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Proposition Corrige Dec Novembre 2019 Dossier 1

Le document présente une proposition de corrigé non officiel pour l'épreuve n°2 de la session de novembre 2019 du DEC portant sur le commissariat aux comptes. Il résume les principales thématiques abordées dans les 9 questions et propose des sources documentaires pour y répondre.

Transféré par

Amina Kireche
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Proposition Corrige Dec Novembre 2019 Dossier 1

Le document présente une proposition de corrigé non officiel pour l'épreuve n°2 de la session de novembre 2019 du DEC portant sur le commissariat aux comptes. Il résume les principales thématiques abordées dans les 9 questions et propose des sources documentaires pour y répondre.

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Proposition de corrigé DEC - épreuve 2

Session de novembre 2019


Partie 1 - Dossier 1

La communication sur Compta Online des propositions de corrigé du DEC a pour seul but d'aider et
d'informer les professionnels et futurs professionnels dans la préparation de leur examen.

Toute exploitation autre, et en particulier la reproduction à des fins pédagogiques, de manière


commerciale ou non, est strictement interdite et pourra donner lieu à des poursuites.

Tous les sujets, corrigés et propositions de corrigés du DEC depuis 2003 sur : https://www.compta-
online.com/les-sujets-et-corriges-du-dec-ao2974
DEC – SESSION NOVEMBRE 2019
PROPOSITION DE CORRIGE
Partie 1 - Dossier 1 – Transports Lyon-Loire

m
Le 1er dossier de l’épreuve n°2 de la session de Novembre 2019 du DEC portait exclusivement sur le

co
commissariat aux comptes, et plus particulièrement sur :

• les conventions réglementées ;


• le rapport sur les comptes ;

e.
• le document relatif aux bénéficiaires effectifs ;
• l’existence d’intérêts substantiels et directs dans l’entité dont les comptes sont certifiés.

lin
Il était possible de répondre à la quasi-totalité des questions avec le Memento Audit 18-19 (EFL), la NI I. - Les
rapports du commissaire aux comptes sur les comptes annuels et consolidés (CNCC) et la chronique CNP 2017-
17 (CNCC) du 22 mars 2018. on
Avertissement
a-
Ce document est une proposition de corrigé non-officielle, fourni uniquement à titre indicatif et ne se substituant
évidemment pas aux corrigés officiels. Par ailleurs, les sources documentaires fondant cette proposition de
corrigé ne sont pas les seules qui permettent de répondre à cet examen. Elles ont été sélectionnées pour leur
pt

facilité d’accès à l’information ou leur caractère synthétique, mais d’autres sources peuvent permettre de
répondre aux différentes questions.

Nous avons pris le parti de privilégier une approche pédagogique, centrée sur la solution documentaire et
om

permettant un entrainement à l’épreuve efficace, plutôt qu’une rédaction détaillée des réponses aux différentes
questions. N’hésitez donc pas à nous faire part de vos remarques, suggestions, réactions ou propositions
d’amélioration de ce nouveau format de corrigé !
.c

AVANT DE DEMARRER : OU TROUVER LA SOLUTION DANS LA DOCUMENTATION ?


w

Conseil : Dans un premier temps, et avant de rentrer dans le détail technique d’une question,
w

il est préférable de prendre quelques instants pour la raccrocher à une ou plusieurs grandes
thématiques, et repérer la documentation qui traite directement de ces thèmes. Cela permet
de gagner un temps précieux au moment de l’analyse, le cadre de la recherche documentaire
w

étant posé.

Dans ce premier dossier, on pouvait regrouper les 9 questions autour de 4 thèmes principaux, repris dans le
tableau ci-dessous. Nous proposons également dans ce tableau quelques exemples de documentation qui
permettent de trouver rapidement une solution. Dans la suite du corrigé, nous avons fait le choix de citer en
exemple les sources documentaires qui nous paraissent offrir un gain de temps maximum, dans la logique de cet
examen. Dans la plupart des cas, vous trouverez en marge la source précise qui fonde la réponse.

