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MEMORIAL MEMORIAL
Journal Officiel Amtsblatt
du Grand-Duché de des Großherzogtums
Luxembourg Luxemburg
RECUEIL DE LEGISLATION
A _ N° 41 27 mai 1982
SOMMAIRE
Règlement ministériel du 2 mars 1982 portant exécution du règlement grand-ducal du 25
février 1980 concernant le contrôle des viandes et de certaines denrées alimentaires. page 1004
Sommaire
I. _
Objectifs de l´inspection des viandes (Art. 1er à 3) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1004
II. _
Organisation de l´inspection des viandes (Art. 4 et 5) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1004
_
III. Réception des animaux de boucherie à l´abattoir (Art. 6 à 8) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1005
IV. _
Examen ante-mortem des animaux de boucherie (Art. 9 à 13) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1005
V. _
Abattage des animaux et présentation des viandes pour l´inspection (Art. 14) . . . . . . . . . . . . . . 1007
VI. _
Abattages d´urgence et abattages d´office (Art. 15 à 17) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1007
VII. _
Inspection post-mortem des viandes (Art. 18 et 19) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1008
VIII. _
Examens de laboratoire (Art. 20 à 33) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1009
IX. _
Importations (Art. 34 à 44) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1013
X. _
Dispositions diverses (Art. 45 à 49) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1016
Annexe I _ Certificat d´abattage d´urgence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1018
Annexe II _ Examen bactériologique de la viande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1019
.
Annexe III __ Exécution de l´examen bactériologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1021
Annexe IV _ Méthodes de recherche des trichines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1022
Annexe V Méthode de détection de résidus antibiotiques dans la viande crue . . . . . . . . . . . . . . . . . 1028
Annexe VI _ Traitement par le froid . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1030
Annexe VII _ Importation de viandes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1031
Annexe VIII _
Chapitre I. _ Appréciation de la viande fraîche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1032
Chapitre II. _ Principes d´appréciation des produits à base de viande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1035
Chapitre III. _ Principes d´appréciation de la volaille et du gibier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1037
Chapitre IV. _ Poissons, crustacés, mollusques, amphibiens et reptiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1038
Annexe IX __ Les critères microbiologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
1045
Annexe X Certificat de contrôle d´importation valable pour les viandes fraîches importées en
provenance des pays tiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1050
1004
Arrête:
I. _ Objectifs de l´inspection des viandes.
er
Art. 1 . Le présent règlement a pour objet d´arrêter les modalités de l´inspection des viandes
Dans la suite l´expression «le règlement grand-ducal» est employée pour désigner le règlement grand-
ducal du 25 février 1980 concernant le contrôle des viandes et de certaines denrées alimentaires.
Art. 2. L´objectif de l´inspection des viandes est la protection de la santé humaine et animale contre les
risques directs et indirects. Elle vise à protéger notamment:
_ les consommateurs contre les infections, les intoxications et autres dommages pouvant être causés
par la consommation des viandes et autres denrées alimentaires visées par le présent règlement,
_ les professionnels de la viande des maladies professionnelles causées par sa manipulation,
_ le cheptel indigène et étranger contre les infections, les intoxications et en particulier les maladies
contagieuses à déclaration obligatoire,
_ les animaux de compagnie et la faune sauvage, contre les zoonoses dangereuses pour l´environnement
humain.
Art. 3.1. Afin de réaliser les objectifs visés à l´article 2, l´inspecteur des viandes responsable dans un
établissement ou dans un ressort d´inspection prend toutes décisions afin de garantir la salubrité des
viandes et autres denrées alimentaires visées par le présent règlement ainsi que le respect des normes
d´hygiène dans les établissements.
2. Les personnes physiques ou morales, responsables de la gestion des établissements, sont tenues de
se conformer aux instructions de l´inspecteur des viandes et de lui fournir toute information et toute
assistance que celui-ci pourra raisonnablement leur demander.
Art. 5. L´inspecteur des viandes, qui avant sa désignation n´a pas encore exercé pareille fonction, fera
un stage de 2 mois à un abattoir agréé pour les échanges intracommunautaires, désigné par le directeur
de l´Administration des services vétérinaires. A la suite de ce stage il doit pouvoir pour obtenir sa désigna-
tion justifier de connaissances théoriques et pratiques suffisantes
L´examen sur pied se fera suivant les dispositions du chapitre IV de l´annexe I du règlement grand-ducal
et portera surtout:
1) sur l´état d´embonpoint;
2) sur l´habitus externe, le regard et l´attention à l´entourage;
3) sur la surface du corps (peau, poils, chaleur externe, altérations spéciales);
4) sur les organes digestifs (lèvres, mufle, préhension des aliments, rumination, abdomen, réplétion,
contractions du rumen, nature des excréments);
5) sur la vulve, le vagin et le pis;
6) sur les organes respiratoires (naseaux, respiration);
7) sur l´état des orifices naturels du corps;
8) sur les fonctions des membres;
9) sur les indications qui pourraient faire soupçonner l´administration de substances à action pharmaco-
logique ou autres qui peuvent rendre les viandes dangereuses pour la santé humaine.
Si les animaux de boucherie présentent des troubles généraux, la température intérieure doit être
prise à l´aide d´un thermomètre médical. Lorsque la température rectale dépasse 40,5°C chez un animal
de boucherie ou 39,5°C chez un solipède ou si l´inspecteur des viandes présume que l´animal souffre
d´une maladie rendant la viande impropre à la consommation après l´examen post-mortem, il peut après
l´examen antemortem
_ interdire l´abattage
_ l´admettre à l´abattage sous certaines précautions
_ l´isoler afin de pouvoir répéter l´examen ante-mortem.
Art. 12. L´inspecteur des viandes autorise l´abattage, à condition que celui-ci ait lieu immédiatement
après l´examen ante-mortem, lorsque l´animal:
_ est gravement blessé,
_ présente des symtômes d´une maladie affectant son état général et que tout retard de l´abattage
risque d´en rendre la viande impropre à la consommation humaine,
_ est excréteur de salmonelles ou provient d´un cheptel infecté de salmonellose.
Art. 13. 1. L´attention de l´inspecteur des viandes doit se porter sur les constatations ou autres
renseignements pouvant faire présumer que des substances à action pharmacologique ont été adminis-
trées aux animaux ou que ceux-ci ont absorbé d´autres substances pouvant laisser dans les viandes des
résidus dangereux pour la santé humaine. En cas de suspicion, il prélève des échantillons sur les animaux
suspects ou sur les viandes abattues en vue d´un examen des résidus. Ces prises d´échantillons peuvent
également se faire par sondage.
2. Si les animaux de boucherie se trouvent échauffés, excités ou exténués par le transport ou sont sous
l´influence de tranquillisants, il sera sursis à leur abattage jusqu´à ce qu´ils aient repris leur état normal.
3. Lorsque rien ne s´y oppose, l´inspecteur des viandes autorise l´abattage des animaux de boucherie
en indiquant, le cas échéant, les mesures à prendre.
Lorsque l´animal a été traité avant l´abattage par un vétérinaire, celui-ci établit à l´intention de l´inspec-
teur des viandes un certificat de renseignements conforme à l´annexe I du présent règlement.
L´inspecteur des viandes du ressort saisit la viande si:
_ elle est impropre à la consommation humaine;
_ la manipulation de la viande constitue un danger ou
_ le transport de la viande constitue un risque de dissémination d´une maladie contagieuse. Ce fait doit
être signalé au vétérinaire-inspecteur du ressort.
Dans les autres cas et à la demande du propriétaire l´inspecteur des viandes peut autoriser l´utilisation
de la viande pour les besoins exclusifs du ménage de celui-ci. Aucune estampille n´est apposée.
3. Lorsque la viande est destinée à être mise dans le commerce, elle est transportée avec les organes
nécessaires à l´inspection vers un abattoir agréé en vue d´examens complémentaires. Le transport des
viandes est effectué dans des conditions d´hygiène satisfaisantes et sera accompagné par un certificat
d´information établi par l´inspecteur des viandes et conforme à l´annexe I du présent règlement.
Les honoraires dus à l´inspecteur des viandes sont à charge du propriétaire de l´animal.
4. L´introduction dans un abattoir de viandes provenant d´animaux abattus d´urgence selon les dispo-
sitions du présent article doit être signalée immédiatement à l´inspecteur des viandes.
Art. 17. 1. Toute introduction dans un abattoir
_ d´un animal malade ou accidenté en vue de son abattage d´urgence
_ ou d´un animal en vue de son abattage d´office, doit être signalée immédiatement à l´inspecteur des
viandes. Lors de l´introduction, ces animaux doivent être accompagnés d´un certificat de renseigne-
ments conforme à l´annexe I au présent règlement et établi par le vétérinaire traitant respectivement
par le vétérinaire-inspecteur.
