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Lois des Grands Nombres et Convergence

Ce document traite de plusieurs lois des grands nombres. Il présente d'abord la loi faible des grands nombres pour des variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées, puis compare les lois faible et forte. Il décrit ensuite la méthode de Monte-Carlo pour estimer des intégrales et montre qu'une suite déterministe équidistribuée peut aussi converger. Un contre-exemple où les fréquences ne convergent pas vers l'espérance est donné. Enfin, l'absence d'espérance empêche l'application de la loi des grands nombres.

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Lois des Grands Nombres et Convergence

Ce document traite de plusieurs lois des grands nombres. Il présente d'abord la loi faible des grands nombres pour des variables aléatoires indépendantes et identiquement distribuées, puis compare les lois faible et forte. Il décrit ensuite la méthode de Monte-Carlo pour estimer des intégrales et montre qu'une suite déterministe équidistribuée peut aussi converger. Un contre-exemple où les fréquences ne convergent pas vers l'espérance est donné. Enfin, l'absence d'espérance empêche l'application de la loi des grands nombres.

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Sur des lois des grands nombres

(Xn )n≥1 désignera toujours une suite de v.a. de même loi que X, la somme Sn = X1 + . . . + Xn ,
Sn
et la moyenne Mn = .
n
Divers convergence seront utilisées:

ˆ (Mn ) converge simplement vers M si P(lim Mn = M ) = 1.


n

ˆ (Mn ) converge en probabilité vers M si ∀ε > 0, lim P(|Mn − M | ≥ ε) = 0.


n

1 (Xn) 2 à 2 indépendantes
On suppose que X ∈ L2 (Ω, T , P) et que (Xn ) sont 2 à 2 indépendantes.

1. Montrer que V ar(Sn ) = V ar(X1 ) + . . . + V ar(Xn ) = nσ 2 avec σ 2 = V ar(X)


σ2
2. Soit m = E(X) et ε > 0 montrer que P (|Mn − m| ≥ ε) ≤
nε2
3. En déduire une loi faible des grands nombres:
(Mn ) converge en probabilité vers E(X).

4. Expliquer pourquoi on a besoin de grands nombres.


Se donner une précision ε = 10−k et trouver le rang N à partir duquel Mn donne une approximation
de m à ε près avec une probabilité d’au moins 90%. Même question avec une probabilité de 99%.

5. Peut-on espérer une loi forte des grands nombres, c’est à dire que Mn converge
simplement vers E(X)?

2 Comparaison lois faible et forte


1. Montrer que si (Yn ) converge simplement vers Y alors elle converge en probabilité.

2. Montrer que la loi forte des grands nombres implique la loi faible des grands nombres.

3. Trouver (Yn ) une suite de v.a. qui converge en probabilité vers 0 mais qui ne converge
pas simplement vers 0.
On pourra essayer l’exemple suivant: Yn = 1IIn avec Ω = [0, 1] muni de la tribu et de la mesure de

Borel-Lebesgue et In = [an , bn ], an = frac[ n], bn = min(1, an + 1/n), où frac(x) = x − [x] et [x]
désigne la partie entière de x.

4. En déduire que la loi faible des grands nombres est plus faible que la loi forte des
grands nombres.

1
5. Lien avec la statistique. E(X) inconnue.

(a) On veut estimer E(X) à ε près en prenant comme valeur “approchée” en cal-
culant MN (ω0 ) pour un ω0 fixé avec N assez grand. La loi faible des grands
nombres est t’elle suffisante?
(b) On veut améliorer l’estimation de E(X) en calculant M2N (ω0 ). Est-ce une
bonne idée si on ne dispose que de la loi faible des grands nombres?

3 Méthode de Monte-Carlo
Soit f ∈ L1 ([0, 1], R) et Un ∼ U(]0, 1[) avec (Un ) indépendantes.

1. Expliquer, pour la méthode des rectangles, que la suite


Pn
f (k/n)
Rn = k=1
n
Z 1
peut ne pas converger vers m = f (x)dx dans le cas où f est discontinue et aussi
0
quand la discontinuité n’arrive qu’en un seul point, par exemple f ∈ C 0 (]0, 1]).

2. Montrer cependant que la méthode de Monte-Carlo:


n
1X
MCn = f (Uk )
n k=1

converge simplement vers m.

3. On veut rendre déterministe la méthode de Monte-Carlo en considérant sune suite


équidistribuée (xk ) de points de [0, 1]: pour tout [a, b] ∈ [0, 1],
1
lim Cardinal{k ≤ n, xk ∈ [a, b]} = |b − a|.
n n

(a) Montrer qu’avec une probabilité de 100%, (Uk (ω))k est une suite équidistribuée.
(b) Montrer que pour f ∈ C 0 ([0, 1]) ou continue par morceau:
n
1X
Dn = f (xk ) → m.
n k=1

4 Des fréquences qui ne convergent pas vers l’espérance



Soit {0, 1} muni de la loi équiprobable, Ω = {0, 1}N menu de la tribu et loi produit et
Xn (ω) = ωn , (lancer d’une pièce répété).

1. Montrer que les Xn sont des v.a. indépendantes de même loi de Bernoulli B(1/2).

2
2. Montrer que (Xn ) diverge avec une probabilité 1.

3. Expliquer pourquoi L(ω) = lim Mn (ω) existe avec un probabilité 1.


n

4. On note Div l’ensemble où L n’est pas définie. Montrer que P(Div) = 0.

5. Déterminer la loi de L.

6. Montrer que L n’est pas constante et que 0, 1/2 et 1 ∈ L(Ω\Div) ⊂ [0, 1].

7. Soit 0 < p < 1, montrer que p ∈ L(Ω).

8. En déduire que L(Ω\Div) = [0, 1].

9. Montrer que l’évènement (L ̸= 1/2) est non dénombrable et de probabilité nulle.

10. Montrer que Div ̸= ∅ et même que Div est infini non dénombrable.

5 Sans espérance plus de loi des grands nombres


Soit (Xn ) une suite de v.a. indépendantes suivant la loi de Cauchy.

1. Montrer que X1 n’admet pas d’espérance.

2. Calculer la loi de Mn .

3. Montrer que la loi forte des grands nombres ne s’appliquent pas à la suite (Xn ).

L3 Probabilités, S6, 2023, Université Côte d’Azur, Nice, France. March 18, 2023

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