Module de Fiscalite Des Salaires - Ena - Egad - Tas - CMS
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ECOLE DE GESTION
ADMINISTRATIVE ET DIPLOMATIE
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CYCLE MOYEN SUPERIEUR
TRAVAIL ET AFFAIRES SOCIALES
ANNEE 2022
La fiscalité des salaires s’entend de l’ensemble des impôts ou prélèvements
fiscaux qui s’appliquent sur les revenus suivants :
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L’établissement du champ d’application de l’impôt consiste à identifier des personnes
imposables ou non, bénéficiaires de revenus imposables ou exonérés, ainsi que
l’espace territorial à l’intérieur duquel l’impôt est dû.
SECTION 1 : LES PERSONNES IMPOSABLES
Les personnes imposables concernent d’une part les bénéficiaires de traitements et
salaires et d’autre part de pensions et rentes viagères.
Paragraphe 1 : Les bénéficiaires des traitements et salaires
Conformément aux dispositions de l’article 117 du CGI : « l’impôt est dû par les
bénéficiaires des revenus imposables ».
Ces revenus sont constitués pour les « salariés » par les traitements, soldes,
indemnités, salaires payés aux intéressés au cours de la même année.
Mais, quelle que soit la dénomination, les traitements et salaires sont définis comme
les rémunérations qui rétribuent l’exercice de la profession de l’agent économique
appelé « salarié ».
Selon le guide juridique, « le salarié est celui qui exécute un travail pour le compte
d’autrui appelé employeur. Il travaille sous les ordres et l’autorité de celui-ci et
perçoit en contrepartie de son travail une rémunération ou un salaire »
Trois critères sont donc nécessaires pour conférer la qualité de salarié à une
personne :
exécute un travail pour le compte d'autrui appelé « employeur » en
vertu d’un contrat écrit ou verbal ;
travaille sous les ordres ou sous l'autorité de celui-ci (lien de
subordination) ;
et perçoit, en contrepartie, une rémunération.
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Exemple : pensions alimentaires (entre ascendants et descendants, et entre époux
suite à divorce ou séparation de corps).
2- Les crédirentiers
Ce sont des personnes qui bénéficient de rentes viagères ou d’allocations sous forme
de dommages et intérêts.
3- Les employeurs
Les employeurs qui versent des salaires supportent également des impôts sur
salaires appelés Contributions employeur.
De ce qui précède, il convient de retenir que les salariés, les retraités, et les
crédirentiers ne sont passibles de l’ITSPRV que s’ils bénéficient de revenus
imposables.
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Le code du travail et les décrets d’applications qui régissent les rapports entre
l’employeur et le salarié prescrivent :
- le principe d’égalité en matière de salaire ;
- la nature et le mode de paiement ;
- la preuve du paiement ;
- le salaire minimum interprofessionnel garanti(SMIG) qui est passé de
36.607frs CFA en 1984 à 60.000 FCFA en 2013.
1- Le salaire de base
C’est la rémunération minimale fixée pour la catégorie professionnelle à laquelle
appartient le salarié. Il est déterminé par le barème des salaires qui s’appuie sur le
niveau de qualification du salarié et le secteur d’activités.
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Les pensions et les rentes viagères sont des allocations périodiques dont le paiement
est en général assuré aux bénéficiaires leur vie durant.
A : Les Pensions
On désigne par le terme de pensions, les allocations, rentes ou indemnités allouées
en contrepartie de droits acquis dans le cadre d'une activité exercée antérieurement
ou de services rendus par le passé.
Il peut s'agir également de sommes compensant la réduction ou la perte d'une
capacité de gain ou bien encore des subsides accordés à une personne pour lui
permettre de vivre.
On distingue :
- Pensions de vieillesse ou de retraite
- Pensions d’invalidité
- Pension alimentaire (entre ascendants et descendants suite à un
divorce).
B : Les rentes viagères
Les rentes viagères sont des allocations périodiques ou arrérages qu'une personne «
le débirentier » s'engage à servir à une autre personne « le crédirentier »
pendant la vie de cette dernière.
La rente viagère résulte, en principe, d'un contrat, d'un engagement, d'une décision
de justice ou d'une disposition testamentaire.
