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Introduction au Calcul Intégral

Ce document décrit le calcul intégral et ses propriétés. Il définit l'intégrale comme l'aire sous la courbe d'une fonction et présente des méthodes pour calculer des intégrales ainsi que le lien entre intégrale et primitive d'une fonction.

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Introduction au Calcul Intégral

Ce document décrit le calcul intégral et ses propriétés. Il définit l'intégrale comme l'aire sous la courbe d'une fonction et présente des méthodes pour calculer des intégrales ainsi que le lien entre intégrale et primitive d'une fonction.

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1

CALCUL INTÉGRAL (Chapitre 1/2)


Tout le cours en vidéo : [Link]

En 1696, Jacques Bernoulli reprend le mot latin « integer », déjà


utilisé au XIVe siècle, pour désigner le calcul intégral. A cette
époque, on partait de l’équation de la courbe pour calculer l’aire
sous la courbe, c’est à dire du « bord » de la surface à la surface
entière (intégrale).
Au milieu du XIXe siècle, les sciences sociales reprennent le mot
pour exprimer l’idée qu’une personne s’intègre à un groupe.

I. Intégrale et aire

1) Unité d'aire

Dans le repère (O, I, J), le


rectangle rouge a comme
dimension 1 sur 1. Il s'agit du
rectangle "unité" qui a pour aire 1
unité d'aire. On écrit 1 u.a.
L'aire du rectangle vert est égale à 8 fois l'aire du rectangle rouge.
L'aire du rectangle vert est donc égale à 8 u.a.
Lorsque les longueurs unitaires sont connues, il est possible de convertir les unités
d'aire en unités de mesure (le cm2 par exemple).

2) Définition

Définition : Soit f une fonction continue et positive sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].


On appelle intégrale de f sur [𝑎 ; 𝑏] l'aire, exprimée en u.a., de la surface délimitée
par la courbe représentative de la
fonction f, l'axe des abscisses et les
droites d'équations 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏.

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2
3) Notation
L'intégrale de la fonction 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] se note :
!
* 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
"
Et on lit « intégrale de 𝑎 à 𝑏 de 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ».

Cette notation est due au mathématicien allemand Gottfried Wilhelm von


Leibniz (1646 ; 1716). Ce symbole fait penser à un "S" allongé et s'explique
par le fait que l'intégral est égal à une aire calculée comme somme infinie
d'autres aires.
Plus tard, un second mathématicien allemand, Bernhard Riemann (1826 ;
1866) établit une théorie aboutie du calcul intégral.

Remarques :
- 𝑎 et 𝑏 sont appelés les bornes d'intégration.
- 𝑥 est la variable. Elle peut être remplacée par toute autre lettre qui n'intervient pas
par ailleurs.
! !
Ainsi on peut écrire : ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡.
"𝑑𝑥" ou "𝑑𝑡" nous permet de reconnaître la variable d'intégration.

Exemple :
L'aire de la surface délimitée par la courbe représentative de la fonction 𝑓 définie par
𝑓(𝑥) = 𝑥 # + 1, l'axe des abscisses et les droites d'équations 𝑥 = −2 et 𝑥 = 1 est
$
l'intégrale de la fonction 𝑓 sur l'intervalle [-2 ; 1] et se note ∫%# 𝑥 # + 1 𝑑𝑥.

Un logiciel de calcul formel permet d'obtenir l'aire cherchée.

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3
Méthode : Déterminer une intégrale par calculs d'aire
Vidéo [Link]

1
a) Tracer la représentation graphique de la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = 2 𝑥 + 3 dans
un repère orthonormé.
&
b) Calculer ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥.

a)

&
b) Calculer ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 revient à calculer l'aire de la surface délimitée par la courbe
représentative de la fonction f, l'axe des abscisses et les droites d'équations 𝑥 = −1
et 𝑥 = 5.
&
Donc par dénombrement, on obtient : ∫%$ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 21 𝑢. 𝑎. +3 𝑢. 𝑎. = 24 𝑢. 𝑎.

4) Encadrement de l'intégrale d'une fonction monotone et positive

Soit une fonction f continue, positive et monotone sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].


!%"
On partage l'intervalle [𝑎 ; 𝑏] en n sous-intervalles de même amplitude 𝑙 = ' .
Sur un sous-intervalle [𝑥 ; 𝑥 + 𝑙 ], l'aire sous la courbe est comprise entre l'aire de
deux rectangles :
- l'un de dimension l et 𝑓(𝑥) qui a pour aire
l x 𝑓(𝑥);
- l'autre de dimension l et 𝑓(𝑥 + 𝑙) qui a
pour aire l x 𝑓(𝑥 + 𝑙).

