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Littérature Latine (-240 Av. JC.-1350) : Sommaire

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Littérature Latine (-240 av. JC.

-1350)
Niveau : Licence I.
Année : 2020-2021
Module : Littérature Latine

Sommaire
Sommaire.......................................................................................................................................1
Introduction....................................................................................................................................2
I. Histoire de la littérature.................................................................................................................2
1. L’âge d’or : la poésie...................................................................................................................3
2. L’âge d’or : la prose....................................................................................................................3
3. L’âge d’argent.............................................................................................................................4
4. Les premiers écrits chrétiens......................................................................................................4
5. La littérature latine du Moins Âge..............................................................................................4
6. La littérature latine de la Renaissance........................................................................................4
II. Origines et genres de la littérature latine.......................................................................................5
1. Le Théâtre...................................................................................................................................5
2. La poésie.....................................................................................................................................5
III. Le Pouvoir et la littérature latine................................................................................................6
IV. La REPRÉSENTATION DE LA langue latine...................................................................................6
V. LA PRÉSENTATION DES GRANDS AUTEURS ET LEURS œuvres........................................................7
1. Sénèque......................................................................................................................................7
2. Cicéron (106 av JC- 43 av J-C.)....................................................................................................8
3. Virgile.......................................................................................................................................10
PLAUTE.........................................................................................................................................11
VI. Étude Suivie Sénèque...............................................................................................................12
1. Présentation de la pièce : les phéniciennes..........................................................................12
Sénèque, Hippolyte.......................................................................................................................13
4. Travaux Dirigés (TD.).................................................................................................................17
VII. Bibliographie............................................................................................................................18
Introduction
On comprend en général sous l'expression « littérature latine » les textes latins littéraires
composés entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IVe siècle de notre ère. (476 Av. J.-C. -1350)
C'est la littérature de Rome. Autrement dit, la littérature latine désigne la littérature écrite
en latin, partout où le latin était parlé et en Rome. Du point de vue chronologique, les auteurs
ont continué très longtemps à écrire en latin. La littérature écrite en latin à partir du Moyen
âge devient réservée à une élite savante et au clergé.

La richesse de la littérature latine est marquée par la diversité des ouvrages et des thèmes et
des genres. Nous relevons l’abondance des ouvrages d'histoire comme ceux Tacite ;
l’émergence des discours judiciaires et philosophiques, cette forme de littérature doit sa
performance à l’orateur et homme politique Cicéron ; cependant, les traités philosophiques et
humanistes, sont connus à travers les plumes de  Sénèque. 

Les premiers écrivains sont des Italiens du Sud, qui recevaient de Rome une langue parlée et
comprise de plus en plus largement. Ces écrivains subissent l’influence de la littérature
grecque depuis la fin de la première guerre punique1. La Grèce tombante a déversé sur
l’empire de Rome montant ses expériences en : arts plastiques, architecture, musique, et
surtout littérature (poésie, théâtre, rhétorique). Ainsi, le poète Horace souligne l’influence de
la littérature grecque dans le passage ci-contre : « La Grèce domptée subjugua ses farouches
vainqueurs, et prêta ses arts au Latium sauvage. Ainsi s'amollit la rudesse du vieux mode saturnien, dont la
rouille grossière eut à subir la lime du bon goût.  » C'est dans ce milieu spirituel que va
véritablement se constituer la littérature latine. Elle a, à son tour, largement influencé la
littérature et les arts européens des siècles ultérieurs, particulièrement
le classicisme aux XVII et XVIII siècles en France.

1. HISTOIRE DE LA
LITTÉRATURE
Les premières traces connues d'une littérature en langue latine nous sont parvenues
par le biais des inscriptions, (des textes en images sur des pierres, des peaux d’animaux…).
De très nombreuses inscriptions latines ont été découvertes et continuent à être découvertes
chaque année sur l'ensemble des territoires de la Rome antique. Elles permettent de connaître
de mieux en mieux les périodes les plus reculées de la littérature écrite de Rome.

1
(poeni, nom par lequel les Carthaginois, descendants des Phéniciens, étaient connus des Romains.)
dix-sept années de guerre (La première guerre punique (264-241 av. J.-C.) met en avant le général
carthaginois Hamilcar Barca. Battu en Sicile, Hamilcar envahit l’Espagne. Ses conquêtes en Espagne
méridionale sont poursuivies par son gendre Hasdrubal et son fils Hannibal. Carthage doit céder à
Rome ses possessions en Sicile après la victoire romaine des îles Égades (241 av. J.-C.). Cette victoire
est la première manifestation de Rome comme puissance navale. Au cours de la deuxième guerre
punique (218-201 av. J.-C.), Hannibal part d’Espagne, longe le littoral nord de la Méditerranée en
direction de l’est, franchit les Alpes et entre en Italie. La victoire de Cannes (216 av. J.-C.) entraîne la
chute de Tarente et de Syracuse. Mais, seul depuis la mort d’Hasdrubal, Hannibal ne peut assiéger
Rome. L’armée romaine commandée par Scipion s’empare alors des territoires espagnols et gagne
l’Afrique. Hannibal doit quitter l’Italie et est écrasé à la bataille de Zama, en 202  av. J.-C.
Durant la troisième guerre punique (149-146 av. J.-C.), les Romains menés par Scipion l’Africain le
Jeune rasent la cité de Carthage, exauçant le vœu du vieil homme politique romain Caton l’Ancien.).
Par ailleurs, comme dans toutes les civilisations, il est nécessaire de noter qu'il a existé
une littérature orale en latin avant l'apparition des premiers genres littéraires écrits3. Cette
littérature orale était constituée de chants religieux, de chants nuptiaux, de brefs poèmes
comiques, de discours prononcés par des orateurs et des hommes politiques, etc.
La fin du IIIe siècle av. J.-C voit apparaître les premiers textes écrits en latin. Les dramaturges
et les poètes Livius Andronicus, Naevius et Ennius, Sont les auteurs les plus connus. En
240 av. J.-C, Livius Andronicus fait la première représentation de sa pièce intitulée fabula.
Bien qu’elle soit une adaptation grecque, la pièce du théâtre d’Andronicus est entièrement
écrite en latin et présenté à Rome. Il traduit en latin, l’Odyssées d’Homère. Naevius compose
un poème épique d’où il traite la première guerre punique qui oppose Rome au Carthage.
Ennius est l’auteur du long poème intitulé les Annales ; il y raconte l’histoire de Rome et ses
conquêtes. L'œuvre pionnière d'Ennius servit de prototype aux récits épiques romains et fut
imitée par les poètes qui l’ont succédés.
La littérature latine a connu des périodes d’émergence et de l’apogée au cours de son histoire.
Les genres de cette littérature peuvent être répertoriés à travers temps. Chaque genre a sa
période d’émergence et ses auteurs qui lui sont propre. Ainsi, la poésie, en particulier la
poésie lyrique, et la prose s’étendent sur une longue période de l’histoire de l’empire romain.
C’est l’âge d’or de la poésie et de la prose latine.

