123 Chaima
123 Chaima
Intitulé :
Jury d’évaluation :
Année universitaire
2015 - 2016
Remerciements
Nous remercions ALLAH tout puissant qui nous a donné le courage et la volonté et de nous
avoir bénie pour la réalisation de ce travail.
Nous voudrions présenter nos remerciements et notre gratitude en premier lieu au laboratoire
d’analyse « [Link] « pour son acceptation afin de réaliser ce travail.
Nous tenons particulièrement à remercier notre promotrice et directrice de mémoire madame
« Linda Lebad Boultifat » Maitre assistant en microbiologie pour avoir accepté la charge
de nous encadrer
Nous remercions également :
Madame « Ait Abdelwaheb Nawel » Maitre assistant à l’Université des frères Mentouri
pour l’honneur qu’elle nous a fait en présidant ce jury. Qu’elle trouve ici l’expression de
notre profond respect.
Nous adressons nos sincères remerciements à Mme « Meziani Meriem » pour avoir accepté
d’examiner et juger ce travail
Ames chères amies Basma, Yasmine, Noussa, Zineb, Sawssen, Rayan, Fati, fifi et Lamía, je
les remercie pour le sourire qu'elles ont su toujoursdessiner sur mon visage.
A mon binôme Amina, je la remercie pour le courage qu’elle m’a donné et tous les moments qu’on a
passé ensemble.
A la technicienne du labo [Link] « Nadia « et son fils Jawad pour son aide et sa patience
Lina
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à :
Ma très chère et douce mère Badiaa et mon très cher père Omar
pour l’éducation qu’ils m’ont prodigué ; avec tous les moyens et au prix de
toutes les sacrifices qu’ils ont consentis à mon égard, pour le sensé devoir qu’il
mon enseigné depuis mon enfance.
el rahim .
A mes chères amis lina ,fedjriaet fatima et a tous ceux qui ont une
relation de proche ou loin avec la réalisation du présent rapport.
Je dédie ce travail.
Amina
TABLE DES MATIÈRES
Introduction………………………………………………………………………………… 01
Synthèse bibliographique ………………………………… 02
Chapitre 1 : La résistance et la multirésistance bactérienne 02
1. Définition …………………………………………………… 02
2. Type de résistance………………………………………………………………………… 02
2.1. La résistance naturelle ou résistance intrinsèque …………………………… 02
2.2. La résistance acquise……………………………………………………………… 02
2.2.1. Résistance chromosomique…………………………………………………………… 03
2.2.2. La résistance extra-chromosomique…………………………… 03
a. Plasmides………………………………………………………………………… 03
b. Les transposons…………………………………………………………………… 04
2.2.3. Résistance par acquisition des gènes transférés……………………………………….. 04
2.3. La résistance croisée……………………………………………………………………. 04
2.4. La co-résistance……………………………………………………………… 04
3. Les mécanismes de résistance aux antibiotiques…………………………………… 05
3.1. La destruction ou l’inactivation du médicament par des enzymes …………………… 05
3.2. Le blocage de la pénétration dans la cellule ……………………………………....... 05
3.3. La modification de la cible du médicament………………………………………… 05
3.4. L’expulsion du médicament………………………………………………………. 06
4. Méthode de mesure de la résistance bactérienne ……………………………… 06
5. Réservoir de la résistance aux antibiotiques……………………………… 06
6. Transmission de la résistance à l’homme………………………………………………… 07
6.1. La transmission directe……………………………………………………… 07
6.2. La transmission via l’alimentation d’origine animale………………………………. 07
6.3. Le transfert de gène de résistance de l’animal à l’homme…………………………… 08
7. la multirésistance………………………………………………………………………… 08
Chapitre 2 : Les antibiotiques
1 .Définition …………………………………………………………………… 10
2 .Types des antibiotiques…………………………………………… 10
2.1. Origine naturelle……………………………………………………… 10
2.2. Origine synthétique……………………………………………………………… 10
3. Mode d'action des antibiotiques……………………………………………………… 11
a. Sur la paroi bactérienne………………………………………………………… 11
b .sur la membrane cytoplasmique…………………………………… 12
c. Sur l'ARN des ribosomes…………………………………………… 12
d. Sur l'ADN bactérien…………………………………………………………… 12
e. Les antibiotiques inhibiteurs du métabolisme intermédiaire ………………… 12
4. Classification des antibiotiques………………………………………………… 12
4.1. les β lactamines……………………………………………………… 13
4.2 .les aminosides ou aminoglycosides……………………………… 13
4.3. les Phenicoles……………………………………………………………… 13
4.3.1. Le chloramphénicol…………………………………………………………………. 13
4.3.2. Thiamphénicol……………………………………………………………………… 13
4.4. les tétracyclines………………………………………………………………………… 13
4.4.1. Cyclines naturelles……………………………………………………… 14
4.4.2 .Cyclines semi-synthétiques……………………………….. 14
4.5. Les polypeptides………………………………………………… 14
4.5.1. La vancomycine……………………………………………………………………… 14
4.5.2 .La telcoplanine ………………………………………………… 15
4.5.3 .La Polymyxine………………………………………………………………………… 14
4.6. Les macrolides………………………………………………………………………… 14
4.7. Les quinolones………………………………………………………………………… 15
4.8. Les rifamycines…………………………………………………… 15
5. Antibiothérapie………………………………………………………………………… 15
5.1. Le Germe…………………………………………………………………………… 16
5.2. Le site de l'infection……………………………………………………… 16
5.3. Le terrain………………………………………………………………………… 16
5.4. Risque écologique…………………………………………………………… 16
5.5. Coût……………………………………………………………………………………… 16
Chapitre 3 : Les bactéries multirésistantes aux antibiotiques