2. L´inspecteur des viandes procède immédiatement à l´examen ante-mortem de l´animal et se pro-
nonce sur l´admission à l´abattage. Il prend toutes les dispositions pour que l´animal soit abattu dans un
local ou un emplacement séparé et que la viande ne soit pas marquée de l´estampille communautaire ni
entreposée ensemble avec les viandes destinées aux échanges intracommunautaires.
3. Dans chaque abattoir agréé l´inspecteur des viandes tient un registre spécial dans lequel sont inscrits
les abattages visés par les articles 15 à 17 ainsi que les décisions finales de l´inspecteur concernant ces
viandes.
peut intervenir qu´après un délai d´au moins 24 heures après l´abattage. L´inspecteur des viandes vérifie
spécialement s´il y a eu abattage en règle, abattage in extremis ou abattage fictif d´un animal déjà mort et si
la saignée a été suffisante et l´éviscération n´a pas été tardive
_ sur des viandes porcines destinées à être exportées vers un pays qui demande que cet examen soit
fait;
_ sur la viande de sangliers destinée à être mise dans le commerce pour la consommation humaine.
La recherche des trichines doit se faire selon une des méthodes reprises à l´annexe IV du présent
règlement au laboratoire de médecine vétérinaire ou à un autre laboratoire agréé qui remplit les condi-
tions prévues à cette annexe. Le marquage de ces viandes est effectué selon les dispositions de la même
annexe.
2. La recherche de résidus des substances visées à l´article 17 sous C du règlement grand-ducal doit se
faire selon une des méthodes reprises à l´annexe V du présent règlement.
Toutefois, un examen en vue de la détection de résidus d´antibiotiques est effectué lors de chaque
examen bactériologique de la viande.
Les recherches des résidus de ces substances sont effectuées en cas de suspicion ou par sondage.
3. Il y a suspicion si:
_ lors de l´inspection ante-mortem des animaux de boucherie, ou de l´inspection ou de l´examen
organoleptique des viandes ou des produits de viande, des indices d´une application de telles subs-
tances ont été constatés,
_ lors d´examens antérieurs d´animaux de boucherie, de viandes et de produits provenant, le cas
échéant, du même pays, de la même exploitation ou du même établissement, la présence de résidus a
été constatée,
_ lorsque l´inspecteur des viandes a eu connaissance de faits faisant présumer que les animaux de bou-
cherie, les viandes ou produits provenant de certains pays, certaines exploitations ou certains éta-
blissements contiennent des résidus.
Art. 23. 1. Aux fins de l´examen bactériologique, les échantillons suivants sont prélevés avec des
instruments stériles:
a) un cube musculaire d´un avant-bras et d´un membre postérieur, de 6 à 8 cm et de 3 cm de côté; chez
les ovins une épaule,
b) un ganglion pré-scapulaire,
c) un ganglion iliaque,
Les ganglions sont prélevés sur deux membres opposés et doivent être entourés de tissus fibreux et
adipeux.
d) la rate,
e) un rein.
f) un morceau de foie auquel est attaché le ganglion hépatique,
g) la vésicule biliaire,
h) les parties de la carcasse ou des organes, suspectés de contenir des germes nocifs.
Les ganglions, la rate et le rein doivent être intacts et ne pas porter d´incision.
En vue de l´examen bactériologique des surfaces des carcasses, prélever un lambeau superficiel de 25 à
50 cm2 à l´aide d´un bistouri flambé et placer dans un bocal stéril.
[Link] fins des autres examens prévus à l´article 22, les échantillons à prélever dépendent de la
méthode appliquée.
3. Les échantillons doivent être enveloppés séparément, dans un emballage adéquat, et être envoyés
par les voies les plus rapides au laboratoire de médecine vétérinaire.
4. Un bulletin conforme à l´annexe II du présent règlement, avec les renseignements y requis, doit
accompagner les échantillons.
Art. 24. Lorsqu´une réglementation communautaire ou du Benelux introduit des méthodes d´ana-
lyses nouvelles par rapport à celles prévues au présent règlement, ces nouvelles méthodes sont appli-
cables. La date de leur publication au Journal officiel des Communautés européennes ou au Bulletin
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Benelux sera indiquée au Mémorial. Le texte de ces nouvelles méthodes sera à leur demande mis à la
disposition des intéressés par l´Administration des services vétérinaires.
Art. 25. 1. Afin d´éviter la détérioration des viandes et tout contact et toute confusion avec des
viandes saines, en attendant le résultat des examens prévus aux articles 21 et 22, les viandes suspectes
seront consignées à des emplacements séparés des locaux frigorifiques et, si nécessaire, dans des locaux
frigorifiques séparés.
2. Les résultats, notés au Laboratoire dans les registres spéciaux, sont communiqués le plus tôt pos-
sible par téléphone et par écrit à l´inspecteur des viandes. Cette information doit renseigner sur la pré-
sence éventuelle de germes du groupe paratyphique, d´autres germes infectieux et d´anaérobies:
il doit en outre renseigner sur la quantité plus ou moins considérable de germes contenus dans les
différents échantillons ainsi que sur la possibilité d´une invasion des échantillons par les germes non
spécifiques et par les anaérobies après leur prélèvement.
Art. 26. Dès réception du résultat des examens de laboratoire, l´inspecteur des viandes doit procéder
à l´expertise définitive.
En cas de présence, dans quelque prélèvement que ce soit, de bacilles du groupe des paratyphiques ou
d´autres germes pathogènes pour l´homme tels que ceux du charbon bactéridien ou bactérien, du rouget,
de la leptospirose, listériose, brucellose, pasteurellose, morve, toxoplasmose, anémie infectieuse, etc.
toute la carcasse et les organes sont saisis.
Au cas où l´examen bactériologique a révélé la présence d´autres germes infectieux spécifiques, il sera
procédé conformément à l´annexe VIII du présent règlement. En cas de mise en évidence de micro-
organismes d´une maladie animale à déclaration obligatoire, l´inspecteur des viandes est tenu de faire la
déclaration afférente. Lorsque l´examen bactériologique n´a décelé ni germes pathogènes pour l´homme,
ni germes infectieux spécifiques, ou pas de germes du tout, l´inspecteur des viandes, en vue de son juge-
ment définitif pourra tenir compte:
_ des constatations faites sur l´animal vivant,
_ des circonstances de l´abattage et de l´éviscération,
_ des constatations anatomo-pathologiques après abattage,
_ des conditions climatiques lors de l´envoi des échantillons au laboratoire,
_ de la durée du transport ainsi que
_ des indications de l´annexe IX du présent règlement.
Si des germes anaérobies n´ont été décélés que dans les organes internes et que la viande a un bon
aspect (voir les découpes à l´article 27), il y a lieu de saisir les organes seulement. Si par contre, dans les
muscles, il y a présence d´anaérobies, l´inspecteur des viandes devra, avant de décider définitivement,
procéder dans tous les cas aux découpes des quartiers antérieurs et postérieurs (épreuve de May) ou à la
découpe appelée "la tulipe".
c) Séparation des muscles cruraux antérieurs de l´os de la cuisse. L´incision est faite de bas en haut, après
section des ligaments rotuliens et soulèvement de la rotule, le couteau frôle la face antérieure du
fémur et ne s´arrête que dans l´articulation coxofémorale, la lame demeurant perpendiculaire au plan
médian du membre.
Découpe, dite «la tulipe».
Avec la pointe du couteau, on entame en haut, presque à fleur d´os contre le tibia, l´insertion sponé-
vroque du droit interne, au bord de la veine saphène interne, et par une double incision en "V" renversé,
on délimite, de chaque côté en descendant, la masse des muscles cruraux, que l´on contourne au couteau
en les dégageant en profondeur, en avant, du droit antérieur de la cuisse, et en arrière du demi-tendi-
neux, jusqu´à proximité de la symphyse pelvienne. On rabat vers soi, au fur et à mesure, cette masse et
l´on finit par découvrir le creux poplité. D´un mouvement de bascule, l´inspecteur des viandes fait une
coupe franche et complète de la masse des adducteurs, dans le plan médian et dans le sens des fibres
musculaires.
L´inspecteur des viandes examine les muscles profonds quant à l´odeur, la couleur et la consistance.
Art. 28. En cas de besoin l´inspecteur des viandes pratique en outre l´épreuve de l´ébullition ou du
grillage.
Epreuve de l´ébullition.
