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Coagulation et Floculation de Colloïdes

Ce document décrit les processus de coagulation et de floculation utilisés pour traiter l'eau. Il explique que ces techniques aident à éliminer les matières non dissoutes comme les colloïdes et les suspensions. Le document décrit ensuite la théorie de la double couche qui explique la charge des colloïdes et comment la coagulation peut les déstabiliser.

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Coagulation et Floculation de Colloïdes

Ce document décrit les processus de coagulation et de floculation utilisés pour traiter l'eau. Il explique que ces techniques aident à éliminer les matières non dissoutes comme les colloïdes et les suspensions. Le document décrit ensuite la théorie de la double couche qui explique la charge des colloïdes et comment la coagulation peut les déstabiliser.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
UNIVERSITÉ DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE D’ORAN - MOHAMED
BOUDIAF
FACULTÉ DE CHIMIE
Département de Génie Chimique

Module : Production d’eaux potables


M1-GPE

Coagulation
Coagulation–Floculation
–Floculation

BENHAMOU Abdellah
Lorsque la décantation naturelle des matières en suspension dans l'eau
est trop lente pour obtenir une décantation efficace, on utilise les
processus de coagulation et de floculation. Le but de ces techniques
complémentaires est de faciliter l'élimination des matières non
dissoutes (suspensions, colloïdes). L'élimination de ces particules se
fera au cours d'une étape ultérieure (filtration, décantation,
flottation,...). Une partie importante de ces solides non décantables peut
être colloïdale. La surface des particules est chargée négativement, ce
qui leur permet de se repousser les unes les autres et les empêche de
former des masses plus larges, appelées des flocs. Elles ne peuvent donc
pas décanter.
Solutions colloïdales
Généralités

Les systèmes colloïdaux sont définis comme étant des dispersions dont
les particules possèdent des dimensions moyennes comprises entre
0,001 et 1μm et des vitesses de sédimentation si faibles que leur chute
est rendue impossible par l’agitation thermique du milieu.
Ces produits peuvent être d' origine minérale (sables, limons, argiles, ...)
ou organique (produits de la décomposition des matières végétales ou
animales, acides humiques ou fulviques par exemple). A ces composés
s'ajoutent les microorganismes tel que les virus. Ces substances sont
responsables, en particulier, de la turbidité et de la couleur.
COMPOSES A ELIMINER
1. Les colloïdes.
2. Les métaux toxiques.
3. Une partie des micropolluants minéraux autres que les métaux toxiques.
4. La majeure partie des micropolluants organiques.
5. Une grande partie des micro-organismes.

Les colloïdes:
Ce sont des particules chargées négativement (argiles, acides humiques). Les solutions
colloïdales sont très stables. Pour neutraliser ces colloïdes, il faut ajouter à l’eau des
colloïdes chargés positivement. Ensuite, ces colloïdes peuvent se rencontrer, grossir et
précipiter. Pour cela, on pourra utiliser des réactifs chimiques ou des bactéries de l’eau
fixées sur support qui émettent des polysaccharides qui sont des colloïdes positifs.

IMPORTANCE DES COLLOIDES:


Adsorbent les micropolluants organiques et minéraux
Adsorbent les micro-organismes
 Protègent les micro-organismes vis-à-vis des bactéricides utilisés pour la
désinfection des eaux
 Ont un pouvoir réducteur vis-à-vis des oxydants utilisés pour la désinfection des
eaux.
Colloïdes (particules de 0,001 à 1 μm de diamètre)

