Maintenance industrielle : principes et pratiques
Maintenance industrielle : principes et pratiques
Recherche scientifique
UNIVERSITE D’ADRAR
Matière:
PAR :
MR Chabani Sououdi Boumediene
Public cible :
3eme année Electrotechnique
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6. M. François, "Maintenance: méthode et organisation", Dunod, Paris, 2000.
7. M. François, "Maintenance: méthode et organisation", Dunod, Paris, 2000.
8. A. Boulenger, C. Pachaud, "Diagnostic vibratoire en maintenance
préventive", Dunod, Paris, 2000.
9. Jean Henq, "Pratique de la maintenance préventive", Dunod,, Paris, 2002.
10. R. Cuigent, "Management de la maintenance", Dunod, Paris, 2002.
11. Rachid Chaib, "La maintenance et la sécurité industrielle dans
l’entreprise", Dar El Houda,, Alger, 2007.
12. S. Robert, S. Stéphane, "Maintenance: la méthode MAXER", Dunod,
Paris, 2008.
13. J. F. D. Beaufort, "Emploi des relais pour la protection des installations",
1972.
14. Michel Pierre Villoz, "Protection et environnement", Technique et
ingénieur, 2006.
15. Nichon Margossian, "Risques professionnelle", Technique et ingénieur,
2006.
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I. Introduction :
Pour être et demeurer compétitive, une entreprise doit produire toujours mieux
(qualité) et au coût le plus bas. Pour minimiser ce coût, on fabrique plus vite et
sans interruption des produits sans défaut afin d’atteindre la production maxi male
par unité de temps. Cet objectif est un des buts de la fonction maintenance d’une
entreprise. Il s’agit de maintenir un bien dans un état lui permettant de répondre
de façon optimale à sa fonction. Ce chapitre examine les définitions
fondamentales concernant la maintenance et le rôle de cette dernière dans
l’industrie. Ensuite L'accent est mis sur l'intégration d’éléments mathématiques
dans la maintenance pour évaluer le comportement du matériel en service.
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I.2.1. Définitions AFNOR et CEN de la maintenance :
AFNOR : « Association Française de Normalisation »
CEN : « Comité Européen de Normalisation »
Définition
b) les améliorations
c) la place des équipements dans le procédé de fabrication (hiérarchisation)
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I.3.Rôle de la maintenance et du dépannage des équipements dans
l’industrie :
Le rôle de la fonction maintenance et du dépannage dans une entreprise (quel que
soit son type et son secteur d’activité) est donc de garantir la plus grande
disponibilité des équipements au meilleur rendement tout en respectant le budget
alloué. Pour atteint ces objectifs, la politique de maintenance et du dépannage des
équipements dans l’industrie oblige de suivre les points suivants :
b. Le service maintenance (ou « dépannage ») est là pour éviter les pannes et les
ralentissements de production :
Les interventions en urgence engendrant de coûteux arrêts de production, on met
en place des procédures de prévention (d’évité) systématiques des pannes
majeures.
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La fonction maintenance sera alors amenée à établir des prévisions ciblées :
• Prévisions à long terme : elles concernent les investissements lourds ou les
travaux durables. Ce sont des prévisions qui sont le plus souvent dictées
par la politique globale de l’entreprise.
• Prévisions à moyen terme : la maintenance doit se faire la plus discrète
possible dansle planning de charge de la production. Il lui est donc
d’anticiper, autant que faire se peut, ses interventions en fonction des
programmes de production. La production doit elle aussi prendre en
compte les impératifs de suivi des matériels.
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une interprétation juste des résultats, et la production de travaux à l’aide
d’un logiciel approprié au traitement statistique des données.
Les méthodes statistiques, les tableaux et les graphiques, les calculs des
principales mesures de tendance centrale de dispersion et de position,
Les probabilités, les inférences statistiques ainsi que la corrélation et l’analyse de
régression seront des contenus abordés.
