Dr.
Yahya El MOUNTASSIR
Pr. à la Faculté d'Economie et Gestion,
Université Ibn Tofail, Kénitra
Objectifs Généraux
ü Acquérir les concepts-clés du management stratégique;
ü Comprendre, maîtriser et savoir appliquer les outils
classiques de diagnostic stratégique;
ü Maitriser les différentes étapes du management
stratégique;
ü Etre capable de décrypter un choix stratégique d’une
entreprise/organisation au sein de son secteur
d’activité.
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Le management stratégique est l'ensemble des décisions qui relèvent de la
direction de l'entreprise et qui ont pour ambition de définir la stratégie de
l'entreprise.
Ces décisions stratégiques ont un impact à long terme et ont pour objectif
principal d'assurer le développement et la pérennité de l’entreprise.
Par conséquent, il faut favoriser en permanence des comportements
d’anticipation (la pensée stratégique) et non se limiter à des comportements
d’adaptation, certes indispensables pour réagir aux événements, mais
insuffisants pour assurer sa pérennité.
2
PLAN
I CONCEPTS DE BASE : LE MANAGEMENT ET LA STRATÉGIE
II LA DÉMARCHE STRATÉGIQUE
III LES CHOIX STRATÉGIQUES
VI PLANIFICATION ET DÉVELOPPEMENT DE LA STRATÉGIE
V L’ENVIRONNEMENT CONCURRENTIEL
VI LA DECISION STRATEGIQUE
LE CONCEPT DE MANAGEMENT
Le Management fait référence à l’ensemble des
techniques d'organisation de ressources
TOR sont mises en œuvre pour l’administration d’une
entité donnée (organisations, institutions, firmes)
c’est l'art de diriger les organisations, afin d’obtenir
une performance satisfaisante.
Être performant, c’est être efficace et efficient dans un contexte donné, tout
en se dotant des moyens adéquats pour atteindre ses objectifs.
Donc la performance c’est le lien entre les résultats et les moyens
consacrés à l’atteinte de ces objectifs.
La vision managériale de l'entreprise moderne met l'accent sur des
fondements de base :
Il recouvre toutes les fonctions attachées à l’entreprise :
v L’organisation de la production,
v La gestion des ressources humaines,
v La recherche-développement ou l’innovation…
C’est une démarche traditionnelle qui se traduit suivant un
processus. Nous illustrons ce processus dans la figure suivante :
Planifica&on
Organisa&on
Direc&on
Contrôle des ac&vités
Pour &rer le rendrement op&mal
Liée au secteur économique, la notion de Management
renvoie, aussi bien à :
ü L’art de faire (the art of doing);
ü À la valorisation des ressources humaines,
ü Aux processus qui permettent l’optimisation de l’entreprise
sur le marché.
Couvrant toutes les facettes du leadership pour des individus,
des groupes, des organisations et toutes autres structures, le
management met en jeu des aspects :
Ø Socio-psychologiques,
Ø Techno-économiques,
Ø Formels et/ou informels, etc.
Le management porte sur :
Ø Des considérations stratégiques,
Ø Des dispositions tactiques,
Ø Des activités opérationnelles.
Les composantes du management
Le manager dans ce sens, empreinte plusieurs domaines scien5fiques et techniques
(comptabilité, mathéma3que, sta3s3que, informa3que, sociologie, psychologie, etc).
La pensée Strategique
Entrepreneuriat
Les
Composantes Capacité de réflec5on
du Compétence Sociale
management
Planifica5on Logique et Ra5onnelle
Structura5on
Autant de composantes du management qui sont reliées, aux idées, aux politiques et
aux modes de fonctionnement de l'organisation en question.
La pensée Strategique
• La stratégie : est un « ensemble d’ac2ons coordonnées, et d'opéra/ons
habiles, visant à a4eindre un but précis un objec/f global à plus long
terme »
Entrepreneuriat
• L’entrepreneuriat : est l’ac2on de créer de la richesse et/ou de l'emploi
par la créa/on ou la reprise d’une entreprise.
• L’entrepreneur est une personne qui est prête à :
- MeDre en jeu sa carrière et sa sécurité financière pour réaliser une idée,
- MeDre son temps et son capital dans une entreprise risquée.
Capacité de réflection
• La capacité de réflexion : être capable d’utiliser toutes informations possibles pour
trouver les solutions adéquates, avec rapidité et compréhension. La capacité de
prendre en compte les conséquences de ses actions, aussi bien à long terme
qu’immédiates à savoir :
- Analyser d’abord les risques ou les pièges probables,
- Chercher comment les éviter,
- Définir une ligne de conduite qui aboutira à une sortie favorable.
Compétence Sociale
• « Les soft skills » sont les qualités qui désignent l’attitude de l’individu envers les
autres:
ü CommunicaDon interpersonnelle
ü AFtudes et valeurs au travail
ü Confiance en soi et asserDvite
ü Efficacite personnelle et gesDon du temps
ü Efficacite relaDonnelle dans le milieu du travail
ü GesDon de stress et capacites d’adaptaDon
ü Developpement des competences psychosociales
Planifica,on Logique et Ra,onnelle
• L'organisa*on dans la réalisa*on d'objec*fs :
– Dans un domaine précis ;
– Avec différents moyens mis en œuvre ; Et sur une durée (et des étapes) précise(s).
Structuration
• C’est-à-dire de considérer l’entreprise, l’organisa*on, comme , un lieu de construc,on,
de structura,on, un lieu en mouvement perpétuel:
– La défini*on de mission ;
– La négocia*on des objec*fs de chacun ;
– La déléga*on des responsabilités aux collaborateurs adéquats ;
– La forma*on requise pour l’épanouissement ;
– L’informa*on, et la communica*on pour le bon exercice des missions ;
– La mo*va*on des collaborateurs ;
– Le conseil (coaching) aux collaborateurs pour les aider à réussir ;
– Le contrôle et le suivi en temps opportun de l’exécu*on des tâches ;
– L’évalua*on des performances ;
– La reconnaissance du mérite.
La différence entre Manager’’ et le ‘‘Leader
Cette délimitation du champ d’action du management sert à explorer les similitudes de
la fonction de ‘‘manager’’ et celle des autres fonctions et les rôles connus de la fonction
globale de direction.
Dans ce cadre, on va recourir à une comparaison entre le ‘‘Manager’’ et le ‘‘Leader’’ :
v Être Manager, c'est tenir une position
§ Vous êtes désigné en qualité de manager par délégation de vos supérieurs.
§ Il s'agit d'un rôle clé qui implique une responsabilité et une autorité formelles.
v Être un Leader, est :
§ Un statut acquis par délégation des subordonnés.
§ Fondé sur le consentement qui doit être gagné chaque jour.
§ Les subordonnés donnent l'autorité au leader de diriger en acceptant son
leadership.
Quatre rôles qui correspondent aux quatre domaines d’intervention du manager,
offre une définition plus complète du concept de « management général».
1. Le stratège :
Un stratège, c’est disposer de qualités analy2ques perme3ant de faire
l’ar2cula2on (causes/effets) entre des événements passés et futurs
qu’encourt l’organisa8on.
C’est consacrer, le temps, l’énergie et l’a?en2on à l'examen de
l'environnement immédiat, (présent), les condi2ons préalables,
(passé) et les exigences et les a?entes. (Futur).
Le stratège est appelé :
– Le négociateur, avec les différents partenaires,
– L’ini8ateur d’idées,
– Le fixateur d’objec8fs,
– Le planificateur des ac8ons, etc.
