Sensibilisation à l'environnement scolaire
Sensibilisation à l'environnement scolaire
guide pratique
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chapitre 1
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La
L’environnement
à l’école: êtes-vous
sensibilisés
chapitre 1
L’Education relative
à l’Environnement (ErE) fiche n ° 2
INTRODUCTION
L’ErE est un processus global et durable qui concerne toutes les dimensions de la personne:
physique, biologique, affective, intellectuelle, spirituelle, motrice, agissante, créatrice,...
Ce processus permet de comprendre son environnement, de s’y comporter de manière
positive et d’évaluer correctement les incidences sur l’environnement de son propre mode
de vie. Il vise également à favoriser sa participation active à la vie publique, dans le but de
promouvoir un environnement de qualité, base du développement durable.
D’un point de vue méthodologique, plusieurs pistes doivent être valorisées simultanément :
l’interdisciplinarité, l’innovation, le partenariat et l’ouverture vers l’extérieur, l’évaluation,
la pédagogie active et le développement de compétences dynamiques, l’utilité sociale,
l’adhésion et la motivation des participants, l’accessibilité du projet à tous.
Ces pistes méthodologiques renforcent et structurent la démarche mais surtout permettent
d’intégrer l’action dans les programmes scolaires avec une visée pédagogique, établissant
ainsi un véritable projet d’école.
L’ErE implique d’aborder et de développer une démarche à caractère éthique qui aura des
implications pratiques. Quatre valeurs centrales sont concernées, avec chacune des
implications pédagogiques :
Solidarité : Développer chez les participants des conduites et attitudes solidaires : démarche
de coopération, actions de solidarité, entraide, travail de groupe.
Tolérance : Valoriser concrètement les différences : débats ouverts, ouverture vers
l’extérieur, apport d’expériences diverses, appel à des intervenants extérieurs d’opinions
diverses, confrontation d’avis au sein de la classe.
Autonomie : Actions différentes adaptées au contexte, autoriser le choix, développer la
participation et l’intervention des élèves, développer leur esprit d’initiative, leur laisser des
aires de liberté dans l’action.
Responsabilité : Montrer que chacun individuellement et collectivement porte sa part de
responsabilité dans la dégradation de l’environnement, entrer dans l’action, développer des
conduites et attitudes responsables, évaluer les incidences des comportements.
La mise en pratique de ces valeurs dans le cadre d’un programme d’actions environne-
mentales dans l’école permettra de vivre un engagement collectif. Les élèves et tous les
autres acteurs de l’école doivent sentir qu’ils peuvent être des partenaires responsables.
Total oui
non l’éducation
relative à
l’environnement
chapitre 1
CONSEILS PRATIQUES
Vous avez le choix: soit vous décidez de réaliser un audit environnemental
approfondi de votre établissement, ce qui implique, au préalable un
fiche n ° 2
travail d’information dans l’école, soit vous désirez cibler votre action
sur un thème précis, ce qui vous demandera moins de travail. Vous
pouvez alors réaliser un audit thématique.
L’avantage de l’audit est évident: il permet, en suivant une méthodologie
identique, de passer en revue tous les aspects environnementaux de
l’établissement et d’en extraire des priorités.
La Pédagogie de Projet va dans le même sens, celui d’apporter une
structure et une base méthodologique motivante à l’action de l’école
et de rassurer en guidant direction, corps enseignant et élèves. Elle se
base sur les étapes méthodologiques suivantes :
Etape 1 : Choisir un projet : écouter
Que fait-on ensemble ? - observer - éclairer - informer -
projeter
Etape 2 : Choisir des moyens : susciter
Qui fait quoi comment ? - rappeler - faire équilibrer
ressources et contraintes matérielles, humaines,
institutionnelles - planifier
Etape 3 : Effectuer des travaux
Faire ce qu’on a décidé - susciter - soutenir - relancer -
suggérer - proposer - faire apprendre - évaluations
intermédiaires - réaliser
Etape 4 : Apprécier les productions
Que pensons-nous de nos travaux ? - aider à conclure -
investiguer - prolonger - évaluer
La pédagogie de projet peut vous servir de guide dans vos actions
et leur donner une assise.
l’éducation
relative à
l’environnement
chapitre 1
chapitre 2
tion
ma
o- som
éc
L’ co n
Consommer, c’est d’abord faire l’acquisition d’un bien ou d’un service afin de satisfaire
une demande. Cette demande peut correspondre à un besoin, à une envie, à un caprice,…
C’est ensuite faire usage de ce que l’on a acheté et enfin, se débarrasser des éventuels
déchets engendrés par cet usage.
Eco-consommer, c’est améliorer durablement la qualité de la vie et c’est faire des économies
importantes à toutes les étapes de la vie du produit. Bien sûr, pour répondre à ces questions et
mettre en œuvre l’éco-consommation, les pouvoirs publics, les producteurs et les distributeurs,
les médias, les associations et les scientifiques ont un rôle prépondérant à jouer. Mais ils
n’agiront que s’ils observent une modification sensible des comportements de consommation
de votre part.
Pour finir, les déchets que l’on trouve dans la poubelle de l’école sont issus de produits
consommés au sein de l’école. Ces produits sont soit distribués au sein de l’école (à la
procure, à la cantine, au distributeur automatique,…) soit amenés par ceux qui fréquentent
l’école. La mise en œuvre des principes d’éco-consommation au sein de l’école implique
une action à deux niveaux : au niveau des individus d’abord en tant que consommateurs
finaux et au niveau de l’école, en tant que distributeur de produits de consommation.
rgie
éne
L’
Les formes d’énergie les plus couramment utilisées dans les écoles sont de deux
ordres :
• la chaleur, provenant d’une source d’énergie transformée au sein de l’école: gaz naturel et fuel,
utilisés pour le chauffage des bâtiments et, dans une moindre mesure, pour la production d’eau
chaude ;
• l’électricité, forme d’énergie, transformée en dehors de l’école.
INTRODUCTION
L'électricité est, non une source d'énergie, mais une forme d'énergie. Pour la produire,
différentes sources d'énergie peuvent être utilisées comme par exemple l’uranium,
le charbon, le gaz naturel, le pétrole, le vent,...
La production d'électricité s'effectue dans des centrales ou des usines et nécessite des
sources d'énergie variées. Suivant la nature de la source d’énergie, on distingue :
• des centrales nucléaires qui produisent aujourd'hui en Belgique 2/3 de l'électricité;
• des centrales thermiques classiques alimentées par du charbon, du fuel, du gaz naturel.
Elles fournissent 1/3 de l’électricité produite en Belgique;
• des centrales hydroélectriques qui transforment l’énergie fournie par des chutes d’eau en électricité;
• des éoliennes, des panneaux solaires, la biomasse et autres énergies renouvelables qui sont utilisées dans
une moindre mesure mais qui ne sont pas négligeables et pour lesquelles des recherches sont menées.
L'électricité est une forme d’energie “propre” lors de l’utilisation domestique. Cependant,
les différentes phases de sa production industrielle génèrent différentes pollutions.
