11 - Exercices - Variables Aléatoires
11 - Exercices - Variables Aléatoires
Exercice 92. Soit a ∈ R. A quelle condition sur a existe-t-il une variable aléatoire Exercice 97. Dans un jeu vidéo, chaque fruit a 1% de chance de repousser (ins-
X à valeurs dans N ∗ et une constante ca telles que : tantanément) au bout de chaque minute après avoir été cueilli par le joueur, et ce
ca indépendamment de tout le reste.
P (X = k) = a 1. En moyenne, en combien de temps un fruit repousse-t-il ?
k
2. Combien de temps le joueur doit-il attendre pour avoir une probabilit´e d’au
Dans le cas où X existe, à quelle condition X est d’espérance finie ? Exprimer alors
moins 90% qu’un fruit qu’il a cueilli ait repoussé ?
l’espérance.
3. On considère un arbre avec 4 fruits. Le joueur les cueille tous, puis revient voir
Exercice 93. Soit X une variable suivant la loi binomiale B(n, p). Quelle loi suit l’arbre une demi-heure plus tard.
X − n? Quelle est la probabilité qu’au moins un fruit ait repoussé ?
4. En moyenne, combien de fruits ont repoussé sur cet arbre ?
Exercice 94.
1. Montrer qu’il existe une variable X à valeurs dans N∗ telle que Exercice 98. Montrer que X est d’espérance finie si et seulement si |X| est d’es-
1 pérance finie.
P (X = n) = . Montrer que dans ce cas |E(X)| ≤ E(|X|).
n(n + 1)
2. Etudier l’existence de l’espérance et de la variance de cette variable. Exercice 99. On lance deux dés à 6 faces. On note D1 le résultat du premier dé et
3. Calculer la fonction génératrice de cette variable et retrouver les résultats de D2 le résultat du second. On pose X = max(D1 , D2 ) et Y = min(D1 , D2 ).
4. On tire successivement les cartes sans remise jusqu’à obtenir l’as de coeur et 3. Montrer que FX est continue à droite en tout point.
X est le nombre de cartes tirées.
Exercice 101. Soit X et Y deux variables indépendantes suivants une loi géomé-
Exercice 96. Soit λ > 0 et X une variable aléatoire suivant la loi P(λ). trique de paramètres respectifs p et q.
1. Calculer la probabilité de l’évènement 1. Pour n ∈ N, calculer P (X > n).
"X est impair".
0 si X est impair 2. Quelle est la loi de Z = min(X, Y ) ?
Soit Y la variable définie par Y = .
X
2 si X est pair
2. Montrer que Y est une variable aléatoire discrète. Exercice 102. Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N telles que :
3. Déterminer la loi de Y . 1
4. Y est-elle d’espérance finie ? Si oui calculer E(Y ). ∀ i, j ∈ N2 , P (X = i, Y = j) = .
e2i+1 j!
1
VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
1. Calculer les lois de X et Y . Exercice 107. Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans N, on note GX
2. Quelle est la loi de Z = X + 1 ? En déduire E(X) et V (X). sa fonction génératrice.
3. Calculer E(Y ) et V (Y ). 1. Rappeler pourquoi GX est bien définie en 1 et −1.
GX (1) + GX (−1)
4. X et Y sont-elles indépedantes ? 2. Montrer que P (X est pair ) = et P (X est impair ) =
2
5. Calculer P (X = Y ). GX (1) − GX (−1)
2
Exercice 103. Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N telles que :
Exercice 108. Soit X une variable aléatoire donc la fonction génératrice est définie
2
2 a(i + j) par GX (t) = aet +1 .
∀ i, j ∈ N , P (X = i, Y = j) = .
2i+j 1. Calculer a.
1. Quelle est la valeur de a ? 2. Quelle est la loi de X ? Calculer son espérance et sa variance.
2. Calculer les lois de X et Y .
3. Calculer E(X) et E(Y ). Exercice 109. On considère n dés à 8 faces. Chaque dé comporte une face 0, trois
4. Les variables X et Y sont-elles indépendantes ? faces 1, trois faces 2 et une face 3. On note Xi le résultat du lancer du i−ème dé.