Le changement et le développement sont des mots
importants pour le stratège
2. Le manager :
Un manager, c’est s’a-ribuer la fonc/on d’administra/on des ressources.
Elle consiste à fournir, distribuer et u/liser des ressources d'une manière
efficace, et efficiente à me-re en place les systèmes et les usages, et tout
ce qui a trait à la voca=on et aux objec=fs de l’organisa=on.
3. Le professionnel :
Au sens de la loi, un professionnel, c’est d’abord une personne qui
possède un savoir très spécialisé, d’un niveau de complexité élevé.
Par ses qualités professionnelles, il est le gardien :
• Du système de normes,
• Du code de l‘éthique.
4. Le leader :
Ø un leader est « une personne ayant une influence démontrable sur le
groupe »;
Ø La fonc1on de manager suppose de gérer les rela8ons sociales et de
travailler « à travers les autres » d'une façon construc1ve;
Ø Le leadership revient à influencer et soutenir les autres, à insuffler de
l'enthousiasme et de l'énergie au sein de l'organisa1on;
Ø Il consiste, en outre, à représenter un modèle posi8f pour les autres;
Ø il a la capacité de fédérer et de mobiliser les énergies autour d’une
ac1on commune.
2. Le ‘‘Management’’ et la ‘‘Stratégie’’ :
Définir une stratégie consiste :
Déterminer les buts et objec1fs qui
seront poursuivis
Définir les approches et les
processus à suivre
Choisir les actions à mettre en œuvre
ainsi que les ressources à mobiliser
La stratégie peut être envisagée selon deux niveaux :
La formula/on stratégique : ayant pour objet de structurer la
démarche de réflexion des dirigeants pour arriver à des choix
stratégiques.
Le management stratégique. : qui concerne les condi/ons de mise en
œuvre de ces choix et l'organisa<on des ac/ons collec/ves qui
perme>ront d'obtenir la performance a>endue durablement (C’est
une vision externe de la ges/on).
APPROCHE DE LA STRATÉGIE
À quoi ça sert ?
À donner une orientation (Ou devons-nous aller ?)
Elle sert de boussole à une entreprise pour maintenir son cap dans un
environnement toujours plus compliqué et mouvant
Concentrer les énergies (Que devons-nous faire ?)
Elle aide à simplifier et à appréhender l’environnement et à faciliter l’action
Renforcer la coherence (Qui fait quoi !)
Elle favorise la coordination des activités entre elles et permet de recentrer les
efforts individuels et collectif autour d’un projet commun
Calibrer l’organization (Qui sommes nous ? Quelle est notre mission ?)
Elle constitue, pour les acteurs du projet, un moyen pratique de s’identifier et de
comprendre leur rôle et de mesurer leur contribution au projet
5
PLÉTHORE DE DÉFINITIONS ACADÉMIQUES
Plusieurs définitions ont été formulées par les auteurs dans la
littérature, nous en donnons ici quelques unes :
ü Andrews « La stratégie générale est la combinaison de décisions dans
une entreprise :
Ø Qui détermine et relève les objectifs et les buts,
Ø Qui produit la politique générale et les plans destinés à les atteindre,
Ø Qui définit l’étendue des activités que l’entreprise poursuit, le type
d’organisation qu’elle a l’intention d’être.
C’est la nature des contributions, économiques ou non, qu’elle tente d’apporter
à ses actionnaires,
employés, clients, et autres communautés d’intérêt. »
ü Michael Porter « L’art de construire des avantages concurrentiels
durablement défendables »;
ü Alfred Chandler « La stratégie est déterminée par des buts à long terme
de l’entreprise, des choix des actions et de l’allocation des ressources
nécessaires à leur atteinte »;
ü Peter Drucker «Une théorie sur la manière d’obtenir un avantage
concurrentiel »
ü Henry Mintzberg « Détermination des 5 P :
- Plan (type d’actions voulues consciemment)
- Pattern (guide, cadrage des actions formalisées, strucutre)
- Ploy (manœuvre, action destinée à réaliser un objectif
précis/tactique, les stratagèmes, les manœuvres d’évitement)
- Position (recherche d’une position dans l’environnement)
- Perspectives (visions du futur et de l’environnement)».
ü En générale
Les décisions stratégiques concernent :
- La sélection des buts ;
- Le choix des produits et services à offrir ;
- L'élaboration et la configuration des politiques
déterminant comment la firme se positionne pour
rivaliser sur les marchés ;
- Le choix d'un niveau adapté d'étendue et de
diversité ;
- L'élabora<on d'une structure d’organisa<on, d'un
système administra<f et de poli<ques u<lisées pour
définir et coordonner le travail »
La stratégie, par définition, renvoie à l’idée
d’un pari sur un avenir inconnu et
aléatoire, d’un pari susceptible d’être sans
cesse remis en cause par des événements
imprévisibles.
UNE APPROCHE EN MOUVEMENT
Dans notre vie professionnelle, que ce soit pour développer votre société, dynamiser
votre ac>vité ou créer votre entreprise la stratégie est incontournable.
D
Une approche en mouvement
Comprendre et analyser l’entreprise, en terme :
¤¤D’environnement concurrentiel,
¤¤De ressources,
¤¤De compétences Analyse
¤¤De forces et faiblesses Stratégique
¤¤De risques à moyen et long termes
Traduction des orientations et des
décisions en terme :
¤¤Organisation, ressources
¤¤Planification
¤¤ Actions opérationnelles (les projets)
¤¤Moyens à mettre en place
Le
¤¤Gestion du changement
Management
Mise en évidence des critères Stratégique
susceptibles d’influencer et de
déterminer les axes de
développement futurs : Le
¤¤Les processus de veille Les
Orientations Déploiement
¤¤Produits, marchés
Stratégiques De La
¤¤Technologies
¤¤Alliances
Stratégie
¤¤La culture
1. Actualiser régulièrement la stratégie 3. Préparer l’entreprise à réagir
2. Identifier et manager les points de blocage 4. Piloter les crises
28
Les trois dimensions stratégiques
Obtenir un avantage concurrentiel grâce à la reconfiguration en continu des ressources et
compétences de l’organisation :
Quel modèle • activité, modèle économique,
de création de objectifs, organisation, mode
valeur de fonctionnement) ?
Sur quel • (concurrence, recherche de
environnement l’avantage concurrentiel) ?
sur quel • modelé peut-il être déployé ?
périmètre
C
Ø Un engagement de l’équipe dirigeante
Immédiatement sanctionnée lorsque
les engagements ne sont pas tenus
30
C
Ø À décliner sur la chaine de valeur
Direction Générale STRATÉGIE Corporate Strategy
Politiques et directives générales
TACTIQUES Business Strategy
Directions opérationnelles
Objectifs, règles et limites
ACTIONS Mouvements stratégiques
Organisations
31
B
Ø Évolution des marchés
L’environnement des entreprises évolue :
¤¤Internationalisation des échanges;
¤¤Explosion des outils de communication;
¤¤Développement des contraintes légales (sécurité, hygiène);
¤¤Réduction des cycles de vie des produits (Time to Market);
¤¤Meilleure prise en compte des aspects sociaux et environnementaux;
¤¤Modification des marchés fournisseurs (fusions, disparitions...);
¤¤Prédominance de la communication (réseaux sociaux, web).
32
B
Ø Évolution des enterprises
¤¤Besoins permanents de différenciations (Innovations, compétitivité);
¤¤Engagement à répondre aux contraintes externes (Investisseurs, législateurs…);
¤¤Obligation à améliorer ses résultats de manière permanente;
¤¤Protection de leurs approvisionnements (risques matières, cas de force majeure);
¤¤Sécurisation des relations fournisseurs stratégiques;
¤¤Renforcement des règles d’éthique (transparence, intégrité);
¤¤Gestion des risques de réputation et d’image.
