Littérature Latine (-240 Av. JC.-1350) : Sommaire
Littérature Latine (-240 Av. JC.-1350) : Sommaire
-1350)
Niveau : Licence I.
Année : 2020-2021
Module : Littérature Latine
Sommaire
Sommaire.......................................................................................................................................1
Introduction....................................................................................................................................2
I. Histoire de la littérature.................................................................................................................2
1. L’âge d’or : la poésie...................................................................................................................3
2. L’âge d’or : la prose....................................................................................................................3
3. L’âge d’argent.............................................................................................................................4
4. Les premiers écrits chrétiens......................................................................................................4
5. La littérature latine du Moins Âge..............................................................................................4
6. La littérature latine de la Renaissance........................................................................................4
II. Origines et genres de la littérature latine.......................................................................................5
1. Le Théâtre...................................................................................................................................5
2. La poésie.....................................................................................................................................5
III. Le Pouvoir et la littérature latine................................................................................................6
IV. La REPRÉSENTATION DE LA langue latine...................................................................................6
V. LA PRÉSENTATION DES GRANDS AUTEURS ET LEURS œuvres........................................................7
1. Sénèque......................................................................................................................................7
2. Cicéron (106 av JC- 43 av J-C.)....................................................................................................8
3. Virgile.......................................................................................................................................10
PLAUTE.........................................................................................................................................11
VI. Étude Suivie Sénèque...............................................................................................................12
1. Présentation de la pièce : les phéniciennes..........................................................................12
Sénèque, Hippolyte.......................................................................................................................13
4. Travaux Dirigés (TD.).................................................................................................................17
VII. Bibliographie............................................................................................................................18
Introduction
On comprend en général sous l'expression « littérature latine » les textes latins littéraires
composés entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IVe siècle de notre ère. (476 Av. J.-C. -1350)
C'est la littérature de Rome. Autrement dit, la littérature latine désigne la littérature écrite
en latin, partout où le latin était parlé et en Rome. Du point de vue chronologique, les auteurs
ont continué très longtemps à écrire en latin. La littérature écrite en latin à partir du Moyen
âge devient réservée à une élite savante et au clergé.
La richesse de la littérature latine est marquée par la diversité des ouvrages et des thèmes et
des genres. Nous relevons l’abondance des ouvrages d'histoire comme ceux Tacite ;
l’émergence des discours judiciaires et philosophiques, cette forme de littérature doit sa
performance à l’orateur et homme politique Cicéron ; cependant, les traités philosophiques et
humanistes, sont connus à travers les plumes de Sénèque.
Les premiers écrivains sont des Italiens du Sud, qui recevaient de Rome une langue parlée et
comprise de plus en plus largement. Ces écrivains subissent l’influence de la littérature
grecque depuis la fin de la première guerre punique1. La Grèce tombante a déversé sur
l’empire de Rome montant ses expériences en : arts plastiques, architecture, musique, et
surtout littérature (poésie, théâtre, rhétorique). Ainsi, le poète Horace souligne l’influence de
la littérature grecque dans le passage ci-contre : « La Grèce domptée subjugua ses farouches
vainqueurs, et prêta ses arts au Latium sauvage. Ainsi s'amollit la rudesse du vieux mode saturnien, dont la
rouille grossière eut à subir la lime du bon goût. » C'est dans ce milieu spirituel que va
véritablement se constituer la littérature latine. Elle a, à son tour, largement influencé la
littérature et les arts européens des siècles ultérieurs, particulièrement
le classicisme aux XVII et XVIII siècles en France.
1. HISTOIRE DE LA
LITTÉRATURE
Les premières traces connues d'une littérature en langue latine nous sont parvenues
par le biais des inscriptions, (des textes en images sur des pierres, des peaux d’animaux…).
De très nombreuses inscriptions latines ont été découvertes et continuent à être découvertes
chaque année sur l'ensemble des territoires de la Rome antique. Elles permettent de connaître
de mieux en mieux les périodes les plus reculées de la littérature écrite de Rome.