Particules trop petites pour sédimenter Diametre du Temps de décantation pour 1


dans un temps raisonnable colloïde (μm)
(μm) m d'eau
d'eauà 20°C (années)
Surface chargée négativement; répulsion, 0.1 2
prévention de collisions
0.01 20
0.001 200
Origines variées :
• substances minérales / végétales
• virus
• biopolymères
• bactéries
Caractérisation des colloïdes
Les colloïdes sont classés en deux catégories en fonction de leur affinité vis-à-
vis de l’eau. Ils distinguent les colloïdes hydrophiles et les colloïdes
hydrophobes.
Les colloïdes hydrophiles ont, comme leur nom l'indique, une grande affinité
pour l'eau et adsorbent donc une couche d'eau protectrice qui se fixe à la
matière solide par des liaisons physico-chimiques avec des groupements OH -,
-NH2-, -COOH-, totalement ou partiellement ionisés. Dans cette catégorie on
trouve les protéines, les carbohydrates et les produits organiques généralement
présents dans les eaux.
Les colloïdes hydrophobes qui n'ont aucune affinité pour l'eau, n'ont pas de
couche protectrice. Leur stabilité est due à la charge électrique développée par
les particules qui engendrent une répulsion mutuelle empêchant toutes
agrégations. Ils proviennent des substances peu ou pas solubles tels que les
produits minéraux et en particulier les métaux, leurs oxydes et leurs
hydroxydes dont la stabilité dépend de l'interaction entre deux particules
mettant en jeu deux forces contraires. Une force de répulsion qui dépend de la
charge électrique entre deux particules de même signe et une force d'attraction
(type de Van Der Waals) qui tend à rassembler les particules afin d'atteindre
une énergie potentielle minimale , fonction de la distance interarticulaire.
Pour déstabiliser les colloïdes et entraîner ainsi leur agglomération
en flocs, on peut augmenter la force ionique du milieu par
l'introduction d'un électrolyte. Ceci a pour effet de diminuer
l'épaisseur de la double couche électrochimique en abaissant la
barrière du potentiel existant autour du colloïde et faciliter cette
agglomération. On peut aussi augmenter l'énergie cinétique des
particules.
Comportement hydrophile / hydrophobe
Forment une dispersion stable
Capacité des particules à rester en solution sous forme d’entités distinctes
Cette stabilité est due à :
1.la présence de charges à la surface de la particule
2.hydratation de la surface par des molécules d’eau
Coagulation
Coagulation–Floculation
–Floculation
La coagulation-floculation facilite l’élimination des MES (Matières En Suspension) et
des colloïdes en les rassemblant sous forme de flocs dont la séparation s’effectue par
décantation, flottation et/ou filtration. C’est donc un traitement physique qui permet
d’éliminer tout ou partie des polluants des effluents notamment les fractions
particulaires inertes ou vivantes, les fractions floculables des matières organiques et
de certains métaux lourds, les micropolluants associés aux MES et les macromolécules
colloïdales.
Le temps de décantation des particules coagulées dépend du type de particules, du
diamètre des particules et de leur surface spécifique. Ce temps va d’une seconde pour
du gravier coagulé ayant un diamètre de 10 mm et une surface spécifique de
6.102m2.m-3 à 20 ans pour du colloïde de 10-2 μm ayant une surface spécifique de 6.108
m2.m-3. Il est donc impossible que certaines particules notamment les colloïdes et les
particules à surface spécifique très élevée décantent naturellement. Pour obtenir la
décantation de ces particules, il faudrait assembler un très grand nombre de colloïdes
en agrégats d’au moins 10 à 100 μm.
Malheureusement, ces particules exercent entre elles des forces de répulsion de nature
électrostatique empêchant leur assemblage. C’est ce phénomène qui rend certaines
suspensions totalement stables.
Théorie de la double couche

Théorie de la double couche :


Les colloïdes sont généralement chargés négativement. Afin de neutraliser
cette charge négative de surface, des ions positifs présents dans l’eau brute ou
ajoutés sont attirés et forment une couche autour du colloïde. Diverses
théories expliquent ce phénomène .
1- théorie
théoriede
deHelmholtz
Helmholtz: une couche d’ions positifs recouvre intégralement la
surface du colloïde et assure la neutralité de l’ensemble (couche fixée) ;
2- théorie
théorie de
de Gouy-Chapman
Gouy-Chapman : la couche d’ions positifs est inégalement
répartie autour du colloïde ; la neutralité est obtenue à une plus grande
distance (couche diffuse) ;
3 - théorie
théoriede
deStern
Sternqui combine les deux théories précédentes et considère la
formation d’une double couche : la première formée d’ions du liquide mais
adhérente au colloïde, la seconde diffuse dans le liquide environnant. Comme
illustré sur la figure I.1 (courbe 3), le potentiel subit une première chute
significative dans la couche fixée, puis diminue plus lentement à mesure que
la distance augmente jusqu’à son annulation au point A (point isoélectrique).
Figure 1 : Potentiel électrique de particules colloïdales

I - Particule colloïdale
II - Couche adhérée de Stern
III- Couche diffuse de Gouy-Chapman
Φ : Potentiel total à l'interface
Φo : Potentiel différentiel dans la couche adsorbée
pZ : Potentiel zéta
Un colloïde se caractérise par deux potentiels:
- Potentiel thermodynamique ou potentiel de Nernst ;
- Potentiel zêta ou potentiel électrocinétique.
Le potentiel thermodynamique est présent à la surface même du colloïde mais est
malheureusement non mesurable par des méthodes simples.
Le potentiel zêta reste négatif comme la charge générale des colloïdes. Il donne le
niveau de l’interaction mutuelle des colloïdes et se mesure par électrophorèse.

•��: fonction du diamètre de la particule


•μ : Viscosité dynamique (Pa.s);
•��: constante diélectrique du milieu;
•me : mobilité électrophorétique (µm.s-1.v-1)