Dans une marmite bouilloire on met un morceau de viande à éprouver, avec une petite quantité d´eau
et l´on porte à ébullition. Dès que l´eau bout on soulève le couvercle de la marmite et l´on hume la vapeur
dégagée. L´odeur de la viande passée dans le bouillon se perçoit alors parfaitement. Contrairement à ce
qui se produit souvent avec le grillage, les parties grasses ne se consument pas (cette combustion déga-
geant des fumées âcres qui voilent l´arôme ou la senteur recherchée) mais se dissolvent dans l´eau bouil-
lante qui s´imprègne et imprègne sa vapeur de l´odeur accumulée dans la viande et principalement dans le
tissu adipeux. Il est indiqué de soumettre à l´ébullition une pièce musculaire grasse ou accompagnée d´un
fragment de graisse. On note également si, après un certain temps d´ébullition, l´odeur persiste ou
disparaît.
Epreuve de grillage (rôtissage).
Une petite tranche de muscule gras est mise à cuire sur un gril ordinaire ou sur un gril à gaz à toile
métallique. L´odeur du rôti est très perceptible.
Art. 29. La mesure du pH.
La mesure du pH renseigne l´inspecteur des viandes sur la qualité, l´état de conservation et l´usage
technologique de la viande.
le muscle de bonne qualité, 24 heures après l´abattage a un pH compris entre 5,6 et 6 avec un
maximum de 6,2 pour la viande de porc, entre 5,4 et 5,8 avec un maximum de 6,0 pour la viande
bovine
au-dessus de 6 vingt-quatre heures après l´abattage on est en présence de viandes surmenées qui sont de
conservation limitée D.F.D. (dark, firm, dry)
au-dessous de 5,4 une heure après l´abattage on est en présence de viandes exsudatives P.S.E. (pale, soft,
exsudative).
Art. 30. 1. Après les examens visés aux articles 6 à 29 du présent règlement l´inspecteur prend sa déci-
sion finale, conformément aux principes d´appréciation de la viande repris à l´annexe VIII du présent
règlement. Lorsque ces examens prouvent la salubrité de la viande, l´inspecteur la déclare propre à la
consommation humaine en y apposant une marque conformément aux dispositions du chapitre IX de
l´annexe I du règlement grand-ducal. Immédiatement après le marquage ces viandes doivent être refroi-
dies et maintenues aux températures prescrites.
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2. Dans tous les cas, l´inspecteur des viandes est seul responsable de sa décision finale. Il prendra donc
cette décision en tenant compte du fait que l´examen bactériologique de la viande ne confère pas une
sécurité absolue de la qualité bactériologique de la viande. Cet examen n´est que complémentaire de
l´examen macroscopique et ne peut donc pas lier l´inspecteur des viandes dans sa décision en cas d´analyse
favorable.
Art. 31 Les viandes ladres, bovines, porcines, ovines et caprines, avec cysticerques en nombre
restreint (3-4), seront déclarées propres à la consommation humaine après un traitement par le froid à
une température inférieure ou égale à -25°C pendant 7 jours au moins, sous la surveillance de l´inspecteur
des viandes responsable d´un établissement qui remplit les conditions de l´annexe VI du présent règle-
ment. Toutefois ces viandes ne peuvent pas être exportées et doivent donc être marquées de la marque
nationale prévue à l´annexe I, chapitre IX, sous 43, du règlement grand-ducal.
Art. 32. 1. Les viandes impropres à la consommation humaine seront saisies et marquées d´une
estampille triangulaire ayant les côtés de 5 cm au moins et portant l´inscription «saisie». Pareille viande
est à dénaturer et à acheminer vers le clos d´équarrissage en vue de la destruction.
2. Toutefois, l´inspecteur des viandes peut permettre la cession de viandes impropres à la consom-
mation humaine à des zoos, cirques ou élevages de poissons, si l´un des défauts visés à l´annexe VIII,
chapitre I, sous II est constaté. Dans ce cas, la viande sera munie du cachet prévu au paragraphe 1er.
Art. 33. 1. Les viandes de volailles, de gibier, de lapins seront examinées et marquées, mutatis mutan-
dis, selon les dispositions des articles 6 à 29 du présent règlement, en tenant compte des dispositions des
articles 21 à 25 et de l´annexe I, chapitres IV et VI du règlement grand-ducal ainsi que des principes
d´appréciation du chapitre III de l´annexe VIII du présent règlement.
2. Les produits à base de viande doivent être examinés et marqués selon les dispositions des articles 26
à 44 du règlement grand-ducal en tenant compte spécialement des chapitres IV et V de l´annexe II du
règlement grand-ducal ainsi que des principes d´appréciation du chapitre II de l´annexe VIII du présent
règlement.
3. Lors de l´inspection des poissons et des produits de la mer et d´eau douce, il est tenu compte des
principes d´appréciation repris au chapitre IV de l´annexe VIII du présent règlement.
IX. Importations.
Art. 34. 1. Lors du passage aux postes frontaliers des véhicules transportant des viandes fraîches, des
viandes fraîches de volailles et de lapins, des produits à base de viande ainsi que des produits de la mer et
d´eau douce, les agents de la douane vérifient si les envois sont accompagnés d´un certificat de salubrité
conforme au modèle prescrit et si les véhicules sont plombés. Si tel n´est pas le cas, ceux-ci sont refoulés
vers le pays de provenance.
2. En cas d´admission, les véhicules sont dirigés, en vue du contrôle sanitaire, sous le couvert d´un
laisser-passer conforme au modèle de l´annexe VII du présent règlement pour les importations effec-
tuées par une frontière non douanière, ou bien d´une copie de la déclaration en consommation pour les
importations effectuées par une frontière douanière:
_ vers l´établissement de destination, si celui-ci est agréé pour les échanges intracommunautaires, ou
_ vers un abattoir public agréé si le ou les établissements de destination ne sont pas agréés pour les
échanges.
Art. 35. 1. Au sens du présent chapitre, on entend par envoi la quantité de denrées visées à l´article
précédent qui:
_ est expédiée par un expéditeur ou transportée par le propriétaire à son propre compte, et
_ est présentée au contrôle au même moment, et
_ est indiquée sur le certificat de salubrité.
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2. Les envois présentés au contrôle visé à l´article 34, paragraphe 2,2e tiret doivent être chargés dans
les véhicules de façon à ce que toutes les pièces soient accessibles au contrôle. Si tel n´est pas le cas,
l´Importateur ou son mandataire doit en décharger une quantité suffisante, afin de permettre un contrôle
efficace. En outre, si les viandes sont présentées dans des enveloppes ou des emballages ou à l´état con-
gelé, il doit en ouvrir ou décongeler une quantité suffisante et, le cas échéant, mettre à la disposition de
l´inspecteur des viandes une main d´oeuvre adéquate.
Art. 36. Avant l´inspection proprement dite, l´inspecteur des viandes vérifie:
_ l´Intégrité du plombage du véhicule qu´il rompt après vérification,
_ si l´original du certificat de salubrité est présent, s´il n´est pas falsifié, et si l´envoi correspond aux
indications du certificat et des documents douaniers,
_ si les marques de salubrité ont été apposées correctement dans l´établissement de provenance agréé
pour les échanges,
_ s´il ne s´agit pas de viandes dont l´importation ou les échanges sont interdits pour d´autres motifs.
En outre, il vérifie par sondage sur les pièces les plus éloignées de la source du froid, si la température
prescrite a été maintenue pendant le transport.
S´il y a des irrégularités l´envoi est refoulé; s´il y a suspicion de falsification du certificat, l´envoi doit
être retenu jusqu´à régularisation.
Art. 37. 1. Lorsque lors des vérifications prévues à l´article précédent, l´inspecteur des viandes
constate des souillures, des altérations de couleur, de l´odeur ou de la consistance, des moisissures, de la
putréfaction superficielle ou des déficiences semblables sur une partie importante de l´envoi, tout l´envoi
est à refouler. Si ces constatations ne sont faites que sur quelques pièces, seules les pièces altérées sont
refoulées.
2. L´inspecteur des viandes poursuit les Investigations conformément aux articles suivants lorsque:
_ la température prescrite n´a pas été maintenue pendant le transport
_ l´envol est présenté au contrôle plus de 5 jours après l´établissement du certificat de salubrité,
_ la totalité ou une partie seulement des viandes ou des produits présentent des caractéristiques pou-
vant faire douter de leur salubrité ou
_ proviennent d´un établissement dont les envois antérieurs ont donné lieu à des réclamations.
Art. 38. 1. Lors de l´importation de viandes fraîches ou de carcasses entières, demi-carcasses ou de
quartiers réfrigérés, doivent être contrôlés:
Par inspection: la plèvre et le péritoine
les os et les articulations
les tissus musculaires et graisseux et par incision, les ganglions iliaques.
En cas de suspicion les autres ganglions doivent être incisés, et d´autres parties des carcasses doivent
être examinées plus minutieusement et, le cas échéant, un examen bactériologique des viandes doit être
effectué.
