Harmonique 9
Thèmes abordés
Harmonique 9
Thèmes abordés
Département d’Electrotechnique
Thème
Promotion 2020-2021
Remerciements
Je dédie ce travail
Houche Brahim
SOMMAIRE
Sommaire
Introduction Générale…………………..……………………………………… 1
Chapitre I
Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
I.1. Introduction……………………………………………………………………….. 4
I.2. Perturbations harmoniques ……………………………………………………... 5
I.2.1. Définition des perturbations harmoniques ………………………………………. 5
I.2.2. Classification des harmoniques…………………………………………………... 6
I.3. Origine des harmoniques ………………………………………………………... 7
I.4. Déformation de la tension du réseau…………………………………………….. 8
I.5. Les indicateurs essentiels de la distorsion harmonique………………………… 10
I.6. Circulation des harmoniques dans les réseaux………………………….……… 13
I.7. Effets des perturbations harmoniques…………………………………………... 15
I.7.1.Effets instantanés………………………………………………………………… 16
I.7.2. Effets à long terme………………………………………………………………. 17
I.8. Les normes de référence sur les harmoniques………………………………….. 18
I.9. Stratégies de préventions des perturbations harmoniques…………………….. 20
I.10. Actions en cas de dépassement des valeurs limites……………………………. 22
I.11. Conclusion……………………………………………………………………….. 24
Références Bibliographiques…………………………………………………………… 25
Chapitre II
Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
II.1. Introduction……………………………………………………………………… 26
II.2. Les méthodes basées sur les puissances harmoniques………………………… 26
II.2.1. La méthode basée sur la direction des puissances harmoniques actives……...… 26
II.2.2. La méthode basée sur les puissances de Czarnecki……………………………... 27
II.2.2.1. Concept de base de la méthode ……………………………………………….. 28
II.2.3. La méthode basée sur les puissances du groupe IEEE………………………….. 32
II.2.4. La méthode de séparation des courants harmoniques perturbateur et non-
Perturbateur…………………………………………………………………………….. 34
II.2.4.1. Définition des charges perturbatrices et des charges non-perturbatrices ……... 34
II.2.4.2. La séparation de la partie perturbatrice………………………………………... 35
II.3. Méthodes basées sur la représentation de l’installation et du réseau par un
schéma équivalent de Norton ………………………………………………………... 37
II.3.1. La méthode basée sur le principe de superposition……………………………... 38
II.3.2. Modélisation de l’impédance de l’installation par une charge RLC parallèle…... 40
II.4. Méthode stochastique…………………………………………………………… 41
II.5. Modélisation de l’installation par un réseau de neurones…………………….. 42
II.6. Conclusion……………………………………………………………………….. 43
Références Bibliographiques…………………………………………………………… 44
Chapitre III : Applications
III.1.Introduction……………………………………………………………………... 45
III.2. Application des méthodes d’identification des sources harmoniques et
résultats de simulations ………………………………………………………………. 45
III.2.1. Source d'harmoniques côté réseau……………………………………………… 49
III.2.1.1. La méthode basée sur la direction des puissances harmoniques actives……... 50
III.2.1.2. La méthode basée sur les puissances de Czarnecki ………………………….. 50
III.2.1.3. La méthode basée sur puissances du groupe IEEE…………………………... 51
III.2.1.4. La méthode de séparation des courants harmoniques perturbateur et
non-perturbateur………………………………………………………………………... 51
III.2.1.5. La méthode RLC …………………………………………………………….. 52
III.2.2. Source d'harmoniques côté client ……………………………………………… 53
III.2.2.1. La méthode basée sur la direction des puissances harmoniques actives……... 54
III.2.2.2. La méthode basée sur les puissances de Czarnecki ………………………….. 55
III.2.1.3. La méthode basée sur puissances du groupe IEEE…………………………... 56
III.2.2.4. La méthode de séparation des courants harmoniques perturbateur et
non-perturbateur………………………………………………………………………... 56
III.2.2.5. La méthode RLC …………………………………………………………….. 57
III.2.3. Sources d'harmoniques côté réseaux et côté client …………………………….. 57
III.2.3.1. La méthode basée sur la direction des puissances harmoniques actives……... 58
III.2.3.2. La méthode basée sur les puissances de Czarnecki ………………………….. 59
III.2.3.3. La méthode basée sur puissances du groupe IEEE…………………………... 59
III.2.3.4. La méthode de séparation des courants harmoniques perturbateur et non-
Perturbateur…………………………………………………………………………….. 60
III.2.3.5. La méthode RLC …………………………………………………………….. 60
III.3. Conclusion………………………………………………………………………. 61
Références Bibliographiques ………………………………………………………....... 62
Conclusion Générale ……………………………………………………………… 63
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale
L'énergie électrique que nous utilisons, est produite sous forme de tension
alternative sinusoïdale dont la fréquence est de 50 Hz. Une bonne qualité de l'onde sera
donc caractérisée par : une onde parfaitement sinusoïdale avec une amplitude constante
et une fréquence constante.