3.1. Définition 17
3.2. Type des BMR ……………………………………………………………………….. 17
3.2.1. Hospitaliers…………………………………………………………………………… 17
3.2.2. Communauté………………………………………………………………………… 18
3.3. Localisation des BMR………………………………………………………………… 19
Partie pratique
Matériels et méthodes
1. Etude prospective…………………………………………………………… 20
2. Matériels utilisés……………………………………………………… 20
2.1 .Appareillage………………………………………………………………… 20
2.2. Milieux de culture…………………………………………………………… 20
2.2.1. Milieux de culture solides…………………………………………………………. 20
2.2.2. Milieux d’identification biochimiques et métaboliques…………………………… 20
2.2. [Link] d’Antibiotiques………………………………………………… 21
3. Méthodologie……………………………………………………………………………… 21
3.1. Les prélèvements ………………………………………………………….…………… 21
3.1.1. Techniques de Prélèvement…………………………………… 21
a-Prélèvement d’urine…………………………………………………………. 21
b-Prélèvement de l’éjaculat ……………………………….................................... 22
c-Prélèvements effectués sur des surfaces à l’hôpital……………………………… 22
3.2. L’isolement………………………………………………………………………………. 22
3.2.1. A partir des urines ………………………………………………………………… 22
3.2.2. A partir d’éjaculat ………………………………………………… 22
3.2.3. A partir des surfaces hospitalières………………………………………………. 22
3.3 .purification et identification ………………………………………………………….. 23
3.3.1. la galerie biochimique ……………………………………………………… 23
3.3.2. Test de la sensibilité aux antibiogrammes (ATB gramme standard) …..……… 25
Résultats et discussion ……………………………………………………………………….. 26
Résultat de l’isolement et l’antibiogramme ………………………………………………….. 26
1. A partir des urines …………………………………………………………………………. 26
2. A partir de l’éjaculat ……………………………………………………………………….. 27
3. A partir des surfaces hospitalières …………………………………………………………. 28
Discussion ……………………………………………………………………………………. 29
1. Etude de l’antibiorésistance des souches isolées à partir des urines …………………….. 29
2. Etude de l’antibiorésistance des souches isolées à partir de l’éjaculat ………………….. 31
3. Etude de l’antibiorésistance des souches isolées à partir des surfaces hospitalières……. 32
Conclusion …………………………………………………………………………………… 33
Résumé
Références bibliographiques
Annexes
LISTE DES ABREVIATIONS
Figure 6 : L’antibiogramme……………………………………………………………..24
Figure 7 : Disposition des disques d’antibiotiques sur Mueller Hinton……………….24
Figure 8 : Résultats de la galerie biochimique et de l’antibiogramme d’E. coli du
patient1………………………………………………………………………..26
Figure 9 : Résultats de la galerie biochimique et de l’antibiogramme d’Enterobacter sp du
patient 2………………………………………………………………………..26
Introduction
Au cours des cinquante dernières années, les antibiotiques ont joué un rôle crucial dans la
lutte contre de nombreuses maladies et infections et leur développement a révolutionné le
traitement de ses maladies. Cependant, avec l'utilisation croissante et parfois injustifiée de ces
molécules, les bactéries ont appris à se défendre et à s'adapter et certaines sont devenues
résistantes aux antibiotiques. Cette situation apparait particulièrement préoccupante en milieu
hospitalier et le nombre de bactéries résistantes est sans cesse d’augmentation et nous
assistons de plus en plus à l’émergence de nouvelles résistances 10.
Afin de mieux comprendre ce phénomène, nous avons jugés qu’il est important qu’on
dispose de connaissances sur les résistances, les multirésistances bactériennes et sur les
mécanismes d’actions des antibiotiques que nous allons aborder dans ce mémoire, divisé en
deus grandes parties. La première est essentiellement bibliographique, elle traite la résistance
bactérienne aux antibiotiques, les antibiotiques et leurs principaux mécanismes d’action et les
bactéries multirésistantes. Dans le même contexte, la seconde partie est pratique et elle a pour
objectif de rechercher, d’identifier et d’étudier l’antibiorésistance de certaines souches isolées
du milieu hospitalier.
1
CHAPITRE 1
LA RESISTANCE ET LA
MULTIRESISTANCE
BACTERIENNE
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
1. Définition
2. Types de résistance
2
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
3
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
- La perte d’un ou plusieurs caractères de résistance est possible mais rare 26 .
b. Les transposons
Ce sont des fragments d’ADN, capable de changer leur localisation dans le génome
sans jamais apparaître à l’état libre. Ils codent pour les déterminants de la transposition et
ceux d’autres fonctions telles que la résistance aux antibiotiques en s’intégrant soit dans le
chromosome soit dans le plasmide, en allant de l’un à l’autre 26.
4
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
Ce sont surtout les antibiotiques d’origine naturelle, tels que les pénicillines et les
céphalosporines, qui sont détruits où inactivés par des enzymes. Les médicaments entièrement
de synthèse tels que les fluoroquinolones sont moins vulnérables à cet égard, bien qu’ils
puissent être neutralisés par d’autres moyens. On peut supposer que les microbes n’ont tout
simplement pas eu le temps de s’adapter à ces structures chimiques inhabituelles.