QUESTION THEME DOCUMENTATION CLE COMMENTAIRE

1.1 Memento Audit 18-19 (EFL)

1.2 Index → Conventions

m
réglementées → Sociétés
Conventions anonymes → n° 52550 et s.
réglementées

co
1.3 Note d’information IX (CNCC)

Le rapport spécial du
commissaire aux comptes sur

e.
les conventions et engagements
règlementés (CNCC)

lin
1.4 Rapport sur les Memento Audit 18-19 (EFL) Attention : Le paragraphe 30855 de
comptes l’édition 18-19 précise que la NEP 700,
Index → Rapport sur les qui détermine la structure et le
comptes annuels et consolidés contenu du rapport était alors en
on → Étude d’ensemble → 30850 cours de mise à jour. Cette NEP a
et s. effectivement été mise à jour en
décembre 2018, après la sortie du
Memento Audit. Pour être à jour, il
a-
était donc nécessaire de disposer de
documentation plus récente sur le
sujet (voir ci-dessous).
pt

Note d’information I (CNCC) Cette NI présente l’avantage de


détailler chaque point du rapport, et
om

Les rapports du commissaire de proposer des exemples, qui


aux comptes sur les comptes permettent d’effectuer une
annuels et consolidés comparaison avec le texte proposé en
annexe du sujet du DEC.
Sommaire → 1. Textes de base
.c

et principe d’établissement des


rapports → 1.2 → Principes
d’établissement des rapports →
w

1.23 Résumé de la structure et


du contenu du rapport sur les
comptes annuels → 1.23.1
w

Personnes et entités qui ne sont


pas d’intérêt public
w
NEP 700 – Rapports du Le candidat qui ne disposait pas de la
commissaire aux comptes sur NI mise à jour en décembre 2018
les comptes annuels et pouvait se reporter/citer ces 2 NEP,
consolidés toutefois beaucoup plus synthétiques.

NEP 702 - Justification des


appréciations dans les rapports
du commissaire aux comptes

m
sur les comptes annuels et
consolidés des personnes et

co
entités qui ne sont pas des
entités d'intérêt public

1.5 Document relatif Comité des normes

e.
au bénéficiaire professionnelles (CNP 2017-17,
1.6 effectif / Impact sur 22 mars 2018)
la mission du CAC
1.7

lin
1.8 Intérêts Memento Audit n°3734, 3737,
substantiels et 15130, et 13615
directs dans l’entité
1.9 dont les comptes
on Memento Audit, n° 15625
sont certifiés
a-

1.1 DANS LE CAS D’ESPECE, QUEL EST LE FONDEMENT LEGAL DE L ’AUTORISATION


pt

PREALABLE A LA CONCLUSION D ’UNE CONVENTION ? DANS QUEL(S) CAS N’EST-


ELLE PAS APPLICABLE ?
om

F ONDEMENT LEGAL DE L ’ AUTORISATION PREALABLE A LA CONCLUSION D ’ UNE CONVENTION


.c

Memento Audit n° 52670 Les conventions doivent faire l’objet d’une autorisation préalable à leur
conclusion par le conseil d’administration ou le conseil de surveillance (C.
com., art. L. 225-38 pour les SA avec conseil d’administration).
w
w

C AS DANS LESQUELS ELLE N ’ EST PAS APPLICABLE


w

Conseil : Ici, la question est formulée de façon négative (« quand la procédure n’est-elle pas
applicable ? »). Pour y répondre, il faut donc commencer par reprendre les conditions qui
rendent la procédure obligatoire et lister les cas dans lesquels elles ne sont pas remplies, avant
de rechercher des exceptions.
L’autorisation préalable n’est pas applicable quand les conditions légales ne sont pas réunies ou qu’une
exception est prévue par les textes. C’est notamment le cas quand :

• les parties à la convention ne sont pas des personnes concernées par le régime d’autorisation préalable,
• la nature de la convention ne la place pas dans le cadre des conventions réglementées.