Concernant leurs effets, les courants et tensions harmoniques peuvent avoir, à long
terme comme à court terme, des conséquences néfastes sur les équipements et sur les
éléments du réseau. Par exemple, nous pouvons citer :
1
L’installation de filtres qui peuvent absorber une partie des courants
harmoniques émis par les installations.
En effet, ce niveau d’émission est difficile à estimer, étant donné que le courant
harmonique qui y circule est la somme de deux composantes:
Une qui est effectivement émise par les équipements non-linéaires situés dans
l’installation.
Une qui est due à la présence de tensions harmoniques sur le réseau, et qui induit
la circulation de courants harmoniques dans les charges de l’installation.
Plusieurs méthodes de distinction entre ces deux composantes, ont été proposées et
testées par des scientifiques et chercheurs en se basant uniquement sur les mesures au
PCC de l’installation.
2
de distribution ainsi que les principales solutions de dépollutions harmoniques
existantes.
3
Chapitre I :
I.1. Introduction
D'une part, il est vrai que la qualité de l'onde a un impact économique direct sur
les usagers de l'énergie électrique. Par exemple, une perturbation advenant dans une
usine automatisée forçant ainsi l'arrêt de la chaîne de production, nécessite des heures
pour la remise en marche et cause des pertes financières considérables. D'autre part, le
fournisseur d'électricité est également soucieux de la qualité de l'onde autant pour des
raisons commerciales que pour maintenir la confiance et éviter ainsi les plaintes parfois
coûteuses de la clientèle. D'ailleurs, l'origine d'un nombre de perturbations est attribuée
à la nature de fonctionnement des charges non-linéaires, et d'autres perturbations sont
dues à des accidents et des pannes survenant sur le réseau électrique.
4
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
• Perturbations transitoires ;
• Distorsion harmonique.
Figure I.1: Les différents types des perturbations dans un réseau électrique
5
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Les harmoniques sont généralement classées par leurs noms, leurs fréquences et
leurs séquences de propagations, le système triphasé équilibré non sinusoïdal est la
superposition de trois systèmes triphasés équilibrés sinusoïdaux, direct, inverse et
homopolaire
6
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
7
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Figure I.3 : Types de charges (tension en pointillés,: intensité en trait continu). (a) Tube
fluorescent non compensé 60 cm.(b) Tube fluorescent compensé 60 cm. (c) Ampoule
fluocompacte 20 W. (d) Ordinateur de bureau [I.3].
Le réseau électrique, dans chaque nœud, peut être modélisé par une source de
tension fondamentale en série avec une impédance variable avec la fréquence [I.4]. Cette
impédance représente la mise en parallèle de toutes les lignes qui convergent vers le
8
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Nœud envisagé présenter à la figure I.4. Les courants harmoniques injectés par une
charge perturbatrice, raccordée {ce nœud, se partagent entre les différentes lignes.
Le produit des courants harmoniques provenant des charges non linéaires par
l'impédance harmonique du réseau, vue par chaque nœud du réseau, crée des tensions
harmoniques en ce nœud. Donc {titre d'exemple, la tension au nœud "D" du réseau de la
figure I.4 est la superposition des tensions harmoniques créées par les courants
harmoniques injectés au point "D". La figure.I.4 montre la modélisation du réseau pour
lafréquence fondamentale et les fréquences harmoniques.
Où:
9
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
VD V1 Vh (I.4)
h2
Facteur de puissance
P (I.7)
FP
S
Dans le langage des électriciens, il est très souvent confondu avec le cosinus phi (cosφ),
dont la définition est :
P1 (I.8)
cos
S1
10
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Facteur de crête
Le facteur de crête typique des courants absorbés par les charges non linéaires
est très supérieur { 2 : il peut prendre des valeurs égales { 1,5 ou 2, allant jusqu’{ 5 dans
les cas critiques.
Puissance et harmoniques
1T N
Le taux de distorsion harmonique est une notion très utilisée pour définir
I h 2
THDI h
I
Le THD en courant (I.10)
1
Vh 2
THDV h
Le THD en tension (I.11)
V1
12
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
13
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Figure I.7 : Schéma d’un réseau connecté { un redresseur et { une charge en parallèle
avec une batterie de condensateurs.
On a l’exemple simple d’un réseau haute tension transformé en basse tension puis
connecté à trois éléments : une charge résistive, une batterie de condensateurs
(compensation de la puissance réactive), et une charge non linéaire de type pont
redresseur à capacité en tête (source de courants harmoniques). En établissant un
modèle de l’impédance vue du point A en l’absence de la batterie de capacités, on voit
apparaître la mise en parallèle d’éléments résistifs et inductifs (lignes,
transformateurs...). L’installation du système de compensation de l’énergie réactive peut
donc donner lieu à des phénomènes de résonance.
Sur la base du modèle établi précédemment, considérons un cas limite : celui dans
Lequel les seules charges connectées sont le redresseur non linéaire et la batterie de
capacités
14
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
15
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Comme nous l’avons vu, les courants harmoniques produits par des charges non
linéaires, sont à une fréquence multiple du 50Hz, à des rangs pairs et impairs. En effet,
ces ondes « déformantes » peuvent altérer le bon fonctionnement de systèmes
comportant des composants électroniques du fait de la distorsion en tension qu’ils
occasionnent. Elles peuvent par exemple influencer les conditions de commutation des
thyristors lorsqu’elles déplacent le passage par zéro de la tension.