Les pénicillines, les céphalosporines et les carbapénems ont en commun une structure,
le cycle B-lactame, que les B-lactamases, des enzymes bactériennes, attaquent et hydrolysent
.on connait à l’heur actuelle prés de 200 B-lactamases différentes, chacune spécifique d’une
variation mineure de la structure du cycle.
Les bactéries à Gram négatif sont plus résistantes que les autres aux antibiotiques.
Les structures de leurs parois cellulaires limitent l’absorption de nombreuses molécules en
obligeant celles-ci à passer par des ouvertures appelées porines. Chez certains mutants les
porines sont modifiées si bien que les antibiotiques ne peuvent pas pénétrer dans l’espace péri
plasmique. Fait peut- être plus important, lorsque il y a les B-lactamases dans l’espace
périplasmique, l’antibiotique qui parvenu jusque-là est attaqué et inactivé 16.
Pour que la synthèse d’une protéine s’effectue, le ribosome doit interagir avec un brin
d’ARMm et des ARNt .Plusieurs antibiotiques, en particulier les aminoglycosides, les
tétracyclines et macrolides, inhibent la synthèse des protéines en se liant aux sites de ces
interactions. Certaines modifications mineures des ces sites peuvent neutraliser les
5
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
Certains protéines de la membrane plasmiques des bactéries à Gram négative sont des
pompes qui expulsent les antibiotiques et les empêchent d’atteindre la concentration requise
pour qu’ils soient efficaces .c’est avec la tétracycline qu’on a observé ce mécanisme pour la
première fois. On sait aujourd’hui qu’il confère la résistance à presque toutes les grandes
classes d’antibiotiques .Les bactéries ont normalement un grand nombre de pompes pour
éliminer les substances toxiques 16 .
6
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
sont aussi moins étudiées dans le cadre de la sélection de la résistance aux antibiotiques.
Cependant les mécanismes généraux de sélection et d’amplification de la résistance sont
comparables dans tous les types de flore ( Fig 3) 37.
6. Transmission de la résistance à l’homme
Les bactéries évoluent rapidement non seulement par mutation et multiplication mais
également par acquisition de matériel génétique exogène. La résistance par accumulation de
mutations est supposée présenter un risque minimum de dissémination des gènes, alors que la
résistance par acquisition de gènes exogènes a un fort potentiel de diffusion car elle est dans
la plupart des cas portée par des éléments génétiques mobiles. L’absence d’étanchéité entre
les écosystèmes animal - homme - environnement aggrave d’un point de vue santé publique le
risque de dissémination de la résistance aux antibiotiques 11.
7
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
Les scientifiques ont découvert par la suite que les gènes de résistance étaient
facilement capturés, disséminés et échangés d'une bactérie à l'autre par un système de
"couper/coller" génétique de structures contenant ces gènes, appelées intégrons. Mais la
dynamique de ces échanges, qui conditionne le développement des multirésistances chez les
bactéries, restait inexpliquée.
Les travaux de chercheurs révèlent aujourd’hui pour la première fois comment les
bactéries acquièrent ces propriétés de multirésistance. Ce sont en fait les antibiotiques eux-
mêmes qui provoquent la synthèse de l’enzyme bactérienne qui capture les gènes de
résistance et permet leur expression dans l’intégrons. Cette enzyme favorise en outre le
réagencement, au hasard, des gènes de résistance au sein de l’intégrons. Or, l’ordre de ces
gènes dans l’intégrons détermine le degré de priorité pour leur expression : les premiers sont
les plus exprimés et confèrent à la bactérie les résistances correspondantes. Les derniers
restent silencieux tout en étant néanmoins conservés, en réserve. Lors d’un nouveau
réagencement, déclenché par la prise d’un antibiotique par exemple, ils seront susceptibles de
se retrouver dans les premières positions, et d’apporter à la bactérie les résistances requises
face à ce médicament. Les bactéries qui possèdent alors la bonne combinaison de gènes
pourront survivre et assurer le maintien du potentiel de résistances au fil des générations.
8
Chapitre 1 : la résistance et la multirésistance bactérienne
Ces travaux démontrent combien les stratégies d’adaptation bactériennes face aux
antibiotiques sont efficaces, aussi bien à court qu'à long terme. Ils caractérisent ainsi
précisément les contraintes liées à la génétique des bactéries, que devront prendre en compte
les mesures de santé publique à venir pour lutter contre le problème de multirésistance 28.
9
CHAPITRE 2
LES ANTIBIOTIQUES
Chapitre 2 : les antibiotiques
1. Définition
Un antibiotique est défini comme toute substance chimique produite par des micro-
organismes ayant le pouvoir d'inhiber et même de détruire les bactéries et autres micro-
organismes. L’étendue de l'activité antibactérienne d'un antibiotique définit son spectre. Plus
un antibiotique détruit des types de bactéries différentes, plus son spectre est large
10
Chapitre 2 : les antibiotiques
L'antibiotique à action bactéricide, comme par exemple les β-lactamines, peuvent agir de deux
manières:
Les antibiotiques agissent, en général, à un niveau précis des structures bactériennes 26.
Ils peuvent agir sur 5 parties différentes de la structure de la bactérie (Fig 4).