Cette relation simple existe entre l’électrophorèse et le potentiel zêta permettant de


déterminer ce dernier. Un appareil de mesure directe du potentiel existe et est appelé
zêtamètre.
Mécanismes de déstabilisation des suspensions colloïdales par la coagulation.
Les colloïdes sont, comme souligné précédemment, chargés négativement. Etant de
même signe, deux particules colloïdales se repoussent. Elles sont soumises à deux types
de force de direction opposée :
• Force d’attraction gravitationnelle de van der Vaals FA, liée à la surface spécifique et à
la masse des colloïdes ainsi qu’à la nature du milieu.
• Force de répulsion électrostatique FR, liée aux charges superficielles des colloïdes et
donc à leur potentiel zêta (pZ).
Si FA > FR, l’agrégation se produit
Si FR > FA, il y a principalement la répulsion entre les particules colloïdales
L’énergie totale d’interaction (E) entre les particules colloïdales est la somme de
l’énergie répulsive ER due au potentiel électrique et l’énergie attractive EA (figure 2). E
et F sont des grandeurs proportionnelles.
Figure 2 : Energie d’interaction entre deux particules lipophiles en fonction de la
distance depuis la surface de la particule
Les étapes de l’agrégation
La coagulation est la déstabilisation des particules colloïdales par addition d’un réactif
chimique, le coagulant, qui apporte au milieu des cations multivalents, libres ou liés à une
macromolécule organique. Ces cations sont attirés et adsorbés sur la couche de Stern. Le
potentiel zêta s’annule ou avoisine le zéro avec la neutralisation de toutes les charges
avoisinantes. Il faudra donc que le coagulant se disperse dans l’eau pour obtenir une
répartition homogène avant toute précipitation d’hydroxyde. Cela demande une forte
agitation en un temps court ou, en d’autres termes, utiliser un gradient de vitesse très
élevé.
En régime turbulent, le gradient de vitesse est défini par la formule :

G = Gradient de vitesse moyen (s-1)


P = Puissance mécanique dissipée (W)
V = Volume occupé par le fluide (m3)
μ = Viscosité dynamique (Pa.s)
L’agrégation se fait à travers trois phénomènes successifs que sont l’hydrolyse (formation
des radicaux hydroxydes métalliques), la coagulation et la floculation (figure 3).
Figure 3 : Emprisonnement des particules dans les flocs pendant la décantation

Quand les particules préalablement déchargées s’agglomèrent en microflocs par


partage, soit par les hydroxydes résultant de l’hydrolyse du coagulant minéral, soit
par les macromolécules de polyélectrolytes cationiques, on parle de floculation. En
effet les microflocs s’agrègent en flocons plus volumineux et décantent. Il arrive
qu’un adjuvant de floculation soit ajouté.
L’agrégation successive des particules est régie par des phénomènes de transport
de la floculation :
Il y a la floculation péricinétique liée à l’agitation brownienne, où toutes les particules
ont la même énergie cinétique et donc les plus petites ont les vitesses les plus élevées,
d’où une plus grande probabilité de rencontre. La vitesse de floculation au cours du
temps est donnée par :

n = Nombre de particules par unité de volume (1/m 3)


a = Fraction des chocs efficaces
K= Constante de Bolzmann (SI)
T= Température absolue (K)

Figure 4 : Adsorption et pontage à l’aide de polymères

On remarque l’influence très grande de la densité des particules définie comme le


nombre de particules par unité de volume. Cette formule n’est valable qu’avec les
particules dont la taille est inférieure à 10 μm.
La floculation orthocinétique est, quant à elle, liée à l’énergie mécanique dissipée dans
la zone de floculation. Elle permet d’obtenir un floc volumineux facilement séparable.
La loi la décrivant est fonction du régime d’écoulement.
Dans ce cas, c’est le gradient de vitesse qui est un paramètre très important. Le gradient
de vitesse agit sur la probabilité de rencontre des microflocs mais il n’est pas possible
de l’augmenter exagérément. Pour des valeurs élevées de G, les flocs subissent un
cisaillement mécanique qui les détruit. En coagulation, on admet une valeur de G
comprise entre 400 et 1000 s-1 mais en floculation le gradient ne peut excéder 100 s -1 et
beaucoup moins quand les flocs sont de taille supérieure au millimètre. La coagulation
se produit de façon rapide (quelques secondes) alors que la floculation requiert plus de
temps (20 min et plus).
Selon la théorie de Schulze-Hardy, l’efficacité de la coagulation est proportionnelle à la
valence du cation.

où C représente la demande en réactifs et z la valence du contre ion utilisé. Le choix du


réactif tient donc compte de sa valence. C’est ce qui justifie l’utilisation courante des
sels de fer et d’aluminium qui sont trivalents.
Au cours du traitement par coagulation, les caractéristiques physico-chimiques de
l’eau telles que le pH, le Titre Alcalimétrique Complet (TAC) et la conductivité sont
modifiées.
L’efficacité du traitement dépend du pH. Le pH optimal constitue un compromis entre
le pH nécessaire à la coagulation des colloïdes (leur nature et leur point isoélectrique)
et le pH nécessaire à la floculation (correspondant au minimum de solubilité du
métal).
Par exemple, le pH optimal de coagulation-floculation est compris entre 6 et 7,4 pour
l’aluminium et est supérieur à 5 pour le fer.

