. Oncideres sp. a été rencontré sur une seule parcelle. Un accouplement et
des pontes ont été observés sur deux Anacardiaceae : le cajou et le manguier. L’espèce Steirastoma
breve(Lamiinae) a été observée sur une parcelle où quelques adultes étaient rassemblés sur des
gombos. Il semble que ces longicornes rongent superficiellement l’écorce de la plante. Trachyderes
succinctus (Cerambycinae) est un longicorne commun. Il a été observé sur trois parcelles, se déplaçant
toujours sur du bois mort (piquets, charpente des serres), probablement à la recherche d’un lieu de
ponte.
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Chez la plupart des lampyres, ou vers luisants, l’adulte ne se nourrit pas (ce stade est de courte durée).
Certains consomment néanmoins le nectar et le pollen produits par les fleurs. Les larves vivent dans
des lieux humides, au sol ou sous l’écorce des arbres, où elles sont prédatrices. Leurs proies sont des
animaux à corps mou : escargots, chenilles, lombrics… Elles sont allongées, segmentées et semblent
porter des plaques dorsalement (une plaque par segment). Les lampyres n’ont été observés qu’au
stade adulte, sur les arbres fruitiers comme sur les cultures maraîchères. Leur tête est presque toujours
cachée sous un débord du thorax
Les coccinelles sont bien connues pour leur utilisation en lutte biologique car elles sont prédatrices aux
stades larvaire et adulte (toutes, à l’exception des membres de la sous-famille des Epilachninae). Leurs
proies sont des insectes de petites tailles : pucerons, cochenilles, aleurodes, larves de diptères et de
lépidoptères (chenilles). Elles peuvent également consommer des œufs d’insectes. Les coccinelles les
plus fréquentes appartiennent à la sous-famille des Scymninae. Les formes adultes mesurent 2 mm et
sont couvertes d’une fine pilosité. Leur coloration est variable, du noir au brun clair. Du fait de leur
capacité à voler, les adultes sontrencontrés sur diverses cultures maraîchères et à leurs abords. Les
larves sont quant à elles moins mobiles, elles sont observées dans les colonies de pucerons. Leurs
proies sont Aphis gossypii (observation sur aubergine) et Aphis craccivora (sur haricot). L’espèce
Cycloneda sanguinea, coccinelle rouge typique, est également fréquente. Les adultes ont été
rencontrés dans les colonies* de pucerons Aphis gossypii sur tayove et aubergine, de Lipaphis erysimi
sur navet et de Toxoptera citricida sur agrumes. Coleomegilla maculata a été observée consommant
Aphis gossypii sur tayove conjointement avec Cycloneda sanguinea. Des larves étaient également
présentes mais il est difficile de les attribuer à l’une ou l’autre de ces deux espèces tant les formes
larvaires sont proches. Plus rarement observée, une coccinelle prédatrice de cochenille est présente
sur goyavier notamment. Il s’agit probablement d’Azya sp. Sa larve est couverte de cires blanches qui
lui permettent d’être très discrète dans les colonies de cochenilles (particulièrement de la famille des
Pseudococcidae). Une coccinelle du genre Chilocorus a été observée dans des colonies de cochenilles
(non identifiées) sur papayer et sur canne à sucre.
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Les Lépidoptères sont communément appelés papillons ou noctuelles. Les larves sont désignées sous
le nom de chenilles. On distingue des papillons actifs le jour et des papillons de nuit qui, comme leur
nom l’indique, sont actifs la nuit. Les papillons ont des antennes aux extrémités en forme de massue ;
celles des papillons de nuit ont des formes variées, généralement sans renflement au bout. Les
lépidoptères subissent une métamorphose complète : leur cycle de vie consiste en quatre stades de
développement, adulte (imago), œuf, larve et chrysalide (nymphe).
Cycle de vie des lépidoptères : adulte (1), œufs (2), les quatre stades de croissance des larves
(chenilles) (3), nymphe (4)
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L’adulte a deux paires d’ailes. Elles sont couvertes d’écailles qui produisent une multitude de nuances
de couleur. La tête possède de nombreux organes sensoriels qui permettent à l’insecte d’appréhender
son environnement. La bouche des adultes est appelée proboscis ; c’est une sorte de trompe qui se
déroule lorsque l’insecte se nourrit. La source alimentaire des lépidoptères étant le nectar, ils volent
d’une fleur à l’autre, ce qui fait d’eux d’importants pollinisateurs. Les adultes et les larves (chenilles)
n’ont pas la même source alimentaire, bien qu’ils mangent la même espèce de plante. Les œufs sont
pondus sur la plante dont les larves mangeront les feuilles. Le nom commun d’un papillon vient souvent
de la plante dont se nourrit la chenille. La chenille est différente de l’adulte, elle n’a pas d’aile. Les ailes
se développent pendant la nymphose. Lorsque la larve a atteint sa taille maximale, au bout de plusieurs
mues, elle fabrique un cocon pour se nymphoser. La nymphose de la plupart des espèces se produit
sur la plante hôte ou à côté, mais quelques-unes se nymphosent dans le sol. Les adultes ne vivent pas
longtemps. La capacité de voler a beaucoup d’importance : elle leur permet de trouver un partenaire et
un endroit favorable pour la ponte des œufs. Pour pouvoir voler, le corps des insectes doit être
suffisamment chaud. Dans les climats plus froids, les ailes servent aussi à capter la chaleur du soleil.
Dans les climats plus chauds, les papillons sont plus actifs pendant les périodes fraîches de la journée,
le matin de bonne heure et au début de la soirée. La chenille marche à l’aide de trois paires de vraies
pattes (sur le thorax) et un nombre variable de pattes abdominales qui l’aident à déplacer son long
corps mou. Certaines espèces ont un système de défense sous forme des poils ou d’autres structures
représentent un danger potentiel pour la santé humaine.
Les lépidoptères sont phytophages. A l’exception de quelques papillons piqueurs de fruits (deux
espèces citées en Guyane), les lépidoptères adultes se nourrissent tous de nectar prélevé dans les
fleurs. Les larves (chenilles) peuvent consommer diverses parties des plantes, principalement les
feuilles mais aussi les tiges, fleurs, fruits ou graines. La majorité des papillons collectés ont été pris au
piège Malaise. Il s’agit généralement de papillons de petite taille, aux teintes grises ou brunes, dont
l’identification est délicate. La capture de lépidoptères adultes n’apporte aucune information quant aux
chenilles et à leurs plantes hôtes. Les lépidoptères présentés ici sont ceux dont les chenilles ou les
dégâts qu’elles causent ont été observés sur les cultures.