11
Chapitre 2 : les antibiotiques
Ils agissent sur les membranes lipidiques, la membrane externe d’abord, puis la
membrane cytoplasmique. La fixation de l’antibiotique va désorganiser la structure de ces
membranes et les rendre perméable, ce qui aboutit à la mort rapide de la bactérie 26.
En inhibant la synthèse des protéines, pour constituer de bonne cible Ils agissent en se
fixant sur la sous unité 30S, à concentration subthérapeutique, ils entraînent des erreurs de
lecture, à dose thérapeutique, ils inhibent l’élongation de la chaîne peptidique en bloquant le
complexe d’initiation. En plus en diminuant l’AMP (Adénosine MonoPhosphate) cyclique
intracellulaire, ils perturbent la barrière de perméabilité de la membrane cytoplasmique, ce qui
conduit à la fuite vers l’extérieur des constituants intracellulaires, les aminosides et les
Phenicoles agissent selon ce mode d’action 26.
Les antibiotiques peuvent être classés selon plusieurs critères : l'origine, la nature
chimique, le mécanisme d'action et le spectre d'action.
Les principales familles sont :
12
Chapitre 2 : les antibiotiques
.En plus de ces trois groupes, il existe des inhibiteurs de ßlactamases tels que Augmentin®
composé d'amoxicilline et d'acide clavulanique et qui agit sur les bactéries
productrices de pénicillinase 12.
13
Chapitre 2 : les antibiotiques
14
Chapitre 2 : les antibiotiques
Tétracyclines, aminoglycosides
Inhibition de la synthèse protéique ,oxazolidonones, streptogramines ,kétolides,
macrolides,lincosamides
Inhibition de la synthèse de l’ADN Fluoroquinolones
5. Antibiothérapie
Le choix optimal d'un antibiotique dépend de plusieurs facteurs :
15
Chapitre 2 : les antibiotiques
5.1. Le Germe
Les prélèvements bactériologiques doivent impérativement précéder la mise en route
d'un traitement antibiotique. Une fois que l'isolement et l'identification de la bactérie sont
effectués, il faut procéder à l'étude de la sensibilité aux antibiotiques par la détermination de
la concentration minimale inhibitrice (CMI) et la concentration minimale bactéricide (CMB)
essentiellement 26.
5.2. Le site de l'infection
Pour qu'un antibiotique soit actif sur un germe, il est essentiel qu'il le rencontre, et de
connaitre les capacités d'un antibiotique à pénétrer suffisamment et à se concentrer en un site
donné 26.
5.3. Le terrain
Le terrain du patient doit également constituer une préoccupation avant la mise en
route d'un traitement antibiotique. Il est vrai qu'il y a des états physiologiques facilement
contrôlables, mais il existe également des états pathologiques qui peuvent poser de sérieux
problèmes dans le choix d'un antibiotique. En effet, certains antibiotiques, en raison de leurs
effets toxiques, risquent d'aggraver des tares préexistantes (insuffisance rénale, insuffisance
hépatique, SIDA) 26.
5.4. Risque écologique
Parmi les effets indésirables des antibiotiques, il y en a un qui a une importance
capitale, c'est la modification de la flore bactérienne normale de l'individu qui peut entraîner
la sélection de souches résistantes, non seulement à l'antibiotique administré, mais aussi, en
fonction de la nature de la résistance, à d'autres familles d'antibiotiques 26.
5.5. Coût
Devant la consommation importante d'antibiotiques, le coût devient un élément
fondamental.
Dans certaines circonstances pour traiter une infection, le prix du traitement peut être
multiplié par vingt, à efficacité égale. Cette situation appelle à une sérieuse réflexion pour
uniformiser les attitudes thérapeutiques dans le sens où, à efficacité égale, le choix sera donné
à la molécule la moins coûteuse 26.
16
CHAPITRE 3
LES BACTERIES
MULTIRESISTANTES
Chapitre: 3 Les bactéries multirésistantes
3.1. Définition
Les bactéries sont dites multi résistantes (BMR) aux antibiotiques lorsque, du fait de
l’accumulation des résistances naturelles et acquises, elles ne sont plus sensibles qu’à un
nombre restreint d’antibiotiques utilisables en thérapeutique.
3.2.1. Hospitaliers
SARM : [Link] est une des deux principales espèces responsables d'infection
nosocomiale. Le développement incontrôlé des épidémies de SARM et les preuves
répétées de leur diffusion clonale justifient à eux seuls la mise en place d'un
programme de lutte contre les BMR. Les SARM représentent 5 à 10% des bactéries
isolées des infections nosocomiales(IN),il sont résistants à toutes les ß-lactamines et
très souvent résistants aux aminosides, aux macrolides et aux fluoroquinolones 40.
ESBL : les entérobactéries dans leur ensemble représentent 35 à 40% des bactéries
responsables d'IN. Les EBLSE représentent environ 1% des bactéries isolées des IN.
La tendance à la diffusion clonale des EBLSE est bien démontrée. Les souches
d'EBLSE principalement Klebsiella pneumoniae, Enterobacter aerogenes et à un
moindre degré Escherichia coli, Proteus mirabilis, Citrobacter sp sont résistantes à de
nombreuses ß-lactamines (sauf imipénème), et souvent céphamycines pour les espèces
qui y sont naturellement sensibles, et très souvent résistantes aussi aux aminosides et
aux fluoroquinolones 40.