Parmi les nuisances, citons-en trois :
• l’accumulation et le stockage des déchets radioactifs issus des centrales nucléaires;
• la pollution de l'air par le rejet des poussières fines des centrales thermiques (SO2 et NOx à
l’origine des pluies acides et de CO2 dont l'accumulation dans l'atmosphère contribue à
l’effet de serre) ;
• le réchauffement de l’eau des rivières par le rejet des eaux de refroidissement des centrales.
En réétudiant l’éclairage dans votre école par exemple, vous diminuerez la consommation
électrique. Vous participerez donc activement à la diminution des incidences négatives de
sa production sur l’environnement. N’oubliez pas non plus que d’autres postes
consomment de l’électricité et peuvent également être revus (voir page suivante).
les applications
de l’électricité
chapitre 3
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 4
Total oui
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CONSEILS PRATIQUES
• Lorsque l’éclairage naturel est suffisant ou lorsque les locaux sont inoccupés, éteignez les lumières.
• A l’école, l’électricité représente une part importante du budget “énergie”. En effet, elle coûte cher: 1kWh coûte entre 3 et 6 BEF
pour les écoles. La première étape est de tenir à jour un tableau dans lequel vous noterez tous les mois la consommation en
kWh (compteurs) ainsi que le coût de cette consommation. Vous pourrez ainsi aisément visualiser les effets des mesures
que vous aurez prises.
• Il est relativement aisé de réduire cette consommation d’énergie, notamment au niveau de l’éclairage. De nombreuses innovations
apparues ces dernières années (les lampes économiques) permettent de l’améliorer nettement, tout en diminuant les incidences
négatives de cette forme d’énergie sur l’environnement:
• réduction de l’énergie dissipée sous forme de chaleur (qui représente 90% de l’énergie électrique dans les ampoules
classiques à incandescence et nettement moins dans les ampoules économiques),
• durée de vie accrue (d’un facteur 10 pour les lampes économiques), d’où un remplacement 10 fois moins fréquent,
• réduction de la puissance absorbée et donc de la consommation,
• amélioration de la qualité lumineuse.
les applications
de l’électricité
chapitre 3
fiche n ° 4
Pour vous convaincre des économies susceptibles d’être réalisées, nous vous invitons à consulter le tableau
ci-dessous. Il évalue ces économies pour 10.000 heures d’utilisation en fonction de la puissance de l’éclairage
lorsque l’on passe d’un type de lampe classique à un type de lampe économique (fluocompacte).
Nombre d’ampoules* 1 10 1 10 1 10
Coût moyen en
ampoules (BEF) 550 450 550 450 550 450
Consommation (kWh) 110 600 150 750 200 1000
Coût de la
consommation (BEF)* 650 3530 880 4420 1180 5900
Economie nette
par point lumineux* 2780 BEF 3440 BEF 4610 BEF
• Remplacez vos anciens tubes fluorescents (tubes TL) de 38 mm de diamètre par des tubes plus fins (26 ou 16 mm) équipés de
ballasts électroniques. Ils présentent en effet de nombreux avantages:
• ils consomment beaucoup moins d’électricité,
• les ballasts électroniques réduisent encore la consommation d’électricité et augmentent la durée de vie des tubes,
• ils sont “modulables” avec un variateur permettant de faire varier le flux lumineux pour les besoins de l’éclairage.
• Remplacez vos ampoules classiques par des ampoules économiques (fluocompactes) dans les endroits où la lumière est souvent
allumée et de façon continue : couloirs, cuisine, réfectoire, salle des professeurs... Ces ampoules ne sont par contre pas indiquées
lorsque les besoins de l’éclairage sont ponctuels car elles s’usent alors plus rapidement que les ampoules classiques. Les avantages de
ces ampoules sont les suivants :
• elles ont une longévité 10 fois plus élevée et consomment 5 fois moins d’électricité,
• lorsqu’elles sont équipées d’un ballast électronique, elles sont “modulables” comme les tubes.
les applications
de l’électricité
chapitre 3
fiche n ° 4
• Pour les écoles qui sont reliées à de la haute tension, il est important de noter également que la consom-
mation électrique proprement dite n’est pas le seul poste qui vous soit facturé, mais aussi la puissance
maximale de la “pointe quart horaire mensuelle” qui est facturée au prix fort. Celle-ci représente le pic
d’utilisation maximal d’électricité dans votre école pour le mois en question. Voici quelques conseils
pour diminuer votre pic quart horaire:
• côté prévention, c’est-à-dire à l’achat, analysez la possibilité d’installer four, friteuse ou
chauffe-eau au gaz plutôt qu’à l’électricité;
• faites glisser les consommations vers les heures creuses (milieu de journée, tôt le matin, soir);
• n’utilisez pas tous les appareils en même temps, mais décalez les horaires de
fonctionnement par l’usage de minuteries.
• Et puis surtout, n’hésitez pas à vous adresser à votre distributeur pour rechercher la
meilleure tarification possible.
• Installez des détecteurs optiques qui allument et éteignent automatiquement les ampoules lors des passages.
• Faites passer (et repasser) la consigne d’éteindre les lumières quand on quitte une pièce en fin de journée.
• Nettoyez régulièrement les ampoules afin de ne pas perdre de luminosité.
• Installez des minuteries dans les endroits de passage fréquentés ponctuellement.
• Installez les plans de travail à proximité des fenêtres.
• Peignez les murs avec des couleurs claires.
• Si vous projetez de construire un nouveau bâtiment, pensez à l’éclairage naturel.
• Le Relighting: c’est la rénovation des installations d’éclairage en tenant compte des normes d’éclairement,
du confort et de la technologie actuelle.
Le chauffage et la production
d’eau chaude
INTRODUCTION
Les écoles sont de gros consommateurs d’énergie. En particulier, le chauffage des locaux
occupe un des plus gros postes dans les dépenses régulières de l’école (le litre de
mazout coûte 7,56 FTVAC, le m3 de gaz 9,36 FTVAC, prix de mai 98). Le contenu
énergétique d’un m3 de gaz naturel est à peu près équivalent à celui d’un litre de mazout.
Au niveau des nuisances, la combustion de fuel, de gaz naturel et de charbon, produit des
gaz qui polluent l'atmosphère et qui ont des conséquences négatives pour l'environnement.
le chauffage et la
production
d’eau chaude
chapitre 3
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 5
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
La première démarche indispensable est de faire un état des lieux succinct de la consommation énergétique sous
forme de tableau. Cette action peut très bien se faire avec la collaboration d’une classe. Le tableau doit être simple
et réutilisable chaque année.
Total annuel
Afin de détecter toute anomalie, il est intéressant de suivre chaque semaine, ou au moins chaque mois, les
consommations en énergie. Le calcul et le suivi des consommations de mazout sont les plus difficiles à réaliser :
nous vous conseillons de vous procurer le logiciel disponible à l’Institut wallon (voir adresses utiles).
C’est grâce à ces données que vous pourrez calculer facilement les économies faites lorsque vous aurez décidé
d’effectuer certains changements.
le chauffage et la
production
d’eau chaude
chapitre 3
fiche n ° 5
• Il est fortement conseillé de désigner une personne responsable de l’énergie dans l’établissement. Celle-ci devra connaître le
fonctionnement de l’école et ses infrastructures. Elle aura pour rôle de transmettre aux personnes responsables les propositions en
matière d’économie d’énergie.