1
(poeni, nom par lequel les Carthaginois, descendants des Phéniciens, étaient connus des Romains.)
dix-sept années de guerre (La première guerre punique (264-241 av. J.-C.) met en avant le général
carthaginois Hamilcar Barca. Battu en Sicile, Hamilcar envahit l’Espagne. Ses conquêtes en Espagne
méridionale sont poursuivies par son gendre Hasdrubal et son fils Hannibal. Carthage doit céder à
Rome ses possessions en Sicile après la victoire romaine des îles Égades (241 av. J.-C.). Cette victoire
est la première manifestation de Rome comme puissance navale. Au cours de la deuxième guerre
punique (218-201 av. J.-C.), Hannibal part d’Espagne, longe le littoral nord de la Méditerranée en
direction de l’est, franchit les Alpes et entre en Italie. La victoire de Cannes (216 av. J.-C.) entraîne la
chute de Tarente et de Syracuse. Mais, seul depuis la mort d’Hasdrubal, Hannibal ne peut assiéger
Rome. L’armée romaine commandée par Scipion s’empare alors des territoires espagnols et gagne
l’Afrique. Hannibal doit quitter l’Italie et est écrasé à la bataille de Zama, en 202 av. J.-C.
Durant la troisième guerre punique (149-146 av. J.-C.), les Romains menés par Scipion l’Africain le
Jeune rasent la cité de Carthage, exauçant le vœu du vieil homme politique romain Caton l’Ancien.).
Par ailleurs, comme dans toutes les civilisations, il est nécessaire de noter qu'il a existé
une littérature orale en latin avant l'apparition des premiers genres littéraires écrits3. Cette
littérature orale était constituée de chants religieux, de chants nuptiaux, de brefs poèmes
comiques, de discours prononcés par des orateurs et des hommes politiques, etc.
La fin du IIIe siècle av. J.-C voit apparaître les premiers textes écrits en latin. Les dramaturges
et les poètes Livius Andronicus, Naevius et Ennius, Sont les auteurs les plus connus. En
240 av. J.-C, Livius Andronicus fait la première représentation de sa pièce intitulée fabula.
Bien qu’elle soit une adaptation grecque, la pièce du théâtre d’Andronicus est entièrement
écrite en latin et présenté à Rome. Il traduit en latin, l’Odyssées d’Homère. Naevius compose
un poème épique d’où il traite la première guerre punique qui oppose Rome au Carthage.
Ennius est l’auteur du long poème intitulé les Annales ; il y raconte l’histoire de Rome et ses
conquêtes. L'œuvre pionnière d'Ennius servit de prototype aux récits épiques romains et fut
imitée par les poètes qui l’ont succédés.
La littérature latine a connu des périodes d’émergence et de l’apogée au cours de son histoire.
Les genres de cette littérature peuvent être répertoriés à travers temps. Chaque genre a sa
période d’émergence et ses auteurs qui lui sont propre. Ainsi, la poésie, en particulier la
poésie lyrique, et la prose s’étendent sur une longue période de l’histoire de l’empire romain.
C’est l’âge d’or de la poésie et de la prose latine.
4. L’âge d’argent
L'âge d'or fut suivi par une période souvent appelée « âge d'argent de la littérature latine », au
Ier siècle av. J.-C. Bien que l'éclat du siècle précédent lui portât préjudice, un ensemble
substantiel d'œuvres accomplies fut écrit pendant cette période.
Sénèque (4 ? av. J.-C.-65 apr. J.-C), tuteur de l'empereur Néron, fut un écrivain majeur de
l'âge d'argent. Il composa des tragédies macabres qui, au fil des siècles, ont impressionné les
sensibilités dramatiques européennes.
D'autres œuvres intéressantes furent réalisées en cette période, dans des modes satiriques
variés. L'esclave Phèdre (Ier siècle apr. J.-C.), et Pétrone sont, sans doute, des écrivains les
plus originaux de leur temps.
Les auteurs, comme Tacite, Quintilien, marquent la prose du premier siècle (Ier siècle) ; la fin
de l’âge d’or de l’empire. Le premier raconte de façon dramatique les événements de son
temps ; cependant, Quintilien fait une étude consacrée à la théorie et à la pratique de l'art
oratoire.
8. ORIGINES ET GENRES DE LA
LITTÉRATURE LATINE
Les plus grandes réalisations de la littérature romaine se trouvent sous forme de poèmes
lyriques et épiques, de rhétorique. Il y figure des textes historiques, des pièces de théâtre
dramatiques et de satiriques.