m
Memento Audit n° 52575 Les parties à la convention ne sont pas des personnes concernées par le
régime :

co
• Administrateurs, membres du directoire, membre du conseil de
surveillance, directeurs généraux, directeurs généraux délégués
et actionnaires détenant une fraction des droits de vote
supérieure à 10 %

e.
• Représentants permanents des personnes morales,
administrateurs, que l’article L. 225-20 du Code de commerce
soumet aux mêmes obligations et responsabilité que les

lin
administrateurs en nom personnel
• Entreprises dans lesquelles le directeur général, l’un des
on directeurs généraux délégués ou l’un des administrateurs, des
membres du directoire ou du conseil de surveillance de la société
est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant,
administrateur, membre du conseil de surveillance, ou de façon
générale, dirigeant
a-

Memento Audit n° 52613 et La nature de la convention ne la place pas dans le cadre des conventions
pt

52615 réglementées :

• Conventions interdites
om

• Conventions portant sur des opérations courantes et conclues à


des conditions normales
• Conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient 100
% du capital de l’autre
• Convention relative à la rémunération du président, directeur
.c

général et directeurs généraux délégués, ainsi qu’aux membres


du directoire au titre de leur mandat social
w
w

1.2 APRES LA LECTURE DE L ’ANNEXE, QUELLE REMARQUE JUGEZ -VOUS


PERTINENTE DE PORTER A LA CONNAISSANCE DE MONSIEUR JEAN CONTESTE ?
w

JUSTIFIER VOTRE REPONSE .


Conseil : Une fois situé dans le bon contexte documentaire de la question (voir Sources ci-
dessus), une lecture rapide des sous-titres permet d’accéder plus rapidement aux paragraphes
concernés. Par exemple, dans le Memento Audit, le sous-titre « Avis donné au commissaire
aux comptes » (n° 52685) pouvait attirer le regard compte tenu de la question.

m
ANOMALIE REMARQUE FONDEMENT
LEGAL

co
Courrier signé par Me Lucas L’avis donné au CAC doit provenir du président du conseil C. com., art. L. 225-
Tastroff d’administration 40 et L. 225-88, al.
2

e.
Non-respect des délais Le CAC doit être informé dans le délai d’un mois à compter C. com., art. L. 225-
concernant l’information de la conclusion des conventions autorisées 40 et L. 225-88

lin
relative aux conventions
autorisées et conclues au cours
de l’exercice écoulé
→ Une info du 14 février 2019 (date du courrier) pour une
convention du 12 mars 2018 est donc hors délai.
on
Non-respect des délais Les conventions autorisées au cours d’exercices antérieurs C. com., art. R 225-
concernant l’information et dont l’exécution a été poursuivie au cours du dernier 30, al. 2
relative aux conventions déjà exercice, le dirigeant informe le commissaire aux comptes
a-
approuvées par l’assemblée dans le délai d’un mois à compter de la clôture de
générale l’exercice.
pt

→ L’info relative aux conventions autorisées au cours


d’exercices antérieurs est hors délai (clôture 31/12/2018,
courrier du 14/02/2019)
om

Absence de précisions sur la L’appréciation d’une convention passe par l’analyse de la


qualité d’une partie prenante situation des parties prenantes à cette convention
(Memento Audit n° 52575 et s.)

→ Aucune info relative à M. Axel Haire, cité dans 2


.c

conventions distinctes
w

1.3 INDIQUEZ QUELLES SERAIENT LES CONVENTIONS QUI NE DEVRAIENT PAS


w

FIGURER DANS LE RAPPORT SPECIAL SUR LES CONVENTIONS REGLEMENTEES .


w

JUSTIFIEZ VOTRE REPONSE .

