Support FUSION - CONSO SYSCOHADA REVISE PDF
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OHADA
Titre VIII
Fusions et opérations
assimilées
Chapitre 38
1.1. Définition
1.1.1. Fusion
La fusion est l'opération par laquelle deux (2) ou plusieurs sociétés se réunissent pour n'en
former qu'une seule soit par création d'une société nouvelle, soit par absorption par l'une
d'entre elles.
Une société, même en liquidation, peut être absorbée par une autre société ou participer à la
constitution d'une société nouvelle, par voie de fusion.
L'apport partiel d'actif est l'opération par laquelle une société fait apport d'une branche
autonome d'activité à une société préexistante ou à créer. La société apporteuse ne disparaît
pas du fait de cet apport. L'apport partiel d'd'actif est soumis au régime de la scission (article
195 de l’Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement
d'intérêt économique).
1.1.3. Scission
La scission est l'opération par laquelle le patrimoine d'une société est partagé entre plusieurs
sociétés existantes ou nouvelles.
L’entité absorbante ou entité bénéficiaire des apports est celle qui reçoit les apports en vertu
du traité d'apport et qui remet des titres en rémunération desdits apports.
L’entité absorbée ou entité apporteuse est celle qui transfère à la société absorbante ou à la
bénéficiaire des apports, les actifs et les passifs mentionnés dans le traité d'apport.
Une personne physique ou morale est présumée détenir un contrôle d’une société :
lorsqu’elle dispose de plus de la moitié des droits de vote en vertu d’un accord ou
d’accords conclus avec d’autres associés (article 175 AUSCGIE).
Pour les comptes consolidés le contrôle est ainsi défini : Un investisseur contrôle une
unité faisant l'objet d'un investissement lorsqu'il est exposé ou qu'il a droit à des
rendements variables en raison de ses liens avec l'entité faisant l'objet d'un
investissement et qu'il a la capacité d'influer sur ces rendements du fait du pouvoir qu'il
détient sur celle-ci.
Le contrôle conjoint est le partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une
entité, qui n’existe que dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes
requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle
Toute société anonyme participant à une opération de fusion ou de scission, doit mettre à la
disposition de ses actionnaires, quinze jours au moins avant la date de 1'assemblée générale
extraordinaire appelée à se prononcer sur le projet, les documents suivants :
le projet de fusion ou de scission,
les rapports du conseil d'administration et des commissaires à la fusion,
les états financiers de synthèse approuvés par les assemblées générales ainsi que les
rapports de gestion des trois derniers exercices, des sociétés participant à 1'opération,
un état comptable établi selon les mêmes méthodes et suivant la même présentation
que le dernier bilan annuel, arrêté à une date qui, si les deniers états financiers de
synthèse se rapportent à un exercice dont la fin est antérieure de plus de six mois à la
date du projet de fusion ou de scission, doit être antérieure de moins de trois mois à la
date de ce projet.
Tout actionnaire peut obtenir, à ses frais, sur simple demande copie intégrale ou partielle des
documents susvisés. Ces documents peuvent être mis à la disposition des actionnaires par voie
électronique.
L'assemblée générale peut être annulée si les dispositions ci-dessus ne sont pas respectées (art.
674 AUSCGIE).
L'assemblée générale extraordinaire de la société absorbante statue sur l'approbation des
apports en nature de la société absorbée sur rapport du commissaire aux apports (art. 675
AUSCGIE).
L'assemblée générale extraordinaire de chacune des sociétés participant à l'opération, délibère
aux conditions de quorum et de majorité propres à sa forme sociale.
Les apports sont inscrits dans les comptes de l’entité bénéficiaire, pour les valeurs figurant dans le
traité de fusion. Ce dernier sert de support de base à la comptabilisation des opérations de fusion
Les apports sont évalués soit à la valeur réelle, soit à la valeur comptable, en fonction de la
situation de contrôle (contrôle exclusif) des entités qui participent à l’opération de fusion.
Lorsque l'opération de fusion ou assimilée a pour conséquence une prise de contrôle, dans la
logique des comptes consolidés, il convient de traiter cette opération comme une acquisition à
la valeur réelle.
En revanche, lorsque l’opération de fusion correspond à l'absorption par une entité, d'une ou
de plusieurs de ses filiales détenues en permanence à 100 %, les apports doivent être
évalués à la valeur comptable. En effet, cette opération de regroupement correspond à un
maintien de contrôle (restructuration interne), car avant l'opération de fusion, la situation de
contrôle est déjà établie entre l’entité mère absorbante et l’entité filiale absorbée. C’est
pourquoi, selon l’article 676 de l’AUSCGIE, il n’y a lieu ni à approbation de la fusion par
l’assemblée générale de la société absorbée, ni à l’établissement des rapports mentionnés au
point 1.2.1. ci-dessus.
Lorsque les apports sont évalués à la valeur réelle, les valeurs individuelles des actifs et
passifs apportés correspondent aux valeurs réelles attribuées à chacun des éléments dans le
traité d'apport, figurant ou non à l'actif (par exemple, les marques ou les impôts différés actifs)
ou au passif (par exemple, les provisions pour retraite ou les impôts différés passifs) dans les
comptes de l'absorbée ou de la société apporteuse, à la date de l'opération.
Ces valeurs s'apprécient en fonction du marché et de l'utilité du bien pour l’entité.
Lorsque les apports sont évalués à la valeur comptable, les valeurs comptables individuelles
des actifs et passifs apportés correspondent aux valeurs de chaque actif et passif figurant dans
les comptes de l'absorbée ou de la société apporteuse, à la date d'effet de l'opération, sans
modification.
2.3.1. Principe
La valeur d’échange est obtenue, le plus souvent, à partir de plusieurs critères d’évaluation
combinés (financiers, économique, conjoncturels). Il est donc recommandé :
Les rompus sont des titres qui ne sont pas rémunérés et sont donc perdus en raison du rapport
d’échange. En effet, l'application du rapport d'échange à la composition du capital social de
l’entité absorbée ne permet pas d’attribuer un nombre entier de titres de l’entité absorbante à
chaque actionnaire ou associé de l’entité absorbée. Les solutions couramment utilisées pour
résoudre ce problème sont les suivantes :
les rompus ne feront l’objet d’aucun traitement, les actionnaires subiront une perte ;
les rompus seront compensés par le versement d’une soulte. Les associés qui
transmettent leur patrimoine dans le cadre d'une opération de fusion reçoivent des
parts ou des actions de la société bénéficiaire et, éventuellement, une soulte en espèces
dont le montant ne peut dépasser 10 % de la valeur nominale des parts ou actions
attribuées (article 191 AUSCGIE);
renonciation par un actionnaire de l’entité absorbée à exercer son droit sur quelques
titres ;
achat par l’entité absorbante ou absorbée, de ses propres actions, suivi d'une réduction
de capital pour annuler les actions ainsi acquises.
Les entités n'ont pas de choix entre valeur réelle et valeur comptable, la valeur à retenir étant
imposée par les règles comptables. La comptabilisation des opérations de fusion nécessite au
préalable la réalisation des travaux préparatoires suivants :
évaluer les apports à partir des méthodes d’évaluation (méthodes patrimoniales,
méthodes basées sur les flux, approches mixtes, approches des multiples comparables,
méthodes basées sur la création de valeur),
déterminer la valeur des titres des entités participant à l’opération de fusion,
calculer la parité d’échange des titres,
déterminer le nombre de titres à émettre pour rémunérer les apports,
procéder au partage.
Lorsque les apports sont enregistrés à la valeur réelle, les actifs immatériels (droit au bail,
procédés, marques etc…) apportés selon le traité de fusion qui ne figurent pas dans le bilan de
l’entité absorbée, sont inscrits au débit du compte 215 Fonds commercial de l’entité
absorbante.
Dans le cas d’une fusion où les apports sont évalués à la valeur comptable, il doit être procédé
à la ventilation de la valeur nette comptable, entre la valeur d’origine, les amortissements et
les dépréciations.
la fusion absorption,
la fusion réunion.
Actif
Entité B
Transfert des
Capitaux
propres Dettes
Actif actifs et dettes
Dissolution de
Dettes B
La fusion réunion ou fusion par apport est une opération au terme de laquelle les entités
concernées disparaissent au profit d’une nouvelle entité créée à cet effet.
Lorsque la fusion est réalisée par voie de création d'une société nouvelle, ce1le-ci peut être
constituée sans autres apports que ceux des sociétés qui fusionnent.
Dans tous les cas, le projet de statuts de la société nouvelle est approuvé par 1'assemblée
générale extraordinaire de chacune des sociétés qui disparaissent. II n’y a pas lieu à
approbation de 1'opération par l'assemblée générale de la société nouvelle. Toute délibération
prise en violation de cette disposition est nulle (art. 677 AUSCGIE).
Entité A Entité C
Transfert des
Capitaux * Création de C
Actif propres
actifs et dettes Capitaux * Les actionnaires
propres de A et B
Dettes
deviennent
actionnaires de C
Actif
Entité B
Capitaux Transfert des
propres Dettes
Actif
actifs et dettes Dissolution de
Dettes A et B
Il existe plusieurs situations comptables liées aux relations financières existantes entre
les entités avant la fusion :
Les deux entités n’ont aucun lien entre elles avant l’opération de fusion. Il s’agit donc d’une
opération de prise de contrôle, les apports seront évalués à la valeur réelle.
L’entité absorbante doit procéder à une augmentation de capital. Une prime de fusion peut
apparaitre lorsque la valeur des titres de 1’absorbante est supérieure à la valeur nominale.
Les coûts internes (voyages, déplacements, frais annexes, temps passé au montage de
l’opération, frais administratifs etc…) doivent être comptabilisés en charges.
Les coûts externes, directement liés à l’opération de fusion (honoraires des conseils,
commissions bancaires, frais relatifs aux formalités légales, frais de communication et
publicité etc…), constituent selon le Système comptable OHADA des frais d’émission de
titres.