1. Le Théâtre
La civilisation italienne fournit au théâtre le cadre et des techniques qui lui sont
propre. Il s’est inspiré, dans son essence, du théâtre grec, mais ne s’est pas assujettis aux
techniques qu’il mettait en place. Des ébauches de jeux dramatiques figuraient dans la
culture romaine : les fêtes célébrées à différentes occasions (fêtes de moisson, mariage,
cérémonie de funérailles…), les chants et les danses. Le dialogue improvisé et le chant
favorisent la naissance de la farce. Satura est une forme de cette farce ; elle est
représentée, pour la première fois, à Rome en 362 av. J.-C. Livius Andronicus l’enrichira plus
tard en ajoutant une intrigue à l’intérieur de son cadre et de ses techniques.
En de la satura se développe un genre appelé l’atellane (provient du nom de la ville
d’Atella). C’est une farce à caractère et à sujet populaire comprenant des types traditionnels
de personnages : le vieillard, le Bossu, le Goinfre et le Niais.
Le théâtre latin présente un certain nombre de caractères propres qui le différencient
du théâtre grec : domination du spectaculaire sur le texte, non-périodicité des jeux théâtraux,
tendance à un réalisme excessif, autonomie des techniques et du sujet. Ces caractères,
joints au fait que la genèse, le développement et l'extinction du théâtre romain se jouèrent
sur un laps de temps assez court, expliquent qu'il n'ait pas eu, dans l'histoire, la même
portée ni la même valeur révélatrice que le théâtre grec.
La satire y jouait un grand rôle dans le théâtre romain, non pas la satire politique
comme en Grèce, mais celle des caractères.Les représentations théâtrales comportèrent
évidemment, à partir du IIIe siècle avant J.-C., des tragédies et des comédies. Les auteurs
tragiques latins, Livius Andronicus, Ennius, Naevius, Accius et Pacuvius, s'inspirèrent surtout
des légendes troyennes et du cycle de la guerre de Troie, plus proches des traditions
mythiques de Rome.
Quant aux comédies, dont on possède un certain nombre et beaucoup de titres,
elles étaient divisées entre le latin et le grec. La comédie latine renouvèle les situations ;
cependant, les personnages demeurent des types grecs. Elles sont de facture beaucoup
plus populaire que leur modèle grec, et les techniques italiques, mime, pantomime, danse,
chants, y jouent un rôle déterminant. Par le fait, les personnages sont à la fois traditionnels
et marginaux, issus des milieux populaires : courtisanes, esclaves, affranchis, soldats,
proxénètes.
2. La poésie
La première période de la littérature latine, essentiellement tournée vers la poésie, s'étend
du IIIe au Ier siècle avant J.-C. La plupart des littératures commencent par la poésie, parce
qu'un « énoncé mémorable » (supposant un emploi littéraire du langage, par opposition au
parler quotidien) La poésie demande appui aux rythmes, assonances, qui créent une beauté
des mots et assurent leur durée dans la mémoire. La poésie succède à une littérature orale :
hymnes aux divinités ou épopées, sentences morales, chants à la gloire des héros du passé,
contes. Les rythmes étaient ceux de la langue latine.
3. L'historiographie
L’historiographie a également connu un grand succès auprès d'auteurs tels
que Tacite . L'historiographie appartient en un certain sens au genre encomiastique,
dans le sens où elle raconte les conquêtes territoriales faites par les Romains au
cours des siècles et des décennies précédents. La grandeur de Rome était exaltée.
Cela ne signifie pas pour autant que les historiens latins n'aient pas parfois critiqué
les Romains et leurs empereurs, en particulier les tyrans, pour leur attitude. Les
historiens latins se sont souvent inspirés des œuvres de Salluste, notamment dans le
choix sélectif des événements à raconter.
Plusieurs écrivains, parfois des hommes politiques, écrivent des œuvres à prétention
historique. Parmi eux, il faut compter Jules César (100-44 av. J.-C.) avec
ses Commentarii publiés au fil de ses campagnes pendant la guerre des
Gaules (Commentaires sur la Guerre des Gaules) et la guerre civile entre César et
Pompée (Commentaires sur la Guerre civile).