• Analyse de mécanismes : En contexte de maintenance industrielle, ce
dernier permet de poser des diagnostics sur les mécanismes défectueux, les
démonter, analyser les bris, changer ou réparer les pièces défectueuses de
façon à remettre en état les mécanismes défectueux.
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I.5.2. Sûreté de fonctionnement
La sûreté de fonctionnement d'un système peut être définie comme étant la
propriété qui permet à ses utilisateurs de placer une confiance justifiée dans le
service qu'il leur délivre.
L'utilisateur peut être un individu tel que l'Opérateur ou le Superviseur, ou un
autre système matériel / logiciel ayant des interactions avec le système considéré.
La sûreté de fonctionnement regroupe les activités d'évaluation de la Fiabilité, de
la Disponibilité, de la Maintenabilité et de la Sécurité (FDMS) d'une
organisation, d'un système, d'un produit ou d'un moyen. Ces propriétés sont
différentes mais complémentaires.
• L’environnement de la maintenance :
La maintenance s’intègre dans le concept global de la Sûreté de Fonctionnement,
qui lui-même s’intègre dans l’Assurance Produit.
• L’Assurance Produit :
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LES OUTILS DE LA MAINTENANCE :
Tout comme l’intervention technique de maintenance, l’organisation et la gestion
des activités de maintenance nécessitent l’emploi d’outils d’usages et de natures
différentes :
Outils mathématiques : pour choisir les politiques de maintenance les mieux
adaptées à chaque type d’équipement, déterminer les périodes d’intervention,
connaître la fiabilité, maintenabilité, disponibilité… (probabilités, lois
statistiques, algèbre des événements, analyses markoviennes…).
Outils organisationnels : pour faciliter la prise de décisions (AMDEC,
Synoptiques, Logigrammes…), la mise en oeuvre de la maintenance préventive
(techniques de contrôle), ou l’organisation des interventions (procédures et modes
opératoires).
Outils Informatiques : pour la gestion des éléments maintenus, des ressources
utilisées et des budgets (GMAO, GTP, GTB), ou pour l’aide à la décision
(Systèmes experts).
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Regroupement des classes :
Si N>50, il faut réaliser des regroupements en classes de valeur Δ t .
Pour déterminer le nombre K de classes à créer, plusieurs règles empiriques
existent :
𝑁
𝐾 ≤ 10 et K ≥ 5 (Gnedenko)
K ≈ √𝑁 (Chapouille et De Pazzis)
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L ’estimation des paramètres caractéristiques du matériel (MTBF, MTTR) et des
lois régissant son comportement (R(t), M(t)…) passe par l ’usage de lois de
probabilité bien connues, possédant elles même des paramètres bien connus:
- les tests numériques : test du χ2, de Lilliefors (loi normale), de Barlett (loi
exponentielle), de Mann (loi de Weibull)
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I.5.3. Maintenabilité (Maintainability)
Dans des conditions données, la maintenabilité est l’aptitude d’un bien à être
maintenu ou rétabli dans un état où il peut accomplir une fonction requise, lorsque
la maintenance est accomplie dans des conditions données, en utilisant des
procédures et des moyens prescrits .
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MTTR (Mean Time To Repair)
Temps moyen nécessaire à la réparation
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Si l’on suppose que les défaillances ont lieu comme des événements isolés, de
nature aléatoire, à MRT (ou MTTR : Mean Time To Repair) constant, et sont
prédites par la loi exponentielle des défaillances. Dans ce cas, la probabilité
d’achever la réparation suite à une défaillance aléatoire en un temps donné t est :
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑝𝑎𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠
MTTR = 𝑆𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑟é𝑝𝑎𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
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Remarque : On peut améliorer la maintenabilité en :
· Développant les documents d'aide à l'intervention.
· Améliorant l'aptitude de la machine au démontage (modifications risquant de
coûter
cher).