2. Les contrôles prévus au paragraphe 1er se font par sondage sur les pièces provenant directement ou
indirectement d´un Etat membre des Communautés Européennes.
3. Lors de l´importation de viandes fraîches en découpe plus poussée que des quartiers ainsi que
d´abats, l´inspecteur des viandes contrôle si ces viandes ont été obtenues, découpées, Inspectées, mar-
quées, entreposées et traitées conformément à l´article 45 du règlement grand-ducal.
Art. 39. Lors de l´importation de viandes fraîches de volailles, de lapins et de gibier, de produits à base
de viande, les articles 34 à 36 s´appliquent par analogie.
L´inspecteur des viandes vérifie, par sondage à travers tout l´envoi, si les dispositions des articles 45 à
47 du règlement grand-ducal concernant la catégorie de viandes ou de produits, sont remplies. En cas de
suspicion le contrôle est approfondi.
1015
Les emballages sont ouverts et le contenu est inspecté et palpé sans détruire l´enveloppe. S´il apparaît
nécessaire, l´Inspecteur ouvre l´enveloppe et fera des incisions pour juger de la consistance, de la couleur
et de l´odeur.
En cas de suspicion des échantillons sont prélevés en vue d´un examen bactériologique ou, le cas
échéant, histologique. S´agissant de produits à base de viande l´Inspecteur vérifie si le produit a été effec-
tivement traité en vue d´assurer une certaine conservation par chauffage, salage et dessication.
Art. 40. Pour les viandes congelées visées à l´article 38, l´inspecteur des viandes peut ordonner que
quelque carcasses soient décongelées à des températures n´excédant par 7°C, afin de pouvoir en appré-
cier la consistance, la couleur et l´odeur.
La décongélation de viandes fraîches en découpe poussée et de viandes et de produits visés à l´article 39
peut se faire en plaçant la viande avec son enveloppe fermée hermétiquement dans un bain d´eau main-
tenu entre 40° et 45°C ou par un procédé analogue.
Art. 41. Lors de l´importation de viandes et de produits visés à l´article 34, l´inspecteur des viandes
effectue un examen en vue de détecter les résidus de substances à action pharmacologique ou autres qui
peuvent avoir une action défavorable sur la santé humaine.
Ces contrôles sont réalisés en cas de suspicion ou par sondage suivant les instructions du directeur de
l´Administration des services vétérinaires.
Il y a suspicion si:
_ lors de l´inspection ou de l´examen organoleptique des viandes et des produits sont constatés des
indices d´une application ou de la présence de telles substances,
_ lors d´examens antérieurs de viandes et de produits provenant du même établissement, la présence
de résidus a été constatée ou si les viandes proviennent de pays qui autorisent l´usage de telles subs-
tances,
_ lorsque l´inspecteur des viandes a connaissance de faits faisant présumer que les viandes provenant de
certains établissements contiennent des résidus.
Art. 42. 1. Lors de l´importation directe par l´aéroport du Findel de viandes ou de produits visés à
l´article 34 en provenance de pays tiers, l´envoi est contrôlé dès son arrivée à l´aéroport par le vétérinaire-
inspecteur compétent.
Il contrôle notamment si:
_ l´autorisation d´importation établie par le pays de destination est présentée,
_ les viandes proviennent d´un pays ou d´une partie d´un pays tiers inscrit sur la liste reprise à l´annexe
III, chapitre II du règlement grand-ducal,
_ les viandes ne proviennent pas d´un pays tiers d´où l´importation est interdite par suite de l´apparition
d´une maladie contagieuse transmissible par les viandes conformément à l´article 66 du règlement
grand-ducal,
_ le certificat sanitaire conforme au modèle arrêté par la Commission et le certificat de salubrité con-
forme au modèle D de l´annexe IV du règlement grand-ducal sont présents et remplissent en outre les
dispositions de l´article 61, paragraphe 2 du règlement grand-ducal,
_ les conditions d´hygiène et de température ont été respectées pendant le transport.
2. Si les dispositions du présent article sont respectées, les viandes ou les produits sont admis. Dans le
cas contraire, ils sont refoulés ou saisis et détruits si le refoulement n´est pas possible.
Art. 43. 1. Les viandes et produits admis lors du contrôle visé à l´article précédent peuvent être
transportrés vers un autre Etat membre ou vers un pays tiers lorsque les garanties prévues à l´article 56,
paragraphe 3 du règlement grand-ducal sont remplies.
Lorsque ces viandes son destinées au Grand-Duché de Luxembourg elles sont, avant leur mise en libre
pratique et conformément aux dispositions de l´article 34, paragraphe 2 dirigées sous le couvert d´un
1016
laisser-passer vers l´établissement de destination agréé, ou le cas échéant, vers un abattoir public agréé, en
vue du contrôle de salubrité.
2. Ce contrôle de salubrité doit être effectué d´une manière particulièrement minutieuse et selon les
dispositions des articles 36 à 42 sur toutes les carcasses, demi-carcasses et quartiers et par sondage sur les
viandes en découpe plus poussée, les abats et les produits à base de viande.
Sur les viandes porcines, contenant des tissus musculaires, un examen pour la détection des trichines
doit être effectué, à moins qu´il n´ait été certifié qu´un tel examen a été réalisé dans un établissement du
pays tiers agréé à cette fin ou que ces viandes y aient été soumises à un traitement par le froid à une tem-
pérature inférieure ou égale à -25°C pendant 240 heures ou que le destinataire les destine à ce traitement.
3. Si une partie ou la totalité des viandes ou des produits provenant d´un pays tiers et admis en libre
pratique sont destinés à être réexportés vers un autre pays membre ou vers un pays tiers, ils peuvent y
être acheminés sous le couvert d´un certificat de contrôle d´importation conforme à l´annexe X du
présent règlement.
Art. 44. 1. Après les examens visés aux articles 36 à 43, les viandes ou produits sont:
_ admis à la libre pratique pour la consommation humaine ou
_ refoulés totalement ou partiellement, conformément aux dispositions des articles 62 à 64 du règle-
ment grand-ducal ou
_ détruits si le refoulement s´avère impossible.
Dans tous les cas, l´inspecteur des viandes indiquera clairement la destination réservée à la viande sur le
certificat de salubrité et sur le laisser-passer ou la copie de la déclaration en consommation visés à l´article
34.
Ces certificats de salubrité sont conservés par l´inspecteur des viandes pendant un an. Toutefois, en cas
de refoulement de l´envoi entier, celui-ci sera accompagné de l´original du certificat de salubrité et en cas
de refoulement partiel une copie du certificat sur laquelle les motifs du refoulement seront indiqués
accompagnera les pièces refoulées.
2. Le laisser-passer ou suivant le cas la copie de la déclaration en consommation, portant le résultat du
contrôle vétérinaire, doit être remis par l´importateur au bureau ou poste de douane au moment de sa
sortie du territoire.
3. Lorsqu´un refoulement total ou partiel est indiqué sur le laisser-passer ou la copie de la déclaration
en consommation, les agents de la douane vérifient l´état intact des scellés apposés par l´abattoir de
contrôle. Dans ce cas la réexportation devra obligatoirement se faire par le bureau ou poste des douanes
par lequel l´importation a eu lieu.
4. Les bureaux ou postes des douanes de sortie transmettent hebdomadairement les exemplaires
originaux des laisser-passer ou les copies des déclarations en consommation aux bureaux ou postes où ils
ont été délivrés pour être rattachés à leurs souches.
En cas de non-reproduction ces derniers bureaux ou postes en avisent immédiatement l´Adminis-
tration des services vétérinaires à Luxembourg.
5. S´agissant d´un transporteur luxembourgeois, l´inspecteur des viandes enverra chaque semaine les
laisser-passer et copies des déclarations en consommation aux bureaux ou postes des douanes d´entrée.
Dans tous les cas, le refoulement de marchandises introduites par un transporteur luxembourgeois
doit se faire par le même bureau ou poste d´entrée.
X. Dispositions diverses.
Art. 45. Les inspecteurs des viandes tiennent registre des animaux expertisés, des résultats des
examens et des mesures prises.
Les inspecteurs des viandes, responsables des établissements agréés, tiennent également registre des
viandes, produits à base de viande et des fruits de mer et d´eau douce importés et des mesures prises. Ils
1017
communiquent ces renseignements tous les trimestres à l´Administration des services vétérinaires
moyennant des formulaires mis à leur disposition. Toutefois, en cas de constatation d´une maladie à
déclaration obligatoire, ils communiquent cette constatation tout de suite avec indication de l´exploita-
tion de provenance.
Art. 46. Les décisions prises en vertu du présent règlement à l´égard des viandes et produits y visés
sont communiquées à l´intéressé conformément aux dispositions de l´article 65 du règlement grand-
ducal.