On peut citer aussi les effets instantanés des harmoniques comme suite :
16
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Les effets à long terme des harmoniques sont récapitulés comme suite :
17
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
18
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
La norme IEEE-519 [I.8], par exemple, définit des limites pour les tensions et
courants harmoniques au point commun de raccordement (PCC) pour assurer le bon
fonctionnement des récepteurs dans d'autres sites. À titre d'exemple, les taux
individuels maximaux des tensions harmoniques ainsi que le THD à ne pas dépasser
sont donnés dans le tableau. I.1.
La norme CEI 61000-3-2 spécifie les limites pour les émissions de courant
harmonique des matériels individuels raccordés aux réseaux publics pour les appareils
consommant moins de 16A par phase. Le tableau. I.2 indique les limites d’émission pour
ces appareils faisant partie de la classe A, c’est-à-dire autres que les outils portatifs,
appareils d’éclairage et appareils ayant un courant d’entrée { forme d’onde spéciale dont
la puissance active est inférieure à 600W [I.7].
Tableau. I.2 :Limites d’émission de courants harmoniques des appareils basse tension
de courant inférieur à 16A et de classe A [1.7].
Les limites sur les taux de distorsion individuel global des courants harmoniques,
dans le cas des réseaux de moins de 69 kV, sont précisées en% dans le tableau I.3. Nous
constatons que les limites sont plus sévères pour un rapport de court-circuit (SCR) plus
petit, lequel est défini comme étant le rapport du courant de court-circuit maximal lsc
19
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Tableau I.3 : Limites de distorsion de courant pour les systèmes généraux de distribution
(120 V à 69 000 V) [I.7].
Parmi les remèdes proposés pour balayer les harmoniques de façon globale et
sélective, nous avons présenté les solutions suivantes:
20
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
21
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Filtre passif
22
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
éliminer. Plusieurs branches de filtres en parallèle peuvent être utilisées lorsque l’on
souhaite une réduction forte du taux de distorsion sur plusieurs rangs.
23
Chapitre I Etat de l’art sur les perturbations harmoniques
Filtre hybride
Les deux types de dispositifs précédents peuvent être associés au sein d’un même
équipement et constituer un filtre hybride (voir figure I.15). Cette nouvelle solution de
filtrage permet de cumuler les avantages des solutions existantes et de couvrir un large
domaine de puissance et de performances.
I.11. Conclusion
Ce chapitre nous aura permis de voir comment dans la littérature les auteurs ont
interprété le problème des harmoniques au moyen des expressions mathématiques,
nous avons aussi pu comprendre l'origine et les effets des courants harmoniques dans
les réseaux de distribution. Ce premier chapitre nous aura surtout conduit à mieux saisir
l'importance du maintien de la qualité de l'onde, nécessaire pas seulement pour le
distributeur, mais aussi pour le consommateur.
Références Bibliographiques
25
Chapitre II :
II.1. Introduction
La présence des harmoniques sur les réseaux de distribution électrique est l'effet
de l'utilisation des charges ayant des comportements non linéaires; en appliquant une
tension sinusoïdale à leurs bornes elles absorbent des courants non sinusoïdaux. La
circulation de courants harmoniques dans les lignes et entre les charges est difficile à
prédire et à contrôler. Ces courants harmoniques qui sont classés comme étant de la
pollution harmonique entraînent la dégradation de la qualité d'énergie dans le réseau de
distribution. Avec la prolifération des charges non linéaires comme les redresseurs à
diode/thyristor, les courants non sinusoïdaux se propagent à travers les réseaux de
distribution. La dégradation de la qualité de l'énergie se manifeste entraînant
l'écroulement de la tension voire même le système de distribution. Notamment, la
qualité de la tension ou des courants harmoniques dans les systèmes de distribution de
puissance électrique devient un des problèmes sérieux tant pour les compagnies
d'électricité que pour les clients.
Parmi les méthodes présentées dans la littérature, une idée qui revient souvent est
d’utiliser la mesure de la puissance harmonique active au PCC d’une installation [II.1].
L’objectif est de pouvoir directement identifier les sources harmoniques en considérant
que les perturbations harmoniques sont des flux de puissance.
26
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
PCC
Ipcch
Vpcch Client
Réseau
La méthode la plus simple d’identification des sources harmoniques basée sur les
puissances actives consiste à utiliser le signe de la puissance harmonique active mesurée
au PCC d’une installation pour déterminer si celle-ci perturbe ou non le réseau [II.1].
Ainsi, pour une valeur de puissance active donnée, nous avons deux
interprétations possibles en fonction de son signe :
La méthode est basée sur la mesure des puissances dispersée et générée, définie
par Czarnecki [II.3]. Elle est valide en régime monophasé, triphasé équilibré et
déséquilibré, dans les conditions sinusoïdales et non sinusoïdales et en régime
permanent.