Aussi, toutes les rémunérations perçues par le salarié ou dont bénéficient les
retraités et les crédirentiers sont-elles en principe passible de l’ITSPRV en vertu de
l’article 118 du CGI, sauf exonération expresse prévue à l’article 116 du CGI.
Les revenus exonérés sont les revenus qui entrent dans le champ d’application des
impôts sur salaire mais dont le législateur a décidé d’affranchir de toute imposition
pour des raisons d’ordre social, professionnel…
Les exonérations aux ITSPRV sont principalement contenues dans les dispositions de
l’article 116 du CGI.
D’autres cas d’exonération sont également prévus par la doctrine fiscale à travers la
note de service n°3332 du 26 décembre 2002 du Directeur général des impôts.
Ces exonérations qui concernent aussi bien les traitements et salaires que les
pensions et rentes viagères ont des fondements diversifiés.
être spéciales
les AFE visés par l’exonération sont celles qui correspondent à des dépenses
professionnelles spécifiques à l’activité exercée.
NB : certaines dépenses professionnelles courantes sont exposées par les salariés
dans l’exercice de leur fonction. Ces dépenses sont des frais professionnels frappés
par la déduction forfaitaire de 20%,(CF calcul de l’ITS). C’est l’exemple des frais de
transport engagés par le salarié pour se rendre à son lieu d’emploi ou à son
domicile, des frais de restaurations sur le lieu de travail, des frais de documentation
personnelle…
Elles doivent être engagées dans l’intérêt exclusif de l’entreprise ; toutes dépenses
d’ordre privé incombant par nature aux salariés ne bénéficient pas de l’exonération
prévue à l’article 116-1 du CGI.
De ce qui précède, il convient de noter que les AFE sont des allocations (ou prise en
charge de frais par l’employé ou l’employeur) destinées à couvrir des dépenses
courantes ou spécifiques.
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Lorsque les AFE correspondent à des dépenses professionnelles courantes, elles
sont en principe entièrement taxables parce que déjà pris en compte dans le calcul
du REVENU NET.
En revanche, lorsque les AFE correspondent à des dépenses professionnelles
spécifiques engagées dans l’intérêt de l’entreprise, elles bénéficient d’une
exonération dans la limite du dixième de la rémunération totale
(indemnité comprise, hors avantage en nature.)
- Comparer
1- Le montant de la limite qui est égale à 10% de la rémunération
totale perçue
2- Et le montant total des AFE
Applications
Exercise 1:
Exercice 2
Réponse :
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Paragraphe 2 : Les exonérations à caractère diplomatique
Agents diplomatiques
Ils sont exonérés des impôts directs sur les salaires qu'ils reçoivent du
fait de leurs services, à condition qu'ils ne soient pas ressortissants de l'Etat
accréditaire ou qu'ils n'y aient pas leur résidence permanente.
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NB : Les travailleurs originaires des pays frontaliers de la Côte d'Ivoire sont à
considérer comme ayant habituellement leur résidence permanente en Côte
d'Ivoire. Les intéressés qui sont réputés avoir été recrutés sur place sont dans
tous les cas imposables aux impôts sur salaires.
Ces exonérations concernent les salaires versés par les entreprises agricoles, agro-
industrielles et assimilées (article 116-8 du CGI), aux travailleurs classés dans les
catégories professionnelles prévues à l’article 148 du CGI.
Article 148 du CGI : liste des catégories professionnelles pour les manœuvres,
ouvriers, conducteurs de véhicules automobiles et employés travaillant dans les
entreprises agricoles et assimilées visées au premier paragraphe ci-dessus.
Ce sont des exonérations accordées aux salariés dans le cadre de la mise en œuvre
de la politique d’aide sociale de l’Etat.
Il s’agit :
- des allocations familiales ;
- des allocations concernant certaines maladies
- des cotisations sociales complémentaires ;
- des allocations en cas de départ définitif ;
- etc.
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« Les allocations familiales, les allocations d’assistance à la famille, les majorations
de soldes, d’indemnité ou de pensions attribuées en considération de la situation de
familles »
Sont donc concernées :
NB : L’administration fiscale n’admet cette exonération que dans la mesure où ces
allocations sont versées dans le cadre d’un dispositif légal (législation nationale ou
convention inter professionnelle).