Entérocoque résistante à la vancomycine(ERV) : représentent environ 1% des souches
d'entérocoques isolées à l'hôpital. On retrouve principalement :
17
Chapitre: 3 Les bactéries multirésistantes
3.2.2. Communautaire
Les BMR communautaire sont des bactéries impliquées dans les infections
survenant en dehors d'un établissement de santé, par opposition des BMR hospitaliers.
Ces germes sont caractérisés par une probabilité de résistances relativement faibles, les plus
fréquentes de ce type de BMR sont les pneumocoques et les bacilles de la tuberculose 1.
18
Chapitre: 3 Les bactéries multirésistantes
La propagation des BMR selon les services et leurs particularités est mentionnée au-
dessous :
SERVICES PARTICULARITES
Forte incidence en BMR car :
- prescription importante
d’antibiotiques
Réanimation, soins intensifs
- technicité développée, procédures
invasives, charge en soins
importante
Services de court séjour : transferts internes
médecine, - transferts entre établissements de
chirurgie, santé médicaux et sociaux
obstétrique - technicité développée, procédures
Invasives
Services de soins de suite et de - nécessité de rééducation
rééducation collective (repas, activités)
- poly pathologies
Long séjour, - charge en soins élevée
MAS, EHPAD, - poly pathologies des patients et
Psychiatrie, … troubles du comportement
- faible ratio personnel / malade
- nécessité de rééducation
19
PARTIE II
LA PARTIE PRATIQUE
MATERIELS ET METHODES
Matériels et Méthodes
1. Etude prospective
Notre travail expérimental a été réalisé au laboratoire d’analyses Dr. Bellil, paillasse de
bactériologie, situé à El khroub. Durant une période de 15 jours allant du 7 au 23mai 2016
on a pu colliger divers échantillons pathologiques provenant de sujets d’âges et de sexes
différents, hospitalisés à L’Hôpital d’El Khroub et des échantillons prélevés, par nous-mêmes,
sur des surfaces du service de médecine interne du même hôpital.
20
Matériels et Méthodes
Autres
Trimethoprime+Sulfamides(SXT), Colistine(CL)
3. Méthodologie
Les échantillons collectés ont été prélevés sur 50 patients, seulement 05 d’entre eux
présentaient un résultat positif. Parmi ces derniers quatre (04) sont des échantillons d’urines
et un (01) échantillon d’éjaculat.
En plus des échantillons précédents on a rajouté des prélèvements effectués sur certaines
surfaces, du service de médecine interne au niveau de l’hôpital d’EL Khroub, il s’agit : passe
de porte, chariot des soins.
Les prélèvements reçus au laboratoire sont accompagnés d’une fiche de renseignements qui
comporte :
Nom et prénom.
Age et sexe.
21
Matériels et Méthodes
Prélèvement de l’éjaculat
Le prélèvement du sperme est réalisé classiquement après une abstinence de trois jours, mais
dans le contexte qui nous intéresse ici, il peut être réalisé sans période d’abstinence, mais
après une miction suivie d’une désinfection soignée du gland à l’aide d’un antiseptique et
rinçage. Le recueil est effectué dans un flacon stérile à large ouverture.
Prélèvements effectués sur des surfaces à l’hôpital
Les prélèvements ont été effectués au niveau des services de médecine interne comme
mentionné plus haut par frottement des surfaces à l’aide d’écouvillons stériles.
3.2. L’isolement
Après un examen à l’état frais des urines, on réalise des cultures, à l’aide d’une anse calibrée.
On ensemence par des stries bien serrées une goutte d’échantillon sur une gélose nutritive.
Les boites sont incubées à 37°C pendant 24heures. Une culture est dite positive lorsqu’on
observe une croissance bactérienne et les numérations sont supérieures ou égales à
105bactérie/ml
L’échantillon de l’éjaculat est placé dans une étuve à 37°C pour qu’il se liquéfie. Après
environ une heure on prend à l’aide d’une pipette pasteur une goutte et on l’ensemence par
des stries serrées sur les 3 milieux de culture suivants : La gélose Hektoen, la gélose au
chocolat, la gélose Chapman, les boites sont incubées à 37°C pendant 48 heures .Une culture
est dite positive lorsqu’on observe une croissance bactérienne sur les boites avec un aspect
précis des colonies.
22
Matériels et Méthodes
Après incubation, on examine l’aspect des colonies ayant poussé sur les milieux de culture
et selon la nécessite (si les boites contiennent plusieurs types de colonies), on procède à la
purification de la souche en réalisant des repiquages successifs (sur le même milieu
d’isolement). L’identification des souches est réalisée par l’étude de quelques tests
biochimiques dont : Le métabolisme des sucres sur milieu TSI, l’utilisation du citrate sur
milieu citrate de Simmons, recherche de l’uréase et la production de l’indole sur milieu Urée
indole (mini galerie biochimique).
Le milieu citrate de sodium (citrate de Simmons) est un milieu solide qui permet de mettre en
évidence l’utilisation du citrate comme seule source de carbone et d’énergie, ce caractère est
intéressant pour discriminer les bactéries entre-elles et ainsi de les identifier 2.
23
Matériels et Méthodes
24
Matériels et Méthodes
Cette recherche est faite sur milieu urée tryptophane, appelé improprement milieu urée
Indole, le milieu tryptophane est un milieu synthétique. Ce milieu complexe fournit un
ensemble de résultats utiles à l’identification de nombreux germes bactériens 2.