• Fixez-vous des objectifs de réduction modestes, mais réalistes; par exemple, 5% de diminution de la consommation d’une année
à l’autre. Comment y arriver ?
• Vérifier les informations mentionnées sur les factures.
• Un bon système de monitoring peut être rentabilisé rapidement par exemple en adaptant la période de chauffage à la
période d’occupation des locaux ou en installant des compteurs à différents postes, des minuteries.
• Nettoyer régulièrement les radiateurs, sans oublier de les purger.
• Supprimer les sources de courants d’air (bas des portes, pourtour des fenêtres).
• Contrôler régulièrement l’installation de chauffage: cela augmente le rendement de la chaudière et diminue la
pollution atmosphérique.
• Avez-vous envisagé des panneaux solaires pour chauffer l’eau? La solution des panneaux solaires thermiques (et non photovoltaïques
qui sont très chers) permet d’augmenter de quelques degrés la température de l’eau: c’est de la chaleur que la chaufferie ne devra pas
produire.
• Une bonne isolation vous permettra à terme (investissement à calculer sur quelques années) de faire de substantielles économies:
pose de double vitrage, calorifugeage des conduites d’eau chaude, installation de plaques isolantes dans les murs. Le double vitrage
a l’avantage supplémentaire de limiter la “ pollution” par le bruit. La réglementation thermique wallonne impose un niveau
minimal d’isolation et de ventilation pour les constructions neuves et les rénovations des bâtiments scolaires.
• Les économies d’eau chaude (douches, lave-vaisselle) vous font aussi économiser l’énergie nécessaire pour la chauffer.
• Réglez la température de l’eau de la chaudière à 60°C ou adaptez-la selon la saison; une température de 50°C est suffisante
pour l’eau sanitaire.
• Evitez les chauffages électriques d’appoint qui consomment énormément d’énergie et sont donc très coûteux à l’utilisation.
• Installez des systèmes de fermeture automatique sur les portes donnant vers l’extérieur et surveillez leur bon fonctionnement.
• Réduisez la hauteur des plafonds: cela réduit le volume à chauffer.
le chauffage et la
production
d’eau chaude
chapitre 3
fiche n ° 5
le chauffage et la
production
d’eau chaude
chapitre 3
chapitre 4
ets
éch
s d
Le
Toute activité humaine produit des déchets. Cependant, dans notre société de
consommation, et à l’école notamment, la production de déchets tend à prendre des
proportions incontrôlables, tant du point de vue quantitatif (volume et masse des
déchets) que qualitatif (nocivité des déchets). La gestion de ces déchets pose de
vastes problèmes techniques, économiques et environnementaux.
Mais en fait, qu’est-ce qu’un déchet ? Un déchet est caractérisé par le fait qu'il est
devenu inutile aux yeux de son possesseur et que celui-ci cherche à s’en débarrasser.
La définition légale est : “Toute substance ou objet dont le propriétaire se défait ou a
l’intention de se défaire ou l’obligation de se défaire”.
Si l’on examine le problème plus en profondeur, on se rend compte que le déchet n’est
qu’une étape de la vie d’un produit. En effet, tous les stades du cycle de vie d’un produit
(l’extraction et le traitement des matières premières, le processus de production, le
transport et la distribution, l’utilisation et l’entretien, le recyclage et l’élimination
finale du déchet) ont un impact sur l’environnement. La mesure de ces différents
impacts, “du berceau à la tombe”, constitue un éco-bilan. Il s’agit d’un instrument
récent et en plein développement, tant au niveau de sa structure que de sa
méthodologie qui constitue la phase principale de l’analyse du cycle de vie d’un
produit.
INTRODUCTION
Les mesures préventives visent à attaquer le problème à la source: elles permettent de
réduire la production de déchets et leur nocivité. Nous n’insisterons jamais assez pour dire
que c’est la voie de loin la plus écologique et la plus économique, même si, en pratique,
elle reste difficile à mettre en œuvre. Réduire les déchets, c’est avant tout :
• lutter contre les gaspillages;
• choisir des produits plus “propres”, c’est-à-dire des produits durables et dont l’incidence sur
l’environnement durant tout le cycle de vie est minime. On le voit, la prévention passe par un
changement de nos habitudes et de nos choix.
Tous nos déchets ont des cycles de vie différents qu’on peut classer comme suit :
• le réemploi (bouteille consignée ou ordinateur réutilisé par une tierce personne);
• la réutilisation (utilisation d’une boîte à chaussures comme matériel de rangement scolaire);
• le recyclage (refonte de l’acier des cannettes pour le réintégrer dans la fabrication de nouvelles cannettes,
papier recyclé, transformation de vieux papiers en carton);
• la valorisation organique ou compostage (feuilles mortes et autres matières compostables).
Malheureusement, actuellement, une bonne partie de ces déchets sont soit traités par
incinération, soit mis en centre d’enfouissement technique (décharge).
Pour vous aider lors de vos achats à faire les moins mauvais choix, nous vous donnons
ci-après les différents labels et logos ainsi que leur signification. Les labels verts garantissent
que le produit occasionne le moins de nuisances possible à l’environnement. Les logos
verts n’offrent aucune garantie environnementale, mais informent sur l’une ou l’autre
caractéristique du produit.
la prévention
des déchets
chapitre 4
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 6
Total oui
non
L’éco-label de l’Union Européenne est basé sur un ensemble de critères écologiques depuis
la conception jusqu’à l’élimination du produit.
L’éco-label allemand est attribué par un jury sur base d’un seul critère écologique par produits.
Ce label garantit que le papier contient une proportion significative de fibres recyclées.
Ce sigle est utilisé à tort et à travers, et sa signification n’est pas toujours clairement définie:
il peut à la fois signifier que le produit est simplement recyclable - et c’est le cas de bon nombre
de produits - mais ne garantit aucunement qu’il est effectivement recyclé; il peut aussi
signifier que le produit est recyclé ou constitué en partie de matériaux recyclés. Dans ce cas,
le producteur précise souvent ce fait en ajoutant par exemple l’indication “papier recyclé”.
Accompagné d’un numéro au centre des trois flèches, il permet d’identifier le type de
plastique, ce qui facilitera le tri.
chapitre 4
fiche n ° 6
CONSEILS PRATIQUES
“Un déchet qui n’existe pas est un déchet que vous ne payez pas”.
• Avant tout nouvel achat, assurez-vous que le matériel ancien n’est plus réparable. Ensuite, orientez vos choix vers des produits qui
nuisent le moins possible à notre environnement, c’est-à-dire ceux qui ne contiennent pas de substances dangereuses, qui sont solides,
réparables, réutilisables, de préférence en matériaux recyclés ou aisément recyclables. Soyez attentif aux informations mentionnées
par le fabricant et à la présence de labels et de logos.
• Informez vos fournisseurs de votre intérêt pour l’environnement et demandez-leur de vous présenter leur gamme de produits “verts”.
• Lorsque vous faites vos achats ou que vous passez commande, évitez systématiquement les emballages inutiles ou le suremballage.
