SOMMAIRE
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INTRODUCTION
Les Adjoukrou sont une population de Côte d'Ivoire, localisée dans le sud de ce pays,
précisément dans la région des Lagunes.
Les Adjoukrous ou peuple Lebutu sont un peuple originel Krou à la culture patrilinéaire qui a
accueilli au fil des différents siècles des populations d'origine Akan de culture matrilinéaire.
Les plus anciens villages Adjoukrous sont de Bouboury et de Debrimou.
Les Adjoukrous sont des agriculteurs et des pêcheurs. Ils produisent et vendent spécialement
de l'huile de palme, l'igname, de l'attiéké qui est leur aliment de base
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I. L’ORIGINE DU PEUPLE ADJOUKROU
Histoire explicative de l'origine du peuple Adjoukrou est racontée diversement par les vagues
successives qui ont formé l'identité collective Adjoukrou.
On distingue trois souches principales ayant participé à la constitution de l'ethnie Adjoukrou.
Nous avons d'abord une souche occidentale avec un rameau primitif qui comprend les villages
de Bonn, Boubouri, Débrimou, Armébé, Mopoyem, Lokpou, Agneby, Gaty, Cosrou, Toukpa,
Agbaille, Awiya, Youlil, Kaka, Lidj-Nanou, Niam-Niambo et un rameau secondaire
comprenant les villages d’Orgbaf-Edjem, Kpass, Bodou, et Kpanda. Ensuite nous avons une
souche orientale avec un rameau primitif formé des villages de Aklodj-Rogaf et Aklodj et un
rameau secondaire qui comprend les villages de Ousrou, Gbadj'n, Yassap, Gbougbo,
Okpoyou, et Orgbaf.Et enfin, nous avons une souche centrale constituée des villages de Lokp-
Agninabo, et Tchaha.
D’après Harris Foté Mémel (1980) le célèbre sociologue ivoirien, les premiers villages
Adjoukrous ont été fondés dans la région par les populations venues de l’ouest. Plus tard, avec
la migration des peuples Akan, des familles de culture Akan s’agrégèrent peu à peu à ces
populations. Leur civilisation fut peu à peu dominée par des traits culturels akan. Ainsi, les
Adjoukrous semblent être passés de la succession patrilinéaire à la succession matrilinéaire.
Ils séjournèrent longtemps en pleine forêt, vers Gagnoa et Divo. C’est sous la pression des
Bétés qu’ils traversèrent le Bandama pour s’établir sur la lagune autour de la savane de
Dadou. Ce mouvement remonte aux environs de la fin du 15e siècle. A leur arrivée la région
était occupée par des populations d’agriculteurs –pêcheurs. Les autres lagunaires (Ebriés et
Akyés) trouvèrent sur place les groupes Adjoukrous les plus anciens (Obonou, Armabou).
Les Adjoukrous passèrent un traité d’alliance avec le capitaine Faidherbe, en 1852. Un fort
français fût construit ; c’était la future ville de Dabou.
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II. « LOW » LA FÊTE DE GÉNÉRATION ADJOUKROU
Le peuple Adjoukrou se caractérise par des pratiques culturelles traditionnelles auxquelles il
reste attaché. Au nombre de ces traditions figure la fête de Low, célébrée sur une durée de 3 à
5 semaines selon les villages, elle concerne les jeunes hommes âgés de 18 à 25 ans. La fête de
low est obligatoire pour tout jeune adjoukrou, car elle permet d’accéder aux différentes
classes d’âge et à une catégorie.
Les adjoukrous sont organisés en 7 classes d’âge (Sêtê, N’djrouman, Abrouman, M’bédié,
M’borman, Nigbéssi, Bodjl), composées chacune de 4 catégories (Odjogba (les aînés), Bago
(les puinés), Kata (les cadets), Boman (les benjamins).
Le low confère une identité sociale à l’individu et atteste de la maturité du jeune homme qui passe
de l’enfance à l’âge adulte. C’est le fondement de la vie sociale, politique, économique et
guerrière dans le respect des normes et des valeurs. Elle se déroule tous les 2 ans, par catégorie,
dans la période d’août à septembre.
Chaque naissance est scrupuleusement consignée dans un registre tenu par un notable. Chaque
citoyen Adjoukrou appartient pendant toute la durée de sa vie à une classe d’âge bien déterminée.
Le système des classes d’âge est l’organisation sociale fondamentale. Les étapes de cette
cérémonie initiatique sont composées de processions, rites initiatiques, leçons sur les fondements
de la vie et des épreuves mystiques et guerrières.
Parmi les mets principaux l’huile de palme est le maître, car considéré comme un anti-poisson et
l’igname qui symbolise le lien avec la terre, les ancêtres. les initiations en pays adjoukrou ont un
caractère esthétique et un caractère festif au delà de leur caractère culturel, coutumier et
initiatique.
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III. LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DU PEUPLE ADJOUKROU
1. Les deux types de catégories de musique chez les Adjouktou
Leur musique est le fait de l'adaptation des musiques des ethnies voisines (Ebrié, Dida,
Abidji).
a. Les musiques rituelles ou genre intégrés
Associées à des pratiques rituelles, elles sont réservées aux initiés (hommes, femmes,
enfants).
b. Les musiques de réjouissances ou genres marginaux
il s'agit d'une part des musiques empruntées qui sont souvent dansées à l'occasion des fêtes
populaires et d'autre part des musiques de travail.
2. Le tableau des instruments de musique du peuple Adjoukrou
Les classes d’instruments Le nom des instruments Les Images
Le tambour de bois à deux fentes : Egbr
Le hochet en calebasse : Saka
Les idiophones
Le hochet sonnaille : Sègbè
La cloche faite d'un tube
ouvert : Djendjemba
Le tambour parleur (dont seuls les
initiés comprennent le
langage) : Attoumgblen ou Attingbani
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Les membranophones Le tambour d'aisselle : Tonga
La trompe traversière (en corne
Les aérophones
d'antilope ou de bœuf) : Gbingré
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CONCLUSION
Enfin, nous ne retenons que la fête de génération « Low » du peuple Adjoukrou à une très
grande valeur
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