· Améliorant l'interchangeabilité des pièces et sous ensemble.
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durant un intervalle de temps donné en supposant que la fourniture des
moyens extérieurs est assurée.
• Autrement la disponibilité est la probabilité qu’un système soit
disponible pour être utilisé à un moment donné du temps. Cette définition
est proche de celle de la fiabilité, sauf que le système demandé doit
fonctionner à l’instant (t) et non sur une période de temps (0 à t).
D(t) : Probabilité qu’une entité soit en état de disponibilité dans des conditions
données, à un instant donné en supposant que la fourniture des moyens extérieurs
nécessaires soit assurée.
Pour des systèmes réparables, une quantité fondamentale est la disponibilité. Elle est définie
comme suit :
D(t) = probabilité qu’un système fonctionne de façon satisfaisante au moment t.
Remarque : Cette aptitude dépend de la combinaison de la fiabilité, de la maintenabilité et de
la logistique de maintenance.
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I.5.5. Fiabilité (Reliability)
• Aptitude d’un équipement à accomplir une fonction requise dans des
conditions données, pendant un intervalle de temps donné.
• On suppose en général que l’entité est en état d’accomplir la fonction requise
au début de l’intervalle de temps donné,
• Le concept de fiabilité est traduit souvent dans la pratique comme l’aptitude
d’une entité à avoir une faible fréquence de défaillance.
• R(t) : Probabilité que l’entité accomplisse une fonction requise dans des
conditions données, pendant un intervalle de temps donné (0, t).
Comme nous l’avons vu précédemment, la fiabilité " R " est la probabilité qu’a
un bien (produit ou système) à accomplir, de manière satisfaisante, une fonction
requise, sous des conditions données et pendant une période de temps donné.
La fiabilité a sans doute pris son développement depuis la dernière guerre
mondiale. Elle est vite devenue une science à part entière dans les applications
appartenant à de nombreux domaines. Elle a pour fondements mathématiques la
statistique et le calcul des probabilités qui sont nécessaires à la compréhension et
à l’analyse des données de fiabilité.
Remarque : Le terme « fiabilité » est également utilisé pour désigner la valeur
de la fiabilité et peut être défini comme une probabilité.
Exemple :
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Pendant 20 000 heures TEMPS DONNE
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En fait, les grandeurs portées par le graphe sont des durées (TBF) auxquelles on
fait correspondre des moyennes (MTBF) obtenues par exploitation statistique
m(t) ou probabiliste E(t) des n durées constatées et enregistrées. Les sigles utilisés
sont d’origine anglo-saxonne et correspondent aux notions suivantes :
• MTTF (Mean Time To [first] Failure) : temps moyen avant-première défai
lance
• MTBF (Mean Time Between Failure) : temps moyen entre deux défail-
lances successives ;
• MDT ou MTI (Mean Down Time) : temps moyen d’indisponibilité ou
temps moyen d’arrêt propre ;
• MUT (Mean Up Time) : temps moyen de disponibilité ;
• ·MTTR (Mean Time To Repair) : temps moyen de réparation.
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Dégradation du bien et durée de vie
t lim : indique le moment d’apparition de la défaillance
Fonction de fiabilité R(t) – Fonction de défaillance F(t)
Considérons un matériel dont on étudie la fiabilité. Soit Z la variable aléatoire qui
à chaque matériel associe son temps de bon fonctionnement. On choisit un de ces
matériels au hasard.
Soit les événements
A : « Le matériel est en état de bon fonctionnement à l’instant t »
et B :« Le matériel est défaillant à l’instant t + Δt » On a alors :
...........................(3)
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F(t ) = p(T≤ t ) (4)
Le nombre F(t ) représente la probabilité qu’un dispositif choisi au hasard ait une
défaillance avant l’instant t .