La lecture se fait par mesure du diamètre de la zone d’inhibition obtenu autour des disques
d’antibiotiques à l’aide d’une règle. L’interprétation est en : sensible (S) ou résistante (R) ou
intermédiaire (I) (Fig 6,7).
25
RESULTATS ET DISCUSSION
Résultats et discussion
26
Résultats et discussion
Gluc + + + + + + + + +
Lact + + + + - - - - -
ONPG + + + + + - +/- - -
VP - - + + + - - - -
(acétoine)
Mob. + + + - + + - + +
Urée - - - + - - - + -
PDA - - - - - - - + +
2. A partir de l’éjaculat
27
Résultats et discussion
Prélèvement
Caractères Galeries biochimiques Bactéries Antibiogramme
culturaux trouvées
Caractères
TSI Urée- Citrate
d’identification
Indole de
Simmons
lisses, Glu :+ Urée :- Amx : R AN :S
Aug : R NA :R
bombées,
Sacc /Lac:d CZ : R Ni :S
brillantes Ctx :R Sxt :S
Passe de porte
humides
H2S :- - Fox :S CL :S
Indole :- Klebsiella Tic :R PEF: R
muqueuses Gaz :d spp Pip :R CiP :R
GN :S
filantes
Opaque Glu :+ Urée :- Amx : R AN :S
Aug :R NA :S
crémeuse,
Sacc /Lac:+ CZ :R NI :I
lisse, Ctx :S Sxt :S
Chariot de H2S :- Fox :R CL :S
brillantes, +
soins Indole :- Tic :R PEF: S
opaques, Gaz :+ Enterobacter Pip :S CiP :S
spp GN :S
d’aspect
gras.
28
Résultats et discussion
Discussion
D’après les statistiques du laboratoire DR Bellil, E. coli est de loin le germe le plus
fréquemment isolé suivi de Klebsiella spp et d’Entrobacter spp. Ainsi, E. coli possède des
adhésines capables de lier la bactérie à l’épithélium urinaire et d’empêcher son élimination
par les vidanges vésicales 7.
Autrefois, l’amoxicilline et l’augmentin étaient les molécules les plus utilisées dans le
traitement des infections causées par Escherichia coli. La sensibilité de cette bactérie à ces
deux antibiotiques a beaucoup diminuée.
Notre étude confirme cette observation car les trois souches d’Escherichia coli isolées
sont résistantes à l’amoxicilline et à l’augmentin. Ce résultat est comparable à ceux de
certains chercheurs ; ainsi d’après S. Ben RedjebI et Boutiba-Ben Boubaker (2004-2007),
64.92% des E. coli étudiées au cours de ces années sont résistantes à l’amoxicilline 30 .
Par contre, d’autres auteurs tels que DE MOUY et Coll. (1997), en 1995 en France
ont obtenu un taux nettement plus élevé de souches sensibles à l’amoxicilline 13.
29
Résultats et discussion
-Inactivation enzymatiques par les β-lactamases qui ouvre le cycle β-lactame des pénicillines
(pénicillinases) .ces enzymes sont extracellulaires et ont un support génétique étant alors
chromosomique ou plasmidique (bactérie Gram-).
Pour les Quinolones (PEF, CIP et NA) un taux de résistance élevé est noté pour les
souches étudiées notamment pour E. coli, Cela peut s’expliquer par l’émergence de
mutations de premier niveau de l’ADN gyrase (GyrA) qui confèrent une résistance à l’acide
nalidixique chez [Link]. La multiplication de telles souches est susceptible de faire le lit de
mutations additionnelles à la suite d’une exposition à l’antibiotique et ainsi d’une émergence
des résistances aux fluoroquinolones. L’évolution des résistances à l’acide nalidixique et aux
fluoroquinolones doit donc être particulièrement surveillée 4.
L’amikacine (AN) est l’antibiotique le plus actif pour traiter les infections urinaires
provoqués par les entérobactéries, pour cela il est encore efficace en antibiothérapie chez
l’homme.
-Un cas particulier est noté pour le patient 4, l’antibiogramme de la souche d’[Link] isolée
montre que cette dernière est résistante a tous les antibiotiques testés quelque soit sa famille
donc en peut dire que cette souche est : multirésistante
30
Résultats et discussion
Dans l’échantillon de l’éjaculat, Proteus spp est la seule souche isoleé. Proteus
mirabilis est l’espèce la plus fréquemment isolée des prélèvements cliniques, elle est à
l’origine d’infections graves et parfois mortelles 36.
Ce germe est transmis par contact sexuel, ou par des pathogènes urologiques banaux.
Proteus spp est naturellement résistante à la colistine et sensible à toutes les bêta-lactamines
(pas de céphalosporinase chromosomique de classe C). Les autres antibiotiques testés sur les
bacilles à Gram négatif type Entérobactéries sont habituellement actifs (aminosides,
quinolones, cotrimoxazole, chloramphénicol) 35.
