Cours d'Analyse II - Intégrales et Équations
Cours d'Analyse II - Intégrales et Équations
Aberqi
Université Sdi Mohamed Ben Abdellah Année 2019-2020
École Nationale des science Appliquées Filiére : CP1
Fes S2
Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Département
de Génie électrique et informatique.
École Nationale des Sciences Appliquées, B.P 72, Fés, Morocco
[Link]
ABERQI AHMED
Cours d'Analyse II. CP1
liére : CP1
Ahmed Aberqi
Université sidi mohamed ben abdellah, École nationale des sciences appliquées
DE FES
8 mai 2020
École Nationale des Sciences Appliquées, Fés Pr. A. Aberqi
1
Introduction 4
1 Intégrale de Riemann 5
1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2 Intégrale d'une fonction en escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 Fonctions intégrables au sens de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.1 Exemples des fonctions R-intégrables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4 Probpriétés de L'intégrale de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.1 Formule de la moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2 Somme de Riemann pour les fonctions continues . . . . . . . . . . . . . . 14
5 Primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.1 Primitives des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
5.2 Pratique du calcul intégarl . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.2.1 Changement de variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.2.2 Intégartion par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5.3 Téchniques de calcules : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.3.1 Primitivs des fractions rationnelles : . . . . . . . . . . . . . . . 24
2
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5.3.2 Primitivs d'un polynôme en sin et cos : . . . . . . . . . . . . . . 26
5.3.3 Primitives des fonctions rationnelles en e . . . . . . . . . . . . 27
αx
2 Intégrales généralisées 28
1 Intégrale généralisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2 Critères de convergence pour les fonctions positives . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3 Calcul pratique des intégrales généralisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.1 Utilisation d'une primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.2 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4 Intégrale généralisée d'une fonction de signe quelconque . . . . . . . . . . . . . . 38
4.1 Convergence absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3 Equations diérentielles linéaires 42
1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2 Equations diérentielles linéaires du premiers ordre. . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.1 Equations diérentielle linéaire homogène d'ordre 1 sur un intervalle . . . 45
2.2 Recherche d'une solution particulière : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.2.1 Méthode de la variation de la constante : . . . . . . . . . . . . . 46
2.3 Quelques classes des équations diérentielles . . . . . . . . . . . . . . . . 49
2.3.1 Equations diérentielles à variables séparées . . . . . . . . . . . 49
2.3.2 Equations homogènes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
2.3.3 Equation de BERNOULLI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.3.4 Equation de RICCATTI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3 Equations diérentielles de 2nd ordre à coécients constants . . . . . . . . . . . 52
3.1 Résolution de l'équation sans second membre . . . . . . . . . . . . . . . 52
3.2 Résolution de l'équation avec second membre . . . . . . . . . . . . . . . 53
Bibliographie 57
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4
CHAPITRE 1
INTÉGRALE DE RIEMANN
1 Introduction
La théorie de l'intégration est issue de la nécessité pratique de calculr des aires et des volumes,
elle est liée à la notion trés générale de mesure, et part du principe que l(intégrale d'une fonction
constante sur un ensemble est égale au produit de cette constane par la mesure de cet ensemble.
Nous nous intéressons dans ce chapitre à l'intégrale d'une fonction dénie sur un intervalle fermé
borné de R.
1. Cours d'analyse II prof. [Link]
5
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Dénition 2.1
Soit a et b des réels, a ≤ b·
On appelle subdivision de [a, b] toute famille nie δ = {x , x , x , · · · , x } de [a, b] tels
0 1 2 n
Exemples 2.1.
1. Prenons le cas de I = [0, 1].
1
x0 = 0 < x1 = < x2 = 1 est une subdivision de I et il est claire que son pas est egale a δ = 12
2
1 1 3
x0 = 0 < x1 = < x2 = < x3 = < x4 = 1 est une autre subdivision du même intérvale I
3 2 4
mais cette fois le pas est egale a δ = 13 .
2. Dans le cas ou I = [a, b], on peut considérer la subdivision uniforme suivante : x0 = a < x1 =
a + · b−a
n
< x2 = a + 2 · b−a
n
< x3 = a + 3 · b−a
n
. . . . . . < xk = a + k · b−a
n
< . . . < xn = b c'est une
subdivision uniforme de I dont le pas hn = h = 1
n
ϕ/]xi−1 , xi [= ci = constante
pour tout i = 1, · · · , n
i i i−1
Z b n
X
φ(x)dx = λi (xi − xi−1 )
a i=1
Proposition 2.2
Si f et g sont deux fonctions en escalier sur [a, b], alors, λf + g et |f | sont en escalier.
Et R λf + g = λ R f + R g ; | R f | ≤ R |f | et ...
a
b
a
b
a
b
a
b
a
b
Preuve :
A partir de la dénition de l'intégrale d'une fonction en escalier.
Z b
S+ (f ) := inf φ(x)dx; φ ∈ E([a, b], R); f ≤ φ sur[a, b]
a
Proposition 3.1:
Soit f : [a, b] → R une fonction bornée, f est intégrable si et seulement si, pour tout
ε > 0, il existe des fonctions en escalier ϕ et µ sur [a, b] telles que
et
Z b
∀x ∈ [a, b], |f (x) − ϕ(x)| ≤ µ(x) µ(x)dx ≤ ε
a
et Z b n−1 Z b n
X X
φ(x)dx = h f (a + kh); ψ(x)dx = h f (a + kh)
a k=0 a k=1
d'où b
b−a
Z
[ψ(x) − φ(x)]dx = h[f (a + nh) − f (a)] = [f (b) − f (a)]
a n
et pour chaque ε > 0 donné, on peut choisir n assez grand de manière à avoir
b−a
[f (b) − f (a)] < ε
n
c'est-à-dire telle que le plus grand des nombres a − a (i = 1, 2, . . . , n) soit au plus égal
i i−1
et
φ(x) = f (ai ) − ε, ψ(x) = f (ai ) + ε
tout x ∈ [a, b] :
φ(x) ≤ f (x) ≤ ψ(x)
Z b Z b
[φ(x) − ψ(x)]dx = 2εdx = 2ε(b − a)
a a
Le nombre ε > 0 étant arbitraire, on conclut que la fonction f est intégrable sur [a, b]
Dénition 3.2: fonction réglée
Une fonction f : [a, b] → R est dite réglée s'il existe une suite de fonctions en escalier
de [a, b] dans R, convergeant uniformément vers f sur [a, b].