2. L’âge d’or : la poésie


Le précurseur de la grande période de la poésie romaine fut Lucrèce (99-55 av. J.-C.), dont le
poème didactique De Natura Rerum (« De la Nature ») expose la philosophie en vers
éloquents : les hommes libres croient, par superstition et crainte de la mort, que les dieux
n'interviennent pas dans les affaires des humains. Catulle, le premier grand poète lyrique qui
écrivit en latin, fut inspiré par des modèles grecs. Ses poèmes les plus longs sont complexes.
Les poèmes de Catulle sont lyriques, et marqués par des déclarations d’amour, la nostalgie
d’un frère, l’attaque des ennemis.
L'un des plus grands poètes latins fut reconnu et honoré de son vivant ; il s'agit de Virgile. Il
écrivit d'abord les Églogues, dix poèmes pastoraux élégants et émouvants. Ils furent suivis par
les Géorgiques, poèmes pleins de grâce, traitant de la vie champêtre. Le chef-d'œuvre de
Virgile est l'Énéide, poème épique qui retrace la geste d'Énée, le héros troyen qui s’installe en
Italie et y fit souche pour fonder Rome.
Une seconde génération de poètes vivant également sous le règne d'Auguste
introduit un genre nouveau à Rome : l'élégie2, qui s'inspire des poètes grecs. Caius
Cornelius Gallus est le premier à composer des élégies en latin. Après lui viennent
plusieurs autres auteurs mieux connus, principalement Tibulle et Properce, auteurs
chacun de plusieurs livres d'élégies. Leurs textes sont écrits à la première personne  ;
ils s’y adressent à leur maîtresse exposant leurs sentiments amoureux, leurs joies et
leurs peines, leurs jalousies, etc.
Bref, un même poème peut contenir plusieurs changements d'humeur et de tonalité
et peut s'adresser successivement à plusieurs personnes : à la maîtresse, à un ou
2
Une élégie est un poème lyrique qui a généralement pour thème la fuite du temps, l’amour (les peines
de la vie amoureuse), la mort, la mélancolie, etc. Ex. : Lamartine, Le Lac, Apollinaire, Le Pont
Mirabeau.
plusieurs amis du poète, à des divinités, à des héros et héroïnes mythologiques, etc.
Il s'agit d'une poésie légère qui chante les plaisirs et les contraintes d'un amour
désespéré ou adultère, car la maîtresse du poète est généralement mariée à un
autre homme. Les élégies sont remplies de références mythologiques et montent
l'influence de la culture grecque sur le champ littéraire romain.
La poésie didactique est représentée sous Auguste par Virgile avec
ses Géorgiques, mais aussi par d'autres auteurs moins bien
connus. Grattius compose un poème sur la chasse. Il décrit l'équipement et les
techniques des chasseurs et donnant des informations sur les chiens de chasse et
les chevaux.

3. L’âge d’or : la prose


À l'âge d'or de la poésie romaine correspond un âge d'or de la prose, d'égale valeur littéraire.
Le chef de file en fut Cicéron (106-43 av. J.-C.), homme politique et orateur dont la
rhétorique a servit de modèle à des générations d’orateurs. Les discours les plus connus de
Cicéron sont dirigés contre ses ennemis politiques ; ils sont à la fois percutants et persuasifs.
Le contemporain de Cicéron, Jules César (104-44 av. J.-C.), est également connu en tant
qu'écrivain en prose. Jules César est plus conquérant qu’auteur. Il fait, cependant, des
commentaires clairs et rigoureux sur ses campagnes dans les Gaules et sur la guerre civile
(Commentaires de la guerre des Gaules et De la guerre civile).
En outre, Caton l'Ancien (234-149 av. J.-C.) écrit une histoire de l'Italie en prose. Il
fait, également un traité sur l’agriculture, intitulé De l'agriculture.

4. L’âge d’argent
L'âge d'or fut suivi par une période souvent appelée « âge d'argent de la littérature latine », au
Ier siècle av. J.-C. Bien que l'éclat du siècle précédent lui portât préjudice, un ensemble
substantiel d'œuvres accomplies fut écrit pendant cette période.
Sénèque (4 ? av. J.-C.-65 apr. J.-C), tuteur de l'empereur Néron, fut un écrivain majeur de
l'âge d'argent. Il composa des tragédies macabres qui, au fil des siècles, ont impressionné les
sensibilités dramatiques européennes.
D'autres œuvres intéressantes furent réalisées en cette période, dans des modes satiriques
variés. L'esclave Phèdre (Ier siècle apr. J.-C.), et Pétrone sont, sans doute, des écrivains les
plus originaux de leur temps.
Les auteurs, comme Tacite, Quintilien, marquent la prose du premier siècle (Ier siècle) ; la fin
de l’âge d’or de l’empire. Le premier raconte de façon dramatique les événements de son
temps ; cependant, Quintilien fait une étude consacrée à la théorie et à la pratique de l'art
oratoire.

5. Les premiers écrits chrétiens


Au cours des siècles qui suivirent l'Empire romain, la littérature déclina en même temps que
les fortunes politiques de l'empire, mais quelques figures importantes émergèrent.
Une nouvelle tradition de poésie chrétienne, utilisant des procédés littéraires païens pour des
buts chrétiens, fut inaugurée par Prudence. Deux religieux dominent le début des écrits en
prose de la littérature chrétienne : Saint Jérôme traduit la bible, La Vulgate, la version encore
en usage en latin ; Saint Augustin écrit Les Confessions inspiré par la rhétorique de Cicéron,
philosophiques et bibliographique ; Saint Ambroise introduit l’allégorie dans la poésie
chrétienne.

6. La littérature latine du Moins Âge


La littérature latine médiévale poursuit la tradition de la première littérature chrétienne : les
écrits sont au service de la religion. Les auteurs retracent la vie de Charlemagne : ses guerres
de croisade constituent des sujets passionnants de la littérature latine. Ainsi, le roman de
Renart (une fable qui met en scène les animaux avec des comportements humains) est rédigé
en latin au Xe siècle. La plus grande prtie de la littérature du Moyens Âge est anonyme, en
particulier les textes de la poésie lyrique. En outre, il existe un nombre important de pièces
religieuses médiévales en latin qui sont restées des ancêtres directes du théâtre dans la
littérature moderne.

7. La littérature latine de la Renaissance


La dernière grande période de créativité en latin, La Renaissance, est marquée par l’œuvre de
Pétrarque, au XIVe siècle. L’Humanisme s’attache à recréer l’expérience classique, par
l’intermédiaire du renouveau du langage, du style, et des genres de la littérature romaine.
En somme, le latin continue d’être la langue technique et intellectuelle de tout le siècle de la
Renaissance. Les auteurs de la littérature latine ont influencé les idées de la littérature des
siècles suivants, particulièrement les XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi ces auteurs, on peut
retenir entre autres, l’auteur de l’Éloge de la folie (1509) Érasme, et celui de l’Utopie (1516)
qui est Saint Thomas More.