Fonction de défaillance
Cette fonction nous amène naturellement une fonction associée : la fonction de
fiabilité R définie pour tout t ≥ 0 par : R(t) = 1- F(t ). Le nombre R(t) représente
la probabilité qu’un dispositif choisi au hasard dans la population n’ait pas de
défaillance avant l’instant t .
Fonction associée
Le taux d’avarie moyen dans l’intervalle de temps [t, t + Δt ] est alors :
(5).........................
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Taux de défaillance instantané :
C’est la probabilité (0 ≤R ≤1) ; un produit doit accomplir de manière satisfaisante
une fonction requise, sous des conditions données et pendant une période de temps
donné. L’écriture mathématique du taux de défaillance à l’instant t, noté λ(t), dé-
fini sur IR est la suivante :
……..(6)
Physiquement le terme λ(t). Δt, mesure la probabilité qu’une défaillance d’un dis-
positif se produise dans l’intervalle de temps [t, t + Δt] sachant que ce dispositif
a bien fonctionné jusqu’à l’instant t
……….(8)
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Indicateurs de fiabilité (λ) et (MTBF)
Précédemment le taux de défaillance λ a été défini par des expressions mathéma-
tiques à travers un calcul de probabilité. On peut également l’exprimé par une
expression physique. Il caractérise la vitesse de variation de la fiabilité au cours
du temps. La durée de bon fonctionnement est égale à la durée totale en service
moins la durée des défaillances .
MTBF=∫0∞ 𝑹(𝒕)
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Exemple : un compresseur industriel a fonctionné pendant 8000 heures en service
continu avec 5 pannes dont les durées respectives sont : 7 ; 22 ; 8,5 ; 3,5 et 9
heures. Déterminer son MTBF.
MTBF=8000−(7+22+8.5+3.5+9)
5
= 1590 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠
1
Et si λ est supposé constant 𝜆 = 𝑀𝑇𝐵𝐹 = 6,289 .10−4 défaillances / heures .
La courbe ci-dessous montre l’évolution du taux des défaillances pour les diffé-
rentes entités.
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Le taux de défaillance est élevé au début de la vie du dispositif. Ensuite, il dimi-
nue assez rapidement avec le temps (taux de défaillance décroissant), cette phase
de vie est appelée période de jeunesse. Après, il se stabilise à une valeur qu’on
souhaite aussi basse que possible pendant une période appelée période de vie
utile (taux de défaillance constant). A la fin, il remonte lorsque l’usure et le
vieillissement font sentir leurs effets, c’est la période de Vieillissement (taux de
défaillance croissant):
De nombreux éléments, tels que les composants électroniques, ont un taux de dé-
faillance qui évolue de cette manière-là. Pour souligner la particularité des com-
posants mécaniques dans l’analyse de la fiabilité par rapport aux composants mé-
caniques, nous allons comparer l’évolution du taux de défaillance dans les deux
cas.
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• Phase 3 : La dernière phase est la période de vieillissement, elle est carac-
térisée par une augmentation progressive du taux de défaillance avec l’âge du dis-
positif. Ceci est expliqué par des phénomènes de vieillissement tels que l’usure,
l’érosion, etc. Cette période est très nettement au-delà de la durée de vie réelle
d’un composant électronique. Parfois, on réalise des tests de vieillissement accé-
lérés pour révéler les différents modes de défaillance des composants.
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• Phase 1 : La première phase définit la période de mortalité infantile. C’est
une durée de vie en principe très courte Elle décrite par une décroissance progres-
sive du taux de défaillance avec le temps dû à une amélioration des caractéris-
tiques internes (caractéristiques de défauts) et des interfaces, par un rodage préa-
lable des pièces. Par conséquent il n’est pas souhaitable de tester les composants
mécaniques dans cette période de leur vie.
• Phase 2 : La dernière phase définit la période de vieillissement qui com-
porte la majorité de la vie du dispositif. Elle est caractérisée par une augmentation
progressive du taux de défaillance. Les pièces mécaniques sont soumises à des
phénomènes de vieillissement multiples qui peuvent agir en combinaison: corro-
sion, usure, déformation, fatigue, et finalement perte de résilience ou fragilisation.