Deux conventions semblent ne pas devoir figurer dans le rapport spécial sur les conventions réglementées :

• de façon certaine, la convention relative à la rémunération du président


• potentiellement la convention relative à la rémunération de compte courant, selon la qualité d’une des
parties contractante (info insuffisante pour se prononcer)

R EMUNERATION DU PRESIDENT

• Rémunération du président, M. Roulsabille


• 84 000 € en 2018 contre 83 500 € l’année précédente

m
co
Memento Audit n° 52615 La rémunération accordée au président n’est pas soumise à la procédure des
conventions réglementées. Cette rémunération est en effet déterminée par le
Conseil d’administration (C. Com., art. L. 225-47 et L. 225-53).

e.
R EMUNERATION DE COMPTE COURANT AU TAUX FISCAL MAXIMAL

lin
• Compte courant débiteur tout au long de l’exercice
• Axel Haire (qualité non précisée)
• 864,36 € sur l’année
on
La qualité de M. Axel Haire n’étant pas précisée, il n’est pas possible de savoir s’il fait partie de la liste des
personnes concernées. Si c’était le cas, la convention serait de toute façon interdite et n’aurait pas à être
mentionnée dans les conventions approuvées au cours d’exercices antérieurs.
a-
Memento Audit n° 52600 Les administrateurs, membres du directoire, membres du conseil de
surveillance, autres que des personnes morales ne peuvent pas contracter,
pt

sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société ni se faire
consentir par elle un découvert, en compte courant ou autrement. Il en va de
même pour le directeur général, les directeurs généraux délégués, les
om

représentants permanents des personnes morales administrateurs.


L’interdiction s’applique également aux conjoints, ascendants et descendants
des personnes visées par les articles L. 225–43 du code de commerce ainsi
qu’à toute personne interposée.
.c

1. 4 A LA LECTURE DU PROJET DE RAPPORT SUR LES COMPTES ET DES EXTRAITS


w

DES COMPTES ANNUELS , VOUS DEVEZ ETABLIR LA LISTE DES ANOMALIES RELEVEES
ET PROPOSER LES RECTIFICATIONS NECESSAIRES (IL N’EST PAS DEMANDE AUX
w

CANDIDATS D’ETABLIR UN NOUVEAU RAPPORT )


Conseil : La Note d’information I. (CNCC) - Les rapports du commissaire aux comptes sur les
w

comptes annuels et consolidés) permet de dresser une checklist de contrôle du projet de


rapport tel qu’il est présenté en annexe et donc de vérifier point par point :

• La structure globale du rapport, au regard du schéma général proposé par la CNCC


dans la NI (NI I. - section 1.22 – Présentation de la structure des rapports)
• Le contenu du rapport, en comparaison avec l’exemple proposé dans ce même
document NI I. - section 1.23 - Résumé de la structure et du contenu du rapport sur
les comptes annuels)

INCOHERENCES ENTRE LES DOCUMENTS DISPONIBLES

m
Capital social - Le montant du capital social affiché en entête du projet (80 000 €) ne semble pas cohérent avec
le montant du capital social qui apparait au passif du bilan (36 000€).

co
e.
lin
on
Dates d’exercice – Erreur sur les dates d’ouverture et de clôture de l’exercice
a-
Date de clôture de l’exercice :
pt
om

Date d’ouverture de l’exercice :


.c
w
w
w

Charges constatées d’avance – Le choix des appréciations, portant sur les charges constatées d’avance, parait
surprenant compte tenu des éléments financiers disponibles (5000 € sur un total de bilan de 6 470 000 €, soit
0,08 %). La justification des appréciations porte sur des « données impliquant notamment des prévisions, des
hypothèses, une appréciation de la direction sur le dénouement d’opérations en cours à la date de clôture. Elles
touchent généralement des éléments pouvant générer des anomalies significatives dans les comptes » (NI I. ,
§7.51 ; NEP 702, §9).
m
co
e.
lin
on
I NFORMATIONS MANQUANTES
Plusieurs informations ou mentions prévues par les textes sont absentes du projet de rapport (éléments issus
du §1.23.1 de la NI I. et de la NEP 700)
a-
1) Mention en entête de l’organe auquel le rapport est destiné
pt

2) Titre de section :

« Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation financière et les
om

comptes annuels adressés aux … [membres de l’organe appelé à statuer sur les comptes] »