33
B
Ø Les évolutions du périmètre de l’entreprise
L’intégration horizontale:
Elle correspond à l’extension du périmètre d’activité vers des domaines connexes
(nouveaux produits, nouveaux marché, les 2 cumulés…)
¤¤ Si l’activité reste la même, on parlera de confortement :
• Achat d’un concurrent pour renforcer ses parts de marchés
• Développement d’un nouveau produit ou d’un nouveau packaging pour contrecarrer
des produits de substitution
¤¤ Si elle est différente et représente la mise en tension de synergies avec l’activité
principale (Core Business), on parlera de diversification :
34
B
L’intégration vertical:
Consiste en l'extension des activités de base le long de
sa filière, soit :
Ø En amont, pour concurrencer ses fournisseurs
Ø En aval, pour concurrencer ses clients
35
B
L’externalization:
Consiste à céder une partie de son activité à des partenaires externes
Évolution 2006-2010 des domaines RH
UNE TRIPLE CONTRIBUTION 100%
externalisés
2006
2008
2010
50%
0%
Paie Admin. Gestion Recrutement Gestion des GTA
Personnel Formation Frais
36
LA VEILLE STRATÉGIQUE
Processus de surveillance permanente, proactive et ciblée de l'environnement
de l’entreprise, pour y déceler dès que possible les signaux faibles perturbateurs de
votre stratégie.
Veille
concurrentielle
ENTRANTS
POTENTIELS
FOURNISSEURS
CLIENTS
CONCURRENTS
DU SECTEUR
Veille commerciale Veille commerciale
SUBSTITUTS
Veille
technologique
Veille
environnementale
37
D
Ø Ses objectifs…
Permettre à l’entreprise de :
§ Disposer, au moment opportun, de la bonne information réglementaire,
normative ou marché, en vue de la prise de décisions engageantes;
§ Adapter / surveiller son environnement pour sécuriser les actifs, par
l’identification des menaces et des risques pays;
§ Disposer d’un panel de partenaires potentiels, à même de
l’accompagner dans la réalisation des projets;
§ Évaluer l'impact concurrentiel des différentes technologies que
l’entreprise maitrise ou cherche à maitriser;
§ Obtenir/ développer un avantage concurrentiel permettant de soutenir la
compétitivité, par l’identification des meilleures pratiques opérationnelles;
§ Rechercher des informations sur des opportunités d’achat (partenariats
technologiques ou commerciaux, sourcing, innovations...).
38
D Ø Ses périmètres d’investigation
IMPACT DE
L’ENVIRONNEMENT
EXTERNE SUR
Productivité / Rentabilité
Performances produits ou
services
Structure de coûts
Financement / BFR
Image et réputation
39
D
Ø Le processus de veille…
Identification :
§ Définition du contexte et des attentes de l’entreprise;
§ Ciblage des informations recherchées;
§ Collecte (données du marché, informations informelles…);
§ Analyse / Synthèse;
§ Communication.
Exploitation :
§ Traitement (revues de processus, révisions contractuelles, audits,
plans de progrès) ;
§ Validations croisées (technique d'évaluation des modèles
d'apprentissage-machine);
§ Utilisation (stratégie globale de l’entreprise, accords de partenariats,
couverture des risques, positionnements marketing et industriel).
40
D
Ø La collecte de l’information…
• Quotidiens, revues spécialisées, périodiques
• Colloques, congrès, conférences, salons
• Banques de données, Internet
Informa(ons
• Centres de documentation, brevets
ouvertes : • Cabinets spécialisés en synthèses documentaires
• Organismes fournisseurs de données économiques et
techniques
• Clients, fournisseurs, sous-traitants
Informations • Réseaux d’information des entreprises
ciblées : • Délégations économiques des ambassades
41
L'ELABORATION DE LA STRATÉGIE
Pour une entreprise, fixer un objectif général permet
d’orienter l’élaboration de la stratégie et le déploiement de la
tactique.
Lorsqu’un dirigeant définit la vision à moyen terme de son
entreprise, il considère l’entreprise dans sa globalité, en tant
qu’acteur de la vie économique et sociale, dans un
environnement concurrentiel interconnecté et mondialisé (la
plupart du temps).
Pourquoi fixer des objectifs et des missions ?
Définir une stratégie et préparer sa mise en œuvre
v La stratégie et les objectifs à atteindre
Chaque stratégie dispose de périmètre d’influence :
• (corporate strategy) agit sur les
La stratégie de
croissance orientations générales de l’activité
de l’entreprise.
• (business strategy) visent à
Les stratégies développer des avantages
concurrentielles concurrentiels pour chacune des
activités.
La représentation schématique des niveaux de responsabilité et de la nature
des engagements :
v La préparation des plans d’actions
Les plans d’actions consiste à décrire, prioriser et planifier les
opérations à réaliser afin d’atteindre les objectifs précédemment
définis.
Il faudra tenir compte :
§ De l’importance de se positionner avantageusement par
rapport à ses concurrents;
§ Que les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs et
mettre en œuvre les plans d’actions soient accessibles et
disponibles;
§ Du choix sur la répartition et l’utilisation optimale des
ressources disponibles pour chaque activité.
Déployer une tactique et contrôler son application
Les tactiques ou stratégies opérationnelles consiste à mettre en œuvre et suivre les
plans d’actions :
• à mener en précisant systéma0quement les
Lister les actions caractéris0ques des objec0fs à a9eindre
(volume, temps, budget, …) ;
Planifier les moyens à mettre • (collaborateurs, partenaires, fournisseurs, …)
à disposition des pour le bon déroulement des plans d’actions ;
participants
Prévoir des indicateurs • permettant de suivre la bonne application des
plans d’actions et de mesurer leur performance.
de suivi
• sera lancée dès la mise en œuvre des
La phase de plans d’actions.
contrôle • Elle permet de suivre le déroulement et
de réajuster les objectifs si nécessaire.
• en mesurant et en suivant les écarts grâce
aux indicateurs et aux tableaux de bord
Application qu’il est possible d’adapter la stratégie.
Ø Qui a intérêt à définir une stratégie ?
§ Les dirigeants ont besoin d’une stratégie pour avancer
pour développer son chiffre d’affaires, l’entrepreneur individuel ou freelance
comme le dirigeant de PME, de TPE ou de grand groupe établira une stratégie.
Celle-ci tiendra compte des forces de l’entreprise, de ses faiblesses, des
opportunités et menaces du marché ainsi que de son évolution.
Il devra aussi tenir compte des innovations qui transforment le contexte
économique.
§ Réussir sa création d’entreprise passe par une stratégie efficace
Les porteurs de projet ne sont pas en reste :
• Recherche d’investissement;
• Innovation;
• Partenariats.
Eux aussi doivent impérativement établir une stratégie leur
permettant de lancer leur projet tout en respectant les contraintes qui
leur sont propres :
• enjeux personnels;
• limites budgétaires;
• manque de compétence;
• dates butoirs;
• etc…).
Ø Quel est l’enjeu de la stratégie ?
L’enjeu de la stratégie est de rendre toute l’action de l’entreprise
plus efficace, plus rapide et plus économe.
Elle nous aide à réaliser nos objectifs plus rapidement, en utilisant
le moins de ressources possibles et en obtenant le plus de
bénéfices possibles.
Elle nous aide à choisir nos combats, à nous y préparer et à
maximiser nos chances de réussite.