Deux espèces de pyrales s’attaquent aux cultures de la famille des Cucurbitaceae : Diaphania hyalinata
et Diaphania nitidalis. Les chenilles se nourrissent des tiges, des feuilles et des fleurs chez les deux
espèces. En revanche, seule la chenille de Diaphania nitidalis fore le fruit pour consommer sa chair.
Les chenilles ayant atteint le dernier stade larvaire replient le bord d’une feuille et y tissent leur cocon
de nymphose. Le papillon émerge environ 12 jours plus tard. Il est actif la nuit. Diaphania hyalinata a
été observé sur concombre, Diaphania nitidalis sur concombre et courgette. Les jeunes chenilles de D.
nitidalis sont claires et ponctuées de noir. Elles deviennent vertes au cinquième stade larvaire. Chez
D. hyalinata les chenilles sont toujours vertes. Chez l’adulte, les ailes de Diaphania hyalinata sont
irisées, blanches avec un contour noir régulier.
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Deux espèces très proches sont susceptibles de se développer sur les Passifloraceae : Dione juno et
Agraulis vanillae. Les couleurs et les motifs portés par les ailes de ces deux papillons sont presque
identiques. Les chenilles des deux espèces se distinguent par leurs couleurs lorsqu’elles ont atteint un
stade de développement avancé. C’est à leur comportement grégaire ou solitaire qu’il est le plus aisé
de les reconnaître : chez Dione juno les chenilles restent groupées tandis que chez Agraulis vanillae
elles se séparent rapidement après l’éclosion. Les deux espèces ont été observées sur certaines
cultures. Les papillons sont diurnes.
Ponte de Dione juno. jeunes chenilles chenilles, Agraulis Agraulis vanillae adulte
stades plus vanillae :
avancés jeune chenill
Les chenilles mineuses des feuilles, Phyllocnistis spp. (Famille des Gracillaridae)
La chenille de Phyllocnistis citrella, de très petite taille, se déplace et se nourrit à l’intérieur des feuilles
des agrumes. On détecte sa présence aux mines qu’elle creuse. A la fin de son développement, elle
sort de la feuille et en enroule un bord pour y tisser son cocon de nymphose. Le papillon, gris-blanc,
mesure 2 mm de long et 4,5 mm d’envergure. Il est actif la nuit. Les mines ont été observées sur de
nombreuses espèces et variétés d’agrumes et sur toutes les parcelles visitées, mais elles sont limitées
à un rameau ou à une petite zone, le phénomène n’est jamais étendu à l’ensemble du feuillage.
Mines de Mines de
Phyllocnistis citrella sur agrume. Phyllocnistis sp. sur cajou.
La chenille de Cerconota anonella fore les fruits des Annonaceae (famille du corossol, de la pomme-
cannelle) dont elle consomme la chair. Le papillon est nocturne. Cette espèce a été observée une fois
: des fruits piqués d’annone-marécage (ou cachiman-cochon) ont été mis en boîte d’élevage jusqu’à
l’émergence des papillons.
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La chenille foreuse de l’ananas, Strymon sp. (Famille des Lycaenidae, Ss-F. des
Theclinae)
L’espèce Strymon megarus était auparavant appelée Thecla basilides et a été associée au phénomène
des taches noires de l’ananas. Ces taches sont le fait du développement d’un ou plusieurs
champignons et à ce jour aucun lien n’a été établi entre les chenilles et les taches noires. Deux chenilles
de Strymon sp. ont été collectées par un agriculteur et mises en élevage. Les papillons émergés sont
du genre Strymon mais n’ont pas été identifiés à l’espèce.
Des chenilles de la famille des Noctuidae ont été rencontrées à deux reprises sur chou pommé et chou
brésilien. Ces chenilles nymphosent dans la terre. Une chenille mise en élevage a nymphosé et donné
un papillon : il s’agit d’une espèce du genre Spodoptera.
La mobilité réduite et le corps mou des chenilles font d’elles des proies faciles pour divers animaux :
oiseaux, amphibiens, insectes prédateurset parasitoïdes. Les œufs des papillons peuvent également
constituer une source de nourriture pour les insectes prédateurs ou des hôtes pour les parasitoïdes. Le
tableau ci-dessous résume les données bibliographiques concernant les insectes prédateurs et
parasitoïdes de lépidoptères.
Les chenilles sont également victimes des champignons, bactéries et virus entomopathogènes
Chez les orthoptères les formes juvéniles ont une morphologie semblable à celle des adultes, à
l’exception des ailes qui sont réduites aux premiers stades et se développent au fil des mues de
croissance pour devenir complètes et fonctionnelles chez l’adulte. Les deux tiers des orthoptères
collectés sont des individus juvéniles.
Les criquets
La plupart des criquets sont des Acrididae mais il existe une dizaine de familles de criquets. On les
différencie des sauterelles à leurs antennes courtes. Les criquets sont tous phytophages. Les
pullulations observées dans le Monde, notamment en Afrique, font d’eux des ravageurs notoires. Ces
phénomènes ne se produisent pas en Guyane, les criquets ne sont abondants que périodiquement et
les dégâts causés sont de faible ampleur. L’espèce Tropidacris collaris (Romaleidae) est commune et
remarquable. Les individus juvéniles sont oranges et noirs. Ils restent groupés durant leur vie larvaire
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mais ne sont plus grégaires une fois adultes. L’adulte mesure environ 10 cm de long, son thorax forme
dorsalement trois ou quatre bourrelets. Son tégument est de couleur verte, ses ailes postérieures sont
bleues ou violettes (visibles en vol). Ce criquet est polyphage mais montre une préférence pour les
palmiers.
Ponte d’orthoptère sur agrume. Criquet adulte sur agrume Tropidacris collaris
Les sauterelleS
Le terme de sauterelle désigne principalement la famille des Tettigoniidae. On les différencie des
criquets à leurs antennes très longues (souvent plus longues que le corps de l’insecte). Certaines
sauterelles sont phytophages tandis que d’autres sont omnivores ou prédatrices d’insectes, d’escargots
ou de petits vertébrés.