4. La philosophie et la rhétorique
La philosophie avait pour principal représentant le philosophe stoïcien Sénèque,
tandis que l' oratoire traversait une période de déclin. Selon
l'orateur Quintilien (auteur entre autres de l'Institutio oratoria, la formation de
l'orateur), cela était dû au fait qu'il n'y avait plus de bons professeurs et pour se
remettre de ce déclin, il fallait retourner à Cicéron, qu'il considérait comme le le plus
grand orateur et en tant que tel le modèle à prendre comme exemple. Pour Tacite,
cependant, le déclin de l'Oratoire était dû à l'institution du principat . En fait, ce qui
alimentait la «flamme» de l'oratoire, ce sont les luttes politiques: maintenant que le
pouvoir appartient à l'un et qu'il n'y a donc plus de luttes politiques, l'oratoire a
forcément chuté.
5. L’épitre
Un autre genre important de littérature de cette période est l'épistolographie. Parmi
les épîtres les plus célèbres de la période d'argent, on se souvient de celles de
Sénèque et de Pline le Jeune. Les épîtres de Sénèque furent écrites dans les
dernières années de sa vie, quand, ayant abandonné sa vie politique, il décida de se
consacrer à la vie contemplative, et furent adressées à Lucilius, ami de l'écrivain et
gouverneur de Sicile. Sénèque dans ces épîtres essaie d'enseigner à Lucilius
comment atteindre la vertu, que lui-même, comme il le déclare dans les épîtres, n'a
pas encore réussi à obtenir. De plus, Sénèque dans ces épîtres tente de convaincre
(avec succès) son ami d'abandonner la vie politique et de se consacrer à la vie
contemplative. Les épîtres de Pline le Jeune sont des épîtres littéraires (c'est-à-dire
écrites spécifiquement pour la publication) et tentent de respecter la variété des
sujets pour ne pas ennuyer le lecteur. Les neuf premiers livres décrivent la vie
quotidienne à Rome, tandis que le dixième et dernier est très important pour les
historiens, car il contient la correspondance entre Pline (à l'époque gouverneur de
Bithynie) et l'empereur Trajan.
6. Le roman
Dans cette période, le roman s'est répandu, qui était un genre littéraire d'origine
grecque. Le premier auteur de romans importants était Pétrone, qui peut être
identifié avec le célèbre «arbitre de l'élégance» de l'époque de Néron. Il a écrit
le Satyricon, un roman basé sur l'intérêt amoureux d'Encolpius pour le jeune Giton,
parodiant ainsi les romans grecs qui racontaient souvent des histoires d'amour. Un
autre auteur important était Apulée, auteur des Métamorphoses, un roman qui
raconte l'histoire d'un jeune homme qui se transforme en âne et doit manger un type
particulier de rose pour revenir à la normale.
7. LE POUVOIR ET LA
LITTÉRATURE LATINE
Le règne d'Auguste, qui met en place l'Empire en tant que princeps de Rome, est une période
de grande activité littéraire dans la capitale. Auguste réunit autour de lui de nombreux auteurs
et influence leurs œuvres, voire leur passe des commandes littéraires. Il écrit lui-même des
mémoires et des discours aujourd'hui perdus. Le seul texte conservé écrit directement sous la
direction d'Auguste sont ses Res gestae (ses Accomplissements) dont le premier exemplaire
redécouvert fut retrouvé en 1555 sur les parois du temple de Rome et d'Auguste dans
l'actuelle Ankara. Il s'agit d'un compte rendu lapidaire des actes accomplis sous son règne, qui
a valeur à la fois d'inscription triomphale et d'éloge funèbre à sa propre gloire.
L'un des principaux conseillers politiques d'Auguste, Mécène, joue un rôle important dans la
constitution d'un groupe d'auteurs autour de l'empereur ; c'est de son nom propre que provient
le nom commun "mécène" désignant une personne ou une institution encourageant les arts et
les lettres. Mécène réunit ainsi à la cour d'Auguste des poètes comme Virgile, Horace et
d'autres aujourd'hui moins bien connus, comme Varius Rufus. Mécène était lui-même auteur
de poèmes recherchés dont il reste quelques fragments. D'autres notables, comme Caius
Asinius Pollion et Marcus Valérius Messala, se font également les protecteurs d'autres auteurs
(Messala devient ainsi le protecteur de Tibulle).
8. LA REPRÉSENTATION DE LA
LANGUE LATINE
La langue latine est liée à une civilisation qui a tenu beaucoup de place dans l'histoire de
l’humanité. Elle est la mère des langues romanes, éducatrice de toutes celles de l'Europe.