Par exemple, choisissez des produits en vrac ou en grand conditionnement. Evitez les produits jetables à usage unique, ils se
retrouvent rapidement dans la poubelle.
• Réutilisez certains produits vous-mêmes ou restituez-les aux producteurs qui les reconditionnent. Par exemple, si on tient compte
du coût d’évacuation des déchets, les bouteilles consignées peuvent s’avérer moins coûteuses que les jetables.
• Optez pour les bouteilles consignées plutôt que celles à usage unique.
• Evitez les conditionnements individuels et remplacez-les par des grands conditionnements (des sucriers à bec verseur, du lait en
petites bouteilles et de la confiture dans un ravier,...)
• Supprimez les produits jetables: gobelets, couverts en plastique, nappes en papier...
• Supprimez les produits toxiques, non écologiques (solvants, produits d’entretien)
• Préférez les aliments frais aux surgelés et boîtes.
• Choisissez un distributeur automatique de bouteilles consignées et non de canettes.
• Utilisez une lavette plutôt que des essuies-tout en papier.
• Favorisez la réutilisation des faces verso pour les papiers brouillon, des copies recto-verso à la photocopieuse.
la prévention
des déchets
chapitre 4
fiche n ° 6
la prévention
chapitre 4
fiche n ° 7
La gestion et le tri
des déchets “ménagers”
INTRODUCTION
Afin de valoriser correctement les déchets, il est nécessaire de les séparer en fonction de
leurs matériaux constituants. C’est ce que l’on appelle le tri. Cette opération constitue la
première étape indispensable d’une filière de valorisation. Le tri, pour être efficace, doit être
effectué à la source, c’est-à-dire à l’école, à la maison,…. De cette manière, chaque type de
déchet pourra suivre sa propre filière de valorisation. Les avantages du tri et en
conséquence de la valorisation des déchets triés sont les suivants :
• diminution des quantités de déchets non triés devant être détruits ou mis en décharge;
• limitation de l’exploitation des ressources naturelles;
• économies d’énergie (les différentes méthodes de valorisation des déchets demandent beaucoup moins
d’énergie que leur fabrication initiale);
• limitation des nuisances liées à la fabrication de ces déchets;
• réduction des coûts d’élimination (sacs payants, conteneurs payants).
L’entièreté du territoire national devrait être couvert par ce système de collecte en l’an 2000.
Ce que vous pouvez faire pour encourager le circuit économique du recyclage, c’est non
seulement trier les déchets, mais aussi acheter des produits recyclés.
la gestion et le
tri des déchets
«ménagers»
chapitre 4
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 7
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
On ne gère que ce que l’on mesure. Pour vous y aider, nous vous proposons d’utiliser le
tableau de bilan suivant, donné à titre d’exemple. Vous pouvez faire un tel tableau chaque
mois et reproduire les résultats principaux sous forme de graphiques qui seront exposés
dans des endroits stratégiques de l’école. Ce travail se fera préférentiellement avec les
élèves. Pour effectuer ce travail, vous devrez ouvrir, trier et peser un certain nombre de sacs
poubelles. Le résultat sera extrapolé à l’ensemble de l’école.
Papier • carton
Verre
Canettes
Plastiques
Matières organiques
Autres
la gestion et le
tri des déchets
«ménagers»
chapitre 4
fiche n ° 7
En général
• Définissez avec votre commune ou votre intercommunale les catégories de déchets à trier et les
modalités pratiques à respecter.
• Demandez à vos fournisseurs qu’ils reprennent et réutilisent les récipients, palettes, boîtes... Ceci peut
figurer dans le contrat qui vous lie à eux.
• Organisez une réunion d’information pour expliquer à chacun comment fonctionne la collecte
sélective et où vont les déchets.
• Pour faciliter le tri, veillez à ce que les sacs poubelles et conteneurs aient une couleur par catégorie de
déchets, placez les différentes poubelles côte-à-côte.
• Déterminez correctement les tâches de chacun pour effectuer le tri des déchets.
• Rappelez en permanence les consignes de tri au personnel et aux élèves, par exemple en plaçant des
affichettes aux endroits "stratégiques"; changer les comportements ne se fait pas après une seule
séance d’information mais est un travail de longue haleine.
• Fixez-vous des objectifs de réduction des déchets (- 5% en un an) et présentez les résultats (tableau,
graphique) à l’ensemble des acteurs de l’établissement.
Papier et cartons
• Choisissez des produits propres: papier recyclé non blanchi au chlore et contenant au moins 50 % de
fibres recyclées. Notons qu’actuellement les papiers recyclés sont parfaitement utilisables dans la
plupart des photocopieuses.
• Triez les déchets de papier de bonne qualité non souillés des autres déchets et les faire recycler.
• Adoptez le papier W-C recyclé: tout comme le papier normal, il ne bouchera vos canalisations que si on
en abuse.
Matières organiques
• Une grande quantité de déchets provient des cuisines et peut être valorisée par compostage. Même si actuel-
lement cette technique n’est pas généralisée, elle semble être une solution intéressante qui pourrait se
développer dans les années à venir. En attendant, il existe peut-être une solution facile et proche de
l’école (nourrissage d’animaux du voisinage, utilisation comme compost pour les espaces verts de l’école).
Plastiques
• Préférez les produits durables et/ou réutilisables (tasses, gobelets...)
• Triez sélectivement les plastiques recyclables et portez-les au parc à conteneurs.
Fer et aluminium
• Recommandez les boîtes à tartines plutôt que les feuilles en aluminium pour emballer les tartines.
• Recommandez les gourdes et les grands conditionnements plutôt que les canettes.
• Triez les déchets métalliques recyclables et acheminez-les vers une filière de valorisation (parc à
conteneurs, ferrailleur).
Matériaux composites ("Tetrapak")
• Recommandez les gourdes ou les bouteilles réutilisables.
• Evitez les portions individuelles et donnez la préférence aux emballages à forte contenance.
• Réalisez un tri sélectif et acheminez le résultat dans un parc à conteneur.
Petites fournitures de bureau
• Choisissez des fournitures réutilisables (stylos rechargeables, matériel de rangement et de classement).
• Réalisez un tri sélectif et une filière d’élimination appropriée.
Verre
• Préférez les bouteilles consignées et faites-les reprendre ou rapportez-les au fournisseur.
• Portez les autres verres aux bulles à verre ou aux parcs à conteneurs.
la gestion et le
tri des déchets
«ménagers»
chapitre 4
fiche n ° 7
la gestion et le
tri des déchets
«ménagers»
chapitre 4
fiche n ° 8
Les déchets d’ateliers et de laboratoires
INTRODUCTION
Si les activités des cours généraux produisent des déchets de composition semblable à la
poubelle ménagère, il en va autrement pour les activités dans les ateliers techniques et les
laboratoires de sciences.
La mécanique, la coiffure, l’électricité, la restauration, le bâtiment, la photographie, l’imprimerie,
la menuiserie, la couture, la chimie et autres sont des activités à caractère industriel,
commercial ou artisanal enseignées dans des sections assimilables à des PME. Les déchets
produits par ces activités sont appelés déchets industriels par opposition aux déchets ménagers.