Les grillons sont omnivores et peuvent donc consommer des tissus végétaux (racines, feuilles). Les
grillons du genre Oecanthus sont des prédateurs d’insectes, particulièrement d’insectes à corps mou
(notamment de pucerons). Des grillons de petite taille, au tégument* brun clair, ont été rencontrés : il
semble qu’ils appartiennent au genre Oecanthus (pas d’identification formelle).Une vingtaine de ces
grillons ont été collectés sur diverses cultures maraîchères et dans les herbes hautes.
Les courtilières vivent sous terre et sont actives principalement la nuit. Elles sont omnivores : elles se
nourrissent aussi bien des racines rencontrées sur le tracé de leurs galeries que des larves d’insectes
présentes dans le sol. Les Gryllotalpidae ont rarement été rencontrés (collectes durant la journée) mais
les dégâts causés aux cultures maraîchères (salades et choux notamment) sont fréquemment observés
par les agriculteurs.
Bien qu’aucun de ces phénomènes n’ait été observé, on peut citer le parasitismedes criquets par des
diptères Sarcophagidae, des courtilières par des hyménoptères Sphecidae Larrinae, et des œufs de
sauterelles par des hyménoptères Encyrtidae et Eulophidae. Les prédateurs généralistes peuvent
consommer des orthoptères, particulièrement aux stades juvéniles.
V. Diptera
Les diptères sont les mouches au sens large, des insectes chez qui les ailes postérieures ont régressé
et sont réduites à des balanciers (ou haltères). Ils n’ont donc que deux ailes (la paire antérieure). L’ordre
des diptères est très diversifié, tant d’un point de vue taxonomique que biologique, et ses représentants
ont été collectés en grand nombre. Seules certaines familles seront présentées ici.
Les cécidomyies sont des insectes de très petite taille. Les représentants de cette famille peuvent avoir
des modes de vie très différents. Ainsi Contarinia sorghicola est un ravageur connu du sorgho, certaines
cécidomyies sont prédatrices de cochenilles ou encore parasitoïdes de pucerons. Les espèces
rencontrées au cours de l’inventaire sont des cécidomyies galligènes. Les femelles pondent dans les
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tissus végétaux et la plante réagit par la formation de galles. Ce phénomène est observé sur les feuilles
de manioc de manière quasi-systématique, le nombre de galles étant plus ou moins important. L’espèce
incriminée est Jatrophobia brasiliensis. De même, une cécidomyie du genre Contarinia provoque
l’apparition de galles sur le chou.
Les Agromyzidae
Les larves d’Agromyzidae sont des mineuses de feuilles. Ces insectes causent de graves dégâts dans
certaines régions mais ne semblent pas être des ravageurs importants en Guyane. Les mines sont
rares, parfois denses mais jamais étendues à l’ensemble du feuillage. Des mines d’Agromyzidae ont
été observées sur haricot kilomètre, chou chinois et concombre.
Les Tephritidae sont des ravageurs importants dans de nombreuses régions du Monde. Les œufs sont
pondus dans les fruits dont les larves consomment la chair. Plusieurs espèces de mouches des fruits
sont présentes au Cameroun, elles s’attaquent entre autres aux goyaves, mangues, prunes de cythère,
et à divers agrumes.
Les drosophiles, ou mouches du vinaigre, sont très communes et abondantes sur la matière végétale
en décomposition, particulièrement sur les fruits. Elles consomment également des champignons, de
la sève, du nectar et certaines sont prédatrices de cochenilles et autres petits hémiptères.
Les Phoridae
Les phorides sont des petites mouches d’environ 2 mm. Les modes de vie rencontrés chez les Phoridae
sont très variés. Les larves se nourrissent souvent de matière végétale ou animale en décomposition,
de matières fécales ou de champignons. Certaines phorides sont parasitoïdes, de fourmis et d’abeilles
notamment, d’autres seraient prédatrices.
Les Micropezidae
Ces grandes mouches aux longues pattes sont assez communes. Elles sont souvent observées dans
une posture particulière qui consiste à dresser les pattes antérieures au-dessus de la tête pour mimer
les antennes que portent d’autres insectes, notamment les guêpes. Certaines espèces de Micropezidae
se nourrissent de fruits en décomposition ou de matières fécales, d’autres sont prédatrices d’insectes.
Les taons sont majoritairement prédateurs au stade larvaire, seules quelques espèces se nourrissent
de matière en décomposition. Les larves vivent dans les sols humides, à proximité des points d’eau.
Les Tabanidae adultessont floricoles, ils se nourrissent de nectar et de pollen.
La plupart des larves de syrphes sont prédatrices de pucerons ou de cochenilles, mais certaines se
nourrissent de végétaux en décomposition. Des espèces du genre Toxomerus sont connues pour
consommer le pollen des Poaceae, le genre Toxomerus étant par ailleurs représenté par une majorité
d’espèces prédatrices. Les Syrphidae adultes se nourrissent de nectar et de pollen. Les larves et
nymphes de syrphes sont presque toujours présentes dans les colonies de pucerons lorsque celles-ci
sont denses. Les larves les plus fréquentes appartiennent à l’espèce Ocyptamus gastrostactus, elles
ont été observées dans des colonies de pucerons Aphis gossypii (sur aubergine), Aphis craccivora (sur
haricot), Lipaphis erysimi et Toxoptera citricida (sur agrumes).
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Les larves ou nymphes de syrphes sont parfois parasitées, un unique trou de sortie des parasitoïdes
est visible sur la nymphe après leur émergence. D’après la littérature, les hyménoptères des familles
des Encyrtidae, Pteromalidae, Chalcididae et Eulophidae sont susceptibles de parasiter les syrphes.
Les Dolichopodidae
Ces petites mouches aux reflets métalisés, verts, bleus ou violets, sont très nombreuses sur les
parcelles agricoles. Chez quelques espèces, les larves sont mineuses des tiges de Poaceae. La plupart
des larves de Dolichopodidae vivent dans les sols humides ou marécageux, dans les litières de
végétaux en décomposition, où elles consomment des insectes. Les adultes sont également
prédateurs. Les proies des Dolichopodidae sont de petits insectes à corps mou. Peuvent être cités les
œufs et larves de taons, les larves et adultes de moustiques, de cécidomyies et de simulies (tous des
diptères), de collemboles, de thrips, de pucerons et d’aleurodes.