On note Sn la somme des résultats des n dés.
Exercice 104. Sans utiliser la fonction génératrice, montrer que pour deux variables 1. Quelle est la loi de Xi ? Calculer sa fonction génératrice.
aléatoires X et Y indépendantes : 2. Calculer la fonction génératrice de Sn et en déduire sa loi.
1. Si X ∼ B(n, p) et Y ∼ B(m, p) alors X + Y ∼ B(m + n, p).
Exercice 110.
2. Si X ∼ P(λ) et Y ∼ P(µ)) alors X + Y ∼ P(λ + µ).
1. Soit (Xn )n∈N une suite de variables aléatoires indépendantes et de même loi
qui admettent une variance. Soit a ∈ R+∗ , retrouver :
Exercice 105. Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans N . ∗
2
VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
Exercice 113. (Mines Ponts Oral ) Soit X et Y deux variables aléatoires indé-
pendantes suivant chacune une loigéométrique
de paramètres respectifs p et q.
X 1
Quelle est la probabilité que A = soit diagonalisable ?
0 Y
3
VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
Correction 92. On remarque d’abord que ca > 0 sinon tous les événements
X ca sont de ce qui nous donne bien la somme voulue.
probabilité nulle. Pour que la variable existe il faut que la série ( ) converge n
2. On étudie la convergence de la série ( ). Or cette série est de terme
P
ka n(n + 1)
k∈N∗
et soit de somme 1. 1
X 1 général et donc elle diverge (critère de Riemann).
D’après le critère de Riemann la série ( ) converge si et seulement si a > 1. n+1
ka X n’est donc pas d’espérance finie et n’admet pas non plus de variance.
k∈N∗
Il existe donc une variable X si et seulement si a > 1 et dans ce cas : 3. Soit t ̸= 0, on étudie :
1
P (X = n + 1)tn+1
ca = = |t| n −−−−−→ |t|
ζ(a)
P (X = n)tn n + 2 n→+∞
pour que la somme fasse 1.
X ca k
Cette variable X est d’espérance finie si la série ( ) converge donc toujours et donc RX = 1. On a donc pour t ∈ ]−1, 1[ :
ka
k∈N∗ +∞ n +∞ n+1
d’après Riemann, si et seulement si a − 1 > 1 c’est à dire a > 2. Et dans ce cas :
X t X t 1
GX (t) = − = − ln(1 − t) − (− ln(1 − t) − t)
X ca k ζ(a − 1) n=1
n n=1 n + 1 t
E(X) = = ca ζ(a − 1) = .
k a ζ(a) ln(1 − t)
∗
k∈N = − ln(1 − t) + + 1.
t
Correction 93. Comme X est à valeurs dans J0, nK, on a n − X aussi à valeurs En dérivant sur ]−1, 1[ on trouve :
dans J0, nK.
Pour k ∈ J0, nK on a : 1 1 ln(1 − t) t + ln(1 − t)
G′X (t) = − − =− −−−−→ +∞
1 − t (1 − t)t t2 t2 t→1−
P (n − X = k) = P (X = n − k)
La fonction génératrice n’est donc pas dérivable en 1 et alors X n’admet pas
n
= pn−k (1 − p)n−(n−k) d’espérance.
n−k
n
= (1 − p)k (1 − (1 − p))n−k . Correction 95.
k 4
On voit alors que n − X ∼ B(n, 1 − p). 1. Pour toute hauteur on a 4 cartes qui la réalisent on a donc P (X = k) = =
52
1
Correction 94. pour tout k ∈ J1, 13K.
13
1. Pour montrer l’existence d’une telle variable il suffit de montrer que 1
+∞ N 2. A chaque tirage on a une probabilité de d’obtenir un trèfle. On répète donc
X 1 X 1 4
= 1. Pour cela on pose SN = = 1 les sommes 5 expériences de Bernoulli et on compte le nombre de succès. X suit donc une
n=1
n(n + 1) n=1
n(n + 1) 1
partielles. On a donc : loi B(5, .