31
Résultats et discussion
Klebsiella spp et Enterobacter spp sont les souches isolées et identifiées à partir des
prélèvements effectués sur des surfaces de passe de porte de chambre d’un malade et de
chariot des soins
Les bactéries du genre Klebsiella peuvent être transmises d’une personne à une autre,
elles sont souvent présentes sur les mains du personnel hospitalier ce qui explique leur
existence sur le passe de porte. Conformément aux données de Decré et al en 2000, l'espèce
K. pneumoniae est plus fréquemment isolée à l'hôpital qu'en communauté 14.
Bien que ces agents pathogènes soient souvent en cause dans les cas de pneumonie et
de bactériémie d’origine communautaire, ils causent principalement des infections
nosocomiales. On considère que les espèces du genre Klebsiella sont endémiques dans les
services de néonatologie, et les éclosions nosocomiales 3.
32
CONCLUSION
Conclusion
Conclusion
Face à cette épidémie qui évolue à bas bruit et constitue une menace majeure pour la
santé publique, une mobilisation déterminée et durable de l’ensemble des acteurs impliqués
est indispensable.
Dans ce contexte, le but principal assigné à ce travail est basé sur deux aspects : le
premier est l’identification de souches isolées à partir d’échantillons provenant du milieu
hospitalier et le deuxième est l’étude de la sensibilité des souches isolées vis-à-vis de certains
antibiotiques utilisés en thérapeutique.
Sept souches isolées sont retenues pour cette étude. Les résultats de l’identification
ont révélés que la fréquence des bactéries responsables d’infections est dominée par la famille
des Enterobacteriaceae avec E. coli au premier rang, suivie d’Enterobacter Spp pour les
urines et Proteus spp pour l’éjaculat. Les deux souches isolées à partir des surfaces
hospitalières appartiennent également à la famille des Enterobacteries aux genres Klebsiella et
Enterobacter.
La technique de diffusion en gélose utilisée pour l’étude de la résistance de ses
souches a montré que toutes les souches étudiées présentent une résistance vis-à-vis de
l’amoxicilline et de l’association amoxicilline + acide clavulanique.
- Les souches E. coli, Klebsiella Spp et Enterobacter Spp sont fortement sensibles à la
céfotaxime, la cefoxitine, l’amikacine et la colistine.
- Proteus spp qui est naturellement résistante à la colistine s’est avéré résistante à la moitié
des antibiotiques de la famille des bêta-lactamines utilisés, nos résultats montrent qu’elle a
probablement acquis une résistance vis-à-vis des antibiotiques de cette dernière famille,
auxquels elle était naturellement sensible.
- Une souche E. coli qualifiée de multirésistante, isolée chez un patient à partir des urines, a
été identifiée. Elle présentait une particularité remarquable puisque elle avait résisté à toutes
les classes d’antibiotiques testés. Ce cas doit être signalé pour permettre ainsi aux équipes
33
Conclusion
En fin, une étude régulière des isolats et la détermination des sensibilités aux
antibiotiques semblent êtres nécessaires pour mieux guider l’antibiothérapie et préserver
l’efficacité des antibiotiques.
34
Références bibliographiques
Références bibliographiques
2Abed. N., Essayd.M.(2015). profil de résistance des bactéries à Gram positif et à Gram
négatif isolées au niveau du CHU de Constantine, Ecologie Microbienne, Université des
frères Mentouri Constantine,[Link].20.21.22.
4A. Ben Haj Khalifa et al. (Avril 2010).Fréquence et résistance aux antibiotiques des
bactéries uropathogénes à l’hôpital universitaire Tahar Sfar De [Link] Tunisienne
d’Infectiologie .Vol.4 . N°2. p. 60
8Bathily.D( 2001-2002)Sensibilité aux antibiotiques des bacteries Gram négatif isolées des
infections urinaires
17[Link]
27MicrobioogieMédical[Link]
s_4.html
31[Link]
40 Vincent. J.( 2000) .Bactéries multirésistantes dans les hôpitaux français : bilan en
2000et perspectives de surveillance nationale dans le cadre du Réseau d'Alerte d'Investigation
et de Surveillance des Infections Nosocomiales (RAISIN)
41[Link]
Annexes
ANNEXES
Annexe 1:Composition des milieux d’isolement
- Gélose nutritive
Extrait de viande……………………………………………………………………………01g
Extrait de levure…………………………………………………………………………….02g
Peptone……………………………………………………………………………………...05g
Chlorure de sodium…………………………………………………………………………05g
Agar…………………………………………………………………………………………15g
pH = 7,4
-Gélose Chapman
Peptones…………………………………………………………………………………11,0g/l
Extrait de viande………………………………………………………………………… .1,0g/l
Chlorure de sodium………………………………………………………………………...75g/l
Mannitol……………………………………………………………………………………10g/l
Rouge de phénol………………………………………………………………………..0,025g/l
Agar……………………………………………………………………………………...15,0g/l
pH=7, 4
-Gélose au chocolat
pH=7, 2
- Gélose Hektoen
Protéose-peptone....................................................................................................................12 g
Extrait de levure………………………………………………………….............................03 g
Lactose……………………………………………………………………….......................12 g
Saccharose……………………………………………………………………......................12 g
Salicine……………………………………………………………………….......................02 g
Citrate de fer III et d'ammonium...........................................................................................1,5g
Sels biliaires……………………………………………………………...............................09 g
Fuchsine acide………………………………………………………...................................0,1 g
Bleu de bromothymol........................................................................................................0,065 g
Chlorure de sodium……………………………………………………………………........05 g
Annexes
Thiosulfate de sodium............................................................................................................05 g
Agar........................................................................................................................................14 g
pH = 7,5
- Gélose Mueller-Hinton
Infusion de viande de bœuf…………………………………………………………........300ml
Peptone de caséine………………………………………………………………………..17,5g
Amidon de maïs……………………………………………………………………………1,5g
Agar…………………………………………………………………………………………17g
pH = 7,4
- Milieu TSI
Peptones de caséine…………………………………………………………………………15g
Peptones de viande………………………………………………………………………….05g
Extraits de viande…………………………………………………………………...............03g
Extrait de levure…………………………………………………………………………….03g
Chlorure de sodium…………………………………………………………………………05g
Lactose……………………………………………………………………………...............10g
Saccharose…………………………………………………………………………………..10g
Glucose……………………………………………………………………………………...01g
Citrate de fer III et d'ammonium…………………………………………………...............0,5g
Thiosulfate de sodium……………………………………………………………...............0,5g
Rouge de phénol…………………………………………………………………………0,024g
Agar…………………………………………………………………………………………12g
pH = 7,4
Urée…………………………………………………………………………………………2,0g
L-tryptophane………………………………………………………………………………0,3 g
KHPO4 ……………………………………………………………………………………..0,1 g
KH2PO4……………………………………………………………………………………..0,1g
NaCl………………………………………………………………………………………..0 ,5g
Alcool à 95 °C………………………………………………………………………….......1,0 g
Rouge de phénol à 1 %.......................................................................................................0,25 g
Annexes
pH=7
pH = 6,9
Figure 1. Diffusion des gènes de résistance aux antibiotiques 37.