La quantité de coagulants à ajouter peut être optimisée par une étude du potentiel
zêta, le traitement idéal correspondant à un pZ de zéro.
Pour rendre le traitement plus efficace, certains adjuvants contribuant à former des
flocs résistants de plus grand diamètre sont utilisés.
Mécanismes et produits dérivés du sulfate d’aluminium lors de la
coagulation
Coagulants utilisés

L'efficacité de la clarification dépend d'abord du coagulant utilisé. Les


coagulant les plus efficaces sont des sels de métaux, à bases
d'aluminium ou de fer. Ils sont cités dans le tableau ci - dessous

Dérivés des sels d'aluminium et de fer.


Les produits les plus utilisés sont l’alun et le chlorure ferrique. Ces coagulants,
une fois introduits dans l'eau, forment des produits d’hydrolyse qui
déterminent l'efficacité de la coagulation. Par exemple, lorsque l'alun est utilisé,
plusieurs radicaux hydroxy-alumineux monomères ou polymères sont formés.
Ces produits complexes ont une solubilité qui varie avec le pH. Dans le
cas de l'alun. Les réactions suivantes décrivent comment est formé le précipité :
L'hydrolyse de l'alun se traduit par la formation d'espèces différentes
susceptibles d'intervenir dans la coagulation. Ces espèces interviennent selon
différents mécanismes tels que représentés dans l’organigramme. Ce schéma
décrit les quatre différents mécanismes de la coagulation. En effet, l'hydrolyse
de l'alun permet de former des radicaux hydroxy-alumineux (monomères) qui
à leur tour forment le précipité Al(OH)3 ou des espèces polycationiques. Les
espèces polycationiques agissent sur les particules colloïdales par
compression, neutralisation et adsorption ce qui permet la formation de flocs.
La formation de précipités Al(OH)3, voie principale en coagulation, implique
des doses élevées d'alun et favorise l'emprisonnement des particules dans un
précipité. Parallèlement à la formation de radicaux hydroxy-alumineux, il y a
complexation avec des ligands contenus dans l'eau s'ils sont en quantité
suffisante. Le degré de complexation varie en fonction du pH. La complexation
avec des ligands expliquerait, dans plusieurs cas, la présence d'aluminium
résiduel dans l'eau décantée.
Les précipités à base de fer sont formés de la même façon. Ils forment la base
des flocs qui emprisonnent les particules colloïdales. L'efficacité de ces
coagulants avec ou sans aide-coagulant, selon le pH et la température de l’eau.
FLOCULATION
FLOCULATION

Principe
La phase de floculation correspond à une lente agglomération des
particules coagulées : autrement dit, c'est la phase de grossissement du
floc. La floculation est la réaction qui permet le grossissement de ce floc
afin qu'il devienne plus facilement séparable. Le floc qui se forme par
l'agglomération de plusieurs colloïdes peut ne pas être suffisamment
large pour décanter ou pour se déshydrater à la vitesse souhaitée. Cette
floculation sera améliorée soit par des procédés purement
hydrauliques, soit mécaniques soit accrue par l'adjonction de réactifs
chimiques, les floculants. En effet, un floculant n'est en général efficace
que lorsque la phase de coagulation est achevée. Pour choisir les
floculants, il faut considérer la taille, la cohésion et la vitesse de
décantation du floc. Comme pour les coagulants, le taux de traitement à
mettre en œuvre est donné par un essai de floculation.
La floculation consiste en deux phénomènes de transport
successifs :
· la floculation péricinétique: n'intervenant que sur les particules
colloïdales, elle favorise la formation du microfloc. Elle est liée à
la diffusion brownienne, c'est-à-dire à l'agitation thermique. Le
mouvement brownien correspond au déplacement désordonné
des colloïdes par le bombardement de chaque molécule d'eau,
· la floculation orthocinétique: elle permet d'obtenir le floc
volumineux séparable. Elle est liée à l'énergie dissipée.
Elle est formé par adsorption des colloïdes neutralisés sur les
particules d'hydroxyde métallique.
Floculant: polymère de haut poids moléculaire à structures
linéaires et solubles dans l’eau. Les floculants existent sous
forme solide, en billes ou en solution

Les particules vont se retrouver piéger dans les mailles du


floculant pour ainsi créer des flocs
Les différents Floculants Utilisés
 Les floculants minéraux :
• La Silice activée
• Silico-aluminate
• Certaines argiles (bentonite, kaolin)
• Blanc de Meudon ou carbonate de calcium précipité
• Charbon actif en poudre
• Diatomées
 Les floculants organiques:
• Les polymères organiques d'origine naturelle : Aqualgine, Sobalgine, Cellalgine,
Carboxyméthyl-cellulose de sodium,
• Les polymères organiques de synthèse :
1. Anioniques: Ce sont généralement des polymères de l’acrylamide et d’acrylate:
2. Neutres ou non ioniques: ce sont essentiellement des polyacrylamides
CH2 CH CH2 CH CH2 CH
C O C O C O
NH2 n O Na m n
NH2
Coagulation et floculation sont des processus souvent

indissociables. En effet, la coagulation, en diminuant les

forces de répulsion entre les particules, favorise les collisions

et la formation d'agrégats ; et la floculation, en permettant la

croissance des agrégats accélère la séparation des phases. Ils

éliminent près de 80% des matières en suspension.