Ø Quelle stratégie pour développer son activité ?
Développer son activité nécessite la mise en place d’une stratégie
marketing qui permet d’établir, présenter et commercialiser la bonne offre à la
bonne cible en mettant en avant les bonnes fonctionnalités et les bonnes
conditions (organiser la rencontre entre l’offre et la demande).
Pour ce faire, il est important de partir du besoin client. Celui-ci se
détermine en étudiant le marché, le plus souvent.
Les conclusions de l’étude contribueront à l’élaboration de la stratégie qui
passe par 5 étapes :
LE DIAGNOSTIC STRATÉGIQUE
Ø La méthode générale du diagnostic
La détermination de la stratégie de l’entreprise passe par un
diagnostic externe qui cherche à cerner les opportunités et
les menaces issues de l’environnement de l’entreprise,
Un diagnostic interne qui fait la synthèse des forces et des
faiblesses de l’entreprise.
PROCESSUS DE L’ANALYSE ET DE
LA FORMATION DE STRATEGIE
L’analyse externe permet :
1) D’identifier les variables stratégiques de l’environnement, Ces
variables peuvent relever :
v Du macro-environnement de l’entreprise (conjoncture économique et
sociale, sociologie, phénomènes politiques, instabilité des monnaies, etc.).
v Du meso-environnement spécifique à l’ensemble des entreprises du secteur
d’activité de l’entreprise :
§ Structure et évolution de la demande, de l’offre (stratégie des
concurrents, extensions de capacités, technologies de substitution),
§ Des coûts et effets de dimension spécifiques à l’activité (effets
"d’expérience", masse "critique"...),
§ Barrières à l’entrée et à la sortie de l’activité,
§ Facteurs de rentabilité potentielle et de risque potentiel (modification du
« rapport de force » entre l’industrie et ses clients, ses fournisseurs...).
v Du micro-environnement de l’entreprise (son personnel, ses fournisseurs,
ses clients, son environnement local...).
2) D’identifier les facteurs clés de succès actuels et prévisibles dans
chacune des activités de l’entreprise, ces facteurs peuvent être de nature :
v Marketing : niveau de prix, part de marché relative, savoir-faire de
communication...).
v De nature technologique : Capacité/ flexibilité de l’appareil industriel,
position de coûts, niveau d’intégration (amont, aval).
v De nature organisationnelle : Système d’information et de contrôle,
créativité, contrôle qualité, motivation / adaptabilité du personnel, capacité
/ qualité du management.
v De nature financière : capacité d’endettement, coût de l’endettement,
assise financière/ soutien financier d’une maison mère...
3) De porter un jugement sur la valeur de chaque activité pour l’entreprise,
cette variable de "valeur" de l’activité, cherche à décrire l’intérêt pour une
entreprise à être dans une activité donnée.
Ø L’analyse interne permet :
1) D’apprécier les capacités et les ressources de l’entreprise et
d’en détecter les faiblesses.
2) D’évaluer le degré de maîtrise de l’entreprise, a=achée à
chaque acAvité dans laquelle elle est présente.
3) De caractériser la posiAon concurrenAelle de l’entreprise dans
chaque acAvité.
Cette analyse se structure autour de différentes phases :
1) Un diagnostic fonctionnel qui permet de dégager, fonction par fonction,
les forces et les faiblesses de l’entreprise:
DIAGNOSTIC FONCTIONNEL
un diagnostic de situation ou de un diagnostic de fonctionnement en
performance à l’aide d’indicateurs s’interrogeant sur la valeur et la
chiffrés, lorsqu’ils existent : pertinence :
- des parts de marché, - des moyens d’action utilisés,
- des "ventilations du chiffre d’affaire" - des méthodes, des systèmes
par produits / marchés / clients, d’information et de contrôle...
- des contributions aux frais fixes,
- les taux d’absentéisme et de rotation
des personnels...).
2) Le diagnostic fonctionnel peut être complété par un diagnostic global, qui
met l’accent sur l’articulation entre :
Système Personnalité Iden/té de
Stratégie Structure du dirigeant l’entreprise
ges/on
3) L’évaluation du degré de maîtrise par l’entreprise des facteurs clés de
succès attachés à chaque activité.
4) L’évaluation de la position concurrentielle de l’entreprise, activité par
activité.
En faisant l’amalgame de ces facteurs externes et internes, on a une
première idée des chances d’une entreprise sur son marché
Ø La détermination des domaines d’activité stratégique (DAS)
La segmenta)on stratégique permet de regrouper ou de subdiviser en
groupes homogènes les ac3vités d’une entreprise qui a plusieurs mé)ers,
Ce6e segmenta3on est une étape essen)elle dans la phase de diagnos)c,
permet de créer des das,
Après iden3fica3on des das, l’entreprise pourra associer des stratégies
adéquates pour chacun.
Il est très important de différencier la segmenta3on stratégique de la
segmenta3on marke3ng.
Les critères de segmenta)on sont différents, il ne s’agit pas de groupes de
consommateurs mais de segments propres à l’entreprise.
Les critères de segmentation stratégique :
peuvent être classés en trois catégories :
q les variables externes (les clients, la concurrence, la
distribution et le marché) qui permettent de caractériser la
demande;
q les variables produits (les compétences et la technologie) qui
permettent de caractériser l’offre;
q les variables internes (la structure des coûts et les synergies)
qui déterminent la valeur de l’offre.
Différence entre segmentation stratégique et segmentation
marketing
la principale problématique stratégique relative aux différents
DAS:
L’existence ou non de synergie entre ces DAS?
L’existence de synergie permet de distinguer le ou les métiers d’une
organisation.
• Un diagnostic stratégique doit produire un résultat concret.
• Il ne doit pas être un simple rapport, donnant des bons ou des mauvais
points en fonction des qualités et du potentiel de l’entreprise.
LES CHOIX
STRATÉGIQUES
LA STRATÉGIE INSTITUTIONNELLE
LA STRATÉGIE DIRECTRICE
LA STRATÉGIE D’AFFAIRES
LES STRATÉGIES FONCTIONNELLES
LES STRATÉGIES DE COMPÉTITION
En observant le comportement des entreprises
Nous pouvons dire que, parmi l’ensemble des décisions
prises par les dirigeants
4 types
de décisions sont d’une importance capitale pour
l’avenir de l’organisation
les décisions
concernant la façon
dont on entend
concurrencer les STRATÉGIE
autres dans chacun D’AFFAIRES
des domaines
d’activité de
l’entreprise
les décisions
concernant la
réalisation des
STRATÉGIES
stratégies générées FONCTIONNELLES
par les décisions
précédentes
I- LA STRATÉGIE INSTITUTIONNELLE
La stratégie institutionnelle doit servir de guide et de phare au
moment de la formulation de la stratégie corporative et des
stratégies d’affaires;
Les dirigeants doivent évaluer les stratégies qu’ils envisagent à
l’aune des grands principes et des valeurs fondamentales
contenus dans la mission de l’entreprise.
§ Fondé en 1910 par Henri
Bourassa;
§ mission: un journal d’opinion
et de réflexion;
§ actif dans le débat politique
national au Québec;
§ Avec la venue de Jean-Louis Roy (1981-1986), et surtout
celle de Benoît Lau- zière (1986-1990), les choses ont
changé.
§ un journal est devenu comme un témoin, d’information
principalement, sans engagement politique.
stratégie institutionnelle et mission de l’entreprise
II- LA STRATÉGIE DIRECTRICE
Les dirigeants réfléchissent constamment à l’avenir de leur
entreprise :
Ø Veut-on accroître les activités de l’entreprise ?