Proposition 3.4: caractérisation d'une fonction réglée
pour qu' une fonction f : [a, b] → R soit réglée, il faut et il sut que f admette une
limite à droite en tout point de [a, b[ et une limite à gauche en tout point de]a, b].
Théorème 3.1
Toute fonction réglée sur un intervalle compact [a, b] est intégrable.
n ∈ N tels que
0
ε
sup |fn0 (x) − f (x)| ≤
x∈[a,b] 2(b − a)
Notons α = ε
sur [a, b], et posons φ = f
2(b−a) n0 +α et ψ = f n0 − α. Les fonctions g et h
sont en escalier sur [a, b] et vérient
et
Z b
φ≤f ≤ψ [φ(x) − ψ(x)]dx = ε
a
Remarque 3.1. fonction de Direchlet La fonction de Direchlet sur [0, 1] → R ; dénie par :
1 si x ∈ Q
f (x) =
0 si x ∈
/Q
a a c
1) a < b,
Z a Z b
f (x) dx = − f (x) dx.
b a
a a
Preuve :
Montrons la propriétés 3) de la linéarité d'intégrale de Riemann.
1) On montre que si f et g Zsont intégrables, alors f + g est intégrable.
2) Puis (f + g)(x) dx = f (x) dx + g(x) dx. (Linéarité).
Z b Z b b
Soit ε > 0. Puisque f et g sont intégrables sur [a, b], donc d'aprés la proposition (3), on
a a a
∀x ∈ [a, b] : |f (x) − φ1 (x)| ≤ η1 (x) et b η1 (x)dx ≤ 1 ε.
R
a 2
b
η (x)dx ≤ 21 ε.
∀x ∈ [a, b] : |g(x) − φ (x)| ≤ η (x) et R
2 2 a 2
Or φ 1 + φ2 et η
sont dans E[a, b], et ∀x ∈ [a, b] : |f (x) + g(x) − (φ + φ (x))| ≤
1 + η2 1 2
η (x) + η (x)dx ≤ ε.
Z b
η (x) + η (x) et
1 2 1 2
a a a
Comme φ + φ = φ + φ ≤ S (f ) + S (g),
Z b Z Z b b
1 2 1 2 − −
et
a a a
S− (f + g) ≤ S− (f ) + S− (g),
φ1 + φ2 ≤ f + g ⇒
S+ (f + g) ≥ S+ (f ) + S+ (g),
Z b Z b
f (t)g(t) dt = f (c) g(t) dt
a a
.
Corollaire 4.1
Preuve :
Puisque f est continue sur [a, b], alors il existent m et M dans R tels que f ([a, b]) = [m, M ],
m = inf f (x) et M = sup f (x).
x∈[a,b]
x∈[a,b]
exemple). Ainsi m ≤ Rf (x)g(x) ≤ M . f est continue sur [a, b] elle prend toutes les
R b
a
dx
b
Execrices :
2. lim f (t)
Z 2x
dt
x→0+ x t
Solution : On a f est continue sur [0, x], et t → g(t) = t est R-intégrable sur [0, x], elle garde
un signe constant sur [0,Z x].
Alors : ∃c ∈ [0, x] : tq tf (t) dt = f (c ) t dt = x2 f (c )
x Z x 2
x x x
0 0
Théorème 4.2
Soit f : [a, b] → R une fonction continue. Soit δ = x ) i 0≤i≤n une subdivision de [a, b] et
(ξ )
i 0≤i≤n une suite de points tels que ξ ∈ [x , x ], i i−1 i
Alors n−1 Z b
X
lim (xi − xi−1 )f (ξi ) = f (x) dx
h→0 a
k=0
n b
b−a
Z
1X 1
lim f (a + k )= f (x) dx
n→+∞ n
k=1
n b−a a
Exemples 4.1.
i=n i
1X
Calculer les limites de la suite suivante : un = q n ;
n i=0 1 + ( i )2
n
i=n i
1X
Solution : On a un = q n ;
n i=0 1 + ( i )2
n
Exercice :
Calculer les limites des suites suivantes :
(a) u = n1 [ √2+ √4+. . . . . . . . .+ √2 ]; u = n1 [1√1 + n +2√2 + n . . . . . .+n√n
n
n n n n
n 3
2 2 2 2 2 + n2 ]
(b) v = n · 1 + n + 2 + n + 3 + n + . . . . . . + n + n ; v = X nn ++ kk
n
1 1 1 1
n 2 2 2 2 2 2 2 n 2 2
k=1
(d) k
n−1 n n
1 X p 1X p X 1
n = · p ; k n = k ; kn = p
n p=0 n2 + p2 n k=1 k=1
(n + k − 1)(n + k)
(e)
n
1 X √
n p 1 1−n k−n n−n
rn = 2 p e; rn = arctan + arctan + . . . . + arctan
n p=1 n 1+n k+n n+n
(f)
n
X 2[ln(p + n) − ln(n)] + 5
1 1−n k−n n−n
zn = ; zn = arcsin + arcsin + . . . . . . + arcsin
p=1
p+n n 1+n k+n n+n
(g)
n n k
X 1 X e− n
sn = ; sn = n ·
p=1
(n + p)(1 + ln(p + n) − ln(n)) k=1
k2
(h)
1
1 (2n)! n
αn =
n n!
5 Primitives
Dénition 5.1
Soit f : [a, b] → R une fonction dénie sur un intervalle [a, b]
F : [a, b] → R est une primitive de f si
F est dérivable sur [a, b] et F (x) = f (x) pour tout x ∈ [a, b].
0
Remarque 5.1. Si G est une autre primitive de f sur [a, b], alors, F = G + const·
Théorème 5.1:
Soit f : [a, b] → R une fonction continue. Alors l'intégrale indénie :
Z t
F : [a, b] → R, t → f (x)dx
a
est une primiive de f sur [a, b] ; et G est une primitive quelconque de f sur [a, b], alors
Z b
f (x)dx = [G(x)]x=b
x=a := G(b) − G(a)·
a
Preuve :
Tout d'abord sur l'intervalle compact [a, b], l'intégrale indénie : F : [a, b] → R, t →
f (x)dx admet pour dérivée f (t) en tout point t de [a, b] où f est continue.