8. ORIGINES ET GENRES DE LA
LITTÉRATURE LATINE
Les plus grandes réalisations de la littérature romaine se trouvent sous forme de poèmes
lyriques et épiques, de rhétorique. Il y figure des textes historiques, des pièces de théâtre
dramatiques et de satiriques.
1. Le Théâtre
La civilisation italienne fournit au théâtre le cadre et des techniques qui lui sont
propre. Il s’est inspiré, dans son essence, du théâtre grec, mais ne s’est pas assujettis aux
techniques qu’il mettait en place. Des ébauches de jeux dramatiques figuraient dans la
culture romaine : les fêtes célébrées à différentes occasions (fêtes de moisson, mariage,
cérémonie de funérailles…), les chants et les danses. Le dialogue improvisé et le chant
favorisent la naissance de la farce. Satura est une forme de cette farce ; elle est
représentée, pour la première fois, à Rome en 362 av. J.-C. Livius Andronicus l’enrichira plus
tard en ajoutant une intrigue à l’intérieur de son cadre et de ses techniques.
En de la satura se développe un genre appelé l’atellane (provient du nom de la ville
d’Atella). C’est une farce à caractère et à sujet populaire comprenant des types traditionnels
de personnages : le vieillard, le Bossu, le Goinfre et le Niais.
Le théâtre latin présente un certain nombre de caractères propres qui le différencient
du théâtre grec : domination du spectaculaire sur le texte, non-périodicité des jeux théâtraux,
tendance à un réalisme excessif, autonomie des techniques et du sujet. Ces caractères,
joints au fait que la genèse, le développement et l'extinction du théâtre romain se jouèrent
sur un laps de temps assez court, expliquent qu'il n'ait pas eu, dans l'histoire, la même
portée ni la même valeur révélatrice que le théâtre grec.
La satire y jouait un grand rôle dans le théâtre romain, non pas la satire politique
comme en Grèce, mais celle des caractères.Les représentations théâtrales comportèrent
évidemment, à partir du IIIe siècle avant J.-C., des tragédies et des comédies. Les auteurs
tragiques latins, Livius Andronicus, Ennius, Naevius, Accius et Pacuvius, s'inspirèrent surtout
des légendes troyennes et du cycle de la guerre de Troie, plus proches des traditions
mythiques de Rome.
Quant aux comédies, dont on possède un certain nombre et beaucoup de titres,
elles étaient divisées entre le latin et le grec. La comédie latine renouvèle les situations ;
cependant, les personnages demeurent des types grecs. Elles sont de facture beaucoup
plus populaire que leur modèle grec, et les techniques italiques, mime, pantomime, danse,
chants, y jouent un rôle déterminant. Par le fait, les personnages sont à la fois traditionnels
et marginaux, issus des milieux populaires : courtisanes, esclaves, affranchis, soldats,
proxénètes. 

2. La poésie
La première période de la littérature latine, essentiellement tournée vers la poésie, s'étend
du IIIe au Ier siècle avant J.-C. La plupart des littératures commencent par la poésie, parce
qu'un « énoncé mémorable » (supposant un emploi littéraire du langage, par opposition au
parler quotidien) La poésie demande appui aux rythmes, assonances, qui créent une beauté
des mots et assurent leur durée dans la mémoire. La poésie succède à une littérature orale :
hymnes aux divinités ou épopées, sentences morales, chants à la gloire des héros du passé,
contes. Les rythmes étaient ceux de la langue latine.

3. L'historiographie 
L’historiographie a également connu un grand succès auprès d'auteurs tels
que Tacite . L'historiographie appartient en un certain sens au genre encomiastique,
dans le sens où elle raconte les conquêtes territoriales faites par les Romains au
cours des siècles et des décennies précédents. La grandeur de Rome était exaltée.
Cela ne signifie pas pour autant que les historiens latins n'aient pas parfois critiqué
les Romains et leurs empereurs, en particulier les tyrans, pour leur attitude. Les
historiens latins se sont souvent inspirés des œuvres de Salluste, notamment dans le
choix sélectif des événements à raconter.
Plusieurs écrivains, parfois des hommes politiques, écrivent des œuvres à prétention
historique. Parmi eux, il faut compter Jules César (100-44 av. J.-C.) avec
ses Commentarii publiés au fil de ses campagnes pendant la guerre des
Gaules (Commentaires sur la Guerre des Gaules) et la guerre civile entre César et
Pompée (Commentaires sur la Guerre civile).

4. La philosophie et la rhétorique
La philosophie avait pour principal représentant le philosophe stoïcien Sénèque,
tandis que l' oratoire traversait une période de déclin. Selon
l'orateur Quintilien (auteur entre autres de l'Institutio oratoria, la formation de
l'orateur), cela était dû au fait qu'il n'y avait plus de bons professeurs et pour se
remettre de ce déclin, il fallait retourner à Cicéron, qu'il considérait comme le le plus
grand orateur et en tant que tel le modèle à prendre comme exemple. Pour Tacite,
cependant, le déclin de l'Oratoire était dû à l'institution du principat . En fait, ce qui
alimentait la «flamme» de l'oratoire, ce sont les luttes politiques: maintenant que le
pouvoir appartient à l'un et qu'il n'y a donc plus de luttes politiques, l'oratoire a
forcément chuté.

5. L’épitre
Un autre genre important de littérature de cette période est l'épistolographie. Parmi
les épîtres les plus célèbres de la période d'argent, on se souvient de celles de
Sénèque et de Pline le Jeune. Les épîtres de Sénèque furent écrites dans les
dernières années de sa vie, quand, ayant abandonné sa vie politique, il décida de se
consacrer à la vie contemplative, et furent adressées à Lucilius, ami de l'écrivain et
gouverneur de Sicile. Sénèque dans ces épîtres essaie d'enseigner à Lucilius
comment atteindre la vertu, que lui-même, comme il le déclare dans les épîtres, n'a
pas encore réussi à obtenir. De plus, Sénèque dans ces épîtres tente de convaincre
(avec succès) son ami d'abandonner la vie politique et de se consacrer à la vie
contemplative. Les épîtres de Pline le Jeune sont des épîtres littéraires (c'est-à-dire
écrites spécifiquement pour la publication) et tentent de respecter la variété des
sujets pour ne pas ennuyer le lecteur. Les neuf premiers livres décrivent la vie
quotidienne à Rome, tandis que le dixième et dernier est très important pour les
historiens, car il contient la correspondance entre Pline (à l'époque gouverneur de
Bithynie) et l'empereur Trajan.

6. Le roman
Dans cette période, le roman s'est répandu, qui était un genre littéraire d'origine
grecque. Le premier auteur de romans importants était Pétrone, qui peut être
identifié avec le célèbre «arbitre de l'élégance» de l'époque de Néron. Il a écrit
le Satyricon, un roman basé sur l'intérêt amoureux d'Encolpius pour le jeune Giton,
parodiant ainsi les romans grecs qui racontaient souvent des histoires d'amour. Un
autre auteur important était Apulée, auteur des Métamorphoses, un roman qui
raconte l'histoire d'un jeune homme qui se transforme en âne et doit manger un type
particulier de rose pour revenir à la normale.

7. LE POUVOIR ET LA
LITTÉRATURE LATINE

Le règne d'Auguste, qui met en place l'Empire en tant que princeps de Rome, est une période
de grande activité littéraire dans la capitale. Auguste réunit autour de lui de nombreux auteurs
et influence leurs œuvres, voire leur passe des commandes littéraires. Il écrit lui-même des
mémoires et des discours aujourd'hui perdus. Le seul texte conservé écrit directement sous la
direction d'Auguste sont ses Res gestae (ses Accomplissements) dont le premier exemplaire
redécouvert fut retrouvé en 1555 sur les parois du temple de Rome et d'Auguste dans
l'actuelle Ankara. Il s'agit d'un compte rendu lapidaire des actes accomplis sous son règne, qui
a valeur à la fois d'inscription triomphale et d'éloge funèbre à sa propre gloire.
L'un des principaux conseillers politiques d'Auguste, Mécène, joue un rôle important dans la
constitution d'un groupe d'auteurs autour de l'empereur ; c'est de son nom propre que provient
le nom commun "mécène" désignant une personne ou une institution encourageant les arts et
les lettres. Mécène réunit ainsi à la cour d'Auguste des poètes comme Virgile, Horace et
d'autres aujourd'hui moins bien connus, comme Varius Rufus. Mécène était lui-même auteur
de poèmes recherchés dont il reste quelques fragments. D'autres notables, comme Caius
Asinius Pollion et Marcus Valérius Messala, se font également les protecteurs d'autres auteurs
(Messala devient ainsi le protecteur de Tibulle).