Les coûts externes peuvent être :
3.4.1.4. Comptabilisation
L’augmentation de capital de l’entité absorbante (fusion absorption) ou la constitution de la
nouvelle entité (fusion réunion) ou l’augmentation de capital, est effectuée en trois phases :
promesse des apports,
réalisation des apports,
constatation des frais relatifs à la fusion.
Pour la promesse des apports : le compte 4614 Apporteurs, Entité absorbée..compte
d’apports sera débité (valeur réelle des apports) par le crédit des comptes 101 Capital social
(valeur nominale) et 1053 Primes de fusion (différence entre valeur réelle et valeur
nominale).
Pour la réalisation des apports :
- seront débités, les comptes d’actif (valeur réelle),
La fusion entraînant la dissolution de l’entité absorbée, il faut constater dans les comptes :
Pour la rémunération des apports : le compte 502 Actions, est débité par le crédit
du compte 4718, pour le montant de la valeur réelle de l’actif net apporté.
Pour la constatation des droits des apporteurs sur l’actif net : seront débités les
comptes de capitaux propres, par le crédit du compte 4618 Apporteurs, titres à
échanger. Le compte 1381 Résultat de fusion, est soldé.
Pour le désintéressement des apporteurs : le compte 4618 Apporteurs, titres à
échanger par le crédit du compte 502 Actions.
L’une des conséquences d’une telle opération de fusion, pour l’entité absorbante est la
détention de ses propres titres. Or, la souscription ou 1'achat par la société de ses propres
actions, soit directement, soit par personne agissant en son nom propre, mais pour le compte
de la société, est interdite (art. 639 AUSCGIE).
Deux méthodes peuvent être envisagées pour résoudre ce type de problème :
la fusion – renonciation,
la fusion - allotissement.
La fusion - renonciation consiste, pour l’entité absorbante, à renoncer à émettre les titres qui
devraient lui revenir. L'augmentation de capital ne rémunère donc que les actionnaires
extérieurs.
L’entité absorbante doit constater :
une augmentation de capital qui rémunère les autres apporteurs de l’entité absorbée,
l’annulation des titres de l’entité absorbée détenus par l’entité absorbante.
L’égalité définie précédemment devient alors
En outre, les titres étant éliminés pour leur valeur nette comptable, il se dégage un écart
appelé « plus ou moins-value de fusion ou encore boni ou mali de fusion » égal à la
différence entre la quote-part de l'apport représentée par les titres annulés et leur valeur
nette comptable. Cet écart est considéré comme une prime de fusion à inscrire dans le compte
1053 Prime de fusion.
L’entité absorbée passe des écritures de dissolution selon les règles habituelles. Lorsque la
fusion est valorisée à la valeur réelle, la plus ou moins-value d’apport est comptabilisée dans
le compte 1381 Résultat de fusion.
La valorisation des apports dans le cadre d’une fusion où l’entité absorbante détient une
participation dans l’entité absorbée doit être fonction de la substance de l’opération, en
termes de prise de contrôle.
En cas de fusion à la valeur comptable, il doit être procédé à l’éclatement de la valeur nette
comptable entre la valeur d’origine, les amortissements et les dépréciations.
A l'issue de la fusion, la société absorbante risque de se retrouver avec ses propres titres, ce
qui est interdit par l'article 639 de l'Acte uniforme. La société absorbante doit reprendre donc
les éléments d’actif et de passif (dettes) de la société absorbée, à 1'exclusion des titres qu'elle
laisse à la disposition des associés de la société absorbée.
L’entité absorbée passe des écritures de dissolution selon les règles habituelles.
La participation réciproque est réglementée par les dispositions de l'Acte Uniforme. En effet,
une société anonyme ou une société à responsabilité limitée ne peut posséder d'actions ou de
parts sociales d'une autre société si celle-ci détient une fraction de son capital supérieure à
10%. A défaut d'accord entre les sociétés intéressées pour régulariser la situation, celle qui
détient la fraction la plus faible du capital de 1'autre doit céder ses actions ou ses parts
sociales. Si les participations réciproques sont de même importance, chacune des sociétés doit
réduire la sienne, de telle sorte qu'elle n'excède pas 10 % du capital de 1'autre (Art. 177
AUSCGIE).
Les difficultés relatives à une fusion avec participations réciproques sont liées au calcul des
valeurs des actions ou parts sociales des deux entités, celles-ci étant interdépendantes. La
solution est donnée par la résolution d'un système de deux équations à deux inconnues.
Les plus-values d'apport sont dégagées comptablement chez la société apporteuse lorsque
l'opération est réalisée à la valeur réelle.
Les titres reçus en rémunération de l'apport sont comptabilisés pour la valeur des apports
retenue dans le traité d'apport.
En conséquence :
Les titres reçus en échange de l’apport sont comptabilisés au débit compte 26 Titres de
participation (pour le montant des apports), par le crédit de plusieurs comptes, selon la
nature de l'apport :
autres éléments : crédit du compte concerné et, en cas de plus ou moins-values, crédit
ou débit des comptes 843 Produits liés aux opérations de restructuration
ou 833 Charges liées aux opérations de restructuration.
Les apports d’actifs isolés sont exclus du champ d’application des règles comptables relatives
à la fusion et opérations assimilées, car ils ne répondent pas à la définition d’un apport partiel
d’actif. Ces apports doivent être comptabilisés comme une opération d’échange,
conformément aux règles d’évaluation définies dans le cadre conceptuel. En effet, en cas
d’acquisition par voie d’échange, la valeur d’entrée doit être la valeur actuelle du bien acquis,
lorsque que les deux lots échangés peuvent être estimés de façon fiable.
Le coût d'entrée comptable des éléments reçus par voie d'apport est leur valeur d'apport, c'est-
à-dire :
soit la valeur réelle,
soit la valeur comptable.
Dans le cas où l’enregistrement est fait à la valeur comptable, les amortissements et les
provisions doivent apparaître distinctement, tels qu’ils figuraient dans les comptes de la
société apporteuse.
Après l’approbation du traité d’apport par les associés, la société bénéficiaire des apports
comptabilise des écritures identiques à celles d’une opération de fusion dans une société
apporteuse :
La scission entraînant la disparition de la société scindée, cette dernière doit constater dans
ses comptes :
le transfert de son patrimoine aux sociétés bénéficiaires des apports et la remise
d'actions de ces dernières en contrepartie ;
l'annulation des capitaux propres (y compris le résultat de scission) par l'échange de
titres des sociétés bénéficiaires des apports.
Les écritures dans les comptes de la société scindée sont identiques à celles enregistrées par la
société absorbée lors d'une opération de fusion (à l'exception toutefois des écritures relatives à
la remise des actions des sociétés bénéficiaires des apports).
La comptabilisation de l’apport reçu par les sociétés bénéficiaires s’effectue sur la base des
valeurs retenues dans le projet de scission (valeur comptable ou valeur réelle).
Dans le cas où l’enregistrement est fait à la valeur comptable, les amortissements et les
provisions doivent apparaître distinctement, tels qu’ils figuraient dans les comptes de la
société apporteuse.
Lorsque les sociétés bénéficiaires sont nouvelles, les écritures comptables sont identiques à
celles enregistrées lors d’une constitution de société.
Dans le cas où l’enregistrement est fait à la valeur comptable, les amortissements et les
dépréciations doivent apparaître distinctement, tels qu’ils figuraient dans les comptes de la
société apporteuse.
L’absorbante ou bénéficiaire des apports doit mentionner dans les Notes annexes de ses
comptes annuels de l'exercice de l'opération :
le contexte de l'opération ;
les modalités d'évaluation des apports, retenues ;
la composante de la moins-value globale de fusion correspondant aux plus-values
latentes, sur la quote-part, détenue par l’entité absorbante, sur les éléments de l’actif
net, dans les comptes de l'entité absorbée.
INTRODUCTION
PROJET
méthodes spécifiques.
L’objectif des états financiers consolidés est de fournir au lecteur externe une vision
économique de l’activité, de la situation financière et du résultat du groupe considéré comme
une « entité économique » ayant une existence propre et basée en premier lieu sur des liens
de participation entre les entités formant le groupe. La consolidation des comptes est un outil
de gestion qui facilite la prise de décision des dirigeants du groupe.
En outre, des entités peuvent être liées par des relations économiques de nature diverse, sans
que leur intégration résulte de liens de participation (liens de personnes ou liens de
dépendance technico-commerciale). La cohésion de ces ensembles peut les conduire à
souhaiter établir des comptes, qui ne peuvent être appelés « comptes consolidés » et sont
désignés par « comptes combinés ». L'objectif principal du dispositif comptable relatif aux
comptes consolidés et combinés n'est pas d'imposer l'établissement de tels comptes, mais
simplement d'en définir les règles de préparation et de proposer un guide d’élaboration des
comptes combinés afin d'harmoniser les méthodes. Toutefois, les entités qui constituent dans
une région de l'espace OHADA un ensemble économique soumis à un même centre
stratégique de décisions situé hors de cette région, sans qu'existent entre elles des liens
PROJET
Titre XII
COMPTES CONSOLIDES
PROJET
Toute entité, qui a son siège social ou son activité principale dans l'un des Etats parties et qui contrôle
de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres entités, doit établir et publier chaque année
les états financiers consolidés de l'ensemble constitué par toutes ces entités ainsi qu'un rapport sur la
gestion de cet ensemble.
Les entités qui n'exercent qu'une influence notable sur une ou plusieurs entités n'ont pas l'obligation
d’établir et de publier des comptes consolidés.
En revanche, dès lors qu'il y a obligation d'établir des comptes consolidés, les entités sous influence
notable sont incluses dans le périmètre de consolidation.
Les états financiers consolidés sont « les états financiers d’un groupe présentés comme
ceux d’une entité économique unique ».
L'établissement et la publication des états financiers consolidés sont à la charge des organes
d'administration ou de direction de l'entité dominante de l'ensemble consolidé, dite entité
consolidante. PROJET
SECTION 2 : Exemptions
Les entités dominantes de l'espace juridique formé par les Etats parties de l’OHADA qui sont,
elles-mêmes, sous le contrôle d'une autre entité de cet espace soumise à une obligation de
consolidation, sont dispensées de l'établissement et de publication d'états financiers
consolidés.