Le concept de base de cette méthode est la décomposition du courant harmonique
au PCC d’une installation en cinq composantes :
composante active, ia associée au transfert de la puissance active;
27
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
Ih IR
hN R
V h V R (II.2)
hN R
P P
h
N R
h R
I h I C
hNC
V h V C (II.3)
hNC
P P
h
N C
h C
28
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
I pcc I h I R I C
hN
V pcc V h V R V C (II.4)
hN
P
Ph PR PC
hN
Le courant Ipcc contient une partie du courant d’origine source et une partie
d’origine charge non linéaire. De même la tension Vpcc au point de raccordement contient
une partie générée par la source et une partie générée par la charge non linéaire.
D’ailleurs la puissance active absorbée dans ce point est composée d’une partie de la
source et une partie de la charge. Entre les courants IR et IC il n’y a pas des harmoniques
communes.
ZR IR
VR VR Y
ZR
VC Ig
Figure II.2 : (a) Le circuit équivalent pour les harmoniques hϵNR (b) Le circuit
équivalent pour les harmoniques hϵNC [II.3].
29
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
I a Ge .VReff (II.6)
Avec :
PR
Ge 2
(II.7)
VRe ff
V pcch
2
VRe ff (II.8)
hN R
Bh V pcch
2
Ir (II.10)
hN R
(Gh Ge ) 2 V pcch
2
Is (II.11)
hN R
Avec:
PRh
Gh 2
(II.12)
VRe ff
30
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
QRh
Bh 2
(II.13)
VRe ff
2
Ig I pcch (II.14)
hN C
Avec
IR Ia Is Ir
Ic Ig
La puissance réactive :
Qr I r .Veff (II.17)
La puissance dissipée :
Ds I s .Veff (II.18)
La puissance générée :
Dg I g .Veff (II.19)
Avec :
V pcch
2
Veff
hN
Remarque :
31
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
Dans le cas d’une charge linéaire et une tension réseau non sinusoïdale le courant
généré Ig=0, par conséquence la puissance générée Dg=0.
Dans le cas d’une charge non linéaire et une tension réseau sinusoïdale le courant
dissipée Is=0, par conséquence la puissance dissipée Ds=0.
Cette méthode a été proposée pour la première fois dans [II.4], et des
améliorations sont proposées dans [II.5], et est basée sur le calcul des puissances
réactives définies par la norme IEEE 1459-2000.
Pour la détection des sources d'harmoniques, les auteurs ont considéré les grandeurs de
puissance suivantes [II.5]:
I pcc1 sin 2 pcc1 H2
2
D
2
Q x Veff (II.21)
2
VH
N S 2 P2 (II.22)
Avec :
V pcc1 et I pcc1 sont les valeurs efficaces des composantes fondamentales de la tension et
du courant mesurées au PCC.
DH S H2 PH2 (II.23)
PH ∑V I h h cos h (II.24)
hN , h 1
32
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
S H VH I H (II.25)
2
VH ∑ V pcch (II.26)
hN , h 1
2
IH ∑ I pcch (II.27)
hN , h 1
En ce qui concerne les quantités de puissance précitée Q1, N et Qx, les considérations
suivantes peuvent être faites :
2
V pcc1 VH I pcc1 sin pcc1 2
2
Qx
2 2
2 2 DH
VH
(II.28)
2
2 V
Q V I pcc1 sin 1 12 DH2 DH2
2 2 2
1 H
VH
N 2 S 2 P 2 S12 S N2 P12 PH2
S P
1
2
1
2
S 2
N P 2
H (II.29)
cos
2
2 V
Qx2 VH2 I pcc1 2
P
pcc1
1
2
2
H
V
H
Dans des conditions sinusoïdales (source sinusoïdale et charge linéaire), les trois
quantités sont égales. Les différences entre les valeurs des trois grandeurs considérées
dépendent des conditions d'alimentation et de charge.
Par exemple, dans le cas d'une source non sinusoïdale et d'une charge linéaire, la
quantité de distorsion de courant est faible, et elle est due à la distorsion de la tension
d'alimentation; ainsi, la différence entre Q1 et N n'est pas très significative (c'est-à-dire
33
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
que la contribution des harmoniques est faible), et Qx est plus proche de Q1 que de N
(c'est-à-dire que la contribution des harmoniques de courant est réduite au
fondamental).
Une charge sera constituée de deux parties : une partie non perturbatrice et une
partie perturbatrice. La partie constante de l’impédance de la charge correspond { la
partie non-perturbatrice, pendant que la partie variable avec la fréquence de
l’impédance correspond à la partie perturbatrice. Elles peuvent être simplement
modélisées comme deux charges en parallèle, comme indiqué dans la figure II.3.
34
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
Une charge purement résistive est une charge non perturbatrice. Les charges
inductives et capacitives sont des charges linéaires. Elles n'augmentent pas la distorsion
harmonique lorsque la forme d'onde de la tension du réseau n'est pas déformée. Ces
charges seront perturbatrices lorsque la forme d'onde de la tension est déjà déformée.