8. LA REPRÉSENTATION DE LA
LANGUE LATINE
La langue latine est liée à une civilisation qui a tenu beaucoup de place dans l'histoire de
l’humanité. Elle est la mère des langues romanes, éducatrice de toutes celles de l'Europe.
Le latin a cessé de vivre quand la société qui le maintenait en vie a été abattue par le
christianisme, d’une part et de l’autre, submergée par les Barbares ; autrement dit, elle a cessé
d’être la langue du monde depuis que l’Italie a cessé d’être la grande puissance. C’est au
moment que Rome se fait dominer par le christianisme.
Mais la naissance des langues modernes n'a pas maintenu le latin dans sa tombe. Plusieurs
mots de ces langues sont sortir du latin. Il serait sans doute imprudent d'affirmer
qu'aujourd'hui la connaissance du latin n'a plus rien à apporter à l'équilibre des langues
européennes. Il ouvre pour ces langues, notamment le français, des voies sur des nouveaux
mots. Il peut être également une source d’inspiration des écrivains contemporains (Racine et
Molière du XVIIe siècle ; Jean Anouilh du XXe siècle…)
9. LA PRÉSENTATION DES
GRANDS AUTEURS ET LEURS
ŒUVRES
1. Sénèque
Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le
Jeune pour le distinguer de son père, Sénèque l'Ancien. Il est précepteur de Néron, auprès de
qui il joue un rôle important de conseiller, avant d’être discrédité et poussé au suicide. Ses
traités philosophiques comme De la colère, De la vie heureuse ou De la brièveté de la vie, et
surtout ses Lettres à Lucilius exposent ses conceptions philosophiques. Pour lui :
« Le souverain bien, c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la
vertu1. »
Quant à ses pièces de théâtres sur la tragédie, elles donnent de l’essor au théâtre latin et
influencent théâtre classique français du XVIIe siècle. Les auteurs du théâtre (Jean Racine et
Pierre Corneille) de cette période se sont inspirés de ses pièces pour donner des œuvres
comme Médée, Œdipe ou Phèdre.
Les œuvres de Sénèque
Physique : Sénèque écrit entre 61 et 64 les Questions naturelles en sept livres. Il y traite et
observe des phénomènes ; il cherche les causes de ces phénomènes et les décrit de façon
rationnelle. Dans ces livres, les échanges sont savants : l’univers est rationnellement est
représenté. En outre, Sénèque avait écrit plusieurs traités de physique, tous perdus. Dans sa
Satire, il critique avec véhémence l’empereur Claude dont la troisième épouse, Messaline le
fait exiler. Son œuvre satirique intitulé Apocoloquintose représente la métamorphose de
l'empereur en citrouille.
Sénèque écrit plusieurs Dialogues et Correspondances. Parmi lesquels, nous pouvons citer
entre autres :

 La Constance du sage (De constantia sapientis) (entre 47 et


62)
 Sur la tranquillité de l'âme (De tranquillitate animi) (entre
49 et 62)
 De l'oisiveté (De otio) (entre 62 et 65)
 De la vie heureuse (De vita beata) (58)
 De la brièveté de la vie (De breuitate uitæ) (entre 49 et 55)
 De la colère (De ira) (entre 41 et 52)
 De la providence (De prouidentia) (entre 37 et 65)
 De la clémence (De clementia) (56)
 Des bienfaits (De beneficiis) (61-63)
Lettres à Lucilius (Epistulae morales ad Lucilium) (63 et 64)
Par ailleurs, Sénèque écrit plusieurs tragédies :

 Agamemnon (une tragédie, écrite en 53)


 Hercule furieux
 Hercule sur l'Œta
 Œdipe
 Phèdre
 Les Phéniciennes
 Thyeste
 Les Troyennes, adaptation des Troyennes d'Euripide
Homère avait fermé les temps héroïques et ouvert l'âge de l'histoire Virgile à son tour ferma le
monde païen et annonça les siècles nouveaux, comme Dante, après treize siècles de
catholicisme, vint fermer le moyen âge, et marquer le point de départ de ce qu'on nomme les
temps modernes. L'épopée d'Homère est grecque, celle de Virgile est romaine celle du Dante
est cathodique: mais au fond ces trois poëmes n'eu font qu'un.
Pour continuer l'oeuvre humaine, il fallait, au temps d'Auguste, continuer l'oeuvre des Grecs,
de même qu'au quatorzième siècle il fallut continuer celle d.e~R.omains…
mme qui sait beaucoup et qui ne croit à rien. La haine de la tyrannie, l'instabilité des
grandeurs humaines, le regret de la vie primitive, et l'éloge de la médiocrité reviennent
souvent sous sa plume. Le premier de ces thèmes favoris est toujours, comme on le conçoit, le
moins développé; maison expression, pour être plus brève, n'en devient que, plus forte,
comme si, plus que toute autre, elle était le cri du coeur, témoin ces vers fameux et souvent
cités…
bien et du mal qu'ils ont rencontré dans ses tragédies. Rotrou, Corneille,Racine, Voltaire,
Crébillon,Le Mercier, Alfieri et beaucoup d'autres, ont largement puisé dans cette source
commune et publique. Il nous a été impossible d'enregistrer tous les larcins plus ou moins
heureux* qu'on a faits à notre auteur, mais ceux que nous avons indiqués dans nos notes
suffisent pour établir la preuve de ce que nous avançons.