Toutefois, cette exemption ne peut être invoquée dans les trois cas suivants :
Titre XII
Périmètre et méthodes
Chapitre 2 de consolidation
Le dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et combinés distingue trois types de
contrôle de l’entité mère sur ces filiales :
le contrôle exclusif ;
le contrôle conjoint ;
l’influence notable.
1.1. Appréciation du contrôle exclusif
Le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle d’une
entité afin de tirer des avantages économiques de ses activités. Ce contrôle résulte :
soit de la détention directe ou indirecte de la majorité des droits de vote dans une autre
entité ;
soit de la désignation, pendant deux exercices successifs de la majorité des membres
des organes d'administration, de direction d’une autre entité ; l'entité consolidante est
présumée avoir effectué cette désignation lorsqu'elle a disposé, au cours de cette
période, directement ou indirectement, d'une fraction supérieure à quarante pour cent
(40%) des droits de vote et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détenait,
PROJET
Contrôle exclusif
Pour l'établissement des comptes consolidés, l’entité dominante est présumée exercer une
influence notable sur la gestion et la politique financière d'une autre entité si elle détient
directement ou indirectement une participation représentant au moins un cinquième (1/5) des
droits de vote.
On appelle périmètre de consolidation l’ensemble des entités dont les comptes annuels sont
pris en considération pour l’établissement des comptes du groupe.
Influence notable
Contrôle exclusif
Entité mère
PROJET
Contrôle conjoint
L'entité consolidante est celle qui contrôle exclusivement ou conjointement d'autres entités
quelle que soit leur forme ou qui exerce sur elles une influence notable.
Sont laissées en dehors du périmètre de consolidation, les entités dont la perte de contrôle ou
de l’influence notable exercée par l’entité mère peut être démontrée.
Toute exclusion de la consolidation d'entités entrant dans les catégories visées au présent
article doit être justifiée dans les Notes annexes de l'ensemble consolidé (art 96 de l’Acte
uniforme).
L'absence d'information ou une information insuffisante relative à une entité entrant dans le
périmètre de consolidation ne remet pas en cause l'obligation pour l’entité dominante d'établir
et de publier des comptes consolidés. Dans ce cas exceptionnel, elle est tenue de signaler le
caractère incomplet des comptes consolidés.
Une entité ad hoc est une structure juridique distincte, créée spécifiquement pour gérer une
opération ou un groupe d’opérations similaires pour le compte d’une entité. L’entité ad hoc
PROJET
est structurée ou organisée de manière telle que son activité n’est en fait exercée que pour le
compte de cette entité, par mise à disposition d’actifs ou fourniture de biens, de services ou de
capitaux. Par exemple, seront considérées comme des entités ad hoc, des entités dont l'activité
consiste :
à gérer des placements des salariés dans le cadre d'un plan épargne entreprise;
à réaliser des travaux de recherche et de développement pour le compte d'une entité qui
assume les risques liés à cette activité.
Une entité ad hoc est comprise dans le périmètre de consolidation au même titre que les autres
entités dès lors qu’il y a contrôle en substance de cette entité.
Si l'entité ad hoc n'est pas contrôlée de manière exclusive mais que l'entité consolidante
détient une participation financière, les règles générales de comptabilisation de l'entité
s'appliquent (contrôle conjoint ou influence notable).
Dans le cas où il n'ya pas de contrôle exclusif, de contrôle conjoint ou d'influence notable,
cette participation financière est comptabilisée au coût.
La cession temporaire, sans perte de contrôle, de titres d’entités consolidées, suivie de leur
rachat dans un bref délai ne doit pas avoir de conséquence sur l'établissement des comptes
consolidés à la clôture de l'exercice de l'entité qui cède provisoirement ses titres.
Le dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et combinés préconise les trois
méthodes de consolidation suivantes :
l’intégration globale ;
l’intégration proportionnelle ;
la mise en équivalence.
Les comptes des entités placées sous le contrôle exclusif de l'entité consolidante sont
consolidés par intégration globale (art. 80, alinéa 1 de l’Acte uniforme relatif au droit
PROJET
comptable).
intégrer à 100% dans les comptes de l'entité consolidante les éléments des comptes des
entités consolidées, après retraitements éventuels ;
répartir les capitaux propres et le résultat entre les intérêts de l'entité consolidante et
les intérêts des autres actionnaires ou associés dits « intérêts minoritaires » ;
Les comptes des entités contrôlées conjointement avec d'autres associés ou actionnaires par
l'entité consolidante sont consolidés par intégration proportionnelle (art. 80 alinéa 2 de l’Acte
uniforme relatif au droit comptable).
L'intégration proportionnelle consiste à :
Les comptes des entités sur lesquelles l’entité consolidante exerce une influence notable sont
consolidés par mise en équivalence (art. 80, alinéa 3 de l’Acte uniforme relatif au droit
comptable).
La mise en équivalence consiste à :
substituer à la valeur comptable des titres détenus, la quote-part des capitaux propres,
y compris le résultat de l'exercice déterminé d'après les règles de consolidation ;
éliminer les opérations et comptes entre l’entité mise en équivalence et les autres
entités consolidées.
Selon cette méthode, la participation est comptabilisée initialement au coût et ajustée par la
suite pour prendre en compte les changements de la quote-part de l'investisseur dans l'actif net
PROJET
Contrôle exclusif ?
Oui Non
Oui Non
Titre XII
Retraitements des
Chapitre 3 comptes individuels
Les états financiers consolidés doivent être établis en utilisant des méthodes comptables
uniformes pour des transactions et autres évènements semblables dans des circonstances
similaires. Par ailleurs, si une entité du groupe utilise des méthodes comptables différentes de
celles adoptées dans les états financiers consolidés pour des transactions et des évènements
semblables dans des circonstances similaires, les ajustements appropriés sont apportés à ses
états financiers dans le cadre de la préparation des états financiers consolidés.
Les actifs et les passifs, les charges et les produits des entités consolidées sont donc évalués et
présentés selon des méthodes homogènes au sein du groupe.
Le retraitement des comptes individuels des entités consolidées consiste d’une part à les
rendre homogènes, d’autre part à éliminer l’impact de certaines écritures passées dans les
PROJET
comptes individuels qui ne permettent pas d’obtenir une vision économique de l’activité, de la
situation financière et du résultat du groupe.
Les principaux retraitements sont les suivants :
homogénéisation des états financiers ;
éliminations de nature fiscale ;
éliminations intra-groupe
changements de méthodes comptables.
Ces retraitements sont destinés à éliminer l’incidence sur les comptes des écritures passées
pour la seule application des législations fiscales du pays où se situe l’entité.
Ils consistent à :
éliminer les provisions réglementées ;
reclasser les subventions d’investissements ;
éliminer les écritures liées à la comptabilisation des changements de méthodes dans le
compte de résultat.
Les retraitements consistent à contre-passer les écritures enregistrées dans les comptes
individuels. L’incidence des éliminations concernant l’exercice est constaté dans le résultat et
les éliminations concernant les exercices antérieurs sont constatées en réserves.
2.2.2. Reclassement des subventions d’investissements
L’impact du changement déterminé à l’ouverture, après effet d’impôt, est imputé en « report à
nouveau » dès l’ouverture de l’exercice sauf si, en raison de l’application de règles fiscales,
l’entité est amenée à comptabiliser l’impact du changement dans le compte de résultat.
Pour les dividendes reçus, mettre en évidence les dividendes reçus du bénéfice réalisé
avant et après la date de l’entrée de l’entité dans l’ensemble consolidé ;
Pour les créances et dettes ainsi que les charges et produits réciproques :
o mettre en évidence les créances et dettes réciproques ;
o mettre en évidence les charges et produits réciproques ;
constater un impôt différé actif ou passif selon le sens de la correction ci-dessous.
Les impôts sur les résultats regroupent tous les impôts assis sur le résultat, qu’ils soient
exigibles ou différés.
La charge d'impôt exigible d'un exercice est basée sur les montants taxables et déductibles
figurant sur la liasse fiscale de l’exercice.
L'entité comptabilise :
un passif au bilan au titre de la charge d'impôt exigible d’un exercice et des exercices
précédents non encore payée ;
un actif si le montant d'impôt exigible payé excède le montant dû.
3.2. Définition, évaluation et comptabilisation de l’impôt différé
3.2.1. Définition de l’impôt différé
Un impôt différé est un impôt qui matérialise l’existence d’une dette d’impôt future ou une
créance d’impôt future. En effet, l'impôt différé permet de constater un impôt correspondant
au résultat économique de l'exercice au titre des opérations de l'entité qui sont amenés à
générer dans le futur un impôt à payer ou une économie d'impôt non reconnu par la méthode
PROJET
de l'impôt exigible.
d’autre part et dans une approche dite bilantielle de la différence entre la valeur
comptable d’un actif ou d’un passif au bilan et sa base fiscale. La base fiscale d’un
actif ou d’un passif est le montant attribué à cet actif ou ce passif à des fins fiscales.
La comptabilisation des impôts différés selon l’approche résultat consiste à tenir compte
dans l'évaluation de la charge d'impôt sur les bénéfices du groupe consolidé des incidences
fiscales liées :
La charge d'impôt figurant dans les charges du groupe consolidé doit en effet refléter la
charge imputable à l'exercice, et non la charge payée ou à payer au titre de cet exercice.
Par conséquent, les impôts différés à comptabiliser dans le cadre d'une consolidation résultent
notamment :
Le caractère probable doit être estimé avec prudence, c'est-à-dire en s'appuyant sur des
documents prévisionnels vérifiables et faisant état d'hypothèses prudentes et cohérentes ;
3.2.4.1. Principe
La comptabilisation des impôts différés selon l’approche bilan est basée sur l’identification
de l’ensemble des différences temporelles.