L'impédance de telles charges dépend de la fréquence. Lorsqu'une tension aux bornes
d'une telle charge est déformée, le courant absorbé aux différentes fréquences ne
portera pas le même rapport aux tensions correspondantes. La forme d'onde de la
tension changera de forme après l'introduction d'une inductance ou d'une capacité, sauf
si la tension du réseau est purement sinusoïdale.
injecté par une charge perturbatrice sur le réseau et in (t ) comme le courant absorbé par
Réseau Client
perturbateur id (t ) .
i (t ) in (t ) id (t ) (II.30)
I pcch I nh I dh (II.31)
35
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
I nh YV pcch (II.32)
I d1 0 (II.33)
I n1 I d1 YV pcc1 (II.34)
I pcc1
Y (II.35)
V pcc1
I pcc1
I dh I nh I pcch V pcch - I pcch h N (II.37)
V pcc1
Une fois toutes ces formules établies et après avoir obtenu les tensions et courants
aux différentes harmoniques, nous serons en mesure de calculer la puissance active et
36
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
hN
hN
hN
h 1
Avec :
Pn et Qn sont respectivement la puissance active et réactive dues à la composante non
perturbatrice du courant (puissance transmise du réseau vers la charge).
Pd et Qd sont respectivement la puissance active et réactive dues à la composante
perturbatrice du courant (puissance transmise de la charge vers le réseau).
Vpcch
Réseau Client
37
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
IR-pcch IC-pcch
Réseau Client
Figure II.5 : La contribution des sources harmoniques
38
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
D'après la figure II.5, les contributions harmoniques du côté réseau Iu−pcc et du côté
client Ic−pcc peuvent être déterminées comme suit :
Z Rh
I R pcch I Rh (II.43)
Z Rh Z Ch
Z Ch
I C pcch I Ch (II.44)
Z Rh Z Ch
Le courant harmonique au PCC est la somme des deux contributions:
I pcch I R pcch I C pcch (II.45)
Ces courants harmoniques injectés, tel qu’ils sont définis en (II.43) et (II.44), ne
sont pas pratique { utiliser car il s’agit des grandeurs complexes et sont difficiles à
comparer. Afin d’aboutir { une grandeur scalaire, plus simple à utiliser, nous pouvons
utiliser la projection vectorielle des courants définis en (II.43) et (II.44) sur le courant
harmonique mesuré au PCC.
PCC.
Remarque :
Cette méthode repose sur l’hypothèse que les impédances du réseau et de l’installation
sont déjà connues.
39
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
Cette méthode repose sur une modélisation de l’impédance du client par une
charge RLC parallèle en parallèle avec la source de courant harmonique [II.9]. Le modèle
correspondant est représenté figure II.6.
Vpcch Rc CC Lc Ich
Client
V pcch
2
Rc hN
(II.48)
V pcch I pcch cos pcch
hN
hN
V pcch
2
/ h2
Lc hN
(II.50)
1 V pcch I LIh sin pcch / h
hN
Avec
V pcch
I CLIh I pcch (II.51)
Rc
V pcch
I LIh I CLIh (II.52)
Z Cc
40
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
V pcch
I Ch I LIh (II.53)
Z Lc
𝜔1=2𝜋∙50𝑟𝑑/𝑠
Une fois les trois éléments {𝑅𝑐;𝐶𝑐;𝐿𝑐} déterminés, il est possible d’en déduire la source
de courant, et ainsi le schéma de Norton équivalent de l’installation.
Dans une approche stochastique, les charges non linéaires prises individuellement
ou en groupes sont toujours représentées par des sources de courants harmoniques
aléatoires. Ces dernières sont caractérisées par des lois de probabilités relatives soit aux
amplitudes et aux phases soit aux composantes réelles et imaginaires des courants.
Dans l’article [II.11], l’auteur propose de modéliser l’installation non pas avec
l’approche classique d’un schéma de Norton, mais via un réseau de neurones. Le réseau de
41
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
neurones est un outil mathématique permettant de trouver, pour un système donné, les
liens existants entre ses entrées et ses sorties, après une phase dite « d’apprentissage ».
L’avantage de cet outil par rapport { la modélisation sous forme d’un schéma de Norton est
de pouvoir modéliser des systèmes aux comportements plus complexes, comme par
exemple des non-linéarités ou des discontinuités.
42
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
II.6. Conclusion
Les méthodes basées sur une représentation du réseau et/ou de l’installation sous
forme d’un schéma de Norton équivalent, en particulier la méthode RLC.
Il sera nécessaire dans le chapitre 3 de les étudier plus en détails afin de pouvoir
évaluer leur pertinence, les comparer entre elles et déterminer leurs limites respectives.
43
Chapitre II Méthode D’identification Des Sources Harmoniques
Références Bibliographiques
44
Chapitre III :
Applications
Chapitre III Applications
III.1. Introduction
Les formes d'onde de courant et de tension relevées sur les réseaux électriques de
distribution s'éloignent assez souvent de la sinusoïde idéale pure. La déformation de la
tension résulte de la circulation sur le réseau de courants non sinusoïdaux. Les éléments du
réseau ayant un comportement linéaire, l'effet sur la tension de l'ensemble des courants est
la superposition de l'effet qu'aurait chaque courant individuellement.