2. Cicéron (106 av JC- 43 av J-C.).


Issu d’une famille bourgeoise, Cicéron est un homme d'État romain, un avocat et
un écrivain latin.
Orateur remarquable, il publie une abondante production considérée comme un modèle de
l’expression latine classique, et dont une grande partie nous est parvenue. Il consacre sa
période d’inactivité politique à la rédaction d’ouvrages sur la rhétorique et à l’adaptation en
latin des théories philosophiques grecques. En partie perdus pendant le Moyen Âge, ses
ouvrages connaissent un regain d’intérêt durant la renaissance carolingienne puis
la renaissance italienne et l'époque classique. En revanche, au XIXe siècle et dans la première
moitié du XXe siècle, il n'est considéré que comme un simple compilateur des philosophes
grecs. Plus positivement Pierre Grimal considère qu'il a été un intermédiaire précieux qui
nous a transmis une partie de la philosophie grecque.
Les œuvres de Cicéron
Cicéron est considéré comme le plus grand auteur latin classique, tant par son style que par la
hauteur morale de ses vues. La partie de son œuvre qui nous est parvenue est par son volume
une des plus importantes de la littérature latine : discours juridiques et politiques, traités de
rhétorique, traités philosophiques, correspondance. Malgré le biais qu’impose le point de vue
de l’auteur, elle représente une contribution prépondérante pour la connaissance de l’histoire
de la dernière période de la République romaine57.
Les textes qui nous sont parvenus sont des versions révisées et parfois réécrites par Cicéron,
avec l'aide de son esclave et sténographe Tiron, tandis qu'Atticus se charge de les faire copier
et mettre en vente58. Cicéron affranchit Tiron en 53 av. J.-C., et Tiron devenu Marcus Tullius
Tiro resta son collaborateur59. Après la mort de Cicéron, il édite sa correspondance et de
nombreux discours, éditions dignes de confiance si l'on en croit Aulu-GelleA 39, qui les lut
deux siècles plus tard…
Plaidoiries et discours
En près de quarante ans, Cicéron prononce environ cent cinquante discours. Parmi ceux-ci, 88
sont identifiés par leurs titres cités dans d'autres textes, ou par des fragments, et 58 ont été
conservés. Ils se répartissent en discours judiciaires et en harangues politiques prononcées
devant le Sénat ou devant le peuple.
Les plaidoiries composées à l'occasion de procès s'intitulent Pro xxx ou In xxx, le
nom xxx étant le nom de la partie représentée par Cicéron (Pro) ou de la partie adverse (In). Si
les premières plaidoiries de Cicéron contribuent à lui constituer un réseau de soutien pour son
ascension politique, les plaidoiries prononcés après son consulat sont des remerciements à ses
amis : il défend son vieux maître de grec Archias (pro Archia), Sulla (pro Sulla) qui lui avait
consenti un crédit pour l'achat de sa maison du Palatin, Flaccus (Pro Flacco) qui l'avait
soutenu contre Catilina, Plancius, Sestius et Milon qui l'ont physiquement protégé pendant et
après son exil sont à leur tour défendus en justice61.
Quand Cicéron rédige, ce ne peut être que dans un double but : multiplier son action politique
et exécuter, en particulier pour la jeunesse, des modèles d'éloquence, les discours illustrant les
leçons de ses traités de rhétorique63.
Résumé de l’Orateur :
En 55 av. J.-C., Cicéron reprend ses réflexions théoriques avec son ouvrage célèbre : Les trois
dialogues sur l'orateur. Il adopte une nouvelle approche pour en faire une œuvre
philosophique et littéraire. Il présente son ouvrage sous forme de dialogue entre les grands
orateurs de la génération précédente : Antoine, Crassus, Catulus et son frère  César. Ils
s'entretiennent avec Sulpicius et Cotta, jeunes débutants avides de s'instruire auprès d'hommes
d'expérience67. La portée politique du traité apparaît nettement, juste après le préambule, dans
l'exaltation par Crassus du rôle du grand orateur dans la cité, puis le premier livre débat de la
définition de la rhétorique et des qualités nécessaires de l'orateur. Dans le second dialogue, les
interlocuteurs dissertent des différentes étapes définies par la rhétorique pour l'élaboration du
discours, l'invention, la disposition et la mémorisation, et ils critiquent les règles scolaires
grecques généralement admises. L'humour manipulateur a même sa place, sous forme de
raillerie pour le ton du discours, ou de bons mots pour réveiller l'intérêt du public ou calmer
son excitation. Le dernier dialogue porte sur l'élocution et l'action. L'ensemble forme un traité
complet, sans avoir la lourdeur d'un manuel grâce au style dialogué. Cicéron présente dans
cette œuvre sa célèbre théorie des trois objectifs de l'orateur : « prouver la vérité de ce qu'on
affirme, se concilier la bienveillance des auditeurs, éveiller en eux toutes les émotions utiles à
la cause », ou avec plus de concision « instruire, plaire, émouvoir »69.
Dans un dernier traité sur L’Orateur Cicéron développe une nouvelle théorie fondamentale
pour l'esthétique latine, sur les trois niveaux de style que doit maîtriser l'orateur idéal, les
styles simple, médian ou élevé, à appliquer selon l'importance du sujet du discours et l'objectif
de l'orateur, informer, plaire ou ébranler l’auditoire70.
L’éloquence à Rome
À partir du IIe siècle av. J.-C., la maîtrise du discours devient une nécessité pour les hommes
politiques qui se font concurrence, lors des procès qui se multiplient, dans les débats au Sénat,
et les prises de parole pour séduire une opinion publique de plus en plus présente 75. Les
Romains se mettent à l'école des rhéteurs grecs, véritables professionnels de la parole. À
l'époque de Cicéron, plusieurs styles sont en vogue, tous d'origine hellénique : l'asianisme,
forme de discours brillante et efficace originaire d'Asie, mais tendant à l'enflure et au pathos,
à l'exagération, aux effets faciles, usant de tournures maniérées et recherchées. L'école de
Rhodes professe une éloquence sobre et au débit calme, dont Démosthène était le modèle76.
Le Style
L'expression de Cicéron est souvent redondante, reprenant la même idée avec des mots
nouveaux, multipliant les expressions redoublées77… Enfin, il accorde une grande attention à
la sonorité de ses phrases, et veille au « nombre oratoire », emploi de mesures enchaînant les
syllabes longues et brèves du latin classique, pour un effet identique aux pieds de la poésie78.
Pour la prononciation de ses périodes, Cicéron adopte une élocution lente et réfléchie.
humour est fréquent dans la rhétorique de Cicéron, qui pratique tous les styles : ironie,
dérision dans le Pro Murena qui tourne en ridicule la rigueur stoïcienne, jeu de mots dans les
Verrines, exploitant le double sens du péjoratif iste Verres, « ce Verrès », pouvant aussi se
comprendre « ce porc ». Il sait ridiculiser un adversaire : il met en scène Clodius qui s'était
déguisé en femme lors d’un scandale.

3. Virgile
Virgile (70-19 av. JC.) est), est un poète latin  de la fin de la République romaine et du début
du règne de l'empereur Auguste. Son œuvre, notamment ses trois grands ouvrages qui
représentent chacun un style (L'Énéide en style noble, Les Bucoliques en style bas (ou
humble) et Les Géorgiques en style moyen), est considérée comme représentant la
quintessence de la langue et de la littérature latine. Elle a servi d’inspiration à plusieurs
auteurs.
Lorsqu'il commence l'écriture des Géorgiques, en -37, il a trente-trois ans. Il est célèbre
depuis le succès des Bucoliques, parues l'année précédente. Il est même assez influent pour
pouvoir présenter son ami Horace à Mécène. La lutte entre Octave et Marc Antoine connait
alors une accalmie et il est temps de remettre l'agriculture en honneur dans un monde épuisé
et ravagé par des années de guerres civiles. Virgile achève l'écriture de ce grand poème
didactique au moment où la paix s'installe enfin, en -30.
Résumé des Géorgiques
Ce poème didactique, terminé en -2915, se divise en quatre livres (514, 542, 566, 566 vers),
abordant successivement la culture des champs, l’arboriculture (spécialement la vigne),
l’élevage et l’apiculture15 :

 Livre I - blé et saison du laboureur ;


 Livre II - vigne et olivier ;
 Livre III - élevage du bétail ;
 Livre IV - le rucher.
S’inspirant surtout d’Hésiode , de Lucrèce16 et d’Aratos, mais aussi de Théophraste16,
16

de Varron16, de Caton l'Ancien, voire d’Aristote16}. Virgile trace son chemin propre en
ajoutant à l’intérieur de la matière proprement didactique, ce que l’on pourrait appeler le génie
de Virgile. Il éprouve de la considération à l’égard de tous les êtres. Dans ce livre, il se met
dans la peau des animaux et végétaux ; il participe également aux travaux pénible du paysan.
Les Géorgiques constituent un poème sur l’agriculture. Le poème s’adresse à l’homme des
champs et non à celui de la ville. Le poème au lecteur un plaisir d’explorer la nature.
Commentaire de l’Énéide
Offrir à Rome une épopée nationale capable de rivaliser en prestige avec l'Iliade et l’Odyssée,
tel est le premier défi que Virgile avait à relever en entreprenant l’Énéide au cours des 11
dernières années de sa vie. Mission réussie, puisqu’il a été le seul capable de disputer
à Homère sa prééminence au Parnasse.
Le poème, qui est une imitation de l’auteur grec Homère, se compose d’une Odyssée (chants I
à VI : les errances d’Énée, rescapé de Troie, pour atteindre le Lavinium) suivie
d’une Iliade (chants VII à XII : la guerre menée par Énée pour s’établir au Lavinium)20.

