Chapitre 5
: inflation, chômage et marché du travail
1. Le chômage et le marché du travail
Au cœur des préoccupations gouvernementales (bien-être population)
Intimement lié au niveau d’activité économique
Population active : désigne l’ensemble des personnes qui occupent un emploi
ou qui sont en recherche d’emploi. En 2017, la population active française
s’étend à 29.7 millions d’individus.
Population inactive : désigne l’ensemble des personnes qui n’occupent pas
d’emploi et qui n’en cherchent pas. La population française inactive en 2017
s’élevait à 18/20 millions d’inactifs.
Taux d’activité=pop. Active/pop. Inactive
- Population active occupée = pop active ayant un emploi
- Population active inoccupée = pop active n’ayant pas d’emploi mais en
cherchant un (chômeurs)
- Chômeur = définition au sens du BIT = personne en âge de travailler (>15ans)
n’ayant aucune activité professionnelle salariée, disponible pour travailler
sous 15 jours, et réalisant des démarches pour chercher un emploi.
- ADRES ET Pole Emploi = mesure régulière du chômage ==> permet pas les
comparaisons inter. Mais représentation plus précise du chômage en France.
2. Analyse théorique du marché du travail et du chômage
Fondements néoclassiques : la force de travail=monnaie d’échange
- S’échange sur le marché du travail
- Rencontre entre offre et demande de travail
- Ajustement OT et DT conduit à un prix d’équilibre (le salaire réel)
2.1. demande et offre de travail
Demande de travail = émane des entreprises = quantité de main
d’œuvre demandée par les employeurs pour chaque niveau de W/P
- Objectif = maximum de profit = minimiser les couts de production
- Arbitrage Pté marginale vs cout marginal
- Embauche en tant que Pté. Marginale > Cout marginal
Demande de travail = fonction décroissante du W/P
Offre de travail : émane des travailleurs = quantité de main d’œuvre que les individus
sont prêts à offrir aux employeurs pour chaque niveau de W/P.
- Arbitrage Temps de travail vs Temps de loisir
- Travail si W/P > Coût d’opportunité Loisir (dépend valorisation du loisir)
Offre de Travail= fonction croissante du W/P
2.2. L’équilibre sur le marché du travail
Le fondement de l’analyse néoclassique du marché du travail repose sur
le fonctionnement parfaitement concurrentiel du marché du travail et
l’ajustement de l’O & la D par le mécanisme des prix.
Le salaire réel d’équilibre correspond au plein emploi de la main
d’œuvre : au w de marché peuvent travailler.
Dans cette situation, les chômeurs= chômage volontaire= personnes ne
souhaitant pas travailler au niveau de salaire en vigueur : Ils quittent
alors volontairement le Marché du travail mais pourraient travailler s’ils
le souhaitaient.
2.3. Le chômage volontaire
Le chômage structurel : inadéquation partielle entre OT & DT (ex : les emplois
proposés ne s’accordent pas avec les qualifications des salariés) :
- Modification des structures de l’éco. (Demande techno. Verte)
- Changements démographiques (vieillissement pop.)
- Progrès technique (robotisation & remplacement main d’œuvre)
Volontaire car employés pas prêts / peuvent pas immédiatement accéder à des
emplois aux qualifications
Le chômage frictionnel : situation où les personnes qui ont quitté un emploi
n’ont pas encore trouvé un autre emploi correspondant à leurs attentes : liés
aux délais incompressibles entre 2 emplois.
Volontaire car les personnes se mettent au chômage le temps de trouver un
emploi qui leur correspond.
2.4 . Le chômage involontaire
Le chômage keynésien : lié à l’insuffisance de la demande de B&S.
- Les entreprises fixent leur niveau de production en fonction D anticipée
- Si anticipations D faiblebaisse production baisse demande de travail
Chômage (de type conjoncturel)
Il existe des personnes souhaitant travailler au W/P d’équilibre mais qui ne trouvent
pas d’emploi
Le chômage classique : s’explique par le coût du travail et la rigidité
potentielle des salaires (syndicats)
- Il existe des rigidités institutionnelles qui empêchent l’ajustement
- Pressions syndicalistes empêchant la baisse des salaires
Si le coût du travail excède le salaire d’équilibre
Chômage (classique)
3. L’inflation et le chômage
L’inflation varie en fonction d’une multitude de facteurs
L’inflation = représentative de la forme de l’économie
Le chômage = dépendant de l’activité économique
Il existe une relation potentielle entre le chômage et l’inflation.
La courbe de Philips
Alban William Philips (1958)
Étude statistique établissant une relation décroissante (et non-linéaire) entre
le taux de chômage et le taux d’inflation
- Quand taux de chômage élevé= Taux inflation faible activité
économique ralentie et que le taux de chômage est important=quasi-
impossible pour les salariés de demander une hausse salariale (taux
croissance des w baisse (il existe des personnes prêtes à travailler
pour moins)
- Quand taux de chômage faible : taux d’inflation élevé activité
économique forte, on se rapproche du PE tensions sur M du T
moins de main d’ouvre + de concurrence besoin supérieur W pour
recruter hausse P
Quand W/P augmentation et supérieur au la Pté. Des salariéshausse coûts de
production de l’entreprise hausse P afin de conserver la marge.
Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment
Taux de chômage optimal pour un taux d’inflation nul (arbitrage entre inflation et
chômage) :
Si les autorités publiques veulent baisse chômage augmenté P
Si les autorités publiques veulent baisse de P augmentation chômage (ex :
politique de stop & go des 50s/60s Europe)