Le latin a cessé de vivre quand la société qui le maintenait en vie a été abattue par le
christianisme, d’une part et de l’autre, submergée par les Barbares ; autrement dit, elle a cessé
d’être la langue du monde depuis que l’Italie a cessé d’être la grande puissance. C’est au
moment que Rome se fait dominer par le christianisme.
Mais la naissance des langues modernes n'a pas maintenu le latin dans sa tombe. Plusieurs
mots de ces langues sont sortir du latin. Il serait sans doute imprudent d'affirmer
qu'aujourd'hui la connaissance du latin n'a plus rien à apporter à l'équilibre des langues
européennes. Il ouvre pour ces langues, notamment le français, des voies sur des nouveaux
mots. Il peut être également une source d’inspiration des écrivains contemporains (Racine et
Molière du XVIIe siècle ; Jean Anouilh du XXe siècle…)
9. LA PRÉSENTATION DES
GRANDS AUTEURS ET LEURS
ŒUVRES
1. Sénèque
Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le
Jeune pour le distinguer de son père, Sénèque l'Ancien. Il est précepteur de Néron, auprès de
qui il joue un rôle important de conseiller, avant d’être discrédité et poussé au suicide. Ses
traités philosophiques comme De la colère, De la vie heureuse ou De la brièveté de la vie, et
surtout ses Lettres à Lucilius exposent ses conceptions philosophiques. Pour lui :
« Le souverain bien, c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la
vertu1. »
Quant à ses pièces de théâtres sur la tragédie, elles donnent de l’essor au théâtre latin et
influencent théâtre classique français du XVIIe siècle. Les auteurs du théâtre (Jean Racine et
Pierre Corneille) de cette période se sont inspirés de ses pièces pour donner des œuvres
comme Médée, Œdipe ou Phèdre.
Les œuvres de Sénèque
Physique : Sénèque écrit entre 61 et 64 les Questions naturelles en sept livres. Il y traite et
observe des phénomènes ; il cherche les causes de ces phénomènes et les décrit de façon
rationnelle. Dans ces livres, les échanges sont savants : l’univers est rationnellement est
représenté. En outre, Sénèque avait écrit plusieurs traités de physique, tous perdus. Dans sa
Satire, il critique avec véhémence l’empereur Claude dont la troisième épouse, Messaline le
fait exiler. Son œuvre satirique intitulé Apocoloquintose représente la métamorphose de
l'empereur en citrouille.
Sénèque écrit plusieurs Dialogues et Correspondances. Parmi lesquels, nous pouvons citer
entre autres :
3. Virgile
Virgile (70-19 av. JC.) est), est un poète latin de la fin de la République romaine et du début
du règne de l'empereur Auguste. Son œuvre, notamment ses trois grands ouvrages qui
représentent chacun un style (L'Énéide en style noble, Les Bucoliques en style bas (ou
humble) et Les Géorgiques en style moyen), est considérée comme représentant la
quintessence de la langue et de la littérature latine. Elle a servi d’inspiration à plusieurs
auteurs.
Lorsqu'il commence l'écriture des Géorgiques, en -37, il a trente-trois ans. Il est célèbre
depuis le succès des Bucoliques, parues l'année précédente. Il est même assez influent pour
pouvoir présenter son ami Horace à Mécène. La lutte entre Octave et Marc Antoine connait
alors une accalmie et il est temps de remettre l'agriculture en honneur dans un monde épuisé
et ravagé par des années de guerres civiles. Virgile achève l'écriture de ce grand poème
didactique au moment où la paix s'installe enfin, en -30.
Résumé des Géorgiques
Ce poème didactique, terminé en -2915, se divise en quatre livres (514, 542, 566, 566 vers),
abordant successivement la culture des champs, l’arboriculture (spécialement la vigne),
l’élevage et l’apiculture15 :
de Varron16, de Caton l'Ancien, voire d’Aristote16}. Virgile trace son chemin propre en
ajoutant à l’intérieur de la matière proprement didactique, ce que l’on pourrait appeler le génie
de Virgile. Il éprouve de la considération à l’égard de tous les êtres. Dans ce livre, il se met
dans la peau des animaux et végétaux ; il participe également aux travaux pénible du paysan.