En fonction de leurs caractéristiques, les déchets industriels sont répartis en trois classes :
• Les déchets dangereux, présentant un danger pour la santé et l’environnement (cf. fiche 9 “Les petits
déchets dangereux”). Les entreprises qui détiennent ce type de déchets doit en faire la déclaration à
l’Office Régional Wallon des déchets.
• Les déchets inertes, ne présentant aucun danger pour la santé et l’environnement.
• Les déchets non dangereux qui ne sont pas repris dans les listes des inertes ou des dangereux (cf. Arrêté
du Gouvernement wallon du 10/07/97 établissant un catalogue des déchets).
Bien sûr, ces déchets doivent être gérés conformément aux dispositions légales, qui
établissent la hiérarchie suivante :
1- prévenir ces déchets, c’est-à-dire, éviter d’en produire :
• développer des technologies propres, qui améliorent les procédés de production pour supprimer à la
source les déchets et autres nuisances
• concevoir des produits propres, qui génèrent le moins de nuisances tout au long de leur cycle de vie
• mettre en place des outils de gestion de l’environnement comme les labels écologiques, les éco-bilans et
les systèmes de management environnementaux (EMAS, ISO,…)
C’est évidemment le plus difficile car les obstacles sont nombreux : techniques, financiers,
administratifs, changement des habitudes de travail,… Mais ces principes sont synonymes
de développement durable.
2- Valoriser les déchets qui n’ont pu être évités, c’est-à-dire leur trouver une nouvelle utilité :
• Par le recyclage industriel (cas du papier, des métaux, du bois naturel, des plastiques mais aussi des
huiles et des solvants,…)
• Par la valorisation agricole (alimentation animale, épandage,…)
• Par la valorisation en génie civil (essentiellement les déchets de démolition/construction)
C’est la pratique la plus courante mais pas la plus facile car elle nécessite un tri efficace, un
stockage sûr et une évacuation par un collecteur. Pour la plupart des déchets inertes, la
valorisation peut se faire à un coût très faible. Pour les déchets dangereux, il en va
autrement car le collecteur doit être agréé et les procédés de valorisation sont très coûteux.
les déchets
d’ateliers
et de laboratoires
chapitre 4
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 8
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
La gestion de l’école est souvent totalement indépendante des choix individuels, des convictions et attitudes
personnelles des élèves, des professeurs et des autres acteurs de l’école. C’est pourtant à ce niveau que des principes
de prévention des déchets se doivent d’être respectés, dans tous les aspects de la gestion de l’école : la politique
d’achats, les cahiers des charges des commandes, la gestion des cuisines, du secrétariat, des ateliers techniques, etc…
Le règlement interne de l’école peut recommander ces principes : les élèves et leurs parents seront tous sensibilisés
par ce biais. De même, ils peuvent inspirer la composition de la liste des fournitures demandées aux élèves à la rentrée
scolaire.
les déchets
d’ateliers
et de laboratoires
chapitre 4
fiche n ° 8
Le meilleur principe consiste donc à adapter ses comportements et ses habitudes de consommation.
• Introduisez des clauses de reprise des déchets dans les contrats avec vos fournisseurs.
• Pour vos achats de matériel, songez aux possibilités de valorisation des déchets produits.
• Dressez un inventaire et un plan de localisation des poubelles et conteneurs des ateliers. Distinguez les poubelles ‘tout-venant’ des
poubelles sélectives.
• Estimez la production (massique ou volumique) annuelle des déchets industriels pour chaque atelier, en précisant la catégorie
(inerte, dangereux, non dangereux), la filière qu’ils suivent et le coût dans un tableau de ce type:
• Vérifier la conformité de la gestion actuelle de vos déchets industriels avec le Règlement Général pour la Protection au Travail
(RGPT) et la législation wallonne en vigueur. Un homme averti en vaut deux.
les déchets
d’ateliers
et de laboratoires
chapitre 4
fiche n ° 8
les déchets
d’ateliers
et de laboratoires
chapitre 4
fiche n ° 9
INTRODUCTION
Les déchets dangereux, aussi appelés “petits déchets chimiques”, ne représentent qu’un
seul pour cent du poids de vos poubelles, mais peuvent être aussi toxiques que la somme
de tous les autres déchets, du fait de la présence de subsances dangereuses (cartouches
d’imprimantes, piles, correcteurs,...). Pour votre information, sachez qu’ils sont définis par
l’exécutif régional dans une liste officielle.
Eliminés avec les autres déchets, ils augmentent significativement les nuisances générées
par l’incinération et la mise en décharge. Jetés à l’égout, ils perturbent le fonctionnement
des stations d’épuration et contaminent les cours d’eau.
Il est donc impératif de les séparer des autres déchets de sorte qu’ils puissent être
collectés à part et traités de façon appropriée. En Wallonie, les déchets chimiques sont
repris par les parcs à conteneurs. Pour connaître l’adresse du parc le plus proche de chez
vous, vous pouvez appeler la permanence téléphonique du Réseau Eco-consommation
tous les matins (071/300.301). Notons de plus qu’il est interdit de jeter des déchets
dangereux avec des ordures ménagères ou de s’en débarrasser en les déversant à l’égout
(solvants, huiles, White Spirit...). Les déchets peuvent aussi être repris par une société
agréée par la Région wallonne pour leur élimination.
Total oui
non
chapitre 4
fiche n ° 9
CONSEILS PRATIQUES
• Préférez les appareillages électriques fonctionnant sur secteur plutôt qu’au
moyen de piles. Si ce n’est pas possible, optez pour les piles rechargeables.
• Si vous devez utiliser des piles, utilisez par ordre de préférence les piles sans
mercure (piles “vertes” ou au lithium). Après usage, ne les jetez surtout pas à
la poubelle, mais déposez-les aux collectes prévues à cet effet.
• En particulier, sachez que l’asbl BEBAT collecte gratuitement les piles: elle est
l’équivalent de la société FOST+ pour le problème spécifique des piles.
• Une simple boîte en plastique clairement identifiée peut faciliter la collecte
sélective des déchets dangereux dans l’école.
• Collectez les médicaments périmés et déposez-les dans une pharmacie.
• Ne cassez jamais les tubes néons, vous libéreriez des vapeurs de mercure qui
sont hautement toxiques.
• Actuellement, les fabricants s’orientent vers l’utilisation d’acides moins
dangereux dans la composition des nettoyants (acide citrique par exemple).
Ces produits qui sont un peu moins mordants que les anciens suffisent
pour la plupart des utilisations, surtout si l’entretien est régulier. Renseignez-
vous auprès de votre fournisseur.
• Renoncez à utiliser l’eau de Javel : c’est un désinfectant puissant mais très
dangereux pour la santé (contient beaucoup de chlore) qui ne doit être réservé
que dans des cas aigus de santé collective. Il n’est donc pas indiqué pour les
usages courants et réguliers. Lors de son rejet dans les eaux usées, le chlore libéré
peut se combiner à des molécules organiques et former des organo-chlorés,
composés toxiques, persistants et qui s’accumulent dans les chaînes alimentaires.
Certains d’entre eux sont cancérigènes et/ou mutagènes.