Les frais éventuels de destruction de la viande et des produits sont à charge du propriétaire.
Art. 47. Pour l´inspection rurale des viandes il est dû à l´inspecteur des viandes 250 frs par chaque
visite, ainsi que
_ 100 frs pour l´examen d´un solipède ou d´un bovidé
_ 50 frs pour l´examen d´un porc ou d´un veau
_ 30 frs pour l´examen d´une chèvre, d´un mouton ou d´un porcelet.
Quant aux viandes importées, il revient au vétérinaire qui effectue l´inspection une taxe de 0,20 fr par
kg de viande fraîche, de préparation de viande fraîche, de préparation de viande de longue conservation,
de conserves et semi-conserves.
Les différents frais de l´inspection sont à charge des propriétaires de la viande qui sont tenus à en
demander l´inspection, à l´exception de la rémunération des services du vétérinaire dont question à
l´alinéa qui précède, qui est à charge de l´Etat.
Art. 48. Les annexes publiées à la suite du présent règlement en forment partie intégrante.
Art. 49. Le présent règlement sera publié au Mémorial avec ses annexes.
Luxembourg, le 2 mars 1982.
Le Ministre de la Santé,
Emile Krieps
1018
ANNEXE I
Signalement de l´animal:
Date de l´abattage:
Lésions constatées lors de l´inspection des viandes:
Diagnostic anatomo-pathologique:
en cours
Un examen bactériologique de la viande est
indiqué
Le
Le vétérinaire-inspecteur des viandes
Le vétérinaire traitant
Propriétaire: de
Espèce animale: marque auriculaire No
Date de l´abattage: lieu:
Motif de l´abattage: Abattage d´urgence? OUI _ NON *)
Expertise des viandes faite le à
Symptômes observés du vivant de l´animal _ anamnèse _ traitement _
ANNEXE III
C) Exécution de l´examen bactériologique.
Cautériser la surface des muscles et organes à examiner. Avec des instruments stériles, prélèver au
centre un morceau de la taille d´une noisette:
1) rechercher des Coliformes, E. Coli et des germes cocci-gram +. En frottant la portion découpée sur la
surface, des milieux spécifiques contenus dans des boîtes de Pétri de 9 cm de diamètre divisées en 2
compartiments.
Incuber 18-24h à 37°C.
2) rechercher des germes anaérobies, sulfito-réducteurs (uniquement pour les muscles et les organes).
Introduire un fragment des muscles et organes à tester dans un milieu convenable en couche haute en
tube et régénéré extemporanement.
Incuber 24 _ 48h à 46°C.
Le noircissement total ou partiel du milieu avec fragmentation ou dislocation de la colonne est syno-
nyme de culture.
3) rechercher des germes du genre Sallmonella. Préparer un enrichissement distinct pour muscles et
organes. Découper finement une petite portion des échantillons à examiner dans un milieu d´enri-
chissement rempli dans des bocaux à raison de 100 ml.
Incuber 18 _ 24h à 43°C.
Isoler sur milieu spécifique réparti dans des boîtes de Pétri de 14 _ 15 cm de diamètre. Incuber 18 _ 24h
à 37°C. Sur les colonies isolées et suspectes procéder à une étude biochimique et sérologique, si
nécessaire.
Recherche de germes pathogènes précis (rouget, charbon etc).: elle se fait uniquement si elle est
exigée par l´inspecteur des viandes et nécessite l´inoculation de milieux spéciaux.
Recherche des résidus d´antibiotiques:
à chaque examen des viandes, qu´il y ait demande expresse ou non, on procède au dépistage des
résidus d´antibiotiques, et de sulfamides sur le rein (à défaut du rein, sur le foie) et sur la viande.
Les résultats de l´examen bactériologique des viandes sont inscrits sur le formulaire joint et transmis
dans le meilleur délai possible et par la voie la plus rapide à l´inspecteur des viandes concerné. Pour les
milieux sub. 1) respectivement 2), l´interprétation est la suivante:
X = Faible quantité de germes
XX = Assez grande quantité de germes
XXX = Grande quantité de germes
XXXX = Très grande quantité de germes
Pour les Salmonelles et les antibiotiques on distingue uniquement: absence (=A) ou présence (=P).
Les milieux de culture utilisés sont:
1) pour E. Coli et les germes Coliformes:
une Gélose au désoxycholate
pour les cocci-gram +:
un milieu à l´Azide de Sodium ajouté de 5 _ 7% de sang de mouton ou de cheval défibriné et stérile
2) pour les anaérobies sulfito-réducteurs:
la Gélose T S N
3) pour l´enrichissement des Salmonelles:
le bouillon de Muller-Kauffmann au tétrothionate.
pour l´isolement des Salmonelles:
le milieu de Kristensen au rouge de phénol et au vert brillant.
On se sert de préférence des milieux déshydatés et reconstitués du commerce.
1022
ANNEXE IV
Methodes de recherche des trichines
I. Examen trichinoscopique
a) Appareillage
Trichinoscope à lampe à incandescence permettant un grossissement de 50 et 80 à 100 fois.
Compresseur, constitué de deux plaquettes de verre pouvant être pressées l´une contre l´autre et
dont l´une est divisé en zones egales, des petits ciseaux courbés, une petite pince, un couteau pour
découper les échantillons, de petits récipients numérotés destinés à recueillir les échantillons, un
compte-gouttes, un verre contenant de l´acide acétique et un contenant une solution de potasse
caustique pour éclaircir en cas de calcification éventuelle ou pour ramollir de la viande séchée.
b) Prélèment des échantillons
Lorsque la carcasse est entière, il faut prélever au moins un échantillon de la grosseur d´une noisette
sur chacun des piliers du diaphragme dans la zone de transition entre la partie musculaire et la partie
tendineuse.
S´il n´y a qu´un pilier du diaphragme, il faut y prélever un échantillon de deux fois la grosseur d´une
noisette. En l´absence des deux piliers du diaphragme, il faut prélever deux échantillons de la grosseur
d´une noisette environ sur la partie du diaphragme située près des côtes ou du sternum ou sur la
musculature de la langue ou sur les muscles masticateurs ou encore sur les muscles abdominaux. Pour
les morceaux de viande: de chaque morceau, trois échantillons de muscles squelettiques, contenant
peu de graisse, si possible de la dimension d´une noisette et prélevés à des points différents, dans la
mesure du possible près des os ou des tendons.
c) Mode opératoire
De chacun des échantillons prélevés sur des carcasses entières décrits ci-dessus, le contrôleur des
trichines doit découper, au cas où les deux piliers du diaphragme sont présents, sept fragments de la
taille d´un grain d´avoine, soit 14 fragments au total, et au cas où un seul des piliers du diaphragme
serait présent, 14 fragments, à différents endroits et si possible dans la zone Intermédiaire entre
muscle et tendon, et les presser entre les lames de verre du compresseur de sorte que les caractères
d´imprimerie normaux puissent être lus facilement à travers les préparations. Si la viande des mor-
ceaux à examiner est sèche et vieillie, les préparations doivent être trempées pendant 10 à 20 minutes
dans une lessive de potasse diluée avec deux volumes d´eau avant d´être pressées.
SI, dans le cas de carcasses entières, les échantillons proviennent de la partie du diaphragme située près
des côtes ou du sternum, de la musculature de la langue ou des muscles masticateurs ou encore des
muscles abdominaux, 14 fragments de la taille d´un grain d´avoine doivent être découpés de chaque
échantillon, soit 28 fragments au total. De chacun des échantillons prélevés sur les morceaux de
viande, le contrôleur des trichines doit découper 4 fragments de la taille d´un grain d´avoine, soit 12
fragments au total.
L´examen au trichinoscope doit se faire de façon que chaque préparation soit examinée lentement et
soigneusement. Si, au cours de l´examen trichinoscopique on décèle des endroits suspects dont la
nature ne peut être déterminée avec certitude même à l´aide du plus fort grossissement du trichinos-
cope, on devra procéder à un examen de contrôle à l´aide du microscope.
L´examen microscopique doit se faire de façon à ce que chaque préparation soit examinée lentement
et soigneusement avec un grossissement de 30 à 40 fois.
En cas de doute, l´examen doit être poursuivi avec d´autres échantillons et préparations, si nécessaire
avec des grossissements supérieurs, jusqu´à ce que les précisions souhaitéees soient obtenues. L´exa-
men trichinoscopique doit durer 3 minutes au moins.
En cas d´utilisation d´échantillons de remplacement provenant de la partie du diaphragme située près
des côtes ou du sternum, de la musculature de la langue eu des muscles masticateurs ou encore des
muscles abdominaux, l´examen trichinoscopique doit durer 6 minutes au moins.