PLAUTE
Plaute (né vers 254 av. J.-C. et mort en 184 av. J.-C., est un auteur comique latin. Il est le
premier des grands dramaturges de la littérature latine. Il s'est essentiellement inspiré
d'auteurs grecs. Ses comédies de Plaute constituent le premier grand ensemble de la littérature
latine qui soit disponible8.
Plaute a influencé certains des grands de la littérature, entre
autres : Shakespeare et Molière (l'Avare est ainsi en partie imité de l'Aulularia de Plaute).
Les Œuvres de Plaute
La Marmite ou  L'Aululaire ;
Les Captifs ;
Le Soldat fanfaron ;
Le Persan ou  Le Perse ;
Le Petit Carthaginois L'Imposteur ;
Les Trois Écus ; Le Brutal

4. ÉTUDE SUIVIE SÉNÈQUE


Les Phéniciennes et HIPPOLYTE.

1. Présentation de la pièce : les phéniciennes


Œdipe, après avoir reconnu son crime, s'est condamné à un exil volontaire (voyez la tragédie
d'OEdipe); vaincu par l'excès des maux, il veut se donner la mort mais touché des tendres
prières de sa fille Antigone, il lui promet de supporter la vie. Pendant ce temps, Jocaste essaie
en vain de réconcilier ses deux fils, Étéocle et Polynice, poussés à une guerre impie par le
refus d'Étéocle de remettre le trône à son frère, selon leurs conventions. Là s'arrête inachevée
la tragédie de Sénèque. On n'y trouve point la mort des deux frères percés l'un par l'autre on
peut y suppléer par le récit d'Euripide et par celui de Stace.

Œdipe demande à sa fille Antigone de le laisser seul aller se perdre dans le monde des
maudits comme lui.
Le refus d’Antigone. Elle voulait mourir avec son père ; l’accompagner dans sa mort.
Descendez-vous dans la plaine? j'y vais; voulez-vous gravir la montagne? Je ne vous en
empêche pas, mais je marcherai devant vous. Allez où vous voudrez, je vous y conduirai;
quelque chemin que vous preniéz nous le suivrons ensemble…

Il explique sa faute
J'ai accompli l'oracle de Delphes, j'ai attaqué mon père, et suis devenu parricide. Mais un
sentiment plus doux rachète cette action barbare; j'ai tué mon père, oui, mais j'ai aimé ma
mère. J'ai honte de parler de cet hymen…crime; et pour qu'il ne manquât rien à tant
d'horreurs, ma mère est devenue sur ma couche une épouse féconde.

La fatalité familiale
La nature ne peut produire un forfait plus monstrueux : Cependant si elle le peut, j'ai mis au
monde des fils pour le commettre: j'ai rejeté le sceptre qui était pour moi le prix du parricide,
c'est une arme qui a passé en d'autres mains.
Mon âme de père prévoit déjà de grands malheurs, les semences de ces prochains désastres
germent dans la terre. L'accord qu'ils avaient fait est violé l'un ne veut pas céder le trône où il
s'est assis le premier, l'autre invoque son droit et les dieux garans du traité; exilé de sa patrie,
il arme contre elle Argos et les villes de la Grèce. D'effroyables malheurs vont tomber sur
Thèbes: les traits, les feux, les blessures, et des maux plus grands encore, s'il en est, vont
bientôt prouver à tous que ces deux enfans sont nés de moi.

Scène II : Œdipe et le messager


moi j'enseignerais la justice et la tendresse légitime? Mes fils suivent les exemples que je leur
ai donnés les voilà qui marchent sur mes traces, je les approuve et j'aime à reconnaître en eux
mon sang.
Scène 3 Acte III. Antigone exhorte sa mère (Jocaste) à mettre fin à la baille des frères
(Polynice et Étéocle) :
Antigone : Allez, ô ma mère, et précipitez vos pas. Désarmez ces frères, arrachez le glaive à
leurs mains homicides. Exposez même votre sein nu à la rencontre de leurs coups, arrêtez
cette guerre, ou soyez-en la première victime.

Acte 4. Scène 1. La mère supplie ses deux enfants à éviter la bataille. Elle s’adresse à
Polynice après avoir invité Étéocle à déposer son épée.
Je t'en conjure, mon fils, ne porte point l'épée contre ta ville natale et contre le palais de tes
pères, ne détruis point cette Thèbes où tu veux régner…

Réponse de Polynice. Il renonce au trône et réclame un asile.


Je consens, pour laisser à mon orgueilleux frère le palais qui m'est dû, à n'habiter moi-même
qu'une pauvre cabane; mais encore faut-il me la donner, encore faut-il qu'en échange d'un
empire je trouve ce modeste asile…

Détermination d’Etéocle pour le pouvoir


C'est à des rois que je demanderai les leçons de l'art de régner. Garde pour toi la science de
l'exil. Pour le trône je sacrifierais ma patrie, ma maison, mon épouse, et les livrerais aux
flammes. Quelque prix qu'on mette à l'empire, il n'est jamais trop acheté

Sénèque, Hippolyte.

PERSONNAGES.
H1PPOLYTE.
PHÈDRE.
THÉSÉE.
LA NOURRICE DE PHEDRE.
UN MESSAGER.
CHOEUR D'ATHÉNIENS.
TROUPE DE VENEURS.

Résumé
THÉSÉE (fille de Jupiter) avait eu d'Antiope l'Amazone un fils nommé Hippolyte; ce jeune
prince, livré tout entier au plaisir de la chasse, préférait le culte de Diane à celui de Vénus, et
avait résolu de passer toute sa vie sans épouse. Phèdre, sa belle-mère, éprise de ses charmes,
profite de l'absence de Thésée, descendu aux enfers, pour essayer de vaincre, par ses prières et
ses caresses, la chasteté de son beau-fils. Hippolyte repousse les sollicitations de cette femme
impudique. Furieuse de voir sa passion découverte, son amour se change en haine et, Thésée
revenu elle accuse Hippolyte d'avoir voulu la déshonorer par violence. Le jeune prince avait
fui la présence de cette femme adultère mais dans sa fuite, voici qu'un taureau marin, envoyé
par Neptune à la prière de Thésée, venant à se jeter au-devant de son char, épouvante ses
chevaux. Indociles à la voix de leur maître, ils le renversent du char, et mettent tout son corps
en pièces, en le traînant à travers les rochers et les buissons. A la nouvelle de sa mort, Phèdre
déclare la vérité à son époux et se perce d'une épée sur le corps déchiré de son beau-fils.
Thésée déplore le malheur de ce fils innocent, maudit sa colère précipitée et son vœu funeste.
Il réunit les membres sanglans d'Hippolyte, et donne la sépulture à ces tristes restes.

