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ÉCOLE POLYTECHNIQUE OPTION M’

CONCOURS D’ADMISSION 1985

PREMIÈRE COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES (4 heures)

Dans tout le problème, E est un espace vectoriel réel de dimension finie n > 2. Pour tout couple (A, B)
d’endomorphismes de E , on note AB le composé A ◦ B. Pour tout entier i > 0, Ai est l’endomorphisme de
E défini par récurrence par Ai+1 = Ai A avec A0 = I, automorphisme identique de E ; pour tout polynôme
n n
αi X i d’une variable, à coefficients réels, P (A) désigne l’endomorphisme αi Ai .
P P
P (X) =
i=0 i=0
L’image et le noyau de A sont respectivement notés Im A et Ker A. Si F est un sous-espace vectoriel de E
tel que F contienne l’image A(F ) qu’en donne A, on dit que F est stable par A. Enfin, s’il existe un entier
q > 0 tel que Aq = 0, on dit que A est nilpotent et le plus petit de ces entiers q s’appelle indice de nilpoence
de A.

Dans toute cette partie, L est un endomorphisme nilpotent de E et on note p son indice de nilpotence.
1. a. Soit i un entier positif ou nul. Montrer que l’égalité Ker Li = Ker Li+1 équivaut à l’égalité
Im Li = Im Li+1 et qu’elle entraı̂ne Im Lj = Im Li pour tout j > i.
b. Montrer que si Ker Li est différent de E , alors il est aussi différent de Ker Li+1 .
c. Montrer que la dimension du noyau de Li croı̂t strictement avec l’exposant i sur l’ensemble des
entiers de l’intervalle [0, p]. En déduire que Ln = 0, et que, si p = n, la dimension du noyau de
Li est égale à i pour tout entier i de l’intervalle [0, n].
2. Dans cette question, on suppose qu’il existe un entier h de l’intervalle [1, n − 1] tel que Lh soit de rang
n − h.
a. Établir que pour tout entier j de [1, h], le rang de Lj est n − j.
b. Pour tout entier i > 0, établir une relation entre les dimensions des sous-espaces Im Li , Im Li+1
et Im Li ∩ Ker L.
c. Quel est l’indice de nilpotence de L ?
3. Dans cette question, on suppose le rang de L égal à n − 1.
a. Soit F un sous-espace vectoriel de E stable par L et de dimension r > 1 ; on note M la restriction
de L à F .
Montrer que pour tout entier j de [1, r], les noyaux de Lj et de M j sont égaux. Quel est le noyau
de Lr ?
b. Caractériser les sous-espaces vectoriels de E stables par L à l’aide des noyaux des endomorphismes
Li .
4. Dans cette question, on suppose que l’indice de nilpotence p de L est strictement compris entre 1 et
n et on note e un élément de E tel que Lp−1 (e)6=0.
a. Établir que la famille (e, L(e), · · · , Lp−1 (e)) est libre ; on note G le sous-espace vectoriel de E
qu’elle engendre.
b. Soient e0 un élément du dual E ∗ de E , non orthogonal à Lp−1 (e), et tL l’endomorphisme de E ∗
transposé de L. Vérifier pour tout entier i > 0 l’égalité des endomorphismes t(Li ) et tLi , qu’on
notera désormais tLi . Quelle est la dimension du sous-espace vectoriel H ∗ de E ∗ engendré par
les tLi (e0 ) quand i parcourt l’ensemble des entiers positifs ou nul ? Quelle est la dimension du
sous-espace H de E constitué des éléments de E orthogonaux à tous les éléments de H ∗ ?

1
c. Montrer que H est stable par L et que E est la somme directe de G et de H .
d. Montrer que E est la somme directe de s sous-espaces vectoriels E` , (` = 1, . . ., s) dont chacun
est stable par L et a pour dimension l’indice de nilpotence de la restriction de L à ce même
sous-espace.
II
Dans toute la suite du problème, pour tout couple (A, B) d’endomorphisme de E , on note [A, B] l’endomor-
phisme AB − BA.
Dans cette partie II, A et B sont des endomorphismes non nuls de E et α un réel non nul tels que
[A, B] = αB.
1. a. Pour tout triplet (U, V, W ) d’endomorphismes de E , vérifier l’égalité
[U, V W ] = [U, V ] W + V [U, W ].
b. Soient P un polynôme d’une variable à coefficients réels et P 0 son polynôme dérivé. Établir
l’égalité
[A, P (B)] = αBP 0 (B)
et en déduire que, pour tout entier k > 0, Ker B k est stable par A.
c. Établir l’existence d’un polynôme P non nul tel que P (B) = 0 et montrer que B est nilpotent
(on pourra utiliser l’endomorphisme dPn (B) − BPn0 (B) où Pn est un polynôme non nul de degré
minimal d tel que Pn (B) = 0).
2. Dans cette question, on suppose que le rang de B est n − 1.
a. Quel est le rang de B n−1 ? Comment peut-on choisir x dans E de façon qu’en posant xk = B n−k (x)
pour tout entier k de [1, n], la famille (x1 , . . ., xk ) soit, pour tout k, une base de Ker B k ?
b. Montre que x1 est un vecteur propre de A, dont on notera λ la valeur propre associée. Quelle
est la forme de la matrice de A relative à la base (x1 , . . ., xn ) ? En déduire en particulier que
λ − (n − 1)α est une valeur propre de A.
c. Montrer que si x est un vecteur propre de A, associé à la valeur µ, B(x) est un vecteur nul ou un
vecteur propre de A, dont on précisera la valeur propre associée.
d. Soit en un vecteur de A associé à la valeur propre λ − (n − 1)α ; pour tout entier k de [1, n], on
pose ek = B n−k (en ). Montrer que (e1 , . . ., en ) est une base de E dans laquelle A se diagonalise et
rappeler les expression des matrices de A et B relatives à cette base.
III
Dans cette partie, A, B, C sont trois endomorphismes non nuls de E et α et β deux réels non nuls tels que
[A, B] = αB, [A, C] = βC, [B, C] = A.
1. Calculer la valeur de (α + β) [B, C] et en déduire que α et β sont nécessairement opposés.
2. Dans cette question, on suppose que le rang de B est n − 1.
a. Trouver numériquement la somme des valeurs propres de A et en déduire ces valeurs propres.
Quel est, en fonction de n, le rang de A ?
b. Calculer explicitement la matrice de C relative à la base de E définie dans la question II.2.d
et vérifier que les endomorphismes A, B, C ainsi déterminés par leurs matrices satisfont aux
conditions imposées au début de cette partie III. Quel est le rang de C ?
c. Montrer que {0} et E sont les seuls sous-espaces de E stables à la fois par A, B et C.
3. Dans cette question, on suppose que α = 2 et que {0} et E sont les seuls sous-espaces de E stables à
la fois par A, B et C ; aucune hypothèse n’est faite sur le rang de B.
a. Pour tout entier i > 1, établir l’égalité
[B, C] = iC i−1 (A − (i − 1)I)
et en déduire l’existence d’une valeur propre de A.
b. Montrer que A est diagonalisable et que B est de rang n − 1.

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