1023
Le temps minima, fixé pour l´examen ne comprend pas le temps nécessaire pour le prélèvement des
échantillons et pour la confection des préparations.
En général, un contrôleur ne devrait pas examiner au trichinoscope plus de 840 fragments par jour, ce
nombre pouvant toutefois être porté exceptionnellement à 1050.
c) Méthode
Un échantillon d"approximativement 1 g est prélevé sur chacun des 100 échantillons individuels
provenant des porcs. L´échantillon collectif est passé une fois au hache-viande.
La viande hachée est placée dans l´erlenmeyer de 3 I, en même temps que 7 g de pepsine, et recou-
verte de 2 litres d´eau de conduite chauffée à une température approximative de 37 à 40° C, et de
25ml d´acide chlorhydrique concentré. Agiter le mélange pour dissoudre la pepsine.
Le pH de la solution est alors d´environ 1,5 à 2.
_ Pour la digestion, l´erlenmeyer est placé dans une étuve à 37° C pendant 4 heures environ. Pen-
dant ce temps, il est régulièrement agité, par exemple, une ou deux fois par heure.
_ La solution digérée est filtrée à l´aide du tamis à travers l´entonnoir conique de séparation de 2
litres et laissée au repos sur le support pendant au moins une heure.
_ Un volume total d´approximativement 45 cm3 est soutiré de l´entonnoir et réparti dans trois
boîtes de Petri, dont le fond est divisé en carrés de 1 cm de côté, à raison de 15 ml par boîte.
_ Chaque boîte de Petri est minutieusement examinée au microscope afin de déceler des larves
(grossissement 40 fois environ.)
_ En cas d´utilisation de cuvettes pour le comptage des larves, les 45 cm3 sont répartis dans deux
cuvettes et examinés au trichinoscope.
_ Les larves apparaissent dans le dépôt comme des organismes identifiables et, si l´eau est tiède, on
observe fréquemment les enroulements et les déroulements de la «spirale».
En cas de formation d´un sédiment insuffisamment transparent, le sédiment sera éclairci par rinçage.
L´échantillon final de 45 ml est versé dans un tube à fond rond pour y sédimenter pendant 15 minutes.
Le liquide surnageant est alors enlevé par aspiration, avec précaution, et le sédiment est mis en sus-
pension dans environ 45 ml d´eau de robinet.
Après un nouveau temps de sédimentation de 15 minutes, le liquide surnageant est à nouveau enlevé
par aspiration, avec précaution, et le sédiment rincé avec soin avec environ 20 ml d´eau de robinet
dans une boîte de Petri, puis examiné.
En cas de résultat positif ou douteux de l´analyse d´un échantillon collectif, analyser individuellement
les échantillons restants, augmentés de 20g prélevés sur chaque porc ou, dans le cas où il s´agit de
morceaux de viande, augmentés de 20g prélevés sur chaque morceau, conformément au point b).
CHAPITRE II
PRESCRIPTIONS APPLICABLES AU PERSONNEL, AUX LOCAUX, AU MATERIEL
ET INSTRUMENTS DES LABORATOIRES DE DEPISTAGE DES TRICHINES
2. Le plus parfait état de propreté du personnel de laboratoire, des locaux, du matériel et des instru-
ments est toujours exigé.
a) Le personnel doit notamment porter des vêtements de travail propres et se laver les mains plusieurs
fois au cours d´une même journée de travail ainsi qu´à chaque reprise du travail;
b) aucun animal ne doit pénétrer dans les laboratoires de dépistage des trichines;
c) le matériel et les instruments utilisés pour le travail doivent être maintenus en bon état d´entretien et
de propreté; ils doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés plusieurs fois au cours d´une
même journée de travail ainsi qu´à la fin des opérations de la journée.
3. L´utilisation d´eau potable est exigée pour tous les usages.
4. En ce qui concerne l´état de santé du personnel affecté au prélèvement des échantillons de viande en
vue de l´examen, sont applicables les dispositions prévues à l´annexe B, chapitre IV, points 11 et 12 de la
directive 72/462/CEE.
5. Les échantillons de viande nécessaires pour l´examen doivent être prélevés immédiatement après
l´abattage et examinés sans délai dans le laboratoire de dépistage des trichines de l´abattoir. Il est interdit
de procéder à cet examen en dehors de l´abattoir où les animaux ont été abattus.
6. Pour prévenir la fatigue et ses conséquences, de breves interruptions de travail doivent être accor-
dées au personnel de contrôle.
CHAPITRE III
PRESCRIPTIONS CONCERNANT LES TRICHINOSCOPES
La conception et le type des trichinoscopes doivent satisfaire aux critères minimaux suivants:
1. Facilité d´emploi
2. éclairage puissant
_ il faut que les résultats du contrôle soient certains même si les locaux ne sont pas complètement
occultes,
_ la source lumineuse sera une lampe de projection de 100 W (12 V)
3. Grossissement suffisant
_ grossissement de travail normal: 50 fois
_ grossissement 80 à 100 fois pour une identification certaine des objets pas clairement identifiables
avec le grossissement de travail normal.
1027
4. Pouvoir séparateur
_ chaque grossissement doit donner une Image claire, précise, de couleur nette.
5. Dispositif de comutation
_ tout changement de grossissement doit s´accompagner d´un ajustement automatique de la lumino-
sité de l´image.
6. Augmentation du contraste
_ le condenseur doit être équipé d´un diaphragme à iris permettant de renforcer les contrastes pour
l´examen approfondi des cas délicats
_ le diaphragme à iris doit être facile à régler (par exemple levier de commande fixé sur la table du
trichinoscope).
7. Facilité de mise au point
_ mise au point rapide par bague de réglage
_ mise au point fine par levier de commande.
8. Réglage de la tension
_ permettant d´obtenir la luminosité voulue dans la situation donnée.
9. Déplacement du compresseur en sens unique
_ un système de blocage automatique doit assurer le déplacement du compresseur en un seul sens
pour empêcher tout décalage intempestif.
10. Vues dégagées vers la surface de projection.
11. Surface de projection
_ diamètre de 54 cm au minimum
_ puissance de réflexion élevée
_ durable
_ démontable
_ facile à nettoyer.
MARQUAGE DES VIANDES AYANT SUBI L´EXAMEN DE DEPISTAGE DES TRICHINES
1. Le marquage des viandes doit être effectué sous la responsabilité du vétérinaire officiel. A cet effet,
celui-ci détient et conserve:
_ les Instruments destinés au marquage; il ne peut les remettre au personnel auxiliaire qu´au
moment même du marquage et pour le laps de temps nécessaire à celui-ci.
_ les estampilles-plaquettes, dont il est fait mention au n° 5. Ces estampilles-plaquettes sont remises
au personnel auxiliaire au moment même où elles doivent être utilisées et en nombre correspondant
aux besoins.
2. La marque doit être un cachet de forme ronde ayant un diamètre de 2,5 cm. Sur le cachet doivent
figurer les indications suivantes, en caractères parfaitement lisibles:
_ vers le centre, la lettre T en majuscule dont les barres ont 1 cm de longueur et 0,2 cm de largeur.
_ sous la lettre T précitée, un des sigles CEE, EEG, EWG, EQF, ou EEC. Les lettres doivent avoir une
hauteur de 0,4 cm.
3. Les carcasses sont marquées à l´encre ou au feu, à la face interne des cuisses, conformément au para-
graphe 2.
4. Les têtes sont marquées à l´encre ou au feu, à l´aide d´une marque répondant aux prescriptions du
paragraphe 2.
Les morceaux, à l´exception de ceux exclus du marquage de salubrité en vertu du paragraphe 43 du
chapitre X, annexe B de la directive 72/462/CEE, obtenus dans les ateliers de découpe à partir de
carcasses régulièrement marquées, doivent, dans la mesure où ils ne portent pas d´estampille, être
marqués et cela avant l´apposition du marquage de salubrité, conformément au paragraphe 2. L´éti-
quette prévue au 2ème alinéa du paragraphe 43 précité doit répondre aux conditions du paragraphe 6
ci-dessous.
1028
5. Le marquage peut aussi être effectué à l´aide d´une estampille-plaquette d´une forme ronde. Cette
estampille-plaquette à fixer sur chaque morceau ou sur chaque carcasse doit être telle que son réem-
ploi doit être rendu impossible; elle doit être en matériaux résistant, répondant à toutes les exigences
de l´hygiène. Sur l´estampille-plaquette doivent figurer les indications suivantes en caractères par-
faitement lisibles:
_ vers le centre, la lettre T en majuscule,
_ sous la lettre T précitée, un des sigles CEE, EEG, EWG, EQF, ou EEC. Les lettres doivent avoir une
hauteur de 0,2 cm.