• Une part importante de la pollution des eaux usées provient des mauvais
dosages: respectez les quantités de produits à utiliser en vous servant des
capuchons doseurs.
chapitre 4
chapitre 5
’air
et l
au
L’e
Faut-il le rappeler, l’eau est un des biens les plus précieux sur terre: elle est source de
vie et constitue un élément indispensable pour l’ensemble des êtres vivants, mais
également pour l’ensemble des activités humaines.
Cependant, malgré son apparente abondance sous nos latitudes, l’eau douce ne
constitue pas une ressource inépuisable. D’une part, la disponibilité des ressources
souterraines est limitée et, d’autre part, la qualité de l’eau en général se dégrade de
jour en jour, exigeant pour les besoins de la consommation des traitements et
assainissements toujours plus importants.
Si l’eau de distribution s’est largement généralisée, elle n’est pas synonyme de liberté de
gaspiller! Le prix payé par les consommateurs demeure à l’heure actuelle très éloigné
du prix “vérité” qui tient compte des coûts réels générés par la consommation d’eau.
En effet, les frais d’assainissement sont actuellement largement supportés par la
collectivité, mais seront tôt ou tard répercutés sur le prix de l’eau. L’introduction de
nouvelles taxes sur l’eau (pour le prélèvement ou le déversement d’eaux usées) est un
indicateur de cette évolution.
Aujourd’hui, la dégradation croissante de la qualité de l’eau risque de compromettre
notre bien-être et celui des générations futures. “L’eau est un patrimoine commun
dont la valeur doit être reconnue de tous. Chacun a le devoir de l’économiser et d’en
user avec soin”.
Nous devons impérativement protéger et préserver nos ressources en eau, veiller à
améliorer sa qualité par une gestion plus responsable, afin d’assurer un équilibre
durable entre les ressources, nos besoins et notre consommation.
L’eau a une importance vitale. Aussi, d’énormes efforts sont consentis par la société
pour combattre sa fonction traditionnelle de réceptacle des rejets industriels et
domestiques.
L’air que l’on respire est gratuit mais vital et précieux pour tous. La pollution
atmosphérique influence directement la santé de l’homme et la qualité de son
environnement. Elle a la particularité d’avoir des effets sensibles tant au niveau local,
régional qu’à l’échelle planétaire.
Les phénomènes de pollution atmosphérique liés aux activités humaines sont plus
difficiles à aborder que ceux de l’eau, mais en plus de la fiche qui y est consacrée, vous
trouverez des informations complémentaires dans les fiches du chapitre 3 «L’energie».
La consommation d’eau
fiche n ° 1 0
INTRODUCTION
L’eau destinée à l’alimentation suit un long processus avant d’atteindre notre robinet. Elle
doit être préalablement captée, traitée, transportée, stockée et enfin distribuée. On parle
dès lors réellement de “production de l’eau”. Celle-ci peut engendrer diverses nuisances:
• Epuisement des nappes aquifères: l’alimentation des aquifères est limitée en fonction de la pluviométrie,
des capacités de stockage du sol, etc. Un prélèvement supérieur aux disponibilités provoquerait
l’épuisement des nappes et donc des ressources. Afin de satisfaire les besoins actuels, une part
supplémentaire d’eau est captée dans nos rivières: la Meuse, la Vesdre, la Gileppe, l’Ourthe,...
• Traitements: afin d’atteindre les critères de qualité requis pour une eau de distribution (pratiquement
neutre, exempte d’organismes pathogènes et concentration strictement limitée en matière minérale), les
eaux captées sont traitées de manière plus ou moins radicale selon l’état d’origine.
La plus grande partie de l’eau consommée est rejetée a l’égout. Il est indispensable de
l’acheminer vers une station d’épuration avant de la rejeter dans le milieu naturel. Tous ces
traitements pour exploiter et conserver cette richesse sont complexes, fastidieux et chers.
Conséquence de cela, un mètre cube d’eau de distribution coûte environ 60 BEF.
Chacun d’entre nous consomme en moyenne 200 litres d’eau par jour (73 m3 par an), dont
environ 100 litres pour les sanitaires et 50 litres pour la vaisselle. Les fuites d’eau coûtent
beaucoup plus cher que ce que l’on peut imaginer: un robinet qui fuit goutte à goutte
pendant un an représente une perte de 18 m3, soit le tiers de la consommation annuelle!
Une chasse d’eau qui coule (fuite continue) équivaut à 100 m3 par an.
Pour compléter cet état des lieux, il n’est pas inutile de rappeler que la production d’un bien
quelconque s’accompagne d’une énorme consommation d’eau (pour le produire, pour
l’emballer et pour le transporter). Ces dépenses d’eau font d’ailleurs partie de ce qu’on
appelle l’éco-bilan d’un produit. A titre d’exemple, on estime que la production d’un litre de
lait a demandé l’utilisation de 140 litres d’eau, celle d’une voiture de 450.000 litres.
Total oui
non
la consommation
d ’ e a u
chapitre 5
CONSEILS PRATIQUES
• Première étape indispensable pour diminuer votre facture d’eau: relevez
fréquemment les compteurs et analysez les postes de grande consommation. Ces fiche n ° 1 0
postes sont généralement : les salles de douche, le nettoyage, la cuisine.
• Identifiez ensuite les mesures à prendre pour chacun de ces postes et estimez-en les
coûts éventuels et les économies qu’elles permettraient de réaliser.
• Pour parvenir à un résultat, fixez-vous chaque année un objectif de réduction de
consommation par mois, par exemple, 5 ou 10%. Rien qu’avec des changements
d’habitudes, sans investissement particulier, vous pourrez rapidement atteindre
votre objectif. Il vous sera possible d’économiser bien plus encore moyennant
quelques petits investissements qui seront vite amortis.
• Prévenez le service technique de toute fuite, robinet ou chasse qui coule.
• Equipez les robinets de pommeaux économiques (vous économiserez à la fois l’eau
et l’énergie pour la chauffer).
• Fermez convenablement les robinets après utilisation.
• Sensibilisez les élèves à ne pas gaspiller l’eau.
• Remplissez bien les lave-vaisselle.
• Installez de nouvelles chasses à économie d’eau (bouton poussoir servant à
la fois à chasser l’eau et à stopper son écoulement) et indiquez-en le mode de
fonctionnement.
• Dans le réservoir des anciennes chasses, réglez le niveau du flotteur ou placez une
bouteille remplie d’eau ou un volume mort, ce qui limitera la quantité d’eau
évacuée à chaque utilisation.
• Récoltez l’eau de pluie (elle est gratuite) dans des citernes: elle permet d’alimenter
les toilettes et autres usages non alimentaires. Dans ce cas, réalisez une affiche
visible de tous avec l’indication “eau non potable” si cette eau est accessible.
la consommation
d ’ e a u
chapitre 5
fiche n ° 1 1
INTRODUCTION
De manière générale, les produits rejetés dans les eaux usées provoquent un double effet :
d’une part une menace pour la santé des consommateurs, d’autre part, la pollution des eaux.