Z t
F = G + const, donc G(a) = F (a) + const et G(b) = F (b) + const = f (x)dx, ce qui
R b
a
implique Z b
f (x)dx = G(b) − G(a)·
a
Remarque 5.2. Dans le théorème ci-dessus, l'hypothèse de continuité est cruciale. Considérons
en eet la fonction f dénie sur [−1, 1] Par
−1 si x ∈ [−1; 0[,
f (x) = 0 si x = 0,
1 si x ∈]0, 1],
On a
−t si t ∈ [−1; 0[,
Z t
F (t) := f (x)dx = 0 si t = 0,
a
t si t ∈]0, 1],
Donc F (t) = |t|, ∀t ∈ [−1, 1], comme F n'est pas dérivable en 0, elle ne peut pas être une
Notation : Sur un intervalle, une primitive de f sera notée R f (x)dx et elle est dénie à ue
constante additive près.
Exemples 5.1.
R1 1
1) f (x) = ex , F (x) = ex , 0
ex dx = ex 0 = e1 − e0 = e − 1.
x3
R1 x3 1
2) g(x) = x2 , G(x) = 3
, 0
x2 dx = 3 0
= 13 .
Rx t=x
3) cos t dt = sin t t=a = sin x − sin a.
a
4) .
Z
sin xdx = − cos x + K
5) .
Z
ex dx = ex + K
6) .
Z
shxdx = chx + K
7) chxdx = shx + K .
Z
8) .
Z
1
dx = arctan x + K
1 + x2
9) avec −1 < x < 1.
Z
1
√ dx = arcsin x + K
1 − x2
10) .
Z
1
√ dx = argshx + K
1 + x2
11) avec x > 1.
Z
1
√ dx = argchx + K
2
x −1
Z b Z b
f (t)g(t) dt = g(a + 0) f (t) dt
a a
φ([a, b]) on a :
Z φ(b)
Z b
f (x) dx = f (φ(t))φ0 (t) dt
φ(a) a
Montrons que : .
Z φ(u) Z u
Preuve : f (x) dx = f (φ(t))φ0 (t) dt ∀u ∈ [a, b]
φ(a) a
1
et
Z
1. Calculer la valeur de l'intégrale 2t
dt.
0 e +1
Considérons les fonctions f et φ dénies sur R par φ(t) = et et f (x) = 1
x2 +1
. Puisque
φ est de classe C 1 sur [0, 1] et f est continue sur le compact φ([0, 1]) = [1, e], d'aprés le
théorème ci-dessus,
1 e
et
Z Z
1 π
dt = dx = [arctan x]e1 = arctan(e) − ·
0 e2t + 1 1 x2 +1 4
Z 5 √
t
2. Calculons √dt, Soit φ(t) = t − 1 et f (x) = 2(x2 + 1). Puisque φ est de de
2 t−1
classe C sur [2, 5] et f est continue sur φ([2, 5]) = [1, 2], d'aprés le théorème ci-dessus,
1
5 2
x3
Z Z
t 20
√ dt = 2(x2 + 1) dx = 2[ + x]21 = ·
2 t−1 1 3 3
Remarque 5.3. Il est noté qu'il n'est pas nécessaire que la fonction φ soit bijective. En revanche
il faut s'assurer que la fonction f soit bien dénie et continue sur l 'intervalle φ([a, b])( intervalle
n'admet pas nécessairement φ(a) et φ(b) pour extrémités). En pratique on pose x = φ(t) etben
remplace dx = φ0 (t) dt
Exemples 5.3.
Z 1 √
1. Calculer 1 − x2 dx
0 √
Posons x = sin(t), on a dx = cos(t)dt et 1 − x2 dx = | cos(t)| cos(t)dt
Z 1√ Z π Z π
2 2 1 + cos(2t) t + 12 sin(2t) π2 π
d'où : 2
1 − x dx = 2
cos (t)dt = dt = [ ]0 = ·
0 0 0 2 2 4
Z 1
a ln(x)
2. 2
dx quad0 < a < 1
a 1+x
ln(x) − ln(t) −1
Posons x = 1t , on a dx = −1 t2
dt et dx = dt
1+x 2 1 + ( 1t )2 t2
Z 1 Z a Z 1
a ln(x) ln(t) ln(t)
d'où : 2
dx = 2
dt = − 2
dt
a 1+x 1 1+t a 1+t
Z 1 Z a Z 1
a ln(t) ln(t) a ln(t)
Ainsi : 2
dx = 2
dt + 2
dx = 0·
1 1+t 1 1+t a 1+t
b
u0 (x)
Z
1. Si u est une fonction de classe C sur [a, b], alors,
1
dx = arctan(b)−arctan(a).
a 1 + u2 (x)
Z b 0
u (x)
2. Si de plus u ne s'annule pas sur [a, b], alors, 0
dx = ln(|u(b)|) − ln(|u(a)|)
a u (x)
Z a Z a Z a Z a
3. u(x) dx = u(x)+u(−x) dx, en particulier si u est paire, u(x) dx = 2 u(x) dx,
−a 0 Z a −a 0
Z b−s Z b−s Z b
us (x) dx = u(x + s) dx = u(x) dx·
a−s a−s a
Exercice :
Calculer I = ; et J = 1 + cos1 (x) dx.
Z Z
sin(x)
dx
1 + cos2 (x) 2
On a R dx = R dx car chx =
1 1
0 chx
1 2ex
0 e2x +1
ex +e−x
2
Changement de variable t = e x
Alors dt = e dx x
Pour x = 0 on a t = e = 1 0
Pour x = 1 on a t = e = e 1
1 e
2ex dx
Z Z
2 dt e
= = 2 arctan t 1
0 e2x + 1 1 t2+1
π
= 2 arctan e − 2 arctan 1 == 2 arctan e − ·
2
ExerciceZ
Calcul de (1 − xx ) dx
1/2
2 3/2
0
Pour x = 0 on a u = g(0) = 1
Pour x = on a u = g( ) =
1
2
1
2
3
4
1/2 3/4
− 12 du 3/4
Z Z Z
x dx
= = − 12 u−3/2 du
0 (1 − x2 )3/2 1 u3/2 1
3/4 1 3/4 1 2
= − 12 − 2u−1/2 1 = √ 1 = q − 1 = √ − 1
u 3 3
4
Z b Z b
0
u (x)v(x) dx = [u(x)v(x)]ba − u(x)v 0 (x) dx
a a
Preuve :
On a uv est une primitive de u v + uv , en eet; u et v sont de classe C sur [a, b] et
0 0 1
(uv) = u v + uv .