Paramètres
Paramètresliés
liésààla
lacoagulation-floculation
coagulation-floculation
Pour optimiser Le procédé de coagulation-floculation, il faut tenir compte de
plusieurs variables en relation, comme le pH, la dose de coagulant, les
conditions de mélange et la température.

a) L’influence du paramètre pH
Le pH a une influence primordiale sur la coagulation. Il est d’ailleurs
important de remarquer que l’ajout d’un coagulant modifie souvent le pH de
l’eau. Cette variation est à prendre en compte afin de ne pas sortir de la plage
optimale de précipitation du coagulant. La plage du pH optimal est la plage à
l’intérieur de laquelle la coagulation a lieu suffisamment rapidement. En
effet, une coagulation réalisée à un pH non optimal peut entraîner une
augmentation significative du temps de coagulation. En général, le temps de
coagulation est compris entre 15 secondes et 3 minutes. Le pH a également
une influence sur l’élimination des matières organiques.
b) L’influence de la dose de coagulant
La dose de réactif est un paramètre à prendre en compte. Le coagulant qui est
habituellement fortement acide a tendance à abaisser le pH de l’eau. Pour se
placer au pH optimal, il est possible d’ajouter un acide ou une base. Une dose de
coagulant excessive entraîne une restalinisation des particules et augmentation
du coût d’exploitation, tandis qu’ un dosage insuffisant conduit à une qualité de
l’eau traitée insuffisante. La quantité de réactifs ne peut s e déterminer
facilement.
Pratiquement , la dose optimale de coagulant peut être déterminée soit par
l’emploi de la mesure du potentiel zêta (nécessite un matériel très coûteux),
soit par un test au laboratoire, connu sus le nom de ˝Jar-Test˝

c) L’influence de la température
La température joue un rôle important. En effet, une température basse,
entraînant une augmentation de la viscosité de l’eau, crée une série de
difficultés dans le déroulement du processus : la coagulation et la décantation
du floc sont ralenties et la plage du pH optimal diminue. Pour éviter ces
difficultés, une solution cons iste à changer de coagulant en fonction des
saisons.
d) L’influence de la turbidité
La turbidité est, elle aussi, un paramètre influant sur le bon fonctionnement
du procédé de coagulation. Dans une certaine plage de turbidité,
l’augmentation de la concentration en particules doit êtr e suivie d’une
augmentation de la dose de coagulant.
Quand la turbidité de l’eau est trop faible, on peut augment er la
concentration en particules par addition d’argiles. Dans le cas de fortes pluies,
l’augmentation des MES favorise une meilleure décantation. Enfin, pour
grossir et alourdir le floc, on ajout e un adjuvant de floculation.

e) L’influence des conditions de mélange


Les deux étapes de formation du floc consistent en une phase d’agitation
rapide suivie d’une phase d’agitation lente permettant la maturation du floc.
Néanmoins, il faut éviter que l’agitation soit trop intense car elle empêche
l’agrégation, ni trop prolongée car elle entraîne la restabilisation des
colloïdes.
La notion de gradient hydraulique : G= (P/μV)1/2
G : gradient hydraulique(s- 1).
μ : viscosité dynamique du liquide (kg m-1. s-1).
V : volume du liquide (m3).
P : puissance dissipée dans le liquide (W).
Dans le cas où l’agitation est mécanique, la puissance est exprimée par la
relation : P=1/2 Ct A ρ Vr3
Ct : coefficient de trainée (il est égal à 1,8 pour des pales plates)
A : surface de la pale (m2).
ρ : masse volumique du liquide (kg/ m3).
Vr : vitesse relative de la pale par rapport à la vitssse du liquide qui l’entoure.
Soit ≈ 0,75×vitess e périphérique de la pale (Vp) ; Vp=2π d N/60
Où ˝d˝ représente la distance de l’extrémité de la pale à l’axe de rotation.
Les valeurs généralement admises pour G sont :
-- En coagulation : jusqu’à 100 voire 500 s -1
-- En floculation de l’ordre de 20 à 60 s -1
L’expérience démontre que produit adimensionnel Gt s (ts est le temps de
séjour de l’eau dans le floculateur) doit se situer entre 10 +4 et 10+5pour une
floculation bien réalisée (agitation lente).
Mécanismes de la coagulation floculation
On peut considérer qu’il existe quatre grands mécanismes qui agissent
individuellement ou ensemble dans la coagulation floculation.
1.Réduction de l’épaisseur de la couche ionique : transportée par les
particules, par augmentation de la force ionique de la Solution.
2.Neutralisation des charges ioniques : par ajout d’un réactif chimique
contenant des contres ions du colloïde.
3.Pontage entre les particules : par utilisation des polymères de haut poids
moléculaire.
4.Piégeage des particules : par formation de polymères d’hydroxydes
minéraux volumineux
Réservoir pour la coagulation :
• Objectif: disperser les produits chimiques de façon égale
• Vitesse rapide
• Fort débit à l’entrée
• Temps de résidence hydraulique court