Les Géorgiques constituent un poème sur l’agriculture. Le poème s’adresse à l’homme des
champs et non à celui de la ville. Le poème au lecteur un plaisir d’explorer la nature.
Commentaire de l’Énéide
Offrir à Rome une épopée nationale capable de rivaliser en prestige avec l'Iliade et l’Odyssée,
tel est le premier défi que Virgile avait à relever en entreprenant l’Énéide au cours des 11
dernières années de sa vie. Mission réussie, puisqu’il a été le seul capable de disputer
à Homère sa prééminence au Parnasse.
Le poème, qui est une imitation de l’auteur grec Homère, se compose d’une Odyssée (chants I
à VI : les errances d’Énée, rescapé de Troie, pour atteindre le Lavinium) suivie
d’une Iliade (chants VII à XII : la guerre menée par Énée pour s’établir au Lavinium)20.
PLAUTE
Plaute (né vers 254 av. J.-C. et mort en 184 av. J.-C., est un auteur comique latin. Il est le
premier des grands dramaturges de la littérature latine. Il s'est essentiellement inspiré
d'auteurs grecs. Ses comédies de Plaute constituent le premier grand ensemble de la littérature
latine qui soit disponible8.
Plaute a influencé certains des grands de la littérature, entre
autres : Shakespeare et Molière (l'Avare est ainsi en partie imité de l'Aulularia de Plaute).
Les Œuvres de Plaute
La Marmite ou L'Aululaire ;
Les Captifs ;
Le Soldat fanfaron ;
Le Persan ou Le Perse ;
Le Petit Carthaginois L'Imposteur ;
Les Trois Écus ; Le Brutal
Œdipe demande à sa fille Antigone de le laisser seul aller se perdre dans le monde des
maudits comme lui.
Le refus d’Antigone. Elle voulait mourir avec son père ; l’accompagner dans sa mort.
Descendez-vous dans la plaine? j'y vais; voulez-vous gravir la montagne? Je ne vous en
empêche pas, mais je marcherai devant vous. Allez où vous voudrez, je vous y conduirai;
quelque chemin que vous preniéz nous le suivrons ensemble…
Il explique sa faute
J'ai accompli l'oracle de Delphes, j'ai attaqué mon père, et suis devenu parricide. Mais un
sentiment plus doux rachète cette action barbare; j'ai tué mon père, oui, mais j'ai aimé ma
mère. J'ai honte de parler de cet hymen…crime; et pour qu'il ne manquât rien à tant
d'horreurs, ma mère est devenue sur ma couche une épouse féconde.
La fatalité familiale
La nature ne peut produire un forfait plus monstrueux : Cependant si elle le peut, j'ai mis au
monde des fils pour le commettre: j'ai rejeté le sceptre qui était pour moi le prix du parricide,
c'est une arme qui a passé en d'autres mains.
Mon âme de père prévoit déjà de grands malheurs, les semences de ces prochains désastres
germent dans la terre. L'accord qu'ils avaient fait est violé l'un ne veut pas céder le trône où il
s'est assis le premier, l'autre invoque son droit et les dieux garans du traité; exilé de sa patrie,
il arme contre elle Argos et les villes de la Grèce. D'effroyables malheurs vont tomber sur
Thèbes: les traits, les feux, les blessures, et des maux plus grands encore, s'il en est, vont
bientôt prouver à tous que ces deux enfans sont nés de moi.
Acte 4. Scène 1. La mère supplie ses deux enfants à éviter la bataille. Elle s’adresse à
Polynice après avoir invité Étéocle à déposer son épée.
Je t'en conjure, mon fils, ne porte point l'épée contre ta ville natale et contre le palais de tes
pères, ne détruis point cette Thèbes où tu veux régner…
Sénèque, Hippolyte.
PERSONNAGES.
H1PPOLYTE.
PHÈDRE.
THÉSÉE.
LA NOURRICE DE PHEDRE.
UN MESSAGER.
CHOEUR D'ATHÉNIENS.
TROUPE DE VENEURS.