3) Mention relative aux délais de paiement :

« Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux
délais de paiement mentionnées à l'article D.441-4 du code de commerce. »
.c

4) Mention relative au rapport sur le gouvernement d’entreprise :


w

« Rapport sur le gouvernement d’entreprise [Informations relatives au gouvernement d’entreprise]

Nous attestons de l’existence, dans le rapport du ... [organe compétent] sur le gouvernement d’entreprise [ou
w

dans la section du rapport de gestion du ... consacrée au gouvernement d’entreprise], des informations requises
[par l’article L.225-37- 4 du code de commerce ou par les articles L.225-37-3 et L.225- 37-4 du code de
commerce]. »
w

R EPRESENTANTS DE LA SOCIETE ET ORGANE DELIBERANT


Le projet de rapport contient plusieurs confusions les actionnaires de la société, le président du conseil
d’administration ou le conseil lui-même.
1) La mission d’audit n’est pas confiée au commissaire aux comptes par le conseil d’administration mais par
l’assemblée générale de la société (Memento Audit n° 2242 ; C. com., art. L. 221-6):

m
co
2) La section relative au rapport de gestion fait référence au « rapport de gestion de la Présidente » (il s’agit d’un

e.
Président du Conseil d’administration) et aux documents adressés « à l’actionnaire » (et non aux actionnaires).

lin
on
a-
AUTRES ERREURS
pt

1) L’intitulé du projet est « Rapport général sur les comptes annuels » alors que les normes prévoient « Rapport
sur les comptes annuels » :
om
.c

2) La ligne « Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en
w

France, aux vérifications spécifiques prévues par la loi » doit être remplacée par « Nous avons également
procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques
prévues par les textes légaux et réglementaires » :
w
w
3) Une référence au Code de commerce est erronée (mention de l’article R. 823-10 au lieu du L. 823-10) :

m
4) Mention erronée à « l’association » au lieu de « la société » :

co
e.
lin
on
5) Le projet de rapport est signé par la collaboratrice, et non par le commissaire aux comptes :
a-
pt
om
.c
w

1.5 LE COMMISSAIRE AUX COMPTES DOIT -IL VERIFIER QUE LA SOCIETE DEPOSE AU
GREFFE DU TRIBUNAL LE DOCUMENT RELATIF AU BENEFICIAIRE EFFECTIF ?
w
w

CNP 2017-17, 22 mars 2018 Non. Selon le Comité́ des normes professionnelles, dans la mesure où le
commissaire aux comptes ne saurait être le « gardien de toute la légalité́ de
l’entité́ contrôlée », il n’a pas l’obligation, dans le cadre de sa mission telle
qu’elle est définie par la loi, de vérifier, de manière systématique, que la
société́ a déposé́ le document relatif au bénéficiaire effectif au greffe du
tribunal de commerce.
1.6 SELON VOUS, LE NON-DEPOT DU DOCUMENT CONSTITUE -T-IL UNE
IRREGULARITE ?
CNP 2017-17, 22 mars 2018 Les S.A doivent déposer au greffe du tribunal de commerce, pour être annexé
au registre du commerce et des sociétés (RCS), un document relatif aux

m
bénéficiaires effectifs contenant notamment des éléments d'identification et
les modalités du contrôle (C. mon., art. L. 561-46).

co
Ce document doit être déposé́ lors de la demande d'immatriculation au RCS
ou au plus tard dans un délai de 15 jours à compter de la délivrance du
récépissé́ de dépôt de dossier de création d'entreprise. Un nouveau document
doit être déposé́ dans les 30 jours suivant tout fait ou acte rendant nécessaire

e.
la rectification ou le complément des informations qui y sont mentionnées (C.
mon., art. R. 561-55).