0 0 0
Z b
u0 (x)v(x) + u(x)v 0 (x) dx = (uv)(b) − (uv)(a) = u(b)v(b) − u(a)v(a).
a
Exemples 5.5.
Re
Calcul de 1
x ln x dx
u = ln(x) u0 = 1
x
Z e Z e
ln(x) · x dx = uv 0
x2
1 1 v0 = x v= 2
e
Z e
u0 v
= uv 1
−
1
Z e
x e
2 1 x2
= ln x · 2 1 − x 2
dx
1
Z e
2 2
= ln e e2 − ln 1 12 − 1
2
x dx
1
e2 1 h x2 ie
= 2
−
2 2 1
e2 e2 1 e2 +1
= 2
− 4
+ 4
= 4
√ √
= x arcsin x − − 1 − x2 = x arcsin x + 1 − x2 + c; c ∈ R
u = x2 u0 = 2x
Z
x2 · ex dx = uv 0 v 0 = ex v = ex
R
Z
= uv − u0 v u=x u0 = 1
Z
= x e − 2 xex dx
2 x
v 0 = ex v = ex
Z
= x e − 2(xe − ex )
2 x x
= x2 ex − 2(xex − ex ) + K)
= (x2 − 2x + 2)ex + K; K ∈ R
Remarque 5.4. (Règle ALPES) Dans une intégration par parties, parfois c'est dicile de
décider la première fonction à dériver. La régle d'ALPES nous aide, elle consiste à dériver les
fonctions qui se situent le plus à gauche en premier dans l'écriture ALPES avec :
L: log.
E: exp.
Exercice :
1. Claculer ; ; x1 e
Z Z π Z 1
−1
2 x 2
ln(1 + x ) dx e cos (x) dx 3
x dx·
0 a
Les primitives de x → F (x) existent sur toute intervalle ouvert de R ne contenant aucun pôle.
On procède par étapes :
1ière étape : Si deg(P ) ≥ degQ, on fait d'abord une division Euclidienne et donc on a :
P = EQ + R avec deg(R) ≤ deg(P ). D'où = E + . P
Q
R
Q
1
Proposition 5.1: Primitive de
(x − a)n
avec n ∈ N
1) Pour n = 1, on a , constante réelle.
Z
dx
= ln |x − a| + c c
(x − a)
2) Pour n 6= 1, on a (x − a)−n+1
, constante réelle.
Z
dx
= +c c
(x − a)n −n + 1
αx + β
Proposition 5.2: Primitive x →
(ax2 + bx + c)n
1) Si n = 1, (ax 2ax
Z
+b 2
2
dx = ln(|ax + bx + c|) + cte
n
+ bx + c)
2) Si n ≥ 2 ; (ax + bx + c) dx = u(x)
Z Z 0
2ax + b u (x) 1 −n+1
2 n
dx = n
u(x) +c =
−n + 1
1
(ax2 + bx + c)−n+1 + c
−n + 1
3) Si , calcul de . Du type R = arctan u + c
Z
1 du
n=1 dx u2 +1
ax2 + bx + c
4) Si , calcul de . Du type I = R .
Z
1 du
n≥2 dx n (u2 +1)n
(ax + bx + c)n
2
(Calcul de )
Z
du
Exemples 5.9 I2 = .
(u2 + 1)2
Z
du
Intégration par parties à partir de I1 =
u2 +1
1
f= et g 0 = 1
u2 +1
2u
(avec f 0 = − 2 et g = u)
(u + 1)2
2u2 du
Z Z 2
u +1−1
Z
du u u
I1 = 2
= 2 + 2 2
= 2 +2 du
u + 1 Zu + 1 (u + 1)
Z u + 1 (u2 + 1)2
u du du u
= 2
+2 2
−2 2 2
= 2 + 2I1 − 2I2
u +1 u +1 (u + 1) u +1
u
D'où I2 = 12 I1 + 1
2
+ c Mais I1 = arctan u donc
u2 +1
Z
du u
I2 = = 12 arctan u + 21 2 +c
(u2 + 1) 2 u +1
u3
Z
1
I= u2 du = + c = sin3 (x) + c; c ∈ R·
3 3
Z
Exemples 5.11. I= cos4 (x) sin3 (x) dx
On pose u = cos(x) ; on a du = − sin(x)dx et
u5 u7
Z
1 1
I=− u4 − u6 du = − + + c = − cos5 (x) + cos7 (x)c; c ∈ R·
5 7 5 7
Z
Exemples 5.12. cos4 x sin2 xdx
cos(2x) + 1 cos(2x) + 1
On a cos4 x = cos2 x cos2 x = .
2 2
cos(2x) + 1 1 − cos(4x)
Z Z
4 2
cos x sin xdx = cos4 x sin2 xdx
2 8
1
= 1 − cos 4x + cos(2x) − cos(4x) cos(2x)
16
1
or cos(4x) cos(2x) = (cos(6x) + cos(2x)) et cos(ax)dx = sin(ax)
R
a
+ cte
2
Z
x sin(4x) sin 2x 1 sin x sin(2x)
d'où cos4 x sin2 xdx = − + − ( + ) + cte
16 64 32 32 6 2
Z
1
Exemples 5.13. Calculer dx
e2x
+ ex − 2
On pose t = ex ⇒ dt = ex dx ⇒ dx = dtt
Z Z
1 dt 1
donc I = dt or t(t−1)(t+2)
1 1 −3 2 1
2
= = 6 t
+ t−1
+ t+2
t + t − 2 t t(t − 1)(t + 2)
−3
Z
1 2 1
alors I =
+ + dt
6 t t−1 t+2
1
d'où I =
− 3 ln(|t|) + 2 ln(|t − 1|) + log(|t + 2|)
6
1 1 1
enn I = − ln(|ex |) + ln(|ex − 1|) + log(|ex + 2|) + cte·
2 3 6
INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES
Nous avons étudié l'intégrale d'une fonction dénie sur un intervalle compact. La question se
pose naturellement d'intégrer une fonction sur intervalle non fermé ou non borné de R, ces deux
sortes d'intégrales dites généralisées ou impropres seront dénies comme limites d'intégrales
prises sur des sous-intervalles compacts.