Ø Veut-on rester dans les mêmes domaines d’activité ?
Ø Veut-on se diriger vers de nouveaux domaines ?
Ø Veut-on se retirer de certains domaines ?
Pour répondre à ces questions :
Dirigeants
Processus formalisé de prise
de décision, comme la
planification stratégique.
Suivre un processus moins linéaire
et moins formalisé.
• Leur capacité à nommer et à classifier des réalités;
• Leur capacité à mettre de l’ordre dans des réalités
complexes.
Jauch et Glueck (1988) définissent 3 grandes stratégies
directrices :
la stratégie de maintien ;
la stratégie de croissance ;
la stratégie de retrait.
Chacune de ces stratégies peut porter soit sur les produits, soit
sur les marchés
A. La stratégie de maintien
§ La stratégie de maintien vise une stabilité relative des
activités de l’entreprise, tant sur le plan de ses produits que
sur celui des marchés qu’elle dessert.
§ Cette stratégie est souvent considérée comme pertinente
lorsque l’environnement est relativement stable (statu
quo).
Cas de l'entreprise IMPERIAL TOBACCO
En raison de la publicité an1tabac qui
présente les risques de la cigare4e
pour la santé des individus.
Afin de maintenir sa posi5on très avantageuse…
IMPERIAL TOBACCO
utilise aussi abondamment la
STRATEGIE :
commandite d’événements
Imperial Tobacco a développé de
consacre des sommes
nouveaux types de cigare4es moins
exorbitantes à la promotion.
néfastes pour la santé.
Une stratégie de maintien présente toujours certains risques
liés à la « somnolence stratégique »
Ø Les dirigeants peuvent avoir la conviction que seuls des
changements incrémentaux, et à la marge, sont suffisants;
Ø Les dirigeants peuvent ne pas être suffisamment à
l’écoute des changements profonds qui surviennent dans
l’environnement complexe de l'entreprise;
Ø L’entreprise qui adopte longtemps une stratégie de maintien
ne développe pas les compétences et les habiletés
nécessaires pour être concurrentielle.
B. La stratégie de croissance
Ø Une stratégie de croissance est pertinente lorsque
l’environnement est favorable;
Ø l’entreprise se porte bien;
Ø les dirigeants estiment que le rendement futur de l’entreprise
passe par la croissance;
Ø Cette stratégie plaît beaucoup aux dirigeants.
Une telle stratégie peut se réaliser de plusieurs façons. La matrice
d’Ansoff (1965), relève 4 façons pour une entreprise de croître :
1. L’entreprise peut utiliser ses produits actuels pour pénétrer
davantage les marchés dans lesquels elle est déjà̀ présente
(pénétration);
2. Elle peut utiliser ses produits actuels afin d’essayer de pénétrer de
nouveaux marchés (extension de marché);
3. Elle peut vendre de nouveaux produits dans ses marchés actuels
(développement de gamme);
4. Elle peut choisir de se diversifier dans de nouveaux domaines
d’activités, qui sont reliés ou non avec son domaine d’activité
initial.
Les options stratégiques de base
(matrice d’Ansoff )
La matrice
du vecteur de
croissance
une matrice des options de
croissance et la liste des
actions à entreprendre en
fonction des options
stratégiques choisies.
Les avantages des différentes
stratégies de croissance
Certains risques liés à la croissance
Ø l’acquisition de parts de marché additionnelles exige des
dépenses très importantes sur le plan de la publicité et du
marketing;
Ø L’élargissement de la gamme par le développement de
nouveaux produits nécessite aussi des investissements
majeurs. (R&D);
Ø La diversification est la plus risquée des stratégies de
croissance.
Cas de la maison d'édition HARLEQUIN
• Harlequin évolue dans l’industrie de l’édition de livres. Ses ventes et
ses bénéfices annuels ont été en augmentation constante depuis 1970
(180 millions $), et publiés en 9 langues et vendus dans plus de 90 pays;
• Harlequin continuait à avoir des liquidités importantes et n’avait aucune
dette, elle se devait d’investir pour assurer sa croissance future.
• Harlequin a donc décidé de poursuivre son expansion géographique au
Japon, en Scandinavie, au Mexique, au Venezuela et en Grèce.
• Cependant, malgré les ressources financières considérables dont
l’entreprise disposait pour mettre en œuvre ces stratégies, ces dernières
n’ont pas donné les résultats escomptés ou ont carrément échoué.
C. La stratégie de retrait
Ø Une stratégie de retrait signifie la diminution ou même
l’arrêt des activités d’une entreprise ;
Ø Cette stratégie est pertinente lorsque l’environnement est
défavorable, que l’entreprise va mal et que de meilleures
opportunités existent dans d’autres domaines d’activité;
Ø L’entreprise décide alors d’abandonner certains produits
ou certaines activités ou de se retirer partiellement ou
totalement de certains marchés.
Le retrait peut prendre 3 formes principales :
1. le retranchement d’activités :
v Le retranchement consiste à éliminer certains produits ou
services;
v Les produits et services qu’on retranche sont habituellement des
activités jugées peu rentables pour l’entreprise, ou moins
rentables que d’autres activités dans lesquelles elle est
impliquée.
v Plus la concurrence est forte dans une industrie, moins
l’entreprise peut maintenir des produits et services peu ou
pas rentables.
Cas retranchement d’[Link]és :
la Bourse de Montréal, qui a
décidé de retrancher de ses
activités les actions et les
obligations, pour se concentrer
sur le marché des options.
l’entreprise canadienne
ferroviaire CN a décidé
d’éliminer un certain
nombre de destinations
qu’elle offrait auparavant.
Eaton a retranché de ses
activités de commerce de détail
la vente par catalogue et, par la
suite, la vente des appareils
électroménagers.
2. la vente d’activités :
L’entreprise recours à cette manœuvre stratégique dans deux types
de circonstances :
Ø d’une part, lorsqu’elle estime qu’elle sera incapable de raffermir
sa position dans un domaine d’activité, compte tenu de la
concurrence;
Ø d’autre part, lorsqu’elle veut dégager des ressources,
principalement financières, afin de se concentrer davantage
dans des domaines où elle est déjà active, ou d’aller dans de
nouveaux domaines qu’elle juge davantage prometteurs.
Cas:
Sous l’effet de la mode de la diversification, Canam a décidé de
prendre une position importante dans Nover Co, une entreprise
qui était le maître d’œuvre de la politique d’investissement et de
diversification de Gaz Métropolitain. Cet investissement important
a obligé le Groupe Canam à désinvestir des domaines des
semi-remorques et du mobilier de bureau.
3. la liquidation:
Ø La liquidation consiste à se départir totalement d’une
entreprise;
Ø L’entreprise adopte cette stratégie peu fréquente lorsqu’elle
est forcée de le faire;
Ø Dans le cas ou l’entreprise connaît des difficultés
financières importantes.
C’est ce qui est arrivé à Eaton. La stratégie
de redressement que cette entreprise a
essayé de mettre en place n’a pas
fonctionné et elle s’est retrouvée dans
l’obligation de liquider l’entreprise.
D. La stratégie directrice comme combinaison de stratégies
Les entreprises complexes sont habituellement présentes dans
plusieurs domaines d’activité.
Leur stratégie directrice est donc une stratégie combinée,
c’est-á-dire une stratégie qui combine les stratégies poursuivies
dans les différents domaines d’activité de l’entreprise.
Deux modelés qui ont marqué la gestion stratégique, à savoir :
ü Boston consulting group (BCG);
ü McKinsey.