lin
Constatant que le fait de ne pas communiquer les informations concernées au
greffe du tribunal de commerce n’est pas conforme à ces dispositions, le
Comité des normes professionnelles estime que cette situation constitue donc
une irrégularité.́
on
1.7 L’ENTITE A COMMUNIQUE AU COMMISSAIRE AUX COMPTES LE DOCUMENT
a-
RELATIF AUX BENEFICIAIRES EFFECTIFS . CELUI-CI AYANT CONSTATE DES
INEXACTITUDES DANS SON CONTENU , QUELLES SONT SES OBLIGATIONS ?
pt

La constatation de ces inexactitudes soulève plusieurs questions :


om

• La correction de ces inexactitudes


• L’information éventuelle de l’organe délibérant
• Une potentielle révélation des faits délictueux au Procureur de la République

CNP 2017-17, 22 mars 2018 Correction des inexactitudes et information de l’organe délibérant - Le
.c

Comité́ des normes professionnelles considère qu’il est possible de raisonner


par analogie avec la situation du non-dépôt des comptes au greffe lorsque le
commissaire aux comptes a connaissance, ou est informé, que l’entité́ n’a pas
w

déposé́ au greffe le document relatif au bénéficiaire effectif :

• si l’entité régularise cette situation sur demande du CAC, et dans la


w

mesure où l’information ne présenterait plus d’intérêt pour les


membres de l’organe délibérant, le CAC peut s’abstenir de signaler
w

l’irrégularité ;

Si le CAC ne parvient pas à obtenir la copie du document matérialisant la


réception par le greffe ou si l’entité́ lui indique qu’elle n’entend pas procéder
à la régularisation, l’irrégularité doit être communiquée à l’organe délibérant
(C. com., art. L. 823-16) à la plus prochaine réunion par une communication
ad hoc.

CNP 2017-17, 22 mars 2018 Révélation des faits délictueux - Des sanctions pénales sont prévues en cas de
non-dépôt du document relatif aux bénéficiaires effectifs ou de dépôt d’un
document comportant des informations inexactes ou incomplètes : 6 mois

m
d'emprisonnement et 7 500 € d'amende, voire des peines d'interdiction de
gérer et de privation partielle des droits civils et civiques, ou des peines
spécifiques aux personnes morales (C. mon., L. 561-49).

co
De son côté, les commissaires aux comptes doivent révéler au procureur de la
République les faits délictueux dont ils ont eu connaissance (C. com., art. L.
823-12, al. 2).

e.
Le Comité́ des normes professionnelles estime donc que le commissaire aux
comptes peut avoir eu connaissance de faits susceptibles de recevoir une

lin
qualification pénale dans le cas où il constate :

• une absence de communication des informations au greffe du


tribunal de commerce
on • ou des informations inexactes ou incomplètes.

Dans ce cas, il doit procéder à la révélation de ces faits délictueux au procureur


de la République. Il peut toutefois indiquer dans le courrier qu’il envoie à cet
a-
effet que l’entité́ a procédé́ à la régularisation, le cas échéant.

Exception : Le commissaire aux comptes n’a pas à procéder à cette révélation


lorsque l’irrégularité́ a un caractère manifestement non intentionnel. La CNP
pt

précise que la nouveauté́ du dispositif relatif au registre des bénéficiaires


effectifs pourrait dans certains cas être à l’origine de simples irrégularités à
om

caractère manifestement non intentionnel.

→ Il appartient donc au commissaire aux comptes d’apprécier cette situation


particulière au vu de ces éléments.
.c
w

1.8 D’APRES VOUS, LE FAIT QU’ELLA TOUFEAU DETIENNE UN INTERET


SUBSTANTIEL NUIT-IL A LA MISSION ? ET SI OUI, QUELLE(S) SANCTION(S)
w

ENCOURT ELLA TOUFEAU ?


w

Conseil : Pour répondre de façon exhaustive à une question générale portant sur des sanctions,
il faut considérer les différents types de responsabilités : disciplinaire, civile et pénale.
R ESPONSABILITE CIVILE
A ce stade, la responsabilité civile, qui implique l’existence d’un préjudice, ne peut être engagée, aucun préjudice
n’étant démontré ou prévisible ici.

R ESPONSABILITE PENALE
Quelles sont les conditions générales de la reconnaissance d’une responsabilité pénale ?