1 Intégrale généralisée
28
École Nationale des Sciences Appliquées, Fés Pr. A. Aberqi
Z b Z −x
Remarque 1.1. Le changement de variable u = −t donne f (t) dt = f (−u) du ce qui
x −b
montre que tous les résultats de convergence que nous allons établir lorsque −∞ < a < b ≤ +∞
Pour tout a < x < b, associons à f : [a, b[→ R la fonction F : [a, b[→ R, F (x) = .
Z x
f (t) dt
a
a x→b x→b a
Cette limite est appelé l'intégrale généralisée de f sur [a, b[. Lorsque l'intégrale ne
a x→b a
Exemples 1.1. La fonction [0, +∞[→ R, t → e−t est continue, donc localement intégrable.
Z x
Pour tout x ≥ 0, on a e−t dt = 1 − e−x et comme, lim 1 − e−x = 1, on conclut que
x→+∞
Z +∞0
l'intégrale généralisée e−t dt est convergente et sa valeur est égale à 1.
0
1
Exemples 1.2. La fonction [0, 1[→ R, t → √ est continue, donc localement intégrable.
Z x 1 − t2
1 π
Pour tout x ∈ [0, 1[, on a √ dt = arcsin(x), et puisque, lim arcsin(x) = ; on conclut
Z0 1 1 − t
2 x→1 2
1 π
que l'intégrale généralisée √ dt est convergente et sa valeur est égale à ·
0 1−t 2 2
1
Exemples 1.3. La fonction [1, 2[→ R, t → est continue, donc localement intégrable.
(t − 2)2
Exemples 1.4. La fonction [0, +∞[→ R, t → cos(t)et t → sin(t) sont continues, donc locale-
Z x
Rx
ment intégrables. Pour tout x ≥ 0, on a cos(t) dt = sin(x) et 0 sin(t) dt = 1 − cos(x) comme
0
les fonctions x → cos(x) et x → sin(x) n'admettent pas de limite (nie) quand x tend vers +∞,
Z +∞
R +∞
on déduit que les intégrales généralisées cos(t) dt et 0 sin(t) dt sont divergentes.
0
Z +∞
1
Exemples 1.5. Prouver que dt converge
Z x 0 1 + t2
1 h i x π
2
dt = arctan t = arctan x, et on a lim arctan x =
0 1 +Zt 0 x→+∞ 2
+∞
1 π
ainsi : dt = alors l'intégrale converge.
0 1 + t2 2
converge ⇔ α > 1.
Z +∞
dt
1 tα
Preuve :
Étudiez la convergence de dtt .
Z 1
α
0
x x−>0
et dans ce cas Z +∞
dt 1
α = .
1 t α−1
converge ⇔ α < 1.
Z b
1
a (b − t)α
Preuve :
Soit x ∈]a, b[ et F (x) = (b −1 t) dt, on pose le changement de variable u = b − t,
Z x
α
a
α
b−a
du converge ⇔ α < 1.
Z b−a
du
u α
0
alors : Z b Z Z c b
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt·
a a c
Z +∞
1
Exemples 1.6. Étudier la nature de l'intégrale dt
−∞ 1 + t2
1
Sur] − ∞, 0], la fonction t → 2
est continue, donc localement intégrable. De plus, pour
Z 0 1+t
1 π
chaque x ∈] − ∞, 0], on a 2
dt = − arctan(x) et lim − arctan(x) = .
Z 0 x 1+t x→−∞ 2
1 π
Donc converge 2
dt = converge.
−∞ 1 + t 2
1
De même, Sur [0, +∞[, la fonction t → est continue, donc localement intégrable. De plus,
Z x 1 + t2
1 π
pour chaque x ∈ [0, +∞[, on a 2
dt = arctan(x) et lim arctan(x) = .
Z +∞ 0 1 + t x→+∞ 2
1 π
Donc converge 2
dt = converge.
0 1+t 2
Remarque 1.2. On voit immédiatement que cette dénition ne dépend pas du choix du point
Z x Z x Z d
c. En eet, si d est un autre point de ]a, b[, alors, f (t) dt − f (t) dt = f (t) dt = const
c d c
prendre f (t) = sin(t) le premier intégrale à doite diverge alors que le deuxième à gauche converge
−∞ −x
=0.
Autre exemple : t dt diverge
Z +∞
−∞
0 −∞
−x
2. Déterminer la nature de I + J.
Remarque 1.4.
Rπ
Faux problème Soit 0
sin(x)
x
dx, comme limx→0 sin(x)
x
= 1 6= ∞ donc ; 0 n'est
pas un point singulier, ainsi l'intégrale I n'est pas générqlisée.
Proposition 2.1
Soit f une fonction continue positive ou nulle sur [a, b[.
converge ⇔ ∀x ∈]a, b[: F (x) = est majorée sur [a, b[
Z b Z x
f (x) dx f (t) dt
a a
Z 1
1
Exemples 2.1. Soit I =
sin2 ( ) dt.
0 t
On a : 0 est le point singulier, int 2nd espèce
Z 1 Z 1
2 1
F (x) = sin ( ) dt ≤ dt = 1 − x < 1
x t x
donc : I converge.
a a
a a
Z +∞
dx
Exemples 2.2. 1. Etudier la nature de l'intégrale généralisée .
1 x + x2
1 1
On a : 0 < < , ∀x ≥ 1.
Zx + x2 x2
+∞
1
Et puisque 2
dx converge car α = 2 > 1 (Intégrale de Riemann 1ere espèce)
Z +∞ 1 x
dx
donc : converge.
1 x + x2
Z +∞ 1
ex
2. Etudier la nature de l'intégrale généralisée .
1 x2
1 1
On a : 0 < ≤ 1 ⇒ 0 ≤ e x ≤ e
1
x Z +∞ Z +∞ 1
ex e e ex
Donc : 2 ≤ 2 Or dx converge, alors converge.
x x 1 x2 1 x2
Si f (x)Z ∼ xk , k 6= 0, k 6= ∞,
α
Si f (x) ∼ (b −kx) , k 6= 0, k 6= ∞,
α
Applications
1. Déterminer la nature de ex dx
Z 1 −x
2. Nature de | ln(x)|
Z 1
√ dx
x 0
α
lim x f (x) = lim x | ln(x)| = 0, pour α − > 0α− 21 1
2
x→0+ x→0+
Explicitement : | ln(x)|
Z 1
√ dx
x 0
√ = −x ln x = −x ln x.x .