Les Sarcophagidae
Les Sarcophagidae sont principalement nécrophages au stade larvaire, ils peuvent se nourrir sur les
cadavres de divers animaux, vertébrés ou invertébrés. Certaines espèces se développent sur les tissus
animaux vivants (et provoquent des myiases), sur les matières fécales et la matière végétale en
décomposition. D’autres sont kleptoparasites, ils se nourrissent notamment des proies stockées par les
guêpes et abeilles solitaires pour le nourrissage de leurs larves. Enfin, certains Sarcophagidae sont
prédateurs (d’escargots, de lombrics, d’œufs d’araignées, et de divers insectes), ou encore
parasitoïdes (de criquets, coléoptères Tenebrionidae, blattes, mantes, cigales et mille-pattes). Les
Sarcophagidae adultes consomment diverses substances sucrées : nectar, sève, jus des fruits, miellat
sécrété par les hémiptères. Au vu de la diversité des modes de vie larvaire connus chez cette famille,
il est impossible de préciser le régime alimentaire des espèces rencontrées sans les avoir identifiées
(au moins au niveau du genre).
Les Tachinidae
La morphologie des Tachinidae est très proche de celle des Sarcophagidae. Tous les Tachinidae sont
parasitoïdes, les œufs sont pondus dans ou sur le corps de l’insecte hôte. Ils parasitent principalement
des chenilles, mais aussi des coléoptères, punaises et criquets adultes, et plus rarement les larves de
coléoptères, les araignées, scorpions et mille-pattes. D’après la bibliographie, Celatoria bosqi est
parasitoïde des chrysomèles adultes appartenant aux espèces Diabrotica speciosa, Acalymma
bivittula et Cerotoma arcuata, mais à des taux de parasitisme très faibles. Des œufs de Tachinidae,
ovales, brillants, de couleur claire (brun-jaunâtre), ont été observés sur le tégument de trois punaises,
chacune ne portant qu’un œuf, sur l’aile ou sur l’antenne.
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Ocyptamus sp. : larve, nymphe sur agrume (dans une colonie Dioprosopa Toxomerus sp. :
de pucerons Toxoptera citricida), et adulte clavata sur une adulte (gorgé de
fleur nectar).
VI. Hymenoptera
Les fourmis sont omniprésentes sur les parcelles agricoles, leurs rôles et leurs impacts sont multiples
et complexes. Ces insectes présentent une grande diversité de modes de vie : les fourmilières peuvent
être installées dans le sol ou sur les arbres, les ressources alimentaires exploitées par les fourmis sont
très variées, elles sont impliquées dans des interactions avec divers groupes d’insectes…
Les fourmis attines appartiennent aux genres Atta et Acromyrmex, elles sont qualifiées de fourmis
coupeuses-de-feuilles, champignonnistes ou encore agricultrices. Elles se nourrissent du champignon
Leucoagaricus gongylophorus qu’elles cultivent sur un subtrat de feuilles en décomposition. Ces
fourmis sont bien connues des agriculteurs pour les dégâts causés au feuillage des arbres. Elles sont
généralement actives la nuit. Les fourmis manioc prélèvent du matériel végétal provenant d’essences
variées, il est probable que les différentes espèces de fourmis aient développés des préférences pour
certaines plantes. Les agrumes (toutes espèces et variétés confondues) et les caramboliers sont les
arbres les plus fréquemment attaqués. Des dégâts ont également été observés sur manguier, prunier
de Cythère, bananier. Les fourmis prélèvent également les jeunes plants en pépinière. Les fourmis
maniocs sont les ravageurs les plus problématiques pour les agriculteurs. Il est très difficile de lutter
contre elles, les actions mécaniques ou chimiques visant à les tuer ou à détruire le nid n’ont qu’un effet
limité: la fourmilière se déplace suite au dérangement occasionné mais ne disparaît pas.
Bien que ces phénomènes n’aient pas été observés, la bibliographie mentionne le parasitisme d’Atta
sexdens rubripilosa, A. bisphaerica et A. laevigata par des diptères Phoridae (des genres
Neodohrniphora et Apocephalus notamment). Aussi, les champignons entomopathogènes Beauveria
bassiana et Aspergillus ochraceus se développent sur la fourmi Atta bisphaerica.
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Fourmi manioc de la Nid de fourmis manioc Dégâts observés sur bananier (découpe typique).
caste des soldats.
Autres fourmis
Les fourmis (à l’exception des attines) sont omnivores. Elles peuvent consommer du nectar, du pollen,
des graines, du miellat, le jus des fruits, être charognardes ou prédatrices généralistes. es fourmis
Solenopsis sp., ou fourmis rouges, appartiennent à la sous-famille des Myrmicinae. Ce sont les plus
abondantes sur les parcelles agricoles. Leurs nids sont construits dans le sol. Elles se nourrissent de
jeunes plantes, de graines, et attaquent des insectes et autres petits animaux. Elles sont considérées
comme des prédatrices efficaces et agressives, apportant leur contribution au contrôle des populations
d’insectes ravageurs. Mais elles peuvent également nuire aux cultures en creusant les fruits à la
recherche de substances sucrées. Les Solenopsis ont été collectées sur diverses cultures maraîchères,
sur agrumes, mais sont surtout présentes dans les herbes hautes. D’autres Myrmicinae ont été
rencontrées. Les fourmis Crematogaster sp., de toutes petites fourmis noires reconnaissables à leur
abdomen en forme de cœur, sont fréquentes surtout dans les arbres fruitiers et les zones enherbées.
Elles se nourrissent du miellat sécrété par les hémiptères, de nectar et de cadavres d’animaux. Ces
grosses fourmis portent des pics sur le thorax, leur tête est presque carrée et munie de débords
latéraux. Les Cephalotes sp. sont arboricoles. Des fourmis de la sous-famille des Ponerinaeont sont
des prédatrices d’insectes et d’autres arthropodes. Elles sont souvent postées sur les plantes avec les
mandibules ouvertes. Les fourmis Azteca sp. édifient leur nid dans les arbres, un nid en « papier mâché
» qui prend souvent l’aspect d’une stalactite. Ces fourmis de la sous-famille des Dolichoderinae sont
minuscules, mais une colonie compte un très grand nombre d’individus. Les Azteca défendent l’arbre
sur lequel elles sont installées, le débarrassant des insectes défoliateurs. Elles peuvent entrer en
compétition avec d’autres fourmis, notamment avec les fourmis manioc.
Fourmi Ponerinae, sur Nid de fourmis Azteca sp. Fourmi Cephalotes sp.
igname.