Le modèle du Boston Consulting Group
Le Boston Consulting Group propose une analyse s’articulant autour de 2
axes :
v Le taux de croissance du segment d’activité analysé;
v La part de marché relative de l’entreprise sur ce segment.
La part de marché relative se mesure par le ratio de la part de marché de
l’entreprise par rapport à la part de marché du concurrent principal.
Ce ratio reflète la position concurrentielle de l’entreprise en ce qui
concerne les coûts, les avantages sur le plan des coûts découlant d’un
volume d’affaires plus grand que celui des concurrents.
Le modèle du BCG
Analyse du modèle du BCG
Le modèle du BCG est quantitatif et relève d’une logique purement financière.
L’allocation optimale des ressources financières de l’entreprise se fait en
tenant compte de la rentabilité des différents domaines d’activité et de leurs
besoins de liquidités.
C’est là que les dirigeants utilisent le modèle de portefeuille afin de faire les
choix stratégiques qui s’imposent en ce qui concerne le maintien, le
développement ou l’abandon de leurs différents domaines d’activité.
Les dirigeants s’intéressent d’abord au taux de rendement du capital investi
dans les différents domaines d’activité, et non à la synergie possible entre ces
différents domaines.
Le modèle de McKinsey
À la différence du modèle du BCG, celui de McKinsey ne repose
pas sur la seule logique financière et il tient compte de facteurs
qualitatifs. Il s’intéresse au marché, tout comme le BCG, mais
aussi à l’entreprise dans son ensemble.
Le premier axe du modèle est la valeur d’un domaine d’activité
pour l’entreprise, à savoir non seulement le taux de croissance
du domaine d’activité, mais aussi l’intérêt que représente ce
domaine pour l’entreprise.
Le second axe est la position concurrentielle de l’entreprise
dans un domaine d’activité, sa position dans le cycle de vie et
les risques qu’il implique pour l’entreprise.
Le modèle de McKinsey
Analyse du modèle McKinsey
La recherche de cohérence et l’établissement d’une synergie
entre les domaines d’activité sont donc présents dans le modèle de
McKinsey.
il peut être d’une grande utilité pour les dirigeants d’entreprises
diversifiées qui ont à faire des choix stratégiques.
Il permet aussi aux dirigeants de faire des choix en ne se basant
pas uniquement sur les flux financiers de l’entreprise, mais aussi sur
l’ensemble des caractéristiques qui contribuent à forger l’identité
d’une entreprise et sa capacité à concurrencer les autres entreprises.
III- LA STRATÉGIE D’AFFAIRES
Pour chacun des domaines d’activité dans lesquels elle est engagée,
l’entreprise doit décider comment elle entend se battre contre ses
concurrents.
Le type d’avantage concurrentiel et l’étendue de la cible
stratégique, définissent ce que porter appelle les stratégies
génériques, à savoir trois moyens fondamentalement :
ü la stratégie de domination par les coûts;
ü la stratégie de différenciation;
ü la stratégie de concentration.
Les Stratégies Génériques
1. La domination par les coûts :
Stratégie consiste à bâtir une organisation capable d’avoir des
coûts plus faibles (Produire et vendre moins cher que la
concurrence) que ceux de ses compétiteurs (économies
d’échelle).
Exploiter au maximum l’effet d’expérience pour :
– Obtenir le volume cumulé de production le plus important;
– Bénéficier du coût de production le plus faible;
– pouvoir jouer sur les prix et/ou les marges.
Les Limites de la stratégie de domination par les coûts
§ Mobilise des ressources considérables;
§ Repose sur la standardisation des procédés et/ou produits, et
freine ainsi l’innovation;
§ Elle pousse à la guerre des prix;
§ L’expérience peut être contournée, copiée, ...
§ Inapplicable dans certains secteurs.
2. Stratégie de différenciation
Une stratégie de différenciation consiste à produire un bien ou un
service qui présente un caractère unique pour le client, et pour
lequel ce dernier est prêt à payer plus cher.
§ Permet aux entreprises de désensibiliser les prix et de se
concentrer sur la valeur générant un prix et une marge
comparativement plus élevés;
§ Risque d'être copiée par des concurrents;
§ Perpétuelle incitation à innover et à améliorer vos produits et
services;
§ Capacités commerciales importantes;
§ Technologie du produit;
§ Intuition et créativité;
§ Réputation de l'entreprise.
Le caractère unique d’un produit ou d’un service peut découler
du type de matières utilisées et de leur qualité, du design du
produit, de sa performance ou de l’image qu’il projette.
Fonder l'avantage concurrentiel de l'entreprise sur la
spécificité de l'offre.
3. Stratégie de concentration (focalisation)
§ Maintenir l'entreprise dans un seul domaine d'activités et y
exploiter des compétences bien maîtrisées;
§ Lorsqu'une entreprise ne peut se permettre de prendre le
leadership ni par les coûts ni par une différenciation;
§ Souvent employée par les PME;
§ Utiliser une focalisation sur les coûts ou sur la différenciation.
4. Deux logiques différentes
Pour Porter, les stratégies de domination par les coûts et de
différenciation répondent à deux logiques :
celle des coûts bas et celle des prix élevés…
ü Une entreprise peut acquérir un avantage concurrentiel en
ayant des coûts plus bas que ceux de ses concurrents ;
ü son avantage concurrentiel peut aussi découler de sa
capacité à exiger un prix plus élevé pour ses produits et
services.
IV- LES STRATÉGIES FONCTIONNELLES
Les stratégies fonctionnelles sont rattachées aux principales fonctions de
l’entreprise, à savoir :
Les stratégies fonctionnelles sont particulièrement importantes
au moment de la mise en œuvre des stratégies directrices et des
stratégies d’affaires.
Les stratégies fonctionnelles qui permettent la mise en place
réussie de ces dernières.
C’est pour cela que les dirigeants d’une entreprise doivent se
préoccuper des stratégies fonctionnelles au moment même où
ils formulent les stratégies d’affaires et directrice.
compétences nouvelles dans l’une ou l’autre des
fonctions pourront être acquises
Les stratégies directrices
et les stratégies fonctionnelles
V- LES STRATÉGIES DE COMPÉTITION
Dans le domaine de la stratégie, la littérature accorde une importance
particulière aux stratégies de compétition.
Les choix stratégiques ont pour objectif de permettre à l’entreprise de
« battre » ses concurrents.
Parmi les autres choix stratégiques, nous adoptons :
ü Le modèle SWOT
ü Le modèle des « Cinq forces de Porter »
ü L’analyse PEST ou PESTEL
ü La chaine de valeur
1. Le modèle SWOT
Le plus connu des outils d’aide à la décision reste le modèle
SWOT, acronyme des termes anglais : Strengths (forces),
Weaknesses (faiblesses), Opportuni1es (opportunités) et Threats
(menaces).
La matrice SWOT est un outil très utile pour définir les stratégies de
développement et/ou d’investissement, que ce soit en terme de
positionnement, des moyens humains, de mode de production, de
distribution.
Elle participe à la clarification des idées et à l’appropriation des
axes stratégiques à mettre en œuvre.
Même bien réalisée, elle reste un outil réducteur et simplificateur.
E
Le modèle SWOT
Positif
POINTS FORTS OPPORTUNITÉS
• Les exigences des participants
• Que faites-vous mieux que d’autres
? changent- elles ?
• Qu’est-ce qui différencie • Y-a-t-il des participants non pris
l’organisation ? en compte ?