Les différences temporelles sont les différences entre la base fiscale d'un actif ou d'un passif
et sa valeur comptable dans le Bilan.
La base fiscale d'un actif représente le montant qui sera fiscalement déductible de tout
avantage économique imposable qui ira à l'entité lors du recouvrement de la valeur comptable
de cet actif. Si ces avantages économiques ne sont pas imposables, la base fiscale de l'actif est
égale à sa valeur comptable. Le recouvrement de la valeur comptable de l'actif peut être
réalisé soit par sa cession, soit par son utilisation, et donc son amortissement s'il s'agit d'une
PROJET
immobilisation amortissable.
La base fiscale d'un passif représente sa valeur comptable, diminuée de tout montant qui sera
fiscalement déductible au titre de ce passif au cours des exercices futures.
3.2.4.2. Différences temporelles imposables et impôts différés passifs
Valeur comptable > Base fiscale Impôt différé - Passif Impôt différé - Actif
Valeur comptable< Base fiscale Impôt différé - Actif Impôt différé - Passif
Les passifs ou actifs d'impôt différé doivent être évalués au montant que l'on s'attend à payer
ou recouvrer auprès des administrations fiscales en utilisant les taux d'impôt et les
réglementations fiscales en vigueur à la date de clôture. Une loi est considérée en vigueur
lorsqu’elle a été promulguée après son vote au parlement.
L’évaluation des impôts différés est effectuée selon la méthode du report variable. Les
PROJET
impositions différées sont ajustées en fonction des changements de taux d’impôt. L’effet des
variations de taux d’impôt affecte le compte de résultat, sauf s’il se rapporte à des éléments
précédemment enregistrés dans les capitaux propres.
L'évaluation des actifs et passifs d'impôt différé doit refléter les conséquences fiscales qui
résulteraient de la façon dont l'entité s'attend, à la fin de l’exercice, à recouvrer ou régler la
valeur comptable de ses actifs et passifs.
Un impôt différé actif doit être comptabilisé au titre de ces différences temporelles
déductibles dans la mesure où il est probable :
qu'il existera un bénéfice imposable sur lequel pourra être imputée la différence
temporelle.
Les comptes des entités étrangères entrant dans le périmètre de consolidation doivent être
convertis dans la monnaie de présentation des comptes consolidés (entité consolidante).
A l’exception du cas des entités étrangères situées dans un pays à forte inflation, la
conversion des comptes d'une entité étrangère, s’effectue ainsi :
Les éléments monétaires sont les unités monétaires détenues et les éléments d’actif et de
passif devant être reçus ou payés dans un nombre d’unités monétaires déterminé ou
déterminable. Sont considérés par exemple comme des éléments monétaires :
L’écart de conversion qui provient de la méthode temporelle provient est affecté au compte
de résultat consolidé dans un poste distinct (en charges ou produits financiers). En effet, cet
écart de conversion affecte essentiellement les comptes de gestion.
PROJET
aux entités dont la monnaie de présentation des comptes consolidés est différente de
leur monnaie fonctionnelle ;
aux activités à l'étranger dont la monnaie fonctionnelle est différente de la monnaie
de présentation de l'entité qui les détient. Dans ce cas, les états financiers individuels
doivent être convertis dans la monnaie de présentation de l’entité mère ou dans une
autre monnaie de présentation librement choisie par le groupe pour les besoins de la
consolidation.
La conversion des états financiers de la monnaie fonctionnelle à la monnaie de présentation
est effectuée selon la méthode du cours de clôture.
les actifs et les passifs monétaires ou non monétaires, hors capitaux propres, de
chaque Bilan présenté (y compris les comparatifs) doivent être convertis au cours de
clôture en vigueur à la date de chacun de ces bilans.
Ce traitement s'applique également aux écarts d’acquisition.
pour les éléments de capitaux propres, tels que le capital social ou les postes de
réserves, ils sont convertis à leur cours historique mais peuvent également être
convertis au cours moyen.
les charges et les produits du Compte de résultat (y compris les comparatifs) doivent
être convertis soit au cours de clôture, soit au cours moyen.
Le cours moyen est généralement obtenu en faisant une moyenne des cours de change
constatés pendant l’exercice.
3.3. Comptabilisation des écarts de change ou de conversion
Les écarts de conversion sont des réserves consolidées qui appartiennent aussi bien au
groupe qu’aux associés minoritaires. Il faut alors faire la répartition selon le pourcentage
PROJET
Une entité doit fournir notamment les informations suivantes dans les Notes annexes :
Titre XII
Opérations et techniques
Chapitre 5 de consolidation
Article 86
La consolidation impose :
a) le classement des éléments d'actif et de passif ainsi que des éléments de charges et de
produits des entités consolidées par intégration, selon le plan de classement retenu pour la
consolidation ;
c) l'élimination de l'incidence sur les comptes des écritures passées pour la seule application
des législations fiscales ;
f) l'élimination des comptes réciproques des entités consolidées par intégration globale ou
proportionnelle.
L'entité consolidante peut omettre d'effectuer certaines des opérations décrites au présent
article, lorsqu'elles sont d'incidence négligeable sur le patrimoine, la situation financière et le
résultat de l'ensemble constitué par les entités comprises dans la consolidation.
d’autre part et dans une approche dite bilantielle de la différence entre la valeur
comptable d’un actif ou d’un passif au bilan et sa base fiscale. La base fiscale d’un
actif ou d’un passif est le montant attribué à cet actif ou ce passif à des fins fiscales.
PROJET
Le dispositif comptable relatif aux comptes consolidés ne fixe aucune règle spécifique en ce
qui concerne les modalités pratiques de l’organisation comptable. Toutefois, dans la pratique,
l’élaboration des comptes consolidés nécessite le respect d’un certain nombre de règles
minimales pratiques qui portent sur :
L’entité consolidante est donc libre de définir un plan de comptes spécifique numérique et/ou
alphanumérique. Dans ce cas, le plan de comptes du Plan comptable général OHADA
(PCGO) peut servir de référence. Toutefois, pour l’établissement des comptes consolidés il
est nécessaire de faire des ajustements et de créer des comptes spécifiques.
PROJET
L’intitulé des comptes est adapté aux contraintes de la consolidation, tant pour les travaux
préalables à la consolidation (souvent appelés travaux de pré-consolidation) que pour
les travaux de consolidation proprement dite.
Il ne doit rester dans le bilan consolidé que deux catégories de postes de capitaux propres :
les capitaux propres (part du groupe) ;
et les intérêts minoritaires.
Compte Capital : il n’est pas nécessaire de modifier l’intitulé du compte Capital de
l’entité consolidante. En effet, le poste « Capital » du bilan consolidé est celui des
comptes sociaux de l’entité mère du groupe. En revanche, pour les autres entités
intégrées, le nom de l’entité concernée est ajouté à l’intitulé du compte.
Comptes Réserves : ces comptes peuvent nécessiter des retraitements. Le compte
Réserves de l’entité consolidante prend le nom de « Réserves groupe » ou de «
Réserves consolidées ». Pour les autres entités intégrées, le nom de l’entité concernée
est ajouté à l’intitulé du compte.
Ce compte met en évidence l’existence d’entités sous influence notable dans le périmètre de
consolidation. Le solde débiteur de ce compte représente la valeur actuelle consolidée des
titres de participation intégrés des entités mises en équivalence.
2.1.3. Compte « Quote-part dans les résultats des entités mises en équivalence »
Les comptes de charges et de produits des entités mises en équivalence ne sont pas intégrés
individuellement. En revanche, la quote-part du résultat qui revient de plein droit à l’entité
consolidante et éventuellement aux « Intérêts minoritaires » doit être incluse dans la
valeur des « Titres mis en équivalence ». Un compte de gestion spécifique doit être créé pour
les besoins de la consolidation.
PROJET
Dans les comptes individuels, les flux sont enregistrés selon le principe de la partie double.
Par contre, dans les comptes consolidés, c’est le principe de la « double partie double » qui
est généralement utilisé. En effet, les comptes consolidés étant établis à partir des
comptes individuels retraités des entités consolidées, il est nécessaire de distinguer tout
au long du processus de consolidation :
à récupérer les balances après inventaire ou les états financiers annuels provenant du
système d’information des entités consolidées ;
à les reprendre et à procéder au cumul des comptes pour la totalité en cas d’intégration
globale ou au pourcentage de détention en cas d’intégration proportionnelle dans des
journaux de pré-consolidation, ou dans un journal de consolidation ;
à enregistrer dans ces mêmes journaux les écritures de consolidation proprement
dites ;
à en déduire les états financiers consolidés du groupe.
en cas de consolidation par les soldes, les entités consolidables sont peu sollicitées en
cours d'année ;
en cas de consolidation par les flux, les services de consolidation des entités
consolidables sont sollicités au minimum une fois par mois dans le cadre d’un système
de production de situation intermédiaire, soit par le biais d'une liasse mensuelle de
consolidation, soit par envoi de fichiers de pré-consolidation.
PROJET
Les méthodes de consolidation sont mises en œuvre que dans la phase de consolidation
proprement dite lorsque les travaux de pré-consolidation sont terminés.
Selon l’organisation mise en place dans les groupes, les travaux de pré-consolidation
peuvent être réalisés selon le cas:
l’organigramme du groupe ;
les différences de date de clôture des comptes entre entité mère et filiales;
l’harmonisation des méthodes comptables ;
Quel que soit le type d’organigramme choisi, il convient de partir de la holding, puis des sous
holdings pour aboutir aux filiales et sous filiales. La réalisation de l’organigramme permet de
faciliter les calculs des différents pourcentages à prendre en compte dans le processus de
consolidation.
Les droits substantifs sont les droits de vote ou autres droits contractuels qui donnent à
l'investisseur la capacité de diriger les activités clés de l’entité. Les droits de vote résultant de
PROJET
plus de la moitié (50%) du capital social dans les entités non inscrites à une bourse de
valeur ;
plus du quart (1/4) du capital social dans les entités dont les actions sont admises aux
négociations dans une bourse de valeurs.