Phèdre exprime son impossibilité de se débarrasser de l’amour d’Hippolyte comme lui


conseille la Nourrice. Elle souligne pour se justifier le pouvoir du jeune même sur les
dieux :
Cet enfant ailé règne en tyran sur toute la terre. Jupiter même est brûlé de ses feux Invincibles.
Le dieu de la guerre a senti la force de son flambeau ; Vulcain le forgeron de la foudre, l'a
également sentie (…) Apollon, même le maître de l'arc, succombe aux traits (…) lancés par
cet enfant qui, dans son vol, frappe le ciel et la terre avec la même puissance.

Elle brave tous les obstacles pour avoir l’amour d’Hippolyte ; elle défie la colère de son
père, de son époux ; elle brave aussi la pudeur.

La nourrice exhorte Hippolyte à quitter le célibat ; à renoncer à son vœu de chasteté.


…Jouissez de la jeunesse, elle s'écoute avec
rapidité. A votre âge le coeur s'ouvre facilement le
plaisir est doux livrez-vous à son empire. Pourquoi
votre couche est-elle solitaire? Quittez cette vie austère
qui convient mal à votre âge; livrez-vous aux voluptés,
donnez-vous une libre carrière, et né perdez pas sans
fruit vos plus beaux jours. Dieu a tracé à chaque âge ses
devoirs, et marqué les différentes saisons de notre vie.
La joie sied bien au jeune homme, la tristesse au vieillard.
Pourquoi vous comprimer ainsi vous-même, et
fausserla plus heureuse nature? Le laboureura beaucoup
à espérer d'une moisson qui, jeune encore, s'élance avec
force et couvre les sillons de ses jets hardis. L'arbre qui
doit élever au dessus de tous les autres sa tête puissante
est celui dont une main jalouse n'a point coupé les
rameaux. Les âmes nobles se portent plus facilement
jusqu'au faite de la gloire, quand la liberté favorise et
active leur développement. Sauvage et solitaire, vous
ignorez les plus doux charmes de la vie, et vous consumeztristement
votre jeunesse dans le mépris de Vénus.
Croyez-vous que le seul devoir des hommes de coeur soit
de se soumettre à une vie dure et laborieuse, de dompter
des coursiers fougueux, et de se livrer tout entiers auxsanglans exercices de Mars ? Le
souverain maître du monde, voyant les mains de la mort si actives à détruire,
a pris soin de réparer les pertes du genre humain par des
naissances toujours nouvelles. Otez de l'univers l'amour
qui en répare les désastres, et comble le vide des générations
éteintes, le globe ne sera plus qu'une solitude
effrayante et confuse la mer sera vide et sans flottes
qui la sillonnent; plus d'oiseaux dans les plaines du
ciel, plus d'animaux dans les bois; l'air ne sera plus
traversé que par les vents. Voyez que de fléaux divers… Que la jeunesse garde un célibat
stérile, tout ce que vous voyez autour de vous ne vivra
qu'une vie d'homme, et s'éteindra pour jamais. Prenez
donc la nature pour guide, fréquentez la ville, et recherchez
la compagnie de vos concitoyens.
Hippolyte refuse à toute vie en ville où il n’y a que corruption de mœurs
Il n'est pas de vie plus libre, plus exempte de vices, ni qui rappelle mieux les moeurs
innocentes des premiers hommes, que celle qui se passe loin des villes, dans la solitude des
bois […] il est libre d'espérance et de crainte il ne redoute point les morsures empoisonnées de
la sombre envie. Il ne connaît point ces crimes qui naissent dans les villes et dans les grandes
réunions d'hommes.

Hippolyte avoue sa haine pour les femmes, et cela à cause de la mère


Je les hais toutes, je les abhorre, je les déteste, je les fuis. Soit raison, soit nature, soit colère
aveugle, je veux les haïr.

La rencontre de Phèdre et d’Hippolyte. Elle se met au service de son fils


HIPPOLYTE.
Ne craignez pas, ô ma mère, de me confier vos chagrins.
PHÈDRE.
Ce nom de mère est trop noble et trop imposant; un nom plus humble convient mieux à mes
sentimens pour vous. Appelez-moi votre soeur, cher Hippolyte, ou votre esclave oui, votre
esclave plutôt; car je suis prête à faire toutes vos volontés. Si vous m'ordonnez de vous suivre
à travers les neiges profondes, vous me verrez courir sur les cimes glacées du Pinde. Faut-il
marcher au milieu des feux et des bataillons ennemis, je n'hésiterai pas à exposer mon sein nu
à la pointe des épées. Prenez le sceptre que m'a confié votre père, et recevez-moi comme votre
esclave.
Phèdre évoque finalement son amour explicitement
Un amour furieux, un feu dévorant, me consument. Cette ardeur cachée pénètre jusqu'à la
moelle de mes os, elle circule avec mon sang, brûle mes veines et mes entrailles, et parcourt
tout mon corps comme une flamme rapide qui dévore les poutres d'un palais. […] Hippolyte,
vous voyez suppliante à vos pieds l’héritière d'une royale maison pure et sans tache, et
vertueuse jusqu'à ce moment, c'est vous seul qui m'avez rendue faible. Je m'abaisse
jusqu'aux prières, c'est un parti pris, il faut que ce jour termine ma vie ou mon tourment;
prenez pitié de mon amour… […] Je connais assez le destin cruel qui pèse sur notre famille
nos amours sont horribles mais je ne suis pas maîtresse de moi. Je te suivrai à travers les
flammes, à travers les mers orageuses, à travers les rochers et les torrens impétueux où que tu
ailles, ma passion furieuse m'emportera sur tes pas. Pour la seconde fois, superbe, tu me vois à
tes genoux.

Le Refus d’Hippolyte
Non, retirez-vous, et vivez, car vous n'obtiendrez rien de moi…

Suivant les conseils de la Nourrice, Phèdre accuse Hippolyte devant Thésée de


l’agresser…
…j'ai résiste aux prières du séducteur, son épée et ses menaces n'ont rien pu sur mon coeur,
mais mon corps a souffert violence; et je veux par mon trépas laver cet outrage fait à ma
pudeur.
Cette épée vous rapprendra effrayé du bruit, le ravisseur l'a laissé tomber, en fuyant le
concours des citoyens venus pour me défendre…