Dans le cadre de l’école, les eaux sortant des sanitaires et des éviers de cuisine posent
régulièrement des problèmes d’évacuation : canalisations obstruées par de la graisse, de
l’huile et d’autres matières, organiques ou non. Ceci s’accompagne le plus souvent de
dégagement d’odeurs désagréables. Rejeter les huiles et les graisses dans les éviers et les
avaloirs est à proscrire. De même, nous vous rappelons qu’il est interdit d’évacuer par les
égouts ou les poubelles tout produit dangereux (white spirit, peintures...). Quelques
conseils simples pourront vous éviter des ennuis inutiles.
l e s e a u x
u s é e s
chapitre 5
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 1 1
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
• Choisissez des produits d’entretien plus respectueux de l’environnement: biodégradables, sans composés dangereux (phosphates, NTA,
EDTA, formol, acides forts, sulfates, perborates). Un décryptage détaillé de l’étiquette permet d’identifier les constituants du
produit et/ou son caractère écologique (label éventuel).
• Faites placer un séparateur-dégraisseur en aval de la canalisation des cuisines. Cet appareil permet de retenir mécaniquement les
graisses. La couche de graisse s’y épaissit et durcit avec le temps: il est donc important de le vidanger périodiquement si l’on veut
qu’il reste efficace.
• Vous pouvez également utiliser parallèlement des complexes de bio-enzymes et de bactéries pour décomposer les graisses accumulées
le long des canalisations. Mais évitez de surdoser, sans quoi, les graisses retenues dans le séparateur seront également dégradées et
emportées vers l’égout.
• Une autre solution mécanique très simple et peu coûteuse est le placement de crépines dans les éviers et les évacuations de douche:
ces petites grilles retiennent la plupart des particules d’une certaine taille et évitent l’obstruction des canalisations. Il faut bien sûr
les décharger périodiquement.
• Utilisez des systèmes de rejet des eaux usées conformément aux dispositions techniques définies et imposées par la Région wallonne
et mises en application par les communes (égouts, stations d’épuration).
• N’oubliez pas de récolter vos substances dangereuses et vos huiles dans des récipients et de les déposer dans des parcs à conteneurs ou
des centres spécialisés (voir Fiche n°9).
Source : CORINAIR 1995 REGION WALLONNE - Inventaire des émissions atmosphériques, étude réalisée par ECO-
NOTEC pour la DGRNE-MRW
Parmi les pollutions atmosphériques rencontrées dans les écoles, les élèves citent
régulièrement la fumée de tabac. Il faut savoir que la loi interdit de fumer sur les campus
scolaires.
De manière générale, la réduction des pollutions atmosphériques à l’échelle de l’école
consistera à limiter les consommations des différents carburants et des produits dégageant
des substances volatiles nocives.
L ’ a i r
chapitre 5
LA SITUATION DANS VOTRE ÉCOLE fiche n ° 1 2
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
• Réduisez les gaspillages et limitez les consommations d’énergie.
• Choisissez des produits propres, moins nocifs pour l’environnement en évitant d’acheter des solvants toxiques dans les fournitures
scolaires et en évitant l’emploi de pulvérisateurs à base de CFC, de produits à base d’amiante, etc.
• Evitez à tout prix l’incinération domestique des déchets.
• Aérez suffisamment les locaux, notamment dans les laboratoires de sciences et autres ateliers spécifiques, vous limiterez les risques
d’intoxication.
L ’ a i r
chapitre 5
chapitre 6
vie
de
dre
ca
Le
L’école est le cadre quotidien dans lequel les élèves et les enseignants passent la
majeure partie de leur journée et de leur année.
A côté de la qualité de l’air, de l’eau et de l’éclairage, d’autres facteurs plus généraux
conditionnent la qualité du bien-être et du travail. C’est dans cet esprit que nous vous
proposons d’aborder ici le problème de la sécurité et de l’hygiène dans l’école.
Outre le cadre de vie interne à l’établissement, l’école influence également
notoirement son environnement immédiat.
Nous traiterons donc le problème du bruit et des transports, ainsi que l’aménagement
d’un espace nature à l’extérieur des bâtiments.
Nous vous invitons d’ailleurs à étendre les investigations qui seront faites dans l’école
à l’échelle du quartier. Quoi de plus normal que de chercher à améliorer, voir à parfaire
l’image de votre établissement dans le quartier ?
fiche n ° 1 3
Le bruit
INTRODUCTION
Le bruit est une nuisance particulièrement importante, plus en milieu urbain qu’en milieu
rural. C’est une problématique techniquement complexe et les mesures destinées à la gérer
varient en fonction de nombreux paramètres. D’ailleurs l’unité de mesure bien connue, le
décibel (dB), regroupe une série de facteurs dont certains sont plus subjectifs que d’autres
(facteurs “gêne” et “sensibilité”). Ceci dit, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande
un niveau de bruit moyen inférieur à 50 dB à l’intérieur des habitations pour ne pas
engendrer de gêne. Généralement, la population se plaint systématiquement du bruit
lorsque son niveau dépasse 65 dB ou lorsque l’écart avec le bruit de fond (l’émergence)
dépasse les 15 dB.
On peut classer schématiquement les bruits en deux groupes: les bruits dits “aériens” émis
directement dans l’air par une source sonore et les bruits dits “de chocs” résultant de la
propagation de vibrations dans les matériaux solides.
Le confort acoustique dans un local peut être amélioré par des mesures d’isolation
acoustique par rapport aux bruits extérieurs et aux bruits provenant des locaux voisins ainsi
que par des mesures de correction acoustique par rapport aux bruits provoqués à l’intérieur
même du local.
Les conséquences néfastes de bruits divers sont certainement moins évidentes que
d’autres types de nuisance, mais elles sont pourtant bien connues : difficultés de
concentration fatigue latente, nervosité. Ces conséquences peuvent être éliminées dans
bien des cas par des aménagements peu coûteux.
Total oui
non
L e b r u i t
chapitre 6
CONSEILS PRATIQUES
Pour s’isoler des bruits aériens (intérieurs et extérieurs), voici
quelques règles générales : fiche n ° 1 3
• Réduisez au mieux les “fuites acoustiques” au niveau des parois, des portes,
des fenêtres, etc. Ces petites réparations peuvent déjà avoir des effets importants.
• Améliorez le pouvoir isolant des parois, portes et fenêtres dans la mesure de
vos possibilités:
• en augmentant leur masse (matériaux lourds et épais);
• en les dédoublant (parois multiples).
• Au niveau des murs, vous pouvez placer une ou plusieurs épaisseurs de
plaques de plâtre (“Gyproc”) ou de panneaux de particules, séparées entre elles
par de l’air et/ou des matériaux “élastiques” (laine minérale, blocs de
polystyrène...).
• Au niveau des fenêtres, vous pouvez installer des double-vitrages
“acoustiques” qui assurent les deux types d’isolation : thermique et acoustique
(les double-vitrages traditionnels n’isolent guère mieux du bruit que les
vitrages simples) ou, le cas échéant, de double châssis dont les vitres sont
distantes d’au moins 10 cm.
• Vous pouvez également placer des tentures qui absorbent très bien les bruits
usuels d’une pièce.
• Eteignez votre ordinateur si vous ne comptez pas vous en servir pendant plus
d’une heure: c’est lorsque le “ronronnement” de son système de ventilation
s’arrête que l’on se rend compte du bruit qu’il faisait !