Les allocations, indemnités ou majorations à caractère familial ou social attribuées
contractuellement ou gracieusement par les employeurs, constituent des
suppléments de salaires imposables.
Exemple : frais de scolarité dont le paiement n’est rendu obligatoire par aucun texte
légal réglementaire.
Selon l’article 116-11 du CGI, sont exonérées des impôts sur salaires, « les dépenses
que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des
personnes ayant contracté le VIH/SIDA ainsi que celles correspondant aux coûts
des dialyses pour insuffisance rénale, des personnes atteintes du cancer ainsi
que celles afférentes aux frais de dépistage de cette affection »
Sont également exonérées des impôts sur salaires selon l’article 116-14 du CGI
(annexe fiscale 2005) : « les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la
constitution de boîtes de pharmacie permettant de faire face aux premiers soins
des employés malades, les coûts de traitements du paludisme, de la tuberculose de
l’hépatite virale, du diabète et de l’hypertension artérielle dont ces employés sont
atteints ainsi que les sommes versées aux mutuelles de santé du personnel. »
Ces allocations sont exonérées des impôts sur salaires lorsqu’elles sont
exposées directement par l’employeur par voie de cotisation ou subvention à des
organismes spécialisés ou des associations reconnues d’utilité publique.
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Les cotisations sociales patronales complémentaires (CSPC)
Elles sont prévues à l’article 116-9 du CGI qui dispose que : sont exonérées des
impôts sur salaires « sous la double limite du dixième de la rémunération
mensuelle brut imposable, hors avantage en nature, et d’un montant
mensuelle de 300.000frs, les cotisations patronales versées à des
organismes de retraite et de prévoyance complémentaire. »
Toute autre cotisation prise en charge par l’employeur en vertu soit de conventions
ou accords collectifs, soit de stipulations de contrat de travail individuel est qualifiée
de cotisation sociale patronale complémentaire.
Ces cotisations s’analysent en des compléments indirects de rémunérations versés au
profit du salarié en vue de couvrir des dépenses de nature privée.
Ce sont :
- L’assurance maladie ;
- Les hospitalisations ;
- Les invalidités ;
- L’assurance chômage ;
- La retraite complémentaire…
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2ème étape : comparaison CSPC à la limite la moins élevée des deux limites
déterminées.
Exercice d’application
Réponse
NB : Toute autre indemnité versée en violation des conditions sus-indiquées est
passible de l’ITSPRV.
NB : l’exonération concerne le cumul des montants de 20.000f et 25.000 f CFA (primes
mensuelles de transport).
Exonérer d’ITSPRV, les dépenses engagées par les employeurs, pour la prise en
charge des frais de restauration de leur personnel dans les cantines d’entreprises, à
raison de 30.000f CFA par mois et par salarié.
Par contre, les indemnités de départ dont le montant excède 50.000Frs sont imposées à
concurrence de la moitié de leur montant.
NB : Article 135 du CGI : « la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale est
exonérée de la contribution à la charge des employeurs sur les
indemnités de maternité qu’elle verse ».
De ce qui précède, il ressort que toutes les rémunérations perçues par le salarié ou
dont bénéficient les retraités et les crédirentiers sont en principe passible de l’ITSPRV
en vertu de l’article 118 du CGI, sauf exonération expresse (article 116 du CGI).
Sous réserve des exonérations édictées par l'article 116 du CGI, les articles
118 et 119 au CGI stipulent que la détermination des bases d'imposition de l'ITS
tient compte du :
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Au terme de l’article 118 alinéa 1 du CGI, le revenu brut est constitué de l’ensemble
des éléments de rémunérations que perçoit le salarié, et qui rentrent dans le champ
d’application des impôts sur salaires.
Il s’agit de toutes les rémunérations en numéraires (les sommes d’argent) accordées
aux bénéficiaires mais également de tous les avantages en nature dont ils jouissent.
Les revenus exonérés conformément à l’article 116 du CGI et aux notes de services
du directeur des impôts n°78-DI-ITS du 3 septembre 1968 et n03332 MEF-DGI-DLC-
du 26 décembre 2002 sont déduits de ce montant total brut.