Toute émission ayant pour effet de porter la proportion au-delà de cette limite peut être
annulée (art.778-1 AUSCGIE).
Cette catégorie d’actions qui ne donnent pas droit de vote lors des assemblées est à exclure du
calcul des pourcentages de contrôle.
Le droit de vote double peut être conféré par les statuts ou par 1'assemblée générale
extraordinaire aux actions nominatives entièrement libérées pour lesquelles il est justifié d'une
inscription nominative depuis au moins deux ans au nom d'un même actionnaire.
Toute action convertie au porteur perd le droit de vote double (art. 753 AUSCGIE).
Lorsqu’il existe des actions permettant d’obtenir dans les assemblées un droit de vote double
par rapport aux autres actions dans le respect des dispositions ci-dessous et de l’article 778-1
de l’AUSCGIE, il faut en tenir compte dans le calcul du pourcentage de contrôle.
Les droits de vote potentiels sont des droits permettant d’obtenir des droits de vote dans
l’entité contrôlée ou sous influence notable, par exemple ceux qui découlent d’instruments
PROJET
convertibles ou d’options, y compris de contrats à terme de gré à gré. Ils ne sont pris en
compte que si les droits sont substantifs. Ces droits confèrent à l’entité mère la capacité
pratique de diriger la politique financière et opérationnelle de la filiale.
Il représente la part du groupe, directe ou indirecte, dans les capitaux propres d’une entité. Ce
pourcentage est celui qui servira dans toutes les écritures de consolidation,
Une société par actions ou une société à responsabilité limitée ne peut posséder d’actions ou
de parts sociales d’une autre société si celle-ci détient une fraction de son capital supérieure à
dix pour cent (10%).
À défaut d’accord entre les sociétés intéressées pour régulariser la situation, celle qui détient
la fraction la plus faible du capital de l’autre doit céder ses actions ou ses parts sociales. Si les
participations réciproques sont de même importance, chacune des sociétés doit réduire la
sienne, de telle sorte qu’elle n’excède pas dix pour cent (10%) du capital de l’autre.
Jusqu’à leur cession effective, les actions ou les parts sociales à céder sont privées du droit de
vote et du paiement des dividendes y attachés (art. 177 AUSCGIE).
Les actions ou les parts à céder n’ont aucun impact sur le calcul du pourcentage de contrôle et
d’intérêts.
La date de clôture des états financiers de l’entité mère et de ses filiales utilisés pour la
préparation des états financiers consolidés doit être la même. Lorsque la date de clôture de
l’entité mère et celle d’une filiale sont différentes, la filiale prépare, pour les besoins de la
consolidation, des états financiers supplémentaires à la même date que ceux de l’entité mère.
Toutefois, lorsqu'il est difficile, d'établir des comptes à la même date, il est possible de
déroger à ce principe si le décalage de la clôture des comptes de la filiale par rapport à celle
de l’entité mère n'excède pas trois mois. Dans ce cas, un ajustement des comptes de la filiale
doit être effectué pour tenir compte des effets significatifs des transactions ou événements qui
ont été traduits dans les comptes de la filiale durant cette période intermédiaire (art 97 de
l’Acte uniforme relatif au droit comptable).
Les états financiers doivent être préparés en utilisant des méthodes comptables uniformes
pour des transactions et autres événements semblables dans des circonstances similaires.
Une fois que les comptes individuels des filiales sont retraités en fonction des règles du
groupe, les résultats et capitaux propres déterminés, on procède au cumul de la totalité des
comptes de Bilan et de Compte de résultat.
Afin de présenter les comptes comme s’il s’agissait d’une seule entité, il faut éliminer les
titres de participation pour ne conserver que l’actif net.
Les soldes, les transactions, les produits et les charges intra-groupe doivent être éliminés.
Lorsqu'elles touchent des comptes réciproques, les éliminations sont sans effet sur le résultat.
Dans les autres situations, elles modifient le résultat.
L'effet des éliminations sur le résultat doit être analysé pour déterminer s'il se rapporte au
résultat de l'exercice ou aux résultats des exercices antérieurs avec dans ce dernier cas impact
sur les réserves.
Les éliminations des résultats intra-groupes peuvent concerner les résultats compris dans des
actifs tels que les stocks, les immobilisations : ils doivent en être totalement éliminés.
Les dividendes reçus au cours de l’exercice d'autres entités du groupe doivent être éliminés du
résultat de cette période car ils appartiennent au résultat de l'exercice précédent. Ils doivent
donc être rapportés au résultat de l'exercice précédent, c'est-à-dire aux réserves.
4.4. Elimination des titres des filiales et présentation des capitaux propres et du
PROJET
résultat consolidés
L'élimination des titres des filiales du groupe et le partage de leurs capitaux propres doit
conduire à une présentation distincte, dans les capitaux propres consolidés, des intérêts de
l’entité mère et des intérêts minoritaires.
4.4.1. Elimination des titres des filiales consolidées et partage de leurs capitaux
propres et de leurs résultats
La démarche d’élimination des titres des filiales et de partage de leurs capitaux propres
comporte les étapes suivantes :
Dans le Bilan consolidé, les intérêts minoritaires doivent être présentées dans les capitaux
propres mais séparément de la participation des propriétaires de l’entité mère.
Le résultat net est attribué aux propriétaires de l’entité mère et aux intérêts minoritaires.
L'intégration globale consiste en ce que l'intégration dans les comptes de l'entité consolidante
des éléments constituant le patrimoine et le résultat de l'entité sous contrôle conjoint ne
s'effectue qu'au prorata de la fraction représentative de la participation de l'entité détentrice
des titres sans constatation d’intérêts minoritaires directs.
Les créances et les dettes réciproques ainsi que les produits et les charges réciproques sont
éliminés dans la limite du pourcentage d’intégration de l’entité contrôlée conjointement.
La différence entre le montant ainsi éliminé et le montant de ces dettes et de ces créances est
assimilée à une dette ou à une créance envers les entités extérieures au groupe.
En cas de cession par une entité intégrée globalement à une entité intégrée proportionnellement,
l'élimination est limitée au pourcentage d’intégration de l'entité contrôlée conjointement. Il en
Les règles générales de consolidation relatives à l'intégration globale, s'appliquent pour évaluer
les capitaux propres et les résultats des entités mises en équivalence sous réserve des
dispositions spécifiques liées aux modalités de la mise en équivalence.
6.2. Première consolidation
A la date de première consolidation, la mise en équivalence consiste à substituer, à la valeur
PROJET
comptable des titres, la quote-part qu’ils représentent dans les capitaux propres de l’entité
consolidée. Ces capitaux propres sont égaux à la différence entre les actifs acquis et les passifs
repris identifiables déterminés selon les règles définies pour l’intégration globale. L’écart qui en
résulte est un écart d’acquisition présenté selon les mêmes modalités que les écarts d’acquisition
définis dans le cadre de l’intégration globale.
6.3. Consolidations ultérieures
La valeur des titres mis en équivalence est égale, à chaque fin d'exercice, à la quote-part des
capitaux propres retraités de l'entité consolidée à laquelle ils équivalent.
La variation des capitaux propres retraités des entités consolidées par mise en équivalence, de
quelque nature qu'elle soit, augmente ou diminue donc la valeur des titres mis en équivalence à
la clôture de l’exercice précédent.
La fraction du résultat de ces entités est inscrite distinctement au compte de résultat consolidé.
Les dividendes reçus des entités consolidées par mise en équivalence sont éliminés du compte
de résultat de l'entité détentrice des titres et sont portés en augmentation des réserves
consolidées.
Les résultats compris dans les stocks, les immobilisations et autres actifs, et les résultats
provenant d’opérations entre l’entité mise en équivalence et celles dont les comptes sont
intégrés globalement, sont éliminés, à hauteur du pourcentage de participation détenu par le
groupe dans le capital de cette entité.
Si les opérations ont été effectuées avec une entité intégrée proportionnellement ou mise en
équivalence, l’élimination s’effectue à la hauteur du produit des pourcentages des deux
participations (sous réserve toutefois de la disponibilité des informations nécessaires).
Les dotations aux comptes de dépréciations des titres de participation constituées par l'entité
détentrice des titres, en raison de pertes subies par les entités dont les titres sont mis en
PROJET
La consolidation est effectuée à partir des comptes individuels des entités comprises dans le
périmètre de consolidation, après avoir effectué les retraitements préalables. Elle est réalisée soit
directement par l'entité consolidante (consolidation directe), soit par paliers.
Les comptes de capitaux propres à utiliser doivent être individualisés, y compris ceux de
l’entité consolidante du sous-groupe.
Cette méthode est m i s e en œuvre dans les petits groupes où il n’existe pas de liens de
participation indirects.
Chaque sous-consolidation est opérée en appliquant aux capitaux propres d’une filiale le
pourcentage de participation détenu par l’entité qui joue le rôle de mère dans le sous-
PROJET
ensemble :
Titre XII
Entrée d’une entité dans le
Chapitre 6 périmètre de consolidation
L’entrée dans le périmètre de consolidation d’une entité résulte de sa prise de contrôle par
l’entité consolidante, quelles que soient les modalités juridiques de l’opération (achats de
titres, fusions, échanges, apports partiels…).
et d'autre part, la part des capitaux propres que représentent ces titres pour l’entité
consolidante, y compris le résultat de l’exercice réalisé à la date d’entrée de l’entité
dans le périmètre et de la modification des participations ultérieures.
consolidation
Ecart d'acquisition
Lorsque l’acquisition s’effectue par des achats successifs de titres, la date d’acquisition est la
date à laquelle l’acquéreur obtient le contrôle ou l’influence notable de l’entité acquise.