Basin de Floculation:
• Objectif: formation de flocs
• Mélange uniforme et doux
• Vitesse adéquate requise pour avoir des collisions entre
particules
• Temps de résidence hydraulique long
• Particules ne doivent pas descendre au fond (basin de
sédimentation).
Efficacité
Efficacitéde
dela
lacoagulation-floculation
coagulation-floculationdans
dansle
letraitement
traitementdes
des
Eaux
Eaux dedeRejets
Rejets

Résultats des analyses de l’eau de rejet


Paramètres de pollution Résultats Normes
Matières en suspension (mg/l) varient de 1486 à10960 35
Conductivité μs/cm 4433 1500
Demande chimique on oxygène (mg/l) 235 80
Demande biochimique en oxygène (mg/l) 62 35
Zinc (mg/l) 18 3

Les résultats trouvés montrent que les valeurs du rapport DCO/


DBO5 sont comprises entre 3 et 4,66 qui nous amène à prévoir
une épuration physico-chimique situé à la norme car le rapport
DCO/ DBO5 est compris entre 3,2 et 5,2
Analyse
Analysede
del’eau
l’eaude
derejets
rejetsaprès
aprèsune
unedécantation
décantation

Paramètres physiques L’eau de rejet L’eau après décantation


MES (mg/l) 12500 3500
Turbidité (NTU) 14000 3750

Les résultats obtenus montrent un abattement de la turbidité de 73 %. On


conclue qu’un traitement simple par décantation a contribué à
l’abaissement des matières en suspension et la turbidité mais reste
insuffisant puisque la teneur de ces paramètres est supérieure à la norme
donc un traitement chimique s’avère nécessaire.
Etude expérimentale de la coagulation-floculation

Introduction: L’étude expérimentale de la coagulation-floculation a pour but


de déterminer le choix d’un réactif et les concentrations optimales nécessaire
à une réduction maximale de la turbidité de l’eau de rejet après une simple
décantation. Une étude comparative entre deux sels métalliques, à savoir le
sulfate d’aluminium et le chlorure ferrique est présentée. Des adjuvants de
floculation de diverses natures ont été associés aux sels métalliques afin
d’améliorer le rendement de réduction de la turbidité des eaux de rejet. Afin
de satisfaire cet objectif, on a choisi le jar-test comme technique
expérimental. Le contrôle du degré de clarification de l’eau a été fait à l’aide
d’un turbidimètre, afin de nous permettre le suivi du processus de
clarification de l’eau
Choix du coagulant et du floculant :
1.Choix des coagulants : Il est basée sur : -Large disponibilité. -Utilisation
répandue dans le domaine de traitement des eaux. -Coût des réactifs. -Bonne
efficacité de coagulation.
2.-Choix des floculants : En règle générale la clarification des eaux résiduaires
industrielles est meilleur par les floculants anioniques, les quels sont
influencés en terme d'efficacité par de nombreuses caractéristiques tel que, le
pH, la conductivité électrique, la concentration et la granulométrie des
particules solides en suspension.

Les différents paramètres étudiés sont:


Le pH de l’eau à épurer
La dose de coagulant
La vitesse d’agitation lors de la coagulation
La durée de coagulation
La dose du floculant
La vitesse d’agitation lors de la floculation
La durée de floculation

La détermination de ces paramètres nous a permis de maximiser le degré de


clarification des eaux résiduaires après une étape de décantation
Dispositif expérimental et préparation des échantillons :
Jar-test : Les essais au laboratoire à l’aide d’un Jar-test restent jusqu’à ce jour la
méthode la plus couramment utilisée pour le choix des réactifs et de leurs
concentrations.
Le Jar-test que nous avons utilisé, comporte 6 agitateurs dont la vitesse de
rotation peut varier entre 15 et 200 tr/min. Les pales sont de type à hélices
(75mm × 20mm) (figure 2) et le volume des béchers est de 1 litre.
Réactifs utilisés :
Les sels métalliques utilisés lors des essais en Jar-test sont le sulfate
d’aluminium (Al2 (SO4)3,18H2O) et le chlorure ferrique (FeCl3, 6H2O). Les
solutions de sels métalliques sont préparées journalièrement à une
concentration de 10 g/l. Taux de traitement (mg/l) = la concentration de la
solution mère (10 g/l) × le volume prélevé de la solution mère Les adjuvants
de floculation utilisés sont :
Alcools polyvinyliques : Polymère non ionique
Polyélectrolyte cationique
Polyélectrolyte anionique
 Les adjuvants de floculation sont préparés journalièrement à des
concentrations de 1g/l. Taux de traitement (mg/l) = la concentration de la
solution mère (1 g/l) × le volume prélevé de la solution mère.