A ceux-ci, il faut ajouter tous les avantages en argent qui doivent être distingués des
avantages en nature.
Ce sont des compléments indirects de rémunérations versés au profit du salarié, en
vue de couvrir des dépenses de nature privée (dépenses de maladie, de retraite
complémentaire, de scolarité, de voyages congés…)
Ces dépenses qui incombent normalement aux salariés et qui sont prises en compte
par l’employeur par la remise d’une somme d’argent ou d’une indemnité ou les
remboursements de frais supportés, ou par le règlement direct aux créanciers, font
d’elles des avantages en argent.
Quelques précisions sont cependant nécessaires pour éviter la confusion entre les
avantages en argent et en nature.
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Logement
Les frais de logement remboursé par l’employeur aux salariés locataires, constituent
un avantage en argent, imposable selon le montant réel des remboursements.
Par contre, l’octroi aux salariés d’un logement dont l’employeur est propriétaire ou
locataire s’analyse comme un avantage en nature imposable selon le mode
forfaitaire.
Télécommunication
A la différence des salariés expatriés qui ont droit à des frais de voyage congé, toute
prise en charge de billet d’avion ou billet de passage d’un employé non expatrié pour
jouir de son congé, s’analyse comme un avantage en argent imposable selon le
montant réel.
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fixées par arrêté du Ministre chargé des finances, les avantages en nature
qui ne sont pas visés par l’arrêté ministériel précité sont tenus pour la
détermination des bases d’imposition pour leur montant réel ».
Il apparait donc deux modes d’évaluation des bases d’impositions à l’ITS, des
avantages en nature :
- Le mode d’évaluation forfaitaire
- Le mode d’évaluation réel
L'article 118 du CGI dispose que l'estimation des rémunérations allouées sous forme
d'avantages en nature est opérée selon les règles fixées par arrêté
N°1028/MEF/DGI du 07 novembre 1996 du Ministre chargé des finances. Le
nouveau barème s’établit comme suit :
1) Logement et accessoires
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c) Domesticité
L’évaluation au réel consiste à retenir dans la base imposable, le montant réel issu
de la facturation.
Conformément aux dispositions de l’article 118 du CGI, les avantages en nature qui
ne figurent pas dans l’énumération de l’arrêté du ministre chargé des finances sus
visé, sont à retenir dans la base d’imposition, pour leur valeur nominale.
La doctrine fiscale, pour pallier cette insuffisance, énumère dans sa note de service
n°3332 du 26 décembre 2002 certains avantages dont l’évaluation se fait selon le
mode réel.
Il s’agit notamment :
De la prise en charge par l’employeur des frais de voyage congés au profit des
salariés recrutés localement ;
De la prise en charge par l’employeur des frais de téléphone à domicile ;
Des frais de gardiennage à domicile, lorsque la prestation de gardiennage est
exécutée et facturée à l’entreprise par une société de gardiennage ;
Des travaux réalisés dans le logement mis à la disposition de l’employé
lorsqu’il s’agit de travaux incombant normalement au locataire et non au
propriétaire ;
De la quote - part des frais de restauration payés par l’entreprise ;
Des prestations liées à l’activité de l’employeur et dont bénéfice gratuitement
le salarié ;
Des biens de l’entreprise acquis par l’employé gratuitement ou a un pris
inférieur à celui qui est pratiqué aux autres clients.
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SECTION 2 : LE REVENU NET IMPOSABLE
Le revenu net imposable est la base sur laquelle seront appliqués les différents
taux d’imposition pour déterminer l’impôt dû.Il est obtenu après soustraction d’un
abattement (réduction) du revenu brut imposable.
Le mode de détermination diffère selon qu’il s’agit des traitements et salaires ou des
pensions et rentes viagères.
Remarque : article 120-al 1 : pour le calcul de l’impôt, toute fraction de revenu annuel
n’excédant pas 1000 F est négligée. En pratique, le barème administratif de calcul des
impôts sur salaire arrondit le montant du revenu net imposable mensuel au millier de franc
inferieur.