La période d’évaluation est la période qui suit la date d’acquisition et pendant laquelle
l’acquereur peut ajuster, de manière retrospective, les montants provisoires comptabilisés afin
de refléter les informations nouvelles obtenues à popos des faits et circonstances qui
prévalaient à la date d’acquisition.
les coûts directs de l’acquisition (notamment les dépenses externes telles que : droits
d’enregistrement, honoraires, frais d’émission des titres, frais de mise en place d’une
couverture de change...) ;
les ajustements de prix prévus au contrat dès lors que leur survenance est probable et
que leurs montants peuvent être estimés de façon fiable à la date d’entrée. Le coût
d’acquisition doit également être corrigé lorsqu’une éventualité affectant le montant
du prix d’acquisition se résout postérieurement à la date d’acquisition.
Par ailleurs, la conversion du prix d’acquisition libellé en devises est effectuée au taux de la
date d’entrée dans le périmètre (ou au taux de la couverture en cas de couverture de change).
Les frais engagés pour mettre en place les couvertures sont également intégrés au coût
d'acquisition des titres.
Les biens destinés à l’exploitation sont évalués à leur valeur d’utilité pour l’entité
consolidante .Cette valeur d’utilité correspond à la valeur de remplacement.
Les biens non destinés à l’exploitation, sont évalués à leur valeur de marché à la date
d’acquisition ou, en l’absence de marché, à leur valeur nette probable de réalisation
(déduction faite des coûts de sortie). Cette valeur pourra, le cas échéant, être actualisée
si les actifs concernés ne génèrent aucun revenu pendant la période de détention
résiduelle estimée.
A la date d’acquisition, les passifs externes de l’entité acquise doivent satisfaire aux
critères de reconnaissance d’un passif externe.
- le capital ;
- les primes d’apport, d’émission, de fusion ;
- les écarts de réévaluation ;
- les réserves indisponibles et libres ;
- les reports à nouveau ;
- le résultat de l’exercice réalisé à la date d’entrée de l’entité dans le périmètre
de consolidation ou de la modification ultérieure de la participation.
Les écarts d'évaluation sont répartis dans les postes appropriés du bilan consolidé. Ces écarts
appartiennent aux actionnaires majoritaires et minoritaires.
En contrepartie, il convient :
En cas d'intégration proportionnelle, seule la part du groupe sera retraitée, et s'il s'agit d'une
influence notable, les comptes de l'entité n'étant pas repris il n'y a pas d'écart d'évaluation.
L'écart d'acquisition positif (goodwill) est considéré comme une survaleur. Il représente les
avantages que procure la prise de participation. L'écart d'acquisition est inscrit à l'actif
immobilisé dans la rubrique des immobilisations incorporelles. En contrepartie, il convient :
5.1.3. Présentation de l’écart d’acquisition dans le cas de l’entrée d’une entité mise
en équivalence
L’écart d’acquisition positif enregistré dans le cas de l’entrée d’une entité mise en équivalence
n’est pas inscrit séparément à l’actif du Bilan dans un compte d’immobilisation incorporelle
mais inclus dans la valeur comptable des titres mis en équivalence.
Toutefois, lors de l’acquisition, les actifs incorporels identifiés qui ne peuvent pas être évalués
par référence à un marché actif ne doivent pas être comptabilisés au bilan consolidé s’ils
conduisent à créer ou à augmenter un écart d’acquisition négatif.
L’écart d’acquisition négatif éventuel est rapporté au résultat sur une durée qui doit refléter
les hypothèses retenues et les objectifs fixés lors de l'acquisition.
PROJET
PROJET
Les changements dans le taux de détention d’une filiale, sans perte de contrôle, sont
comptabilisés en tant qu’opérations entre deux catégories d’ayants droit aux capitaux propres
consolidés (part groupe et intérêts minoritaires), car cette transaction ne modifie pas l’entité
économique.
Les actifs et passifs sont identifiés et évalués, à la date de la prise de contrôle exclusif,
conformément aux dispositions énoncées au Chapitre 6, ci-dessus. L’écart de réévaluation
éventuel par rapport à la quote-part de capitaux propres antérieurement consolidée par
intégration proportionnelle est porté directement dans les réserves consolidées.
Si la déconsolidation est entraînée par une perte de contrôle ou d'influence notable, sans
cession de participation, par exemple à la suite de restrictions sévères et durables remettant en
cause substantiellement le contrôle exercé sur cette entité ou un passage en dessous des seuils
de signification, les titres sont repris à l'actif du bilan pour la quote-part de capitaux propres
qu'ils représentent à la date de déconsolidation, augmentée de l'écart d'acquisition ou
d’évaluation résiduel. L’opération n’entraîne en elle-même ni plus-value, ni moins-value, ni
modification des capitaux propres.
2.2.1. Principe
Si l’entité dominante ne participe pas, ou dans des proportions inférieures à ses droits, à une
augmentation de capital, sa part relative dans le capital de la filiale diminue. La réduction
du pourcentage d’intérêts sera sans impact sur la méthode de consolidation ou au contraire
entraînera un changement de méthode de consolidation.
Une entité qui détient un contrôle de fait sur une autre peut le perdre suite à un changement de
circonstances ou de modification de clauses contractuelles.
En cas de perte du contrôle exclusif, l’entité mère n’aura plus qu’une influence notable.
Le contrôle conjoint dépend directement de clauses contractuelles. En cas de modification ou
PROJET
de dénonciation des clauses, le partage du pouvoir sera rompu et chaque entité n’aura plus
qu’une influence notable.
Une cession partielle de titres d’une entité consolidée sans perte de contrôle est considérée
comme une transaction entre actionnaires. Elle n’a donc pas d’incidence sur l’écart
d’acquisition et le résultat. En conséquence, il faut procéder à un ajustement dans les capitaux
propres des parts respectives de l’acquéreur et des minoritaires.
Une cession partielle de titres qui fait perdre le contrôle exclusif sur la filiale mais maintient
une influence notable entraine un changement de la méthode de consolidation à la date de
perte de contrôle. Il faut constater une plus ou moins-value de cession et valoriser la
participation résiduelle à la juste valeur avec un éventuel impact sur le résultat. Par ailleurs,
les comptes de la filiale ne sont plus intégrés globalement et les opérations de comptes
réciproques ne sont plus éliminées.
Il faut également revaloriser les titres de la filiale par la mise en équivalence et l’écart
d’acquisition affecté aux titres conservés sera incorporé dans les titres mis en équivalence.
Titre XII
Documents de synthèse
consolidés
Chapitre 8
L'objectif des états financiers consolidés est de fournir des informations sur la situation
financière, la performance financière et les flux de trésorerie du groupe, qui soient utiles à un
large éventail d'utilisateurs pour la prise de décisions économiques.
En regard de chaque rubrique du bilan et du compte de résultat consolidés doivent figurer les
montants de l'exercice, et pour comparaison, les montants correspondants de l'exercice
précédent.
Les principes généraux applicables aux états financiers consolidés sont les suivants :
image fidèle et conformité aux comptes consolidés du Système comptable OHADA ;
continuité d’exploitation ;
méthode de la comptabilité d’engagement ;
Un jeu complet d'états financiers consolidés (y compris les informations comparatives) doit
être présenté au moins une fois par an. Lorsque le groupe modifie sa date de clôture et
présente ses états financiers sur une période plus longue ou plus courte qu'une année, elle doit,
dans ce cas, indiquer dans ses notes annexes :
Des informations comparatives au titre de l'exercice précédent doivent être présentées dans les
PROJET
états financiers consolidés, pour tous les montants figurant dans les états financiers consolidés
de l’exercice, sauf autorisation aux dispositions spécifiques.
Pour assurer la comparabilité des états financiers consolidés d'un exercice à l'autre, la
présentation et le classement des postes dans les états financiers consolidés doivent être
conservés d'une période à l'autre sauf en cas :
EXERCICE
EXERCICE au 31/12/ N AU
Note
ACTIF 31/12/N-1
AMORT
BRUT NET NET
et PROV
Immobilisations incorporelles
Ecart d’acquisition
Autres immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles (1) et (2)
(1) dont immeuble de placement en Net.........…../…….......
(2) dont location acquisition en Net.................../………….
Avances et acomptes versés sur
immobilisations
Immobilisations financières
Titres mis en équivalence
Participations et créances rattachées PROJET
TOTAL TRESORERIE-ACTIF
TOTAL GENERAL
EXERCICE AU EXERCICE AU
PASSIF Note 31/12/N 31/12/N-1
NET NET
Capital
Primes et réserves consolidées
Ecarts de conversion
Résultat net (part de l’entité consolidante)
Autres capitaux propres
Part de l’entité consolidante
Part des minoritaires
TOTAL CAPITAUX PROPRES DE
L’ENSEMBLE CONSOLIDE
Emprunts et dettes financières
Dettes de location acquisition
Provisions pour risques et charges PROJET
TOTAL TRESORERIE-PASSIF
TOTAL GENERAL
Le groupe doit déterminer et de présenter au pied du compte de résultat le résultat par action,
de manière à améliorer les comparaisons de la performance :
entre groupes différents pour un même exercice ;
entre exercices différents pour le même groupe.
La présentation du résultat par action repose sur la détermination de deux éléments :
le résultat de base par action ;
le résultat dilué par action.
Ces résultats permettent de fournir une évaluation de la quote-part de chaque action ordinaire
dans la performance d’une entité :
en tenant compte uniquement des actions ordinaires de l’entité mère pour le résultat de
base par action ;
Le calcul du résultat dilué par action prend en compte le résultat distribuable aux détenteurs
ordinaires de capitaux propres de l’entité mère et le nombre moyen pondéré d’actions en
circulation tous deux ajustés des effets des actions ordinaires potentielles dilutives en
PROJET
Produits HA0 +
Charges HAO -
Résultat hors activités ordinaires (D)
Résultat avant impôts (E = C +D)
Impôts exigibles sur résultats -
Impôts différés +/-
Résultat net des entités intégrées
Part dans les résultats nets des entités mises en équivalence
Résultat net de l’ensemble consolidé
Part des minoritaires
Part de l’entité consolidante
Résultat par action
Résultat de base par action
Résultat dilué par action
produits du groupe ainsi que toutes les autres activités qui ne sont pas des activités
d'investissement ou de financement.