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Les guêpes « vraies » sont celles qui appartiennent à la famille des Vespidae mais d’autres familles en
sont proches par la morphologie comme par la biologie.
Les Vespidae
Ces guêpes sont reconnaissables à leurs yeux échancrés et à leurs ailes froissées au repos. Les
Vespidae peuvent être sociales (Vespinae et Polistinae), montrer occasionnellement certaines formes
de socialité (Stenogastrinae et Eumeninae) ou être solitaires (Masarinae, Euparagiinae et Eumeninae).
Les guêpes sociales construisent leurs nids en fibres végétales machées (papier). Les larves se
développent dans leurs alvéoles, elles sont nourries de boullie d’insectes mastiqués, principalement de
chenilles. Les guêpes nourrissent parfois leurs larves de termites, de fourmis, de miel, ou encore de
chair prélevée sur des cadavres d’animaux. Les guêpes solitaires creusent leurs nids dans le sol, le
bois, ou construisent les loges larvaires en papier ou en terre. Les larves sont nourries d’insectes
mastiqués, principalement de larves de coléoptères et de chenilles, sauf chez les Masarinae qui
approvisionnent leur nid d’un mélange de pollen* et de nectar. Chez les Vespidae adultes, l’apport en
protéines est assuré par diverses proies (insectes, araignées) et les substances sucrées sont prélevées
sur les fruits mûrs, dans les fleurs (nectar) et sur les hémiptères (miellat). Les nids des guêpes sociales
sont fréquemment observés dans les vergers. Les cent Vespidae collectés ont été capturés au piège
Malaise et sur diverses cultures, dans les fleurs notamment. Des densités importantes ont été
observées dans les inflorescences de palmiers et aux abords d’une colonie* d’aleurodes.
Ces guêpes sont solitaires. Bien que les Sphecidae ressemblent à des guêpes, elles sont plus proches
du groupe des abeilles que de celui des guêpes vraies. Chez ces deux familles le nid est généralement
souterrain, parfois construit dans une cavité existante, et certains Sphecidae édifient des nids enterre.
La loge larvaire est remplie des réserves de nourriture nécessaires à la larve, à savoir de proies
paralysées fournissant de la matière fraîche tout au long du développement larvaire. Les Pompilidae
chassent des araignées, les Sphecidae des araignées, criquets, sauterelles ou chenilles. Les
Pompilidae et Sphecidae adultes ont un régime alimentaire mixte (comme les Vespidae), ils
consomment des insectes et araignées, du nectar et du miellat.
Les guêpes semblent particulièrement sujettes aux attaques des champignons entomopathogènes.
Les champignons observés présentent des aspects très variés. Bien que l’identification des guêpes soit
délicate, il semble que la majorité des individus attaqués appartiennent à la famille des Vespidae.
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Les abeilles peuvent vivre en sociétés organisées en castes, à l’image des abeilles domestiques, en
sociétés plus simples, ou être solitaires. Elles jouent un rôle très important dans la pollinisation des
plantes en visitant de nombreuses fleurs à la recherche du nectar et du pollen dont elles se nourrissent.
Le genre Apis est observé dans diverses fleurs. Certains agriculteurs les utilisent pour la pollinisation
sous serre, notamment pour la culture des Cucurbitaceae.
Les mélipones sont des abeilles sociales indigènes. Le nombre de mélipones recensées s’élève à 80
espèces. Cette diversité est reflétée par la grande variété de nids qu’elles construisent, dans le sol,
dans les arbres, dans des cavités ou sur les bâtiments. Le miel (nectar additionné d’enzymes) et le
pollen sont stockés dans des pots distincts. Ces ressources servent à nourrir toute la colonie, les
adultes comme les larves. Les mélipones jouent un rôle important dans la pollinisation. Elles ont
notamment été observées dans les fleurs des Cucurbitaceae, tomate, ….
Apis mellifera dans une Abeille mélipone Mélipone dans une fleur
fleur
En revanche certaines mélipones sont nuisibles aux cultures. Certains trigones prélèvent en effet
diverses substances végétales (latex, sève) pour l’élaboration du nid. Leurs morsures sont constatées
sur les bananes vertes, haricots, papaye, sur les fruits de l’arbre à pain et du jacquier (pour le latex),
les fleurs de tomates peuvent être coupées, celles du gombo percées à la base (pour le nectar).
De grosses abeilles, souvent prises pour des bourdons, creusent le bois mort pour y pondre. Les loges
larvaires sont approvisionnées en pollen et en nectar. Les abeilles charpentières peuvent être noires,
rousses ou de plusieurs couleurs. Les xylocopes sont les principaux pollinisateurs du maracudja.
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Blessures causées par Trigones sur haricot Trigones sur un fruit de Xylocope dans une fleur
les trigones sur jacquier. de crotalaire.
bananes vertes.
L’ordre des hyménoptères compte de nombreuses familles de parasitoïdes. Ces guêpes sont
généralement de petite, voire de très petite taille. L’accomplissement de leur cycle biologique nécessite
un insecte hôte, certains parasitoïdes sont hôte-spécifiques tandis que d’autres peuvent parasiter
plusieurs espèces d’insectes. La guêpe femelle pond un ou plusieurs œufs, dans ou sur l’insecte hôte.
La larve éclôt et se développe à l’intérieur de l’hôte (endoparasites), plus rarement à l’extérieur
(ectoparasites). Lorsque la larve achève son développement, elle a consommé l’hôte et a causé sa
mort. Les guêpes parasitoïdes adultes se nourrissent de pollen et de nectar ou autres substances
sucrées. Les parasitoïdes contribuent à réguler les populations d’insectes ravageurs, ils sont utilisés
comme agents de contrôle biologique.
Les Braconidae peuvent parasiter des insectes appartenants à des groupes variés mais leurs hôtes les
plus communs sont les chenilles, les larves de coléoptères et les pucerons. Les parasitoïdes de
pucerons sont minuscules tandis que d’autres Braconidae mesurent jusqu’à 1,5 cm. Chez certaines
espèces, la larve sort juste avant la nymphose et fabrique un cocon sur le corps de l’hôte. les
Braconidae s’observent, principalement aux abords des cultures, et également sur agrumes, haricot,
courge et chou.
Ces insectes peuvent mesurer jusqu’à 4 cm. Leurs hôtes principaux sont les larves de lépidoptères
(chenilles) et d’hyménoptères Symphytes, mais ils peuvent aussi parasiter des larves de coléoptères,
diptères, hyménoptères, trichoptères, ainsi que des œufs d’araignées et des araignées adultes.