Il ressort de ce qui précède que l’assiette de l’impôt est constituée des éléments de
rémunération perçus par le salarié. Ceux-ci s’analysent en revenu imposables et
revenus exonérés. L’impôt dû est calculé à partir des revenus bruts imposables
(déduction faite des revenus exonérés) ou du revenu net imposable, par application
d’un taux prévu à cet effet.
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DEUXIEME PARTIE : LIQUIDATION, DECLARATION ET
PAIEMENT DES ITSPRV
La liquidation est l’opération de calcul de l’impôt sur une période donnée. Le taux
appliqué à la base d’imposition peut être proportionnel ou fixe ou progressif. Il
s’applique suivant les cas avec abattement à la base d’imposition ou non.
Les impôts calculés concernent d’une part les impôts sur salaires à la charge du
salarié et d’autre part, la contribution employeur.
DU SALARIE
Le calcul de l’IS proprement dit s’effectue normalement par application d’un taux fixe
à la base d’imposition.
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A- Le tarif de l’IS
L’article 120 du CGI fixe le taux de l’IS à 1,5%. C’est un taux proportionnel applicable
au revenu net imposable.
Pour rappel, le revenu net imposable est le salaire brut imposable, déduction faite
d’un abattement de 20% sur la base imposable ou sur le taux applicable.
Le calcul de l’impôt peut également se faire par utilisation d’un barème établi par
l’administration.
B - Application
Hypothèse 1
ITS = Revenu Net Imposable x 1,5%
RNI= 600.000 x 80% = 480.000
ITS= 480.000 x 1,5% = 7.200
Ou
Hypothèse 2
= >ITS = Revenu brut imposable x (1,5% x 80%)
=>ITS = 600.000 x 1,2% = 7.200
L’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères proprement dit
(I.S), est perçu simultanément avec les impôts ou prélèvement fiscaux suivants :
1) La Contribution Nationale pour le développement économique, culturel et
social de la Nation (CN) ;
2) L’impôt général sur le revenu(IGR) ;
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C’est la loi 62-61 du 16 février 1962 qui a institué à compter du 1 er janvier 1962,
une Contribution Nationale pour le développement économique, culturel et social de
la Nation (CN). La CN est établie, liquidée et perçue dans les mêmes conditions et
sous les mêmes sûretés que l’IS proprement dit.
Base imposable de la CN
La base imposable de la CN est identique à celle de l’IS proprement dit (80% du
revenu brut imposable)
Tarif de la CN
Le tarif de la CN est progressif et s’applique aux tranches du salaire net imposable.
Calcul de la CN
La CN est calculée selon le barème progressif mensuel ou annuel suivant :
L’application des taux aux tranches de revenus se fait selon que le salaire est
mensuel ou annuel.
Le barème mensuel
Méthode 1
Tranche de revenu net Amplitude Taux de CN
imposable mensuel
Inférieur ou égal à 50.000 f 50.000 0%
De 50.001 à 130.000 f 80.000 1,5%
De 130.001 à 200.000 f 70.000 5%
Supérieur à 200.000 X-200.000 10%
Méthode 2
R= revenu net imposable = Revenu Brut Imposable (B) x 80%
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EXERCICES : utiliser les méthodes 1 et 2 pour déterminer la CN
RNI≤ 50.000
RNI ˃200.000
CN
Le barème annuel
Méthode 1
Tranche de revenu net Amplitude Taux de CN
imposable annuel
Inférieur ou égal à 600.000 600.000 0%
f
De 600.001 à 1.560.000 f 960.000 1,5%
De 1.560.001 à 2.400.000 840.000 5%
f
Supérieur à 2.400.000 X-2.400.000 10%
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Méthode 2
R= revenu net imposable = Revenu Brut Imposable (B) x 80%
L’IGR applicable aux traitements, salaires pensions et rentes viagères est, depuis
l’entrée en vigueur de la loi 67-588 du 31 DEC 1967, retenu à la source dans les
mêmes conditions et sous les suretés que l’ITS.
Le calcul de l’IGR nécessite que soit déterminés :
- La base d’imposition
- Le quotient familial
- Le barème de l’IGR
L’article 2 de la loi sus mentionnée stipule que la base de la retenue de l’IGR est
obtenue à partir du revenu net imposable (RNI), déduction faite de l’IS et de la CN ;
la différence obtenue fait l’objet d’un abattement de 15%
Le principe général de l’application de l’IGR, c’est que l’IGR est un impôt personnel.