6. Sur l´étiquette prévue au paragraphe 44, chap. X, annexe B de la directive mentionnée au point 4 doit
figurer, en plus de la marque de salubrité, une marque bien lisible qui est la réplique de la marque
prévue au par. 2.
ANNEXE V.
A. METHODE DE DETECTION DE RESIDUS ANTIBIOTIQUES DANS LA VIANDE CRUE
1. But et étendue
Détection de résidus antibiotiques dans la viande fraîche et crue
2. Principe
Pour ce test on emploie la méthode de diffusion dans l´agar. Les échantillons de viande sont placés sur
4 plaques contenant un milieu à base d´agar, ensemencé par Bacillus Subtilis à un pH de 6; 7,2; 8; et
Micrococcus Luteus à pH 8.
On incorpore du trimethoprim dans le milieu à pH 7,2 pour augmenter la sensibilité du test en ce qui
concerne la détection de résidus de sulfonamides. La diffusion des antibiotiques est détectée par des
zones d´inhibition pour un ou les deux microorganismes.
3. Germes utilisés
Bacillus Subtilis BGA
Micrococcus Luteus ATCC 9341
3.1. Conservation des cultures
Inoculer des tubes contenant de l´agar nutritif solidifié en position inclinée (voir 4.5.) avec
Bacillus Subtilis et Micrococcus Luteus. Incuber à 30° C pendant la nuit. Conserver au frigo à 4°
C.
Réensemencer tous les mois.
3.2. Préparation de la suspension de spores de Bacillus Subt.
Ensemencer l´agar (voir 4.5.) contenu dans un flacon de Roux avec une forte suspension de
cellules de Bacillus Subtilis BGA. Incuber à 30° C pendant 10 jours et récolter la culture avec du
NaCI 8% (voir4.3.) stérile.
Centrifuger la suspension à 3000 G pendant 10 minutes. Eliminer le surnageant.
Remettre le culot en suspension avec du NaCI 8%, stérile, recentrifuger, éliminer le surnageant.
Remettre le culot en suspension avec du NaCI 8% stérile, et chauffer la suspension à 70° C
pendant 30 minutes. Diluer la suspension de spores pour avoir une concentration d´environ 10
spores par ml.
Conservée au frigo à une température inférieure à 6° C, cette suspension se garde plusieures
semaines. Normalement on ajoute 1 ml de suspension de spores à 1 litre 4 de test medium (voir
4.1.) pour avoir une densité de 10 spores.
3.3. Préparation de la suspension de Micrococcus Luteus
Inoculer le Brain Heart Infusion Broth (voir 4.4.) avec Micrococcus Luteus ATCC 9341 et
incuber à 37° C pendant 24 heures. Il faut une suspension fraîche chaque fois qu´on prépare de
nouvelles plaques.
1029
Incuber les plaques avec Bacillus subtilis à 30° C pour 18 à 24 heures et les plaques avec Micrococcus
Luteus à 37° C pour 18 à 24 heures.
6. Contrôle des plaques
Contrôler les plaques à chaque usage en utilisant des disques de papier filtre de 6 mm de diamètre et
imprégnés des antibiotiques indiqués ci-dessous. Noter les zones d´inhibition obtenues qui doivent
égaler ou dépasser les zones minimum précisées ci-dessous.
ANNEXE VI
TRAITEMENT PAR LE FROID
1. L´installation technique et l´alimentation en énergie de la chambre frigorifique doivent être telles que
la température visée au point 6 puisse être atteinte dans les plus brefs délais et maintenue dans toutes
les parties de la chambre frigorifique ainsi que de la viande.
2. Tous les emballages isolants doivent être enlevés avant la congélation, sauf en ce qui concerne la
viande qui, lors de l´Introduction dans la chambre frigorifique, a déjà atteint, dans toutes ses parties, la
température visée au point 6.
3. Les lots doivent être conservés séparément dans la chambre frigorifique et gardés sous clé.
4. Pour chaque lot, le jour et l´heure de l´introduction dans la chambre frigorifique doivent être notés.
5. La température dans la chambre frigorifique doit atteindre -25° C au moins; elle doit être vérifiée par des
appareils de mesure thermoélectrique étalonnés et constamment enregistrée. Elle ne doit pas être mesu-
rée à même le courant d´air froid. Les appareils de mesure doivent être gardés sous clé. Les graphiques
doivent porter l´indication des numéros correspondants du registre de l´inspection des viandes à l´impor-
tation ainsi que du jour et de l´heure du début et de la fin de la congélation et être conservés un an.
6. Les viandes dont le diamètre ou l´épaisseur est égal ou inférieur à 25 cm doivent être congelées, sans
Interruption, pendant 240 heures au moins, celles dont le diamètre ou l´épaisseur est compris entre 25 cm
et 50 cm pendant 480 heures au moins. Les viandes dont le diamètre ou l´épaisseur est supérieur à ces
dimensions ne doivent pas être soumises ce procédé de congélation. La durée de congélation se calcule à
partir du moment où la température visée au point 6 est atteinte dans la chambre de congélation.
7. Les viandes importées à l´état congelé sont à conserver dans cet état.
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ANNEXE VIII
Chapitre I _ Appréciation de la viande fraîche
I. Saisies totales:
Sera considéré comme insalubre le corps entier de l´animal (chair, graisse, viscères, peau et sang) dès la
constatation des cas suivants:
contenu, il vérifiera si l´enveloppe est lisse ou desséchée, ridée ou plissée, visqueuse ou poisseuse, et s´il
n´y a pas de gaz en dessous. Le contenu est contrôlé après l´enlèvement de l´enveloppe, le vétérinaire
agréé chargé de l´inspection des viandes notera la couleur, la consistance et l´humidité de la pâte. La
saucisse est cassée en son milieu et la cassure est examinée si elle n´est pas filante ou si elle ne présente pas
d´odeur rance. La surface de la cassure est examinée quant à son aspect, quant à la coloration des diffé-
rentes parties de la pâte et quant à la présence de creux. Dans ce dernier cas, la saucisse sera coupée
longitudinalement dans toute sa longueur.
Le vétérinaire-inspecteur des viandes constatera également par le gouter des altérations du goût de la
pâte, il procédera éventuellement à l´épreuve de la cuisson ou du rôtissage. En cas de besoin il provoquera
un examen histologique, bactériologique et chimique.
La viande salée aura une couleur naturelle, ne sera pas visqueuse et possédera une odeur fraîche. La
saumure ne devra pas avoir une odeur acide de décomposition.
4. Les préparations fumées auront un aspect appétissant, une odeur et un goût francs de boucanage.
Lors de l´inspection des préparations fumées on vérifiera si les signes caractéristiques du fumage par la
fumée de bois n´ont pas été contrefaits à l´aide de substances chimiques.
5. En cas de doute ou de besoin et lors des contrôles par sondages prévus au chapitre V de l´annexe Il du
règlement grand-ducal, l´inspecteur des viandes aura recours aux examens bactériologiques et chimiques
et déterminera l´aw et le ph.
L´interprétation des résultats des analyses physico-chimiques et chimiques se fera selon les indications
de l´annexe Il du chapitre V et X du règlement grand-ducal.
L´interprétation des résultats de l´examen bactériologique se fera en tenant compte des indications de
l´annexe IX du présent règlement.
Saisies
6. Seront à considérer comme suspectes et donneront lieu à une saisie provisoire, et à examen de
laboratoire les préparations:
1. à enveloppe moisie, visqueuse,
2. à odeur aigrelette ou rance,
3. avec teinte grise, grise-verdâtre,
4. avec signes sur la coupe d´une désagrégation de la masse.
7. Seront saisies et détruites dans tous les cas, les préparations:
1. avec un moyeau gris à l´intérieur,
2. avec des moisissures à l´intérieur,
3. avec pâte colorée.
ictère du congre,
saprolégniose,
septicémie hémorragique des salmonidés,
furonculose des salmonidés (provoqué par Aeromonas salmonicida),
rouzeole des anguilles et des carpes (tâches blanches avec zone marginale
nécrotique et centre rouge, enflammé sur la peau, dues à Aeromonas punetata,
néphrite amibienne des truites,
peste rouge des cyprinidés (due à Aeromonas punetata),
variole des carpes (d´origine virale),
maladie tachetée des saumons (due à Proteus et Pseudomone),
peste jaune des gardons (due à Proteus),
typhus des perches,
ichtyophtiriose (cilié provoquant des nodules nécrotiques sur la peau),
lernées des sardines et sprats (petits crustacés de 9 _ 20 mm vivants dans la musculature des pois-
sons),
légulose (larve de Lizula intestinalis, Cestode, vivant dans la cavité abdominale des poissons),
diplostomiasis (trematode provoquant des lésions au niveau de l´oeil),
échinorrhynques (acanthocephale vivant dans l´intestin des poissons et provoquant de l´amaigrisse-
ment).