Les Chalcididae mesurent entre 2,5 et 9 mm. Ils sont reconnaissables à leurs pattes postérieures
particulières : leurs fémurs sont dilatés et leurs tibias arqués. Ils parasitent principalement les nymphes
de lépidoptères (chrysalides) et les larves de diptères, certains se développent également sur des
coléoptères ou des hyménoptères. Ils peuvent être hyper-parasitoïdes de certains Braconidae et
d’Ichneumonidae.
Les Scelionidae sont des parasitoïdes d’œufs d’insectes variés (orthoptères, hémiptères, coléoptères,
lépidoptères, diptères, mantes et chrysopes) et d’araignées. Se développant dans des œufs, ils sont
de très petite taille (1 à 2,5 mm).
D’autres familles d’hyménoptères parasitoïdes s’observent en de rares occasions. Les Dryinidae sont
des parasitoïdes d’hémiptères Auchenorrhyncha juvéniles et adultes. Le parasitisme par les Dryinidae
provoque l’apparition de sacs noirs de consistance molle sur le corps de l’hôte. Les Evaniidae parasitent
les oothèques (structures contenant plusieurs œufs) de blattes. Ils sont reconnaissables à leur
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abdomen en forme de lentille et perché à l’extrémité d’un long pédoncule. Les Encyrtidae parasitent
principalement les cochenilles mais peuvent aussi se développer sur les œufs ou les larves de
coleoptères, diptères, lépidoptères, hyménoptères, neuroptères (chrysopes), orthoptères, hémiptères
et araignées. Les Eucharitidae sont des parasitoïdes de nymphes de fourmis. L’œuf est pondu sur la
végétation, la larve éclôt et se fixe sur le corps d’un insecte, idéalement d’une fourmi, pour être
transportée jusqu’à une fourmilière où elle peut alors se développer dans le couvain.
Les chrysopes sont des insectes discrets, les adultes sont plutôt actifs la nuit. Ils se nourrissent
généralement de pollen, de nectar et de miellat, sauf chez quelques espèces dont les adultes sont
prédateurs de petits insectes. En revanche les larves sont toujours prédatrices, principalement de
pucerons, mais aussi de cochenilles, de jeunes chenilles, de divers petits insectes à corps mou et
d’œufs. Blancs ou verts, ovales et perchés sur un fil, les œufs des chrysopes sont facilement
reconnaissables. Ils sont parfois groupés, souvent pondus en ligne, parfois isolés. Les larves
rencontrées sont porteuses de détritus, elles fixent sur leur dos des débris trouvés sur les plantes ou
les dépouilles de leurs proies, mais ce n’est pas le cas chez toutes les espèces de chrysopes. Les
larves ont de longues mandibules en pince grâce auxquelles elles transpercent leur proies et en
aspirent le contenu.
Œufs de chrysope, Larve de chrysope Cocon de nymphose Chrysope adulte, sur pois
sur tayove. dépourvue de ses débris d’Angole.
(juste après la mue).
Les mantes sont des prédatrices généralistes, elles sont susceptibles de consommer tous types
d’insectes, relativement à leur taille : les mantes juvéniles chassent de petits insectes, les adultes des
proies de grande taille (parfois même des oiseaux, lézards et amphibiens). Elles sont rarement
rencontrées mais leur capacité au camouflage par mimétisme rend leur observation difficile. La plupart
des mantes appartiennent à la famille des Mantidae.
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Les libellules (Odonata Anisoptera) et les demoiselles (Odonata Zygoptera) sont prédatrices aux stades
larvaire et adulte. Leurs larves vivent dans ou à proximité de l’eau et consomment donc des invertébrés
aquatiques, certaines contribuent notamment à réguler les populations de moustiques. Les adultes
chassent en vol, elles sont prédatrices de tous types d’insectes volants, particulièrement de diptères.
Elles sont observées très fréquemment du fait de la présence quasi-systématique de milieux aquatiques
ou semi-aquatiques à proximité des parcelles agricoles.
X. Thysanoptera : Thrips
Les thrips sont des insectes de très petite taille, ils mesurent généralement 1 à 2 mm. La moitié des
espèces connues dans le Monde sont mycophages (se nourrissent de champignons), les autres
espèces sont majoritairement phytophages et seulement quelques-unes sont prédatrices (de thrips,
d’acariens, d’aleurodes et de cochenilles). Parmi les thrips phytophages, ceux qui consomment du
pollen jouent un rôle dans la pollinisation.
Libellule sur une plante Thrips sur melon. Thrips sur asclépia.
adventice.
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I. Araignées (Araneae)
Les araignées ne sont pas des insectes mais des arachnides. Toutes sont prédatrices d’insectes ou
d’araignées. Elles sont généralistes et ont tendance à consommer les proies les plus abondantes dans
leur environnement, contribuant ainsi à la régulation des populations de ravageurs. Leur rôle
d’auxiliaires des cultures est largement reconnu. Les araignées tisseuses utilisent leur toile pour piéger
les insectes tandis que les araignées sauteuses chassent, activement ou à l’affût. Plus de 200
araignées s’observent, principalement dans les herbes hautes aux abords des cultures maraîchères et
dans les arbres fruitiers ou spontanés.
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Les mille-pattes ne sont pas des insectes mais des myriapodes. La majorité d’entre eux se nourrissent
de matière végétale en décomposition. Quelques espèces sont phytophages mais les dégâts causés
aux cultures, notamment aux jeunes plants en pépinière, sont mineurs. De rares espèces sont
omnivores et occasionnellement prédatrices (d’insectes, de lombrics, d’escargots). Ils sont fréquents
sur les parcelles agricoles, et particulièrement nombreux dans les planches de culture couvertes de
BRF (Bois Raméal Fragmenté) et dans les débris végétaux, notamment les feuilles de bananiers
coupées et laissées au pied des plants. Leur rôle dans la décomposition et dans la constitution de la
litière est connu en milieu forestier. Il semble que les mille-pattes jouent le même rôle dans les parcelles
agricoles.