Afin de mettre en œuvre les méthodes exposées précédemment, plusieurs cas ont été
simulés sur MATLAB et Simulink.
La figure III.1 illustre le schéma monophasé du réseau utilisé dans ce travail. Il s’agit
d’un réseau HTA { 33kV avec un transformateur HTB/HTA de puissance nominale 7.5MVA
alimentant 5 installations réparties sur 2 départs à travers des transformateurs HTA/BT. Ce
réseau comportait des charges linéaires définies par leurs puissances actives et réactives.
45
Chapitre III Applications
Les valeurs des puissances actives et réactives consommées par les charges et les
paramètres des transformateurs sont données dans le tableau III.1 [III.1].
46
Chapitre III Applications
1
source de tension
harmonique
T1
4 5
T5 T6
T2 T3 T4
PCC
6 7 8 9 10
source de
courant
L1 L3 harmonique
L2 L4 L5
Le modèle de simulation que nous avons utilisé est représenté sur la figure III.2 ci-dessous :
47
Chapitre III Applications
48
Chapitre III Applications
Nous considérons que le système triphasé est équilibré. Par conséquent, les mesures
ont été prises sur une seule phase (la première phase). Il est important de préciser que les
valeurs de la tension et du courant représentées dans les tableaux sont les valeurs efficaces
(Amplitude rms).
Les résultats de simulation sont représentés sur la figure III.3. Le courant et la tension
sont mesurés au PCC.
400 4
200 2
Tension[V]
Courant[I]
0 0
-200 -2
-400 -4
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
Temps[s] Temps[s]
A travers les résultats obtenus en figure (III.3) nous constatons visuellement que la
tension est nonsinusoïdale. Le taux de distorsion en tension mesuré au PCC est
THDv=6.47%.
49
Chapitre III Applications
Toutes les puissances actives harmoniques sont positives. Ces résultats sont
cohérents étant donné que la source de tension est nonsinusoïdale (réseau perturbé).
Qr(Var) 314.4296
Ds(VA) 23.9445
Dg(VA) 0
50
Chapitre III Applications
Les résultats montre bien l’absence de la charge non linéaire (la puissance générée
Dg est nulle), par contre la puissance dispersée qui est due à la variation de la conductance
de la charge avec la fréquence est non nulle, donc le réseau est perturbé.
Qx(Var) 314.3357
N(Var) 315.2433
Les résultats du tableau III.4 montre une légère différence entre les valeur des trois
puissance Q1 , Qx et N, ce résultat confirme la présence de la distorsion harmonique au coté
réseau.
51
Chapitre III Applications
D’après les résultats du tableau III.5, on remarque que la charge L5 (charge RL)
consomme de la puissance perturbatrice et non-perturbatrice. Une inductance est une
charge linéaire mais qui peut avoir un comportement perturbateur. Si la tension est
sinusoïdale, l’inductance ne sera pas perturbatrice puisqu’elle ne génère pas de courant
contenant des harmoniques. Cependant, et comme dans le cas traité ici, la tension est
perturbée, l’inductance aura un comportement perturbateur.
Donc cette méthode ne peut pas identifier les sources harmoniques en présence de
charges inductive ou capacitive.
Le tableau III.6 présente une comparaison des valeurs réelles et estimées des
composantes R, L et C de l’impédance du client. Les valeurs R, L et C estimées sont calculées
en utilisant les tensions et les courants harmoniques mesurés au PCC. La comparaison des
résultats prouve que la méthode RLC est capable de modéliser avec précision l’impédance
du client par une charge RLC parallèle.
52
Chapitre III Applications
Tableau III.6 : Comparaison entre les valeurs estimées et les valeurs réelles de
l’impédancedu client
Pour ce scenario nous supposons que la tension du réseau est purement sinusoïdale
et le client est responsable de la distorsion harmonique. Pour ce faire nous bronchons un
53
Chapitre III Applications
400 4
200 2
Tension [V]
Courant[A]
0 0
-200 -2
-400 -4
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps[s] Temps [s]
Une fois les mesures obtenues, nous avons procédé à leur analyse pour obtenir les
puissances actives harmoniques. Les résultats sont indiqués dans le tableau III.8.
Toutes les puissances actives harmoniques sont négatives mis à part la puissance
active harmonique de rang 7.
D’après cette méthode la distorsion harmonique du septième ordre est causée par le
réseau, mais en réalité, comme le générateur est considéré comme une source purement
54
Chapitre III Applications
sinusoïdale, la distorsion harmonique du septième ordre doit être du côté client. Pour les
autres harmoniques on peut dire que le client est la source de la distorsion harmonique.