9
Figure 2. Les différents mécanismes de résistance bactérienne aux antibiotiques 16
9
Figure 4: les principales cibles des antibiotiques 39.
9
Figure 6: l’antibiogramme 17.
9
Figure 8 : Résultats de la galerie biochimique et de l’antibiogramme d’E. coli du patient 1
9
Figure 3. Voies de disséminations potentielles des bactéries résistantes et des gènes de
Résistance 11.
9
Résumé
Les souches identifiées par galerie classique appartiennent toutes à la famille des
Enterobacteriaceae avec E. coli au premier rang, suivie d’Enterobacter Spp. Proteus spp et
Klebsiella Spp.
Our work focuses on the identification and study of antibiotic resistance of bacterial
This study took place in laboratory Dr Bellil in El’khroub Constantine during a period
of15 days, we were able to collect 50 samples from patients hospitalized in the hospital of
El’Khroub with 05 positive (showing signs of infection). Two samples taken from surfaces
(carriage care, passes) of the internal medicine department were also retained.
The strains identified by conventional gallery all belong to the family Enterobacteriaceae
with E. coli at the forefront, followed by Enterobacter spp, Proteus spp and Klebsiella spp.
The test results of the sensitivity of this strains to some antibiotics used in therapy,
confirming the growing importance of the resistance and the multiresistance of its strains to
antibiotics and especially beta-lactam hence the importance of regular monitoring of these
developments.
.يزكز عًهنا عهى ذحذيذ ودراسح يقاويح انسالالخ انثكريزيح انًعزونح ين انًسرشفى نهًعاداخ انحيىيح.
ذًد هذه انذراسح في يخرثز انذكرىر تهيم انكائن تانخزوب قسنطينح خالل فرزج 15يىو كنا قادرين ين خالنها عهى جًع
50عينح ين انًزظى في يسرشفى انخزوب ين تينها 05حاالخ ايجاتيح وانري ذظهزعهيهاأعزاض االنرهاب .ذى أيعا أخذ
عينرين ين أسطح عزتح انعالج و يقثط انثاب انراتعح نقسى انطة انثاغني.
انسالالخ انًعىيح يع [Link]في انطهيعح انسالالخ انًحذدج تىاسطح la galerie classiqueكهها ذنرًي إنى عائهح
نرائج اخرثار حساسيح هذه انسالالخ نثعط انًعاداخ انحيىيح انًسرخذيح في انعالج ذأكذ عهى األهًيح انًرزايذج نهًقاويح
وانًقاويح انًرعذدج نهذه انسالالخ نهًعاداخ انحيىيح وخصىصا نهثيرا الكرايين ،وين هنا ذأذي أهًيح انزصذ انًنرظى نهذه
انرطىراخ.
الكلمات المفتاحية :انًقاويح انثكريزيح ،انًقاويح انثكريزيح انًرعذدج ،انًعاداخ انحيىيح ،تكريزيا انًسرشفياخ
Année universitaire : 2015/2016 Présenté par : MESKINE AMINA
BENABDELKADER LINA
Notre travail porte sur l’identification et l’étude de la résistance aux antibiotiques de souches
Cette étude qui a eu lieu au laboratoire Dr Bellil sis El’khroub-Constantine durant une période de15
jours, nous a permis de collecter 50 échantillons provenant de patients hospitalisées dans l’hôpital
d’El’khroub dont 05 positifs (présentent les signes d’une infection). Deux prélèvements effectués sur des
surfaces (chariot de soins, passe) du service de médecine interne ont été également retenus.
Les souches identifiées par galerie classique appartiennent toutes à la famille des Enterobacteriaceae
avec E. coli au premier rang, suivie d’Enterobacter Spp. Proteus spp et Klebsiella Spp.
Les résultats du test de la sensibilité de ses souches à certains antibiotiques utilisés en thérapeutique,
antibiotiques et surtout aux bêta-lactamines d’où l’importance d’un suivi régulier de cette évolution.