Autre réactifs :
La soude et l’acide chlorhydrique utilisés pour ajuster le pH. Les solutions de
ces réactifs sont préparées dans l’eau distillée.
Protocole expérimental :
Après avoir remplir chacun des 6 béchers d’un litre d’eau à traiter, les
échantillons sont mélangés à grande vitesse 180 tr/min, en fixant au départ le
pH en ajoutant une base (soude à 0,1 N) ou un acide (acide chlorhydrique à
0,1 N), puis on verse le coagulant. La vitesse d’agitation de mélange est
maintenue pendant 1min. Cette étape est suivie d’une agitation lente effectuée
à 40 tr/min pendant 20 minutes. On laisse reposer pendant 20 minutes, puis
on prélève 50 ml du surnageant à l’aide d’une pipette placée à une profondeur
constante dans chaque bécher. L’addition des polyélectrolytes se fait juste
après la phase d’agitation rapide. Les mesures de turbidité et du pH se font
après chaque prélèvement.
Détermination de la concentration optimale de coagulant :
1-Sulfate d’aluminium : Une première série d’essais est effectuée pour approcher la
concentration optimale de sulfate d’aluminium

Réduction de la turbidité pour différentes concentrations de sulfate


C (mg/l) d’aluminium
100 150 . 200 250 300 350
Turbidité (NTU) 160 68,9 37,8 15,15 9,25 12,3
% de Réduction 95,73 98,16 98,99 99,59 99,75 99,67
MES (mg/L) 164 45 22 10 7 9
pH 7,9 7,8 7,6 7,3 7,2 6,9
2-Chlorure ferrique :
Une deuxième série d’essais est effectuée pour approcher la concentration
optimale de chlorure ferrique.
Réduction de la turbidité pour différentes concentrations de chlorure
ferrique.
C (mg/l) 100 150 200 250 300 350
Turbidité (NTU) 190 79,50 37,5 14,1 9,02 12
% de Réduction 94,93 97,88 99,00 99,62 99,75 99,68
MES (mg/L) 176 70 21 10 7 10
pH 8,0 7,6 7,5 7,3 7,1 7,0
Réduction de la turbidité pour différentes concentrations de polyélectrolyte
anionique
C (mg/l) 0,1 0,5 1 1,5 2 2,5
Turbidité (NTU) 22 12,27 10,01 8,62 7,58 9,85
% de Réduction 99,41 99,67 99,73 99,77 99,79 99,73
MES 25 12 8 7 5 6

La concentration optimale est déterminée à partir du tableau du pourcentage


de réduction en fonction de la concentration de floculant, d’après le tableau
cette concentration est de 2 mg/l qui correspond à un pourcentage de
réduction de 99,79%. A partir des concentrations optimales déterminées
précédemment, une série d’essais avec différents floculants ont été réalisés.
Pour le choix final on s’est basé sur les résultats des autres paramètres physico-
chimiques qui sont regroupés dans le tableau suivant :

Paramètres Eau après Après ajout de


  décantation Al2 (SO4)3 FeCl3
T (°C) 29,61 29,6 29,8
Conductivité (μs/cm) 4270 4580 4650
Turbidité (NTU) 3750 4,44 4,02
% de Réduction de la turbidité / 99,88 99,88
MES (mg/L) 3500 3 2
Salinité (%) 2,2 2,4 2,4
TDS (mg/L) 1872,80 2008,77 2039,47
TA (°F) 00 00 00
TAC (°F) 79,5 31 34,5
TH (°F) 30 19,2 22,75
Turbidité (NTU) 3750 4,44 4,02
On constate que :
- La conductivité augmente à cause des ions sulfates ou chlorures suivant les
sels utilisés pour la coagulation,
- Le pH baisse par suite de l’hydrolyse de l’aluminium (ou de fer), le titre
alcalimétrique TAC et la dureté TH diminuent également, des meilleurs
résultats sont obtenus pour le sulfate d’aluminium

-Il faut signaler que les sels de fer sont généralement plus coûteux que le
sulfate d’aluminium, ce qui explique leur emploi plus restreint. Sur la base de
ces constatations le mélange « sulfate d’aluminium + PA », a été retenu. Pour
la mise en point d’une clarification efficace de l’eau de rejet on doit optimiser
certains paramètres qui rentrent en jeu lors de processus de coagulation-
floculation.
Recherche des paramètres de clarification des eaux résiduaires traitées par
coagulation-floculation :

Les paramètres de clarification des eaux résiduaires après l’étape de


décantation à l’échelle laboratoire sont présentés ci-dessous :

La dose optimale du coagulant sulfate d’aluminium,


La dose optimal du floculant anionique,
La vitesse d’agitation durant la coagulation,
La durée de coagulation,
La vitesse d’agitation durant la floculation,
La durée de floculation.
La dose du coagulant Al2 (SO4)3 :
Les paramètres de clarification tel que le pH, le temps de coagulation et le
temps de floculation, ainsi que la vitesse d’agitation durant la coagulation et la
vitesse d’agitation durant la floculation ont été maintenus constants dans le
jar-test. Pour une concentration constante de 2 mg/l de floculant anionique,
on a étudié l’évolution du degré de clarification (turbidité) en fonction de la
dose du coagulant.