• Existe-t-il une culture d’entreprise • Comment augmenter l’engagement ?
positive ? • Quelles sont les opportunités
• Votre réputation est-elle solide ? de mondialisation ?
• La vision est-elle claire et • Comment les pays sous-
déterminante ? développés peuvent-ils être mieux
Externe
Interne
servis?
MENACES
POINTS FAIBLES
• Qui répond le mieux aux besoins
• Que faites-vous moins bien que des participants ?
d’autres ? • Quels changements à venir peuvent
• Comment pouvez-vous être plus être obsolètes ?
efficaces ? • Qui attire vos participants ?
• Les ressources adéquates sont- • Dans quelle mesure
elles disponibles ? l’environnement législatif évolue-t-
• Pouvez-vous supporter les forces il ?
négatives ? • Dans quelle mesure la technologie est-
elle menaçante?
Négatif
11
7
Le modèle SWOT > L’exemple Renault
Le 9 février 2006 Carlos Ghosn, le président de Renault, dévoile son plan
stratégique vissant à faire du groupe le « constructeur généraliste le plus rentable
en Europe ».
Détaillant le « diagnostic » qu’il a établi avant de définir son plan, il a énuméré « 5
faiblesses » de Renault :
• Un système de management à l’international peu efficace;
• Un « centrage insuffisant » sur le client et le profit;
• Des coûts d’investissement peu compétitifs;
• Une image de marque qui se degrade;
• Une gamme « trop étroite ».
11
8
À ces carences, il a opposé les « 5 atouts » du constructeur :
• L’alliance avec Nissan, dans lequel Renault a 44,3% et avec qui Carlos Ghosn a
exclu toute fusion;
• Les bonnes performances du constructeur français à l’international;
• Le succès de la Logan;
• Le « bilan sain » de Renault;
• Sa « réactivité » et ses « compétences ».
ANALYSE INTERNE Forces
DE
CAPACITÉS STRATÉGIQUES
L’ORGANISATION Faiblesses
Action à entreprendre
ANALYSE EXTERNE Opportunités FACTEURS CLÉS DE SUCCÈS
DE
L’ENVIRONNEMENT Menaces
2. Le modèle des « Cinq forces de Porter »
Par définition, le modèle des cinq forces de Porter caractérise un
environnement concurrentiel et non une entreprise en particulier : pour
tous les concurrents en présence, l'analyse est la même et les facteurs
clés de succès sont identiques.
La configuration, la hiérarchie et la dynamique de ces forces permettent
d'identifier les facteurs clés de succès.
c'est-à-dire les éléments stratégiques qu'il convient de maitriser afin
d'éviter que le profit ne soit capté par ces cinq forces au détriment de
l’entreprise.
La maitrise de ces facteurs clés permet aux entreprises d'obtenir un
avantage concurrentiel.
E
Le modèle des « cinq forces de Porter » a été élaboré en 1979 par le professeur
de stratégie Michael Porter.
Il considère que la notion de concurrence doit être élargie.
Selon Porter, cinq forces déterminent la structure concurrentielle d'une industrie
de biens ou de services :
• le pouvoir de négociation des clients
• le pouvoir de négociation des fournisseurs
• la menace des produits ou services de substitution
• la menace d'entrants potentiels sur le marché
• l'intensité de la rivalité entre les concurrents
Au sein d’une industrie, un « concurrent » désigne tout intervenant
économique susceptible de réduire la capacité des firmes en présence à
générer du profit.
12
1
E Le modèle des « Cinq forces de Porter » > Exemples
LE MARCHÉ FRANÇAIS DE LA TÉLÉPHONIE EN 2008 LA BANQUE POSTALE EN 2012
ENTRANTS POTENTIELS
BARRIÈRES À L’ENTRÉE
Nouveaux opérateurs virtuels ?
Opérateurs bénéficiant d’une nouvelle licence (mais limitée)
Notoriété / image nécessaire pour Changement de comportement des
de téléphonie mobile (Free) donner confiance au client consommateurs (niveau des clients en
ààFortes barrières à l’entrée (licences, infrastructures). Réseau d’urgences baisse)
Tributaire de l’attribution d’une 4e licence 3G par l’État. Aversion des clients au changement de Développement des TI qui permet
banque de compenser l’absence d’agence
et donne accès à plus
Barrières à l’entrée rédhibitoire
d’informations
Menace faible 2/5
Barrières à l’entrée en baisse
FOURNISSEURS CLIENTS
(en terminaux) CONCURRENTS Consommateur par le
Une vingtaine de Trois principaux opérateurs biais des distributeurs
fabricants (Nokia, Pouvoir (Auchan, Carrefour,
Faible (SFR, Orange, Bouygues
Samsung, Sony, de négo- Darty, FNAC…) ou FOURNISSEURS CONCURRENTS ACHETEURS
pouvoir Télécoms) + opérateurs
Ericsson, LG…) ciation des réseaux propres
de négo- virtuels (Virgin mobile)
modéré d’agences (France Peu d’impact sur le Intensité faible car taille Aversion au changement
ciation
ààDe plus en plus Télécom…) processus d’affaire du marché très de banque. Atomicité
ààLemarchéariveàsaturation(tauxd’équipementde
concentrés, ils doivent importante de la banque des acheteurs :
80%), et les trois principaux ààPeu de pouvoir de
rechercher la 2/5 ààLe pouvoir de dans la chaine de ààPeu de pouvoir de
2/5 concurrents ont des offres et négociation
différenciation, mais prescription des valeur négociation
tailles comparables.
celle-ci est peu distributeurs est
Forte intensité 4/5 Importance accrue des
durable, même si contrebalancé par le Intensité de hausse, Changement du
certains tirent réseau d’agences fournisseurs en IT
pouvoir des comportement des
ponctuellement leur (intégration aval) permettant aux banques
fournisseurs et acheteurs : mise en
épingle du jeu (ex. : de se différencier et de acheteurs. concurrence des
Apple avec l’iPhone). mieux maitriser leurs Menace suite à l’arrivée
Menace faible 2/5 banques pour choisir
coûts de nouveaux les services.
ààFournisseurs concurrents
SUBSTITUTS deviennent Accès à plus
incontournables d’informations
Dans une certaine mesure, la téléphonie fixe et la
téléphonie par Internet. ààPouvoir du client
ààEn rapport qualité/prix, les substituts peuvent concurrencer
les portables en termes de temps d’appel, mais pas de
mobilité. PAS DE PRODUITS DE SUBSTITUTION
La principale force qui s’exerce sur le secteur est la rivalité entre les entreprises existantes. Dès lors, il
n’est pas étonnant que SFR, Orange et Bouygues Télécom se soient, selon le conseil de la
concurrence, entendus sur leurs parts de marché respectives en 1997 et 2003. Les trois opérateurs ont Situation initiale Évolution de l’environnement
été condamnés à une amende de 534 millions d’euros.
12
2
E 3. L’analyse PEST ou PESTEL
L’analyse PEST (ou PESTEL) est un outil d’analyse recensant les risques et
opportunités que l’entreprise peut voir surgir dans son environnement au travers de
quelques grandes forces structurantes : la Politique, l’Économie, le Social, la Technologie,
l’Environnement et la Législation.