Sur l'intervalle [𝑎 ; 𝑏], l'aire sous la courbe


est comprise entre la somme des n
rectangles "inférieurs" et la somme des n
rectangles "supérieurs".

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4
Voici un algorithme écrit en langage naturel permettant d'obtenir un tel encadrement.

Langage naturel
Définir fonction rectangle(a, b, n)

L ← (b-a)/n
x←a
m←0
p←0

Pour i allant de 0 à n-1


m ← m+Lxf(x)
x ← x+L
p ← p+Lxf(x)
FinPour

Afficher m et p

Exemple :
Avec Python, on programme l'algorithme pour la
fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 # .

On exécute plusieurs fois le programme pour obtenir


un encadrement de l'intégrale de la fonction carré sur
[1 ; 2].

En augmentant le nombre de sous-intervalles, la précision du calcul s'améliore car


l'encadrement formé de rectangles inférieurs et supérieurs se resserre autour de la
courbe.

On vérifie avec un logiciel de calcul formel :

Calculer une intégrale avec la calculatrice :


Vidéo TI [Link]
Vidéo Casio [Link]
Vidéo HP [Link]

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5
5) Extension aux fonctions de signe quelconque

Définition : Soit f une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].


!
On appelle intégrale de f sur [𝑎 ; 𝑏] le nombre 𝐼 = ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 défini par :
- si 𝑓 est positive sur [𝑎 ; 𝑏] : 𝐼 = 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐸),
- si 𝑓 est négative sur [𝑎 ; 𝑏] : 𝐼 = −𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐸),
où 𝐸 est la surface délimitée par la courbe représentative de la fonction f, l'axe des
abscisses et les droites d'équations 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏.

Exemple :
&
1×1 2×2
* 3 − 𝑥 𝑑𝑥 = − = −1,5
# 2 2

6) Propriétés

Propriétés : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle I et 𝑎, 𝑏, 𝑐 des réels de I.


"
𝑎) * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 0
"
" !
𝑏) * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = − * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
! "
( ! !
𝑐) Relation de Chasles ∶ * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = * 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
" ( "

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Remarque :
Si une intégrale est nulle, alors la fonction n'est pas
nécessairement nulle.
Par exemple :
# * #
* 𝑥 ) 𝑑𝑥 = * 𝑥 ) 𝑑𝑥 + * 𝑥 ) 𝑑𝑥 = 0
%# %# *
La courbe représentative de la fonction cube est en
effet symétrique par rapport à l’origine du repère,
donc :
* #
* 𝑥 𝑑𝑥 = − * 𝑥 ) 𝑑𝑥
)
%# *

II. Intégrale et primitive

1) Fonction définie par une intégrale

Théorème : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].


+
La fonction 𝐹 définie sur [𝑎 ; 𝑏] par 𝐹(𝑥) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 est la primitive de 𝑓 qui s’annule en
𝑎.

Démonstration au programme dans le cas où 𝑓 est strictement croissante :


Vidéo [Link]
- 1er cas : ℎ > 0
On considère deux réels 𝑥 et 𝑥 + ℎ de l'intervalle [𝑎 ; 𝑏].
𝐹.𝑥+ℎ/−𝐹(𝑥)
On veut démontrer que : lim ℎ
= 𝑓(𝑥).
,→*
+0, +
𝐹(𝑥 + ℎ) − 𝐹(𝑥) = * 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 − * 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡
" "
+0, "
= * 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 + * 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡
" +
+0,
= * 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡
+

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7

On a représenté ci-contre, la courbe de la


fonction f (en vert). Cette différence est égale
à l'aire de la surface colorée en rouge.

Elle est comprise entre les aires des


rectangles ABFE et ABHG.

Or, 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴𝐵𝐹𝐸) = ℎ × 𝑓(𝑥) et


𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴𝐵𝐻𝐺) = ℎ × 𝑓(𝑥 + ℎ).
Comme 𝑓 est croissante sur [𝑎 ; 𝑏], on a :
ℎ × 𝑓(𝑥) < 𝐹(𝑥 + ℎ) − 𝐹(𝑥) < ℎ × 𝑓(𝑥 + ℎ)
Puisque ℎ > 0, on a :
𝐹(𝑥 + ℎ) − 𝐹(𝑥)
𝑓(𝑥) < < 𝑓(𝑥 + ℎ)

Comme 𝑓 est continue sur [𝑎 ; 𝑏], lim 𝑓(𝑥 + ℎ) = 𝑓(𝑥).
,→*
𝐹.𝑥+ℎ/−𝐹(𝑥)
D'après le théorème des gendarmes, lim ℎ
= 𝑓(𝑥).
,→*
Et donc : 𝐹 1 (𝑥) = 𝑓(𝑥).
𝐹 est donc une primitive de 𝑓.
"
Par ailleurs, 𝐹 s’annule en 𝑎, car 𝐹(𝑎) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = 0.