Contrairement aux composants électroniques les calculs de la fiabilité pour des
composants mécaniques se font essentiellement dans la période de vieillissement,
en utilisant des lois de probabilité dont le taux de défaillance est fonction du temps
telles que la loi Log-normale, Weibull, … etc.
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Courbes d’évolution des coûts en fonction de la fiabilité
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La fiabilité d’un système mécanique, contrairement à l’électronique, repose sur la
fiabilité de quelques composants élémentaires responsables de son dysfonction-
nement, dits composants “responsables “ou “critiques” (parfois un seul).
𝑹𝒔 = 𝑹𝑨 * 𝑹𝑩 *𝑹𝑪 * 𝑹𝑹……….*𝑹𝒏
Composants en série
Si les taux de défaillances sont constants au cours du temps la fiabilité sera cal-
culée suivant la formule :
R(s)= (𝒆−𝝀𝑨𝒕 ) ∗ (𝒆−𝝀𝑩𝒕 ) ∗ (𝒆−𝝀𝑪𝒕 ) ∗ … … … ∗ (𝒆−𝝀𝒏𝒕)
Avec :
1
𝑀𝑇𝐵𝐹(𝑠) =
𝝀𝑨 + 𝝀𝑩 + 𝝀𝑪 + ⋯ + 𝝀𝒏
Alors :
R(s)= (𝒆−𝝀𝒏𝒕) e t MTBF(s) =
1
𝑛∗𝜆
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Exemple 1 : Soit un poste de radio constitué de quatre composants connectés en
série, une alimentation 𝑹𝑨 = 0.95 , une partie récepteur 𝑹𝑩 = 0.92
;
un amplificateur 𝑹𝑪 = 0.97 et hautparleur 𝑹𝑫 = 0.89 ; déterminer la fiabilité 𝑹𝒔 de
l’appareil.
𝑹𝒔 = 𝑹𝑨 ∗ 𝑹𝑩 ∗ 𝑹𝑪 ∗ 𝑹𝑫 = 0 .95 ∗ 0.92
*0.97 * 0.89 = 0.7545
(soit une fiabilité de 75% environ)
𝑭𝒊 = 1-𝑹𝒊
𝑭𝒊 : représentant la fiabilité associée.
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Composants en parallèle
Soit les “n” composants de la figure ci-dessous montés en parallèle. Si la
probabilité de panne pour chaque composant repéré (i) est notée 𝑭𝒊 alors:
R(s)= 1 − (1 − 𝑹)𝒏
Le cas particulier de deux dispositifs en parallèle si 𝝀 est constant 𝑹𝒔 est obtenu
par :
Exemple :
Trois dispositifs A, B et C de même fiabilité 𝑹𝑨 = 𝑹𝑩 = 𝑹𝑪 = 0.75
sont connectés en parallèle.
Déterminons la fiabilité 𝑹𝒔 de l’ensemble :
R(s)= 1 − (1 − 0.75)3 = 0.984
Si on réduit le nombre des composants à deux :
R(s)= 1 − (1 − 0.75)2 = 0.9375
Si on met quatre dispositifs en parallèle :
R(s)= 1 − (1 − 0.75)4 = 0.9961
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• Cas des systèmes connectés en parallèle et dis en attente
➢ Cas de deux composants en attente
Pour le système proposé, le composant A est en service actif et le composant B
en attente. Si B tombe à tour en panne, il est automatiquement remplacé par . etc.