Vengeance : Thésée appelle la malédiction paternelle sur Hippolyte. Il prie les dieux de
lui donner la mort aujourd’hui même.
Ma vengeance obstinée te suivra partout. Je visiterai les lieux les plus lointains, les mieux
défendus, les plus cachés, tes plus divers, les plus inabordables aucun obstacle ne m'arrêtera,
tu sais d'ou je reviens le but que mes traits ne pourront atteindre, mes prières t'atteindront le
dieu des mers m'a promis d'exaucer trois voeux formés par moi, et a pris le Styx à témoin de
cette promesse. Accorde-moi cette faveur, ô Neptune' Que ce jour soit le dernier pour
Hippolyte et que ce coupable fils aille trouver les Mânes irrités contre l'auteur de ses jours.
Rends-moi ce funeste service, ô mon père! […] Épanche tous tes flots, fais monter tous les
monstres de la mer, et soulève les vagues qui dorment au sein de tes plus profonds abîmes.
L’effet temporel précipite la colère de Thésée qui n’a pas le temps de vérifier
l’accusation. Cette même crise du temps fait que les dieux exaucent les prières de
l’offensé.
L’annonce de la mort d’Hippolyte par le messager
LE MESSAGER.
Hippolyte, hélas! a péri d'une mort cruelle.
THÉSÉE.
Je sais depuis longtemps que je n'ai plus de fils. Maintenant c'est un vil séducteur qui cesse de
vivre; apprends-moi les détails de sa mort.
Les péripéties de la mort d’Hippolyte. La description se fait à la demande de Thésée au
messager.
L’unité de lieu fait le messager est témoin de toute la scène de la mort d’Hippolyte : du
soulevement de la mère à la course des chevaux, passant par la sortir de taureau marin
de la mère et la course qu’il entraine avec les coursiers et l’effroi qu’il leur donne en
présentant ses cornes.
LE MESSAGER.
A peine eut-il quitté la ville d'un pas rapide, que, pour rendre sa fuite encore plus prompte, d
attela sur le champ ses superbes coursiers et prit en main les rênes de son char. Alors il se
parla quelque temps à lui-même, maudit le lieu de sa naissance, prononça plusieurs fois le
nom de son père, et lâcha les rênes en excitant la marche de ses coursiers. Tout-a-coup la
vaste mer se soulève, monte et se dresse jusqu'au ciel. […]Pendant que nous contemplons ce
spectacle plein d'horreur, la mer fait entendre un mugissement terrible répété par les roches
d'alentour. […]--Enfin cette masse énorme s'ébranle, et, se brisant à nos yeux, jette sur le
rivage un monstre plus effroyable que tout ce que nous pouvions craindre: la mer se précipite
en même temps sur la terre à la suite du monstre qu'elle a vomi…
Les chevaux, rebelles au frein, entraînent le char ils s'écartent de la route et, dans
l'emportement de leur frayeur, ils courent au hasard devant eux, et se précipitent à travers des
rochers. Hippolyte fait comme un pilote qui cherche à retenir son vaisseau battu par une mer
orageuse, et emploie toutes les ressources de son art pour empêcher qu'il ne se brise contre les
écueils tantôt il tire fortement les rênes tantôt il déchire leurs flancs à coups de fouet. Le
monstre s'attache à ses pas; tantôt il marche à côté du char, tantôt il se présente à la tête des
chevaux et les effraie de toutes les manières. Impossible de fuir plus longtemps, le taureau
marin dresse devant eux ses cornes menaçantes. Alors les coursiers éperdus ne savent plus
obéir à la voix qui leur commande ; ils s'efforcent de briser le joug qui les arrête, et, se
dressant sur leurs pieds, précipitent le char Hippolyte renversé' tombe sur Je visage, et son
corps s'embarrasse dans les rênes il se débat, et ne fait que resserrer davantage les noeuds qui
le pressent. Les chevaux s'aperçoivent du succès de leurs efforts, et, libres enfin de leurs
mouvements, entraînent le char vide partout où l'effroi les conduit. C'est ainsi que les
coursiers du Soleil, ne sentant point dans son char le poids accoutumé, et croyant traîner un
usurpateur, s'emportèrent dans leur course, et renversèrent Phaéton du haut des airs. Le sang
d'Hippolyte rougit au loin les campagnes; sa tête résonne et se brise contre les rochers ses
cheveux sont arrachés par les ronces, les pierres insensibles déchirent son noble visage, et sa
beauté, cause de tous ses malheurs, disparaît sous mille blessures. Le char continue de fuir
avec la même vitesse et d'entraîner sa victime expirante. Enfin il donne contre un tronc d'arbre
brûlé dont la pointe aigüe et dressée arrête le corps d'Hippolyte et lui entre dans les entrailles;
ce triste incident tient le char quelque temps immobile; mais les chevaux, un moment
entravés, font un effort qui rompt l'obstacle et brise le corps de leur maître. Il a cessé de vivre
déchiré par les ronces et par les pointes aiguës des buissons, tout son corps devient une proie
dont chaque arbre de la route accroche un lambeau…

Phèdre pleure sur le corps d’Hippolyte. Elle s’accuse et accuse Thésée d’avoir tué son
fils
pourquoi ces cris et ces gémissements lugubres sur le corps de votre ennemi?
PHÈDRE.
C'est contre moi qu'il faut tourner ta fureur, ô Neptune c'est contre moi qu'il faut déchaîner les
monstres de la mer…ô cruel Thésée, … tu détruis ta famille, et c'est toujours
la haine ou l'amour d'une épouse qui te rend coupable…. Athènes écoute-moi, et toi aussi,
père aveugle, et plus cruel que ta perfide épouse. J'ai menti le crime affreux que j'avais moi-
même commis dans mon coeur, je l'ai rejeté faussement sur Hippolyte. Tu as frappé ton fils
innocent…

5. Travaux Dirigés (TD.)


Groupes Membres du Groupe Titre de l’exposé
1

Plan de l’exposé
 Bibliographie de l’auteur
 Présentation de l’œuvre
 Résumé
 Présentation des personnages
 Étude Thématique
 Conclusion

Réécriture des textes

Titre de l’œuvre Auteurs Période de parution


Œdipe Sophocle Antiquité Grèc
Sénèque (phéniciennes) Antiquité Rome
….France
Antigone Sophocle Antiquité Grec
Sénèque Antiquité Rome
Jean Anouilh ….France

Électre Sophocle Antiquité Grec


Jean Giraudoux XXe siècle France

Phèdre Sénèque Rome


Jean Racine XVIIe siècle

La guerre de Troie Homère Grec


Virgile (Énéide) Rome
Jean Giraudoux XXe siècle France

La marmite ou l’Aululaire Plaute Rome


Molière (l’Avare) XVIIe siècle

Autres textes

Nbr Auteurs Titre de textes


1 Sénèque Lettre à Lucilius
Agamemnon
Hercule Furieux
Les Troyennes
Phèdre

6 Cicéron L’Orateur idéal


Les Devoirs
Savoir Vieillir
De la Vieillesse
L’amitié
Du Chagrin

12 Plaute Le Soldat fanfaron


Les Trois écus
Le Brutal

15 Virgile Géorgiques
Enéide

Protocole de TD.

Page de garde : voire le formulaire.

Forme : Reliure, spirale.

Fond :

Titre : Taille (20), Police (Times New Roman.), Majuscule, Gras, Paragraphe (Justifier), Numérotation
(I, II, III…).

Sous-Titre : Taille (16), Police (TNR.), Majuscule, Gras, Paragraphe (Justifier), Numérotation (1, 2, 3…).

Corps du texte : Taille (16), Police (TNR.), minuscule, Paragraphe (Justifier), Interligne (1,50).

6. BIBLIOGRAPHIE
Simone DELEANI et Jean-Marie VERMANDER, Initiation à la langue latine et à son
système (Jean BEAUJEU.dir.), 1991.
Jean BEAUJEU, Simone DELEANI, Jean-Marie VERMANDER, Initiation à la langue latine
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COARELLI F. (2011),  L’art romain des origines au IIIe siècle av. J.-C., Paris, Picard.

GRIMAL P. (19752),  Le siècle des Scipions. Rome et l’hellénisme au temps des guerres
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