- 2e cas : ℎ < 0
La démonstration est analogue (les encadrements sont inversés).

Conséquence immédiate :

Théorème : Toute fonction continue sur un intervalle admet des primitives.

Méthode : Étudier une fonction définie par une intégrale


Vidéo [Link]

+𝑡
Soit 𝐹 la fonction définie sur [0 ; 10] par : 𝐹(𝑥) = ∫* 2 𝑑𝑡.
a) Étudier les variations de 𝐹.
b) Tracer sa courbe représentative.

𝑡
a) 𝑡 ⟼ 2 est continue et positive sur [0 ; 10] donc 𝐹 est dérivable sur [0 ; 10] et
𝑥
𝐹 1 (𝑥) = 2 > 0.

Donc 𝐹 est croissante sur [0 ; 10].

On dresse le tableau de variations :

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8
𝑥 0 10
𝐹 1 (𝑥) +
25
𝐹(𝑥)
0

𝐹(𝑥) est égal à l'aire du triangle rouge.


10×5
Ainsi 𝐹(10) = 2 = 25 𝑢. 𝑎.

𝑥×2𝑥 𝑥2
b) Pour tout 𝑥 de [0 ; 10], on a 𝐹(𝑥) = 2 = 4 𝑢. 𝑎.

On a ainsi la représentation graphique de 𝐹 :

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2) Calcul d’intégrales

Propriété : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle [𝑎 ; 𝑏].
!
Si 𝐹 est une primitive de 𝑓 alors ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎).

Démonstration au programme :
Vidéo [Link]
+
La fonction 𝐺 définie sur [𝑎 ; 𝑏] par 𝐺(𝑥) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 est une primitive de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏]
d’après le premier théorème du paragraphe II.
Si 𝐹 est une primitive de 𝑓 alors pour tout 𝑥 de [a ; b], on a : 𝐺(𝑥) = 𝐹(𝑥) + 𝑘, 𝑘 ∈ ℝ.
En effet, deux primitives d’une même fonction diffèrent d’une constante.
"
De plus, 𝐺(𝑎) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = 0 et 𝐺(𝑎) = 𝐹(𝑎) + 𝑘 donc 𝐹(𝑎) = −𝑘 et donc :
𝑘 = −𝐹(𝑎).
!
Or 𝐺(𝑏) = ∫" 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = 𝐹(𝑏) + 𝑘 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎).

Définition : Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle I, 𝑎 et 𝑏 deux réels de I et 𝐹


une primitive de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏].
On appelle intégrale de 𝑓 sur [𝑎 ; 𝑏] la différence 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎).

Notation :
!
* 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = [𝐹(𝑥)]!" = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎)
"

Méthode : Calculer une intégrale à partir d'une primitive


Vidéo [Link]
Vidéo [Link]
Vidéo [Link]

Calculer les intégrales suivantes :


2 & $
3
𝐴 = * # 𝑑𝑥 𝐵 = * 3𝑥 # + 4𝑥 − 5 𝑑𝑥 𝐶 = * 𝑒 %#+ 𝑑𝑥
$ 𝑥 # %$

2
3
𝐴=* #
𝑑𝑥
$ 𝑥
3 1
On note : 𝑓(𝑥) = 2 = 3 × 2
𝑥 𝑥
1 3
Une primitive de 𝑓 est 𝐹 tel que : 𝐹(𝑥) = 3 × ^− 𝑥_ = − 𝑥
Donc :
2
3 32 3 3 9
𝐴 = * # 𝑑𝑥 = `− a = 𝐹(4) − 𝐹(1) = − − b− c =
$ 𝑥 𝑥$ 4 1 4

&
𝐵 = * 3𝑥 # + 4𝑥 − 5 𝑑𝑥
#

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10
= [𝑥 ) + 2𝑥 # − 5𝑥]&#
= 5) + 2 × 5# − 5 × 5 − (2) + 2 × 2# − 5 × 2) = 144