Si tous les composant sont identique avec λ constant, la fiabilité du dispositif est
donnée par :
R(t) = 𝛌 𝛌−𝛌
𝑨
( 𝒆−𝝀𝑨𝒕 − 𝒆−𝝀𝑩𝒕) + 𝒆−𝝀𝑨𝒕
𝑩 𝑨
➢
Cas de . composants en attente
Même démarche que précédemment, si A le composant actif tombe en panne, il
est remplacé Par B . Si B tombe à son tour en panne, il est automatiquement
remplacé par C ….etc. Si tous les composants sont identiques avec λ constant,
la fiabilité du dispositif est donnée par :
(𝛌𝐭)2
R(t)= 𝒆−𝛌𝐭 [ 1+ 𝛌𝐭 + 2! + ⋯ +
(𝛌𝐭)𝒏
𝒏!
]
Lois de fiabilité
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On distingue deux types de lois de probabilité utilisées en fiabilité : les lois dis-
crètes et les lois continues .
• Lois discrètes
Une loi est dite discrète si elle prend ses valeurs dans N c’est à dire des valeurs
entières comme par exemple celle qui compte le nombre de pannes.
Parmi les lois discrètes on peut citer : 1) Loi Uniforme, 2) Loi de Bernoulli,
3) Loi Binomiale, 4) Loi Binomiale négative, 5) Loi Géométrique,
6) Loi Hypergéométrique, 7) Loi de Poisson.
• Les lois continues
Parmi les lois continues on peut citer : 1) La loi du Khi deux, 2) La loi de
Birnbaum- Saunders, 3) La loi Gamma, 4) Loi Inverse Gamma, 5) La loi logis-
tique, 6) La loi loglogistique, 7) La Loi de Cauchy, 8) La loi de Student, 9) La loi
Bêta, 10) La loi exponentielle, 11) La loi de Fisher, 12) La Loi normal, 13) La loi
Log normale, 14) La loi de Weibull
Exemples étudiés
➢ La loi de Weibull
L'expression loi de Weibull recouvre en fait toute une famille de lois, certaines d'entre elles
apparaissant en physique comme conséquence de certaines hypothèses. C'est en particulier, le
cas de la loi exponentielle (𝜷 = 1) et de la loi normale (𝜷. = 3). Sa fonction de fiabilité est :
𝒕−𝜸
( )𝜷
R(t)= 𝒆 𝜼
➢ La loi exponentielle
En raison des applications multiples de cette loi qui n’est autre qu’un cas parti-
culier de la loi de Weibull, on présentera dans ce qui suit un large développe-
ment de cette loi avec plusieurs applications.
Nous allons étudier des phénomènes physiques où la durée de vie est l'intervalle
de temps écoulé entre l'instant de la mise en fonctionnement ou de la naissance,
et l'instant de la première panne ou de la mort.
La plupart des phénomènes naturels sont soumis au processus de vieillissement.
Il existe des phénomènes où il n'y a pas de vieillissement ou d'usure. Il s'agit en
général de phénomènes accidentels. Pour ces phénomènes, la probabilité, pour
un objet d'être encore en vie ou de ne pas tomber en panne avant un délai donné
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sachant que l'objet est en bon état à un instant t ne dépend pas de t. Par exemple,
pour un verre en cristal, la probabilité d'être cassé dans les cinq ans ne dépend
pas de sa date de fabrication ou de son âge. Par définition, on dit qu'une durée de
vie est sans usure si la probabilité de survie à l'instant t ne dépend pas de t.
Les modèles de fiabilité basés sur le taux de panne aléatoire sont les plus utili-
sés Hypothèses :
✓ Le taux de défaillance λ(t) est indépendant de l’âge du système
✓ Pour le système qui opère sur demande, la panne à la nième demande est
indépendante de celles à la n-1 demande.
✓ Pour le système opérant en continu, ceci représente un λ(t) constant
[Link]èles de fiabilité
On ne peut parler de mesure de fiabilité (modèles) qu’après avoir acquis une ex-
périence suffisante dans l’exploitation du système ou éventuellement par des es-
sais appropriés. On distingue :
a. La fiabilité estimée ou intrinsèque : c’est la fiabilité mesurée au cours
d’essais spécifiques effectués dans le cadre d’un programme d’essai entièrement
défini.
b. La fiabilité prévisionnelle : elle est obtenue à partir d’un modèle mathé-
matique connaissant la fiabilité estimée de ces composants (modèles déductifs).