4.1.2. Flux de trésorerie des activités d'investissement
Les activités d'investissement correspondent à l'acquisition et la sortie d'actifs à long terme et
aux autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie.
La présentation distincte des flux de trésorerie provenant des activités d'investissement est
importante car ces flux indiquent dans quelle mesure des dépenses ont été effectuées pour
l'accroissement de ressources destinées à générer des revenus et des flux de trésorerie futurs.
EXERCICE EXERCICE
LIBELLES Note
N N-1
Trésorerie nette au 1er janvier A
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Capacité d'Autofinancement Globale (CAFG)
- Variation des stocks
- Variation des créances et emplois assimilés [1]
+ Variation du passif circulant [1]
Variation du BF lié aux activités opérationnelles :..................
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles B
[1]
à l’exclusion des variations liées aux dettes et créances rattachées aux flux provenant des activités
d'investissement (acquisitions ou cessions d'immobilisations) et ceux provenant des activités de financement.
[2]
Il s’agit des entrées/sorties de minoritaires à l’occasion d’une prise ou d’une perte de contrôle . On retient le
prix d’achat ou de vente ou de vente augmenté ou diminué de la trésorerie acquise ou versée – à détailler dans les
Notes annexes.
[3]
Différences de changes sur la conversion des soldes de trésorerie début N et fin N des entités intégrées et
différences dans l’année sur le trésorerie entre un cours moyen et le cours de clôture.
5.1.1. Principe
Un Tableau de la variation des capitaux propres consolidés est établi pour toute consolidation.
Il doit être accompagné de tous les commentaires nécessaires à sa compréhension.
5.1.2. Objet
Le tableau de la variation de la situation nette consolidée doit expliquer les mouvements
intervenus dans le montant des capitaux propres consolidés entre le début et la fin de chaque
exercice.
Il permet de s'assurer du respect du principe d'intangibilité du bilan d'ouverture et de la
correcte prise en compte dans le processus de consolidation des opérations spécifiques
pouvant affecter la situation nette du groupe.
l'exercice ;
les origines de ces mouvements.
Les mouvements affectant les capitaux propres consolidés ont généralement pour origine :
le résultat de l'exercice ;
les variations des écarts de conversion ;
les distributions et affectations de résultats ;
les augmentations de capital ;
Exceptionnellement, d'autres mouvements nécessitant une explication détaillée dans les Notes
annexes, car contraires aux principes généralement admis dans le cadre d'une consolidation,
peuvent modifier le montant des capitaux propres consolidés :
Variations de la réserve de réévaluation ;
Impact des changements de principes comptables.
Opérationsde l’exercice
N dans les
comptabilités
individuelles
PROJET
Consolidation N - 1 Consolidation N
Autres
Total
Résultat
Total Autres
réévaluation
consolidante
conversion
Réserves Part du Part des des
Ecarts de
Ecarts de
Titres de
Autres...
Note Capital Primes de
l’entité
consolidées groupe minoritaires capitaux
l’exercice
propres
Acquisitions ou cessions de
titres d’autocontrôle
Incidence des réévaluations
Résultat consolidé de l’exercice
Distributions de dividendes
Variations des écarts de
conversion
Autres mouvements
Capitaux propres clôture N-1
Changements de méthodes
comptables
Capitaux propres clôture N – 1
corrigés
Mouvements de l’exercice N (b)
(b) : se référer au contenu de (a)
Capitaux propres clôture N
Les Notes annexes font partie intégrante des états financiers. Elles contiennent des
informations complémentaires à celles présentées dans le reste des états financiers. Elles
fournissent des descriptions narratives ou des décompositions d'éléments présentés dans ces
états ainsi que des informations relatives aux éléments qui ne répondent pas aux critères de
comptabilisation dans ces états.
Afin d'aider les utilisateurs à comprendre les états financiers consolidés et à pouvoir les
comparer entre eux, les Notes annexes doivent être présentées de manière organisée. Chaque
élément des états financiers consolidés de synthèse doit faire l'objet d'une référence croisée
vers l'information liée figurant dans les Notes annexes.
L'ordre de présentation des informations dans les Notes annexes est le suivant mais peut être
modifié dans certaines circonstances :
PROJET
Les informations suivantes concernant chaque entité rattachée au groupe doivent figurer dans
les Notes annexes aux comptes consolidés :
indication des critères retenus par le groupe pour définir son périmètre de
consolidation ;
identification des entités consolidées, ainsi que de la fraction de leur capital détenue
directement et indirectement, et leur mode de consolidation ;
justification, pour certaines entités contrôlées, de l'utilisation de la méthode de mise en
équivalence ;
justification des cas d'intégration globale lorsque la fraction des droits de vote détenus
est inférieure ou égale à 40 % ;
justification des cas d'exclusion de l'intégration globale lorsque la fraction des droits
de vote détenus est supérieure à 50 % ;
justification des cas de consolidation par la méthode de mise en équivalence lorsque la
fraction des droits de vote détenus est inférieure à 20 % ;
justification des cas d'exclusion de la mise en équivalence lorsque la fraction des
droits de vote détenus est supérieure à 20 % ;
PROJET
Le groupe doit présenter les comptes synthétiques des entités consolidées dont les comptes
sont structurés de manière très différente de l'ensemble des entités du périmètre.
Pour les besoins de cette information sectorielle, un secteur d’activité ou une zone
PROJET
géographique est défini comme un ensemble homogène de produits, services, métiers ou pays
qui est individualisé au sein de l’entité, de ses filiales ou de ses divisions opérationnelles. Un
secteur opérationnel est une composante du groupe :
qui s'engage dans des activités générant des produits et des charges,
dont les ressources reçues de l'entité font l'objet de décisions par le principal
décideur opérationnel de l'entité,
pour laquelle des informations financières distinctes sont disponibles.
Les secteurs à présenter de manière distincte sont identifiés à partir du système d’information
interne utilisé par le « principal décideur opérationnel » pour décider de l'allocation des
ressources et évaluer la performance, et qui dépassent les seuils quantitatifs fixés à 10% du
total des produits, des résultats ou des actifs.
Le total des produits cumulés de l'ensemble des secteurs définis doit atteindre au minimum
75% de l'ensemble des produits de l'entité, les secteurs ne dépassant pas les seuils peuvent
être regroupés sous un seul item : « Autres secteurs ».
montant global des dettes figurant au Bilan dont la durée résiduelle est supérieure à
cinq ans, des dettes couvertes par des sûretés réelles données par des entités comprises
dans la consolidation avec indication de leur nature et de leur forme ;
liste des principales entités composant le poste "Titres de participation" au bilan
consolidé, en précisant la fraction de capital détenu directement ou indirectement, le
montant des capitaux propres, le résultat du dernier exercice et la valeur comptable
nette des titres concernés ;
ventilation du chiffre d'affaires consolidé par secteurs d'activités et par zones
géographiques ; PROJET
Informations complémentaires :
montant des engagements financiers qui ne figurent pas dans le bilan consolidé, pris
envers les tiers par l'ensemble des entités consolidées par intégration ;
montant des engagements en matière de pensions et d'indemnités assimilées ;
montant des engagements financiers à l'égard des entités liées mais non consolidées
par intégration ;
le montant de chacun des actifs, passifs, passifs éventuels acquis évalués à leur juste
valeur ; PROJET
les raisons pour lesquelles les justes valeurs d'une entité acquise n'auraient pu être
déterminées que provisoirement à la fin d'un exercice.
Un rapport de gestion spécifique aux comptes consolidés doit être élaboré sous la
responsabilité des dirigeants de l'entité consolidante et présenté à l'assemblée générale de cette
même entité.
Ce rapport a pour objectif de rendre compte de l'activité et des résultats de l'ensemble du
groupe, éventuellement par branches d'activités.
Sur un plan général, le rapport de gestion du groupe doit contenir les informations suivantes :
la situation de l'ensemble constitué par les entités comprises dans la consolidation ;
les évolutions prévisibles du groupe ;
les événements importants survenus entre la date de clôture de l'exercice de
consolidation et la date à laquelle les comptes consolidés sont établis ;
les activités du groupe en matière de recherche et de développement.
PROJET
Des mentions particulières devront également être portées ou inscrites dans le rapport de
gestion sur des points qui présentent une importance significative au niveau du groupe :
modifications dans la présentation des comptes annuels et dans les méthodes
d'évaluation ;
modifications dans le périmètre de consolidation ;
opérations de cessions ou d'acquisitions de titres de participation au sein du groupe.
Les commissaires aux comptes de l'entité consolidante doivent établir un rapport sur les états
financiers consolidés du groupe, dans lequel:
soit ils émettent une opinion indiquant que les états financiers sont réguliers et
sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé
ainsi que de la situation financière et du patrimoine à la fin de cet exercice ;
Dans le cadre de leur rapport, les commissaires aux comptes peuvent émettre des réserves, ou
peuvent exprimer un refus de certifier.
Dans le cadre de la mission d'émission d'opinons sur les comptes consolidés, les diligences
des commissaires aux comptes portent essentiellement sur les points suivants :
compréhension générale de l'organisation, de la structure et des activités du
groupe ;
relations avec les commissaires aux comptes ou autres professionnels chargés du
contrôle des comptes des entités incluses dans le groupe, et prise en compte des
travaux effectués par eux et de leur conclusion ;
Les comptes consolidés à publier doivent être établis conformément aux prescriptions du
dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et combinés.
Première application du
Titre XII dispositif comptable
relatif aux comptes
consolidés et combinés
Chapitre 9
PROJET
Dans les cas où l’estimation de l’effet à l’ouverture ne peut être faite de façon objective, celle-
ci sera appliquée à compter de la date d’ouverture de l’exercice du changement, sans
retraitement des exercices antérieurs.