$
𝐶 = * 𝑒 %#+ 𝑑𝑥
%$
1
On note : 𝑓(𝑥) = 𝑒 %#+ = −2 (−2)𝑒 %#+
1
Une primitive de 𝑓 est 𝐹 tel que : 𝐹(𝑥) = −2 𝑒 %#+
Donc :
$
%#+
1 %#+ $
𝐶=* 𝑒 𝑑𝑥 = ` 𝑒 a = 𝐹(1) − 𝐹(−1)
%$ −2 %$
1 %#×$ 1 %#×(%$)
= 𝑒 − 𝑒
−2 −2
1 1
= − 𝑒 %# + 𝑒 #
2 2
1 # 1
= b𝑒 − # c
2 𝑒

3) Propriété de linéarité

Propriété : Soit 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur un intervalle I ; 𝑎 et 𝑏 deux réels


de I.
! !
a) Pour 𝑘 réel, ∫" 𝑘𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑘 ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
! ! !
b) ∫" 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥

Éléments de démonstration :
On applique les propriétés sur les primitives :
- 𝑘𝐹 est une primitive de 𝑘𝑓
- 𝐹 + 𝐺 est une primitive de 𝑓 + 𝑔

Méthode : Calculer une intégrale en appliquant la linéarité


Vidéo [Link]
#6 #6
On pose : 𝐴 = ∫* cos # 𝑥 𝑑𝑥 et 𝐵 = ∫* sin# 𝑥 𝑑𝑥
a) Calculer 𝐴 + 𝐵 et 𝐴 − 𝐵.
b) En déduire 𝐴 et 𝐵.

a) On calcule en appliquant les formules de linéarité :


#6 #6 #6 #6
𝐴 + 𝐵 = * cos # 𝑥 𝑑𝑥 + * sin# 𝑥 𝑑𝑥 𝐴 − 𝐵 = * cos # 𝑥 𝑑𝑥 − * sin# 𝑥 𝑑𝑥
* * * *
#6 #6
= * cos # 𝑥 + sin# 𝑥 𝑑𝑥 = * cos # 𝑥 − sin# 𝑥 𝑑𝑥
* *

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11
#6 #6
= * 1 𝑑𝑥 = * cos 2𝑥 𝑑𝑥
* *
#6
#6
1
= [𝑥 ]* = ` sin 2𝑥a
2 *
1 1
= 2𝜋 = sin(2 × 2𝜋) − sin(2 × 0) = 0
2 2
b) On a ainsi :
𝐴 + 𝐵 = 2𝜋 2𝐴 = 2𝜋
h donc h soit : 𝐴 = 𝐵 = 𝜋
𝐴 − 𝐵 = 0 𝐴 = 𝐵

4) Inégalités

Propriétés : Soit 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur un intervalle I ; 𝑎 𝑒𝑡 b deux réels


de I avec 𝑎 ≤ 𝑏.
!
a) Si, pour tout 𝑥 de [𝑎 ; 𝑏 ], 𝑓(𝑥) ≥ 0 , alors ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0
! !
b) Si, pour tout 𝑥 de [𝑎 ; 𝑏 ], 𝑓(𝑥) ≥ 𝑔(𝑥), alors ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥

Démonstration :
a) Par définition, lorsque 𝑓 est positive, l'intégrale de 𝑓 est une aire donc est positive.
b) Si 𝑓(𝑥) ≥ 𝑔(𝑥) alors 𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥) ≥ 0.
!
Donc en appliquant a), on a : ∫" 𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0.
! ! ! !
Par linéarité, on a ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 − ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0 et donc ∫" 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ ∫" 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥.

Méthode : Encadrer une intégrale


Vidéo [Link]
!
a) Démontrer que pour tout 𝑥 de [0 ; 1], on a : 0 ≤ 𝑒 + ≤ 𝑒 + .
$ !
b) En déduire que : 0 ≤ ∫* 𝑒 + 𝑑𝑥 ≤ 𝑒 − 1.

a) Sur [0 ; 1], 𝑥 # ≤ 𝑥.
!
Comme la fonction exponentielle est croissante et positive sur ℝ, on a : 0 ≤ 𝑒 + ≤ 𝑒 + .

b) On déduit de la question précédente que :


$ $ $
!
* 0 𝑑𝑥 ≤ * 𝑒 + 𝑑𝑥 ≤ * 𝑒 + 𝑑𝑥
* * *
$ $
* 0 𝑑𝑥 = 0 et * 𝑒 + 𝑑𝑥 = [𝑒 + ]$* = 𝑒 − 1
* *
$ !
D'où : 0 ≤ ∫* 𝑒 + 𝑑𝑥 ≤ 𝑒 − 1.

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