Pression gouvernementale
Croissance
Fiscal Politique monétaire
Taux d’intérêts
Sécurité Pression européenne
Politique chômage
Export Imposition
Douane Taux d’inflation
Droit des contrats Cycle économique
Protection des consommateurs Immobilier
Emploi POLITIQUE Confiance des ménages
LÉGISLATION MARCHÉ ÉCONOMIQUE
ENTREPRISE
ENVIRONNEMENT SOCIAL
Recyclage des déchets Répartition des revenus
Formation sécurité
TECHNOLOGIE Démographie
Aides énergies propres Mortalité
Clean/Greentechs Pyramide des âges
Réglementation urbanisme Mobilité sociale
Impact transport Financement de la recherche Style de vie
Nouveaux brevets Éducation
Transferts technologiques Modes
Cycles d’obsolescence Santé
Coût de l’énergie
12
3
L’analyse PEST ou PESTEL
Ø L’analyse PESTEL sert généralement à préparer en amont une analyse SWOT
qui permet d’identifier les forces et les faiblesses internes de l’entreprise, et les
opportunités et les menaces externes de l’environnement dans lequel elle
œuvre.
Ø En identifiant les différents facteurs pouvant être favorables ou défavorables
au développement de l’entreprise, cette analyse peut également permettre de
mettre en lumière les tendances générales d’évolution du macro-
environnement.
Ø L’idée de l’analyse PESTEL est de permettre d’identifier toutes les influences
majeures pour l’entreprise.
E 4. La chaine de valeur
La chaine de valeur est l'ensemble des étapes déterminant la capacité d'un
DAS, d'une entreprise ou d'une organisation à obtenir un avantage
concurrentiel.
INFRASTRUCTURE DE L’ENTREPRISE
Activités de soutien GESTION DES RESSOURCES HUMAINES
DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE, R&D
APPROVISIONNEMENTS
COMMER-
LOGISTIQUE LOGISTIQUE
PRODUCTION CIALISATION SERVICES
INTERNE EXTERNE ET VENTE
Activités Principales
Caractéristiques principales de stratégie de valeur :
• Une offre à des coûts inférieurs aux concurrents
• Une offre possédant des caractéristiques uniques que les clients sont prêts à
payer plus cher
• Une combinaison des deux pour s'adresser à des segments différents de clients
12
5
La chaine de valeur
La valeur est la somme que les clients sont prêts à payer pour obtenir le produit
ou service.
Elle doit permettre à une entreprise de construire son avantage concurrentiel
pour un produit, un service ou une marque offrant une supériorité sur ses
concurrents immédiats.
Chaque entreprise cherchera à obtenir dans la filière la position qui correspond
aux activités lui permettant de maximiser sa valeur contributive
en parallèle à s'organiser pour maximiser la chaine de valeur interne de ses
activités.
L’ENVIRONNEMENT CONCURRENTIEL
Il revient largement à Ansoff d’avoir défini la stratégie comme l’ensemble
des décisions prises en fonction de l’environnement.
l’environnement de l’entreprise se limite à deux dimensions, quand, tout
simplement, il n’est fait mention que d’un vague opposition :
« Environnement Interne »
« Environnement Externe »
• ce qui entoure les acteurs au sein de leur
organisation
On distingue d’abord le macro-environnement :
en gros, il comprend tous les éléments structurels qui encadrent les choix
majeurs de l’entreprise. Il s’agit, pour l’essentiel des variables suivantes :
ü Les grandeurs macroéconomiques,
ü La conjoncture,
ü Les institutions,
ü Les réglementations,
ü L’état des mœurs et des mentalités, voire les goûts,
ü La technologie.
On considère que ces variables structurelles sont suffisamment stables pour que
l’entreprise les prenne comme des données.
On distingue ensuite l’environnement de marché:
Celui-ci se réduit à l’ensemble des concurrents directs existants sur le ou les
produits de l’entreprise.
Les structures de marché sont analysées à l’aide des catégories,
passablement usées, de la théorie économique (concurrence pure et parfaite,
monopolistique, oligopolistique).
Au total, on débouche sur plusieurs niveaux d’analyse
de l’environnement, chacun d’entre eux posant des
problèmes stratégiques différents.
I - LA NOTION D’ENVIRONNEMENT CONCURRENTIEL
Un environnement complexe et turbulent
q La Complexité :
Un système devient d’autant plus complexe que le nombre d’acteurs est
important, et que les relations entre ces acteurs sont fortes et interactives,
ce que nous pouvons représenter à l’aide du schéma simple suivant :
L’introduction progressive des interactions accroît la complexité du
système, ainsi que l’introduction de nouveaux acteurs.
Alors que l’accroissement perçu de complexité tient à deux choses :
D’une part, …
On prend en compte de plus en plus d’acteurs (les clients et les fournisseurs,
mais aussi les institutions économiques, administratives, politiques, etc.);
D’autre part, …
On s’aperçoit que les relations peuvent devenir plus interactives et plus
nombreuses.
C’est en cela que l’environnement nous apparaît plus
C’est en cela que l’environnement
complexe nous apparaît plus
qu’auparavant
complexe qu’auparavant
qLa Turbulence :
Les « discontinuités » et les « surprises » stratégiques, en face desquelles
l’entreprise doit manifester une capacité de réaction forte.
La turbulence accrue est apparue sur bien des plans au cours des vingt dernières
années :
Ø Tout d’abord, des ruptures technologiques très importantes dans bien des
domaines.
Ø Des changements profonds dans les mœurs, liés à l’extension de la société
de consommation, à sa saturation dans les pays avancés : par exemple, les
consommateurs deviennent plus exigeants, soit sur les coûts, soit sur les services.
Ø L’économie mondiale est affectée par une série de crises, et les économise
nationales connaissent de brutales transformations.
Ce schéma est désormais un classique de l’analyse stratégique,
Il mérite quelques précisions :
Schématisée par le professeur de Harvard, Michael Porter,
au début des années 80 (à partir de ses travaux des années 70)
L’ANALYSE DE CONCURRENCE
La théorie micro-économique des marchés nous offre plusieurs structures
de concurrence :
1- La théorie de la concurrence pure et parfaite :
2- La concurrence monopolistique et imparfaite
3- La concurrence oligopolistique
Formes de marchés de concurrence
LA DECISION STRATEGIQUE
La décision est l’acte volontaire par lequel, après examen des
diverses alternatives, on tranche, on prend parti.
Diriger une entreprise consiste par conséquent à décider, à
effectuer des choix précédant l’action.
Or les gestionnaires s’interrogent, comme l’ont fait depuis
longtemps les économistes, sur la rationalité ou l’irrationalité
des décisions.
Le processus de décision
NATURE DE LA PRISE DE DECISION STRATEGIQUE
Il revient à Herbert Simon d’avoir bien distingué trois types de décisions qu’il nous
faut prendre.
Les décisions programmées
Dans ce type de décisions, le problème à résoudre est bien délimité. On dispose
de toutes les informations nécessaires pour aboutir à une solution. Pour cela, on a
recours à un modèle rationnel, logique, qui donne la solution optimale, toutes
choses égales par ailleurs.
On procède donc selon une séquence « I-M-C » :
§ Intelligence du problème, et recueil des informations pertinentes.
§ Modélisation du problème, avec choix du modèle de décision.
§ Modélisation optimal, résultant de l’utilisation du modèle.
Les décisions semi-programmées
Ces décisions, de type intermédiaire, sont celles que rencontrent
fréquemment les cadres d’entreprise.
Les spécialistes des systèmes d’information s’efforcent de développer des
systèmes-experts (par exemple, pour le diagnostic médical, pour le
diagnostic financier), ou des systèmes interactifs d’aide à la décision (SIAD),
le but est de fournir des sortes d’algorithmes pour mettre en oeuvre des
processus de prise de décision. Herbert Simon a joué un rôle pionnier
dans ce domaine.
Architecture d’un système d’aide à la décision
ETL (Extract, Transform, Load)