Memento Audit n° 13575 à La reconnaissance d’une responsabilité pénale implique l’existence :

m
13586
• d’un élément légal : pas d’infraction sans texte, la loi pénale étant
d’interprétation stricte (pas de raisonnement par analogie) ;

co
• d’un élément matériel : au minimum un commencement
d’exécution ;
• d’un élément moral : existence d’une faute, qui peut être

e.
intentionnelle ou résulter d’une imprudence ou d’une négligence

Même si l’on considère que les éléments matériel (détention des parts) et moral (non-respect des règles
déontologiques) sont réunis, l’élément légal existe-t-il dans ce cas ?

lin
Memento Audit n° 13615 Le fait, pour un commissaire aux comptes, soit en son nom personnel, soit au
titre d’associé dans une société de commissaire aux comptes, d’accepter,
d’exercer ou de conserver ses fonctions, nonobstant les incompatibilités
on
légales, est puni d’un emprisonnement de 6 mois et d’une amende de 7 500 €
(C. com., art. L. 820-6). Sont notamment visés les liens et situations
incompatibles avec l’exercice de la mission.
a-

→ Toutefois, on l’a vu plus haut, la loi pénale est d’interprétation stricte, et il n’est pas possible d’appliquer à la
pt

collaboratrice un texte qui n’est prévu que pour une personne qui exercerait « les fonctions de commissaire aux
comptes ». La responsabilité pénale ne peut donc être retenue.
om

R ESPONSABILITE DISCIPLINAIRE

La collaboratrice du commissaire aux comptes est-elle soumise aux règles déontologiques applicables en matière
de liens financiers ?
.c

Memento Audit n° 3734 Sont visés non seulement le CAC mais également ses salariés et collaborateurs,
toute autre personne participant à la mission de certification ainsi que les
personnes qui leur sont étroitement liées.
w
w

La participation de 25 % d’Ella Toufeau rentre-t-elle dans la définition des liens financiers incompatibles avec la
tenue de la mission ?
w

Memento Audit n° 3737 Le Code de déontologie (art. 26) définit notamment les liens financiers comme
l’acquisition ou la détention, directe ou indirecte, d’actions ou de tous autres
titres donnant ou pouvant donner accès, directement ou indirectement, au
capital ou aux droits de vote de la personne ou de l’entité.
Quelles sont les sanctions prévues dans cette situation en matière disciplinaire ?

Memento Audit n° 15130 Le H3C peut sanctionner dans le cadre d’une procédure disciplinaire, les
salariés du CAC, et toute autre personne participant à la mission de
certification pour manquement aux dispositions liées à la détention d’intérêts
substantiels et directs dans l’entité dont les comptes sont certifiés (Ord. 17
mars 2016).

m
Sont susceptibles d’être poursuivis, dans le cadre d’une procédure de
sanction, les manquements objectifs de ces personnes sans qu’il n’y ait à
rechercher un élément intentionnel dans la réalisation de ces manquements.

co
Sanctions applicables (C. com., art. L. 824-3) :

• interdiction pour une durée n’excédant pas 3 ans d’exercer des

e.
fonctions d’administration ou de direction au sein d’EIP et des
fonctions de CAC ;
• paiement, à titre de sanction pécuniaire, d’une somme n’excédant

lin
pas la somme de 50 000 €

on
1.9 SI LES FAITS SONT AVERES , DEVANT QUELLE INSTANCE OU JURIDICTION SERA
a-
CONVOQUEE ELLA TOUFEAU ?
pt

Memento Audit n° 15625 La procédure est organisée de manière contradictoire, qu’elle se déroule
devant la commission régionale de discipline ou devant la formation restreinte
du Haut Conseil. Lorsque le Haut Conseil décide que les faits sont susceptibles
om

de justifier une procédure de sanction, il lui appartient de définir la formation


compétente pour statuer et de le notifier à la personne poursuivie (C. Com.,
art. L. 824-10).
.c
w
w
w

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