L e b r u i t
chapitre 6
fiche n ° 1 4
• pollution de l’air par les gaz d’échappement (pensons notamment à l’ozone troposphérique, dont la
formation est largement favorisée par les polluants rejetés par les véhicules);
• nuisances sonores accrues;
• dégradation des bâtiments par la corrosion des matériaux de construction et par le dépôt de suies sur les façades;
• déstructuration des quartiers traversés par des artères importantes et défiguration des sites occupés par
des aires de parking;
• d’une manière générale, énorme place occupée par l’ensemble des infrastructures dévolues à l’automobile
(rues, emplacements de parking, temps d’arrêt des feux,...) au détriment des piétons, des cyclistes et des
transports en commun.
Bien sûr, faire plus de place aux cyclistes, aux piétons et aux transports en commun (sans
bannir la voiture pour autant) est une entreprise qui demande du temps et de la patience :
il faut influencer les politiques de transport aux niveaux communal, régional et fédéral. Mais
il est aussi possible, parallèlement à cette action de fond, de changer nos comportements
individuels pour diminuer les effets néfastes de certains d’entre-eux.
Total oui
non
les déplacements
scolaires et
les transports
chapitre 6
CONSEILS PRATIQUES
• Commencez par dresser un état des lieux général des déplacements des élèves et du
personnel de l’école : fiche n ° 1 4
• au niveau de chaque classe, faire un petit audit des déplacements des
élèves et leur faire prendre conscience que certains pourraient par
exemple laisser la voiture pour venir avec un mode de transport moins
polluant (à vélo, en transport en commun) ; l’idéal est d’amener cette
prise de conscience par une leçon donnée sur le thème de la mobilité et
des transports ;
• au niveau de l’école, il y a moyen de créer une petite cellule “co-voiturage”
qui se chargera de mettre en relation les élèves qui habitent dans le
même quartier; ceci peut se faire simplement en affichant un grand
tableau avec les “offres” et les “demandes”.
• Indiquez les accès en transport en commun sur des panneaux informatifs.
• Mettez à disposition des professeurs des plans de transport en commun.
• Renseignez-vous sur les horaires des lignes qui desservent votre école et affichez les
heures de passage aux arrêts situés dans les environs.
• Aménagez un parking vélo et réalisez une carte ou “plan d’accessibilité” vélo
reprenant: les pistes cyclables, les itinéraires conseillés, le relevé des endroits
critiques, etc. Vous pouvez aussi proposer des aménagements aux abords de l’école
à inclure notamment dans un projet de PCEDN (Plan Communal d’Environnement
et de Développement de la Nature) ou un schéma de structure ou même dans un
projet de PCM (Plan Communal de Mobilité)
• Proposez à vos professeurs de louer ou acheter un vélo pour leurs déplacements
urbains et montrer ainsi l’exemple.
les déplacements
scolaires et
les transports
chapitre 6
fiche n ° 1 5
INTRODUCTION
L’état de propreté et d’entretien des locaux est un facteur qui influence largement
l’ambiance en classe. Un lieu propre et calme, correctement éclairé, aéré et décoré est
accueillant et procure un sentiment de bien-être qui aura une influence positive sur
l’atmosphère de travail. De même, l’état des sanitaires (toilettes, douches et lavabos)
intervient dans la vision qu’ont les élèves et le personnel de leur école. C’est un sujet qui
est sans doute trop souvent négligé. Enfin, l’aération régulière de certains locaux est
primordiale : local à photocopieuse (qui produit beaucoup d’ozone), salle de sport, salles
de classe,...
La sécurité dans l’école passe d’abord par de bonnes mesures préventives, notamment en
ce qui concerne les incendies : extincteurs en nombre suffisant, régulièrement contrôlés,
exercices réguliers, consignes claires.
Total oui
non
CONSEILS PRATIQUES
• Organisez régulièrement (au moins une fois par an) un exercice d’évacuation
de l’école pour les cas d’incendie. Cela vous permettra de pointer ce qui peut
encore être amélioré.
• Profitez des exercices d’évacuation annuels pour rappeler comment on se sert
d’un extincteur: mieux vaut le savoir avant qu’après...
• N’oubliez pas de faire contrôler régulièrement (une fois par an) les extincteurs.
Profitez-en pour demander aux techniciens s’ils sont en nombre suffisant.
• Les sorties de secours sont-elles bien connues de tous? Sont-elles praticables
aisément en cas de nécessité ?
• Maintenez les classes, les couloirs et les sanitaires propres, correctement éclairés
et aérés, et éventuellement décorés.
• Achetez pour l’entretien de l’école des produits de nettoyage ayant un impact
minimum sur l’environnement (produits verts).
INTRODUCTION
On ne respecte bien que ce que l’on aime ou ce que l’on trouve utile. Dans cet esprit,
l’ensemble des élèves et du personnel de l’école respectera d’autant mieux son cadre de
travail s’il est agréable et s’il permet de bons moments de détente. C’est pourquoi, nous
vous recommandons vivement de mettre en valeur les espaces récréatifs disponibles dans
votre école. Cela peut prendre des formes diverses et l’imagination ainsi que le travail
d’équipe seront vos meilleurs atouts. Certains préféreront décorer un mur “aveugle” par
une superbe fresque, d’autres installeront un coin nature servant de laboratoire en plein air.
Pour d’autres encore, l’installation d’un petit espace de jeux pour les plus jeunes ou d’un
espace de rencontre pour les plus grands sera préféré ( bancs, tables). A vous de voir !
Total oui
non
les espaces
récréatifs
chapitre 6
fiche n ° 16
CONSEILS PRATIQUES
• Suivant les possibilités propres à votre établissement, récoltez et soyez à l’écoute
des projets et des propositions émises. Vous pouvez proposer également un
projet que vous aurez mûrement réfléchi. Pour que ce projet aboutisse et
surtout soit respecté, il est essentiel de fournir une bonne information à son
sujet: une réalisation dans laquelle les jeunes et le personnel ne se
reconnaissent pas aura peu de chance d’être valorisé et respecté.
• Si la proposition émane d’un groupe d’élèves, laissez-leur une grande
autonomie: ils sentiront que vous leur faites confiance, seront fiers de ce
projet et apprendront énormément de choses en le réalisant.
• Si vous désirez vous lancer dans l’aménagement d’un coin nature, ne vous
lancez pas tête baissée dans n’importe quel type de projet. Vous aurez, en effet,
tout intérêt à faire de ce projet un véritable projet pédagogique qui, depuis sa
conception jusqu’à sa réalisation et son exploitation, permettra à la classe
d’approcher les problématiques liées à la dégradation du milieu naturel.
N’hésitez pas non plus à contacter l’une ou l’autre association de protection
de la nature qui pourra vous conseiller.
• L’aménagement d’un espace récréatif (par exemple des tables en bois et
quelques bancs) sera peut-être l’occasion de faire un appel à projet dans
l’école: la meilleure proposition retenue sera réalisée soit par l’école elle-même,
soit par une firme extérieure. Ce type de projet sera également l’occasion pour
les élèves de rédiger un appel d’offres, d’organiser un concours de projets, de se
concerter, de présenter et défendre un projet.
les espaces
récréatifs
chapitre 6