Qr(Var) 316.9782
Ds(VA) 24.8034
Dg(VA) 92.7575
D’après les résultats obtenus du tableau III.9 on remarque une valeur assez notable
de la puissance générés qui confirme la présence d’une charge non linéaire. Par contre dans
ce cas la puissance dispersée doit être nulle (la source étant purement sinusoïdale), la
valeur de Ds obtenue est due au signe positif de la puissance harmonique active pour
l’harmonique d’ordre 7(résultats du tableau III.8) qui fait que le sous ensemble NR
(harmonique générées par le réseau) prend la valeur de l’harmonique de rang 7 et NC
(harmoniques générées par le client) prend les valeurs des harmoniques de rang 5 et 11.
55
Chapitre III Applications
Qx(VAR) 327.1902
N(VAR) 328.4991
56
Chapitre III Applications
Toutes les puissances active et réactives non perturbatrices sont nulles mis à part
celle du fondamental. Ces résultats sont cohérents étant donné que la source de tension est
purement sinusoïdale.
Pour cette application nous considérons que les deux sources de tension et de
courant harmoniques sont présentes.
57
Chapitre III Applications
400 4
200 2
Courant [A]
Tension[V]
0 0
-200 -2
-400 -4
0.05 0.1 0.15 0.2 0 0.05 0.1 0.15 0.2
Temps[s] Temps[s]
58
Chapitre III Applications
Qr(VAR) 314.2698
Ds(VA) 22.6753
Dg(VA) 44.0954
Qx(VAR) 316.2023
N(VAR) 317.0429
59
Chapitre III Applications
Les résultats obtenus en utilisant la méthode de la puissance non active montre une
légère différence entre Q1 et N. La valeur de Qx et plus proche à N, d’après cette méthode
ces résultats indique que le client est responsable de la distorsion harmonique.
60
Chapitre III Applications
III.3. Conclusion
La détection des sources harmonique par la méthode basée sur les puissances de
Czarnecki et la méthode basée sur puissances du groupe IEEE peut être considérée comme
acceptable, le principal inconvénient de ces méthodes, est qu'elles ne montrent pas
l'influence individuelle de chaque rang harmonique.
La méthode RLC permet de modéliser l’impédance du client par une charge RLC
parallèle en parallèle avec la source de courant harmonique. Une fois que cette étape est
réalisée, l’identification de la contribution harmonique du réseau et du client s’effectue en
utilisant la méthode basée sur le principe de superposition. En conclusion cette méthode est
la plus précise par rapport aux autres méthodes.
61
Chapitre III Applications
Références Bibliographiques
62
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Les études, réalisations et analyses effectuées dans le cadre de ce projet, nous ont
permis de bien comprendre et de maîtriser certains aspects théoriques qui ont été
vérifiés par simulations.
La dernière méthode testée est la méthode RLC proposée par M. Farhoodnea, cette
méthode permet de modélisée le consommateur par une charge RLC parallèle en
parallèle avec une source de courant harmonique. Cette méthode est facilement
implantable et fournit des résultats très satisfaisants.
63
En perspectives de ce travail, il serait intéressant de traité le cas des charges non-
linéaires variant dans le temps et d’introduire le phénomène de résonnance.
64
Résume
Ce mémoire de fin d’étude de master, option Réseaux électriques, elle faire une étude
porte sur le thème «Etude Comparative de quelques Méthodes de L’identifications des sources
harmoniques dans un réseau de distribution » .Dans un premier temps, une généralité sur les
perturbations harmoniques et nous avons vu l'origine et les effets des courants harmoniques
dans les réseaux de distribution et l'importance du maintien de la qualité de l'onde
Ensuite, nous avons étudié et expliqué plus en détails Les méthodes basées sur un calcul
de puissance harmonique au point de livraison (PCC) de l’installation.
Dans ces méthodes Les seules données nécessaires à leurs mises en pratique sont les mesures de
la tension et du courant au point de couplage commun (PCC). L’objectif était de comparer les
différentes méthodes et tester et d’évaluer permettant de répartir les responsabilités de la
distorsion harmonique entre un consommateur et le fournisseur d'énergie.
Mots clés : point de couplage commun (PCC), RLC (résistance, capacité, l'inductance)
Abstract
This master’s memory end of study, Electrical Networks option, it is about doing a study
on the theme "Comparative Study of some Methods of Identifying Harmonic Sources in a
Distribution Network". Initially, a generality on harmonic disturbances and we have seen the
origin and effects of harmonic currents in distribution networks and the importance of
maintaining wave quality
Then, we studied and explained in more detail the methods based on a calculation of harmonic
power at the point of delivery (PCC) of the installation.
And the methods based on a representation of the network and / or the installation in the form of
an equivalent Norton diagram, in particular the RLC method
In these methods the only data necessary for their implementation are the voltage and current
measurements at the common coupling point (PCC). The aim was to compare the different
methods and test and evaluate to allocate the responsibilities for harmonic distortion between a
consumer and the energy supplier.