4)
N
X 1 XN
1 1 3. X est le rang du premier succès lors d’une répétition d’expériences de Bernoulli
SN = = − 1 1
n(n + 1) n n + 1 de paramètre . On a donc X ∼ G( ).
n=1 n=1 52 52
XN
1
N
X +1
1 1 4. Comme les tirages se font sans remise, X correspond à la position de la dame
= − =1− −−−−−→ 1 de coeur dans une permutation aléatoire du jeu de carte. On en déduit alors
n n=2 n N + 1 N →+∞
n=1 que X ∼ U(J1, 52K).
4
VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
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VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
A partir de 1920 tirages on peut garantir à plus de 95% que la proportion de 6. On calcule Cov(Xn , Xm ) = Cov(yn X1 + yn−1 X0 , ym X1 + ym−1 X0 ) :
boules noires tirées sera entre 0.35 et 0.45.
Cov(Xn , Xm ) = yn ym V (X1 ) + yn−1 ym−1 V (X0 ) + (yn ym−1 + yn−1 ym )Cov(X0 , X1 )
Correction 111. On note Xi la variable aléatoire qui vaut 1 si le chiffre donné par 7 = yn ym V (X1 ) + yn−1 ym−1 V (X0 ) = yn y
le dé au i-ème tirage est 6 et 0 sinon. Les Xi sont indépendantes et suivent une loi
1 1 5 par indépendance de X0 et X1 . Donc la covariance est non nulle et X0 et X1
de Bernoulli B( ). On a E(X1 ) = et V (X1 ) = .
6 6 36 ne sont pas indépendantes.
Sn
La proportion de 6 est et donc on cherche le plus petit n tel que :
n
a 1
Sn 1 1 Correction 113. On a d’abord diagonalisable si et seulement si a ̸= 0 ,
P (| − |≥ ) ≤ 0.05 0 b
n 6 100
b ̸= 0 et
a ̸= b.
Sn 1 1 V (X1 ) X 1
Or P (| − |≥ )≤ n . On résout alors : Donc est diagonalisable en ω si X(ω) ̸= Y (ω). On calcule donc :
n 6 100 0 Y
1002
5 × 1002 50000 P (X ̸= Y ) = 1 − P (X = Y )
≤ 0.05 ⇐⇒ n ≥ ≈ 277777.78
36n 36 × 0.05 +∞
X
A partir de 277778 tirages on peut garantir avec un risque inférieur à 5% que la =1− P (X = k ∩ Y = k)
1 1 k=1
proportion de 6 tirés différera de d’au plus . +∞
6 100 X
=1− P (X = k)P (Y = k) par indépendance
Correction 112. k=1
1. La propriété du cours nous dit que X2 ∼ P(λ + µ) car X0 et X1 sont indépen- +∞
X
dantes. =1− p(1 − p)k−1 q(1 − q)k−1
k=1
2. On a P (X2 = 0 ∩ X1 = 1) = 0 et P (X2 = 0)P (X1 = 1) = e−λ−µ × (µe−µ ) ̸= 0.
1 qp
3. On montre ce résultat par double récurrence. Pour n = 0 et n = 1 c’est clair. = 1 − qp =1−
1 − (1 − p)(1 − q) p + q − qp
Soit n ≥ 0 tel que Xk = yk X1 + yk−1 X0 pour tout k = n et k = n + 1.