Il est donc fonction de la situation de famille exprimée par le quotient familial ‘’Q’’
égal au quotient du revenu net ‘’R’’ sur le nombre de parts ‘’N’’.
Q= R/N
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Ainsi, les contribuables qui ont une charge de famille très élevée connaissent un
allègement de la charge fiscale, par application du quotient familial qui tient compte
du nombre de part dont dispose le salarié.
Détermination du nombre de part(N)
Cas général
L’article 249 du CGI dispose que « Le nombre de parts à prendre en considération
pour la détermination du quotient familial est fixé comme suit »
Cas général 1
Cas particuliers
Célibataire
-Pension de 40% au
moins pour invalidité
de guerre
Cas général 2
Marié Lui-même 2
Exercice d’application :
Calculer le nombre de parts et le quotient familial des salariés ci-dessous ayant les
revenus brut imposables mensuels et les charges de famille suivants :
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4) Les mères célibataires, divorcées, ou séparées de corps, lorsqu’elles sont
chargées de famille (chef de famille), peuvent bénéficier du nombre de parts
correspondant aux enfants dont elles ont légalement la garde.
Pour pouvoir bénéficier du nombre de parts correspondant aux enfants dont elle a la
charge, la femme mariée ou la mère célibataire doit produire :
Par dérogation aux dispositions de l’article 248 du CGI, le revenu imposable des
contribuables célibataires, divorcés ou veufs n’ayant pas d’enfants à leur charge
est divisé par 1.5 lorsque ces contribuables :
Pour tous ces cas prévus par l’article 249 du CGI, le nombre de parts à prendre
en considération est donc de 1.5
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Pour l’enfant mineur salarié ;
Aux termes de l’article 250 du CGI, la situation de famille à retenir est celle existant
au 1er janvier de l’année de versement du salaire, toutefois, en cas de mariage du
salarié ou d’augmentation de ses charges de famille en cours d’année, il est fait état
de la situation au 31 Décembre de ladite année ou à la date de départ ou de décès.
En d’autres termes, la situation à retenir est celle qui est favorable au travailleur.
-Veuf
-Marié
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mineurs sont Enfant mineur 01 1.5 0.5
salariés
Barème de l’IGR
N IGR exigible
10
110
15
115
20
120
25
125
35
135
45
145
33
60
160
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ILLUSTRATION : M. DJANGONE a un revenu net imposable de 750.000F. Sur ce
revenu, il acquitte un IS de 11.250F et une CN de 59.700F.
Il est célibataire et père de 3 enfants dont 2 mineurs et un enfant majeur infirme.
Base IGR = [R – (IS + CN)] x 85%
Nombre de parts
Lui-même (1,5) ; les enfants mineurs (0,5 x 2= 1) ; enfant majeur infirme (1)
Total N = 3,5
Quotient familial(QF)
QF = R/N = 577.000/3,5 = 164.857 (ce montant permet de repérer la formule de
calcul de l’IGR dans le barème)
IGR DÛ
IGR = Rx25/125) – (11.250 x N) = 577.193 x25/125 – (11.250 x 3,5)
= 115.439 – 39.375 = 76.064
Les articles 134, 136,143 et suivants posent le principe et les modalités de calcul des
différents prélèvements dus par l’employeur.
Il résulte de la lecture combinée de ces dispositions que quatre prélèvements sont
acquittées par l’employeur dont deux vont au Budget de l’Etat et deux au Fonds BNI.
Au terme de l’article 134-1° « les sommes payées au titre des traitements, salaires,
soldes, ……………………….., donnent lieu au versement d’une contribution à la charge
des employeurs qui paient ces sommes que ceux-ci soient ou non installées en Côte
d’Ivoire ».
Cette contribution n’est due que pour le personnel expatrié c’est-à-dire le salarié qui
remplit les critères ci-dessous définis par la Note n° 2409/SEPMBPE/DGI-DLCD
du 20 juin 2018 :
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Bénéficier d’un contrat de travail expatrié, quelle que soit la nationalité ;
Etre de nationalité étrangère, occuper des fonctions de direction ou
d’encadrement ou percevoir des rémunérations, avantages en nature compris,
supérieures à celles habituellement perçues par les salariés de nationalité
ivoirienne.