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Les propriétés du système complet sont déduites d’une connaissance détaillée des
propriétés de ses composants.
c. La fiabilité opérationnelle : c’est la fiabilité mesurée sur des dispositifs en
exploitation normale. Elle dépend des conditions réelles d’utilisation et du support
logistique.
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Les méthodes de maintenance
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Maintenance corrective
• Définitions
La maintenance corrective ou accidentelle est définie ainsi : « maintenance exé-
cutée après détection d’une panne et destinée à remettre un bien dans un état dans
lequel il peut accomplir une fonction requise ».
✓ Elle peut être « différée » : si elle n’est pas exécutée immédiatement après
la détection d’une panne, mais est retardée en accord avec des règles de
maintenance données.
✓ Elle peut être « d’urgence » : si elle est exécutée sans délai après détection
d’une panne afin d’éviter des conséquences inacceptables.
Maintenance curative
Ce type de maintenance permet de remettre définitivement en état le système
après l’apparition d’une défaillance. Cette remise en état du système est une répa-
ration durable. Les équipements réparés doivent assurer les fonctions pour les-
quelles ils ont été conçus. Une réparation est une opération définitive de la main-
tenance curative qui peut être décidée soit immédiatement à la suite d’une défail-
lance, soit après un dépannage.
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C ’est l’ensemble des activités réalisées après défaillance d’un bien ou dégrada-
tion de sa fonction, afin de lui permettre d’accomplir, au moins provisoirement,
une fonction requise. Ces activités comprennent la détection/localisation de la dé-
faillance et son diagnostic, la remise en état avec ou sans modification, et le con-
trôle du bon fonctionnement.
La remise en état peut prendre deux formes : le dépannage ou la réparation.
➢ Détection
Action de déceler au moyen d’une surveillance accrue, continue ou non, l’appari-
tion d’une défaillance ou l’existence d’un élément défaillant.
➢ Localisation
Action conduisant à rechercher précisément le ou les éléments par lesquels la dé-
faillance se manifeste.
➢ Diagnostic
Identification de la cause probable de la (ou des) défaillance(s) à l’aide d’une ana-
lyse ou d’un raisonnement logique fondé sur un ensemble d’informations prove-
nant d’une inspection, d’un contrôle ou d’un test. Le diagnostic confirme, com-
plète ou modifie les hypothèses faites sur l’origine et la cause des défaillances et
précise les opérations de maintenance correctives nécessaires.
➢ Dépannage
En dehors des défaillances imprévisibles qui guettent tout équipement, le dépan-
nage est la méthode la plus appropriée pour :
• les équipements secondaires au fonctionnement sporadique
• les équipements à faible coût de défaillance,
• les équipements pour lesquels une méthode de maintenance plus élaborée est
inadéquate : difficultés de démontage pour visites ou contrôles, matériel en fin
de carrière, matériel bon marché…
Du fait du caractère imprévu de la panne, l’ordonnancement des travaux de dé-
pannage est impossible. Cependant, on doit envisager une amélioration des con-
ditions d’exécution, afin de faire du dépannage une méthode rationnelle et effi-
cace.
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Savoir comment intervenir :
Une fois la cause de la panne découverte, le problème doit être résolu le plus ra-
pidement possible, selon la procédure la plus logique possible. Toute perte de
temps due à des hésitations concernant l’ordre de démontage, toute fausse
manœuvre conduisant à endommager un composant sain, peuvent être évitées si
l’on dispose de documents d’aide à l’intervention guidant le personnel au cours
des opérations.