Seront saisis en entier et détruits les conserves de poissons qui présentent en dehors de la putréfac-
tion, les altérations suivantes:
1. moisissures blanches, noires ou vertes, ayant provoqué un goût amer ou une odeur anormale,
2. coloration rose-saumoné, rouge-vif du tissu conjontif,
3. poissons «usés», poissons salés depuis trop longtemps, d´une couleur gris-jaunâtre, plus ou moins
rouillés, filandreux,
4. odeur de rance,
5. poissons recongelés à tissu pulpeux, ramolli, facile à dissocier.
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C. Crustacés.
Les crustacés mis dans le commerce appartiennent à l´ordre des décapodes et comprennent les écre-
visses, les homards, les langoustes, les langoustines, les crabes et les crevettes.
La viande des crustacés frais possède une odeur saline pure et prononcée. Les écrevisses et les homards
sont fournis aux marchands à l´état vivant, les homards quelquefois cuits et stérilisés. Les écrevisses bien
emballés supportent un séjour de 48 heures au dehors de l´eau. Les crevettes s´expédient presque exclu-
sivement cuites et légèrement salées. Elles doivent être fermes, brillantes, résistantes, glisser facilement
dans la main à la façon de grains d´avoine et avoir l´odeur de marée.
Les gros et moyens crustacés (homards, langoustes, langoustines, crabes etc.) présentent normale-
ment les caractères de fraîcheur suivantes:
1) oeil brillant;
2) muscles et ligaments résistants; l´animal étant soulevé par le thorax, les membres restent fermes et
rigides;
3) membranes intersegmentaires et articulaires brillantes, transparentes, résistantes;
4) organes thoraciques fermes et résistants;
5) pas d´odeur apparente au niveau de la bouche.
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D. Mollusques
Les mollusques vendus dans le commerce des comestibles sont les huitres, les moules et les escargots.
Les huitres et les moules fraîches sont fermées; leur chair est inodore et d´un goût d´eau salée, celles
des moules est jaunâtre.
Les valves de l´huitre doivent être hermétiquement fermées, leur liquide clair et abondant, le foie
développé, le manteau bien étalé et régulièrement frangé. La vente des huitres et des moules est interdite
de fin avril au commencement octobre.
Les signes de fraicheur des bivalves sont les suivants:
1) coquille fermée, sauf chez les pectres et les chlamys;
2) coquille lourde rendant un son mat à la percussion;
3) l´abondance d´un liquide intervalvaire transparent;
4) observation du battement cardiaque.
Seront saisis et détruits:
1) les mollusques à coquillage écrasé. Si dans un lot le nombre de mollusques écrasés devient important,
tout le lot est à saisir;
2) les coquillages souillés de vase, par le goudron, le mazout, le pétrole;
3) les mollusques recouverts d´ectoparasites;
4) les coquilles avariées dans lesquelles l´animal n´adhère plus à la coquille et qui s´ouvrent facilement;
5) Les mollusques morts, les coquilles ouvertes, sèches ou presque sèches, à liquide trouble et les mollus-
ques qui en bloc dégagent une odeur aigrelette ou putride;
6) les huitres dont le lieu de provenance est réputé pollué par des bactéries pathogènes pour l´homme;
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7) les mollusques qui montrent une chair blafarde, très molle, malodorante avec anneau noir sur la face
interne de la coquille;
8) les mollusques qui souffrent de pinnothérie des moules, du typhus des huitres, de rachitisme, de
douçain, d´hépatite, de la maladie du pain d´épice (huitre) et de la maladie du pied (huitre) de sous-
développement ou d´étisie.
Les escargots sont fournis vivants aux commerçants de comestibles. Ils doivent être operculés et
présenter une coquille intacte. Les escargots morts sont généralement ouverts, retractés ou immobiles au
fond de la coquille, sont souvent mousseux et dégagent une odeur abominable. Les escargots malades
sont ou bien retractés ou immobiles ou hors de la coquille et alors ramassés, recroquevillés sur eux-
mêmes.
Seront saisis et détruits:
Tous les escargots morts, agonisants, malades ou putréfiés.
Si dans un lot d´escargots la somme des morts et des agonisants dépasse la moitié du lot, tout le lot sera
saisi et détruit.
E. Amphibiens.
Tortues. La viande des tortues est verdâtre, vitreuse et transparente.
La tortue terrestre arrive vivante dans le commerce ou bien sa viande est vendue stérilisée et mise en
boîtes de conserve.
La tortue marine est fréquemment vendue morte.
Les tortues mortes s´altèrent vite, dégagent une odeur nauséabonde et leur écaille devient rouge.
F. Reptiles
Grenouilles. Les cuisses (pattes de grenouilles) utilisées dans le commerce proviennent de la grenouille
verte (rana esculenta) et rousse (rana temporia). La viande est blanchâtre et tendre.
Seront saisies et détruites toutes les cuisses qui présentent des nodules blanchâtres dans la muscula-
ture, ainsi que celles provenant de grenouilles mortes avant la préparation à chair jaunâtre, rougeâtre,
parfois noirâtre, terne, poisseuse. Les cuisses de grenouilles doivent être bien musclées, d´aspect ferme
et luisant et ne dégager aucune odeur.
ANNEXE IX
Les critères microbiologiques relatifs aux viandes de boucheries sont les suivants:
(1) Cette recherche est effectuée en cas de suspicion particulière, selon les commémoratifs, dans 100 ml de mélange «chair-liquide
intervalvaire».
(2) Seules les tolérances d´origine analytique sont acceptées (plan à deux classes).
(3) Critère provisoire
(1) Revivification de la suspension mère pendant deux heures à la température du laboratoire pour les semi-conserves et pendant
trente à quarante-cinq minutes pour les semi-conserves non pasteurisées.
(2) Cas particulier des anchois en saumure: anaérobies suif. réducteurs 46° C: moins de 10 par gramme.
(3) Dénombrement en milieu à l´eau de mer ou à défaut à l´eau de salinité 35 p. 1000 et à une température d´incubation de 20° C
pendant cinq jours.
Les critères microbiologiques relatifs aux graisses animales sont les suivants:
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Les conserves à base de denrées animales ou d´origine animale, quelle soit la nature de leur emballage,
doivent satisfaire à des épreuves permettant de vérifier leur stabilité.
Ne doivent pas être soumis à ce contrôle les boîtes métalliques ou les bocaux en verre à couvercles
déformables présentant des défauts majeurs tels que bombement, flochage, fuitage. Il en va de même
pour les conserves présentées en emballage en matière plastique ou complexes métalloplastique qui
présenteraient une modification apparente de l´emballage.
Les épreuves comportent les opérations suivantes:
Etuvage d´individus à 37° C (± 1° C) durant sept jours ou à 30° C (± 1° C) durant dix jours;
Etuvage d´individus à 56° C (± 2° C) durant sept jours.
A l´issue de ces épreuves aucun bombement ou fuitage ne doit être constaté.
Une appréciation de la variation du pH entre les unités étuvées et des unités non étuvées témoins,
laissées à la température du laboratoire pendant les durées précitées, cette température devant être
cependant inférieure à 25° C. La variation de pH ne doit pas dépasser une unité.
Une appréciation de la variation de la flore microbienne entre unités et non étuvées.
Soit n le nombre de micro-organismes dénombrés sur 20 champs microscopiques observés sur une
boîte incubée, et nole nombre de micro-organismes dénombrés sur une boîte incubée, le rapport n doit
no
être inférieur à 100.
Nota. _ 1. Ce rapport apparemment élevé n´a pas pour but de tolérer une multiplication même modérée des
micro-organismes. Il n´est établi à cette valeur qu´en raison de l´inconstance de la reproductibilité de l´examen
bactérioscopique.
2. En cas de doute, et notamment lors du contrôle de certains produits de la pêche, un examen bactériologique
conduit avec toute la rigueur technique requise est effectué.
ANNEXE X
Grand-Duché de Luxembourg
Ministère de la Santé
_
Service de l´Inspection
vétérinaire
Certificat de contrôle d´importation valable pour les
viandes fraîches importées en provenance des pays tiers
Etat membre dans lequel le contrôle à l´importation a été effectuée
Poste de contrôle
Nature des viandes
Conditionnement
Nombre de carcasses
Nombre de demi-carcasses
Nombre de quartiers ou de cartons
Poids net
Pays tiers d´origine
Le vétérinaire officiel soussigné certifie que les viandes faisant l´objet du présent certificat ont été contrô-
lées au moment de leur acheminement.
Lieu et date Vétérinaire officiel