Ces critères sont valables pour le personnel binational.
La circonstance d’être recrutés en Côte d’Ivoire n’est pas suffisante pour conférer la
qualité de personnel local.
La contribution nationale/employeur
En plus des premières contributions, l’article 143 et 146 du CGI indiquent qu’il est créé
deux autres taxes à la charge de l’employeur.
En outre, l’article 2 (Titre II) et l’article 13 (Titre III) du texte 10, divers textes fiscaux
(CGI), en donnent plus de précisions.
Ces différents prélèvements constituent une participation des employeurs au
financement de la formation continue de leurs employés.
Ils sont assis et perçus dans les conditions et sous les mêmes sûretés que la
contribution de base (CE et CN).
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Taxe additionnelle pour la 1,5% 1,5% Fonds BNI
formation professionnelle
continue
Total 1,5% 1,5%
Abattement de 20% 0,7% 3%
Taux d’usage 2,8% 12%
Paragraphe 1 : Tenue d'un registre des retenues opérées (art. 125 CGI)
Le registre des retenues opérées peut être constitué par le livre de paie ou
par un livre spécial. Ce registre qui doit servir de base au calcul des retenues des
impôts sur salaires doit pour chaque personne rétribuée mentionner :
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Les employeurs ou débirentiers doivent délivrer une pièce mentionnant le
montant des retenues effectuées.
Le bulletin de salaire ou de pension constitue normalement cette pièce
justificative.
Chaque paiement auprès du Receveur des impôts doit être accompagné d'une
déclaration réglementaire des impôts sur les salaires (voir imprimé).
- nom et prénoms ;
- emploi ou qualité ;
- code-d'emploi ;
38
- etc
39
Il comporte en outre un tableau de vérification des versements effectués et de
rapprochement avec la comptabilisation des salaires.
A l'appui de cet état, les employeurs doivent fournir la liste de leurs employés qui
ont quitté définitivement leur emploi en mentionnant pour chacun d'eux :
- La date de départ ;
- Le montant du salaire d'activité ;
- La durée du préavis ;
- La durée du congé ;
- La nature et le montant de toutes les rémunérations perçues à
l'occasion du départ définitif (indemnités de congés payés, de
préavis, de licenciement, de rupture de contrat, de départ à la
retraite, prime d'ancienneté, gratifications pour services rendus,
etc ...).
L'article 127 du Code Général des Impôts oblige les employeurs à déposer à la
Direction Générale des Impôts, au plus tard le 30 avril de chaque année un état
récapitulatif des salaires versés aux personnes qu'ils ont occupées au cours de
l'année précédente.
40
b) Article 161-1 ° deuxième alinéa : les ITS à la charge des salariés et
crédirentiers, retenus à la source.
c) Article 161-2° : Les ITS éventuellement recouvrés par voie de rôle par
les comptables de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du
Trésor (DGCPT)
a) Article 162-1 ° du LPF : Les contributions (ou les ITS) à la charge des
employeurs
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N.B : Ce sont les droits éludés qui sont majorés.
1 °) Déclaration déposée hors délai (et dans les 30 jours d'une demande de
l'administration) : (article 163-1° alinéa)
Majoration de 10 %.
4°) Les droits ou les suppléments de droits mis à la charge des contribuables
dans le cadre d'une procédure de RECTIFICATION D'OFFICE sont majorés
de 100% (article 163-3°).
C/ Autres majorations
200% pour les droits évalués d'office dans le cadre d'une procédure
d'opposition à contrôle fiscal : article 164 du LPF
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Paragraphe 4 : Les sanctions pénales
(voir article 171 à 180 du LPF)
A/ Les employeurs et débirentiers qui ne reversent pas les retenues d'impôt sur les
salaires qu'ils ont opérées commettent un délit d'escroquerie dès qu'une
contrainte leur a été décernée (article 07 de la loi N° 67-588 du 31/12/1967). Ils
sont poursuivis, à la requête du Ministère chargé des Finances, devant le tribunal
d'instance siégeant en matière correctionnelle.
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