L’efficacité du dépannage peut aussi être accrue par le traitement de
sous-ensembles en échanges standards : afin de gagner du temps, plutôt que de
réparer sur place le sous-ensemble défectueux, on le remplacera par un autre en
bon état. La réparation de l’élément défaillant sera alors entreprise ultérieurement
dans de bonnes conditions, en atelier.
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La réparation doit en outre restituer ses qualités initiales à l’équipement. Cepen-
dant, le retour aux performances initiales peut s’avérer très onéreux, et l’on se
limitera lorsque c’est possible, à un niveau acceptable bien qu’inférieur à celui de
l’équipement neuf. La réparation n’est pas exclusivement une activité de mainte-
nance corrective, elle peut intervenir :
• A la suite d’un dépannage provisoire,
• Après une visite en maintenance conditionnelle, ayant permis de déceler un
risque de défaillance à venir,
• Après un arrêt programmé en maintenance systématique,
• Sur un équipement en panne ou présentant des signes de défaillance.
Maintenance palliative
La maintenance palliative revêt un caractère temporaire, provisoire. Elle est
principalement constituée d’opérations qui devront toutefois être suivies d’opéra-
tions curatives (réparations). Le dépannage est une opération de maintenance pal-
liative qui est destinée à remettre le système en état provisoire de fonctionnement
de manière à ce qu’il puisse assurer une partie des fonctions requises.
Maintenance préventive
Opération de maintenance effectuée avant la détection d'une défaillance d'une en-
tité, à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits (suite à l'analyse
de l'évolution surveillée de paramètres significatifs) et destinée à réduire la pro-
babilité de défaillance d'une entité ou la dégradation du fonctionnement d'un ser-
vice rendu.
C ’est l’ensemble des activités réalisées selon des critères prédéterminés, dans
l’intention de réduire la probabilité de défaillance d’un bien ou la dégradation
d’un service rendu. Lorsque le critère est un nombre prédéterminé d’unités
d’usage (heures de fonctionnement, kilomètres parcourus, pièces produites…),
on se place dans une démarche de maintenance systématique, S’il est une valeur
prédéterminée (un seuil) significative de l’état de dégradation du bien ou du ser-
vice, on est alors dans le cas de la maintenance conditionnelle (appelée égale-
ment maintenance selon état).
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Maintenance systématique : Maintenance préventive exécutée à des intervalles
de temps préétablis ou selon un nombre défini d’unités d’usage mais sans contrôle
préalable de l’état du bien La maintenance systématique se traduit par l’exécution
sur un équipement, à dates planifiées (ou à volume prédéfini d’unités d’usage at-
teint), d’interventions dont l’importance peut s’échelonner depuis le simple rem-
placement de quelques pièces jusqu’à la révision générale.
Les travaux ont un caractère systématique, ce qui suppose une parfaite
connaissance du comportement de l’équipement, de ses modes et de sa vitesse de
dégradation.
La maintenance systématique se pratique quand on souhaite procurer à un équi-
pement une sécurité de fonctionnement quasi absolue en remplaçant suffisamment
tôt les pièces ou organes victimes d’usure ou de dégradations. Cette recherche de
garantie de fonctionnement conduit à remplacer des pièces dont l’usure est incom-
plète. C’est donc un procédé qui coûte cher et que seule la nécessité d’une sécurité
de haut niveau peut justifier.
Étant donné son caractère particulier, la maintenance systématique doit être ap-
pliquée avec discernement, elle conviendra plus particulièrement :
• aux équipements dont la panne risque de provoquer des accidents
graves,
• aux équipements présentant un coût de défaillance élevé,
• aux équipements soumis à la législation, c’est à dire faisant l’objet de
mesures de sécurité règlementées.
L’organisation de la maintenance systématique recouvre deux aspects :
• La détermination du contenu des interventions,
• Le choix de la périodicité.
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Maintenance Améliorative
Remise en cause du système en vue d’éliminer définitivement le dysfonctionne-
ment.
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