Résumé
THÉSÉE (fille de Jupiter) avait eu d'Antiope l'Amazone un fils nommé Hippolyte; ce jeune
prince, livré tout entier au plaisir de la chasse, préférait le culte de Diane à celui de Vénus, et
avait résolu de passer toute sa vie sans épouse. Phèdre, sa belle-mère, éprise de ses charmes,
profite de l'absence de Thésée, descendu aux enfers, pour essayer de vaincre, par ses prières et
ses caresses, la chasteté de son beau-fils. Hippolyte repousse les sollicitations de cette femme
impudique. Furieuse de voir sa passion découverte, son amour se change en haine et, Thésée
revenu elle accuse Hippolyte d'avoir voulu la déshonorer par violence. Le jeune prince avait
fui la présence de cette femme adultère mais dans sa fuite, voici qu'un taureau marin, envoyé
par Neptune à la prière de Thésée, venant à se jeter au-devant de son char, épouvante ses
chevaux. Indociles à la voix de leur maître, ils le renversent du char, et mettent tout son corps
en pièces, en le traînant à travers les rochers et les buissons. A la nouvelle de sa mort, Phèdre
déclare la vérité à son époux et se perce d'une épée sur le corps déchiré de son beau-fils.
Thésée déplore le malheur de ce fils innocent, maudit sa colère précipitée et son vœu funeste.
Il réunit les membres sanglans d'Hippolyte, et donne la sépulture à ces tristes restes.
Elle brave tous les obstacles pour avoir l’amour d’Hippolyte ; elle défie la colère de son
père, de son époux ; elle brave aussi la pudeur.
Le Refus d’Hippolyte
Non, retirez-vous, et vivez, car vous n'obtiendrez rien de moi…
Vengeance : Thésée appelle la malédiction paternelle sur Hippolyte. Il prie les dieux de
lui donner la mort aujourd’hui même.
Ma vengeance obstinée te suivra partout. Je visiterai les lieux les plus lointains, les mieux
défendus, les plus cachés, tes plus divers, les plus inabordables aucun obstacle ne m'arrêtera,
tu sais d'ou je reviens le but que mes traits ne pourront atteindre, mes prières t'atteindront le
dieu des mers m'a promis d'exaucer trois voeux formés par moi, et a pris le Styx à témoin de
cette promesse. Accorde-moi cette faveur, ô Neptune' Que ce jour soit le dernier pour
Hippolyte et que ce coupable fils aille trouver les Mânes irrités contre l'auteur de ses jours.
Rends-moi ce funeste service, ô mon père! […] Épanche tous tes flots, fais monter tous les
monstres de la mer, et soulève les vagues qui dorment au sein de tes plus profonds abîmes.
L’effet temporel précipite la colère de Thésée qui n’a pas le temps de vérifier
l’accusation. Cette même crise du temps fait que les dieux exaucent les prières de
l’offensé.
L’annonce de la mort d’Hippolyte par le messager
LE MESSAGER.
Hippolyte, hélas! a péri d'une mort cruelle.
THÉSÉE.
Je sais depuis longtemps que je n'ai plus de fils. Maintenant c'est un vil séducteur qui cesse de
vivre; apprends-moi les détails de sa mort.
Les péripéties de la mort d’Hippolyte. La description se fait à la demande de Thésée au
messager.
L’unité de lieu fait le messager est témoin de toute la scène de la mort d’Hippolyte : du
soulevement de la mère à la course des chevaux, passant par la sortir de taureau marin
de la mère et la course qu’il entraine avec les coursiers et l’effroi qu’il leur donne en
présentant ses cornes.
LE MESSAGER.