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De nombreuses espèces d'oiseaux vivent en Afrique (625 recensées). Certaines d'entre elles sont
insectivores et peuvent rendre ainsi de grands services à l'agriculture en débarrassant les cultures de
parasites de toutes sortes. D'autres sont granivores et se nourrissent traditionnellement de graines de
graminées sauvages si abondantes dans les savanes africaines. Par rapport aux autres vertébrés, les
oiseaux ont des caractéristiques spéciales qui conditionnent leur façon de vivre, de se nourrir et de se
reproduire. Nous étudierons brièvement ici quelques-unes de ces caractéristiques et décrirons leurs
comportements afin de mieux connaître leurs exigences et leurs préférences.
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Les principales parties du corps d'un oiseau sont représentées sur la figure
On trouve chez les oiseaux toute sorte de régimes alimentaires. Certains sont omnivores, c'est à dire
qu'ils peuvent manger un peu de tout, le corbeau par exemple. D'autres sont beaucoup plus spécialisés
et sont capables comme le soui-manga de boire le nectar des fleurs ; le pélican ne mange que du
poisson, les vautours des charognes. Mais le régime peut aussi varier dans le temps. Les petits oiseaux
granivores ne mangent habituellement que des graines, mais pendant la période de reproduction, ils
nourrissent leurs jeunes avec des proies animales.
A la variété des aliments recherchés par les oiseaux correspond une égale variété de formes de becs.
En général, les granivores ont un gros bec conique, les insectivores un bec fin. Ainsi, beaucoup
d'oiseaux ont un régime alimentaire bien déterminé. Néanmoins, certaines espèces sont restées assez
souples et peuvent faire montre d'opportunisme selon la disponibilité de la nourriture, le chevalier
combattant, par exemple, qui se nourrit de grains en Afrique, mais d'insectes et de mollusques en
Europe. Lorsque la nourriture à laquelle l'oiseau est adapté vient à manquer quelque part, il peut se
déplacer pour aller chercher ailleurs sa pitance.
- Cycle annuel
Au cours de l'année, la vie des oiseaux est jalonnée par un certain nombre d'événements : formation
du couple, reproduction, mue et migrations. La formation du couple débute souvent par la parade,
lorsque le mâle essaie d'attirer une femelle. Chez le tisserin, le mâle construit un nid, se suspend
dessous, tête en bas, et essaie d'attirer une femelle en battant des ailes. Certains oiseaux sont
monogames, d'autres polygames. Lorsqu'un mâle a réussi à intéresser une femelle, la reproduction
va commencer. Le couple procède à la construction du nid, quand ce n'est pas déjà fait. Le nid du
vanneau est une simple dépression dans le sol. D'autres espèces nichent dans les buissons ou les
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arbres en construisant une coupe de brindilles et d'herbes et en tapissant l'intérieur de plumes, comme
chez l'amarante. D'autres encore, les tisserins par exemple, tissent des nids très élaborés avec des
herbes. Certaines espèces comme les merles métalliques profitent de trous ou cavités dans les arbres.
Enfin, certaines espèces de coucous ou de veuves sont parasites et pondent leurs œufs dans les nids
d'oiseaux d'autres espèces.
Au cours d'un cycle annuel, les oiseaux vont aussi renouveler une ou deux fois leur plumage entier.
Les plumes sont en effet fragiles et s'usent peu à peu. Ainsi, à certaines époques, l'oiseau renouvelle
son plumage : on appelle cela la mue. Les vieilles plumes tombent et sont remplacées par de nouvelles,
selon un ordre bien déterminé et selon les parties du corps. Le schéma le plus commun de mue des
rémiges (les grandes plumes des ailes) commence au centre de l'aile et progresse vers les extrémités.
Mais, chez les canards par exemple, les rémiges tombent toutes à la fois et ceux-ci doivent attendre
quelques semaines pour pouvoir voler à nouveau. Généralement, la mue qui demande de l'énergie
pour la fabrication des nouvelles plumes ne se déroule pas en même temps que la reproduction. De
nombreuses espèces ont des plumages différents selon les époques de l'année : plumage nuptial,
souvent coloré, au moins chez le mâle, avant et pendant la reproduction, plumage d'éclipse souvent
plus terne, après.
- Cycle journalier
La vie des oiseaux est aussi jalonnée chaque jour d'un certain nombre d'activités, nécessaires à leur
survie et à leur bien-être. Au cours d'un cycle de 24 heures, les oiseaux mangent, boivent, dorment,
font leur toilette, et ont aussi des activités sociales comme le chant, la défense du territoire pour
certaines espèces solitaires, les rassemblements pour les espèces grégaires. Habituellement le matin,
après le lever du jour, les oiseaux vont commencer à rechercher leur nourriture. Chez les espèces
grégaires, les lieux où les oiseaux se nourrissent s'appellent des terrains de gagnage. Pendant que les
oiseaux mangent, ils sont plus vulnérables aux prédateurs bien qu'ils passent une partie de leur temps
à surveiller les alentours et le ciel. Les oiseaux essaient de remplir leur estomac le plus rapidement
possible, c'est pourquoi les terrains de gagnage des espèces grégaires doivent offrir de la nourriture
en abondance. Un groupe d’oiseaux grégaires se nourrit sur un coin de savane ou sur une parcelle
cultivée, puis tout le groupe se déplace un peu plus loin, à la recherche d’un site plus favorable avec
beaucoup de nourriture disponible. Par moments, au moins une fois par jour, les oiseaux vont voler
jusqu’à un point d‘eau, parfois éloigné du terrain de gagnage, pour boire. Souvent ils vont boire aux
heures chaudes de la journée et le soir avant le retour au dortoir.
I.4. Systématique
les oiseaux terrestres incapables de voler, les Ratites (autruche par exemple) ;
les oiseaux marins incapables de voler, les Impennes, dont le pingouin est un représentant et
enfin ;
les Carinates qui regroupent tous les autres oiseaux vivants et qui sont divisés en un certain
nombre d'ordres dont 13 que nous citons ci-dessous ont une importance économique
particulière, soit comme déprédateurs des plantes cultivées, soit comme spécialement
bénéfiques pour l'Homme.
- Ordre des Ciconiiformes (hérons et cigognes). Ce sont des oiseaux inféodés à l'eau, mais
incapables de nager. Ils ont de longues pattes, un long bec et un long cou. Beaucoup
d'espèces sont utiles pour l'homme, quelques-unes peuvent commettre des dégâts. Parmi
les espèces bénéfiques pour l'homme, citons les cigognes blanches Ciconia ciconia qui
mangent des criquets, le héron mélanocéphale Ardea melanocephala qui détruit les
rongeurs, le héron garde-boeufs Bubulcus ibis qui se nourrit de criquets et de sauteriaux.