− ln x 1 1 −3
2 4 4
x
1
lim+ −x 4 ln x = 0 ⇒ ∀ε = 1 > 0, ∃η > 0 0 < x < η :
1
0 < −x 2 ln x ≤
1
3 , et 3
4
>1 donc
elle converge.
x→0 x 4
4 x
1
4 x
1
4. La nature de
+∞
| sin(x)|
Z
dx
0 x2
Théorème 2.2
Soient a ∈ R et b ∈ R = R ∪ +∞; +∞ ; I = [a, b[ et f ; g deux fonctions positives et
localements intégrables sur I : On suppose que f (x) ∼ g(x) au voisinage de b Alors :
f (x) dx et g(x) dx sont de même nature ( c.a.d convergent ou divergent en même
Z b Z b
temps ).
a a
Z b
f (x) dx = F (b− ) − F (a+ )
a
Remarque 3.1. Lorsqu'on calcule une intégrale généralisée sur ]a, b[ au moyen d'une primi-
tive, il faut s'assurer que la primitive considérée est continue sur [a, b]. Par exemple, l'écriture
Z 1
ln x dx = [ln |x|]1−1 = 0 n'a pas de sens car la fonction x → ln |x| n'est pas dénie en 0.
−1
Proposition 3.1
Soient u et v deux fonctions de classe C sur [a, b[ telles que lim u(x)v(x) = l existe et
1
x→b−
Z +∞
Exemples 3.1. La fonction Γ d'Euler La fonction Γ d'Euler est dénie par Γ(x) := e−t tx−1 dt.
0
La fonction Γ est dénie sur ]0, +∞[.
En eet :
1. la fonction t → e−t tx−1 est continue sur ]0, +∞[, donc localement intégrable sur ]0, +∞[.
R1
2. Au voisinage de 0 : on a e−t tx−1 est positive et e−t tx−1 ∼ tx−1 et 0
tx−1 dt converge pour
tout x > 0.
R +∞
3. Au voisinage de +∞ : on a e−t tx−1 est négligeable devant 1
t2
, et 1
1
t2
dt converge.
(x > 0) xé.
Sur [0, +∞[, les fonctions u et v sont de classe C 1 et on a : au voisinage de 0, lim u(t)v(t) = 0
t→0
parties on aura
Z +∞ Z +∞
−t x−1 1 1
Γ(x) = e t dt = e−t tx dt = Γ(x + 1).
0 x 0 x
converge ⇔ ou et β > 1
Z 1
e dt
(α < 1) (α = 1
0 tα | ln t|β
converge ⇔ ou et β > 1
Z +∞
dt
(α > 1) (α = 1
e tα (ln t)β
Preuve :
Montrons la deuxème équivalence :
Pour α > 1 ; on écrit α = 1 + 2k avec k > 0. On a ∀β ∈ R et
1 1 1
= . α β k+1 k β
t (ln t) t t (ln t)
comme lim t (ln1 t) = 0 , alors 0 < t (ln1 t) < t 1 et puisque R
t→+∞ k β k
converge alors
β k+1 e
+∞ 1
tk+1
converge.
Z +∞
dt
α
t (ln t) β
e
diverge.
e e
équivalence.
√ Z +∞
1 1
Exemples 3.2. Étudier la nature de l'intégrale : x2 + 3x ln(cos( )) sin2 ( ) dx.
√ 2 x ln(x)
Les fonctions x → x2 + 3x, x → ln(cos( x1 )) et sin2 ( ln(x)
1
) sont continues et sur [2, +∞[ donc
localement intégrables sur [2, +∞[.
Au voisinage de
r +∞ : un développement asymptotique des fonctions nous permettra d'écrire :
√ 3 1 1 1
x2 + 3x = x 1 + ∼+∞ x, cos( ) = 1 − 2 + o( 2 )
x x 2x x
1 1 1 −1 1 1
et ln(cos( )) = ln(1 − 2 + o( 2 ) ∼+∞ 2 et sin ( 2
) ∼+∞ ( 2 )
x 2x x 2x ln(x)
√ Zln+∞
(x)
1 1 −1 −1
D'où : x2 + 3x ln(cos( )) sin2 ( ) ∼+∞ 2 2 et comme dx converge,
x ln(x) 2x ln (x) 2 2x ln2 (x)
2
Dénition 4.1
Soit f : [a; +∞[→ R une fonction localement intégrable.
On dit que f (x) dx est absolument convergente si est convergente.
Z +∞ Z +∞
|f (x)| dx
a a
Théorème 4.1
Toute intégrale généralisée absolument convergente est convergente.
Preuve :
En eet : |
Z b Z b
f (x) dx| ≤ |f (x)| dx!
a a
est convergente.
Z +∞
sin(x)
Exemples 4.2. dx est semi-convergente.
1 x
En eet : soit X ≥ 1, on pose u0 (x) = sin(x) = 2 sin( x2 ) cos( x2 ) et v(x) = x1 , donc, u((x) = sin2 ( x2 )
et v 0 (x) = −1
x2
Z X Z X
sin(x) 1 X cos(x)
dx = [ ]1 + dx
1 x x 1 x2
sin2 ( x2
Z X
1 2 X 2 1
= sin ( ) − sin ( ) + dx
X 2 2 1 x2
sin2 ( x2
+∞
Z
1 X
comme, ) dx est convergente ( comparaison avec x → 1
x2
) et sin2 ( ) → 0 lorsque
1 xZ2 X 2
+∞
sin(x)
X → +∞ alors, dx est convergente.
1 Z x
+∞
sin(x)
Reste à montrer que | | dx est divergente.
1 x
| sin(x)| | sin(x)|2 1 − cos(2x)
On a : d'une part ∀x ≥ 1; ≥ = ,
x x 2x
Z +∞ Z X
cos(2x) cos(2x)
dx = lim dx
1 2x X→+∞ 1 2x
Z X
sin(2x) 1 sin(2x)
= lim [ ]x + dx
X→+∞ 4x 1 4x2
Z +∞
sin(2) sin(2x)
= + dx
4 1 4x2
Z +∞ Z +∞
sin(2x) cos(2x)
Comme dx est absolument convergente, donc convergente. On déduit que dx
1 4x2 Z +∞ 1 2x
1
est convergente et comme dx est divergente.
Z +∞ 1 2x
sin(x)
Alors, | | dx est divergente.