On a donc :
9
VARIABLES ALEATOIRES DISCRETES Exercices Chapitre 11
3. On note Z = XY . Alors Z(Ω) = {−1, 1} et : avec ∆1,i le mineur correspondant de la matrice Mn+1 . On a donc :
X
2
P (Z = −1) = P ((X = 1 ∩ Y = −1) ∪ (X = −1 ∩ Y = 1)) E(δn+1 ) = E( (−1)i+1 mi,1 ∆1,i )(−1)j+1 mj,1 ∆1,j )
1≤i,j≤n+1
= P (X = 1 ∩ Y = −1) + P (X = −1 ∩ Y = 1) X
1 1 1 = (−1)i+j E(mi,1 mj,1 ∆1,i ∆1,j )
= P (X = 1)P (Y = −1) + P (X = −1)P (Y = 1) = + = 1≤i,j≤n+1
4 4 2
Or mi,1 mj,1 et ∆1,i ∆1,j sont indépendantes si i ̸= j et dans ce cas
1 la E(mi,1 mj,1 ∆1,i ∆1,j ) = E(mi,1 mj,1 )E(∆1,i ∆1,j ) = 0 car d’après la 3.
En utilisant l’indépedance de X et Y . De même on a P (Z = 1) = .
2 E(mi,1 mj,1 ) = 0 . On a alors :
On a alors Z qui suit la loi R. X
2
4. Par linéarité de l’espérance on a : E(δn+1 )= (−1)i+i E(m2i,1 )E(∆21,i )
1≤i≤n+1
n n
Or E(∆21,i ) = V (Mn ) = n! et m2i,1 = 1 presque surement donc :
X X
E(τn ) = E( mi,i ) = E(mi,i ) = n × 0 = 0.
i=1 i=1 2
E(δn+1 ) = (n + 1)n! = (n + 1)!
Pour la variance on utilise l’indépendance des variables mi,j et donc : Enfin V (δn+1 ) = E(δn+1
2
) − E(δn+1 )2 = (n + 1)! − 0 = (n + 1)!.
n n
7. On a donc M2 nilpotent si et seulement si δ2 = 0 ∩ τ2 = 0 et alors :
X X
V (τn ) = V ( mi,i ) = V (mi,i ) = n × 1 = n. P (M2 ∈ N2 ) = P (δ2 = 0 ∩ τ2 = 0)
i=1 i=1
= P (m1,1 m2,2 − m1,2 m2,1 = 0 ∩ m1,1 + m2,2 = 0)
5. On developpe le determinant par rapport à la première colonne : = P (m1,1 m2,2 − m1,2 m2,1 = 0|m1,1 + m2,2 = 0)P (m1,1 + m2,2 = 0)
n
Or P (m1,1 m2,2 − m1,2 m2,1 = 0|m1,1 + m2,2 = 0) = P (−m21,1 − m1,2 m2,1 =
X 1
δn = (−1)i+1 mi,1 ∆1,i 0) = P (m1,2 m2,1 = −1) = .
i=1
2
1 1
Et P (m1,1 + m2,2 = 0) = 2 × = .
avec ∆1,i le mineur correspondant de la matrice Mn . 4 2
1
Par lemme des coalitions mi,1 et ∆1,i sont indépendantes et donc : Donc P (M2 ∈ N2 ) = .
4
n n 8. On a P (M2 ∈ Gl2 (R)) = P (δ2 ̸= 0) = 1 − P (δ2 = 0) et
X X
E(δn ) = (−1)i+1 E(mi,1 ∆1,i ) = (−1)i+1 E(mi,1 )E(∆1,i ) = 0. P (δ2 = 0) = P (m1,1 m2,2 = m1,2 m2,1 ).
i=1 i=1
Or a = m1,1 m2,2 et b = m1,2 m2,1 suivent toutes deux une loi R d’après la 3.
6. On raisonne par récurrence sur n. et sont indépendantes par le lemme des coalitions. On a donc :
Si n = 1 le résultat est clair. P (a = b) = P (a = 1 ∩ b = 1) + P (a = −1 ∩ b = −1)
Pour n ≥ 1, on suppose que V (δn ) = n!.
= P (a = 1)P (b = 1) + P (a = −1)P (b = −1)
On développe δn+1 par rapport à la première colonne :
1 1 1
= 2+ 2 = .
n+1
X 2 2 2
δn+1 = (−1)i+1 mi,1 ∆1,i 1
i=1 Enfin on a donc P (M2 ∈ Gl2 (R)) = .
2
10