A peine eut-il quitté la ville d'un pas rapide, que, pour rendre sa fuite encore plus prompte, d
attela sur le champ ses superbes coursiers et prit en main les rênes de son char. Alors il se
parla quelque temps à lui-même, maudit le lieu de sa naissance, prononça plusieurs fois le
nom de son père, et lâcha les rênes en excitant la marche de ses coursiers. Tout-a-coup la
vaste mer se soulève, monte et se dresse jusqu'au ciel. […]Pendant que nous contemplons ce
spectacle plein d'horreur, la mer fait entendre un mugissement terrible répété par les roches
d'alentour. […]--Enfin cette masse énorme s'ébranle, et, se brisant à nos yeux, jette sur le
rivage un monstre plus effroyable que tout ce que nous pouvions craindre: la mer se précipite
en même temps sur la terre à la suite du monstre qu'elle a vomi…
Les chevaux, rebelles au frein, entraînent le char ils s'écartent de la route et, dans
l'emportement de leur frayeur, ils courent au hasard devant eux, et se précipitent à travers des
rochers. Hippolyte fait comme un pilote qui cherche à retenir son vaisseau battu par une mer
orageuse, et emploie toutes les ressources de son art pour empêcher qu'il ne se brise contre les
écueils tantôt il tire fortement les rênes tantôt il déchire leurs flancs à coups de fouet. Le
monstre s'attache à ses pas; tantôt il marche à côté du char, tantôt il se présente à la tête des
chevaux et les effraie de toutes les manières. Impossible de fuir plus longtemps, le taureau
marin dresse devant eux ses cornes menaçantes. Alors les coursiers éperdus ne savent plus
obéir à la voix qui leur commande ; ils s'efforcent de briser le joug qui les arrête, et, se
dressant sur leurs pieds, précipitent le char Hippolyte renversé' tombe sur Je visage, et son
corps s'embarrasse dans les rênes il se débat, et ne fait que resserrer davantage les noeuds qui
le pressent. Les chevaux s'aperçoivent du succès de leurs efforts, et, libres enfin de leurs
mouvements, entraînent le char vide partout où l'effroi les conduit. C'est ainsi que les
coursiers du Soleil, ne sentant point dans son char le poids accoutumé, et croyant traîner un
usurpateur, s'emportèrent dans leur course, et renversèrent Phaéton du haut des airs. Le sang
d'Hippolyte rougit au loin les campagnes; sa tête résonne et se brise contre les rochers ses
cheveux sont arrachés par les ronces, les pierres insensibles déchirent son noble visage, et sa
beauté, cause de tous ses malheurs, disparaît sous mille blessures. Le char continue de fuir
avec la même vitesse et d'entraîner sa victime expirante. Enfin il donne contre un tronc d'arbre
brûlé dont la pointe aigüe et dressée arrête le corps d'Hippolyte et lui entre dans les entrailles;
ce triste incident tient le char quelque temps immobile; mais les chevaux, un moment
entravés, font un effort qui rompt l'obstacle et brise le corps de leur maître. Il a cessé de vivre
déchiré par les ronces et par les pointes aiguës des buissons, tout son corps devient une proie
dont chaque arbre de la route accroche un lambeau…
Phèdre pleure sur le corps d’Hippolyte. Elle s’accuse et accuse Thésée d’avoir tué son
fils
pourquoi ces cris et ces gémissements lugubres sur le corps de votre ennemi?
PHÈDRE.
C'est contre moi qu'il faut tourner ta fureur, ô Neptune c'est contre moi qu'il faut déchaîner les
monstres de la mer…ô cruel Thésée, … tu détruis ta famille, et c'est toujours
la haine ou l'amour d'une épouse qui te rend coupable…. Athènes écoute-moi, et toi aussi,
père aveugle, et plus cruel que ta perfide épouse. J'ai menti le crime affreux que j'avais moi-
même commis dans mon coeur, je l'ai rejeté faussement sur Hippolyte. Tu as frappé ton fils
innocent…
Plan de l’exposé
Bibliographie de l’auteur
Présentation de l’œuvre
Résumé
Présentation des personnages
Étude Thématique
Conclusion
Autres textes
15 Virgile Géorgiques
Enéide
Protocole de TD.
Fond :
Titre : Taille (20), Police (Times New Roman.), Majuscule, Gras, Paragraphe (Justifier), Numérotation
(I, II, III…).
Sous-Titre : Taille (16), Police (TNR.), Majuscule, Gras, Paragraphe (Justifier), Numérotation (1, 2, 3…).
Corps du texte : Taille (16), Police (TNR.), minuscule, Paragraphe (Justifier), Interligne (1,50).
6. BIBLIOGRAPHIE
Simone DELEANI et Jean-Marie VERMANDER, Initiation à la langue latine et à son
système (Jean BEAUJEU.dir.), 1991.
Jean BEAUJEU, Simone DELEANI, Jean-Marie VERMANDER, Initiation à la langue latine
et à la civilisation romaine, 1968.
Etienne WOLFF, Initiation à la Littérature Latine, 1992.
COARELLI F. (2011), L’art romain des origines au IIIe siècle av. J.-C., Paris, Picard.
GRIMAL P. (19752), Le siècle des Scipions. Rome et l’hellénisme au temps des guerres
puniques, Paris, Aubier.