1 x
Preuve :
Soit [u, v[⊂ [a, b[
Z v
, en utilisant la deuxième formule de la moyenne, on a :
Z c
∃c ∈
+
[u, v], f (t)g(t dt = f (u ) g(t) dt
Z vu uZ
ainsi,
c
| f (t)g(t) dt| ≤ |f (u+ )| |g(t)| dt ≤ 2M |f (u+ )|
Soit ε > 0, pour u assez grand, on a :
u u
Z +∞ Z +∞
sin(t) cos(t)
Exemples 4.3. ∀α > 0, dt et dt sont convergentes.
1 tα 1 tα
En eet :
1 1
1. f (x) = α
positive, décroissante et lim α = 0
t t→+∞ t
Z y
2. ∀x, y ∈ [1, +∞ : | sin(t) dt| = | cos x − cos y| ≤ 2.
x
1 Introduction
La détermination de l'évolution de nombreux phénomènes de la physique ou de la nature conduit
à des équations réliant une fonction inconnue y et certains de ses dérivées y , y , . . . , y .
0 00 (n)
d2 x(t)
m = −kx(t)
dt2
42
École Nationale des Sciences Appliquées, Fés Pr. A. Aberqi
Résoudre une équation diérentielle F (y , y , . . . , y ; x) = 0 sur un intervalle I c'est trouver
0 00 (n)
Les courbes représentatives des fonctions solutions s'appellent les courbes intégrales de l'équa-
tion.
Dénition 2.1
On appelle équation diérentielle du premier ordre, une équation de type :
a0 (x)y + a1 (x)y 0 = b(x)
ou : a (x), a (x) et b(x) sont des fonctions, a n'étant pas la fonction nulle, I étant
0 1 0
Une fonction f est solution de cette équation sur I lorsque f est dénie et dérivable sur
I et : ∀x ∈ I : a (x)f (x) + a (x)f (x) = b(x)·
0 1
0
2. y 0 + xy = ex est une équation diérentielle linéaire du premier ordre avec second membre
Proposition 2.1
1)- L'ensemble des solutions sur un intervalle I de l'équation diérentielle du premier
ordre homogène (H) : a (x)y + a (x)y = 0 est un sous-espace vectoriel du K-ev.
0 1
0
2)- Si l'équation diérentielle linéaire du prmier ordre (E) : a (x)y + a (x)y = b(x) 0 1
0
admet une solution f sur I , alors les solution sur I de (E) sont exactement les
0
Preuve :
donc : f + λg ∈ H·
2)- Supposons que (E) admette une solution f sur I . Soit f une solution de (E)0
Réciproquement : Soit φ ∈ H ,
on a : ∀x ∈ I : a (x)φ(x) + a (x)φ (x) = 0 et a (x)f (x) + a (x)f (x) = b(x)
0 1
0
0 0 1
0
0
⇒ f + φ solution de (E).
0
Théorème 2.1
Soit (H) : a (x)y(x) + a (x)y (x) = 0 équation diérentielle linéaire du premier ordre
0 1
0
1)- Soit (H) : a (x)y(x) + a (x)y (x) = 0, on suppose que I est un intervelle sur lequel
0 1
0
ω(x) exp(G(x)).
Donc : x → exp(G(x)) est une solution de (H) sur I .
Cherchons d'autres solutions de (H) sur I . Soit φ une fonction dérivable sur I , telle
que : φ(x) = k(x) exp(G(x)) ∀x ∈ I , avec k dérivable sur I .
Alors : ∀x ∈ I , φ (x) = k (x) exp(G(x)) + k(x)ω(x) exp(G(x)),
0 0
membre b(x).
2.2.1 Méthode de la variation de la constante :
Soit (H) : a (x)y(x) + a (x)y (x) = 0 l'équation homogène et φ une solution non nulle de (H).
0 1
0
Remarque :
d'où yg = Kx avec K ∈ R
yp
Recherchons yp = K(x)x yp0 = k 0 (x)x + k(x) d'où yp0 − = k 0 (x)x + k(x) − k(x) = x3
x
x3 x4
k 0 (x) = x2 alors k(x) = donc yp = 3
3
x4
Or y = yg + yp alors y = Kx +
3
Exemples 2.3.
Soit (H) : (1 + x2 )y 0 + 3xy = 0. On a x → 3x et x → 1 + x2 sont continues sur R et 1 + x2 6= 0
∀x ∈ R.
Donc les solutions de (H) sont de la forme : y(x) = λ exp(G(x)) où λ ∈ R, G(x) est une
−3x
primitive de x → sur R. On a
1 + x2
−3x
Z
G(x) = dx
1 + x2
Z
3 2x
=− dx
2 1 + x2
3
= − ln(1 + x2 ) + cte.
2
3
D'où : y(x) = λ(1 + x2 ) 2 avec λ ∈ R.
Exemples 2.4.
Soit (H) : xy 0 = y + xy . On a x → 1 + x et x → x sont continues sur R et 1 + x2 6= 0 ∀x ∈ R∗ .
Donc les solutions de (H) sont de la forme : ∀x ∈]0, +∞[ : y(x) = λ exp(G(x)) où λ ∈ R, G(x)
1+x
est une primitive de x → sur R+∗ . On a
x
Z
1+x
G(x) = dx
x
= ln(x) + x + cte.
1+x
et ∀x ∈] − ∞, 0[ : y(x) = λ exp(G(x)) où λ ∈ R, G(x) est une primitive de x → sur R−∗ .
x
Z
1+x
G(x) = dx
x
= ln(−x) + x + cte.
Exemples 2.5.
Soit (H) : y 0 sin(x) = y . On a x → sin(x) étant continue sur R et sin(x) 6= 0 ∀x ∈ R \ kπ ,
k ∈ Z.
Donc les solutions de (H) sont de la forme : ∀x ∈ R \ kπ : y(x) = λ exp(G(x)) où λ ∈ R, G(x)
1
est une primitive de x → sur R \ kπ . On a
sin(x)
Z
1
G(x) = dx
sin(x)
Z
sin(x)
= dx
1 − cos2 (x)
.
Z
1
G(x) = du
u2 − 1
Z
1 du du
= +
2 u−1 u+1
1 u−1
. = ln( ) + cte.
2 u+1
cos(x) − 1
D'où : ∀x ∈ R \ kπ : y(x) = λ avec λ ∈ R.
cos(x) + 1
Dénition 2.2
Une équation diérentielle de premier ordre est dite à variables séparées si elle peut
s'écrire sous la forme :
y 0 b(y) = a(x)
où a est une fonction dénie sur un intervalle I et b est une fonction dénie sur un
intervalle J .