- Ordre des Anseriformes (canards et oies). Ce sont des oiseaux d'eau avec un bec plat
et des pattes palmées. Beaucoup se nourrissent de graines et de jeunes plantes
aquatiques et lorsqu'ils recherchent leur nourriture dans les rizières, ils peuvent parfois
commettre des déprédations importantes. Ce sont par exemple le dendrocygne veuf
Dendrocygna vidtrata ou le canard armé Plectropterus gambensis. L'homme a réussi à
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domestiquer certaines espèces et pratique la chasse des espèces sauvages qui sont très
bonnes à manger.
- Ordre des Falconiformes (vautours, aigles et faucons). Ce sont des oiseaux avec un bec
crochu et pour les faucons des ailes pointues. Citons le faucon à cou roux Falco chicqueta,
l'autour chanteur Melierax metabates ou l'autour gabar Melierax gabar. Ces oiseaux
rapaces ou charognards aident l'homme à se débarrasser des cadavres d'animaux et des
rongeurs ou des petits oiseaux granivores. Ils doivent absolument être protégés.
- Ordre des Galliformes (poules et pintades). Ces espèces ont une allure générale de
poulet. L'homme en a domestiqué un certain nombre. Les pintades Numida meleagris
peuvent, lorsqu'elles sont nombreuses poser des problèmes dans les cultures.
- Ordre des Gruiformes (grues et outardes). Les grues, Balearics pavonina par exemple,
ressemblent aux hérons par leurs longues pattes et leur long cou, mais ont un bec
beaucoup plus petit. Elles peuvent se nourrir dans les champs et parfois y manger des
grains, mais elles sont aussi utiles à l'homme en mangeant beaucoup de criquets. Les
outardes ont des pattes plus petites et ne sont pas déprédatrices.
- Ordre des Charadriiformes (mouettes, sternes et limicoles). C'est encore un groupe
d'oiseaux très inféodés à l'eau. Les mouettes et les sternes sont très blanches de plumage.
En Afrique, elles ne sont jamais déprédatrices des cultures. Les limicoles sont de petits
échassiers à longues pattes, de couleur brune, communs sur les bords de rivières, les lacs
et les cultures irriguées. Migrateurs paléarctiques, ils ne sont présents que durant l'hiver
européen. Seul le chevalier combattant Philomachus pugnax, espèce grégaire et granivore,
peut parfois causer des dégâts aux semis de riz. La barge à queue noire Limosa limosa
peut aussi se nourrir sur les semis, mais ses faibles effectifs ne la rendent pas très
dangereuse habituellement.
- Ordre des Colombiformes (pigeons et tourterelles). De taille moyenne et à pattes courtes,
les oiseaux de cet ordre vivent dans les arbres, mais se nourrissent souvent au sol.
Plusieurs espèces sont connues pour se nourrir de grains de riz, sorgho ou petit mil, mais
elles peuvent aussi être utiles à l'homme en mangeant de nombreuses graines d'herbes
adventices.
- Ordre des Psittaciformes (perroquets et perruches). Le bec crochu et la couleur
généralement verte de ces oiseaux permettent de les identifier facilement. Ils peuvent
causer des dégâts à certaines cultures ou aux fruits qu'ils consomment.
- Ordre des Cuculiformes (touracos et coucous). Les coucous sont des oiseaux furtifs qui
pondent leurs œufs dans les nids d'autres espèces auxquels ils "confient" même l'élevage
de leurs jeunes. Très utiles à l'homme, ils mangent de nombreuses chenilles qui sont
souvent des parasites des cultures. Les touracos, frugivores, peuvent endommager les
goyaves. Ils ressemblent aux coucous mais sont beaucoup plus voyants.
- Ordre des Strigiformes (chouettes et hiboux). Ce sont des rapaces nocturnes qui
chassent les petits rongeurs la nuit et sont ainsi très utiles à l'homme. Certains se
nourrissent également d'insectes, voire de petits oiseaux.
- Ordre des Coliiformes (coliou). Ressemblant un peu à une perruche mais de couleur grise
ou brunâtre, ces oiseaux ont une longue queue et se déplacent en petits groupes de 5 à
10 individus. Végétariens, ils peuvent causer des dégâts aux semis, aux tomates dans les
jardins et aux fruits. Mais dans les grandes cultures, leurs attaques ne se remarquent
presque pas puisqu'ils sont toujours en petits nombres.
- Ordre des Coraciiformes (rolliers, martin-pêcheur, guépiers et calaos). Habituellement
très colorés, les nombreuses espèces de ce groupe ont un bec très voyant et bien adapté
à la nourriture que chaque espèce recherche. Seuls les calaos, gros et avec un bec énorme
peuvent parfois causer des pertes importantes sur certaines cultures.
- Ordre des Passeriformes (oiseaux percheurs). Cet ordre contient la plupart des espikes
déprédatrices des cultures. De taille petite à moyenne, assez ronds avec pattes, bec et
queue de taille moyenne, ce sont souvent de bons chanteurs. Parmi les fades de cet ordre,
6 ont une importance économique :
Alaudidés (alouettes). Oiseaux bruns ou grisâtres, se nourrissant à terre, avec un
bec fin plus ou moins incurvé, on les trouve dans les terrains dégagés (cultures
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Dendrocygna bicolor
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Dendrocygna viduata
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Alopochen aegyptiaca
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Plectropterus gambensis
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Sarkidiornis melanotos
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Anas querquedula
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Francolinus
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Numida meleagris
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Balearica pavonina
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Limosa limosa
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Philomachus pugnax
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Streptopelia semitorquata
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Streptopelia decipiens
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Poicephalus senegalus
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Lamprotornis Chalybaeus
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Corvus albus
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Ploceus
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Ploceus melanocephalus
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Quelea quelea
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Quelea erythrops
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Euplectes afer
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Lonchura cucullata
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I. Méthodes naturelles de lutte préventive contre les parasites et les ravageurs des cultures
(TPE)
II. Lutte biologique contre les parasites (TPE)
III. Lutte chimique (TPE)
IV. Lutte Intégrée (TPE)
Références bibliographiques
Ellis, R.E., Yuan, J. & Horvitz, H.R. (1991) Mechanisms and functions of cell death. Annual Review of
Cell Biology, 7, 633-98.
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