Key words: common coupling point (PCC), RLC (resistance, capacitance, inductance)
الملخص
في َٓايت أطشٔحت انًاجسخيش ،خياس انشبكاث انكٓشبائيت ،حقٕو بإجشاء دساست حٕل يٕضٕع "دساست
يقاسَت نبعض طشق ححذيذ انًصادس انخٕافقيت في شبكت انخٕصيع" .االضطشاباث انخٕافقيت ٔقذ سأيُا أصم
ٔحأثيشاث انخياساث انخٕافقيت في شبكاث انخٕصيع ٔأًْيت انحفاظ عهى جٕدة انًٕجت
بعذ رنك ،دسسُا ٔششحُا بًضيذ يٍ انخفصيم انطشق انقائًت عهى حساب انقذسة انخٕافقيت عُذ َقطت انخسهيى
.نهخثبيج )(PCC
انًكافئ ٔ ،ال سيًا طشيقت ٔ Nortonانطشق انخي حعخًذ عهى حًثيم انشبكت ٔ /أٔ انخثبيج في شكم يخطط
RLC
في ْزِ انطشق انبياَاث انٕحيذة انالصيت نخُفيزْا ْي قياساث انجٓذ ٔانخياس عُذ َقطت اقخشاٌ يشخشكت
كاٌ انٓذف ْٕ يقاسَت انطشق انًخخهفت ٔاخخباسْا ٔحقييًٓا نخٕصيع انًسؤٔنياث عٍ انخشٕيّ انخٕافقي (PCC).
.بيٍ انًسخٓهك ٔيٕسد انطاقت
كلمات مفتاحيةَ :قطت انخسهيى نهخثبيج )), (PCCانًقأيت ،انسعت ،انًٕصهيت( .RLC
When both the client and network act as harmonic sources simultaneously, it complicates the identification and management of harmonic distortion. Simulation results using different methods show nearly 100% contribution of network currents in some harmonic orders, indicating the network's predominant influence. However, interpreting results may be challenging as client-side contributions could attenuate certain harmonic currents, revealing complex interaction effects between client and network harmonics .
The Norton equivalent circuit is used in harmonic source identification by representing a network or installation in a given harmonic order through its equivalent Norton scheme. This involves simplifying complex network elements into a model that includes a source of current and equivalent impedance. Measurements at the PCC are used alongside the Norton model to separate and determine the harmonic distortion contributions from both the network and client sides using specific equations. The principle of superposition is applied to evaluate the individual contributions .
Identifying and separating harmonic pollution in electrical distribution systems presents significant challenges due to the need to quantify the pollution originating from different sources. Measuring tension and current in a specific part of the network does not reveal the sources of harmonic currents or which client produces them. This quantification and separation are essential yet difficult, as they require determining the exact contribution of the client and distribution network to the harmonic pollution at the Point of Common Coupling (PCC).
The principle of superposition aids in differentiating harmonic contributions by allowing the evaluation of individual harmonic effects from both client and network sides. Applying this principle alongside Norton equivalent modeling, the contributions of network and client-side harmonic distortions are calculated separately, which facilitates precise attribution and management of power quality issues within the system. This modular approach is essential for understanding complex harmonic interactions .
Harmonic distortions from network sources significantly impact non-linear loads by introducing additional power quality issues, such as increased losses and heat generation. Non-linear loads, particularly if inductive, may act as perturbing components if exposed to non-sinusoidal voltages, leading to distorted current waveforms. This interplay between the network's harmonic influence and the load's harmonic response necessitates robust analysis to mitigate adverse effects on system efficiency and reliability .
The stochastic method approaches the variability of harmonic currents by considering them as random sources characterized by probability laws related to amplitudes and phases, or to the real and imaginary components of the currents. This method accounts for the unpredictable nature of harmonic currents in electrical systems, which can result from various interrelated random factors affecting the current waveform. The stochastic approach is more representative than deterministic methods in describing real harmonic behaviors .
The RLC method is effective in modeling the impedance of a client by estimating the resistive (R), inductive (L), and capacitive (C) components with high accuracy compared to real values. For example, estimated values of R, L, and C closely matched the real values, proving the method's precision in modeling the client's impedance through a parallel RLC load. This accuracy helps in understanding harmonic behavior within the system .
The use of neural networks for modeling installations offers advantages over traditional Norton models by handling more complex system behaviors, including non-linearities and discontinuities. Neural networks, through a learning phase, can find relationships between inputs (such as harmonic voltages and currents measured at the PCC) and produce accurate output predictions. This adaptability allows them to model intricate system dynamics more effectively than the linear approximations often inherent in Norton models .
Separating perturbing from non-perturbing harmonic currents is crucial in assessing electrical system performance by identifying which components contribute to harmonic pollution. Methods that differentiate between perturbing and non-perturbing currents help evaluate the effective impact of non-linear loads like inductors, especially under non-sinusoidal conditions. Accurate separation allows better system management and mitigation measures to enhance performance and reduce power quality issues .
The method based on active harmonic power direction helps identify harmonic sources by measuring the active harmonic power at the Point of Common Coupling (PCC). By analyzing the sign of the active harmonic power, it can be determined if an installation absorbs or injects harmonic power. If the power is positive, the installation absorbs harmonic power and is non-perturbing for that harmonic order. If the power is negative, the installation injects harmonic power and is considered perturbing .