Résolution :
1. On pose y = dx
0 dy
alors l'équation s'écrit sous la forme : b(y).dy = a(x).dx ce qui explique
la terminologie variables séparées.
2. Soit B (resp.A ) est une primitive de b(resp.a ) sur J (resp. I )
3. y est une solution sur I ssi B(y) = A(x) + K où K est une constante quelconque.
4. si B est inversible alors y = B (A(x) + K)
−1
2 2 0 y0 −2x
On a (1 + x ) y = −2x(1 + y ) donc
2
= ,
1+y 2
(1 + x2 )2
dy
or y 0 est la dérivée par rapport à x donc y 0 = .
dx
dy −2xdx
On obtient = .
1 + y 2
(1 + x 2 )2
−2xdx
Z Z
dy
D'où = .
1+y 2
(1 + x2 )2
1
Donc arctan(y) = + K.
1 + x2
1
On déduit y = tan( + K).
1 + x2
y
u= ⇔ y = ux
x
⇔ y 0 = u + xu0
1
∀x ∈ R∗ : (E) ⇔ u + xu0 = u2 + 2u
2
1
⇔ xu0 = u2 + u
2
⇔ 2xu0 = u(u + 2)
2du dx
⇔ = , (séparation des variables)
u(u + 2) x
Z Z
du du dx
⇔ − =
u u+2 x
2kx 2kx2 1
D'ou : u = , avec k ∈ R Finalement : y = avec k ∈ R et x ∈ R \ { }.
1 − kx 1 − kx k
Exemples 2.8.
Soit (E) : y 0 = y + x2 y 2 ,
y0
(E) ⇔ = 1 + x2 y
y
y0 1
⇔ 2 − = x2
y y
(E) ⇔ −u0 − u = x2
constante, pour cela, on cherche une solution de la forme : up (x) = λ(x) exp(−x).
u0p (x) + up (x) = −x2 ⇔ λ0 (x) exp(−x) − λ(x) exp(−x) + λ(x) exp(−x) = −x2
Z
donc λ(x) = −x2 exp(x)dx = (−x2 + 2x − 2) exp(x), ainsi up (x) = (−x2 + 2x − 2) et la
solution générale est : ug = up + uh = (−x2 + 2x − 2) + λ exp(−x), λ ∈ R,
1
nallement : yg = avec λ ∈ R.
(−x2 + 2x − 2) + λ exp(−x)
Exercices :
2. y y + 3xy + 2x = 0,
3 0 2 3
3. 2x + y − (4x − y)y = 0, 0
5. y = y + y ,
0 3
6. y − y = √y.
0
Dénition 3.1
Une équation diérentielle du second ordre à coecients constants est une équation
de la forme :
00 0
ay + b.y + c.y = f (x) (E)
où a , b et c sont des constantes et f (x) est une fonction donnée dénie et continue sur
un intervalle I . L'équation sans second membre associée à (E) est :
et r = α − iβ .
2
(A,B)∈ R . 2
2 et 3.
2. Donc
Pour obtenir la solution particulière, on choisit l'une des deux méthodes selon la forme de f (x).
la première est appliquée si f (x) a l'un des formes classiques suivantes :
1. f (x) = e P (x) où λ ∈ R et P (x) est un polynôme.
λx
polynôme.
Sinon on utilise la méthode de la variation de la constante avec la condition de Lagrange.
Théorème 3.1: principe de superposition
Exemples 3.2 (y 00 0
− 4y + 4y = x2 + 1 exp(x) ).
La solution générale de l'équation sans second membre est alors yssm = (Ax + B)e2x
α = 1, β − 4α = 0 et γ − 2β + 2α = 1 donc α = 1, β = 4 et γ = 7
yp (x) = x2 + 4x + 7 ex est une solution particulière.
Exemples 3.3 (y 00 0
− 5y + 6y = x2 + x + 1 ).
La solution particulière Q(x) est un polynôme de même degré que P c à d 2, donc, Q(x) =
Ax2 + Bx + C .
On a : Q0 (x) = 2Ax + B et Q00 (x) = 2A.
00 0
On substitue y par Q dans E , on a Q − 5Q + 6Q = x2 + x + 1.
x2 + x + 1
alors : 6A = 1,6B − 10A = 1 et 2A − 5B + C = 1
1 1 + 10 4 2 5∗4 14
Alors : A = , B = 6
= et 6C = 1 − + = alors C = 14
54
.
6 6 9 6 9 9
D'après les exemples précédents yssm = C1 e2x + C2 e3x
x2 4x 14
On déduit que y = yssm + yp = C1 e2x + C2 e3x + + +
6 9 54
Exemples 3.4 (y 00 0
− 5y + 6y = e5x ).
Dans tous les cas précédants, on doit déterminer la constante C en remplaçant yp dans l'équation
Proposition 3.4: f (x) = eαx P (x) cos(βx) ou f (x) = eαx P (x) sin(βx)
On cherche une solution particulière sous la forme :
y = e (P (x) cos(βx) + P (x) sin(βx)) si α + iβ n'est pas une racine de l'équation
p
αx
1 2
caractéristique.
y = e (xP (x) cos(βx) + xP (x) sin(βx)) si α + iβ est une racine de l'équation
p
αx
1 2
caractéristique.
P (x) et P (x) sont des polynômes de même degré que P .
1 2
Exemples 3.5 (y 00
+ 25y = sin(5x) ou y 00
+ 25y = cos(5x) ).
L'équation caractéristique associée à l'équation sans second membre est r2 +25 = 0, les solutions
La solution générale de l'équation sans second membre est yssm = C1 cos(5x) + C2 sin(5x). Pour
et 5i est racine de l'équation caractéristique, alors yp = (C1 x cos(5x)+C2 x sin(5x)) car degP = 0
[1] Mohammed El Amrani, Intégrale de Riemann Théorie et pratique avec exercices cor-
c 2009, Hermann éditeurs, 6 rue de la Sorbonne 75005
rigés, Isbn 978 -27056 -6924 9
Paris.
[2] Cours de mathématiques première année,EXO7 Version 1.00 Janvier 2016
[3] Stéphan Balac, Fédéric stum Algèbre et analyse, cours de mathématiques première
année ; Press polytechniques et université Romandes.
57