Réduction de la turbidité pour différentes concentrations de sulfate d’aluminium.

C (mg/l) 50 100 150 200 250 300


Turbidité (NTU) 29 11,4 5,23 4,31 4,65 5,96
% de Réduction 99,22 99,69 99,86 99,88 99,87 99,84
MES (mg/L) 20 10 5 4 5 6
D’après les résultats obtenus, une dose de floculant de 1,5 mg/l permet
d’obtenir une bonne clarification correspond à un rendement de 99,90%, ils
agissent par adsorption et pontage entre les particules colloïdales. Un excès
de floculant isole la surface des micelles qui aurait pu constituer des ponts de
liaisons ce qui inhibe la floculation. On conclue que :
Une dose inférieure à 0,1 mg/l s’avère trop faible pour une bonne
clarification.
Une dose allant de 1 à 2 mg/l assure une clarification fiable.
Une dose supérieure à 2 mg/l ne fait qu’inhiber la floculation pour des
raisons citées ci-dessus.
Vitesse et durée d’agitation durant la
coagulation :
Réduction de la turbidité pour différentes vitesses durant la
coagulation
Vitesse d’agitation (trs/min) 100 120 140 160 180 200
Turbidité (NTU) 8,33 8,27 7,90 7,57 4,32 6,68
% de Réduction 99,77 99,77 99,78 99,79 99,88 99,82
MES (mg/L) 10 10 9 7 5 7

Réduction de la turbidité pour différents temps d’agitation durant la coagulation


Temps (s) 30 45 60 75 90 120
Turbidité (NTU) 5,17 4,92 3,59 4,08 4,34 4,82
% de Réduction 99,86 99,86 99,90 99,89 99,88 99,87
MES (mg/L) 4 3 1 2 3 3

Le processus de coagulation est très rapide, et il nécessite un temps très court pour la
déstabilisation des colloïdes, en maintenant une agitation intense de 180 tr/min et un
temps de coagulation de 60 secondes un degré de clarification de 99,90% a été obtenu.
Vitesse
Vitesseet
etdurée
duréed’agitation
d’agitationdurant
durantla
lacoagulation
coagulation::

Réduction de la turbidité pour différentes vitesses d’agitation durant la floculation.

Vitesse (trs/min) 20 30 40 50 60 70
Turbidité (NTU) 13 5,71 4,77 3,82 5,25 5,82
% de réduction 99,65 99,84 99,87 99,89 99,86 99,84
MES (mg/L) 7 6 5 3 4 6

Réduction de la turbidité pour différents temps d’agitation durant la floculation

Temps (min) 15 20 25 30 35 40
Turbidité (NTU) 5,17 4,92 3,59 4,08 4,34 4,82
% de réduction 99,86 99,86 99,90 99,89 99,88 99,87
MES (mg/L) 4 3 1 2 3 3

Le
Le processus
processus de
de floculation
floculation est
est très
très lent,
lent, et
et ilil nécessite
nécessite un
un temps
temps très
très long
long pour
pour
l’agglomération
l’agglomération des
des flocs,
flocs, en
en maintenant
maintenant une une agitation
agitation faible
faible de
de 50
50 tr/min
tr/min etet un
un
temps
temps de
de coagulation
coagulation dede 25
25 minutes,
minutes, un un degré
degré de de clarification
clarification de
de 99,90
99,90 % % aa été
été
obtenu.
obtenu.
Le but recherché de cette étape est l’agglomération des colloïdes déjà
déstabilisés par le coagulant Al2 (SO4)3.18H2O. L’agglomération des
colloïdes en flocons de taille et de rigidité suffisante est une action
nécessaire pour faciliter toute séparation solide-liquide, soit qu’il s’agit de
décantation ou de filtration. Cette agglomération des colloïdes déstabilisés
exige deux fonctions principales :
Une interaction intense entre les particules déchargées en vue d’augmenter
la probabilité de rencontre et des collisions, ce qui permettra la formation
des flocs.
Eviter la destruction des flocs formés par voie mécanique et on sait que
le nombre de collisions entre particules est proportionnel au gradient de
vitesse, mais les forces de cisaillement le sont aussi.
Ainsi la recherche d’un gradient de vitesse optimum est très important
lors de la floculation ce qui explique que la durée et la vitesse d’agitation
lors de cette étape pour assurer non seulement la formation des flocs mais
aussi leur murissement. Pour une meilleure réduction de la turbidité, la
vitesse optimale durant la floculation a été maintenue à 50 trs/min et cela
durant un temps de 25 min
.
Les paramètres de clarification des eaux de rejet traitée par le traitement chimique.
Les résultats du traitement chimique

Pour
Pour une
une concentration
concentration de
de 200
200 mg/l
mg/l en
en sulfate
sulfate d'aluminium
d'aluminium et
et
de
de1,5
1,5mg/l
mg/lenenfloculant
floculantanionique,
anionique,le
lepourcentage
pourcentagede deréduction
réduction
de
dela
laturbidité
turbiditéest
estde
de99,90%.
99,90%.

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