Par simplification, les entités sont autorisées à conserver les durées d'utilité antérieurement
déterminées pour tous les écarts d'acquisition inscrits au bilan consolidé de l'exercice
PROJET
Si une telle présentation n’est pas possible, le Bilan et le Compte de résultat consolidés de N-1
préparés et arrêtés sont présentés séparément dans les Notes annexes dans la partie relative à
l’incidence des retraitements. Les informations chiffrées relatives au titre de l’exercice N- 1
doivent être retraitées.
les Notes annexes des comptes consolidés de l’exercice N doivent comporter les
informations supplémentaires suivantes :
- une information sur les règles d’établissement et de présentation des comptes
consolidés précisant que les comptes annuels consolidés de l’exercice N ont été
préparés selon le dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et
PROJET
COMPTES
COMBINES
1190
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
DISPOSITIF COMPTABLE
RELATIF AUX COMPTES
CONSOLIDES ET COMBINES
Titre XIII
Définition et objectif des
Chapitre 1 comptes combinés
SECTION 1 : Définition
SECTION 2 : Objectif
1191
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
SECTION 1 : Définition
Des entités peuvent être liées par des relations économiques de natures diverses,
sans que leur intégration résulte de liens de participation organisant des relations
d’entité mère à filiale. La cohésion de ces ensembles peut les conduire à souhaiter établir
des comptes qui ne peuvent pas être appelés « états financiers consolidés » et sont
dénommés “ états financiers combinés ”, comme s'il s'agissait d'une seule entité.
SECTION 2 : Objectif
L'objectif principal du dispositif comptable relatif aux comptes consolidés et combinés n'est
pas d'imposer l'établissement de tels comptes, mais simplement d'en définir les règles de
préparation et de proposer un guide d’élaboration des comptes combinés afin que :
Par ailleurs, les autorités compétentes des Etats parties de l’OHADA peuvent imposer
l'établissement et la présentation de comptes combinés à des groupes d'entités qui relèvent de
leur droit et dont la cohésion repose sur certains éléments objectifs permettant de justifier la
présentation de tels comptes.
1192
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
DISPOSITIF COMPTABLE
RELATIF AUX COMPTES
CONSOLIDES ET COMBINES
Titre XIII
Champ d’application et
Chapitre 2 entités concernées
1193
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
SECTION 1 : Champ d’application
Les entités qui doivent être incluses dans le périmètre des comptes combinés sont celles pour
lesquelles existent le lien d'unité et de cohésion qui est à 1'origine de l'existence de
l'ensemble. Ce lien peut découler des situations suivantes :
entités dirigées par la même personne ou un même groupe de personnes ayant des
intérêts communs ;
entités dont le ou les propriétaires sont une même personne physique ou les membres
d'une même famille ;
entités des secteurs coopératifs ou mutualistes, non nécessairement liées
juridiquement entre elles, qui forment un ensemble homogène à stratégie et direction
communes ;
entités d'un même ensemble, non rattachées juridiquement à l’entité holding ou
sous-holding, mais ayant la même activité et placées sous la même autorité ;
entités liées entre elles par un accord de partage de résultat suffisamment contraignant
et complet pour que leurs comptes combinés soient plus représentatifs que les comptes
isolés de chaque entité.
Les règles et méthodes des comptes combinées sont destinées à toute entité (personne
morale de droit privé, quelle que soit sa forme juridique, ou entité individuelle qui établit
des états financiers combinés à titre facultatif ou à titre obligatoire du fait d'une disposition
légale ou d'un engagement conventionnel.
1194
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
DISPOSITIF COMPTABLE
RELATIF AUX COMPTES
CONSOLIDES ET COMBINES
Titre XIII
Périmètre de
Chapitre 3 combinaison
1195
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
Le périmètre de combinaison est constitué par l'ensemble des entités qui sont soit combinées
entre elles, soit consolidées par l'une ou plusieurs des entités combinées.
Les entités constitutives d'un ensemble de tête, liées entre elles par un lien de
combinaison sont :
les entités, quelle que soit leur activité, ayant entre elles des liens de
combinaison et qui ont décidé d'établir des comptes combinés ;
les entités, quelle que soit leur activité, ayant entre elles des liens tels que
définis ci-dessous et faisant l'objet d'un contrôle de droit ou de fait, direct ou
indirect, par une ou conjointement par plusieurs entités incluses dans le périmètre
de combinaison.
Ce lien de combinaison résulte du fait que deux ou plusieurs entités ont en vertu de
relations suffisamment proches (affectio familiae) ou d’un accord entre elles, soit une
direction commune, soit des services communs assez étendus pour engendrer un
comportement social, commercial, technique ou financier commun. La simple poursuite
d'objectifs communs, notamment moraux ou sociaux voire économiques, ne suffit pas
à présumer ce lien.
Les critères déterminants du choix du groupe auquel l'entité doit être rattachée sont
l'accord des entités entre elles et l'importance et la durabilité du lien qui sont appréciées
en fonction du centre réel de décision (direction et réseau de distribution) et du niveau
d'autonomie de l'entité c'est-à-dire de la capacité de l'entité à rompre ce lien unilatéralement
et sans compromettre la continuité de son exploitation.
1196
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
1.2. Entités consolidées par une ou plusieurs entités combinées
Les entités consolidées par une ou plusieurs entités comprises dans le périmètre de
combinaison sont celles sous contrôle exclusif ou conjoint ou sous influence notable par une
ou plusieurs entités comprises dans le périmètre de combinaison.
L'entité combinante est l'entité chargée d'établir les comptes combinés. Sa désignation,
parmi les entités de l'ensemble de tête de combinaison, fait l'objet d'une convention écrite
entre toutes les entités constitutives de cet ensemble de tête.
La faculté d'établir des comptes combinés est indépendante de l'obligation d'établir des
comptes consolidés en cas d'existence d'un groupe consolidé au sein du périmètre de
combinaison, sauf obligations ou dérogations législatives ou règlementaires spécifiques.
les engagements pris afin de garantir une durée suffisante aux accords ou liens
conduisant à l'exigence et aux méthodes de combinaison d'un exercice à l'autre,
dans le respect des règles applicables en la matière, définies par les présentes
dispositions ;
les conditions et modalités des engagements pris par les parties prenantes afin de
garantir la transmission dans les délais fixés de toutes les informations nécessaires
à l'établissement des comptes combinés.
1197
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
DISPOSITIF COMPTABLE
RELATIF AUX COMPTES
CONSOLIDES ET COMBINES
Titre XIII
Règles et méthodes de
Chapitre 4 combinaison
1198
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
SECTION 1 : Règles applicables
Les comptes combinés représentent les comptes d'un ensemble d'entités liéescomme si
elles formaient une seule entité.
Pour les entités incluses dans le périmètre de combinaison, la combinaison est un cumul
des comptes, préalablement retraités aux normes du groupe, effectué selon des règles
identiques à celles relatives à l'intégration globale ou proportionnelle, sous réserve de
certaines modifications et méthodes spécifiques.
Dans cette situation, les comptes de ces entités sont reclassés conformément aux normes
communes, préalablement à leur combinaison.
Les techniques utilisées pour préparer les comptes combinés se distinguent sur
certains points de celles prévues en matière de comptes consolidés. En effet, les
difficultés tenant à l'élimination des titres de participation et au traitement des écarts
d'acquisition, des participations ne donnant pas le contrôle, n'existent pas en matière de
comptes combinés, en l'absence de relation entre entité mère à filiale. En revanche, les
autres règles et principes applicables aux comptes consolidés sont pour la plupart
transposables aux comptes combinés.
cumul des comptes des entités faisant partie du périmètre des comptes combinés,
éventuellement après retraitements et reclassement (élimination des incidences sur
les comptes des écritures passées pour la seule application des législations fiscales,
impositions différées comptabilisées...) ;
élimination des comptes réciproques : actifs et passifs, charges et produits ;
neutralisation des résultats provenant d’opérations effectuées entre les entités
comprises dans le périmètre de combinaison.
1199
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
S'agissant des entités étrangères comprises dans le périmètre de combinaison, la conversion
de leurs comptes est effectuée conformément aux règles prévues par le Système
comptable OHADA en matière de comptes consolidés.
Par ailleurs, lors de l'entrée d'une entité dans le périmètre de combinaison résultant d'un
accord préalable entre les entités, aucun retraitement relatif à l’entrée d’une entité dans le
périmètre combinaison ne sera effectué comme pour les comptes consolidés car il n'existe
pas de valeur d'acquisition.
Les titres de participation entre entités du groupe sont éliminés par imputation sur les
fonds propres.
Les participations ne donnant pas le contrôle des entités consolidées sont présentées
distinctement au passif du bilan combiné.
2.3. Détermination de la valeur d'entrée des actifs et passifs des entités combinées
L’entrée d'une entité dans le périmètre de combinaison ne provenant pas de l'acquisition
de titres mais d'une mise en commun d'intérêts économiques, il ne peut exister ni écart
d'acquisition ni écart d'évaluation.
1200
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
La valeur d'entrée des actifs et passifs de chacune des entités combinées est égale à leur
valeur nette comptable, retraitée aux normes comptables du groupe, à la date de la
première combinaison, en distinguant valeur brute, amortissements et provisions. Dans le
cas des entités incluses dans le périmètre de combinaison, la valeur nette comptable est la
valeur nette comptable consolidée.
L'écart résultant de l'harmonisation des comptes aux normes comptables du groupe est
ajouté ou retranché des fonds propres combinés.
Toutefois, les valeurs harmonisées qui se révèlent injustifiées par suite d'une erreur lors de
la première combinaison doivent être corrigées, avec pour contrepartie, une modification
rétroactive des fonds propres combinés.
1201
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
DISPOSITIF COMPTABLE
RELATIF AUX COMPTES
CONSOLIDES ET COMBINES
1202
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
SECTION 1 : Présentation des états financiers combinés
1203
SYSCOHADA COMPTES COMBINES
SECTION 2 : Rapport de gestion et contrôle des états financiers
combinés
Les états financiers combinés font l'objet d'un rapport sur la gestion de l'ensemble combiné, et
d'une émission d’opinion du ou des commissaires aux comptes, suivant les mêmes principes
et modalités que ceux prévus pour les états financiers consolidés.
1204
SYSCOHADA COMPTES COMBINES